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  • il y a 9 heures
C’est au tour de Delphine Ernotte-Cunci, présidente de France Télévisions, de passer sur le gril des questions de la commission d’enquête parlementaire sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement » de l’audiovisuel public.

Depuis le 25 novembre, et cela, pendant les six prochains mois, celles et ceux qui construisent ou qui régulent les différentes entités de la télévision et de la radio publiques sont auditionnés. Une commission d’enquête à l’initiative du président des députés de l’Union des droites pour la République (UDR), Éric Ciotti, suite à l’affaire Legrand-Cohen, en septembre dernier. Avec la volonté affirmée de privatiser l’audiovisuel public. Décryptage avec Caroline Constant et Margot Bonnéry.

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Transcription
00:00Pour rappel, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, a été auditionnée à l'Assemblée nationale hier, ce mercredi 10
00:09décembre, devant la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:14C'était plus de trois heures de débats houleux conclués d'attaques virulentes de l'extrême droite, mais on y
00:21reviendra tout à l'heure avec Caroline Constant.
00:23Pour rappel, cette commission d'enquête parlementaire porte sur, je cite, « la neutralité, le fonctionnement et le financement de
00:31l'audiovisuel public », et elle est à l'initiative du président des députés de l'Union des droites pour
00:38la République, pardon, UDR, Éric Ciotti, suite à l'affaire Legrand-Cohen, en septembre dernier.
00:45Le tout avec la volonté affirmée de privatiser l'audiovisuel public.
00:52Bonjour Caroline.
00:53Salut Margot.
00:54On s'est vus à une heure.
00:59Pour rappel, depuis le début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron, les budgets alloués à l'audiovisuel public ont drastiquement
01:08rétréci.
01:10Et la suppression de la redevance en 2022 n'a rien amélioré.
01:16Et selon la Cour des comptes, je le rappelle pour ceux qui ne savent pas forcément, mais France Télévisions a
01:21vu ses ressources baisser.
01:22Si je ne me trompe pas, pardon, de 161 millions d'euros entre 2018 et 2022.
01:29Donc oui, il faut discuter de l'avenir de l'audiovisuel public, mais la manière dont ça a été fait
01:36hier était assez étrange.
01:41Je pense que l'étrange, c'est faible.
01:46Il y a des gens qui ont envie de privatiser le service public et qui, du coup, sont complètement agressifs
01:58sur tous les sujets.
02:00Et en plus, en disant des choses qui sont ou fausses ou approximatives ou qu'ils arrangent à leur sauce.
02:07Bon, à commencer par Charles Aloncle, de l'IDR, qui a dit des choses hier très graves, mais il n
02:18'a pas été le seul.
02:19Oui, je voulais montrer les extraits, sauf qu'on a un problème de son.
02:22On a cité ça tout à l'heure, donc je vais peut-être vous épargner de montrer une vidéo sans
02:26son.
02:26Mais, alors attendez, je retrouve parce qu'hier soir, on a suivi en direct le paragraphe d'après.
02:36Voilà, donc on va le lire plutôt de l'entendre.
02:40Il a dit que pour lui, certains contenus se révèlent choquants.
02:44Il égrène un appel au don pour la cagnotte justice pour Adam Atraoré, des invitations à ne pas dire bonjour
02:50madame ou monsieur,
02:51pour éviter de mégenrer des personnes, des injonctions répétées à regarder du contenu pornographique transsexuel.
02:59Alors qu'on dit transgenre.
03:01Tout ça sur Slash, la chaîne pour les jeunes de France.tv.
03:07Voilà, il reste à trouver.
03:08Et si on peut reprendre, peut-être commencer par ça.
03:12D'abord, c'est une chaîne qui fonctionne plutôt bien, Slash, auprès des jeunes.
03:18Eux qui n'arrêtent pas de dire que le service public ne s'adresse pas à la jeunesse.
03:21En l'occurrence, c'est une chaîne qui a complètement trouvé son public, absolument.
03:28Et là, pareil, il ne prend que les chiffres à chaque fois de l'audience en linéaire, en fait, sur
03:34la télévision classique.
03:35Mais aujourd'hui, je crois que c'est 65-35% des gens de plus de 40 ans qui regardent
03:47la télévision en linéaire,
03:48donc de façon classique, et 35% des jeunes qui regardent la télévision en linéaire.
03:54Et les chiffres s'inversent sur les réseaux sociaux, YouTube, et évidemment, France TV Slash.
04:03Oui, voilà, sur les plateformes.
04:04Sur les plateformes, ça s'inverse complètement.
04:06Et France Télévisions, là-dessus, elle est en pointe.
04:08Elle est en pointe parce que ça fait très longtemps qu'elle a commencé à travailler sur le sujet.
04:12Enfin, très longtemps, étant une façon de...
04:15Voilà, mais au coup pour les tout-petits et France TV Slash, pour les adultes, ça fait un petit moment
04:22que ça existe.
04:23France Télévisions, on va commencer par simplement reprendre l'émission de France Télévisions,
04:29qui, je le rappelle, sont informer, éduquer, soutenir la création, rassembler, fédérer, créer du lien,
04:36et permettre à chacun de se construire librement.
04:38Donc, à chacun de se construire librement, qu'on soit de droite ou qu'on soit de gauche,
04:42qu'on soit hétérosexuel, homosexuel, transgenre, qu'on est...
04:47Voilà, et évidemment que la télévision publique a, dans l'idée, de s'adresser à tous les publics.
04:53Donc, il est évident qu'elle s'adresse aussi à ce type de public.
04:58Et alors, particulièrement chez les jeunes, mais Delphine Ernotte a plutôt bien répondu sur le sujet hier.
05:03Et je n'ai pas d'affection particulière pour Delphine Ernotte,
05:05mais j'avoue que sur les questions de sens du service public, elle se défend plutôt bien.
05:10Alors, pour le coup, elle disait « Notre offre variée ne peut se résumer à une gestion par l'anecdote.
05:19Peut-être que notre contenu ne vous convient pas. »
05:22Donc là, elle parle à Charles Allon, député UDR.
05:25« Mais ces programmes sont choisis.
05:27Nous cherchons à correspondre aux questions de nos enfants, comme sur la sexualité ou la santé mentale. »
05:32Mais comme le disaient tes intervenantes précédentes, leur but à l'extrême droite est de lisser à la fois les
05:41possibilités de s'inventer dans la société.
05:44C'est-à-dire qu'on voit bien, je veux dire, être une femme indépendante qui revendique son droit à
05:51la contraception, à l'avortement, à mener une carrière, à ne pas avoir d'enfance si elle n'en veut
05:55pas.
05:56Tout ça, ce sont des instruments que combattent l'extrême droite.
06:01Mais évidemment, l'homosexualité, je veux dire, ça va, la manif pour tous, c'est encore dans nos mémoires, en
06:07fait, quand même, tout ça.
06:09On voit bien tous les discours horribles qui tiennent sur les personnes transgenres.
06:17Voilà, évidemment que ce contenu-là ne leur est pas destiné, peut-être en premier chef, mais peut-être à
06:22leurs enfants, qui, eux, vont se poser des questions sur le sujet.
06:25Parce que, voilà, dans des familles où ce sera tabou et donc qui pourront peut-être trouver des réponses, justement,
06:31aux questions qui se posent.
06:34Donc non, le service public, il a un rôle à jouer.
06:37Il est complètement dans son rôle quand il fait ça, d'éducation, d'information, encore une fois.
06:42Même l'ouverture, il nous vient laisser la place.
06:44Voilà, et puis il y a la pluralité des idées.
06:48D'ailleurs, derrière, il y a Anouna Mansouri qui a fait un truc sur la pluralité des idées.
06:54Anna de Mansouri.
06:55Anna de Mansouri qui a dit un truc sur la pluralité des idées.
07:00Qui, pour rappel, est députée UDR.
07:02Elle aussi.
07:04Voilà.
07:04Sans le droit, ne changeons pas une équipe qui gagne.
07:06Alors, je cherche juste le passage.
07:09Voilà, excusez-moi.
07:10Donc, on avait la vidéo avec tous les extraits.
07:13Ça aurait été peut-être plus...
07:16J'allais dire agréable, mais le mot n'est pas là.
07:18Non, ça aurait été peut-être plus visuel.
07:20Donc, elle dit « Pourquoi ne pas envisager du contenu un peu plus à droite ? »
07:24Donc oui, super.
07:26Donc voilà, elle dit « Alors que la majorité des Français se situent à droite,
07:30donc il faudrait plus de contenu de ce bord politique. »
07:33Elle reproche au groupe France Télévisions de condamner régulièrement l'idéologie de CNews.
07:40Ce que Delphine Ernotte hier a dit,
07:44que taxer en gros CNews extrême droite,
07:46ce n'était pas une condamnation, mais juste une constatation en fait.
07:49Donc, en gros, elle a dit « Définir ce n'est pas condamner ».
07:54Ce qui est plutôt joli.
07:56Et alors, sur la droite, c'est quand même très drôle.
07:59D'abord parce que, encore une fois,
08:01le service public n'a pas vocation à s'adresser simplement
08:05à une majorité de gens qui seraient ceci ou cela.
08:08On peut discuter d'ailleurs
08:11de qui est majoritaire dans ce pays.
08:14Si on regarde les dernières élections législatives,
08:17je veux dire,
08:20le nombre de députés
08:25NFP, c'était 178,
08:29plus que le parti Renaissance,
08:33plus que le RN, plus que les Républicains.
08:35Donc voilà, après,
08:36ces gens-là tous ensemble, effectivement,
08:38forment une droite qui a l'air majoritaire,
08:42mais ça ne se joue pas exactement comme ça
08:44sur le territoire, ni à toutes les élections d'ailleurs.
08:49L'Arcom ne condamne pas France Télévisions
08:53pour un non-respect de ses obligations
08:56de temps d'antenne.
08:57Donc ça veut dire qu'elle fait le taf
08:58à peu près correctement,
08:59quoi qu'on en dise.
09:00Quoi qu'on en dise.
09:02Et d'ailleurs, elle publie,
09:06vous pouvez trouver les chiffres
09:07sur France Info,
09:09mais j'ai fait le calcul tout à l'heure
09:10sur l'année,
09:13l'Arcom a publié
09:15les temps de parole.
09:17Et grosso modo,
09:18si on additionne
09:21les temps de parole de la droite,
09:22on est à 71,09% de temps d'antenne.
09:26C'est ce que je cherche actuellement.
09:27Et si on additionne les voix de la gauche,
09:31on est à peu près à 25,74%
09:34de temps d'antenne.
09:35Donc de toute façon,
09:37de fait, aujourd'hui,
09:38il y a moins de temps d'antenne
09:39à gauche qu'à droite
09:41avec les partis politiques
09:42qui s'expriment.
09:44Sur le reste, encore une fois,
09:46l'audiovisuel public
09:48s'adresse à la population
09:52dans sa diversité.
09:54Et donc, du coup,
09:56que ça leur plaise
09:57ou que ça ne leur plaise pas,
09:58c'est sa mission, en fait.
09:59Donc voilà,
10:00ça fait partie de son cahier des charges.
10:02Donc voilà.
10:03Et après, on peut aussi
10:07interroger,
10:07je le dis à chaque fois,
10:08mais la façon dont on calcule
10:11les temps d'antenne,
10:11la façon dont l'extrême-gauche
10:13avec ses calculs de temps d'antenne
10:15a été complètement effacée
10:16du paysage politique,
10:18alors qu'on les retrouve
10:19dans la vie politique normale,
10:22en fait.
10:22Donc voilà,
10:23ce n'est pas...
10:26Ces gens sont dans une bataille
10:29idéologique
10:30et une bataille idéologique
10:32qui est dangereuse
10:33où ils veulent effacer
10:35un certain nombre de récits
10:36et un certain nombre de personnes
10:37du cadre.
10:39Et c'est dangereux, en fait.
10:40Voilà, c'est très dangereux.
10:42Et juste pour rappel,
10:43donc on parlait du temps d'antenne
10:46à France Télévisions,
10:48mais l'ARCOM...
10:50Enfin, pas l'ARCOM,
10:51excusez-moi, pardon,
10:53sur CNews...
10:55Attendez, excusez-moi,
10:56je reprends juste mes notes.
10:58Donc il y a eu un complément d'enquête
10:59qui est sorti
11:01et en fait,
11:02il manquait une information dedans.
11:04Il faut que je vous retrouve
11:05le passage.
11:07Une information qui n'est pas sortie dedans,
11:10pardon, excusez-moi,
11:10je m'en mêle les pinceaux.
11:12À savoir,
11:13il s'agissait des chiffres
11:15révélés par Reporters sans frontières
11:18selon cette étude.
11:19Donc voilà,
11:20le passage est ici.
11:22La gauche représenterait
11:2360,13% du temps d'antenne de nuit
11:26sur CNews au mois de mars
11:28contre 1,62%
11:30pour l'extrême droite
11:31et de jour,
11:32les chiffres s'inversent.
11:34Voilà,
11:35la gauche tombe à 15,37%
11:37contre 40,57%
11:39pour l'extrême droite.
11:41Voilà,
11:42donc en gros,
11:42la gauche s'exprime
11:43à l'heure où les Français dorment.
11:46Quand les Français dorment.
11:47Voilà.
11:47Est-ce que les chiffres
11:51n'ont pas été publiés
11:52dans le complément d'enquête
11:53parce que l'ARCOM,
11:54dans le point,
11:55pas sur son site dédié,
11:57mais dans le point,
11:58sur le site internet du point,
12:01a dit que c'était faux.
12:04En fait,
12:04sauf qu'ils ont dit que c'était faux
12:06parce qu'eux,
12:07ils n'avaient pas compté
12:08les choses comme ça
12:10sur le mois de novembre,
12:12en fait.
12:13Mais dans la réalité,
12:14ils n'ont pas apporté non plus
12:15de chiffres en face.
12:18et il suffit de se mettre
12:19un petit peu devant ces news
12:20pour se rendre compte quand même
12:21que ce discours
12:22est une réalité.
12:24Et c'est...
12:25Voilà.
12:25Après, encore une fois,
12:27pour revenir sur le service public
12:29et sur la commission d'enquête,
12:31on ne dit pas que le service public
12:33est irréprochable,
12:36qu'on n'a rien à lui reprocher.
12:38Je pense que ce qui est justement
12:39très sain,
12:40c'est qu'on peut tous avoir
12:41des griefs et des revendications
12:43sur le service public.
12:45Moi, la dernière en date
12:46que j'ai, évidemment,
12:47c'est avec Nathalie Saint-Cricq,
12:49directrice des rédactions
12:50de France Télévisions,
12:55qui se permet,
12:56face à Manuel Bompard,
12:57la semaine dernière,
13:00de tenir des propos...
13:02C'était Alexis Corbière, pardon,
13:03excuse-moi,
13:04c'est parce que je repense
13:05à Bompard
13:06à cause de la séquence précédente
13:11qui était sur France Inter
13:13et France Info
13:14avec la journaliste
13:16qui avait tenu des propos
13:18qui étaient faux sur...
13:20En l'occurrence,
13:21c'était des propos sur Gaza,
13:25mais c'était Alexis Corbière
13:27et la France Insoumise.
13:29Et elle tient des propos islamophobes.
13:33Et en fait,
13:33très tranquillement,
13:34hier soir,
13:35après avoir fait des excuses
13:36qui n'en sont pas,
13:37elle parle à l'antenne
13:39et elle est toujours directrice
13:41des rédactions
13:42de France Télévisions
13:43après avoir jeté un crachat
13:46comme elle a fait
13:46à la gueule
13:47de 5 millions de Français
13:50et de leurs représentants.
13:52Je ne comprends pas, en fait.
13:53Enfin, moi,
13:54je ne comprends pas
13:55comment c'est possible.
13:57Donc oui, effectivement,
13:58sur le service public,
14:00il y a des choses
14:00qui sont améliorables
14:01et ce qui est sain,
14:03c'est d'en parler, en fait.
14:04Et c'est de pouvoir,
14:05justement, en débattre.
14:07Hier, on a entendu,
14:08et c'est dramatique d'ailleurs,
14:09parce qu'on a entendu du coup
14:11un peu que les voix
14:12de Charles Lalong
14:14et d'Anne Mansoury,
14:15mais il y a Émeric Caron aussi
14:19qui a intervenu
14:21sur la façon
14:22dont France Télévisions
14:23s'est positionnée longtemps,
14:25justement, sur Gaza
14:27et des biais
14:28que la télévision publique
14:33de façon...
14:35Enfin, sur la durée
14:36a pris sur le sujet
14:39et qui tous nous en font bondir.
14:41C'est vrai qu'on parlait
14:43hier soir
14:44avec un journaliste de l'HUMA
14:47du menu du journal
14:50de Léa Salamé
14:52la veille du 20h
14:53qui avait enchaîné
14:54des faits divers,
14:56comme s'il ne se passait
14:57rien dans le monde,
14:59des séquences de faits divers
15:03effarantes,
15:05en plus sans analyse,
15:07sans rien qui...
15:08Bon, oui,
15:10on peut critiquer tout ça.
15:11On peut critiquer
15:12le service public,
15:13on peut critiquer...
15:14Mais cela dit,
15:15ce qu'on voit,
15:15et c'est ce que tu rappelais
15:16tout à l'heure,
15:17c'est que
15:20les moyens du service public
15:21n'arrêtent pas de diminuer.
15:22Delphine Ernot a alerté
15:24sur le fait que,
15:26par exemple,
15:28le fait de baisser encore
15:30le budget de France Télévisions
15:33ou d'arriver à ce que les comptes
15:35soient lissés l'année prochaine
15:37après un com qui n'est pas tenu.
15:40C'est trop de grâce.
15:42Ça va être une soirée de fiction
15:45en moins sur le service public audiovisuel.
15:47Il faut voir les conséquences
15:49en cascade que ça va avoir
15:50sur l'industrie audiovisuelle.
15:52Sur les boîtes de production,
15:54sur les comédiens,
15:55sur les réalisateurs,
15:56sur les scénaristes.
15:57Tout ça,
15:58ça va être des emplois
15:59sur les techniciens,
15:59évidemment.
16:00Juste là, oui.
16:02Les conséquences,
16:03elles vont être en cascade
16:05à la fois sur la création,
16:06à la fois sur les voix
16:08qu'on peut justement entendre
16:09différentes
16:10et puis en même temps
16:12sur l'emploi.
16:12Et sur l'emploi,
16:14évidemment,
16:15qui est aussi une donnée
16:16qu'on retrouve
16:17dans les murs même
16:18de France Télévisions,
16:20évidemment.
16:21Justement,
16:22brimer à la fois,
16:24je suis en train de dire
16:25ce que j'avais fait.
16:26Tu es en train d'écrire,
16:27de train de dire
16:28ta propre prose.
16:29Donc, Nance,
16:29est-ce que tu es en charge
16:30du sujet maintenant ?
16:31Ce que je voulais dire,
16:32c'est qu'au journal,
16:32on parle d'économie,
16:34mais les premiers
16:35à en faire les frais,
16:35ce sont les salariés,
16:36les travailleurs.
16:38Hier,
16:39Sophie Taillé-Pollian,
16:40députée écologiste
16:42et sociale
16:43du Val-de-Marc,
16:45est l'une des seules,
16:46si je ne me trompe pas,
16:48qui en gros
16:49a exprimé son inquiétude
16:52face à l'avenir
16:53incertain
16:54des salariés
16:54de France Télévisions.
16:56Elle disait,
16:57je ne peux pas
16:58de mes notes,
16:59elle disait,
16:59face à ce budget,
17:00à la mise en œuvre
17:01des démissions
17:02que vous confie la loi
17:03et des moyens
17:04insuffisants
17:05alloués
17:05à France Télévisions,
17:07les conditions
17:08de travail se dégradent.
17:09Comment sortir
17:10de ce triangle mortifère
17:11qui tombe souvent
17:12sur les salariés ?
17:13Et c'est vrai,
17:13ce sont toujours
17:14les salariés
17:15de France Télévisions
17:16qui vont en payer
17:19les frais.
17:21Pour rappel,
17:28on avait écrit
17:29un papier
17:30dans l'humanité
17:31justement
17:32sur ce sujet-là,
17:34sur des célébrités
17:35du petit écran
17:36qui tiraient
17:36la sonnette d'alarme
17:38sur les conséquences
17:39des coupes budgétaires
17:41et qui pourraient
17:43vraiment impacter
17:44les travailleurs.
17:45si je ne me trompe pas,
17:46il y a eu 2%
17:49de salariés
17:50en moins déjà
17:51sur France Télévisions.
17:53C'est ce qu'elle disait
17:53bien aussi.
17:54Les effectifs
17:54ont été réduits
17:55de 2%
17:56de 2017
17:56à 2024.
17:57Les économies
17:58ont été sensibles.
18:00Alors ça,
18:01c'est pour les effectifs
18:02à l'intérieur
18:02de France Télévisions.
18:04Mais ce qu'il faut mesurer,
18:06c'est que ça va être
18:07bien plus grave
18:08que les effectifs
18:09de France Télévisions.
18:10Déjà,
18:11on demande aujourd'hui,
18:12à France Télévisions,
18:13il y a une pression
18:14sur les personnels
18:15qui est énorme.
18:17On leur demande,
18:18Adelphine Arnotte
18:18a annoncé aussi
18:19au printemps dernier
18:21qu'elle allait revoir
18:22les conventions collectives
18:23des uns et des autres
18:24dans le cadre
18:25de la fameuse holding
18:26de Rajdadati
18:26dont on ne parle plus
18:27d'ailleurs
18:27depuis 3 mois.
18:31Mais au-delà de ça,
18:34il faut voir,
18:35ce qui d'ailleurs
18:35pose d'autres questions,
18:37mais il faut voir
18:38comment est construite
18:41aujourd'hui
18:42la production
18:43de l'audiovisuel public,
18:44c'est-à-dire avec
18:44beaucoup de boîtes
18:47de production extérieures.
18:48C'est des lois
18:49qui datent de la fin
18:50des années 80,
18:51si je m'y souviens bien,
18:52qui ont fait ça,
18:53qui font qu'il y a
18:53très peu de choses
18:54qui sont aujourd'hui
18:55produites en interne.
18:58Et on peut le regretter
18:59puisque d'ailleurs,
19:00par exemple,
19:01la fiction,
19:02la France Télévisions
19:03perd les droits
19:04au bout de quelques passages,
19:06au bout de quelques...
19:07Donc effectivement,
19:08il y a sans doute
19:09des choses à revoir
19:09au moment où
19:11tout est plateformisé
19:13pour...
19:15Comment dirais-je ?
19:17Au moment où
19:18les contenus
19:19sont sur les plateformes
19:20pour qu'elle garde
19:21les droits
19:21plus longtemps
19:22de production
19:23qu'elle a elle-même
19:24financée.
19:24Mais la production
19:25aujourd'hui,
19:26elle est éparpillée
19:28et il y a des boîtes
19:30qui vont...
19:30Avec une commande
19:32qui est moindre,
19:32il y a des boîtes
19:33qui vont mourir
19:33et encore une fois,
19:34ou qui vont être
19:35mises en grande difficulté,
19:37ça va avoir
19:39sur la création
19:41au sens large
19:42des conséquences
19:45directes.
19:46Il faut mesurer
19:48et c'est pour ça
19:48que ces 110 personnalités
19:49dont Cécile Bois
19:51qui a fait
19:51Candice Renoir
19:52mais donc Corinne Mazirot
19:53dont beaucoup de comédiens
19:55en fait
19:55de l'audiovisuel public
19:57avaient publié
19:58cette tribune
19:59donc c'était
19:59il y a un mois et demi
20:00en fait je crois
20:01dans le Parouest
20:03au mois d'octobre,
20:03quand t'es un octobre
20:04ton papier
20:07qui ont appelé
20:09justement
20:10à réagir
20:14en fait
20:14à réagir à ça.
20:16Après encore une fois
20:16je crains
20:18vraiment
20:19que
20:20l'audiovisuel public
20:21ne soit pas
20:22une priorité
20:23du gouvernement
20:24en place
20:24on rappelle
20:25les propos
20:25d'Emmanuel Macron
20:27sur la honte
20:27de la République
20:28lors de son premier mandat
20:29je le rappelle à chaque fois
20:30mais voilà
20:31qui disent aussi
20:33beaucoup de la situation
20:34où on arrive là
20:35c'est-à-dire que
20:35de coups de rabot
20:37en coup de massue
20:39en coup dans le dos
20:41on se retrouve aujourd'hui
20:43dans une situation
20:44où l'audiovisuel public
20:46se retrouve fragilisé
20:48par ceux-là même
20:50c'est-à-dire
20:51la représentation nationale
20:53qui devrait la protéger
20:54puisque l'État
20:55est actionnaire
20:56l'actionnaire principale
20:59de l'audiovisuel public
20:59et donc c'est eux
21:00qui devraient protéger
21:01c'est eux
21:02qui devraient protéger
21:02ces missions
21:03et on se retrouve
21:04avec des gens
21:04qui aujourd'hui
21:05sont en train
21:05de lui planter
21:06des couteaux dans le dos
21:07de ce qui fait
21:08l'honneur
21:10de notre pays
21:11et encore une fois
21:12il ne s'agit pas
21:12de dire que
21:13rien n'est critiquable
21:14dans l'audiovisuel public
21:15nous-mêmes
21:16avons la dent
21:17très dure
21:18sur beaucoup de choses
21:19toutes les semaines
21:20dans l'audiovisuel
21:21dans l'audiovisuel public
21:22que ce soit la télévision
21:23ou que ce soit
21:24la radio d'ailleurs
21:25on a dit beaucoup de choses
21:27sur France Inter
21:27depuis quelques mois
21:29enfin depuis l'arrivée
21:31d'Adèle Van Riet
21:31à la tête de la station
21:34voilà
21:35il n'est pas question
21:35de ne pas dire
21:36que l'audiovisuel public
21:37mais enfin quand même
21:39regardons
21:40regardons les équilibres
21:41et regardons
21:42ce que les économies
21:44à la radio publique
21:46comme à la télévision publique
21:47font à cet audiovisuel public
21:49c'est à dire qu'en fait
21:49c'est une baisse de qualité
21:51c'est une baisse
21:53de reportage
21:54on le voit sur Radio France
21:56de façon très nette
21:57c'est une baisse
21:58de l'investigation
22:00c'est une baisse
22:01de la création
22:02et donc en fait
22:03c'est Guillaume Meurisse
22:04qui disait ça
22:05dans une interview
22:06qu'il a fait
22:06dans le journal
22:07de lundi
22:08il disait
22:09mais quand on veut tuer
22:10l'audiovisuel public
22:12ou quand on veut tuer
22:13un service public
22:13en fait on ne lui donne pas
22:14les moyens de fonctionner
22:15mais c'est une réalité
22:16c'est ce qu'ils sont en train de faire
22:17ils sont en train
22:19de ne pas donner
22:20les moyens de fonctionner
22:20et après de dire
22:21oh mais regardez
22:22vous ne fonctionnez pas
22:22ça va
22:23c'est pas comme si
22:24avec d'autres secteurs
22:27économiques
22:27on n'avait pas déjà
22:29connu cette petite musique
22:30c'est pas comme si
22:31c'était très très voyant
22:33voilà quoi
22:34c'est pas
22:48c'est pas
22:49ça va être mieux fait
22:50je pense que les choses
22:51sont toujours ouvertes
22:52mais en tout cas
22:53il faut absolument
22:55arrêter
22:55avec l'idée
22:56que le service public
22:58serait vendu
23:00à la gauche
23:01moi ça me fait rire
23:02quand même
23:02quand je sais pas
23:03entre Nathalie Saint-Cricq
23:04et Dominique Seux
23:06je sais pas
23:09certains JT
23:10certaines émissions
23:12c'est bon quoi
23:14on va arrêter la blague
23:16on parle du traitement
23:18des manifs
23:20pour les retraites
23:21des violences policières
23:22c'était sur le service public
23:23voilà quoi
23:24pour Bloquons-Tout
23:25je me rachète
23:26je t'appelle bien
23:26en fait
23:27au lieu de parler
23:28de
23:29enfin
23:31la présentatrice
23:32et le reportage
23:34évoquaient
23:34effectivement
23:35les combats
23:37et les luttes
23:38des militants
23:38lors de Bloquons-Tout
23:41mais
23:42ça a été rapidement expédié
23:43au profit
23:44de
23:45de comment
23:46les
23:47des violences
23:48des violences
23:49subies
23:50par les
23:51les policiers
23:52et pas des violences policières
23:53il ne faut pas
23:53se tromper
23:54et après je crois
23:56si je me souviens bien
23:57parce que ça remonte un petit peu
23:58il y a eu un
23:59un mini reportage
24:00sur les drones
24:01oui oui
24:02et la voix
24:04des militants
24:05la voix des militants
24:06la voix des gens
24:07qui peuvent plus aller en manif
24:10sans être
24:12inquiétés
24:13par
24:14ou la police
24:15ou des éléments
24:17à l'intérieur des manifestations
24:18etc
24:19qui sont des bornis
24:20et compagnie
24:20on l'entend
24:21on l'entend pas
24:22ou peu
24:23voilà
24:24tu as toujours l'impression
24:25que ces manifestants
24:26qui mettent le truc
24:27qui mettent le pays
24:28à feu et à sang
24:29c'est quand même un peu
24:30c'est quand même
24:31voilà
24:31alors que si les gens manifestent
24:32à la base
24:33c'est qu'il y a un problème
24:34qui ne vient pas
24:34voilà
24:35qui ne vient pas
24:36du fait qu'ils manifestent
24:37mais qui vient
24:38d'une politique
24:39et quand les mouvements
24:41d'ampleur se succèdent
24:43comme ils se sont succédés
24:44depuis le premier mandat
24:46de Macron
24:48voilà
24:48effectivement
24:49on peut
24:50encore une fois
24:51le contenu est critiquable
24:52et il faut le
24:53il faut le critiquer
24:54de toute façon
24:55moi je crois à la critique
24:56pas la critique pour critiquer
24:57mais la critique
24:58pour
24:58pour qu'on avance
25:00tous ensemble
25:01en fait quoi
25:01et encore une fois
25:03j'ai pas
25:04Delphine
25:05d'Ernoth
25:05par ailleurs
25:07quelqu'un d'assez brutal
25:08dans ses modes de management
25:09etc
25:10donc j'ai pas d'affection
25:11particulière
25:11pour elle
25:12et on la dénonce
25:13d'ailleurs
25:13je vous renvoie
25:14un très bon portrait
25:15qu'avait fait d'elle
25:16dans l'Humanité Magazine
25:17Grégory Marin
25:19au mois de
25:20au mois de juin
25:21ou juillet je crois
25:22dernier
25:24mais
25:27elle dit quelque chose
25:29de façon assez répétée
25:30c'est que
25:31cette audiovisuelle publique
25:32c'est notre bien public
25:34en fait
25:34et donc c'est à nous tous
25:35de ne pas se le faire confisquer
25:37par des gens
25:38qui pensent être majoritaires
25:41dans le pays
25:41alors qu'en fait
25:43enfin ils le sont pas quoi
25:44de fait
25:45c'est parce que juste
25:46ils prennent beaucoup d'espace
25:47mais il faut arrêter
25:49de penser que
25:50qu'ils sont majoritaires
25:52dans ce pays
25:52il faut les combattre
25:53pied à pied
25:55et arrêter de
25:56de s'excuser
25:58d'être
25:59tout ce qu'ils aiment pas
25:59le bouquisme
26:01tout ça etc
26:01et qui
26:03qui dénoncent
26:04alors qu'en vérité
26:05c'est faire quoi ?
26:07c'est protéger
26:07les droits humains
26:08c'est ça ?
26:08c'est ça ouais
26:09oh bah dis donc
26:09mon dieu
26:10quelle horreur
26:10voilà
26:12je ne trouve plus
26:13l'article
26:13mais tant pis
26:15vous le retrouverez
26:16sur le site
26:17sur le
26:18bah si c'est celui-là
26:19c'est ça
26:19où jusqu'où va l'ambition
26:21de Delphine Ernotte
26:22la cosquilleuse
26:24qui a gardé son cosquilleuse
26:26voilà
26:27papier du 20 juin 2025
26:29par Grégory Marin
26:31voilà
26:40Grégory Marin

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