00:00Ici, ce n'est pas le lieu où on insulte les salariés du service public.
00:03Laissez-moi le texte de ma réponse quand même.
00:06On n'est pas dans un procès contre les journalistes qui ont le droit aujourd'hui de dire ce qu'ils pensent et de faire leur travail.
00:12La commission d'enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public,
00:17c'est déjà 39 personnes auditionnées, près de 30 heures de retransmission et beaucoup d'incidents.
00:23Voici ce qu'il ne fallait pas rater du premier mois de réunion en mode zapping.
00:27On est de moins en moins dans une commission d'enquête, mais dans un tribunal avec des procureurs
00:32qui ne veulent pas réformer, mais tuer le service public.
00:37Calomnier, calomnier, calomnier encore, il en restera toujours quelque chose.
00:41On a une Sophia Aram, ça fait 20 ans qu'elle raconte des dingueries, elle a un humour raciste.
00:45Est-ce que c'est davantage cohérent avec la ligne éditoriale ?
00:48Madame Soudé, s'il vous plaît, sinon je vous coupe le micro.
00:50Ici, ce n'est pas le lieu où on insulte les salariés du service public de raciste, d'homophobe, de ce que vous voulez.
00:55D'accord ? Vous mesurez votre propos.
00:56On a une Sophia Aram qui...
00:57On n'a pas une Sophia Aram.
00:58Madame Soudé, je vais arrêter, je vais enlever le micro.
01:01Vous faites attention à la manière dont vous parlez.
01:02On a une Sophia Aram, on est où ici ?
01:04On est dans une cour d'école, on est dans une assemblée générale de la France insoumise,
01:07on ne parle pas des gens en disant « on a une Sophia Aram ».
01:10Mais vous vous rendez compte, Madame Soudé, vous vous rendez compte de ce que vous venez de dire ?
01:12On a une Sophia Aram ?
01:14C'est comme ça qu'on parle de citoyen français ?
01:16On a une Sophia Aram ?
01:17Qu'est-ce que ça signifie ?
01:18C'est une sous-citoyenne ?
01:19Prenez une tisage, vous êtes méprisant.
01:21C'est ce qui me qualifie d'ailleurs, c'est ce qui me caractérise.
01:25Oui, oui, oui, il y a l'extrême droite qui rigole à l'autre côté, là ça va.
01:27Bon alors, donc je disais que...
01:29Madame Soudé, quelle est votre question ?
01:32Sinon je passe au groupe de...
01:32Quelle est votre question ?
01:33Allez au bout de votre question, Madame Soudé.
01:36Allez au bout de votre question.
01:36C'est de dire qu'à un moment donné...
01:37Allez au bout de votre question, sinon on va passer au député suivant, au groupe politique.
01:40Allez au bout de votre question, s'il vous plaît.
01:41C'est un peu compliqué dans ces conditions.
01:42Monsieur Cohen, vous semblez vous émouvoir qu'on puisse évoquer certaines affaires judiciaires.
01:47C'est votre droit.
01:48Le 18 juin dernier, vous receviez Rachida Dati sur le plateau de C'est à vous.
01:52Non, non, non, non, non, monsieur le rapporteur, ça suffit maintenant.
01:55Là, c'est terminé.
01:56C'est terminé, maintenant c'est terminé.
01:57Maintenant c'est terminé parce que...
01:58Non mais c'est terminé, vous allez reprendre la parole.
02:00Mais c'est terminé pour 30 secondes.
02:02Monsieur Cohen ne s'en émeut pas.
02:04La justice, vous savez en France, il y a la séparation des pouvoirs.
02:07C'est ce qui garantit l'état de droit.
02:08Il y a la justice, il y a le pouvoir exécutif et il y a le pouvoir législatif.
02:12Ici, on est dans une commission d'enquête du pouvoir législatif de l'Assemblée nationale.
02:17Monsieur le rapporteur, vous demandiez à être respecté.
02:19Il faut être respectable pour être respecté.
02:21Je crois que vous sortez vraiment de la fonction et il n'y a pas de police du langage.
02:27Je suis désolé, vous allez chercher des questions sur des questions sémantiques
02:31qui n'ont aucun rapport avec ce que doit être l'audiovisuel public.
02:35On n'est pas dans un procès contre les journalistes qui ont le droit aujourd'hui de dire ce qu'ils pensent et de faire leur travail.
02:41L'affaire dite Le Grand Cohen a fait l'objet en deux semaines sur l'antenne de CNews du 6 au 20 septembre dernier de 853 séquences.
02:50On parle là d'un échange qui, je le répète, s'inscrivait dans un cadre informel et confidentiel.
02:56Je constate hélas avec la divulgation cette semaine par Europe 1 de bribes de phrases d'une conversation privée entre Thomas Le Grand et Laurence Bloch
03:05que l'espionnage déguisé en journalisme est appelé à prospérer sur les antennes du groupe Bolloré.
03:10Les médias du groupe Bolloré dont j'estime, moi, qu'ils sont une organisation politique dotée de studios dans un but de propagande.
03:18Il s'agit de méthodes qui s'apparentent à des barbouseries.
03:22Il y a même une publication intitulée, je cite,
03:24« Top 3 des érections qui existent ».
03:27Est-ce que vous pensez que Slash était un levier intéressant ?
03:31Est-ce que vous comptez fermer définitivement cette plateforme que beaucoup qualifient d'ailleurs de WOC ?
03:36Notre offre ne peut pas se résumer à un exemple pris ici ou là.
03:42Donc oui, il y a des questions qui se posent sur la sexualité.
03:44Je ne peux pas dire autre chose.
03:45Qui n'a pas eu un ado en face de soi ?
03:47Dans son billet d'humeur du 12 septembre 2025, François Morel, que vous connaissez,
03:52a qualifié les journalistes sur France Inter de l'incorrect, je cite,
03:56« de fils de pute et d'enculé », expliquant que ces insultes lui étaient venues naturellement
04:02pour commenter la publication de la vidéo vous concernant, ainsi que M. Cohen.
04:07Devant des millions d'auditeurs avec un caractère diffamatoire et insultant profond,
04:12est-ce que vous condamnez ces propos qui ont été tenus pour vous défendre visiblement,
04:16mais qui ne vous engagent pas ? Qu'est-ce que vous en pensez ?
04:20On m'avait aussi prévenu, fais attention, dans une commission d'enquête comme ça,
04:26d'une commission parlementaire, le second degré, ce n'est pas possible.
04:30Même le premier degré et demi, ce n'est pas possible.
04:32Et donc vous voulez que je commente une... pas une insulte.
04:39Vous voulez me faire le texte en plus ?
04:41Non, laissez-moi le texte de ma réponse quand même.
04:45J'ai lu à l'occasion de la pause un tweet que vous avez publié il y a une vingtaine de minutes
04:51sur le fait que les propos tenus par M. Thomas Legrand
04:57seraient d'une extrême gravité et passibles d'un possible détournement
05:05de fonds publics à des fins électorales.
05:08J'aimerais pouvoir répondre à cette accusation qui est d'une certaine gravité.
05:11Je redis que c'est le droit le plus absolu du rapporteur de tweeter la commission d'enquête.
05:17Et je lui demande instamment, et je le fais avec fermeté,
05:21que ses équipes, si c'est elle qui tweet, ne transforment pas les propos qui ont été tenus
05:27par les personnes que nous auditionnons.
05:29Je m'alerte, M. le rapporteur, un autre tweet, mais je vous laisserai répondre.
05:31Vous indiquez que Sibyl Veil, la présidente de Radio France, ne verrait aucun problème
05:37à ce qu'un journaliste sur ses antennes qualifie le ramasse de mouvements de libération
05:41ou relaie des théories complotistes.
05:43Ce n'est pas ce que la présidente de Radio France a dit.
05:47Merci, M. le rapporteur.
05:50Vos accusations, M. le président, vos accusations sont problématiques.
05:55Mon tweet est parfaitement vrai.
05:56A aucun moment, Mme la présidente, je ne vous ai entendu dire
05:59qu'il y avait le moindre problème à ce que ce journaliste
06:03soit invité à deux reprises à 24 heures d'intervalle sur France Culture et France Inter.
06:09à l'esprit d'indépendance et au pouvoir que l'on donne aux commissions d'enquête
06:19et aux députés qui en font partie.
06:21M. le rapporteur, vous ne pouvez pas me couper la parole, M. le président,
06:27vous ne pouvez pas me couper la parole, M. le rapporteur, vous ne pouvez pas me couper la parole, M. le président,
06:31j'étais en train de répondre.
06:32Pour éviter d'autres incidents, les membres du bureau ont établi de nouvelles règles,
06:36dont la fin des réactions aux auditions en temps réel sur les réseaux sociaux.
06:39– Sous-titrage FR –
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