- il y a 6 semaines
Un décryptage de l’actualité internationale présenté par Gauthier Le Bret le mercredi à 21h et par Olivier de Keranflec’h le dimanche à 16h : #LHeureInter
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00:00Bonsoir à tous, bienvenue dans l'heure inter de 100% politique avec Régis Le Saumier, avec Arnaud Clarsfeld et
00:06Sébastien Ligné
00:07et vous le savez, un siège vide depuis la rentrée, celui de Xenia Federova.
00:11Alors Xenia Federova, elle a été une nouvelle fois attaquée d'ailleurs, aujourd'hui, depuis les Nations Unies, par Jean
00:18-Noël Barraud.
00:18C'est-à-dire que d'ailleurs c'est dans un cadre un peu particulier, ça se fait même pas
00:21en France, ça se fait pas sur la matinale de France Inter
00:23comme le ministre des Affaires étrangères l'a déjà fait par le passé, non, ça se fait aux Nations Unies.
00:28Je vous propose donc d'écouter ce que disait Xenia sur la situation entre l'Ukraine et la Russie au
00:33mois de mai dernier.
00:36En fait, le fait qu'on était très proche de la résolution de ces conflits, juste après le début de
00:41ces conflits, on le sait, on en parlait,
00:44on en parlait beaucoup et souvent avec vous aussi Olivier, de Boris Johnson qui a appelé Vladimir Zelensky, qui a
00:49intervenu.
00:50Ce qui est intéressant pour moi, en tous les cas, peut-être c'est déjà sorti, mais pour moi c
00:54'était assez intéressant parce que je ne l'ai pas vu,
00:55que c'était aussi Emmanuel Macron qui a demandé à Vladimir Poutine de retirer, selon Vladimir Poutine, de troupes de
01:02Kiev, ce que Vladimir Poutine a fait.
01:04Sauf que le conflit continuait.
01:07Et donc on sait maintenant, on sait aujourd'hui que c'est l'Occident qui a décidé de prolonger ce
01:12conflit.
01:12Et je pense que c'est très important de ne pas oublier. Pourquoi ? Parce que ça explique aussi aujourd
01:20'hui pour quelles raisons l'Union européenne, l'Europe en général,
01:24continue avec ce narratif que tout va bien, que la Russie en fait est dans un échec militaire et un
01:35échec économique.
01:36Et en fait, c'est une tentative de justifier ces décisions qui étaient prises en 2022.
01:42Parce que depuis, pendant des années, en vérité, rien n'est changé. Ils n'ont pas réussi à affaiblir la
01:48Russie.
01:49La Russie continue quand même à avancer. Et quand même, aujourd'hui, il y a une grande partie de Donbass
01:54qui est sous contrôle russe.
01:56Et expliquer ça aux Européens, je pense que ça sera compliqué.
02:01Donc je pense que l'Europe s'est un peu trouvée dans les situations d'un impasse.
02:07Comment expliquer aux Européens que toutes ces années, ce n'était pas rien de tous ces argents, mais aussi les
02:13vies humaines qui étaient perdues pendant ces conflits de deux côtés.
02:17Si ce qu'on apprend, si l'accord était très proche, c'est quand même dramatique.
02:25Régis, est-ce que c'est impossible de dire aujourd'hui, en France, en étant sur le sol de France
02:28et pas en étant expulsé,
02:30et représenté par une photo, ce qu'a dit Xenia au mois de mai dernier ?
02:33Est-ce que c'est ce discours-là qui lui vaut les foudres du Quai d'Orsay et du ministère
02:37de l'Intérieur ?
02:38Ce discours-là, je l'ai rappelé pas plus tard que cette semaine à des représentants d'une chaîne concurrente
02:44qui s'appelle LCI,
02:46notamment Aurélien Duchesne, qui m'avait interpellé sur justement le fait de faire la paix.
02:52Et je lui ai rappelé qu'on aurait pu le faire en avril 2022, justement, et que Boris Johnson s
03:00'est avéré.
03:01Ce n'est pas quelque chose, ce n'est pas des complotistes, quelqu'un qui apprétend que, non, s'est
03:07avéré.
03:08Et la défense, on va dire, de ces personnes, c'est d'expliquer que, comme il y a eu Boucha,
03:15le massacre de Boucha,
03:17immédiatement le processus s'est arrêté.
03:18Mais en fait, ce n'est pas vrai du tout. À l'époque, le timing, d'abord, n'est pas
03:22bon.
03:23Et en plus, sur précisément le fait de continuer, de faire capoter cet accord qui aurait pu avoir lieu à
03:31Antalya,
03:32eh bien, à l'époque, d'ailleurs, souvenez-vous, Sergei Lavrov s'était déplacé.
03:36Donc, on était vraiment à deux doigts d'avoir un accord.
03:40Et en réalité, ce qui s'est passé, c'est que l'Occident a fait pression sur l'Ukraine.
03:44Il n'y a pas que Boris Johnson.
03:46Lui, c'est devenu le symbole de ça pour continuer la guerre et pour ne pas signer l'accord.
03:51Voilà.
03:51C'est impossible de tenir le discours qu'a tenu Xenia en mai dernier, Sébastien ?
03:55C'est ça qui lui vaut aujourd'hui de ne plus être parmi nous ?
03:57Et ce qui est le plus terrible, c'est que regardez la machine médiatique, comment elle fonctionne.
04:01C'est-à-dire que c'est toujours pareil.
04:03Les propos complotistes d'hier deviennent des vérités aujourd'hui.
04:08Regardez sur le plan ukrainien.
04:10Pendant des mois après le déclenchement du conflit,
04:12il était impossible de parler du scandale de corruption au sein de l'exécutif de Volodymyr Zelensky.
04:18Impossible.
04:19Et des hommages aux anciennes figures nazies.
04:21Évidemment.
04:22Celui qui, sur un plateau, je ne parle même pas du volet politique,
04:26mentionnait le fait qu'en effet, en Ukraine, il y avait des vraies interrogations sur une corruption d'État,
04:31vous étiez tout de suite complotistes pro-russes.
04:33Vous n'étiez pas réinvité.
04:34Vous n'étiez pas réinvité.
04:35Deux ans plus tard, vous avez pléthore d'articles dans la presse américaine,
04:38des responsables du renseignement.
04:39Et aujourd'hui, même en France, on assume de dire qu'il y a eu un scandale
04:43et qu'il y a toujours un scandale de corruption en Ukraine.
04:45On pourrait faire la même chose, au mot près, pour Nord Stream.
04:49Pendant des mois après la destruction de Nord Stream,
04:52il y avait un seul récit autorisé.
04:54C'était finalement, c'était sûrement les Russes ou une attaque tiers.
04:58Dire, mentionner le fait que peut-être l'Ukraine et ses alliés britanniques,
05:02notamment, ou Américains, étaient liés à la destruction de Nord Stream,
05:05c'était impossible à dire, vous étiez complotistes.
05:07Et c'est ce que paye aujourd'hui Xena Federova.
05:10C'est le fait qu'en effet, elle a mentionné cela.
05:12Elle n'était pas toute seule d'ailleurs.
05:14Elle a mentionné ça avant tout le monde.
05:16Et vu qu'elle avait un statut particulier, on pouvait l'expulser.
05:19Mais au fond, je peux vous dire, si Régis n'avait pas la nationalité française,
05:23sans doute que Régis Sommier aussi pourrait être menacé d'expulsion aujourd'hui.
05:26Parce que Régis Sommier, comme d'autres, a tenté d'alerter sur ce scandale-là.
05:30– Arnaud, je me souviens aussi que vous aviez alerté très en amont
05:34sur les hommages qui ont parfois été rendus aux figures nazies
05:37par le gouvernement de Volodymyr Zelensky.
05:39– Oui, j'étais le premier d'ailleurs à le rappeler en 2020.
05:43– Ah, j'en suis témoin, sur Omerta.
05:45– Bon, en 2022, dès le début de la guerre,
05:48j'ai dit qu'il était sans prendre parti même sur le conflit.
05:51Bon, tout le monde m'est tombé dessus en me disant que j'étais pro-Poutine
05:56alors que je n'étais pas allé en Russie depuis la mort de Brezhnev
06:00et que je n'étais même jamais rentré dans l'ambassade russe.
06:04Sur le fond, j'ai un petit biais pro-russe parce que ma grand-mère était russe
06:08de ce qui est aujourd'hui la Moldavie et qui était la Bissarabie à l'époque
06:14et qu'elle se sentait russe.
06:16Bon, mais je vois aussi quand même que la plupart des gens du Donbass
06:22préfèrent être dans la zone d'influence russe
06:25et qu'il aurait fallu trouver un compromis.
06:28D'abord, avant que la guerre ne se déclenche,
06:30ça c'était la responsabilité des diplomates européens
06:34qui sont surdiplômés et très intelligents.
06:37Ils auraient dû trouver un moyen pour éviter ce conflit.
06:41Poutine est responsable d'avoir envahi l'Ukraine,
06:43selon le droit international, c'est évidemment inacceptable.
06:47Mais selon la logique, c'était tout à fait prévisible
06:51parce que si l'OTAN ou l'Union européenne rentraient complètement dans l'Ukraine
06:56jusqu'au Donbass, jusqu'à la frontière russe,
06:59ça a été fini de la Russie comme une grande puissance.
07:02Donc on a plus ou moins méprisé la Russie
07:06et la Russie a fait ce qu'elle ne devait pas faire,
07:09selon le droit international,
07:11mais ce qu'elle allait faire logiquement
07:14pour garder son statut de grande puissance
07:17et aussi pour Poutine de rester au pouvoir.
07:19Maintenant, il faut trouver un compromis,
07:23faire le bonheur des Ukrainiens de l'Ouest,
07:27tout en laissant la Russie avoir sa zone d'influence
07:30ou alors le conflit peut tout à fait continuer
07:32et causer encore des dizaines de milliers, des centaines de milliers de morts.
07:36Vous savez que demain, Emmanuel Macron prend la parole à 20h
07:39et beaucoup d'observateurs s'attendent à ce qu'ils fassent peur,
07:42à ce qu'ils fassent peur sur la menace russe.
07:44C'était le sujet d'une réunion avec les chefs de parti
07:47et les candidats à la présidentielle vendredi dernier
07:49et voilà ce que disait Emmanuel Macron à la sortie de la réunion.
07:53Ces dernières semaines, la menace en particulier,
07:57la menace hybride russe à l'égard des Européens et de la France s'est intensifiée.
08:03En Ukraine, vous le savez, la guerre est chaque mois très meurtrière
08:08avec des pertes de part et d'autre qui sont considérables
08:12et avec aucun équivalent contemporain.
08:15Et vous connaissez évidemment, je n'y reviens pas,
08:18la position de la France, des Européens en soutien à l'Ukraine,
08:21sanctionnant la Russie.
08:23Mais depuis cet été, la Russie a multiplié les attaques
08:27contre les intérêts européens.
08:29Sébastien, qu'est-ce que vous attendez de demain l'allocution d'Emmanuel Macron,
08:33l'interview d'Emmanuel Macron ?
08:34Est-ce que vous pensez qu'il va, ce qu'il a déjà fait par le passé,
08:37jouer la carte de la peur ?
08:38C'est sa dernière carte à jouer en réalité.
08:41Il joue aussi, d'une certaine manière, son héritage politique.
08:44Il veut ressortir grandi de cette dernière année en fonction.
08:47Il sait que le théâtre d'opération internationale
08:49reste sa dernière corde à jouer.
08:52Moi, ce qui me choque, je vais vous dire,
08:53c'est qu'en effet, on peut reprendre l'histoire
08:55de la grande réunion secrète,
08:56enfin privilégiée à l'Elysée la semaine dernière.
08:59En effet, il a joué sur les peurs,
09:01mais il a dit beaucoup de choses à cette réunion.
09:02Et là où il y a une responsabilité médiatique,
09:04c'est que même les médias choisissent
09:06ce qu'ils ont sorti de cette réunion.
09:08Parce que lors de cette réunion,
09:09avec l'ensemble des chefs de partis
09:11et les directions des renseignements,
09:13Emmanuel Macron a assumé devant les chefs de partis
09:16que sur le terrain,
09:17la Russie et les forces ukrainiennes reculaient.
09:21Emmanuel Macron a dit ces mots.
09:23Pourquoi ça n'a été repris quasiment nulle part ?
09:26Alors qu'on a un bruit médiatique en France et en Europe
09:29depuis des mois qui consiste à nous dire
09:31que sur le terrain,
09:32l'Ukraine est en train de reprendre du terrain,
09:33vous avez le président de la République
09:35qui assume enfin qu'en effet,
09:36la situation est compliquée
09:37pour le côté ukrainien en Ukraine.
09:39Personne ne le reprend.
09:40Pourquoi ?
09:42Régis ?
09:42Est-ce que demain il va jouer la carte de la peur,
09:44Emmanuel Macron ?
09:44Je pense que oui.
09:46Je ne vais pas redire ce qui a été dit,
09:49mais c'est tout à fait exact.
09:50C'est sa dernière carte,
09:51il va la jouer à fond.
09:52Cette histoire de correction du réel,
09:55on va dire,
09:56c'est très intéressant
09:57parce qu'elle existe depuis,
09:58on va dire,
09:59depuis la période 2023,
10:01Barhmout.
10:01Vous vous souvenez de cette ville
10:03qu'on avait réputée
10:04sans aucun intérêt stratégique,
10:06mais sur laquelle les Russes,
10:08en particulier la ministre Wagner,
10:10ont infligé une défaite
10:12à l'Ukraine in fine.
10:14On nous avait expliqué
10:15que donc un,
10:16les Russes perdaient
10:16des centaines de soldats,
10:19que les Ukrainiens tenaient,
10:21mais que de toute façon,
10:22ça n'avait aucun intérêt stratégique.
10:24Et à chaque fois,
10:25il y a eu ensuite Barhmout,
10:26il y a eu Avdivka,
10:28il y a eu Souja,
10:28il y a eu Vugledar,
10:30il y a eu Konstantinovka.
10:32à chaque fois,
10:33les Russes ont grignoté
10:34et ont pris des villes.
10:35Ce qui est toujours intéressant
10:37quand on voit ce biais,
10:40c'est-à-dire que l'Ukraine,
10:41certes, résiste,
10:42l'Ukraine,
10:43il arrive que l'Ukraine
10:44reconquière des territoires,
10:46mais jamais de villes d'importance,
10:48si vous voulez.
10:49Et l'autre jour,
10:50pour aller dans le sens
10:51de ce qui vient d'être dit,
10:53Marc Rutte,
10:54vous savez,
10:54le patron de l'OTAN,
10:55a dit,
10:56l'Ukraine résiste,
10:58mais le front ne va pas
10:59dans la bonne direction.
11:01Voilà,
11:01il a dit,
11:02en gros,
11:03alors que pendant,
11:04je vous le rappelle,
11:05tout l'été,
11:05on nous a expliqué
11:06que c'était la victoire
11:07de l'Ukraine,
11:08ça y est,
11:08c'était enclenché.
11:10Je cite Patrick Saint-Paul,
11:12du grand reporter au Figaro,
11:14qui expliquait
11:15que le vent avait tourné
11:16et que Vladimir Poutine
11:17se le prenait en pleine face.
11:19Eh bien non,
11:19le vent,
11:20il n'a pas tourné,
11:21on est toujours
11:21dans une Russie
11:22qui grignote,
11:23certes,
11:23qui ne fait pas
11:24de grandes offensives,
11:25mais qui,
11:26peu à peu,
11:27pose ses pions,
11:28et les Américains
11:29l'ont très bien compris,
11:30ils savent que,
11:31tôt ou tard,
11:32les Russes finiront
11:33par reconquérir
11:34la totalité du Donbass.
11:36L'autre jour,
11:36Jared Kushner a dit
11:37que cette guerre
11:38aurait pu être arrêtée
11:40il y a un an
11:41si Volodymyr Zelensky
11:42avait accepté
11:43de céder le territoire
11:44du Donbass.
11:44Alors justement,
11:45quelques sons
11:46à vous faire écouter
11:46aux Nations Unies.
11:47On commence par Emmanuel Macron
11:48qui dit que la France
11:49continuera d'apporter
11:50un soutien sans faille
11:51à l'Ukraine.
11:53Une vie égale une vie.
11:55La paix et la sécurité
11:57sont indivisibles
11:58et tous y ont droit.
12:01En Ukraine,
12:02depuis près de 5 ans,
12:03la Russie poursuit
12:03une guerre cruelle
12:04contre les civils
12:05et occupe
12:06le territoire
12:07d'un pays souverain.
12:08La France continuera
12:10d'apporter un soutien
12:11sans faille
12:11aux aspirations légitimes
12:13du peuple ukrainien
12:14à la paix,
12:15à la sécurité
12:15et à l'avenir.
12:17Dans le même temps,
12:18elle ne ménagera
12:19aucun effort
12:19pour que s'engage
12:20au plus vite
12:21une négociation utile
12:23entre l'Ukraine
12:24et la Russie.
12:25Nous devons défendre
12:26les Ukrainiens
12:27et les défendre
12:28plus que jamais
12:29avant l'hiver
12:29qui s'annonce.
12:30Les défendre
12:31en matière d'énergie,
12:32les défendre
12:33pour avoir davantage
12:34d'intercepteurs
12:35et protéger
12:36leur population civile.
12:38Volodymyr Zelensky
12:39qui dit qu'il est prêt
12:40pour la fin de la guerre
12:41et il dit qu'il n'est pas sûr
12:43que la Russie le soit.
12:48Nous avons parlé bien sûr
12:49de la manière
12:50de mettre fin à la guerre.
12:51C'est la priorité.
12:53Nous sommes prêts
12:53et je ne suis pas sûr
12:55que la Russie soit prête
12:56aujourd'hui.
12:56Mais quoi qu'il en soit,
12:58nous avons parlé
12:59d'un cessez-le-feu
12:59dans le secteur de l'énergie.
13:01Pour nous,
13:02nous ne voulons pas
13:02entrer dans les détails.
13:03Nous sommes prêts
13:04à un cessez-le-feu énergétique.
13:06Est-ce que les bombardements
13:07vont s'arrêter
13:08sur les infrastructures énergétiques
13:09d'un côté et de l'autre ?
13:11Donald Trump
13:11est plutôt optimiste.
13:16Eh bien, je pense
13:17qu'ils vont parvenir
13:18à un accord
13:18mais je ne veux pas dire
13:19de quel accord il s'agira.
13:21Nous en parlons beaucoup,
13:22notamment avec le président Poutine
13:23et je pense que quelque chose
13:24va se passer.
13:25Mais ce sont de très bons combattants.
13:27Je pense qu'ils peuvent
13:28être fiers d'eux-mêmes.
13:29Quoi qu'il arrive,
13:30nous verrons ce qu'il se passe.
13:33Armand Klarsfeld,
13:34est-ce que vous croyez
13:34à un cessez-le-feu
13:35qu'on nous vend
13:36depuis des semaines,
13:37des mois,
13:37pour ne pas dire des années ?
13:39Non, pas tout de suite
13:40parce que Poutine
13:42veut le don base
13:43et veut aussi
13:45que l'armée ukrainienne
13:46soit rétrécie
13:47et que l'Ukraine
13:49ne rejoigne pas l'OTAN
13:51et que Zelensky
13:52n'est pas prêt encore
13:54à cette solution
13:55parce qu'il se ferait
13:58beaucoup critiqué
14:00par une partie
14:02de la population ukrainienne
14:03et par les nationalistes
14:05ukrainiens.
14:06Donc, aucun des deux
14:07belligérants
14:08ne s'est suffisamment effondré
14:10pour qu'il y ait à présent
14:12un cessez-le-feu.
14:13Ça viendra sans doute
14:14plus tard.
14:16L'Ukraine continuera
14:17à bombarder sans doute
14:18les structures
14:21industrielles en Russie
14:22et la Russie
14:23bombardera
14:25les centrales
14:26d'électricité
14:27en Ukraine
14:27pour que la population
14:29sans doute est froide
14:31et se plaigne
14:32auprès des gouvernements.
14:33On verra
14:34qui tiendra
14:36le dernier debout.
14:38Maintenant,
14:39la Russie,
14:39elle s'efforce,
14:42ça c'est vrai,
14:43le président de la République
14:44a raison,
14:45elle s'efforce
14:45de,
14:46disons,
14:49de diminuer
14:50le soutien
14:51des peuples européens
14:52à l'Ukraine.
14:54Mais l'Europe
14:56envoie des centaines
14:57de milliards de dollars
14:58en armement
15:00à l'Ukraine
15:01qui tuent
15:01des soldats russes
15:03et qui tuent aussi
15:04des civils russes.
15:07Donc c'est extrêmement compliqué.
15:08Mais là où
15:09le président de la République
15:10a tort,
15:11c'est que
15:13les opérations russes
15:14en Europe
15:15ne sont pas au niveau,
15:18disons,
15:19qu'il énonce.
15:20Il n'y a pas d'attentat.
15:21Il fait référence
15:22à l'Ebsik
15:22ou à l'aéroport allemand,
15:24au drone.
15:24Non,
15:25ça évidemment,
15:26c'est très probable
15:27que ce soit les russes.
15:28Mais il n'a pas fomenté,
15:31écoutez,
15:31il y a beaucoup
15:32d'islamistes
15:33en Russie.
15:33Il aurait pu fomenter
15:35des attentats islamistes
15:36en France.
15:37Il ne l'a pas fait.
15:38Il reste quand même
15:39dans un cadre
15:40qui est un cadre
15:43relativement raisonnable.
15:44Et même
15:44lors de la guerre froide,
15:48la Russie est restée
15:49quand même
15:50dans sa zone
15:51d'influence.
15:51Et quand la Russie
15:53est tombée,
15:54quand l'URSS
15:54est tombée,
15:55l'Union soviétique
15:56est tombée,
15:57elle est tombée
15:57comme une sorte
15:58de gentleman.
15:59Il n'y a pas eu
16:00de troisième guerre mondiale
16:01qui a été
16:04débutée.
16:05Donc,
16:05ils sont quand même
16:06rationnels
16:07et il doit y avoir
16:08des gens
16:08bien plus extrémistes
16:10que Vladimir Poutine
16:11en Russie
16:11dans le milieu politique.
16:12Il y a quand même
16:13une nouvelle donne
16:14aujourd'hui
16:14et on l'a bien vu
16:15d'ailleurs avec un tweet
16:16de Trump
16:16la semaine dernière
16:17en joignant
16:19Volodymyr Zelensky
16:20à arrêter de frapper
16:21les raffineries russes
16:23parce que là,
16:24il y a un problème
16:24de pénurie
16:25et en particulier
16:27pas simplement
16:27sur l'essence
16:28en général
16:28mais sur le raffinage
16:30du diesel.
16:31Aujourd'hui,
16:32si nous payons
16:33le diesel
16:34à des prix exorbitants,
16:35j'ai vu tout à l'heure
16:362,76
16:37sur une station,
16:39si les Etats-Unis
16:41payent le diesel
16:426,54 dollars
16:44le gallon,
16:45alors c'est beaucoup plus,
16:46ça reste avantageux
16:47aux Etats-Unis
16:47mais il ne faut pas oublier
16:48que 80%
16:49des routiers américains
16:51sont équipés au diesel
16:52donc ça veut dire
16:53qu'aux Etats-Unis,
16:55l'acheminement
16:55des marchandises
16:56est de plus en plus cher
16:58et Donald Trump
16:59expressément
16:59a demandé
17:00à Volodymyr Zelensky
17:01et Zelensky
17:02a réitéré,
17:03il a dit
17:04notre sang
17:04est plus important
17:05que l'augmentation
17:07du cours
17:08de l'essence.
17:10c'est compréhensible
17:11de son point de vue
17:11du point de vue
17:12de Donald Trump
17:13ça l'est beaucoup moins
17:14n'oublions pas
17:15que nous sommes
17:15dans une perspective
17:16de mid-term
17:17Donald Trump
17:18c'est pertinemment
17:19qu'il s'est embarqué
17:20dans l'affaire iranienne
17:21et qu'avec le blocage
17:22du B3 d'Armouse
17:23c'est là
17:24l'origine
17:25de la montée de l'essence
17:26si en plus
17:27il y a ce problème
17:28parce que la Russie
17:29c'était le gros
17:30raffineur de diesel
17:31et que la Russie
17:32va garder
17:33finalement son diesel
17:34pour elle
17:34ou l'écouler
17:35aux Chinois
17:36ou aux Indiens
17:37et bien nous
17:38on ne va plus en avoir
17:38et donc là
17:40il y a un vrai problème
17:41qu'il va falloir
17:42que ça se règle
17:43parce que ça ne peut pas
17:44durer éternellement
17:45Sébastien
17:46dans la presse américaine
17:47il y avait plein d'analyses
17:48qui expliquaient
17:49qu'autour de Donald Trump
17:50tous les experts
17:51lui expliquaient la même chose
17:52c'est que dans un contexte
17:53post-guerre en Iran
17:54post-Détroit d'Armouse
17:55il est intenable
17:57de tenir deux fronts
17:58comme celui de l'Iran
18:00et de l'Ukraine
18:01avec une question énergétique
18:02aussi centrale
18:03aujourd'hui
18:04enfin on le sait
18:05et Régis doit le savoir
18:06encore mieux que moi
18:07l'énergie a toujours été
18:08un point central
18:09dans tous les conflits
18:09et a toujours été
18:10le nerf de la guerre
18:11mais dans un monde
18:11post-Iran
18:13post-guerre en Iran
18:15le juge de paix
18:16devient les ressources énergétiques
18:17et aujourd'hui
18:18un pays
18:19survivra ou non
18:20en fonction de sa capacité énergétique
18:22et de sa capacité
18:22d'autonomie énergétique
18:24et donc
18:24Donald Trump le sait
18:25à moyen terme
18:26sans même parler
18:27des midterms
18:28et de la question politique
18:29à moyen terme
18:29ce n'est pas tenable
18:31on ne peut pas
18:31pour l'Occident
18:33tenir deux fronts
18:34en même temps
18:35en Ukraine et en Iran
18:36et vous disiez
18:37en écoutant Emmanuel Macron
18:38sur la menace russe
18:39c'est pas qu'il en fait trop
18:40sur la menace russe
18:41c'est qu'il n'en fait pas assez
18:41sur les autres
18:42bien sûr
18:42l'idée n'est pas de dire
18:43que la menace russe
18:44n'existe pas en Europe
18:45simplement
18:46on aimerait
18:47qu'Emmanuel Macron
18:48parle autant
18:48de la menace russe
18:49qu'il parle
18:50à égalité
18:52de la menace russe
18:52de la menace terroriste
18:54de la menace
18:55de l'ingérence étrangère
18:56et de toutes
18:56les menaces
18:57de toutes les ingérences étrangères
18:58pas que les ingérences russes
19:00on pourrait parler
19:00de l'ingérence économique américaine
19:02de l'ingérence culturelle américaine
19:03de l'ingérence chinoise
19:04qu'il nous parle
19:05de l'Algérie
19:05par exemple
19:06on parle d'ingérence
19:08qui nous parle
19:08de la situation migratoire
19:09si on avait
19:10un président français
19:12qui sur le sol
19:12international
19:13mais vu que l'influenceur
19:14d'Oualem
19:14il n'est pas expulsable
19:16finalement
19:16si on avait un Emmanuel Macron
19:17qui sur la scène internationale
19:20était équilibré
19:21qu'il parlait
19:22de toutes les grandes tensions
19:23qui concernent la France
19:25d'un point de vue équilibré
19:26et qu'il réservait
19:28une part égale
19:28à tous ces sujets
19:29on comprendrait
19:29le problème
19:30c'est qu'on n'entend jamais
19:31Emmanuel Macron
19:32sur l'Algérie
19:33sur la question chinoise
19:34on pourrait parler
19:35du réarmement indien
19:36on n'entend jamais
19:37donc pourquoi il se focalise
19:39uniquement sur la Russie
19:40alors vous savez aussi
19:41que quand il est à la tribune
19:41des Nations Unies
19:42c'est son discours
19:42pro-palestinien
19:43chaque année
19:44annuel
19:45absolument
19:45puisque l'année dernière
19:46il a reconnu l'état de Palestine
19:47à cette même tribune
19:49il y a pile un an
19:49voilà ce qu'il a dit hier
19:50sur la reconnaissance
19:51de la Palestine
19:52et la situation à Gaza
20:23il y a un an
20:23c'est ce spectacle
20:53qui nous fait honte
21:22Emmanuel Macron
21:23c'est ce qu'il y a un an
21:29c'est ce qu'il y a un an
21:45qui est ce qu'il y a un an
21:52sur Gaza
21:54sur Gaza
21:54mais quand il dit que le Hamas
21:56ne sévit pas
21:57ne sévit pas en Cisjordanie
22:26en fait c'est ce qu'il y a un an
22:31traduit par être actif
22:32alors que je vois
22:33là on n'avait pas la traduction
22:34on l'a entendu en français
22:35on l'a entendu en français
22:36il n'y a pas de traduction anglaise
22:37et sévir
22:38il n'y a pas besoin d'être instituteur
22:40pour savoir que sévir
22:41c'est
22:43Attila a sévi
22:45en Occident
22:46au 5ème siècle
22:49après Jésus-Christ
22:50c'est-à-dire
22:50commettre des ravages
22:52et commettre des ravages
22:53le Hamas
22:54a commis des ravages
22:56bon
22:56sur la fin de son mandat
22:58il choisit de tomber
23:00ou de finir son mandat
23:02à l'extrême gauche
23:04sur la question israélienne
23:06extrêmement hostile
23:07à Israël
23:08alors puisque vous parlez
23:09d'extrême gauche
23:09écoutez la réaction
23:10du leader insoumis
23:11Jean-Luc Mélenchon
23:12il y a le discours
23:13du président de la République française
23:15à l'ONU
23:16je le qualifierais
23:18de discours du remords
23:20puisque
23:20toutes les choses approximatives
23:23qu'il a pu dire
23:24ainsi que leur contraire
23:25dans la période précédente
23:27d'un seul coup
23:28éclater dans un moment
23:29de colère
23:30qu'on lui a vu avoir
23:30pour dire la honte
23:32du comportement
23:33du gouvernement
23:33de M. Netanyahou
23:35et on peut dire
23:36que d'une manière générale
23:37la bataille morale
23:38est entièrement
23:39et totalement perdue
23:40par le gouvernement
23:43de M. Netanyahou
23:44Régis Le Sommier
23:45qu'est-ce que vous pensez
23:45du discours d'Emmanuel Macron
23:46hier ?
23:47Non écoutez
23:48effectivement
23:48moi je vais
23:49simplement
23:51ce qui est assez
23:52même s'il y a une erreur
23:53d'interprétation
23:54il a quand même
23:55cette histoire
23:56du Hamas
23:57le Hamas
23:59a présenté
24:00il y a eu une élection
24:01partielle
24:01à Hébron
24:02dans un des endroits
24:04les plus
24:05peuplés
24:06où les candidats
24:08soutenus par le Hamas
24:09sont arrivés en tête
24:10donc le Hamas
24:11a une popularité
24:12donc c'est quand même
24:13assez étonnant
24:14qu'ils ne le sachent pas
24:14maintenant
24:15sur la question
24:16des exactions
24:17des colons
24:18en Cisjordanie
24:19contre des Palestiniens
24:21c'est une réalité
24:22les Américains
24:22ont pris
24:23des sanctions
24:23contre des leaders colons
24:25les interdisant
24:26de venir aux Etats-Unis
24:27en raison
24:28de ces exactions
24:29mais c'est quand même
24:30assez incroyable
24:31qu'un président français
24:32soit aussi peu au fait
24:34de ce qui se passe
24:35réellement
24:36et considère
24:36que la Cisjordanie
24:37est complètement
24:38exemple
24:38de toute influence
24:40du Hamas
24:40Alors vous voyez justement
24:41la présence du Hamas
24:42en Cisjordanie
24:43avec le sujet
24:43de Valentin Rouillon
24:45Pour comprendre
24:46la situation
24:47en Cisjordanie
24:48il faut revenir
24:49près de 20 ans
24:49en arrière
24:50En janvier 2006
24:51le Hamas remporte
24:52les élections législatives
24:53palestiniennes
24:54En juin 2007
24:55après des affrontements
24:56avec le FATA
24:57principal parti politique
24:58le mouvement islamiste
24:59prend le contrôle
25:00de la bande de Gaza
25:01Depuis
25:02les territoires palestiniens
25:04sont divisés
25:05le Hamas contrôle Gaza
25:06tandis que
25:07l'autorité palestinienne
25:08dominée par le FATA
25:09administre certaines parties
25:11de la Cisjordanie
25:12Cette autorité palestinienne
25:13est dirigée par
25:14Mahmoud Abbas
25:15dont les dernières
25:16présidentielles
25:17remontent à 2005
25:17et les dernières
25:19législatives à 2006
25:20Depuis
25:21aucune élection
25:22n'a eu lieu
25:22alors que son mandat
25:23n'est officiellement
25:24que de 4 ans
25:25Mais le Hamas
25:26n'est pas absent
25:27de la Cisjordanie
25:28Il n'y contrôle pas
25:29le territoire
25:30comme à Gaza
25:30mais dispose de réseaux
25:32et de combattants
25:33notamment dans le nord
25:34Exemple à Jenin
25:35on y retrouve
25:36selon les médias israéliens
25:37le djihad islamique
25:38palestinien
25:39les brigades
25:40des martyres
25:40d'Al-Aqsa
25:41et plusieurs groupes
25:42armés locaux
25:42autonomes
25:43L'autorité palestinienne
25:44combat elle-même
25:45ces groupes
25:46En décembre 2024
25:47ses forces de sécurité
25:49ont lancé une opération
25:50à Jenin
25:51contre des militants
25:52Mais combien sont-ils ?
25:54L'autorité palestinienne
25:55dispose d'environ
25:5628 000 policiers
25:57et personnels
25:58de sécurité actifs
25:59en Cisjordanie
25:59selon les données
26:002024
26:01du World Factbook
26:02En revanche
26:03aucun chiffre
26:04public fiable
26:05ne permet de comptabiliser
26:07précisément
26:08les combattants
26:08du Hamas
26:09du djihad islamique
26:10et des groupes locaux
26:11autonomes
26:13Bon
26:13il fait des fake news
26:14en fait
26:15à la tribune
26:16des Nations Unies
26:16Emmanuel Macron
26:17Sébastien Inier
26:18Il n'aura pas le label
26:18de confiance
26:19s'il continue comme ça
26:20Emmanuel Macron
26:21Il y a deux choses
26:22qui me choquent
26:23Déjà
26:23d'un point de vue
26:24purement politique
26:24on comprend la stratégie
26:25d'Emmanuel Macron
26:26Il se dit
26:27un
26:27c'est mon dernier discours
26:29très certainement
26:30à l'Assemblée Générale
26:31de l'ONU
26:31ça a quand même
26:32une importance symbolique
26:33je trouve ça curieux
26:34de terminer
26:35dix ans
26:36de présidence française
26:37par un discours
26:38comme cela
26:39et il se dit
26:40au fond
26:40il y a une place
26:41de leadership
26:42à prendre
26:42en ce moment
26:43parce que
26:43personne
26:44sur la scène internationale
26:46en tout cas européenne
26:46incarne
26:47et prend cause
26:48pour le Hamas
26:49et la cause palestinienne
26:50on a eu évidemment
26:51Pedro Sanchez
26:52en Espagne
26:52mais aujourd'hui
26:53Pedro Sanchez
26:54entre la crise migratoire
26:55à Ceuta
26:56les complications politiques
26:58liées au scandale
26:59il n'est pas vraiment
27:00il n'est pas audible
27:02donc il se dit
27:02tiens
27:03il y a un espace pour moi
27:04il me reste un an de mandat
27:05il faut que j'incarne
27:06quelque chose dans l'international
27:07donc il tente
27:08de remettre une pièce
27:09dans la machine
27:11Hamas Israël
27:12et ensuite
27:12il y a une phrase
27:13moi pardon
27:14qui me choque
27:15ou qui m'interroge
27:15c'est quand il dit
27:17quelle est notre crédibilité
27:20si nous continuons
27:21de rester inactifs
27:22à Gaza
27:22et là pour moi
27:23il y a un manque de courage
27:24parce que
27:25qu'est-ce que ça veut dire
27:25cette phrase
27:26que veut faire Emmanuel Macron
27:28que veut faire Emmanuel Macron
27:29si on poursuit
27:30il dit
27:30on manque de crédibilité
27:31si on reste inactif
27:32donc Emmanuel Macron
27:33va être actif
27:34dans ce conflit là
27:35qu'est-ce qu'il va faire ?
27:35Je rappelle la coalition internationale
27:37contre le Hamas
27:37au lendemain du 7 octobre
27:38qui n'a jamais vu le jour
27:39Que va faire Emmanuel Macron ?
27:40Il a déjà reconnu
27:42la Palestine
27:43ça lui vaut d'ailleurs
27:44personne n'en parle
27:45d'être interdit
27:46de séjour en Israël
27:47depuis un an
27:48un président français
27:49est interdit de séjour
27:50en Israël
27:51ça ne choque personne
27:52ça devrait nous alerter tous
27:53on parle d'une relation
27:55fraternelle entre deux pays
27:56pendant plus de 50 ans
27:57et vous avez une personne
27:58qui a réussi à détruire ça
27:59et ensuite qu'est-ce qu'il va faire ?
28:00Il va alerter
28:01il va sanctionner économiquement
28:03diplomatiquement
28:04militairement Israël
28:05c'est ça
28:06ce qu'il tente d'expliquer
28:08derrière le fait
28:08qu'il ne faut pas rester inactif
28:10qu'est-ce que ça veut dire ?
28:11C'est-à-dire qu'il faut prendre
28:11parti ouvertement
28:13pour le Hamas
28:14contre Israël
28:15Mais surtout dans son discours
28:16il aurait pu
28:16quand même pointer du poids
28:19contre le Hamas
28:20pour Israël
28:20oui
28:20contre le Hamas
28:21Non il dit
28:23on ne peut pas rester inactif
28:25à ce qui se passe
28:25à Gaza
28:26et donc contre Israël
28:27donc qu'est-ce qu'il veut faire de plus ?
28:29Il veut prendre clairement parti
28:30pour le camp du Hamas
28:31face à Israël
28:31si je poursuis sa logique ?
28:33Il vous répondrait pour les palestiniens
28:35évidemment
28:35pas pour le Hamas
28:36jamais
28:36pas pour les terroristes
28:38Surtout dans le discours
28:39face à la situation
28:41humanitaire à Gaza
28:43il pourrait quand même
28:43pointer la responsabilité
28:45du Hamas
28:46dans le déclenchement
28:47un du conflit
28:48et deux
28:49dans le fait
28:50que le Hamas
28:50n'a toujours pas désarmé
28:51il aurait pu dire
28:52il aurait pu s'adresser
28:53au Hamas
28:54en disant
28:54écoutez
28:56prenez soin
28:57de votre population
28:58désarmé
28:59les choses
29:00iront mieux
29:01pourquoi il n'a pas dit ça ?
29:03Pourquoi pointer uniquement
29:04la responsabilité
29:05d'Israël
29:05dans cette situation
29:06alors qu'Israël
29:07n'aurait pas attaqué
29:08le Hamas
29:09n'aurait pas attaqué
29:10le Gaza
29:10s'il n'y avait pas eu
29:12ce pogrom
29:12il y a une place à prendre
29:14il y a une place à prendre
29:15mais il y a aussi
29:17malheureusement
29:17c'est douloureux
29:20quand on est français
29:21de constater ça
29:22c'est qu'on est devenu
29:24spectateur
29:25on n'est plus
29:26on va dire
29:28ce qui se passe
29:28dans le monde
29:29et même Trump
29:30quelque part
29:31quand on voit
29:31la situation
29:32à Hormuz
29:33Trump n'arrive pas
29:34à résoudre
29:35ces crises
29:36il n'arrive pas
29:37à résoudre
29:37la crise en Ukraine
29:38non plus
29:39donc quelque part
29:40vous avez des leaders
29:41qui tentent
29:43de vivre
29:43sur un héritage
29:44avec des mots
29:46forts
29:47avec des postures
29:48on va dire
29:49mais qui en réalité
29:50ont très peu
29:51de prise
29:52ce que vous avez dit
29:53est totalement exact
29:54qu'est-ce qu'il va faire
29:55il ne peut rien faire
29:57la France
29:58s'est largement
29:59on va dire
30:00disqualifiée
30:01par des positions
30:02d'ailleurs
30:03complètement antagonistes
30:06un coup
30:07soutenant les palestiniens
30:08un coup proposant
30:10comme vous l'avez dit
30:10Gauthier tout à l'heure
30:11de mettre à disposition
30:13la force internationale
30:14contre le Hamas
30:15c'est Emmanuel Macron
30:16ça a été sa première déclaration
30:17ensuite après
30:19en Israël
30:19aux côtés de Benjamin Netanyahou
30:21espérant faire
30:21de la politique arabe
30:23à la De Gaulle
30:24mais finalement
30:26indisposant tout le monde
30:27et disqualifiant la France
30:29et aujourd'hui
30:30la France
30:31dans pas mal d'endroits
30:32dans le monde
30:32et bien elle assiste
30:34de façon totalement impuissante
30:36à ce qui se passe
30:37et Hormuz
30:38c'est pareil
30:39il y a des propositions
30:40qu'il fait à Donald Trump
30:42mais le même Donald Trump
30:43lui-même
30:43n'arrive pas à résoudre
30:44cette question d'Hormuz
30:46donc on est là
30:46face à des leaders
30:47qui finalement
30:48bah oui
30:49se payent de mots
30:50c'est ça qui se passe
30:51et d'ailleurs le comble
30:52c'est que même
30:52la reconnaissance française
30:54de l'état de Palestine
30:55au fond
30:55ça n'a absolument rien changé
30:57à la situation
30:58là
30:58il arrive à la tribune
31:00de l'ONU
31:00le président français
31:01et il se gargarise
31:03une nouvelle fois
31:03un an après
31:04de ce geste historique
31:06de la reconnaissance française
31:07de la terre palestinienne
31:09qu'est-ce que ça a changé
31:10concrètement sur le terrain
31:11cette reconnaissance
31:11à part avoir jeté
31:13le discrédit
31:13dans les relations
31:14entre la France et Israël
31:15pas grand chose
31:16écoutez la réaction
31:17du porte-parole
31:18de l'armée israélienne
31:19Olivier Rafowitz
31:21c'est un très mauvais discours
31:23parce que
31:24il marre soit la naïveté
31:26soit l'ignorance
31:28d'un homme
31:29qui devrait savoir
31:30ce qui se passe
31:30lorsqu'il dit
31:31que le Hamas
31:32n'agit pas
31:32en Judée-Samarie
31:34en Céjordanie
31:34en français
31:35et bien c'est faux
31:36malheureusement
31:37le Hamas est présent
31:38aussi à Jérusalem-Est
31:39et également
31:40en Judée-Samarie
31:42donc de quoi parle-t-il
31:43à l'ONU ?
31:45On a parlé de la situation
31:46énergétique liée
31:47évidemment à l'Iran
31:47au blocage du détroit d'Hormuz
31:49écoutez Donald Trump
31:49sur justement l'Iran
31:51il dit en gros
31:52un accord
31:53où je les anéanti
31:55Mais j'ai une décision
31:59importante à prendre
31:59va-t-on conclure
32:01un accord avec l'Iran
32:02qui lui permettra
32:03de se reconstruire
32:03et de devenir
32:05un pays bien plus puissant
32:06qu'il ne l'a jamais été
32:07peut-être l'un des plus puissants
32:09du Moyen-Orient
32:09voire du monde entier
32:14ou bien
32:14dois-je anéantir
32:16la République islamique
32:17et le faire rapidement
32:18sans jamais lui laisser
32:19la possibilité de tuer
32:20et de détruire à nouveau
32:21des populations
32:22et des pays
32:24Et ensuite
32:25le président iranien
32:27a répondu
32:27alors je me suis dit
32:28que le président iranien
32:29se rendra aux Etats-Unis
32:30après la neutralisation
32:32du guide suprême
32:33et alors que Donald Trump
32:34a déjà capturé
32:36d'autres présidents
32:37dans le passé
32:38C'était à Paris
32:39sur le papier
32:40Mais d'un autre côté
32:41Donald Trump
32:42lui a donné un visa
32:43Oui
32:43Oui mais ça peut être un piège
32:45Oui mais
32:46je dirais plutôt que c'est
32:47Il y a une cellule
32:48à côté de Maduro
32:49paraît-il
32:50Plutôt bon signe
32:51dans la négociation
32:52Et puis le président
32:53n'a pas trop de pouvoir
32:54C'est les gardiens
32:54de la révolution
32:55qui ont le réel
32:56Absolument
32:56Écoutez la réponse
32:57du président iranien
33:02Mesdames et messieurs
33:04j'avais préparé
33:04un texte à vous présenter
33:05Hier le président
33:07des Etats-Unis
33:07a déclaré
33:08que nous étions
33:09des terroristes
33:13Nous avons été
33:14victimes du terrorisme
33:18Je viens d'un Iran
33:19dans lequel
33:19notre estimé
33:20guide suprême
33:21a été assassiné
33:22hors de toute justification
33:23et cadre légal
33:25Qui rappelle
33:26la neutralisation
33:26du guide suprême
33:28Est-ce que
33:28là aussi
33:29comme sur
33:30le conflit
33:31entre la Russie
33:31et l'Ukraine
33:32un accord peut aboutir
33:33C'est un jour sans fin
33:34J'ai l'impression
33:34d'être bloqué
33:35dans un jour sans fin
33:35Ce que vous avez dit
33:36tout de suite
33:3718 fois
33:38il l'a dit Donald Trump
33:39Mais bien sûr
33:39Je vais transformer
33:40ce pays
33:41En raser le pays
33:43En parking
33:43En envoyer au Moyen-Âge
33:45Etc
33:45Etc
33:46Et pour
33:47Ce qui est très intéressant
33:48c'est qu'à chaque fois
33:48quand il prononce
33:49en général
33:49Là maintenant
33:50il dit les deux
33:51dans le même discours
33:51A une époque
33:52il tenait ces propos-là
33:54et puis le lendemain
33:55c'est merveilleux
33:56on va avoir le meilleur deal
33:57Etc
33:58Non
33:58Il y a quand même
33:59une chose qui a changé
34:01Par rapport à
34:02cette guerre des 40 jours
34:03et ce qui a suivi
34:05le mémorandum
34:07de compréhension
34:08fameux
34:09fameux
34:10écrit qu'il avait signé
34:11à Versailles
34:12souvenez-vous
34:12en compagnie
34:13d'Emmanuel Macron
34:14et Pézékian
34:15le
34:15le
34:16le
34:16le président
34:18iranien
34:19le signait
34:19au même moment
34:20Mais par rapport
34:21à cette époque-là
34:23la confiance
34:24on va dire
34:25les Iraniens ont pris confiance
34:26ils ont pris confiance
34:27parce qu'ils savent
34:28que tenir le détroit d'Hormuz
34:30et bien
34:31c'est pas
34:32c'est assez facile
34:34le tenir
34:35comme les Américains
34:36aimeraient le faire
34:37c'est beaucoup plus difficile
34:38donc l'Iran
34:39a tendance
34:40aujourd'hui
34:41à dicter ses conditions
34:42pour la négociation
34:44avant
34:44et avant le 28 février
34:47encore plus
34:47c'était
34:48les Etats-Unis disent
34:49vous faites si
34:50si si
34:51et tout ira bien
34:52aujourd'hui
34:53c'est pas le cas
34:53et les Iraniens sont capables
34:55et ils l'ont prouvé
34:56de prendre l'initiative
34:57des frappes
34:58donc aujourd'hui
34:59la situation
35:00c'est que
35:00l'armée américaine
35:02elle a beau être
35:03colossale
35:04elle a des failles
35:05on l'a vu avec sa marine
35:06on l'a vu
35:07au fait
35:07qu'aujourd'hui
35:09elle bloque le détroit d'Hormuz
35:10mais elle ne peut pas intervenir
35:11en même temps
35:12parce qu'elle n'a pas
35:13assez de moyens
35:14sur Bab al-Mandab
35:15et sur les Houthis
35:16du coup
35:16c'est un peu
35:17pour les Saoudiens
35:18débrouillés
35:19mais il n'en sort pas en fait
35:20Trump
35:20mais non
35:20il n'en sort pas
35:21et vous pensez
35:22qu'il va se le payer
35:24au moment des mid-termes
35:25vous vous doutez bien
35:26que les Houthis
35:27ne sont pas intervenus
35:28comme ça
35:29voilà
35:29ils avaient menacé
35:30qu'ils allaient le faire
35:31ils sont intervenus
35:32à ce moment précis
35:33parce que c'est dans l'intérêt
35:34de l'Iran
35:35parce que le blocus
35:36de Donald Trump
35:37commençait d'ailleurs
35:37à fonctionner
35:38à appauvrir l'Iran
35:40à rendre impossible
35:41le fait de livrer
35:43en pétrole
35:44les Chinois
35:45tout ça appauvrirait aussi
35:46les Américains
35:46surtout
35:47oui
35:47mais donc
35:48ils bloquaient le détroit
35:50et les Européens
35:50qu'est-ce qu'ont fait
35:50les Iraniens
35:51ils ont actionné
35:53le proxy
35:54c'est-à-dire les Houthis
35:55qui aujourd'hui
35:56sont dans une position
35:58où ils contrôlent
35:59un nouveau détroit
36:00et ils peuvent peser
36:01encore plus
36:02sur la croissance
36:05sur l'international
36:06il n'en sort pas
36:07et Trump
36:08est dans une situation
36:09qui est moins
36:11moins favorable
36:12qu'il ne l'était
36:14il n'en sort pas
36:15Sébastien Ligné
36:15Trump de ce conflit
36:16il n'en sort pas
36:17et vous parlez
36:18des élections de mi-mandat
36:19qui arrivent
36:19je pense
36:20que ça va lui coûter cher
36:22pour trois raisons
36:22parce qu'il est en train
36:23de casser les trois piliers
36:24sur lesquels il a bâti
36:26sa réputation politique
36:27un
36:27le fait que
36:28pas de guerre
36:28pas de guerre
36:29l'America first
36:31les Américains vont arrêter
36:32de dépenser de l'argent
36:33et des hommes
36:34et des vies inutilement
36:35sur les spectacles étrangers
36:36bon là
36:37on est clairement là-dedans
36:38deuxième
36:38la reprise en main
36:39du pouvoir d'achat
36:40parce qu'on oublie
36:41un petit peu
36:41que la réélection
36:43de Donald Trump
36:43s'est aussi
36:44et surtout jouée
36:45sur la question
36:46du pouvoir d'achat
36:47qui était en effet
36:48en berne
36:49à la fin du mandat
36:50de Joe Biden
36:51et Donald Trump
36:52avait fait la promesse
36:54notamment sur le prix
36:54de l'essence
36:55de redonner
36:55de l'argent
36:56aux Américains
36:57et là vous avez
36:58pléthore d'Américains
36:59qui se disent
37:00attendez
37:00il nous a envoyé
37:01dans un conflit
37:02qu'on n'avait pas demandé
37:03et c'est nous
37:04qui payons l'addition
37:04et le troisième point
37:06le troisième pilier
37:06qu'il est en train
37:07de fragiliser
37:07et je pense
37:08qui est le pilier
37:09le plus important
37:10c'est l'image
37:11des Etats-Unis
37:12c'est la puissance
37:13américaine
37:13selon moi
37:14on est pour
37:16l'image des Américains
37:17dans l'événement
37:18géopolitique
37:19le plus important
37:20depuis le 11 septembre 2001
37:22c'est-à-dire que
37:22pour la première fois
37:23on a rarement vu
37:25l'Amérique
37:26aussi faible
37:27aux yeux du reste du monde
37:28et comme en effet
37:29l'a dit Régis
37:30c'est que
37:30pour la première fois
37:31sans doute d'ailleurs
37:32depuis le 11 septembre
37:33il y a cette idée
37:34dans le sud global
37:36que les Américains
37:37on peut leur tenir tête
37:38que les Américains
37:40peuvent être battus
37:41sur le terrain
37:41par des armes
37:42non militaires
37:43et ça
37:44une fois que cette idée-là
37:45est distillée
37:46dans les têtes
37:47des pays du sud global
37:48ça change complètement
37:50l'ordre du monde
37:51d'une certaine manière
37:52l'image
37:52de l'Amérique
37:54indestructible
37:55indétrônable
37:56qui dicte
37:56sa politique
37:57sur le reste du monde
37:58cette image-là
37:59elle est terminée
38:00vous étiez favorable
38:01évidemment à cette intervention
38:02vous espériez la chute
38:04du régime d'Ebola
38:05la chute n'est pas là
38:06l'intervention s'enlise
38:07quel regard vous portez
38:08après plusieurs mois
38:09d'intervention américaine
38:11quand on regarde les choses
38:12de haut quand même
38:13l'économie iranienne
38:15est en lambeau
38:15l'inflation est terrible
38:18la population souffre
38:19terriblement
38:20c'est vrai que les Américains
38:22payent un prix d'essence
38:23élevé
38:24mais l'économie américaine
38:26est florissante
38:27le salaire moyen
38:28là-bas
38:29est de 7000 dollars
38:30alors qu'en France
38:32il est de
38:32bon
38:33il est de ce qu'il est
38:34malheureusement
38:38les Américains
38:39ont besoin
38:40pour gagner la guerre
38:41enfin les gardiens
38:42de la révolution
38:43ont besoin
38:43pour gagner la guerre
38:44de contrôler
38:45le détroit d'Hormuz
38:47et
38:48Trump a besoin
38:50que le détroit d'Hormuz
38:51soit libéré
38:52pour l'instant
38:54les Iraniens
38:54ne cèdent pas
38:55mais Trump
38:56ne cède pas non plus
38:57tout le monde a dit
38:58qu'il crierait victoire
38:59et qu'il s'en irait
39:00il est toujours là
39:02les Etats-Unis
39:03ont perdu 13 hommes
39:05depuis le début de la guerre
39:06bon il y a eu des bases
39:07qui ont été détruites
39:08un peu etc
39:08mais ils n'ont perdu
39:10que 13 hommes
39:11c'est-à-dire qu'ils ont mené
39:12cette guerre
39:12sans perdre
39:13quasiment d'hommes
39:15donc on verra
39:16mais l'Iran
39:18a quand même un nœud
39:19quand même
39:19autour du cou
39:20et le nœud se resserre
39:22de plus en plus
39:23les Américains
39:24ont les moyens
39:25de tenir
39:26et je crois
39:27qu'ils tiendront
39:27je crois que Trump
39:29tiendra
39:29et peut-être
39:30qu'après les mid-term
39:31il y aura des opérations
39:32à terre
39:33puisqu'on parle de Trump
39:34une visite de Xi Jinping
39:35aux Etats-Unis
39:37commence
39:37comment la Chine
39:38a inversé le rapport
39:38de force face à Donald Trump
39:40alors que Donald Trump
39:41déroule le tapis rouge
39:41à son homologue chinois
39:42à Washington
39:43mercredi
39:43Pékin semble être parvenu
39:45à imposer ses propres conditions
39:46à un président américain
39:47affaibli
39:48sur les plans militaires
39:49et intérieurs
39:50c'est-à-dire dans le monde
39:51je vous propose d'écouter
39:52la correspondante en Chine
39:54sur cette visite
39:55justement
39:56du président chinois
39:57auprès de son homologue américain
39:59Le président chinois Xi Jinping
40:00à Washington
40:01c'est quatre mois seulement
40:02après avoir reçu
40:04le président américain
40:05Donald Trump
40:05à Pékin
40:06dans la capitale chinoise
40:07en effet
40:08entre les deux côtés
40:09les désaccords
40:10n'ont jamais effacé
40:11et personne ne cherche
40:12à les effacer
40:13en effet
40:14aujourd'hui
40:14l'enjeu
40:15c'est plutôt
40:15de les maîtriser
40:16maîtriser les risques
40:17et aussi de stabiliser
40:18les attentes
40:19et donc c'est tout le sens
40:20de ce qui a été formulé
40:22au mois de mai
40:23une relation de stabilité
40:25stratégique constructive
40:26en effet
40:27aujourd'hui
40:27il y a quatre dossiers
40:28sur la table
40:29d'abord le commerce
40:30la trêve
40:31a priori
40:32expire le 10 novembre
40:33et le vice-premier ministre
40:35chinois
40:35Roli Fond
40:36et le secrétaire
40:37au Trésor
40:38Scott Pencent
40:38ont déjà mené
40:39des consultations
40:40économiques et commerciales
40:41à New York
40:42ces derniers jours
40:42et là
40:43les deux côtés
40:44se disent plutôt optimistes
40:46donc aujourd'hui
40:47il ne reste qu'au président
40:48à l'étranger
40:49et puis la question de Taïwan
40:51qui est la question
40:52la plus importante
40:53aux yeux des Chinois
40:54et puis l'intelligence artificielle
40:56où s'arrête la concurrence
40:58qui écrit les règles
40:59pour qui
40:59pour une puissance
41:00ou pour la planète entière
41:02et enfin aussi
41:03des champs communs
41:05des chantiers communs
41:06comme la transition verte
41:08la lutte anti-drogue
41:09ce sont là
41:10où les deux pays
41:11ont pouvoir
41:12va pouvoir
41:13en effet
41:14pouvoir partager davantage
41:15qu'à se disputer
41:16voilà ce qu'on pouvait dire
41:17sur la visite en Chine
41:18et puis il y a quand même
41:19une visite qui va nous intéresser
41:20il y a un documentaire
41:21ne bougez pas
41:22juste après leur inter
41:23sur les préparatifs
41:24autour du pape
41:25terminons par le pape
41:26Sébastien Ligné
41:26avec Emmanuel Macron
41:27qui boude
41:28il ne viendra pas
41:29aux messes du pape
41:30parce que le pape
41:30a refusé la Légion d'honneur
41:31la garde républicaine
41:32le dîner à l'Elysée
41:33et la déambulation à Notre-Dame
41:34est-ce que c'est vraiment
41:36à la hauteur de l'événement ?
41:37Sincèrement
41:37une nouvelle fois
41:38comme d'habitude
41:39dès qu'il y a un événement
41:41international d'ampleur
41:42Emmanuel Macron
41:43tente de le privatiser
41:44pour sa propre personne
41:45il nous a fait le coup
41:46avec les Jeux Olympiques
41:47où il a tenté
41:48de faire croire à tout le monde
41:49que c'était sa réussite
41:51alors qu'il n'avait absolument
41:52rien à faire là-dedans
41:53il nous a fait le coup
41:54avec Notre-Dame
41:55où il a été omniprésent
41:57du départ de l'incendie
41:59jusqu'à la reconstruction
42:00et la cérémonie de réouverture
42:02de Notre-Dame
42:03et là
42:03il nous fait à nouveau le coup
42:04sur la visite du pape
42:05le problème
42:06c'est là où c'est complètement
42:07contre-productif selon moi
42:08c'est que
42:08Emmanuel Macron
42:09s'il l'acceptait
42:10mais il a trop d'orgueil
42:11mais s'il l'acceptait
42:12simplement de se mettre en retrait
42:13et de laisser la France briller
42:16grâce à ces événements
42:18planétaires d'importance
42:19la popularité d'Emmanuel Macron
42:21remonterait
42:22parce que quand l'image
42:22de la France s'améliore
42:24la popularité du président
42:24de la République
42:25s'améliore aussi
42:26le problème avec Emmanuel Macron
42:27c'est qu'il est incapable
42:28de se mettre en retrait
42:29il est toujours obligé
42:31de se mettre devant
42:32au premier rang de l'affiche
42:34pour montrer
42:34qu'il joue un rôle
42:36et même sur la visite du pape
42:37il est incapable
42:38de prendre
42:39deux ou trois rangs de recul
42:41et se dire
42:41vous savez quoi
42:42ça ça concerne
42:43le pape
42:43le Vatican
42:44et la grandeur de la France
42:45au fond le président de la République
42:46doit rester en retrait
42:48c'est une demi-boudrie
42:49parce qu'il va quand même
42:50le chercher à l'aéroport
42:51bien sûr
42:51il ne va pas chercher Trump
42:53à l'aéroport
42:54et il va à Metz
42:56parler de l'Europe
42:57c'est tout de suite
42:58c'est le documentaire
43:00de Guillaume Janton
43:00sur les préparatifs
43:01de l'avenue du pape
43:02merci à tous les trois
43:03Sébastien Ligny
43:04Arnaud-Clarsfeld
43:05et Régis Sossomir
43:07laissez-moi terminer ma phrase
43:08et pensez à Xenia Fedorova
43:11qui était avec nous
43:12à travers cette photo
43:12le documentaire de Guillaume Janton
43:14sur les préparatifs du pape
43:15c'est tout de suite
43:15à demain 11h
43:16pour 100% Frontières