- il y a 2 jours
Vincent Guibout, directeur général de Flying Whales, était l'invité de François Sorel dans Tech & Co, la quotidienne, ce jeudi 8 octobre. Il s’est penché sur le dirigeable géant destiné à transporter des charges lourdes dans des zones difficiles d’accès, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.
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00:01Tech & Co, la quotidienne, l'invité.
00:04Voilà le retour de Tech & Co, la quotidienne, ici à l'Accor Arena, à l'occasion de ce rendez
00:08-vous big,
00:10organisé par BPI, qui met à l'honneur l'entrepreneuriat français.
00:14Passionnant de découvrir toutes ces initiatives liées à la technologie, bien sûr, puisque nous sommes dans Tech & Co.
00:20Et j'accueille maintenant Vincent Guibou. Bonsoir Vincent.
00:23Bonsoir.
00:23Vous êtes le directeur général de Flying Whales. C'est intéressant ce que vous faites, parce que vous remettez à
00:31la mode
00:31un moyen de locomotion qui existait il y a très très longtemps. C'est ça qui est vraiment intéressant, les
00:40dirigeables géants.
00:41Ça fait quelques années qu'on vous suit, vous êtes déjà venu dans Tech & Co. Et là vous développez
00:46le LCA-60T.
00:48C'est un dirigeable géant qui est destiné à transporter des charges lourdes dans des zones difficiles d'accès.
00:54Pourquoi en fait finalement le dirigeable est toujours aussi bankable, j'ai envie de dire, en 2026 ?
01:01Vous savez, on a des enjeux de transformation, de répondre à des grands enjeux de déploiement de nouvelles énergies,
01:07d'accès à des ressources. Et le problème de l'infrastructure, il reste prégnant.
01:11Vous avez vu les pales d'éoliennes à transporter, la difficulté que l'on a.
01:15On le voit sur des grands projets de déploiement de pylôneaux de tension, etc.
01:21Et donc l'enjeu de l'infrastructure reste un enjeu majeur encore aujourd'hui.
01:24Et encore plus aujourd'hui, on doit transformer notre industrie.
01:28Et donc pourquoi le dirigeable est hyper pertinent aujourd'hui ?
01:31Pourquoi il vient répondre à un vrai enjeu du marché ?
01:34C'est parce que le dirigeable, il a une capacité d'emport qui est phénoménale.
01:3760 tonnes, c'est 12 fois l'hélicoptère.
01:4012 fois l'hélicoptère ?
01:41Voilà, 12 fois l'hélicoptère et il est capable d'opérer sans se poser.
01:44Il n'y a aucun objet volant qui est capable de faire ça.
01:46À part un avion peut-être, mais l'avion...
01:48L'avion est capable de le faire, mais l'avion a besoin de piste.
01:51Avec le dirigeable, vous avez une véritable grue volante qui peut aller charger, décharger jusqu'à 60 tonnes.
01:57Et puis il fait du sur place.
01:57Sur un stationnaire, exactement.
01:59Sur un territoire enclavé pour aller amener des biens et développer des projets.
02:04C'est dingue, finalement.
02:05C'est génial.
02:06Comment vous avez vu cette idée ?
02:07Et quand on a cette capacité, en fait, on a plein d'applications.
02:10Alors, à l'origine, besoin du gouvernement.
02:13L'idée, elle vient du ministère des Finances qui demande à l'Office national des forêts de sortir plus de
02:19bois des forêts françaises.
02:20Pourquoi ?
02:21Parce que le bois, on l'importe alors qu'on a une des plus grandes forêts d'Europe.
02:25Donc comment on va chercher le bois ?
02:26Pas de retour sur l'investissement par les routes.
02:28Donc on y va par les aires.
02:30Et par les aires, vu la taille des grumes, c'est le dirigeable.
02:32Et une fois qu'on sait vers ça, on a plein d'applications.
02:35Je vous ai parlé de l'énergie.
02:36Je peux vous parler d'un hôpital mobile qu'on vient amener aux populations pour apporter des soins au plus
02:41près des gens qui en ont besoin.
02:44On a des applications sur des applications minières pour aller chercher des ressources sur les territoires.
02:48Et tous les grands projets d'infrastructure, quels qu'ils soient.
02:51Pour vous donner un ordre de grandeur, c'est 200 mètres de longueur, c'est ça, ce dirigeable ?
02:55Oui, 200 mètres de long, 50 mètres de diamètre.
02:5860 tonnes de charge.
02:58Et une soute qui fait la longueur d'un terrain de foot.
03:01Et 60 tonnes, c'est vraiment la capacité d'un avion.
03:03Voilà, donc avec ça, vous avez une vraie capacité de développement économique du territoire.
03:07C'est un projet qui est franco-québécois, franco-canadien, qui répond à des enjeux évidemment qu'on rencontre en
03:14Europe, en Afrique, mais aussi en Amérique, notamment dans le Grand Nord canadien avec le désenclavement des territoires.
03:21Vous en êtes où aujourd'hui ? Est-ce que c'est toujours un projet ? Est-ce que vous
03:25allez mettre en route ce dirigeable ?
03:29C'est beaucoup plus qu'un projet. Aujourd'hui, c'est une réalité industrielle.
03:33Vous avez presque 10 usines chez nos partenaires qui ont été construites pour commencer à fabriquer les éléments du premier
03:40dirigeable.
03:42Voilà, donc ça veut dire qu'aujourd'hui, on a commencé à réindustrialiser le territoire français.
03:45Vous avez des usines qui ont été construites pour le projet de Feingwells, qui sont soit en construction, soit déjà
03:50construites en France, en Europe, au Canada, pour produire les éléments du dirigeable qui seront assemblés en Nouvelle-Aquitaine pour
04:00faire un premier vol fin 2028.
04:02Fin 2028 ? Ça y est, on a une date.
04:04Ça y est, vous avez une date et on a obtenu l'ensemble des autorisations pour construire l'usine en
04:08France.
04:09Ça a été long, ça a été compliqué, mais on a aujourd'hui un projet qui répond à l'ensemble
04:13des contraintes, les contraintes aéronautiques, les contraintes environnementales, parce qu'on se devait d'avoir un projet exemplaire sur le
04:19point de vue environnemental, étant donné notre ambition de décarboner le transport.
04:23Et donc, on a réussi ce, je dirais, ce pari d'une industrie responsable.
04:28Quand vous dites que ça a été long d'avoir toutes les autorisations pour cette usine, vous regrettez en fait
04:32cette lourdeur administrative entre nous.
04:35Maintenant, vous l'avez, OK ?
04:37Entre nous, il y a deux choses.
04:38C'est handicapant quand même, parce que pendant ce temps-là, vous perdez du temps, vous perdez forcément de l
04:43'argent.
04:44Alors, il y a deux choses.
04:45Un, on est dans un monde où on ne peut pas se permettre d'opposer les différents enjeux, et c
04:48'est important qu'on arrive à concilier environnement, industrie, aménagement du territoire, etc.
04:54Donc, je pense que les contraintes, elles sont réelles et elles sont bonnes.
04:57Vous avez mis combien de temps pour avoir les autorisations ?
04:59En revanche, et je réponds à votre question, la façon dont on a organisé en France, et aujourd'hui, fait
05:04qu'on n'a pas suffisamment d'efficacité et on perd du temps.
05:06Et l'agilité et la capacité à aller vite sur le marché, c'est essentiel.
05:09Ça, c'est mon regret.
05:11Des choses sont faites.
05:12On est aujourd'hui projet Notre-Dame.
05:13Un projet Notre-Dame, c'est un projet où on applique la méthode Notre-Dame, c'est-à-dire que
05:16l'État fonctionne en mode projet, et je pense que c'est très bien, et ça permettra d'être beaucoup
05:21plus vite.
05:21D'ailleurs, le président Emmanuel Macron a décidé, je crois qu'il y a eu un discours là-dessus, pour
05:25essayer d'accélérer les autorisations et d'avoir des dates butoirs, non ?
05:31Il y a en gros une centaine de projets Notre-Dame, donc de projets de grande ampleur en France pour
05:35la réalisation, qui bénéficient d'un accompagnement privilégié pour articuler l'ensemble des autorisations et gagner du temps.
05:42Pour ne pas que ça traîne.
05:43Pour ne pas que ça traîne, parce que derrière, la compétition, elle est là.
05:46On avait les Américains en compétiteur jusqu'à présent.
05:48Et là, récemment, les Chinois sont passés devant.
05:51Ils ont aujourd'hui une base réglementaire.
05:52Donc, ils ont fait, il y a un an, ce qu'on a fait, nous, en Europe, il y a
05:55quatre ans.
05:55Donc, on voit qu'ils nous rattrapent.
05:57Ils ont commencé à construire des infrastructures.
05:59Ils ont été beaucoup plus rapides que nous.
06:01Et donc, on l'a vu dans l'automobile.
06:03Si on ne veut pas que l'aéronautique se fasse dépasser par l'industrie chinoise, on doit aller vite.
06:06On doit être fort.
06:07On doit être pertinent.
06:08Bon, le point positif, c'est que si les Chinois s'y intéressent, c'est que c'était plutôt une
06:11bonne idée.
06:12Oui.
06:12Alors, aujourd'hui, la traction marchée...
06:14La Chine a la même vision que vous ?
06:16Exactement.
06:16Et la Chine était, historiquement, la Chine était au capital de Flying Wells.
06:20On a fini par racheter leur part tellement ils étaient intéressés.
06:23Et en fait, il y a une traction commerciale qui est énorme.
06:25On a près de 100 accords précommerciaux aujourd'hui sur toutes les verticales que je vous ai citées.
06:30De la logistique, de l'énergie, de la construction, du bois, de l'aide humanitaire, du transport de soins.
06:38Donc, on a énormément de traction commerciale parce que tout le monde est confronté à des problèmes logistiques,
06:43au problème du gabarit routier, au problème de la masse transportable maximum sur route, etc., etc.
06:49Un dirigeable, ça a quel rayon d'action ?
06:51Alors, notre dirigeable, je pense que vous trouvez tout, comme pour les avions,
06:54mais notre dirigeable a un rayon d'action, il a une autonomie de 1000 km.
06:58Donc, on peut aller jusqu'à 1000 km au-delà de la base.
07:01Voilà, on peut même se poser pour refueler, si on le voulait, pour reprendre du kérosène et désenclaver un territoire.
07:06Donc, le principe, c'est de déployer 160 bases à travers le monde sur les 10 prochaines...
07:11C'est comme des aéroports de dirigeable, quoi.
07:13Exactement.
07:14On appelle ça comment, d'ailleurs ?
07:14Alors, la réglementation est publiée en France depuis cet été, ça s'appelle un diriport.
07:18Un diriport ?
07:19Un diriport, un aéroport à dirigeable.
07:21D'accord.
07:21Et donc, vous aurez un diriport qui vient...
07:23Alors, contrairement à l'aviation, ce ne sont pas des lignes que l'on ferait,
07:26on vient désenclaver un territoire.
07:27Donc, vous mettez une base à un endroit,
07:29et vous avez un dirigeable qui est sur cette base-là
07:31et qui vient désenclaver le territoire 500 à 1000 km autour.
07:35Voilà.
07:35Donc, c'est 30 hectares pour désenclaver 500 à 1000 km de rayons autour de la base.
07:41Une absence d'impact sur le terrain pour désenclaver,
07:44pour construire, pour répondre aux besoins des populations
07:48qui est sans précédent aujourd'hui dans l'industrie.
07:53Question stupide, sans doute.
07:54Ça n'a pas de sens pour le transport de personnes ?
07:57Alors, certains développent des dirigeables pour le transport de personnes.
08:00Il existe un dirigeable aujourd'hui en Allemagne
08:02qui vole autour du lac de Constance.
08:04Vous en voyez aussi un petit lors du Super Bowl qui fait de la publicité aux Etats-Unis.
08:09Mais ça, c'est l'attraction touristique, on va dire.
08:11Exactement. Nous, on considère que le marché aujourd'hui,
08:13il est vraiment sur le désenclavement des territoires,
08:15sur le transport de charges lourdes,
08:16sur l'accélération de la transition énergétique.
08:18Le transport des personnes n'est pas perçu par Flying Wells aujourd'hui
08:23comme un moteur de développement suffisamment fort
08:26pour faire renaître cette industrie.
08:28Vous avez parlé tout à l'heure de carburant.
08:31Ça marche quoi au fuel ?
08:32Alors, ça marche une propulsion, ce qu'on appelle hybride électrique.
08:35Donc, on a effectivement du fuel, du kérosène qu'on vient brûler
08:38pour générer de l'électricité.
08:39Et on travaille sur une prochaine génération
08:41où l'électricité est fournie avec une pile à hydrogène.
08:44Mais d'ores et déjà, en faisant ce que l'on fait,
08:46c'est en prenant des technologies existantes.
08:48Donc, fuel et électricité.
08:49Voilà.
08:50Parce que c'est un modèle hybride, un peu comme une voiture.
08:52C'est complètement hybride.
08:52Et avec ça, on économise un facteur 10 par rapport à l'hélicoptère
08:57en empreinte carbone.
08:58Et en moyenne, sur nos missions, on gagne 66-70% de gain carbone.
09:03Donc, c'est significatif.
09:05Et on le fait, pourquoi ?
09:06Parce qu'on n'a pas d'infrastructure au sol et parce qu'on flotte.
09:09Donc, on n'utilise pas d'énergie pour porter la charge.
09:11L'énergie est seulement utilisée pour se déplacer, un peu comme un bateau.
09:15C'est quoi les inconvénients du dirigeable ?
09:17Alors bon, vous êtes le patron de Flying Wells.
09:20Mais c'est quoi, on va dire, les points de friction ?
09:24La vitesse ? Je ne sais pas.
09:25Il n'y a pas de solution parfaite.
09:27L'avion, son principal défaut, c'est l'infrastructure.
09:29Ils font un aéroport.
09:30L'hélicoptère, son principal défaut, c'est la charge utile qui est très faible.
09:34Le dirigeable, il est entre les deux aujourd'hui.
09:37Il a une petite infrastructure nécessaire, malgré tout.
09:40On est moins versatile qu'un hélicoptère.
09:42On a besoin d'une base pour aller se parquer.
09:45On fait un échange de charges.
09:46Donc, il y a quelques contraintes, mais beaucoup plus faibles que celle de l'aviation.
09:50Il y en a une charge utile qui est celle de l'aviation.
09:52Donc, on se situe un peu entre les deux pour répondre vraiment à un besoin marché.
09:55En termes d'environnement, on n'est pas très différents finalement.
09:59Un hélicoptère, quand il fait du transport de charges lourdes, comme une grue,
10:03il a ses limites aux alentours de 40-50 km heure.
10:05Et ce sont à peu près nos limitations pour aller au PR.
10:08Le vent, le principal ennemi ?
10:11Je ne parlerai pas d'ennemis.
10:12Est-ce que vous parlez du vent comme un ennemi pour les grues ?
10:15La réponse, c'est non.
10:16En revanche, quand vous faites une construction,
10:18vous arrêtez d'utiliser les grues quand il y a plus que 40-50 km de vent
10:22pour éviter le basculement.
10:23Vous les mettez en axe du vent.
10:23Non, mais on peut imaginer que dans les zones venteuses,
10:26on n'opérera pas tous les jours.
10:27Vous serez peut-être moins pertinents, enfin, je ne sais pas, ou pas ?
10:31Non, on sera comme les grues.
10:33Donc, on ira offrir, on ira offert les opérations sur un nombre de jours limité.
10:40Aujourd'hui, on considère qu'on a en moyenne 230 jours.
10:42Donc, vous voyez, ce n'est pas 360 jours par an.
10:44On a deux tiers de l'année où on considère qu'on pourra opérer.
10:47Mais quand vous prenez des endroits enclavés, vous prenez la Guyane,
10:52qu'aujourd'hui, pour aller de Cayenne à Maripassoula,
10:56c'est trois jours, dont de la pirogue en dirigeable, c'est trois heures.
11:00Si vous avez une journée sur laquelle vous ne pouvez pas voler,
11:03ce n'est pas très grave.
11:04Le service, vous l'assurez, et vous l'assurez sans commune mesure
11:07par rapport à ce qui est fait aujourd'hui.
11:08Est-ce que le dirigeable est sûr ?
11:10On se souvient tous de la médiatisation de cette catastrophe,
11:14de ce dirigeable qui avait pris feu.
11:16Alors, bon, évidemment, c'était il y a quoi ?
11:17Je ne sais pas combien d'années ?
11:19Un siècle, quasiment.
11:20Un siècle ? Tout ça, c'est réglé ?
11:22Enfin, je veux dire, c'est hyper sécurisé ?
11:25Alors, aujourd'hui, on a une base de certification établie par l'EASA,
11:31l'autorité européenne qui certifie l'aviation.
11:33Donc, on a le même niveau de sûreté que l'aviation,
11:35qui est le moyen de transport le plus sûr.
11:37Et dans les images qu'on a véhiculées dans l'imaginaire,
11:40enfin, ce n'est pas une imaginaire, c'est une réalité,
11:42il y a effectivement l'incendie de l'Enenburg.
11:44Et cela a été lié à l'utilisation d'hydrogène dans le dirigeable.
11:48Aujourd'hui, on a un dirigeable qui fonctionne à l'hélium.
11:50À l'époque, c'était des questions géopolitiques qui ont fait que les Allemands ont utilisé de l'hydrogène et
11:55pas de l'hélium.
11:57Je ne sais pas si vous avez parlé de certification.
11:59Vous l'avez, votre certification ?
12:00On a une base de certification.
12:02Le jour où on a la certification, on fera les opérations commerciales.
12:04Et pour obtenir la certification, il nous reste à faire les essais en vol.
12:07D'accord.
12:08Donc, c'est à partir de fin 2028, premier vol.
12:10On a à peu près un an et demi d'essais en vol.
12:12Et on obtient la certification pour débuter les opérations commerciales aux alentours de 2030.
12:18C'est le gras, là, en fait.
12:20Sans cette certification...
12:22Tout à fait.
12:23Sans cette certification, on ne peut pas opérer commercialement.
12:25Bien sûr.
12:25Et c'est aussi ce qui démontre la sûreté de l'appareil et qui nous permettra de nous déployer rapidement
12:30derrière.
12:30C'était le gros problème des drones volants, on s'en souvient, durant les JO, qui n'avaient pas réussi
12:34à avoir leur certification à temps.
12:36Exactement.
12:36Parce qu'évidemment, c'est des enjeux de sécurité qui sont énormes.
12:39Exactement, des enjeux de sécurité qui sont importants, qui ont été pris en compte dès le départ.
12:44Il n'y avait pas de base réglementaire en Europe.
12:46Quand on parle de développer une filière industrielle, on parle des clients, on parle des partenaires et des usines dont
12:52je vous ai parlé.
12:53On parle d'un actionnariat solide, mais on parle aussi d'une base réglementaire qui permet d'opérer les dirigeables,
12:58de construire des dirigeables.
12:59Et tout ça, on l'a créé.
13:00Et aujourd'hui, en Europe, on est leader mondial sur ce sujet.
13:03Merci beaucoup, Vincent Guibout.
13:05Et bon vent à Flying Ways.
13:07On se reprendra en 2028 quand le premier vol sera effectif.
13:12Merci beaucoup.
13:12Rendez-vous à la Ruscat pour le premier vol.
13:14Évidemment.
13:14C'est bon.