- il y a 18 heures
Sur Radio France, la grève, illimitée, commencera le 26 juin, et le 30 juin à France Télévisions. L’INA devrait vite donner une date de son côté. En cause : le projet de loi de holding, qui passe à l’Assemblée Nationale, mais aussi l’attitude problématique de la ministre de la Culture. Caroline Constant, responsable de la rubrique Médias était au micro de Théo Bourrieau.
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NewsTranscription
00:00L'audiovisuel public va se mettre en grève à partir du 26 pour Radio France et du 30 pour France
00:05Télé.
00:06Et tu vas un peu nous expliquer pourquoi cette grève, c'est quoi la réforme, qu'est-ce qui est
00:12fou Rachida Dati, qu'est-ce que c'est son problème.
00:14Donc voilà, on est ensemble pour ça.
00:17Évidemment, notre chat, si vous avez des questions, n'hésitez pas.
00:21Merci pour vos commentaires.
00:23Donc Caro, pourquoi l'audiovisuel public se met en grève à partir du 26 ?
00:27Je vais commencer par te reprendre en fait.
00:30Non, non, non, tu n'as pas fait de faute.
00:32Il y a Radio France qui se met en grève à partir du 26, à la fois pour des questions
00:37de management interne, en fait, des questions de moyens qui sont propres à Radio France d'un côté et de
00:44l'autre côté, évidemment, contre cette réforme qui risque de leur supprimer encore des moyens.
00:49Il y a France Télévisions qui prend le relais le jour où donc la loi arrive à l'Assemblée nationale,
00:57le 30, puisqu'elle est censée être examinée le 30 et le 1er juillet.
01:01Et il ne faut pas oublier l'INA, en fait, qui devrait faire partie de cette oldique, l'Institut national
01:06de l'audiovisuel, qui sera aussi en grève à partir du 30 juin.
01:11Ah d'accord, parce que justement, j'ai lu ton papier hier.
01:12En fait, le préavis de grève est tombé.
01:16J'ai reçu un message de la responsable CGT de l'INA hier soir vers 22h.
01:23Donc effectivement, on l'a vu vers 22h, mais je pense qu'elle n'avait pas dû l'envoyer beaucoup
01:27avant 22h.
01:28Donc effectivement, ils ne savaient pas encore à quel moment ils allaient se mettre en grève.
01:34Ils y réfléchissaient aussi.
01:36L'INA, c'est le petit pousset dans cette histoire de l'audiovisuel public.
01:41Mais il y a un véritable danger sur l'audiovisuel public tel qu'il est aujourd'hui.
01:47Et tu parlais de Rachida Dati, mais on voit bien qu'elle en fait un instrument politique de cette holding.
01:52Donc pour reprendre depuis le départ, ces entités forment ce qu'on appelle l'audiovisuel public avec aussi Radio France,
02:00France Télé, l'INA.
02:02Mais dans l'audiovisuel public, on a aussi Arte, on a aussi TV5Monde et on a aussi France Média Monde,
02:08qui composent RFI et France 24.
02:12La holding, en vérité, pour l'instant, elle ne prendrait en charge que, entre guillemets, France Télé, Radio France et
02:21l'INA.
02:22Elle a exclu France Média Monde, là en commission, où on n'est pas à l'abri qu'elle y
02:28revienne.
02:28Et Arte, qui n'est pas la radio qui coûte la plus cher.
02:32L'idée de Rachida Dati, c'est de faire, je le dis avec des guillemets, une BBC à la française.
02:39Ce qui est très, très drôle quand on sait que la BBC a moitié plus de budget que tout l
02:43'audiovisuel public en France.
02:45Donc la BBC, c'est l'énorme groupe anglais.
02:48Le groupe anglais, en fait, qui a d'ailleurs été beaucoup ratiboisé ces dix dernières années, mais qui a aussi
02:53moitié plus de budget que l'audiovisuel public français avec toutes ses...
02:57Voilà. Donc si on veut faire une BBC à la française, on commence par donner des sous.
03:01Or, on voit bien, depuis le début du mandat de Macron, que l'idée n'est pas de donner des
03:07sous à l'audiovisuel public.
03:08L'idée est d'en enlever le plus possible.
03:13Laurence Bloch, l'ancienne directrice de France Inter, a été à l'origine d'un rapport sur lequel s'appuie...
03:20Donc le rapport Bloch, qui a été dévoilé lundi de la semaine dernière, sur lequel s'appuie Rachida Dati pour
03:27cette volonté de faire une holding.
03:31Elle dit que c'est pour... Parce que, effectivement, c'est une réalité, il faut se préparer à demain, avoir
03:40une plateformisation des moyens de l'audiovisuel public.
03:46Une plateformisation, qu'est-ce que ça veut dire ?
03:47Une plateformisation, ça veut dire qu'aujourd'hui, les gens consomment de plus en plus sur les plateformes de France
03:53Télévisions, de Radio France,
03:54les contenus de Radio France et de France Télévisions, plus que... De plus en plus que... Enfin, le direct continue
04:03à être une majorité,
04:04mais disons que c'est en train de s'inverser, en fait. On le voit bien, on voit bien que
04:08le mouvement, il est là.
04:10Ce qu'elle oublie de dire, en même temps, c'est que les audiences de Radio France ne se sont
04:16jamais aussi bien portées qu'en ce moment,
04:20que France Télévisions, c'est 30% de l'audience de toutes les chaînes françaises.
04:25Quand on voit le nombre de chaînes françaises qu'il y a sur la TNT, on se rend bien compte
04:28de la puissance de l'audiovisuel public.
04:31Et l'idée, là, ils sont partis dans l'idée de faire des filialisations, c'est-à-dire de mettre,
04:39comme ils l'ont fait déjà à l'intérieur de France Télévisions,
04:43c'est-à-dire de réunir des moyens. Ils l'ont fait avec, par exemple, France 2 et France 3.
04:49Les rédactions de France 2 et de France 3 ont été fusionnées. On a vu ce que ça a donné.
04:53La disparition du Soir 3, en fait, et des éditions régionales qui sont quand même particulièrement abîmées.
04:59Là, ils sont en train de le faire avec France 3 et France Bleu, en vérité.
05:02On voit bien ce que ça donne, c'est-à-dire qu'en plus, la radio est toujours perdante dans
05:05ce genre de deal.
05:07Donc, on voit bien que France Bleu, en fait, c'est une catastrophe monumentale.
05:13Ils cherchent des sous partout, en fait. Ils cherchent à économiser des sous partout.
05:20Et l'audiovisuel public en est le victime.
05:23Par exemple, là, aujourd'hui, s'acte la fin de MOUF, par exemple, cette radio historique,
05:30où sont nées tant de grandes voix de Radio France.
05:32Je pense à Rebecca Mazzoni, je pense à Julia Foy, par exemple,
05:36qui sont de grandes voix du service public et au-delà, en vérité, aujourd'hui.
05:41– Surtout, tu parlais de France Bleu et de France 3 Régions qui sont en train d'être supprimées.
05:46En tout cas, leur budget est vu à la baisse.
05:49Surtout que je pense que peut-être que le chat, ce n'est pas des radios que vous écoutez
05:52ou des télés que vous regardez beaucoup.
05:54Mais en région, c'est des radios qui sont extrêmement écoutées, des télés qui sont extrêmement écoutées.
05:57Et surtout, pour l'information locale, c'est des acteurs extrêmement importants.
06:03que sans eux, il y a plein d'informations locales qu'on ne saurait pas.
06:08Donc, c'est vraiment des acteurs très importants de l'information locale et donc du service public.
06:12– Et qui sont ratiboisés.
06:14Alors, depuis de nombreuses années, en l'occurrence, les moyens de France Bleu
06:16ont été ratiboisés depuis de nombreuses années.
06:22Là, en l'occurrence, il y a un risque encore plus important de voir ces moyens diminuer.
06:31Alors qu'on n'a jamais eu autant besoin de proximité aussi.
06:34C'est ça, en vrai.
06:34C'est ça.
06:35C'est-à-dire que même des informations de France Bleu, évidemment, peuvent remonter au national.
06:39Mais quand il se passe quelque chose, quand vous avez un gros événement en région,
06:42le fait d'avoir un réseau local qui peut prendre le relais tout de suite, c'est énorme.
06:48C'est aussi la force du service public en réalité.
06:51Donc, voilà.
06:52Rachida Dati, quand elle fait tout ça,
06:58la droite, globalement, n'est pas folle de l'audiovisuel public.
07:03On l'aura remarqué.
07:04– Et des services publics en général, de toute façon.
07:05– Voilà. C'est un bien commun.
07:06C'est Delphine Erneut qui disait ça au moment de la première...
07:12Enfin, quand il a été évoqué la première holding en 2020 par Franck Riester.
07:17– Ça fait longtemps qu'on voit tourner cette histoire.
07:19– C'est la quatrième tentative, en fait, depuis 2020, de faire une holding.
07:24Avec une espèce de super-chef au-delà.
07:27Ce qui, là aussi, est un danger, puisqu'en vérité,
07:30et c'est ce que pointent tous les syndicats,
07:31puisque la grève qui va commencer jeudi sur Radio France
07:36et lundi dans les autres composantes de l'audiovisuel public,
07:43c'est qu'il y aurait un seul chef qui va donner le « là »
07:48à toutes les constantes d'audiovisuel public,
07:52ce qui est très dangereux en termes d'indépendance, en fait, des médias.
07:55Aujourd'hui, ce n'est pas le cas.
07:56Vous avez une directrice, enfin une PDGR, en l'occurrence, pour France Télévisions,
08:02une PDGR pour Radio France, un PDG pour l'INA.
08:08Ces entités, elles sont aussi indépendantes les unes des autres.
08:11Et c'est ce qui fait qu'elles ne tiennent pas tout à fait le même discours non plus.
08:16Donc, ils pointent ce danger-là, qui est un danger vraiment d'indépendance
08:19qu'on a déjà avec le financement, et qui risque d'aller de plus en plus de moins.
08:24Oui, parce qu'en plus, j'ai perdu le fil.
08:28Oui, même si on peut être très critique des directions que prennent par les PDG Radio France, France Télévisions, etc.,
08:37le fait qu'elles soient séparées, c'est quand même aussi important,
08:39parce qu'ils répondent aussi à des logiques différentes.
08:41On ne fait pas de la télé de la même façon qu'on fait de la radio,
08:43on ne fait pas de la radio de la même façon dont on travaille, notamment sur les archives pour l
08:46'INA.
08:46C'est des logiques et des besoins très différents.
08:49Et donc, de tout mélanger, ça fait un gros gloubi-boulga, gloubi-boulga, c'est pas facile à dire ?
08:54Gloubi-boulga, oui, Viz Casimir.
08:57Tu fais bien de le pointer, parce qu'en fait, c'est aussi ce que pointent les journalistes,
09:02notamment de France Télé et de Radio France.
09:05C'est la semaine dernière, Eleonore Duplet, qui est journaliste à France 3,
09:10me disait que la volonté pour ce qu'on lui demande aujourd'hui,
09:15ce qu'on lui demandera demain, c'est de faire un reportage.
09:19Elle, qui est journaliste de France 3, donc reportage en images,
09:22mais de le décliner aussi en radio et de le décliner éventuellement en vidéo pour le web.
09:30Or, elle me disait, moi, quand je fais de l'image,
09:33je n'ai pas les mêmes réflexes qu'un journaliste radio,
09:35puisqu'en fait, ce que je raconte est aussi à l'image.
09:38Donc, je vais m'intéresser à autre chose.
09:40Un journaliste radio, lui, va devoir raconter ce qui se passe pour qu'il y ait être compréhensible.
09:44Cela posé, avec, en l'occurrence, un programme que j'aime énormément,
09:49des podcasts que j'aime énormément, qui sont ceux de Philippe Collin sur France Inter,
09:53vraiment, que je recommande à tout le monde.
09:54C'est des podcasts historiques qui sont...
09:56Comment il s'appelle ?
09:57Philippe Collin.
09:57Le nom du podcast ?
09:58C'est des podcasts historiques.
10:00Si vous tapez Philippe Collin, CO2LIN, vous le trouverez.
10:03Mais, par exemple, ces podcasts ont été déclinés en émissions radio.
10:09Donc, là, jusque-là, tout va bien.
10:10Ils sont faits pour France Inter.
10:11Donc, si on les entend sur la radio, ça me paraît complètement logique et normal.
10:16Et ils ont été déclinés en documentaires sur France Télévisions aussi, en vérité.
10:21Avec la même matière.
10:23Mais est-ce qu'on gagne ou est-ce qu'on perd quelque chose, en fait, en faisant ça ?
10:28Est-ce qu'on ne perd pas l'idée de faire un documentaire sur le même sujet,
10:32mais avec un autre regard, avec un autre récit, d'autres formes d'archives,
10:37d'autres historiens qui vont intervenir ?
10:39Voilà.
10:39Il y a aussi, quelque part, derrière ça, une logique, encore une fois,
10:43qui n'est pas une logique de superdiffusion, mais une logique d'économie.
10:47Voilà.
10:48Et avec Lina, qui se met, évidemment, t'es pas en tout ça, en oubliant...
10:53Je vais parler aussi d'émissions de Lina, mais Lina est sur des grands projets,
10:56sur la mémoire collective.
10:57Par exemple, sur le 13 novembre 2015, elle suit, avec Denis Chépansky,
11:04Chépansky, non, Chépansky, c'est un de mes amis, Péchansky.
11:08Avec Denis Péchansky, elle suit des victimes, des témoins,
11:11et des gens qui ont été impactés par cette 13 novembre depuis 10 ans, en fait.
11:16Et pour la mémoire collective, tout ça, c'est absolument indispensable de l'avoir.
11:20C'est un travail audiovisuel.
11:22Voilà, mais c'est pas seulement la gestion des archives qui, en elle-même, est évidemment hyper importante,
11:27mais ce n'est pas seulement ça aussi.
11:28C'est aussi une vision sur demain, quoi.
11:31Je vois dans le chat, quelqu'un qui demande comment ça s'appelle la chaise de Radio France,
11:34mais quelqu'un vous a répondu, Sibylle Veil, et donc la chaise de France Télé, c'est toujours Delphine Ernotte.
11:38Et Lina, tu disais un PDG, j'ai pas son nom, par contre.
11:40Alors voilà, c'est là où c'est pas bon, mais tu vois, ça tombe bien, on est sur Twitch,
11:45donc les gens ont l'habitude, le chat, vous allez regarder, vous allez chercher sur Internet
11:48qui est le PDG de Lina, et comme ça, vous nous le direz.
11:50Et voilà, on sortira...
11:51Il vient d'être élu, ça, je sais, mais voilà, quoi.
11:55Je reprends un peu le fil, tu parlais des logiques d'économie,
11:58puisque c'est bien ça dont il est question, derrière la réforme de l'audiovisuel public
12:02et derrière ce projet de holding, on a beau dire, oui, c'est pour être...
12:05Les arguments, c'est pour être plus efficace, pour limiter l'administratif, etc.
12:09Mais l'idée, en tout cas, c'est ce que dénoncent les syndicats,
12:11c'est que l'objectif, c'est bien de faire des économies,
12:13que l'audiovisuel public coûte moins cher.
12:16Macron n'arrête pas de faire des économies sur l'audiovisuel public
12:18depuis qu'il est arrivé.
12:21Il avait commencé par faire un truc hyper démagogique
12:26à son arrivée, vraiment, en 2017.
12:29Il avait diminué d'un euro la redevance, en fait, à l'époque.
12:32Donc, elle va faire passer de 139 à 138 euros.
12:36Donc, évidemment, c'est autant d'argent,
12:38parce que ça représente quand même une certaine somme
12:40qu'on ne retrouve pas dans les caisses de l'État.
12:42Au final, il a supprimé la redevance
12:48sans avoir de plan B.
12:49C'est-à-dire qu'on supprime la redevance,
12:51donc on supprime les moyens de Radio France,
12:53mais on n'a pas de plan B.
12:55Donc, on bricole.
12:55On bricole sur une fraction de la TVA.
12:57On se rend compte que ce n'est pas possible
13:01de le faire sur le long terme.
13:02Donc, on fait un bricolage législatif autour de ça.
13:08La fraction de la TVA qu'on peut toucher,
13:10elle est variable tous les ans.
13:12Donc, il n'y a pas une somme fixe
13:14qui revient à l'audiovisuel public.
13:17Il n'y a pas quelque chose de sanctuarisé
13:19dans le budget de l'audiovisuel public,
13:21comme c'était le cas auparavant.
13:22On pourrait la penser autrement, cette redevance.
13:24Je veux dire, on peut la penser.
13:26Julia Cagé, là-dessus, a énormément documenté
13:30pour vraiment la façon dont on doit financer
13:34et dont on peut financer l'audiovisuel public,
13:36notamment par des rapports sur la Fondation Jean Jaurès,
13:39mais pas que.
13:41Il a continué dans son truc.
13:43C'est-à-dire que l'audiovisuel public
13:46est géré par ce qu'on appelle des coms
13:50tous les cinq ans.
13:53Il y a un budget qui est alloué,
13:56ce qui permet de voir,
13:57de budgétiser à moyen terme.
14:00En fait, depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron,
14:02il n'y a pas un com qui est arrivé à terme.
14:05C'est-à-dire qu'à chaque fois,
14:06il retire des moyens, en fait.
14:08Et les PDG de l'audiovisuel public
14:10doivent jongler avec tout ça,
14:13mais de jongler à des moyens.
14:15Par exemple, alors que le budget de France Télévisions
14:20a été bouclé en ce mois de janvier
14:22avec la fin du gouvernement Barnier,
14:24le fait qu'il y a eu un retard législatif,
14:27ils se sont retrouvés à gérer une perte sèche
14:29de 23 millions d'euros,
14:30une pécadie en vérité.
14:32Évidemment que tout ça,
14:33ça a des impacts sur les programmes.
14:34Et on parle beaucoup d'information.
14:36Mais moi, je tiens à dire et à redire
14:38que oui, il y a l'information,
14:40mais l'audiovisuel public,
14:41ce n'est pas que de l'information.
14:42L'audiovisuel public,
14:45sa feuille de route,
14:46c'est informer, éduquer et divertir.
14:48Il y a ces trois éléments à l'intérieur.
14:50On ne peut pas oublier un élément.
14:52Je dirais aussi que pour moi,
14:54l'audiovisuel public,
14:55dans le financement du cinéma,
14:56c'est une alternative à Bolloré.
14:58Je veux dire, Canal+,
15:00donc Bolloré finance majoritairement le cinéma.
15:04L'audiovisuel public aussi aujourd'hui participe
15:07à, je crois que c'est 80 millions d'euros,
15:09en fait, je suis même quasiment sur du chiffre.
15:14Il finance le cinéma français,
15:16alors sans doute pas à la hauteur encore qu'elle pourrait,
15:18mais cela dit, ça a un impact, en fait.
15:19Ce n'est pas la même chose.
15:21L'audiovisuel public,
15:22c'est un bien commun
15:23qui nous permet de nous retrouver,
15:26de réfléchir.
15:27On peut ne pas être d'accord.
15:28Évidemment que moi,
15:29je suis la première à m'agacer
15:30contre Nathalie Saint-Cricq ou Léa Salamé.
15:33Je veux dire, évidemment,
15:33on a nos têtes,
15:34mais moi, j'ai mes têtes.
15:36Quelqu'un de droite va avoir ses têtes.
15:38En même temps,
15:39on peut se retrouver sur d'autres choses.
15:41C'est en ça que c'est un bien commun,
15:43c'est-à-dire qu'on va pouvoir se retrouver
15:44sur une fiction,
15:46un documentaire,
15:47sur un reportage
15:49qui va nous bouleverser.
15:50On va pouvoir se retrouver
15:52sur d'autres éléments
15:53et, par ailleurs,
15:55sur l'information,
15:56parce que je sens que tu vas me poser la question,
15:58mais sur l'information,
15:59c'est hyper important
16:00d'avoir un service public fort
16:02parce que c'est le service public
16:04qui a les reins
16:05pour supporter
16:07des reportages lourds à l'étranger,
16:09de l'importance de le financer,
16:10du coup, aussi,
16:11pour financer,
16:13par exemple,
16:14des procès,
16:15pour financer des magazines
16:17comme Cache Investigation,
16:19Complément d'Enquête,
16:20Envoyé Spécial,
16:21en fait,
16:21tout ce qui fait la richesse
16:23et la fierté
16:23de notre service public.
16:25Ils dégomment quand même...
16:27Enfin, voilà,
16:27ils n'ont pas d'hésitation
16:28à aller dégommer
16:31les politiques véreux,
16:32les affaires économiques
16:37désastreuses.
16:37Voilà.
16:38Donc,
16:39ils peuvent le faire.
16:40Parce que, justement,
16:41ils ont cette assise
16:42qui est à la fois
16:43une assise journalistique
16:45avec les moyens
16:46de faire leur travail,
16:47d'un côté,
16:48et de l'autre côté,
16:49les moyens de résister
16:50aux pressions.
16:51De l'autre,
16:52que ces pressions,
16:53elles soient des procédures
16:55Bayon,
16:56comme...
16:57Voilà.
16:58J'ai plein de questions
16:58à te poser, Caro.
16:59Déjà, c'est Laurent Vallée,
17:00le PDG de Lina.
17:02Voilà, merci.
17:02Tu vois,
17:02on peut toujours compter
17:03sur le chat.
17:04Merci, vous êtes adorable.
17:06Il y a plein de trucs
17:07que tu as évoqués
17:07sur lesquels j'aimerais revenir.
17:08Tu as parlé d'abord
17:09de la redevance.
17:09Alors, peut-être pour reparler
17:11de la redevance,
17:11parce que pour les plus jeunes
17:13d'entre nous,
17:13peut-être que vous n'avez pas
17:14connu,
17:14mais il y a encore quelques années,
17:16quand on payait notre...
17:17Il y a deux ans.
17:18Voilà ça.
17:18Mais tu vois,
17:19les gens qui n'ont pas
17:20encore eu d'appartement,
17:21quand on payait notre taxe
17:22d'habitation,
17:23il y avait aussi une part
17:24pour la redevance.
17:25Et les arguments
17:26de la Macronie,
17:27notamment,
17:27c'était non,
17:28mais les gens,
17:29ils ne regardent pas la télé,
17:30ils n'ont pas besoin
17:30de payer la redevance.
17:31Parce qu'effectivement,
17:32c'est une vision extrêmement
17:33réductrice de la redevance,
17:34de quoi ça servait.
17:35Et donc,
17:35tu l'as redit,
17:36ça sert à financer
17:37l'audiovisuel public,
17:38pas juste pour regarder la télé,
17:39mais aussi pour financer
17:40les enquêtes,
17:41les reportages,
17:41les radios,
17:42et tout ce que tu as évoqué.
17:43Donc voilà,
17:44pour le petit point en redevance.
17:45La fiction aussi,
17:46voilà.
17:46Le divertissement.
17:49Tu parlais de Bolloré,
17:50est-ce que c'est une manière
17:52pour toi,
17:52si on finance le service public,
17:54si on finance l'audiovisuel public,
17:55c'est une manière
17:56de contrer l'emprise
17:58de Bolloré,
17:58notamment sur le cinéma ?
17:59Tu parlais de Canal+,
18:00etc.
18:00Le cinéma,
18:01mais l'information aussi.
18:05Je vais revenir
18:06sur un petit truc
18:09que m'a dit Pierre Mouchel,
18:10qui est syndicaliste CGT
18:12à France Télévisions.
18:16Il me disait,
18:17quand Nicolas Sarkozy
18:19a supprimé la publicité
18:21après 20 heures
18:22sur France Télévisions,
18:24beaucoup de gens
18:25ont applaudi,
18:26en fait,
18:27parce que oui,
18:27effectivement,
18:27la publicité,
18:28ce n'est pas hyper agréable,
18:30mais n'empêche
18:31qu'ils ont surtout retiré
18:35des centaines de millions
18:36d'euros de finances
18:38à l'audiovisuel public.
18:40Et elles sont retombées,
18:41chez qui ces finances-là ?
18:43Elles sont retombées
18:44dans les poches
18:44du secteur privé,
18:46donc aussi de Bolloré.
18:47Bolloré, aujourd'hui,
18:48il a une force de frappe
18:49qui est à la fois télévisuelle,
18:51dans les journaux,
18:53à la radio, en fait.
18:54On le voit bien
18:54avec la force...
18:55Dans l'édition aussi.
18:56Donc, c'est devenu vraiment
18:58quelqu'un de...
19:00C'est vraiment une petite musique
19:02omniprésente dans nos têtes.
19:04Et donc, effectivement,
19:05l'audiovisuel public
19:07peut contribuer à...
19:09C'est ce que je disais à l'instant,
19:10par les enquêtes
19:11qu'elle produit,
19:12par le fait d'avoir
19:13des journalistes indépendants.
19:16Et je ne parle pas
19:17des éditorialistes.
19:18Moi, je parle vraiment
19:18des journalistes
19:19qui vont sur le terrain
19:20et qui font le taf
19:22de ce qu'on voit
19:23comme reportage.
19:27Ils ont les moyens
19:28de faire ce travail-là
19:30que n'ont pas forcément
19:31toutes les rédactions.
19:34Et oui,
19:35comme c'est quelque chose
19:36qui entre dans tous les foyers,
19:39c'est important de l'avoir.
19:41Et encore une fois,
19:43contrairement...
19:44Je me souviens d'une interview
19:45d'une journaliste de Blast,
19:46en fait,
19:47qui me disait
19:47que les procédures Bayon,
19:49en fait,
19:50avec Bolloré,
19:50c'était extrêmement compliqué
19:51parce que quand on est
19:52une petite structure,
19:53ce qu'on sait,
19:54nous aussi,
19:54ça nous arrive
19:55de faire relire
19:55nos papiers à des avocats
19:57pour être sûrs
19:57de ne pas nous prendre
19:59un procès sur le dos
20:00parce que ces gens
20:01n'ont pas de limite.
20:02En fait,
20:03ils font procès
20:03sur procès
20:04sur procès.
20:04Eux,
20:05ils s'en foutent.
20:05Ils savent très bien
20:07qu'ils vont les perdre.
20:08Mais pendant ce temps-là,
20:09ils vous mettent en difficulté
20:10et ils vous mettent
20:11en difficulté financière
20:12parce qu'un procès,
20:13ça coûte,
20:13en fait.
20:14Et donc,
20:14plus votre structure,
20:15elle est petite,
20:16moins vous allez avoir
20:17les reins pour supporter
20:18ces procès à répétition
20:20et plus,
20:20à un moment donné,
20:21vous allez mettre
20:21les clés sous la porte
20:22du Visuel Pub Build
20:23et qu'il n'y a pas
20:23ce problème-là.
20:25En fait,
20:25c'était sur complément
20:26d'enquête
20:26qu'il y avait eu
20:27Bernard Arnault,
20:28par exemple,
20:28qui avait fait pression
20:29en disant
20:30qu'il allait mettre,
20:33il allait supprimer
20:34la pub
20:35pendant un an.
20:37Voilà,
20:37il l'a fait au Monde,
20:39il l'a fait
20:39à complément d'enquête.
20:40Bon,
20:41supprime ta pub,
20:42tu vois,
20:42en fait.
20:42Il y a d'autres moyens.
20:44D'autres moyens,
20:45quoi.
20:46Voilà.
20:46Après,
20:47la publicité,
20:48c'est aussi importante
20:49qu'ils aient une part
20:51de publicité
20:51parce que cette publicité,
20:52elle permet justement
20:53d'avoir aussi
20:54une indépendance
20:55quand l'État lâche,
20:56quoi.
20:56Donc,
20:56voilà.
20:57Mais,
20:59une indépendance
20:59de ressources,
21:00quoi.
21:01Je vous ai mis
21:02le lien dans le chat
21:02du papier
21:03qui explique un peu
21:04tout ça.
21:04C'est ton papier,
21:05Caro,
21:05je crois.
21:06Oui,
21:06c'est ça.
21:07Parce que tu parlais
21:07notamment de la parole
21:08des syndicalistes.
21:10Effectivement,
21:10dans ce papier-là,
21:10il y a plusieurs
21:12questions et paroles
21:13qui sont expliquées.
21:14ça permet aussi
21:14d'avoir d'autres éléments.
21:16Tu parlais de cache
21:17investigation tout à l'heure.
21:18J'en profite.
21:18Ce soir,
21:19il y a un cache investigation,
21:20je crois.
21:20Il me semble que vous avez
21:21écrit dessus.
21:22Et je sais que c'est
21:23sur ce terrain.
21:23Dans le journal d'aujourd'hui.
21:24Alors,
21:24c'est pas sur ce terrain.
21:25Il y a une petite partie
21:26sur ce terrain.
21:28C'est sur le lien
21:30entre politique
21:32et affaires,
21:35en fait,
21:35et les milieux affairistes.
21:38Et donc,
21:38du coup,
21:39ça suit beaucoup
21:39Cédric O,
21:40si j'en crois,
21:41ce qu'a écrit Grégory Marin
21:42mon collègue.
21:43Et il y a une petite partie
21:44sur ce terrain
21:45à la fin.
21:46Mais c'est pour ça que...
21:49Voilà.
21:50Ça reprend,
21:51je crois,
21:51qu'il y a Thomas Le Maillot,
21:52notre journaliste,
21:53qui a déterré
21:54les affaires
21:54ce terrain
21:55dans le cache investigation.
21:57On a une petite obsession
21:58pour ce terrain.
21:59Effectivement,
21:59c'est Thomas Le Maillot,
22:00le journaliste à l'humanité,
22:01qui a contribué
22:02à révéler
22:02toute cette affaire.
22:03Et il me semble
22:04que ce cache investigation
22:06sort aussi
22:07à l'occasion
22:07de la fin
22:08de la commission
22:08d'enquête
22:08sur les ingérences financières.
22:11Le rapporteur
22:12était Antoine Léomant.
22:13Et on a fait
22:13une interview
22:14avec Antoine Léomant
22:15la semaine dernière.
22:16Donc voilà,
22:17je vous invite
22:17à aller voir tout ça.
22:19Peut-être
22:19dernière question,
22:20quelle heure ?
22:20Dernière question,
22:21Caro ?
22:22On a beaucoup
22:23parlé de services publics,
22:24de l'audiovisé public.
22:26Nous,
22:26à l'humanité,
22:27on est un média indépendant,
22:28on ne fait pas partie
22:28du service public.
22:29Comment tu vois
22:32les points positifs,
22:33points négatifs,
22:34en tout cas,
22:34la relation,
22:35les liens,
22:35comment ça imbrique ?
22:36Pourquoi le service public
22:37c'est important ?
22:38Pourquoi les médias indépendants
22:39c'est important ?
22:39Pourquoi il faut que les deux
22:40existent ensemble ?
22:40C'est quoi ta vision là-dessus ?
22:44Ma vision là-dessus ?
22:46Un média indépendant,
22:47tu le choisis en fait.
22:49Tu décides d'y aller
22:51ou pas
22:51en fonction de tes convictions.
22:53Mais sur une presse
22:54en France
22:55qui traditionnellement
22:55est assez politique,
22:57le service public
22:58il a vocation
22:59à s'adresser
23:00à tout le monde.
23:01Pour moi,
23:02c'est ça la différence.
23:03Mais pour montrer aussi
23:04que,
23:05je veux dire,
23:06quand j'achète Luma,
23:08je fais,
23:09ou quand je vais sur Blast,
23:10ou quand j'achète Politiste,
23:12ou quand je vais sur Arrêt sur Images,
23:14quand je vais sur tout ce site-là,
23:15ça dessine quelque chose
23:17de ce que je suis
23:19à gauche.
23:20Pour autant,
23:20je fais société aussi
23:21avec des gens
23:22qui vont lire
23:22Le Figaro,
23:23je fais société
23:24avec des gens
23:25qui vont se délecter
23:27de francs-tireurs,
23:28je fais société
23:29avec des gens.
23:30Mais voilà,
23:30en même temps,
23:31ces gens-là,
23:31je les rencontre
23:32tous les jours.
23:32Je les rencontre
23:33parce que je suis parent d'élève,
23:34je les rencontre
23:35parce que c'est mes voisins,
23:36je les rencontre
23:37et nous faisons société ensemble.
23:39Le service public,
23:40audiovisuel,
23:40c'est aussi ce qui peut
23:41nous rassembler en fait
23:42et qui fait que nous faisons société.
23:44Et c'est important
23:44de faire société.
23:47Luma va me donner
23:48les moyens
23:48de convaincre
23:49ces gens éventuellement
23:52de faire autrement.
23:53Tu me parlais
23:53de Rachida Dati,
23:54je vais dire un petit mot
23:55sur Rachida Dati.
23:55On a oublié de parler
23:56de Rachida Dati.
23:57Si je puis me permettre,
23:59je trouve que son comportement
24:00est absolument hallucinant
24:02et absolument inacceptable.
24:05J'ai préparé
24:06la petite vidéo.
24:07Voilà.
24:08Attends,
24:09je crois qu'on ne va pas
24:09tout regarder.
24:10Mais c'est vrai
24:11que j'avais prévu
24:11de parler d'elle
24:12et puis j'ai été happé
24:13par la discussion.
24:16Je crois que je connais
24:17l'extrait par cœur.
24:18Oui,
24:18je pense que même,
24:20je pense,
24:20attendez,
24:20c'est pas celui-là.
24:21Si,
24:21c'est celui-là.
24:22Si,
24:22je pense que c'est ça.
24:26Évidemment,
24:26Twitter charge.
24:26Vous avez sûrement vu
24:27l'extrait,
24:27les gens dans le chat,
24:29mais ça fait toujours plaisir
24:30de réécouter
24:32Rachida Dati.
24:34Si Twitter veut bien
24:35se lancer.
24:37Est-ce que j'ai pas
24:38un autre lien
24:39qui fonctionne ?
24:39Si je puis permettre
24:41la façon dont elle a
24:44taclé Patrick Cohen
24:47est scandaleuse
24:48parce qu'elle est
24:48une responsable politique,
24:50elle doit répondre
24:50aux questions
24:51d'un journaliste.
24:52Ce qu'a pu faire
24:53Patrick Cohen,
24:54c'est un autre débat,
24:55ça se passe pas
24:56sur ce plateau
24:56et certainement pas
24:57à ce moment-là.
25:00Déjà,
25:00pour commencer,
25:01ensuite,
25:02là où elle a
25:03complètement tort,
25:03c'est qu'il n'y a pas
25:05du tout de plaintes
25:06qui ont été déposées
25:07contre lui.
25:08c'est les gens
25:09qui avaient travaillé
25:10avec lui
25:10il y a dix ans
25:11qu'on dit
25:11à l'occasion
25:12de son retour
25:12sur l'antenne
25:13à Mediapart
25:15et à la direction
25:15de France Inter,
25:16il faudrait pas
25:17que ces genres
25:17de comportements
25:18se reproduisent.
25:19Il n'y a pas de plainte
25:19en interne,
25:20il n'y a pas de plainte
25:21et elle a fait
25:22une menace en fait.
25:23Elle l'a menacée
25:24en direct.
25:24On regarde pour que
25:25tout le monde sache
25:26de bien de quoi on parle.
25:27Ah mais c'est pas possible,
25:28ça marche et à chaque fois
25:28que je clique dessus,
25:29ça marche plus.
25:29Non, mais c'est parce
25:32qu'il n'aime pas
25:38que tout le monde
25:38est mis en cause.
25:39Est-ce que c'est vrai ?
25:39Ça m'intéresse, moi.
25:41Si vous nous posez la question.
25:42Je vous pose la question.
25:43Est-ce que c'est vrai ?
25:44Donc, est-ce que c'est vrai ?
25:45Vous allez vous contenter
25:46de mon nom ?
25:46Non, c'est faux.
25:47Ah bah voilà.
25:48Donc, non, vous se contenter
25:48de votre nom, c'est faux.
25:49Moi, j'ai été entendu,
25:52scanné, vérifié, contrôlé
25:53et pas qu'une fois.
25:55Voilà.
25:55Donc, moi, contrairement à vous,
25:57j'ai donné des réponses.
25:58Mais moi, monsieur Cohen,
25:59sur le harcèlement,
26:00j'ai pas de réponse
26:00vous concernant.
26:01J'ai vu Martin Schulz aussi,
26:03le président du Parlement européen,
26:05disant que vous lui aviez menti
26:07les yeux dans les yeux.
26:08Ah non, parce que la question
26:09n'a pas été posée.
26:10Ils ont rajouté des choses
26:11qui étaient fausses,
26:12les journalistes.
26:13Voilà.
26:14Donc, c'est pour ça
26:14que je vous demande,
26:15parce que moi,
26:15j'aurais beaucoup de peine
26:16pour vos collaborateurs
26:17qui ont été harcelés.
26:18Bon.
26:18Moi, j'en ai fait une politique pénale,
26:20la lutte contre le harcèlement,
26:21monsieur Cohen.
26:22Donc, voilà,
26:22vous pourriez aussi tomber
26:23sous le coup de ce délit.
26:24Il suffirait que je fasse
26:25un article 40 pour dénoncer
26:26suite à ce papier de métier à part.
26:32Personne n'a été saisi
26:33ni par la justice,
26:34ni en interne.
26:35Voilà, on va se séparquer
26:36à la fin de la réponse.
26:36On a l'essentiel,
26:37c'est que, effectivement,
26:38l'embrouille démarre avec...
26:41Donc, Patrick Cohen
26:42qui lui pose des questions
26:44sur les affaires.
26:44Sur les affaires qu'elle a,
26:45les casseroles qu'elle a au cul
26:46et qui sont quand même
26:47assez multiples.
26:48Voilà, notamment avec
26:48Carlos Ghosn, etc.
26:49Enfin, bref,
26:50on vous invite à aller lire tout ça
26:51parce qu'on ne va pas
26:52faire le résumé des affaires de Dati.
26:53Ce que je vais dire,
26:54c'est que Dati, en ce moment,
26:55elle perd souvent ses nerfs.
26:56En fait, elle les a perdues
26:57sur France Inter
26:58face à Léa Salamé
27:00et Nicolas Demorand
27:01quand ils l'ont interrogée
27:02sur la holding
27:03il y a quelques semaines
27:04où elle a raconté
27:06des mensonges
27:07en disant qu'elle s'appuie
27:09sur le rapport
27:09de Laurence Bloch
27:10mais elle disait
27:11que ce que lui opposait
27:14Léa Salamé
27:15était faux
27:16alors que c'est des choses
27:17qui étaient inscrites
27:17au journal officiel.
27:18On ne peut pas trouver
27:19plus officiel
27:20que le journal officiel.
27:21Elle est ministre
27:21de la République.
27:22Il en porte le nom.
27:22C'est juste hallucinant.
27:24Et la CGT de France Télévisions
27:27qui est très énervée
27:28après elle
27:29rappelait dans un communiqué
27:30ce vendredi dernier
27:32qu'elle avait aussi perdu
27:35ce genre de nerfs
27:36devant
27:38comment elle s'appelle
27:40Élise Dusset
27:41où elle lui avait dit
27:42que sa carrière
27:44était pathétique.
27:45On parle quand même
27:46d'Élise Dusset
27:47et là,
27:48elle perd ses nerfs
27:49mais le canard enchaîné
27:51il y a 15 jours
27:52parce qu'il y a 15 jours
27:54il y a eu un complément
27:54d'enquête sur Rajdadati
27:56et donc les casseroles
27:56qu'elle a au cul
27:57et que Delphine Ernot
27:59a quand même
28:01autorisé
28:02le passage
28:02et le canard enchaîné
28:05relève
28:05qu'elle a promis
28:07le scalp
28:07Rajdadati
28:08elle a promis
28:09qu'elle décrocherait
28:10le scalp
28:10c'est violent quand même
28:11un scalp
28:12quand même
28:12c'est ces mots ça
28:13le scalp
28:14de Delphine Ernot
28:15avant de ne plus
28:17être ministre.
28:17Bon Delphine Ernot
28:18a été nommée pour 5 ans
28:19à titre personnel
28:20j'espère vraiment
28:21qu'on va pas se taper
28:21Rajdadati
28:22encore 5 ans
28:23voilà
28:23merci