00:00Vous allez pouvoir prendre la parole, vos avis, vos témoignages, vos coups de gueule.
00:04On est avec Géraldine bien évidemment. Bonjour chère Géraldine, Olivier Guinec, vous l'avez entendu.
00:09Alexandre Omar est là, je crois qu'Alexandre est peut-être dans les couloirs.
00:13Je ne le vois pas, Fabrice Laffitte, bonjour à la console.
00:17Et Laurent Tessier, indispensable, Laurent Tessier ce matin encore, qui nous rappelait.
00:22Les archives c'est formidable, c'est cruel parfois, mais c'est vrai,
00:26à écouter les positions d'Emmanuel Macron changeant sur la police
00:31et sur cette expression « violence policière » qu'il a parfois utilisée et parfois récusée, Laurent Tessier.
00:38En l'espace de deux ans.
00:39C'est intéressant de mettre cela en perspective.
00:43Alors c'est une nouvelle journée de mobilisation, même si 96% des lycées et des universités sont ouverts.
00:48157 lycées sont fermées dans la capitale, les manifestants sont rassemblés actuellement en place de la Bastille.
00:53On écoutera évidemment Riyad Rani, mais aussi Sabrine Carbache, qui est la porte-parole de l'Union étudiante,
01:02Caroline Lechevet, on écoutera beaucoup tout à l'heure d'intervenants.
01:06Mais on est avec Baptiste Gilly, délégué national de l'Uni.
01:10Bonjour.
01:11Bonjour.
01:11Et je trouve que c'est intéressant de vous avoir.
01:14Pourquoi ?
01:14Parce qu'il y a toujours eu dans les mouvements lycéens, parfois, un contre-mouvement lycéen.
01:23C'est-à-dire, pendant Devaquet, il y avait une voix qui pouvait s'élever, qui était contre ces mesures
01:29-là.
01:30Et puis dans le CPE également.
01:32Mais ces voix-là n'étaient pas entendues.
01:35Et j'ai l'impression qu'aujourd'hui, quelque chose a changé.
01:38Je voyais hier soir, chez nos confrères de LCI, il y avait une jeune fille qui s'appelle Louise.
01:42Vous, vous êtes invité ici ou là.
01:46Il me semble, il me semble qu'aujourd'hui, les médias sont davantage ouverts à vous à l'Uni et
01:53à une parole contradictoire.
01:56Est-ce que je me trompe ?
01:57Non, vous ne vous trompez pas.
01:58Effectivement, il y a plus d'ouverture de la part des médias plus généralistes,
02:02qui nous invitent plus, en tout cas davantage, pour pouvoir opposer un contre-discours quand même.
02:06Là où auparavant, effectivement, c'était plus compliqué de montrer qu'il existe cette majorité,
02:12parce que c'est une majorité de lycéens, cette majorité silencieuse,
02:15qui ne bloque pas, qui ne casse pas, et qui veut tout simplement travailler,
02:19réouvrir les lycées, se rendre sur leur espace de travail,
02:22pour étudier en paix et construire leur avenir.
02:25Donc effectivement, on est mieux entendus.
02:26Alors je fais un parallèle, évidemment, avec le succès, disons-le, d'Europe 1 et de CNews,
02:31mais c'est peut-être parce que d'autres voix, dans le paysage médiatique,
02:36ont grandi ces dernières années, qu'elles ont influencé leurs confrères,
02:41je l'espère, je peux l'espérer, je le dis vraiment sans aucune prétention,
02:45que vos voix, qui étaient peut-être moins entendues,
02:48c'est-à-dire qu'il y avait une sorte d'hégémonie culturelle, politique, sur certains sujets,
02:54et que d'autres voix, aujourd'hui, dans les médias, disent « mainstream » sont entendus.
02:58L'Uni était qualifié, il y a encore dix ans, de mouvement d'extrême droite,
03:04et vous n'aviez pas la parole, et aujourd'hui, vous avez une possibilité de faire entendre votre voix.
03:10Effectivement, et même pas besoin de remonter il y a dix ans pour avoir ce genre de choses,
03:14et d'ailleurs, l'extrême gauche se sent très mal de voir que nous aussi,
03:18on a le droit à la parole aujourd'hui,
03:19essaye de nous renvoyer à des caricatures totalement ridicules,
03:22mais nous, effectivement, on arrive à exister, à montrer,
03:24alors l'Uni, ça fait près de 60 ans maintenant que ça existe,
03:27mais effectivement, dans cette nouvelle phase,
03:28On rappelle ce que veut dire l'Uni, d'ailleurs ?
03:29L'Uni, c'est l'Union Nationale Interuniversitaire,
03:31et on a été créés en réaction aux événements de 1968
03:33pour soutenir le général de Gaulle, par les proches du général de Gaulle,
03:36on est gaulliste dans l'âme, et on continue du mieux qu'on peut, en tout cas,
03:40à perpétuer cet esprit-là.
03:41Effectivement, aujourd'hui, on arrive à être entendus,
03:44pendant très longtemps, on a un peu crié seul dans le désert,
03:46parce qu'à l'université, personne ne prenait à bras-le-corps ce sujet-là,
03:49et encore moins à droite, il n'y avait que la gauche,
03:51qui vraiment faisait de l'entrisme dans les facs,
03:57et effectivement, certaines voix se sont élevées,
03:58nous, on a toujours mené en pointe le combat contre le wokisme,
04:01et effectivement, il y a eu un rôle énorme de la part d'Europe 1 et de CNews
04:04de nous donner la possibilité de documenter tout ça,
04:06de porter notre parole, et aujourd'hui, effectivement,
04:09c'est une vraie belle réussite, puisque ça infuse dans le reste du débat public.
04:12Baptiste Gilly est avec nous, il est délégué national de l'Uni,
04:16vous êtes étudiant à Sciences Po Grenoble,
04:18vous êtes devenu le responsable local de l'Uni,
04:20en raison de fortes tensions, d'insultes, d'intimidations
04:23de la part d'autres étudiants opposés à vos idées politiques,
04:26vous avez médiatisé la situation en expliquant avoir été contraint
04:29de suivre vos cours de master à distance pour votre propre sécurité,
04:34on en est là quand même, c'est absolument sidérant.
04:37Vous aviez rejoint l'Uni en 2021.
04:39Alors, je salue Gérard Carrero, qui est entré aussi dans ce studio,
04:43mais c'est vrai qu'il y a aujourd'hui un contre-discours,
04:47je le disais, il a toujours plus ou moins existé, ce contre-discours,
04:50mais il n'était pas médiatisé, et ce qui est nouveau quand même aujourd'hui,
04:55c'est qu'on peut entendre des étudiants qui disent, laissez-nous bosser,
04:59c'est ce qu'on appelle parfois la majorité silencieuse,
05:01et que la minorité active, qui était très puissante,
05:04mais qui était surtout active,
05:07elle a en face d'elle aujourd'hui une opposition intellectuelle
05:12avec laquelle elle doit ferrailler.
05:14– C'est tout à fait juste, je vous écoutais, je partage,
05:17j'ai vécu moi cette période,
05:19il y avait d'un côté le pouvoir,
05:21et puis de l'autre côté il y avait la gauche,
05:24et la gauche, les syndicats de gauche, les minorités de gauche,
05:27mais les minorités de gauche, comme elles étaient toutes seules,
05:30elles devenaient de facto une sorte de majorité,
05:33elles étaient l'opposition.
05:35À partir du moment où il y a un autre syndicat,
05:38et là vous le représentez, qui se manifeste,
05:41on a affaire effectivement au minimum à un jeu à trois.
05:47Le pouvoir, l'opposition de gauche,
05:50ou les minorités de gauche actives,
05:53animées d'ailleurs par un parti politique qu'on connaît bien,
05:56qui est les filles, il n'y a aucun doute là-dessus,
05:58maintenant on le voit, c'est crayon de vérité,
06:01le rôle de ce parti dans cette mouvance,
06:04dans cette activité d'aujourd'hui,
06:06mais ce qui est effectivement la nouveauté,
06:08c'est que vous avez surgi,
06:09que vous avez des gens qui vous représentent,
06:12et que ceux-là, aujourd'hui, sont entendus.
06:15Moi j'en suis ravi, parce que quand il n'y a qu'une seule minorité,
06:18effectivement elle impose la loi de cette minorité.
06:21– Il est 16h10, on va marquer une pause,
06:23il est 16h10, et nous revenons dans une seconde,
06:26nous sommes donc avec Baptiste Gilly,
06:28nous sommes avec Gérard Carreroux,
06:29et nous sommes avec Géraldine Indispensable.
06:31– Il y a nos auditeurs qui vont nous appeler pour réagir,
06:34échanger avec notre invité,
06:3501-80-20-39-21,
06:37au standard Europe 1,
06:38le numéro est non surtaxé,
06:40et sur WhatsApp, c'est le même numéro de téléphone.
06:42Il est 16h11, à tout de suite avec Pascal Praud,
06:43sur Europe 1.
06:44– Sous-titrage Société Radio-Canada
06:47– Sous-titrage Société Radio-Canada