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  • il y a 2 jours
La commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public, c'est déjà 39 personnes auditionnées, près de 30 heures de retransmission et beaucoup d'incidents. Alors que les travaux reprennent ce mardi 20 janvier, après une suspension, et que de nouvelles règles censées apaiser les débats ont été établies, "Le Nouvel Obs" vous fait un résumé en mode zapping de ce qu'il ne fallait pas rater du premier mois de réunions.

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Transcription
00:00Ici, ce n'est pas le lieu où on insulte les salariés du service public.
00:03Laissez-moi le texte de ma réponse quand même.
00:06On n'est pas dans un procès contre les journalistes qui ont le droit aujourd'hui de dire ce qu'ils pensent et de faire leur travail.
00:12La commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public,
00:17c'est déjà 39 personnes auditionnées, près de 30 heures de retransmission et beaucoup d'incidents.
00:23Voici ce qu'il ne fallait pas rater du premier mois de réunion en mode zapping.
00:27On est de moins en moins dans une commission d'enquête, mais dans un tribunal avec des procureurs
00:32qui ne veulent pas réformer, mais tuer le service public.
00:37Calomnier, calomnier, calomnier encore, il en restera toujours quelque chose.
00:41On a une Sophia Aram, ça fait 20 ans qu'elle raconte des dingueries, elle a un humour raciste.
00:45Est-ce que c'est davantage cohérent avec la ligne éditoriale ?
00:48Madame Soudé, s'il vous plaît, sinon je vous coupe le micro.
00:50Ici, ce n'est pas le lieu où on insulte les salariés du service public de raciste, d'homophobe, de ce que vous voulez.
00:55D'accord ? Vous mesurez votre propos.
00:56On a une Sophia Aram qui...
00:57On n'a pas une Sophia Aram.
00:58Madame Soudé, je vais arrêter, je vais enlever le micro.
01:01Vous faites attention à la manière dont vous parlez.
01:02On a une Sophia Aram, on est où ici ?
01:04On est dans une cour d'école, on est dans une assemblée générale de la France insoumise,
01:07on ne parle pas des gens en disant « on a une Sophia Aram ».
01:10Mais vous vous rendez compte, Madame Soudé, vous vous rendez compte de ce que vous venez de dire ?
01:12On a une Sophia Aram ?
01:14C'est comme ça qu'on parle de citoyen français ?
01:16On a une Sophia Aram ?
01:17Qu'est-ce que ça signifie ?
01:18C'est une sous-citoyenne ?
01:19Prenez une tisage, vous êtes méprisant.
01:21C'est ce qui me qualifie d'ailleurs, c'est ce qui me caractérise.
01:25Oui, oui, oui, il y a l'extrême droite qui rigole à l'autre côté, là ça va.
01:27Bon alors, donc je disais que...
01:29Madame Soudé, quelle est votre question ?
01:32Sinon je passe au groupe de...
01:32Quelle est votre question ?
01:33Allez au bout de votre question, Madame Soudé.
01:36Allez au bout de votre question.
01:36C'est de dire qu'à un moment donné...
01:37Allez au bout de votre question, sinon on va passer au député suivant, au groupe politique.
01:40Allez au bout de votre question, s'il vous plaît.
01:41C'est un peu compliqué dans ces conditions.
01:42Monsieur Cohen, vous semblez vous émouvoir qu'on puisse évoquer certaines affaires judiciaires.
01:47C'est votre droit.
01:48Le 18 juin dernier, vous receviez Rachida Dati sur le plateau de C'est à vous.
01:52Non, non, non, non, non, monsieur le rapporteur, ça suffit maintenant.
01:55Là, c'est terminé.
01:56C'est terminé, maintenant c'est terminé.
01:57Maintenant c'est terminé parce que...
01:58Non mais c'est terminé, vous allez reprendre la parole.
02:00Mais c'est terminé pour 30 secondes.
02:02Monsieur Cohen ne s'en émeut pas.
02:04La justice, vous savez en France, il y a la séparation des pouvoirs.
02:07C'est ce qui garantit l'état de droit.
02:08Il y a la justice, il y a le pouvoir exécutif et il y a le pouvoir législatif.
02:12Ici, on est dans une commission d'enquête du pouvoir législatif de l'Assemblée nationale.
02:17Monsieur le rapporteur, vous demandiez à être respecté.
02:19Il faut être respectable pour être respecté.
02:21Je crois que vous sortez vraiment de la fonction et il n'y a pas de police du langage.
02:27Je suis désolé, vous allez chercher des questions sur des questions sémantiques
02:31qui n'ont aucun rapport avec ce que doit être l'audiovisuel public.
02:35On n'est pas dans un procès contre les journalistes qui ont le droit aujourd'hui de dire ce qu'ils pensent et de faire leur travail.
02:41L'affaire dite Le Grand Cohen a fait l'objet en deux semaines sur l'antenne de CNews du 6 au 20 septembre dernier de 853 séquences.
02:50On parle là d'un échange qui, je le répète, s'inscrivait dans un cadre informel et confidentiel.
02:56Je constate hélas avec la divulgation cette semaine par Europe 1 de bribes de phrases d'une conversation privée entre Thomas Le Grand et Laurence Bloch
03:05que l'espionnage déguisé en journalisme est appelé à prospérer sur les antennes du groupe Bolloré.
03:10Les médias du groupe Bolloré dont j'estime, moi, qu'ils sont une organisation politique dotée de studios dans un but de propagande.
03:18Il s'agit de méthodes qui s'apparentent à des barbouseries.
03:22Il y a même une publication intitulée, je cite,
03:24« Top 3 des érections qui existent ».
03:27Est-ce que vous pensez que Slash était un levier intéressant ?
03:31Est-ce que vous comptez fermer définitivement cette plateforme que beaucoup qualifient d'ailleurs de WOC ?
03:36Notre offre ne peut pas se résumer à un exemple pris ici ou là.
03:42Donc oui, il y a des questions qui se posent sur la sexualité.
03:44Je ne peux pas dire autre chose.
03:45Qui n'a pas eu un ado en face de soi ?
03:47Dans son billet d'humeur du 12 septembre 2025, François Morel, que vous connaissez,
03:52a qualifié les journalistes sur France Inter de l'incorrect, je cite,
03:56« de fils de pute et d'enculé », expliquant que ces insultes lui étaient venues naturellement
04:02pour commenter la publication de la vidéo vous concernant, ainsi que M. Cohen.
04:07Devant des millions d'auditeurs avec un caractère diffamatoire et insultant profond,
04:12est-ce que vous condamnez ces propos qui ont été tenus pour vous défendre visiblement,
04:16mais qui ne vous engagent pas ? Qu'est-ce que vous en pensez ?
04:20On m'avait aussi prévenu, fais attention, dans une commission d'enquête comme ça,
04:26d'une commission parlementaire, le second degré, ce n'est pas possible.
04:30Même le premier degré et demi, ce n'est pas possible.
04:32Et donc vous voulez que je commente une... pas une insulte.
04:39Vous voulez me faire le texte en plus ?
04:41Non, laissez-moi le texte de ma réponse quand même.
04:45J'ai lu à l'occasion de la pause un tweet que vous avez publié il y a une vingtaine de minutes
04:51sur le fait que les propos tenus par M. Thomas Legrand
04:57seraient d'une extrême gravité et passibles d'un possible détournement
05:05de fonds publics à des fins électorales.
05:08J'aimerais pouvoir répondre à cette accusation qui est d'une certaine gravité.
05:11Je redis que c'est le droit le plus absolu du rapporteur de tweeter la commission d'enquête.
05:17Et je lui demande instamment, et je le fais avec fermeté,
05:21que ses équipes, si c'est elle qui tweet, ne transforment pas les propos qui ont été tenus
05:27par les personnes que nous auditionnons.
05:29Je m'alerte, M. le rapporteur, un autre tweet, mais je vous laisserai répondre.
05:31Vous indiquez que Sibyl Veil, la présidente de Radio France, ne verrait aucun problème
05:37à ce qu'un journaliste sur ses antennes qualifie le ramasse de mouvements de libération
05:41ou relaie des théories complotistes.
05:43Ce n'est pas ce que la présidente de Radio France a dit.
05:47Merci, M. le rapporteur.
05:50Vos accusations, M. le président, vos accusations sont problématiques.
05:55Mon tweet est parfaitement vrai.
05:56A aucun moment, Mme la présidente, je ne vous ai entendu dire
05:59qu'il y avait le moindre problème à ce que ce journaliste
06:03soit invité à deux reprises à 24 heures d'intervalle sur France Culture et France Inter.
06:09à l'esprit d'indépendance et au pouvoir que l'on donne aux commissions d'enquête
06:19et aux députés qui en font partie.
06:21M. le rapporteur, vous ne pouvez pas me couper la parole, M. le président,
06:27vous ne pouvez pas me couper la parole, M. le rapporteur, vous ne pouvez pas me couper la parole, M. le président,
06:31j'étais en train de répondre.
06:32Pour éviter d'autres incidents, les membres du bureau ont établi de nouvelles règles,
06:36dont la fin des réactions aux auditions en temps réel sur les réseaux sociaux.
06:39– Sous-titrage FR –
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