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  • il y a 8 minutes
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter 

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Transcription
00:00De 16h sur CNews, bienvenue, si vous nous rejoignez, le point sur les toutes dernières actualités avec Valentin Rouillon.
00:06Valentin, bonjour.
00:07Bonjour Olivier et bonjour à tous.
00:09Deux gendarmes du GIGN grièvement blessés par balle lors d'une opération de police hier soir aux Abîmes en Guadeloupe.
00:17Information communiquée par le ministre de l'Intérieur dans un message sur X.
00:20L'un des gendarmes est touché à un bras et l'autre a une jambe avec le fémur probablement cassé,
00:25selon une source proche du dossier.
00:27Et quatre suspects ont été interpellés, selon Laurent Nunez.
00:30Le pape Léon XIV va être opéré d'un nodule au poumon dans les prochains jours.
00:34Le souverain pontife de 71 ans annonce que cette anomalie avait été détectée à un stade très précoce et qu
00:40'elle était bien localisée sur les conseils de ses médecins.
00:43Il a décidé de la faire retirer. L'intervention devrait avoir lieu à Rome, à l'hôpital Gemelli.
00:49Son hospitalisation devrait durer une semaine.
00:51Et puis au moins 11 morts et 27 blessés dans l'accident d'un autocar en Turquie.
00:56Le véhicule de tourisme s'est renversé après avoir percuté un camion dans l'ouest du pays.
01:01Parmi les blessés, 16 sont dans un état critique et 2 en urgence vitale.
01:05Selon les premières informations, le camion aurait empiété sur la voie opposée, provoquant la collision.
01:12Bienvenue dans votre rendez-vous du dimanche, l'heure inter.
01:15Au sommaire, aujourd'hui, il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président.
01:20Voilà ce qu'affirme Donald Trump.
01:23Désormais, le mandat de Volodymyr Zelensky qui a expiré en mai 2024.
01:27Alors, changer d'homme à Kiev, est-ce la clé de la paix ?
01:30On va en parler aujourd'hui.
01:32Les Etats-Unis qui annoncent un accord surprise avec la Russie sur le diesel.
01:37Du diesel russe pour les agriculteurs, les routiers, les foyers américains.
01:41Et des sanctions suspendues jusqu'en avril 2027.
01:44Certains parlent d'un cadeau au Kremlin, d'autres du pragmatisme de Donald Trump.
01:49On va en débattre.
01:50Et puis, Bruxelles, Londres et Berlin dénoncent l'accord et promettent lundi le plus gros paquet de sanctions depuis 2022
01:57pour la Russie.
01:58Pourquoi l'Europe ? Le Royaume-Uni sont vent debout aujourd'hui contre les Etats-Unis.
02:02L'Europe, d'ailleurs, peste-t-elle encore dans les négociations ?
02:05On va décrypter tout cela avec nos invités.
02:07Pour vous accompagner ce dimanche, Caroline Galactéros, géopolitologue.
02:11Caroline, bonjour.
02:12Mais bonjour, Olivier.
02:13Régis Lesaumier nous accompagne également, mon cher Régis.
02:15Bonjour, Olivier.
02:16Grand reporter.
02:17Et Arnaud Klarsfeld, habitué de leur inter, mon cher Arnaud.
02:20Bonjour.
02:21Et pour démarrer, comme chaque dimanche dans leur inter, une pensée pour notre consoeur Xenia Fedorova.
02:27Vous le savez, Xenia qui n'est plus à l'antenne.
02:31Ce n'est pas le choix de CNews.
02:33Nous, CNews, nous faisons le choix de la liberté d'expression.
02:37On écoutera d'ailleurs ce que disait Xenia Fedorova lorsqu'elle intervenait sur l'antenne.
02:42C'est très intéressant, la lumière de cette nouvelle actualité, d'entendre le décryptage d'alors de Xenia Fedorova.
02:49Une pensée donc une nouvelle fois pour elle aujourd'hui, puisque son décryptage aurait été particulièrement intéressant.
02:56On parle d'un coup de tonnerre qui nous vient de Washington.
02:58Donald Trump l'a affirmé, il est temps désormais pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président.
03:04Alors la formule a pu être perçue comme un peu brutale, mais finalement la question de fond, elle, elle existe
03:10bien.
03:11On écoute le président américain.
03:13Je pense qu'il devrait organiser une élection.
03:16Ils auraient pu régler cette affaire plusieurs fois.
03:19Il devrait y avoir une élection.
03:20Et il ne peut pas augmenter le prix du pétrole.
03:22Il en a assez.
03:23C'est une guerre qui n'aurait jamais dû avoir lieu.
03:25L'Ukraine, la Russie, ça n'aurait jamais dû arriver.
03:28Si j'étais président, ça ne serait jamais arrivé.
03:31Mais le président Zelensky aurait pu mettre fin à cette guerre.
03:34Où il aurait pu conclure un accord plusieurs fois.
03:36Je m'y suis rendu à de nombreuses reprises.
03:38Alors plusieurs clés de laitlure, bien évidemment, pour comprendre cette posture de Donald Trump.
03:43Il l'avait déjà dit d'ailleurs, Caroline Galactéros, en décembre 2022, c'était à la BBC.
03:47Il avait réclamé déjà Donald Trump des élections en Ukraine.
03:52En réalité, pour les observateurs, au fond, ce n'est pas véritablement une surprise, cette prise de position du président
03:58américain.
03:58Non, je pense qu'il arrive un moment pour lui où il doit aussi faire quelque chose pour des questions
04:07énergétiques.
04:08Et donc, on parlera sans doute aussi du deal qui vient d'être conclu, avec la Russie toujours.
04:13Il a plongé les États-Unis, à vrai dire, les économies occidentales, dans une crise économique et énergétique lourde.
04:22Et il faut, comme le scrutin des mid-terms arrive, qu'il puisse proposer quelque chose.
04:27Alors, sur le conflit ukrainien, oui, il a toujours eu cette approche un peu plus pragmatique.
04:33Simplement, Donald Trump n'est manifestement pas le seul à décider de ce qui se passe à la Maison-Blanche
04:37et de ce que fait la Maison-Blanche.
04:39Et donc, il y a eu cette espèce de manière d'aider, de continuer à aider l'Ukraine, mais d
04:46'une manière moins visible, moins voyante,
04:48mais toujours aussi intéressante financièrement néanmoins, tout en promuvant quand même l'idée qu'il devrait y avoir.
04:55Il y a eu encore elle, il y a eu plusieurs moments où le pragmatisme américain, qui est de dire,
05:03bon, écoutez, les Européens, si vous voulez vraiment aller à la guerre, allez-y, mais nous, non.
05:07Donc, je pense que ce qui est dit là est quelque chose que l'Europe devrait entendre,
05:12parce que ça veut dire quelque chose pour elle aussi, pour sa posture complètement toujours belliciste,
05:19toujours on va continuer à aider l'Ukraine, ça n'est pas perdu, ce n'est pas fini, etc.
05:23Donc là, on revient peut-être à un moment intéressant.
05:26Alors Zelensky vient de dire, lui, qu'il était d'accord pour faire des élections si la Russie acceptait un
05:32cessez-le-feu de 60 jours.
05:33Autant dire, vu les positions du président russe, en tout cas telles qu'on les écoute et telles qu'on
05:39les lit,
05:40ainsi que celles de tous ses lieutenants, qu'on n'y est pas encore.
05:43Et il dit d'ailleurs, il y a quelques, cet après-midi, c'est aux Ukrainiens de choisir.
05:49Alors bon, ça ne veut pas dire vraiment grand-chose, on ne comprend pas ce qu'on peut en conclure
05:53de cette phrase,
05:54mais peut-être une autre clé de lecture.
05:55Pourquoi, au fond, Volodymyr Zelensky, depuis le début de cette guerre,
05:59refuse d'écouter les États-Unis par la voix de Donald Trump ?
06:03Pourquoi, au fond, il continue de frapper, même si Donald Trump lui avait dit, et on y reviendra,
06:09arrêter Kiev de frapper les raffineries russes ?
06:11Clé de lecture proposée par Xenia Fedorova, c'était en novembre dernier.
06:16Déjà, nous nous interrogeons. Écoutez.
06:19Il ne faut pas aussi oublier qu'Yelensky est un peu désespéré avec le scandale de corruption,
06:25et son nom va absolument sortir, parce que tous ses proches sont impliqués aujourd'hui.
06:31Son seule façon de rester au pouvoir, et probablement dehors des prisons,
06:36c'est de continuer cette guerre.
06:39La seule façon de rester au pouvoir, Régis Lossomier, pour Volodymyr Zelensky,
06:43aujourd'hui, c'est de poursuivre la guerre ?
06:45Disons qu'il joue une partition personnelle.
06:47L'Ukraine joue aussi une partition un peu différente de celle des Européens
06:52et un peu différente de celle des Américains.
06:55Ce qui est clair, c'est que Donald Trump, pour moi, poursuit l'esprit d'encourage,
07:00de son meeting avec Vladimir Poutine, qui s'était soldé, souvenons-en-nous,
07:08par des perspectives de développement, du point de vue du business, extrêmement importants.
07:15Il y a eu beaucoup d'échanges entre les Russes et les Américains.
07:20Tout récemment, on rappelle encore la visite de John Radcliffe, patron de la CIA à Moscou,
07:26qui avait été interprétée comme une menace des États-Unis vis-à-vis de la Russie.
07:31Visiblement, ce qui vient d'arriver nous prouve qu'il n'y avait pas de menace.
07:36Par contre, ça, ça a été vraiment... On l'a entendu.
07:40Et puis, la visite du ministre de l'économie, Sioulanov, aux États-Unis, cette fois, il y a quelques semaines.
07:48Et là aussi, les ministres de l'économie du G20 ont eu la surprise de découvrir le ministre de l
07:55'économie russe,
07:56en train de discuter avec Scott Besant, qui est le ministre de l'économie américaine, en aparté.
08:01Bref, on sentait quand même qu'il y avait des choses.
08:04Et quand je dis perspective de business, c'est-à-dire que l'obstacle, et Donald Trump le sait très
08:10bien,
08:10l'obstacle à ça, c'est la guerre en Ukraine.
08:12C'est-à-dire qu'il veut un reset de la relation américano-russe.
08:18Il l'a dit.
08:19Poutine, absolument pas hostile.
08:21Et face à ça, comment les Européens apparaissent comme des empêcheurs de tourner en rond.
08:26Et la position de Zelensky jusqu'au boutiste, parce qu'effectivement, il veut sauver sa mandature.
08:33Parce que je rappelle que depuis mai 2024, officiellement, il n'est plus président de l'Ukraine.
08:39Voilà, il aurait dû avoir des élections.
08:41Alors, cette question des élections n'est pas simplement, il faut le préciser, quelque chose, une pression américaine.
08:48Souvenez-vous, le ministre de la Défense, Mikhailo Fedorov, qui a été démis de ses fonctions par Vladimir Zelensky,
08:58bien sûr, avait fait une déclaration officielle à la télé, expliquant qu'il fallait, même s'il y avait la
09:05guerre, qu'on conduise des élections.
09:08A l'époque, Zelensky avait dit que ce n'était pas possible, que ça risquait de fracturer la société ukrainienne.
09:13Mais en tout cas, c'était un représentant de la société ukrainienne qui réclamait des élections.
09:18Et je regarde comment l'ancienne conseillère à la communication, Yulia Mandel, elle dit aussi ce genre de choses.
09:26Elle dit que Volodymyr Zelensky est devenu une sorte d'obstacle aujourd'hui.
09:30Mais Volodymyr Zelensky avait dit aussi, si je fais des élections, ça va fracturer le pays.
09:35Arnaud Klarsfeld, vous qui observez, vous êtes un fin observateur de la vie politique américaine,
09:39de Donald Trump, de sa posture à l'international.
09:43On l'a senti par le passé agacé, Donald Trump, par Volodymyr Zelensky.
09:48C'est une nouvelle fois, finalement, on le sent également agacé ces dernières heures par Volodymyr Zelensky,
09:54notamment Volodymyr Zelensky qui a refusé d'écouter les Etats-Unis et qui a continué à frapper sur les raffineries
10:00russes.
10:01Comment est-ce que vous observez tout cela ?
10:03Finalement, pourquoi maintenant, Donald Trump, lui, décide de remettre une couche, si je puis dire ?
10:08Il est exaspéré, puisque le prix du diesel monte.
10:12Il a demandé à celui qui est normalement son obligé, comme dans les Etats clients, avec la Rome antique,
10:20il leur a demandé, surtout ne frappez pas le diesel fuel, et l'autre et les autres frappent le diesel
10:28fuel.
10:28Donc, ça le rend hystérique et il frappe là où ça fait mal.
10:33Il frappe sur le fait que Zelensky n'a pas tenu des élections et que, selon les sondages que j
10:41'ai pu voir,
10:42il serait battu par Zaloujny, par Federov ou par Boudanov, qui était, je crois, le chef du renseignement, etc.
10:51Et qui est maintenant son bras droit.
10:52Ok, on peut mettre son bras droit, mais bon, il serait battu.
10:55Donc, il appuie là où ça fait mal.
10:58On verra s'il cesse le renseignement militaire donné aux Ukrainiens, avec les satellites, les Starlink, etc.
11:17C'est ce qui a été dit, rappelons-le, vous avez raison.
11:22Il ne veut pas rentrer en guerre, parce que le conflit se déroulerait sur le continent européen.
11:31Donc, pour ceux qui disent que Poutine et Hitler, les choses sont faciles, mais pour moi, Poutine n'est pas
11:37Hitler.
11:38Hitler voulait une Europe asservie au national-socialisme, faire des slaves des esclaves,
11:45avoir tout son Lebensräume à l'Est et se débarrasser des Juifs et des malades mentaux.
11:51Poutine, à tort ou à raison, mais en tous les cas en violation du droit international,
11:57veut sa zone d'influence en Ukraine.
12:01Mais enfin, les États-Unis ont aussi leur doctrine Monroe.
12:05Et je ne crois pas qu'ils veuillent envahir l'Europe de l'Ouest.
12:08Je rappelle quand même que l'URSS est tombé un peu comme un gentleman.
12:12Ils ne sont pas rentrés en guerre au moment de se dissoudre.
12:15Ils sont tombés dans la paix et dans l'humiliation au début des années 90.
12:22Donc, c'est mon opinion, mais je conçois qu'on puisse en avoir une autre.
12:27Je ne crois pas que la Russie veuille envahir l'Europe occidentale.
12:31Alors, on va continuer, on va avancer.
12:33On va parler de ces fameux accords sur le diesel, bien évidemment.
12:35Mais avant, j'ai cette question à vous poser, puisque j'ai été interpellé par l'une des déclarations de
12:39Donald Trump,
12:39qui a dit au sortir de son avion hier, eh bien, Volodymyr Zelensky a eu plein d'occasions de faire
12:46la paix, de négocier.
12:48Alors, il y a eu, il est vrai, Caroline Galactéros, plusieurs occasions, notamment à Istanbul, me semble-t-il.
12:54Mais vous allez nous éclairer peut-être à quel moment le coche a été raté.
12:59Mais le coche a été raté tout de suite après le déclenchement de la guerre,
13:03quelques jours, en fait, après le déclenchement de la guerre,
13:07où ont été entamés des pourparlers, d'abord à Minsk, puis à Istanbul,
13:11qui ont quand même donné lieu à un véritable draft d'accord
13:15qui donnait à l'Ukraine ce qu'elle n'aura jamais, jamais plus,
13:19dans le cadre d'un accord, s'il devait y en avoir un, d'une manière ou d'une autre.
13:25Zelensky était, entre guillemets, prêt, parce qu'il avait peur,
13:29parce que, voilà, parce que les troupes russes avançaient, etc.
13:33Mais elles avaient arrêté leur avance pendant toute cette négociation.
13:36Elles s'étaient même retirées des environs de Kiev.
13:38Et il n'a pas signé. Pourquoi ?
13:41Eh bien, parce qu'est arrivé, tel le fantôme de l'opéra, n'est-ce pas ?
13:47Boris Johnson, tout ébouriffé, qui est venu lui expliquer,
13:50mais attends, l'opération, c'est une opération contre la Russie.
13:55Ce n'est pas une opération pour faire la paix.
13:58Voilà. Donc, tout ça est à resituer.
14:00En fait, c'est toujours le même problème de ce conflit.
14:02C'est qu'on n'y comprend rien, parce qu'on le prend comme s'il avait débuté,
14:07from scratch, j'allais dire, tombé du ciel, en février 1922.
14:11C'est une très vieille histoire.
14:13Et il ne faut pas oublier les raisons premières pour lesquelles la Russie
14:17a fini par entrer en Ukraine,
14:20outre l'opération de reprise du Donbass,
14:22qui était plus que dans les cartons, dans les starting blocks du côté ukrainien.
14:26C'est surtout arrêter.
14:29C'est des préoccupations de sécurité très claires et très nettes
14:32et qui n'ont pas changé.
14:33C'est pour ça qu'on est loin encore d'un règlement.
14:38Préoccupations de sécurité très nettes.
14:39Arrêter l'expansion de l'OTAN.
14:41Arrêter, vraiment.
14:44Et conserver une Ukraine neutre.
14:46Bon, aujourd'hui, elle n'est évidemment plus neutre,
14:48puisqu'on s'en est servi comme d'une base avancée, si vous voulez.
14:53Et c'était déjà le cas à partir de 2014-2015, très clairement.
14:57Et les Russes ont dit stop.
14:58Parce qu'en fait, c'est très militaire tout ça.
15:01C'est ce que j'essaie d'expliquer tout le temps.
15:03C'est que c'est des considérations de temps de réaction,
15:08de riposte, si vous voulez,
15:09russes à une attaque, ce qui est, eux, leur préoccupation,
15:13une attaque en première intention,
15:16une attaque préemptive, préventive, tout ce qu'on veut,
15:20américaine, qui viserait à les empêcher de riposter,
15:23si elle devait être nucléaire.
15:25C'est ça, leur problème.
15:26Et ils l'ont dit.
15:28Et tant qu'il n'y avait rien en Ukraine,
15:30qu'il n'y avait pas de base de l'OTAN en Ukraine,
15:32qu'il n'y avait rien, que l'Ukraine était officiellement neutre,
15:35ce temps de réaction était estimé à 8 à 9 minutes,
15:39là, ils passaient, si l'Ukraine bascule,
15:42ils passent à 4 à 5.
15:43Et par exemple, il y a des missiles,
15:46mais même des missiles américains
15:47qui peuvent être placés en Europe,
15:48et qui le sont d'ailleurs,
15:50en Pologne, en Roumanie,
15:52des Tomahos, qui peuvent être très bien,
15:54qui peuvent avoir des charges conventionnelles,
15:56mais qui peuvent aussi avoir des charges nucléaires,
15:57et ça, on ne le sait pas avant qu'il arrive, le missile.
16:00Vous voyez ?
16:00Donc, le temps de réaction,
16:01c'est quelque chose de très, très important,
16:03qu'on a totalement mis, bien sûr, sous le boisseau,
16:07comme beaucoup d'autres choses.
16:08Donc, il y a eu cette première possibilité
16:10d'arrêter tout de suite les frais.
16:12Tout de suite.
16:14Donc, dès le départ, et puis après,
16:16il y a eu, on l'a bien vu,
16:18notamment, Istanbul, en 1925.
16:21Il faut, cet épisode-là,
16:23évidemment, le plus marquant,
16:25mais il y a eu, dans le début,
16:27depuis que la négociation a été,
16:30on va dire...
16:31Avorté ?
16:31Oui, enfin, au départ, porté par Donald Trump,
16:34parce que l'objectif de Donald Trump,
16:35c'était de régler, je le rappelle,
16:37c'était sa promesse électorale,
16:39la crise ukrainienne en moins de 24 heures.
16:41Bon, il ne peut pas lui reprocher
16:43de ne pas s'y être collé
16:45dès le début de son mandat,
16:46de son second mandat.
16:48Il a envoyé, donc,
16:49les fameux deux émissaires,
16:50Steve Witkoff et Jared Kushner.
16:52Je rappelle que Steve Witkoff,
16:54au début,
16:55était quand même incapable
16:56de prononcer correctement
16:57le nom des quatre blasts.
16:59Bon, c'est pas vraiment un russophone
17:02ni un spécialiste,
17:03mais c'est un agent immobilier
17:05et Trump a la confiance.
17:06Bref, ils ont tenté cet attelage.
17:09Je rappelle que, récemment,
17:11Jared Kushner a dit
17:13à un journaliste américain
17:15que si la guerre aurait pu s'arrêter
17:18il y a un an,
17:19si l'Ukraine avait concédé
17:21les territoires dans le Donbass.
17:23C'est Kushner qui le dit.
17:25Oui, bien sûr.
17:25Il en a demandé plusieurs fois.
17:27Le problème, quand on dit ça,
17:28parfois, je me dis,
17:29attendez, je dis ça,
17:30est-ce qu'on va même dire,
17:31attention, non,
17:32c'est pas un argument pro-russe,
17:33c'est un argument
17:34de Jared Kushner.
17:35Il faut quand même,
17:37voilà, et ce qu'on remarque,
17:39c'est que les Etats-Unis
17:40ont proposé un plan,
17:41vous savez, le fameux plan...
17:42Plan 25 points.
17:4328 points.
17:4428 points.
17:45Et ils ont laissé, ensuite,
17:46les Européens proposer
17:48un contre-plan.
17:49Et il y a eu confrontation
17:51des deux,
17:51ça n'a pas abouti.
17:53Souvent, il faut reconnaître,
17:54à cause du jusqu'au-boutisme
17:56de Volodymyr Zelensky,
17:57de son obstination
17:59à conserver
18:00les dernières citadelles
18:01du Donbass,
18:02de son point de vue,
18:03et moi, je vais quand même
18:04le défendre de ce point de vue-là,
18:05parce que si ces dernières
18:06citadelles du Donbass,
18:08ce que sont Sloviansk
18:09et Kramatorsk,
18:11sont cédées aux Russes,
18:12les Ukrainiens n'ont plus
18:15de ligne de protection.
18:16L'Ukraine rentre dans la zone
18:19d'influence russe,
18:19parce que les Russes
18:20peuvent avancer
18:21sans avoir de contre-fort.
18:24Jusqu'au Dnieper,
18:25il n'y a quasiment plus
18:26de possibilité
18:27d'établir des lignes de défense.
18:29Ça, c'est le point de vue ukrainien,
18:31d'où c'est la dernière ligne
18:33de défense,
18:33donc on s'y accroche.
18:34Après,
18:36est-ce que les fameuses
18:37garanties de sécurité,
18:37vous savez,
18:38on n'en parle plus
18:38de ces garanties de sécurité
18:39qui étaient,
18:40en gros,
18:41d'essayer d'appliquer
18:42à l'Ukraine,
18:43notamment par le biais
18:44de l'appui américain,
18:46une forme d'article 5
18:47qui ne dirait pas son nom.
18:48Bon,
18:49tout ça a été,
18:50on en avait
18:51des dizaines d'heures.
18:53On va y revenir,
18:54on va s'intéresser
18:55à la posture
18:56de l'Europe
18:58après la déclaration
19:00de Donald Trump
19:01et après ce fameux deal
19:02sur le diesel,
19:04un deal
19:04qui a été énoncé
19:05après plus de 90 minutes,
19:07une heure et demie
19:08au téléphone
19:08entre Vladimir Poutine,
19:11pardonnez-moi,
19:12et Donald Trump.
19:14Le trésor américain
19:16à l'issue
19:16de ce coup de téléphone
19:17suspend jusqu'au 7 avril 2027
19:19les sanctions
19:20sur le diesel russe.
19:21Conséquence pour les Etats-Unis
19:23et on va le voir
19:23à l'antenne,
19:24c'est ce qui a été annoncé
19:25Caroline Galactéros
19:26par Donald Trump,
19:27plus de 300 000 tonnes
19:28de diesel russe
19:29tout de suite,
19:30500 000 tonnes
19:31en novembre,
19:331 million de tonnes
19:34ensuite
19:35et puis
19:353 millions de tonnes.
19:37Voilà,
19:37pour la Maison-Blanche
19:38au fond,
19:38c'est du pragmatisme,
19:40protégé,
19:41en fait c'est ça
19:41qu'il faut comprendre,
19:42c'est protéger
19:42le portefeuille
19:43des Américains,
19:44on est quand même
19:45à 3 semaines
19:45des élections
19:47demi-mandat,
19:48peut-être est-ce
19:49une clé de l'étude
19:50mais pas la seule,
19:51mais peut-être
19:51pas la seule.
19:53Alors,
19:53d'abord je veux faire
19:54un tout petit point,
19:55c'est-à-dire,
19:55pourquoi est-ce que
19:56tout ça n'avance pas
19:57en dépit de la bonne volonté,
19:59des bonnes intentions
19:59de Trump,
20:00etc.
20:00quand il est revenu au pouvoir ?
20:01C'est aussi
20:02parce qu'il faut comprendre
20:03qu'aux Etats-Unis,
20:04c'est pas univoque
20:06du tout.
20:06Il y a des groupes
20:07très très puissants,
20:10je pense à la CIA,
20:11je pense à toute une partie
20:12du Pentagone,
20:13je pense à une partie
20:14du département d'État
20:15qui sont contre tout ça,
20:16qui s'imaginent
20:17que la défaite stratégique
20:18de la Russie
20:19est encore un objectif
20:22accessible.
20:22Bon,
20:23qui sont donc
20:23à la fois dans un déni
20:24et dans un auto-entretien
20:26de leur,
20:27je sais pas,
20:27de leur posture
20:29ancienne.
20:30Bon,
20:30il ne faut pas oublier
20:31de tout ça.
20:32Et voilà.
20:33Et ce que je veux dire aussi,
20:34c'est que tout ça,
20:35cette partie-là,
20:37elle a un relais énorme
20:38en Europe.
20:40Et c'est ceux-là
20:41qui sont derrière
20:43Wojnarzinski
20:43et qui ne comprennent pas,
20:45à mon avis,
20:47les enjeux,
20:48non seulement pour l'Ukraine,
20:49mais les enjeux
20:50pour l'Europe.
20:51Alors,
20:51Trump,
20:52pourquoi fait-il cela ?
20:53Pour moi,
20:54c'est là qu'il est impossible
20:55de ne pas faire
20:55un tout petit saut de puce
20:58vers ce qui se passe
20:59au Moyen-Orient.
20:59Au détroit d'Hormuz,
21:00notamment.
21:01Voilà.
21:01Parce que là,
21:02en dépit de toutes
21:04les déclarations
21:05et toutes les fanfaronnades
21:06quasi-quotidiennes
21:08trumpiennes,
21:10ça ne se passe quand même
21:10pas très très bien
21:11pour les États-Unis.
21:13Donc là,
21:14à la fois,
21:15sur le front d'Hormuz,
21:16effectivement,
21:17où les Iraniens reprennent,
21:18sont extrêmement intransigeants
21:20sur les tenants
21:22et aboutissants
21:23les prémices
21:24d'une quelconque reprise
21:26de pourparler,
21:27qui n'existe pas
21:28pour l'instant.
21:29Et deuxièmement,
21:30continuent
21:31ou recommencent
21:31à taper.
21:32Donc,
21:32ils ont toujours
21:34ce verrou,
21:34ce robinet.
21:35Ils ont laissé passer
21:36un peu,
21:37laissé faire un petit peu
21:38et puis hop,
21:39ils ont refermé
21:39il y a 8-10 jours.
21:41Voilà.
21:41Après,
21:41il y a Bab el-Mandeb
21:42avec l'outil.
21:43Et donc,
21:43il y a une pression,
21:44en fait.
21:45les prix du diesel
21:47depuis le début
21:48de la guerre en Iran
21:48ont bondi
21:49de 65%.
21:52Voilà.
21:52Donc,
21:53bien sûr,
21:53pour les États-Unis,
21:54c'est colossal,
21:55pour le transport,
21:56pour la nourriture,
21:57pour l'agriculture,
21:58pour l'industrie,
21:58pour tout.
21:59Et pour le consommateur américain
22:01qui,
22:01effectivement,
22:02d'ici quelques semaines,
22:04il y a le renouvellement
22:05du Congrès américain.
22:07Donc là,
22:07Trump ne peut pas
22:08se permettre
22:08de perdre
22:09parce que,
22:10comme Zelensky
22:10a des problèmes
22:11de corruption,
22:12comme il y en a aussi,
22:13d'ailleurs,
22:14au Moyen-Orient,
22:15ailleurs,
22:16et des poursuites
22:18et des investigations
22:19pendantes
22:21à cause de toute
22:22cette ambiance de guerre,
22:26si demain,
22:27il n'a plus les chambres,
22:29il y en a quand même
22:30qui ont envie
22:31de lui faire subir
22:32une petite procédure
22:34d'impeachment.
22:34Politique internationale
22:36qui se lie
22:36à la politique nationale
22:37américaine.
22:38On l'a bien compris.
22:39En tout cas,
22:40Donald Trump,
22:41c'est une nouvelle fois
22:42exprimé hier
22:43sur ses frappes de Kiev
22:44contre les raffineries russes
22:46puisqu'il avait déjà
22:47prévenu son homologue
22:49ukrainien
22:50arrêter de frapper
22:51ces fameuses raffineries
22:53six fois.
22:54Six fois.
22:55Et hier,
22:55c'était la dernière.
22:56Écoutez.
22:58Nous lui avons dit
22:59tu peux faire
23:00ce que tu veux
23:00à la Russie
23:01mais ne frappe pas
23:02les raffineries
23:02car cela causerait
23:04un problème mondial
23:04et il veut causer
23:06des problèmes
23:06au monde entier.
23:08Il veut causer
23:09des problèmes
23:09à nos agriculteurs,
23:10à nos éleveurs
23:11avec le gazole
23:12car la Russie
23:13fournit une grande partie
23:14du gazole
23:14dans le monde entier.
23:17Et nous lui avons dit
23:18fais ce que tu veux
23:19mais ne vise pas
23:20le gazole
23:21car ça pose
23:22un gros problème,
23:23une grave pénurie.
23:25Et qu'est-ce qu'il fait ?
23:26Il s'en prend en gazole.
23:28Il peut faire
23:28ce qu'il veut
23:29mais il ne peut pas faire ça
23:31car nous sommes confrontés
23:32à un problème mondial
23:33et ce problème
23:34est dû au manque
23:35de raffinerie de gazole.
23:37Et on va le voir
23:37en Oklarsfeld
23:38Vladimir Zelensky
23:39qui a répondu
23:41à Donald Trump
23:41en disant
23:42d'accord
23:43je ne flappe plus
23:43les raffineries russes
23:45en réponse finalement
23:47si la Russie
23:48cesse de frapper
23:49l'Ukraine sera prête
23:51à cesser des frappes
23:51contre les raffineries
23:52pétrole russe
23:52si la Russie cesse
23:53de frapper
23:54nos infrastructures énergétiques
23:55toute mesure
23:56de décès d'escalade
23:57doit être réciproque
23:58et assortie
23:58de garanties concrètes.
23:59La réponse
23:59de Volodymyr Zelensky
24:01pourquoi il n'a pas écouté
24:02le président américain
24:03au fond
24:03Volodymyr Zelensky
24:04ces dernières semaines ?
24:06Sans doute
24:07parce qu'il peut taper
24:09les usines de raffinerie
24:11qui causent du tort
24:12à la Russie
24:14qui peut moins exporter
24:15et qui doit
24:16elle-même importer
24:18même du diesel
24:20pour subvenir
24:21à ses besoins
24:23donc ça fait vraiment
24:24du mal à la Russie
24:25mais ça fait aussi
24:26du mal
24:27à celui qui lui permet
24:28en gros
24:29de continuer la guerre
24:30c'est l'Europe
24:31qui paye
24:32en majeure partie
24:33mais les armes
24:34sont quand même
24:35des armes américaines
24:36et le renseignement
24:37est quand même
24:38du renseignement américain
24:39donc c'est
24:41c'est bravache
24:42de la part de Zelensky
24:43de défier
24:45celui
24:45ou le pays
24:47qui lui permet
24:47de continuer
24:49de continuer
24:50la guerre
24:50bon on va voir
24:51comment ça va se résoudre
24:53mais
24:54l'emportement
24:55de Trump
24:56est dû
24:56en grande partie
24:57à l'exaspération
24:58on verra
24:59s'il coupe
25:00à la fois
25:01Starlink
25:02et s'il peut
25:03couper Starlink
25:03mais peut-être
25:04d'ailleurs
25:04que cela avance
25:05puisque ce dimanche
25:07après-midi
25:07nous apprenons
25:08que Donald Trump
25:09assure que la Russie
25:10et l'Ukraine
25:11ont conclu
25:12un cessez-le-feu
25:13énergétique
25:14alors voilà
25:15peut-être
25:15Caroline Galactéros
25:16que les choses
25:17sont en train
25:18d'évoluer
25:18de bouger
25:21voyons ce qui se passe
25:21Dimitri Pescoff
25:22le porte-parole
25:23du Kremlin
25:24a dit
25:24après les entretiens
25:26qui ont eu lieu
25:26entre Poutine
25:27et Trump
25:28que le président
25:30avait accueilli
25:31Simon M.
25:32Moribone
25:32avec compréhension
25:33certaines mesures
25:34de désescalade
25:35discutées
25:36c'est peut-être
25:38de ça qu'on parle
25:39mais quand même
25:40Donald Trump
25:41c'est du Trump
25:43c'est vraiment
25:44c'est complètement
25:46c'est vraiment
25:48le double
25:49le double discours
25:50permanent
25:50il explique
25:52que Zelensky
25:53ne peut plus frapper
25:54qu'on lui a demandé
25:54mais qu'il continue
25:55mais que ça fait du mal
25:57il faudrait savoir
25:58si tu ne veux pas
25:59qu'il frappe
25:59juste tu arrêtes
26:01tu arrêtes
26:02le soutien en renseignement
26:03tu arrêtes le soutien
26:04satellite
26:04ça a été évoqué
26:06précisément vendredi
26:07vendredi
26:08dans le même temps
26:09dans cette séquence
26:10ça a été évoqué
26:12vendredi
26:12il y avait une réunion
26:14à Miami
26:14il y avait une réunion
26:16à Miami
26:16entre
26:17toujours le couple
26:19Witkopf
26:19Kushner
26:20et les émissaires
26:21ukrainiens
26:22et au milieu
26:22de cette réunion
26:23Witkopf et Kushner
26:24leur ont dit
26:25écoutez
26:25c'est bon
26:26on arrête
26:26le renseignement
26:27Starlink 2
26:28voilà
26:29c'est arrivé au moment
26:30on commence à parler
26:31du diesel
26:32Donald Trump
26:33s'est énervé
26:33et paf
26:34eux ont dit
26:35ils sont allés plus loin
26:36mais ce qu'il faut voir aussi
26:38c'est que
26:40je vais dire
26:41cette confiance
26:42de Zelensky
26:43le fait qu'il continue
26:44à frapper
26:46comment ça a commencé
26:47ça ?
26:47ça a commencé par
26:49la fameuse
26:51histoire
26:52des 40 jours
26:53où
26:53aidé
26:54et mis en confiance
26:55par les européens
26:56essentiellement
26:57qui fournissent
26:58pour eux
26:59allègrement
27:00y compris nous
27:00français
27:01on va dire
27:03de l'aide
27:03à l'Ukraine
27:05Volodymyr Zelensky
27:05est allé jusqu'à envoyer
27:071600 drones
27:08dans le ciel
27:08russe
27:09donc 400
27:10sur la région de Moscou
27:11l'Ukraine n'a pas fait ça
27:12toute seule
27:13donc
27:14encouragé
27:14à frapper
27:15dans la profondeur
27:16il avait dit
27:19je me donne
27:1940 jours
27:20pour amener
27:22la Russie
27:23à la table
27:23des négociations
27:24bon
27:25qu'est-ce qu'a fait
27:25la Russie ?
27:26la Russie
27:26elle a doublé
27:27la mise
27:27sur les infrastructures
27:29ukrainiennes
27:30détruisant
27:31toutes les centrales
27:33électriques
27:33enfin une grosse partie
27:34des centrales électriques
27:35causant des dommages
27:36si vous voulez
27:36certes ça abîme
27:38le diesel russe
27:39mais c'est désastreux
27:41pour l'Ukraine
27:41en particulier
27:42alors que l'hiver arrive
27:44donc la vraie question
27:46c'est
27:47jusqu'à quand
27:48Zelensky peut-il
27:49continuer
27:49à dire
27:50je vais porter le fer
27:51à la Russie
27:52sans finalement
27:54et je citais
27:55Yuliam Handel
27:56tout à l'heure
27:57il y a beaucoup
27:58d'Ukrainiens
27:59aujourd'hui
27:59qui veulent que
28:00ça cesse
28:01alors il y a
28:02des sondages
28:05qui sont pilotés
28:06par le pouvoir
28:07mais on sait très bien
28:07comment on fait
28:08qui disent
28:09oui oui
28:09les Ukrainiens
28:10veulent continuer
28:11à se battre
28:11non
28:11les Ukrainiens
28:12ils en ont
28:13ras-le-bol
28:14de cette histoire
28:15et c'est pas
28:15simplement
28:16l'ancienne
28:17et une histoire
28:18qui est pour le moment
28:19sans issue
28:20une impasse
28:20disait Marco Rubio
28:21vous évoquiez l'Europe
28:23arrêtons-nous un instant
28:24sur l'Europe
28:24puisque Bruxelles
28:25Londres
28:26Berlin
28:26tous
28:27à l'unanimité
28:28ont condamné
28:29donc cet accord
28:29sur le diesel
28:30entre la Russie
28:31et Washington
28:33Kaja Callas
28:34la vice-présidente
28:34de la commission européenne
28:35d'ailleurs
28:36a promis
28:36pour lundi
28:38c'est-à-dire
28:39demain
28:39le plus gros
28:40paquet de sanctions
28:41depuis le début
28:43de la guerre
28:43on le voit à l'antenne
28:45on va voir
28:47ses réactions
28:47on va les décortiquer
28:48mais pourquoi
28:49l'Europe
28:50et le Royaume-Uni
28:51restent toujours
28:52vent debout
28:53notamment contre
28:53les Etats-Unis
28:54on va écouter
28:55cette analyse
28:56de Zegna Fedorova
28:57c'était en décembre
28:58dernier
28:59mais au fond
29:00peut-être
29:00qu'on pourrait dire
29:01la même chose
29:01aujourd'hui
29:02on en parle après
29:03écoutez
29:03en Russie
29:05je pense
29:05qu'on a l'habitude
29:06de la position
29:08de l'Union Européenne
29:09parce que
29:10certains dirigeants
29:11européens
29:12pas tous
29:12mais en fait
29:13la France
29:15l'Allemagne
29:15et même à l'extérieur
29:17le Royaume-Uni
29:18sont très clairs
29:19sur la position
29:20ils ont pris une partie
29:21dans cette guerre
29:22et ils soutiennent
29:23l'Ukraine
29:24et en fait
29:25c'est vu
29:26comment ils ont pris
29:29cette partie
29:29ils sont les joueurs
29:31dans ces conflits
29:33mais Emmanuel Macron
29:34il dit souvent
29:35les choses contradictoires
29:36malheureusement
29:37par exemple
29:38Der Spiegel
29:40un journal allemand
29:43qui révélé
29:45qu'en fait
29:45il y a eu
29:45des échanges
29:46Emmanuel Macron
29:47a dit
29:47que les Etats-Unis
29:48sont en train
29:48de trahir l'Ukraine
29:51et là
29:52on a entendu
29:52qu'il dit
29:53que c'est absolument
29:54important
29:54pour l'Europe
29:55de continuer
29:55à avancer
29:56avec les Etats-Unis
29:57mais la réalité
29:58est simple
30:00l'Europe
30:01s'est auto-exclu
30:02on peut dire
30:03parce qu'ils ont
30:04choisi
30:04de couper
30:05des relations
30:07les dialogues
30:08diplomatiques
30:09avec la Russie
30:10à la place
30:11de se mettre
30:11en médiateur
30:12Emmanuel Macron
30:13a décidé
30:14de continuer
30:15de faire
30:15les déclarations
30:17fortes
30:18Bruno Le Maire
30:19qui a promis
30:19mettre l'économie
30:20russe à genoux
30:21Emmanuel Macron
30:22qui appelle
30:23la Russie
30:23en ombre
30:24donc aujourd'hui
30:25pour répondre
30:25à votre question
30:27l'Europe
30:27n'est pas vue
30:28comme quelqu'un
30:30qui doit être
30:30inclue
30:31dans les négociations
30:32autour de la paix
30:32parce que pour la Russie
30:34l'Europe
30:34c'est exactement
30:35les partis
30:36qui veulent continuer
30:36la guerre
30:37alors ce qui est
30:38intéressant
30:39à la lumière
30:39de ce que disait
30:40Xenia Fedorova
30:41donc c'était
30:42en décembre dernier
30:43c'est vrai
30:44qu'Emmanuel Macron
30:44n'a pas réagi
30:45de manière officielle
30:46sur X
30:47comme l'ont fait
30:48d'autres ce dimanche
30:49après-midi
30:50d'autres dirigeants
30:51mais néanmoins
30:51Volodymyr Zelensky
30:52lui hier
30:54a fait part
30:55d'un coup de téléphone
30:56entre Emmanuel Macron
30:58et Volodymyr Zelensky
31:00où il dit
31:00merci Emmanuel
31:01pour votre soutien
31:02cela veut dire
31:03qu'au fond
31:04on connaît
31:04d'ailleurs
31:05la posture européenne
31:06la posture de la France
31:07qui n'a pas changé
31:08depuis le début
31:09du conflit
31:10il y a vraiment
31:10cette interrogation
31:11pourquoi
31:12alors qu'on parle
31:14d'impasse
31:14on est tous d'accord
31:15pour le dire
31:16aujourd'hui
31:16il n'y a pas
31:17cette volonté
31:18de négocier
31:20ouvertement
31:21cette volonté
31:22de mettre
31:22la diplomatie
31:23avant tout
31:24et au fond
31:25de continuer
31:26sur
31:28le point militaire
31:29sur la sphère militaire
31:30la posture
31:31a quand même changé
31:32parce que
31:33jusqu'à un certain temps
31:34il disait
31:35ou les dirigeants
31:36ou certains dirigeants
31:37européens
31:38disaient
31:38jusqu'à la reprise
31:40totale
31:40des territoires
31:41de 1991
31:43c'est à dire
31:44la Crimée
31:45et l'ensemble
31:46des territoires
31:47conquis
31:48par la Russie
31:50aujourd'hui
31:50le message
31:51n'est pas
31:52aussi clair
31:54ils sont
31:56sur le
31:56respect
31:57du droit
31:58international
31:59et considèrent
32:00que l'Ukraine
32:01en ayant
32:03envahi
32:03enfin la Russie
32:04en ayant
32:05envahi l'Ukraine
32:06pose un danger
32:07pour l'Europe
32:07occidentale
32:09parce que
32:10en 1939
32:11on avait un accord
32:12avec la Pologne
32:13l'Angleterre
32:14la France
32:14et l'Angleterre
32:15avaient un accord
32:17avec la Pologne
32:18et on est entré
32:19en guerre
32:19parce que la Pologne
32:21avait été
32:21conquise
32:22ou envahie
32:23par les
32:24Hitler
32:25les Allemands
32:26et on a respecté
32:27notre accord
32:29là on n'a pas d'accord
32:30donc on est en soutien
32:32à l'Ukraine
32:33en considérant
32:34que la défaite
32:35de l'Ukraine
32:38présagerait
32:38peut-être
32:39une invasion
32:40de l'Europe
32:41occidentale
32:41moi je ne le pense pas
32:43mais d'autres
32:44peuvent
32:45le penser
32:46mais encore une fois
32:47je répète ce que j'ai dit
32:48tout à l'heure
32:50la Russie
32:51ou l'Urs
32:51n'a pas envahi
32:52l'Europe
32:53de l'Ouest
32:53alors qu'elle le pouvait
32:54quand même
32:55pendant les années
32:56de guerre froide
32:58et elle est tombée
33:00relativement
33:01pacifiquement
33:02en 1991
33:04sans déclencher
33:05une troisième guerre
33:06ou 1991
33:08sans déclencher
33:09une troisième guerre
33:11mondiale
33:11mais c'est un point de vue
33:13et les chancelleries
33:16ont un autre point de vue
33:17je voulais ouvrir
33:17cette parenthèse
33:18n'y a-t-il pas aussi
33:19une certaine hypocrisie
33:20du côté de l'Europe
33:21puisque tous dénoncent
33:23cet accord sur le pétrole
33:24entre la Russie
33:25et les Etats-Unis
33:25et me semble-t-il
33:26la France
33:27est qu'un porte
33:28du pétrole
33:28du gaz
33:29c'était ça ma question
33:30du gaz
33:30n'y qu'est-file
33:31l'Europe
33:34tout ça est confirmé
33:36parce que je voyais ça
33:37la France est le premier
33:38point d'entrée du gaz
33:39liquéfié russe
33:40pour l'Europe
33:41c'est la réalité
33:42mais bien sûr
33:43c'est la réalité
33:44et elle en a
33:46beaucoup importé
33:46me semble-t-il
33:47en 2025
33:48en 2026
33:49je ne connais pas
33:49les chiffres
33:50pour cette année
33:51bien sûr
33:5241%
33:53j'ai les chiffres
33:54vous voyez
33:54des importations européennes
33:55de génial russes
33:56au premier trimestre
33:562026
33:57c'est un record
33:58d'ailleurs
33:58en juillet
33:58donc
34:00on est
34:01en fait
34:01c'est l'heure
34:02de vérité
34:03il y a un moment
34:04ça fait longtemps
34:05qu'on attend
34:06l'heure de vérité
34:07et malheureusement
34:07ça se fait au dépens
34:09des ukrainiens
34:10et du peuple ukrainien
34:11en l'espèce
34:13mais l'Europe
34:14si vous voulez
34:15elle commence
34:16à être prise
34:16en tenaille
34:17en fait
34:17entre les américains
34:19qui font
34:20cette espèce
34:21de virage pragmatique
34:22et qui comme d'habitude
34:23cherche le business
34:24aussi
34:25dans les dépouilles
34:26ukrainiennes
34:26parce qu'il y a ça aussi
34:28il y a tous les accords
34:29en négociation
34:30etc
34:30il y a BlackRock
34:32il y a tout le monde
34:32enfin
34:32tout le monde est au chevet
34:34de ce malade
34:35mais pas forcément
34:35pour l'aider
34:36surtout pour prendre
34:37les organes
34:38qu'il y a encore
34:38éventuellement à prendre
34:41la reconstruction
34:42etc
34:42parce que tant qu'il n'y a
34:43pas de reconstruction
34:43parce que tous les investissements
34:45américains qui ont été faits
34:47en amont
34:47et pendant la guerre
34:49il ne va plus rien
34:50est-ce que finalement
34:51vous diriez que
34:52l'Europe est
34:53Volodymyr Zelensky
34:54mais l'Europe n'est pas
34:55forcément l'Ukraine
34:56c'est votre point de vue
34:59moi c'est ce que je pense
35:00et je pense surtout
35:01que l'Europe est en train
35:03de se trouver
35:03dans une situation
35:04où elle ne peut rien faire
35:06de toute manière
35:07même dans sa marche
35:09martiale
35:09dans la création
35:10de cette espèce
35:11de menace
35:11d'une invasion russe
35:13de l'Europe
35:13et l'Ukraine
35:14serait la marche
35:15de la sécurité européenne
35:17etc
35:18imaginez que
35:19tout ça
35:19devienne un peu réel
35:21alors on essaie
35:22de le rendre réel
35:23par exemple là
35:23il y a les représentants
35:25du comité militaire
35:26de l'OTAN
35:27qui sont allés à Kiev
35:27pour décider
35:28quels sont les prochains
35:29pas opérationnels
35:30où on en est
35:31qu'est-ce qu'on peut
35:32encore faire
35:32etc
35:32mais la réalité
35:34elle est quand même
35:35militairement
35:36sans appel
35:37je suis désolée
35:38même si ça va lentement
35:40mais pour des raisons
35:41qui ne sont pas
35:42celles qu'on évoque
35:44généralement
35:45et là
35:45la Russie a quand même
35:46donné un coup d'accélérateur
35:47l'hiver arrive
35:49ils détruisent
35:51systématiquement
35:51et ils le disent
35:52ils l'annoncent
35:53ils le font
35:54alors là
35:54ils vont peut-être
35:55faire une pause
35:56très bien
35:56mais ils détruisent
35:58les nœuds énergétiques
35:59les nœuds d'infrastructures
36:01les nœuds ferroviaires
36:02enfin
36:03ils sont en train
36:04d'étouffer
36:05et ça
36:06oui
36:07comment
36:07les stations
36:08donc militairement
36:09les stations
36:10et sans
36:12militairement
36:13d'un point de vue
36:13purement militaire
36:15si l'Europe
36:16n'aide plus
36:17l'Ukraine
36:18si les Etats-Unis
36:19n'aide plus l'Europe
36:21et même si elle l'aide
36:21alors militairement
36:24la défaite est actée
36:25c'est ça
36:25d'ailleurs
36:26Donald Trump l'avait dit
36:27ça aussi me semble-t-il
36:28il l'avait dit
36:29récemment
36:30et Rubio l'a dit avant-hier
36:31ce qui est évident
36:34mais vous parlez
36:35de l'heure de vérité
36:36mais je pense que moi
36:37l'heure de vérité
36:39ça va être
36:40Vladimir Poutine
36:41en décembre
36:42à Miami
36:44pour le sommet du G20
36:45l'invitation a été
36:46Sylvien
36:47oui Sylvien
36:48mais il est venu
36:49à Anchorage
36:52il y aura des chances
36:53qu'il vienne
36:53et d'autant
36:54qu'il y a cet accord
36:55cet accord d'ailleurs
36:56il n'est pas très très important
36:58quand on y réfléchit
36:59cette levée de sanctions
37:00le volume
37:02d'échange
37:03de diesel russe
37:05c'est une journée
37:06de consommation
37:07du diesel russe
37:09sur le sol américain
37:10donc
37:10c'est pas grand chose
37:12maintenant
37:13c'est levée de sanctions
37:14jusqu'en avril
37:152027
37:15et c'est là
37:16où il y a vraiment
37:17une entorse
37:18à toute la
37:20je dirais
37:21la politique européenne
37:22de sanctions
37:22alors
37:22que font les européens
37:24ils ripostent en disant
37:25on va durcir les sanctions
37:26parce qu'on sait
37:27quand même que
37:28ce qui touche le plus
37:29attendez
37:30ça impactait ou pas
37:31les sanctions
37:31c'était ma prochaine question
37:32justement
37:33on est au 18ème
37:34ou 19ème
37:35paquet de sanctions
37:35mais 21ème
37:37voilà
37:37j'en avais quelques-uns
37:39en retard
37:40donc il va y en avoir
37:41un nouveau
37:41cela dit
37:42les sanctions européennes
37:44affectent plus les russes
37:45que les sanctions américaines
37:47mais néanmoins
37:49symboliquement
37:50là je crois
37:50qu'on est passé
37:51dans une autre phase
37:53je crois que là
37:54vraiment
37:54il y a un coup
37:56d'accélérateur
37:57et je recite encore
38:02Yulia Mandel
38:03l'ancienne
38:04conseillère
38:05de Zelensky
38:05qui disait
38:06à l'instant
38:06sur Twitter
38:07que les relations
38:08entre Kiev
38:10et Washington
38:11n'ont jamais été
38:12pires
38:13depuis
38:14l'indépendance
38:15ukrainienne
38:16en 1991
38:16qu'aujourd'hui
38:18avec cette déclaration
38:19donc c'est peut-être
38:20vraisemblablement
38:21un tournant
38:22c'est une conjonction
38:23de facteurs
38:24en fait
38:24là on arrive
38:25à quelque chose
38:26qui se cristallise
38:28c'est-à-dire
38:29militairement
38:29c'est dramatique
38:30sur le terrain
38:31pour les ukrainiens
38:32Trump
38:33il a une pression
38:35considérable
38:35économique
38:36financière
38:37et politique
38:37sur lui
38:38les russes
38:39ont durci
38:40leurs mains
38:41clairement
38:43sur le pays
38:46les questions
38:47d'équilibre politique
38:49en Ukraine
38:49en plus
38:50parce que
38:50quand on parlait
38:51tout à l'heure
38:52de Bouddanoff
38:53de Zaloujny
38:54de je ne sais plus
38:55quel autre
38:56Fedorov
38:57enfin bon
38:57il y en a 3 ou 4
38:58qui sont en lice
39:00ils ne sont pas
39:02en fait
39:02ce sont des gens
39:03qu'on prépare
39:04c'est des écuries
39:05il faut en trouver
39:06un autre
39:07qui à un moment donné
39:08va être celui
39:09qui aura
39:11auquel on demandera
39:13d'avoir des postures
39:14un tout petit peu
39:14plus intelligentes
39:15pour sauver
39:16ce qui reste à sauver
39:16de ce malheureux pays
39:17parce que le pari
39:19est perdu
39:20c'est déjà des gens
39:23qui ont été scrutés
39:25absolument
39:25Zaloujny
39:26il est ambassadeur
39:27à Londres
39:27c'est évidemment
39:28les anglais
39:29qui l'ont
39:29c'est leur plein
39:30Bouddanoff
39:31c'est plutôt
39:31les américains
39:32parce qu'il a été formé
39:33par la CIA
39:33il ne faut pas oublier
39:34que c'est des gens
39:35qui ont énormément
39:35de contacts
39:36depuis des décennies
39:37avec les américains
39:39donc rien n'est fait
39:41au hasard
39:41nous voyons en tout cas
39:42Arnaud Larsfeld
39:43énormément de réactions
39:44notamment sur les réseaux sociaux
39:46peut-être que vous les avez
39:47vus aussi
39:48où et je l'évoquais tout à l'heure
39:50Donald Trump
39:51était considéré
39:52comme un collabo
39:53on a
39:54c'est aussi
39:55ça me rappelait
39:56je ne sais pas si vous vous souvenez
39:57de Claude Malure
39:58c'était en mars 2025
39:59qui parlait de Donald Trump
40:02comme un pétain ukrainien
40:03à la botte de Poutine
40:04de la paix des collabos
40:06Arnaud Larsfeld
40:07c'est toujours intéressant
40:08sur ce sujet là
40:09d'avoir
40:10votre point de vue
40:11vous êtes en quelque sorte
40:13avec votre famille
40:14une autorité morale
40:15il est vrai en France
40:16et en quoi c'est un contresens historique
40:18parce qu'aujourd'hui
40:19la riposte
40:19effectivement
40:20que nous entendons
40:21systématiquement
40:22c'est
40:22collabo
40:23lorsque vous essayez
40:23de comprendre
40:24les enjeux
40:26stratégiques
40:26géopolitiques
40:27diplomatiques
40:28et que vous n'allez pas
40:29dans le sens du
40:30tout
40:31pour la guerre
40:32et bien
40:33vous êtes montré du doigt
40:34systématiquement
40:35quel est votre regard
40:36sur cette question
40:38Trump n'est pas pétain
40:40ni collabo
40:41parce que bon
40:42les Etats-Unis
40:43ne sont pas conquis
40:44ni envahis
40:44ou une partie du territoire
40:46envahi
40:47américain
40:47n'est pas envahi
40:48pour les russes
40:49c'est ce que j'ai dit
40:50tout à l'heure
40:51quand on dit collabo
40:52on se réfère
40:53à la seconde guerre mondiale
40:54donc le point
40:55est de savoir
40:56si celui en face
40:58c'est à dire
40:59Poutine
40:59est Hitler
41:00c'est ce que j'ai exprimé
41:01tout à l'heure
41:01je ne pense pas
41:02que Poutine
41:03soit Hitler
41:04il ne veut pas
41:05il n'y a même pas
41:06d'idéologie
41:07à exporter
41:08sinon une idéologie
41:09conservatrice
41:11qui se marie bien
41:12avec celle de Trump
41:14mais il n'a pas
41:15d'idéologie
41:16comme les nationaux
41:17socialistes
41:17avaient une idéologie
41:18à exporter
41:19pour asservir
41:21le territoire européen
41:22ils n'ont pas même
41:24l'idéologie soviétique
41:25avec un communisme
41:27qui s'emparerait
41:28du territoire européen
41:31avec un état totalitaire
41:33bon c'est un capitalisme
41:35un peu kleptocratique
41:37mais certains
41:37qui n'aiment pas
41:38les Etats-Unis
41:39pourraient considérer
41:40aussi que les Etats-Unis
41:41sont un état capitaliste
41:43avec une forme
41:44certaine
41:45d'oligarchie financière
41:48pour ne pas dire
41:50kleptocratie
41:51donc
41:52je pense que
41:53c'est dans l'intérêt
41:54du continent européen
41:55de s'entendre
41:57avec
41:58avec la Russie
41:59en tous les cas
42:00de ne pas entrer
42:01en guerre
42:01avec la Russie
42:02et avoir des rapports
42:04plus ou moins
42:05apaisés
42:06et de ne pas
42:06faire basculer
42:08le continent européen
42:09dans une troisième guerre mondiale
42:11qui serait fatale
42:12à l'Europe
42:14et au peuple européen
42:15peuple européen
42:16qui ont connu
42:16deux guerres mondiales
42:18avec des dizaines
42:18de millions de morts
42:19des dizaines
42:21de millions de souffrances
42:22pour ceux qui sont morts
42:24et pour ceux
42:25qui ont survécu
42:26et qui pleurent
42:27leur mort
42:27donc il vaut mieux
42:28peut-être un mauvais accord
42:30qu'une guerre totale
42:32sur le continent européen
42:34il nous reste un peu plus
42:35de cinq minutes
42:35je voulais vous poser
42:36on va faire un tour de table
42:37ça passe très vite
42:38comment sortir définitivement
42:40de l'impasse
42:41on va vous entendre
42:42les uns après les autres
42:43puisque c'est Mario Rubio
42:44qui l'a dit jeudi
42:45il était à Lisbonne
42:46il ne croit pas
42:47lui
42:47à une solution militaire
42:49alors que Washington
42:50et on en parlait
42:51continue de négocier
42:52c'était notamment
42:53vendredi à Miami
42:54avec la visite
42:55vous le disiez tout à l'heure
42:56Régis
42:57des émissaires
42:57Vitkov et Kushner
42:59on va écouter
43:00Marco Rubio
43:01et puis je vous poserai
43:02la question
43:03pour clore cette émission
43:05c'est très dangereux
43:06dans le contexte
43:07de la guerre
43:07entre l'Ukraine
43:08et la Russie
43:08car cette escalade
43:09pourrait déboucher
43:10sur une campagne
43:11de sabotage
43:11dans les pays voisins
43:12membres de l'OTAN
43:13il pourrait s'agir
43:14de frappes
43:14auxquelles vous faites allusion
43:15il pourrait s'agir
43:16d'un certain nombre
43:17d'autres événements
43:18susceptibles de transformer
43:19rapidement
43:19ce qui est une guerre
43:20entre deux pays
43:21en un conflit régional
43:22beaucoup plus vaste
43:23et bien plus dangereux
43:24donc je pense
43:25et j'espère
43:26que le risque d'escalade
43:27est l'un des éléments
43:28qui amènera
43:29les deux parties
43:29à s'asseoir
43:30à la table des négociations
43:31et à se montrer disposés
43:33à trouver un accord
43:33pour mettre fin
43:34à cette guerre
43:35Caroline Galactéro
43:36je vous pose la question
43:37comment est-ce que l'on fait
43:38aujourd'hui
43:39pour sortir définitivement
43:40de l'impasse
43:41deux trois idées
43:42très simples
43:43ah bah oui
43:45alors très simple
43:46il faut d'abord
43:47que les américains
43:51fassent comprendre
43:51aux européens
43:52d'une manière
43:53assez claire
43:54ce qui va demander
43:55quand même
43:55à Marco Rubio
43:56notamment
43:56d'éclaircir
43:57ses propres positionnements
43:59parce que c'est quand même
43:59un néoconservateur
44:00pur jus lui
44:01donc voilà
44:04faire comprendre
44:05aux européens
44:06qu'ils n'ont rien
44:07à attendre
44:09d'un soutien américain
44:11si jamais
44:11ils se hasardaient
44:12à vouloir
44:13d'une manière
44:14ou d'une autre
44:14aller mettre
44:15des troupes en Ukraine
44:16parce que là
44:17ce sera
44:18un casus belli
44:19clair pour les russes
44:20et ce sera
44:21le moment
44:22du lâchage américain
44:24ou alors
44:24de l'escalade généralisée
44:26je suis entièrement d'accord
44:27avec ce qu'a dit
44:27Arnaud Klarsfeld
44:28tout à l'heure
44:29enfin là
44:30tout juste
44:30sur le fait
44:32qu'il n'est absolument pas
44:33dans l'intérêt
44:34de l'Europe
44:35d'aller
44:36de continuer
44:37cette espèce
44:37de posture belliqueuse
44:39et je pense ensuite
44:41qu'il faut avoir
44:42il faut arrêter
44:43de dire que c'est
44:44l'Ukraine
44:45qui doit décider
44:45de faire la paix
44:46ça c'est pas vrai
44:47parce que ce n'est pas
44:48l'Ukraine
44:48qui a fait la guerre
44:49toute seule
44:49non plus
44:50donc c'est là
44:51que les Américains
44:51sont très très hypocrites
44:52donc c'est quand même
44:54eux qui doivent donner
44:55à un moment donné
44:55le là
44:56et certains signaux
44:58clairs et nets
44:59et y compris
45:00aux Ukrainiens
45:01et peut-être
45:01ça passe par un nouveau
45:03la réponse de Caroline
45:05Galactéros
45:05la vôtre
45:06Régis Le Saumier
45:07comment est-ce qu'on fait
45:07pour sortir définitivement
45:09de l'impasse ?
45:09Moi je pense
45:10qu'il faut répéter
45:12sans cesse
45:12qu'il ne peut pas
45:14y avoir de guerre
45:14avec une puissance nucléaire
45:16étant nous-mêmes
45:17des puissances nucléaires
45:18c'est pas possible
45:18sinon il n'y a plus
45:19de planète
45:20à un moment
45:20et l'argument
45:22utilisé par Arnaud
45:23de dire
45:23oui
45:24en 1991
45:25les Russes
45:26n'ont pas
45:27su en chérie
45:28il n'y a pas un général
45:28qui a balancé
45:30une fusée
45:30et déclenché
45:31le feu nucléaire
45:32en 1991
45:33on était sur la chute
45:34d'un système
45:35on était sur la chute
45:37du communisme
45:37on était sur la chute
45:38de 70 ans
45:40d'expérimentation
45:41qui avait échoué
45:42et d'ailleurs
45:42en 1991
45:44l'Ukraine
45:45faisait partie
45:46de cet ensemble
45:48donc c'est pas tout à fait
45:49la même chose
45:50là en revanche
45:51si la Russie
45:52à un moment ou à un autre
45:53on imagine
45:54militairement
45:55se sent reculée
45:56elle peut très bien
45:58être
45:58donc on ne va pas
45:59se battre avec quelqu'un
46:00et c'est ce que disait Rubio
46:03laisser un conflit
46:06dégénérer
46:07régionalement
46:08etc
46:08c'est absolument
46:09très dangereux
46:10donc pour terminer
46:11pour vous répondre
46:12moi je pense
46:13qu'il faut
46:15c'est pas nécessaire
46:16de continuer
46:17à mon sens
46:18ces postures guerrières
46:19le M51
46:20on a certes
46:21un très beau missile
46:22extrêmement performant
46:23mais bon
46:24toute cette mise en scène
46:25et puis le général
46:27qui nous explique
46:28Emmanuel Macron
46:29effectivement
46:29qui a fait un essai nucléaire
46:31et le général Mandon
46:32qui nous explique
46:33qu'il faut accepter
46:34que nous perdions
46:34nos enfants
46:35etc
46:35je ne pense pas
46:36que ce soit nécessaire
46:37d'aggraver
46:37l'état d'anxiété
46:38déjà des français
46:39en leur promettant
46:41peut-être
46:42la perspective
46:43d'une guerre
46:44où ils perdraient
46:45leurs enfants
46:46et Arnaud Klarsfeld
46:46président de la république
46:48française
46:48qu'est-ce qu'il fait
46:49pour sortir définitivement
46:50de l'impasse
46:51pour arrêter cette guerre
46:53il faut faire comprendre
46:54aux ukrainiens
46:55que si jamais
46:56des territoires
46:57sont concédés
46:58aux russes
46:59et si une neutralisation
47:00de l'Ukraine
47:01c'est-à-dire
47:01une non-entrée
47:03de l'OTAN
47:05serait avalisée
47:06leur situation économique
47:08par l'aide apportée
47:10par les Etats-Unis
47:11et par l'Europe
47:12de l'Ouest
47:12à la population
47:14ukrainienne
47:14c'est-à-dire
47:15que la situation
47:17journalière
47:18quotidienne
47:19des ukrainiens
47:20se trouverait
47:21réellement améliorée
47:22économiquement
47:23et qu'ils en bénéficieraient
47:25une sorte de grand plan
47:26marchal économique
47:27qui serait donné
47:29aux ukrainiens
47:30parce que
47:30la population ukrainienne
47:32a des pensions
47:33qui sont très très
47:33les dames âgées
47:35les messieurs âgés
47:36ils ont des pensions
47:37qui sont très très basses
47:38le SMIC
47:38est très très bas
47:39donc il faudrait
47:41leur faire comprendre
47:42que leur situation économique
47:44serait extrêmement
47:48améliorée
47:48mais qu'évidemment
47:49des territoires
47:50seraient concédés
47:51c'est une appréciation
47:52qui est une appréciation
47:53personnelle
47:54mais on peut avoir
47:55une autre appréciation
47:56Merci à tous les trois
47:58Caroline Galactéros
47:58Régis Le Sonier
47:59Que de prudence
48:02Merci à tous les trois
48:03d'avoir décrypté
48:04en longueur
48:06bien évidemment
48:06mais c'était nécessaire
48:07les nouveaux rebondissements
48:08liés à la guerre
48:09entre la Russie et l'Ukraine
48:10leur inter
48:11ça revient mercredi
48:13avec Gauthier Le Barrette
48:14il faudra aussi s'intéresser
48:15à la situation Moyen-Orient
48:16puisque là c'est en train
48:17de bouger
48:18et c'est fortement inquiétant
48:19nous y reviendrons
48:20bien évidemment
48:21l'actualité continue
48:23sur ces news
48:23à très vite

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