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  • il y a 3 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1.
00:02Pascal Pro et vous.
00:04Nouvelle journée de mobilisation, pardonnez-moi,
00:08même si 96% des lycées et des universités sont ouverts.
00:12Aujourd'hui, nous sommes avec Baptiste Gilly, délégué national de l'Uni,
00:16et nous sommes avec Gérard Carrérou.
00:18Je vous propose d'écouter Ria de Rani, c'est le président de l'union syndicale lycéenne.
00:21Il était place de la Bastille.
00:23Les revendications doivent être entendues.
00:25Hier, M. Lecornu nous a fait du pipeau et de la flûte
00:28parce qu'il n'a aucunement répondu aux revendications des lycéens et lycéennes.
00:32Aucune mesure concrète à l'heure d'aujourd'hui.
00:35Alors oui, la mobilisation continuera et nous ne lâcherons rien
00:38parce que le rapport de force est de notre côté.
00:40Et je tiens à réaffirmer le soutien total de toutes nos organisations
00:44aux lycéens et lycéennes qui se mobilisent.
00:47Première intervention, Ria de Rani.
00:48Deuxième intervention, celle de Sabrine Karbak.
00:51J'espère que je le prononce bien.
00:53Elle est porte-parole de l'union étudiante.
00:55Nous sommes rejoints par tout le monde du travail,
00:58par les agriculteurs, par les pompiers, par les professeurs, par les enseignants
01:01et pour se battre pour nos conditions d'études.
01:04Hier, on a rencontré le ministre de l'Enseignement supérieur
01:06qui n'a rien à sous nous dire, aucun engagement
01:08qui nous dit qu'il va clarifier sur les questions de parcours sup.
01:11Mais on n'a pas besoin qu'on nous clarifie.
01:12On a besoin de mesures concrètes tout de suite maintenant.
01:15Tant qu'il n'y aura pas 10 milliards qui seront sur la table,
01:17on n'arrêtera pas de se mobiliser.
01:19Et d'ailleurs, j'appelle toutes et tous
01:21à rejoindre encore plus massivement les mobilisations,
01:24à rejoindre encore plus fortement les manifestations.
01:26Dès ce mardi, grandes manifestations sur tout le territoire
01:29qu'il faudra rejoindre largement.
01:31Quel est votre avis sur Parcoursup à l'Uni ?
01:35Sur Parcoursup, nous, on pense qu'effectivement, c'est perfectible.
01:38Il y a des problèmes à rééquilibrer,
01:40notamment la place non pas des étudiants de banlieue
01:42ou des étudiants de centre-ville,
01:43mais des étudiants de la France périphérique,
01:44qui sont les grands oubliés de cette plateforme.
01:46Mais globalement, c'est une plateforme qui fonctionne,
01:48qui permet de mettre en relation les universités,
01:50l'offre et la demande.
01:51C'est aussi simple que ça.
01:53Et surtout, c'est mieux que le système qu'on avait avant,
01:55qui faisait parfois recours au tirage au sort,
01:58alors que dans Parcoursup, c'est du tout.
02:00Qu'est-ce qui est contesté par Riyad Rani ou par Sabrine Karbach ?
02:04Cette plateforme en elle-même, selon eux,
02:06elle met en place un tri raciste et social,
02:08ce qui est totalement faux.
02:09Et au contraire, on se rend compte que cette plateforme,
02:11elle met aussi en avant, voire plus qu'avant,
02:14les étudiants des quartiers populaires
02:16et des banlieues sensibles.
02:18Donc voilà, c'est une revendication de plus
02:20pour s'opposer aux institutions.
02:23Mais en fait...
02:23Bon, je n'ai jamais été confronté à Parcoursup,
02:25ni lorsque j'étais évidemment étudiant.
02:27Et puis lorsque mes enfants étaient en âge d'aller à l'université,
02:32Parcoursup n'existait pas encore.
02:34Mais je vois beaucoup de gens qui parlent de stress,
02:36de pression, d'enfer,
02:37de choix qui ne sont pas respectés, etc.
02:40Ou c'est le douzième choix qui est validé,
02:44c'est ce que j'entends.
02:45Alors, je ne suis pas un spécialiste de Parcoursup,
02:47tout cela n'est pas vrai ?
02:49Ça dépend.
02:49En soi, si, effectivement, il y a une pression.
02:51Oui, faire des choix,
02:52faire des choix de son orientation,
02:54ça induit une pression.
02:54Parce que oui, on fait une décision,
02:56on prend une décision
02:57qui va avoir un impact machinalement
02:58sur les prochaines années et sur sa vie.
03:00Donc effectivement...
03:00Mais vous, par exemple,
03:01ce que vous aviez demandé, vous l'avez eu ?
03:03Oui, j'ai eu en partie.
03:03Après, forcément...
03:04Mais ça veut dire quoi en partie ?
03:05Vous aviez demandé quoi, par exemple,
03:07en sortir de Terminal ?
03:08Moi, par exemple, j'avais demandé les IEP et Sciences Po,
03:11puis ensuite des universités de droit.
03:13j'ai eu une université de droit à Nice,
03:15puisque je venais du Sud,
03:16j'ai eu celle de Aix,
03:17et ensuite j'ai été pris dans un des IEP,
03:19en l'occurrence Grenoble.
03:20Mais en réalité...
03:21Mais pour aller dans un IEP,
03:22il faut passer par Parcoursup ?
03:24Oui, exactement.
03:25On ne peut pas tenter le concours de Sciences Po Paris ?
03:28Si, justement.
03:28En réalité, Parcoursup oriente seulement les étudiants
03:31vers les concours quand il y en a,
03:33ou alors pour les universités,
03:35fait un classement selon le niveau.
03:36Et ça, en fait, eux ont une vision
03:38de l'université et de l'enseignement supérieur
03:39qui doit être ouverte à tous, aux quatre vents.
03:41Tout le monde doit pouvoir avoir sa place.
03:42Ce qui est en partie, depuis 50 ans,
03:44détruit l'université française.
03:45Et en fait, forcément,
03:46ça ne leur convient pas quand il y a une sélection.
03:47Oui, ils ne veulent pas de sélection.
03:48Ça, je comprends.

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