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  • il y a 10 minutes
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:07C'est votre émission du lundi au vendredi sur Europe 1, vous êtes au cœur de nos émissions,
00:11vous pouvez prendre la parole sur tous les sujets, vous êtes nos experts au quotidien,
00:14nous attendons vos avis, vos témoignages, vos coups de gueule, vos coups de cœur,
00:17nous sommes avec Géraldine.
00:18Bonjour Pascal, bonjour à tous.
00:20Qui a mis en place le clavier.
00:22Exactement.
00:23Et là c'est le téléphone dont vous vous occupez.
00:25Mon téléphone et mes lunettes que je nettoie toujours avant l'émission.
00:30C'est important d'avoir comme ça des rites.
00:32Exactement, j'ai mes petites habitudes.
00:34Exactement, nous, nos habitudes, c'est Fabrice Laffitte qui est à la console.
00:37Oui bonjour, je rattache mes lacets, moi voilà, chacun son truc.
00:40Écoutez, c'est bien.
00:43Olivier Guénèque est là également.
00:45Bonjour à tous.
00:45Olivier Guénèque, né boubouc.
00:47Comment allez-vous ?
00:48Vous allez dire boubouc comme ça encore ?
00:51Non, ça serait bien qu'on passe à autre chose peut-être, non ?
00:53C'est une proposition.
00:54Peut-être Olivier Guénèque tout court, non ?
00:56Peut-être, je ne sais pas, au bout d'huit ans.
00:58Aujourd'hui peut-être.
00:59D'accord.
01:00Merci.
01:00Ou alors demain.
01:01Indulgent.
01:01Alexandre Omar est là.
01:03Bonjour Pascal, belle référence à Michel et Fernand Sardou.
01:06Exactement, voilà quelqu'un qui a un peu de culture aujourd'hui peut-être,
01:09ou alors demain, je la couperai.
01:10Pour regarder qui là ?
01:11Comment ?
01:12Vous me regardiez ?
01:13Vous n'avez pas remarqué que lorsqu'on est dans le studio,
01:16la vitre de la régie est une sorte de glace sans teint ?
01:21Sans teint ?
01:21Sans teint, oui.
01:23Je ne sais pas ce que c'est qu'une glace sans teint ?
01:24Sans teint, non.
01:25Sans teint, en deux mots.
01:27Il n'y a pas le temps de la peau, non ?
01:29Écoutez, ça tombe bien parce que nous sommes avec Eva Vaguerland qui est enseignante au collège-lycée.
01:36Bonjour madame.
01:37Bonjour.
01:37Merci d'être avec nous, vous êtes agrégé et docteur en lettres modernes.
01:41Déjà, ce qui nous impressionne, parce que pour être agrégé, c'est un certain niveau, c'est vrai.
01:47Non mais on peut le dire comme ça.
01:49C'est un concours exigeant.
01:50C'est un concours exigeant.
01:51En plus, ça nous fait rêver, parce que lettres modernes françaises, c'est formidable.
01:55Mais c'est vrai qu'on a dans notre petite troupe, je salue également Laurent Tessier.
01:59Bonjour Laurent Tessier.
02:00Bonjour à tous.
02:00Il incarne cette jeune génération, il n'y est plus rien, puisque son intelligence n'est pas en cause,
02:06mais c'est vrai qu'il manque parfois de références.
02:09Et par exemple, une glace Saint-Tin.
02:10La glace Saint-Tin, c'est niche, excusez-moi.
02:13Personne utilise la glace Saint-Tin.
02:15Les mots les plus simples pour lui sont considérés comme...
02:19Vous voulez que j'aille dans la rue faire un sondage ?
02:21Oui, allez demander.
02:23Non, non, il pleut, il pleut.
02:25Il pleut, il pleut.
02:26Je pense qu'effectivement, vous seriez surpris.
02:28En tout cas, Ève Vaguerlant est là, et vous imaginez pourquoi elle est là ?
02:31Elle est enseignante au collège-lycée, elle est agrégée, je l'ai dit, de l'aide moderne.
02:34Elle enseigne dans plusieurs collèges et lycées la région parisienne depuis une dizaine d'années.
02:38Elle est auteure d'un livre.
02:39Un prof ne devrait pas dire ça.
02:41Chose vue et chose tue.
02:43C'est peut-être la deuxième partie qui est la plus intéressante.
02:46Chose tue dans l'éducation nationale aux éditions L'Artilleur.
02:51Avant cela, peut-être, écoutons Emmanuel Macron,
02:53puisque aucune des craintes ne légitime la violence, a-t-il dit.
02:57Moi, j'entends et je comprends les angoisses, parfois les colères, que notre jeunesse peut avoir,
03:04qu'il s'agisse du climat, des évolutions technologiques, des situations géopolitiques.
03:09Je ne vais pas ici laisser penser qu'au fond, notre jeunesse n'aurait pas de légitimes débats à avoir,
03:17de légitimes craintes, et puis des adhésions.
03:20Tout ça fait partie de la vie démocratique, et c'est une bonne chose.
03:24Par contre, aucun de ces débats, aucune de ces craintes ne légitime la violence.
03:27Et en aucun cas des responsables politiques, le terme, un espèce, est mal choisi,
03:33ne saurait légitimer une violence au carré.
03:35On a vu beaucoup de responsables aller devant les lycées pour exciter les élèves.
03:38Je pense que c'est grave.
03:40Donc, oui aux interrogations, aux débats.
03:43Non à la violence, quelle qu'elle soit, et rien ne la légitime.
03:46Et dans une démocratie, tous les débats sont légitimes, la violence, elle, ne l'est jamais.
03:52Jamais.
03:53Et donc, la première chose à laquelle j'appelle, c'est que tous les responsables politiques,
03:56quand ils sont élus de la République, se rappellent de leur rôle.
03:59Ils sont là parce qu'il y a un mandat démocratique,
04:01parce qu'ils ont été élus de manière calme, dans un cadre organisé,
04:06et ils ne sont pas là pour agiter les peurs et faire commettre le pire.
04:12Et j'appelle tout le monde au calme.
04:13Emmanuel Macron, alors c'est du Emmanuel Macron pur sucre.
04:17Chacun peut être content après ce qu'il a dit.
04:20Ils ont le droit de manifester, mais pas le droro.
04:22Ils ont le droit de revendiquer, mais pas trop.
04:24C'est légitime, mais pas vraiment, etc.
04:27Les lycéens en Savoie, parce que ça fait ma joie.
04:30Alors, vous, évidemment, Madame Wagerland, vous connaissez,
04:34vous êtes au contact de ces jeunes.
04:35Nous, on l'est moins.
04:36Donc, quand j'entends un jeune de Savoie,
04:38je ne sais pas si c'est la région d'ailleurs,
04:40mais ça ne va pas ou quoi ?
04:44Vous permettez tout, là.
04:45Quand j'entends un jeune dire,
04:47on a trop de cours,
04:49parce qu'il travaille de 8h à 17h,
04:52je me dis, effectivement, il faut qu'il aille au jardin d'enfants, peut-être.
04:55Écoutons ce jeune homme.
04:56Pourquoi on fait la grève, là ?
04:57Je fais la grève parce qu'il y a trop de cours et trop d'horaires.
05:02Il faut bien bosser, quand même, dans la vie.
05:04On bosse !
05:05On bosse toujours.
05:06C'est quoi, trop de cours, pour toi ?
05:07C'est faire du 8h à 17h30 tous les jours.
05:11Et au boulot, tu veux faire du 8h à 17h30 tous les jours, après ?
05:13Bah ouais, mais là, on est mineurs.
05:15Ah ouais, on est mineurs, donc pas assez...
05:16Ah, voilà, c'est ça.
05:20Et tu penses qu'on a la grève, ça va ranger les choses ?
05:22Bien sûr.
05:23Oui ?
05:23Oui, monsieur, il y a toute la France qui se mobilise, ça va changer quelque chose.
05:26Bien sûr, ça va changer quelque chose.
05:28Ça va moins de vous.
05:29Et qui est-ce qui doit changer ?
05:31Les conditions de travail, les emplois du temps, les profs sont là pour nous, la coaching, les règles, tout.
05:36Non, non, pas le mieux, monsieur.
05:38Alors, conditions de travail, quoi ?
05:40Bah, on est là, on est 25 dans des salles, il n'y a pas de profs.
05:43Ça manque de profs, ça manque de plein de choses, monsieur.
05:46On est 25 dans des salles, c'est pas mal d'ailleurs, 25 dans des salles.
05:49En lycée, c'est très peu.
05:50Nous, on était 40.
05:50Alors, lorsque j'entends, par exemple, j'ai été évidemment, comme nous tous, on a tous été lycéens, collégiens,
05:56quand j'entends un jeune homme dire, on a trop de cours et trop d'horaires,
05:59ce qui est assez drôle d'ailleurs comme formule, on a trop de cours et trop d'horaires.
06:03Il y a quelque chose de drôle d'ailleurs, dans la manière dont il s'exprime.
06:06Mais en même temps, ce qu'ils disent est effrayant.
06:08Oui, c'est une farce grotesque et totale.
06:13Donc voilà les revendications qu'Emmanuel Macron et le ministre de l'Éducation considèrent comme légitimes,
06:18parce qu'ils nous ont quand même dit que les revendications sont légitimes, pas la violence.
06:22C'est quand même n'importe quoi.
06:24D'autant que les mêmes personnes qui nous disent, voilà, notre revendication, c'est qu'on a trop d'heures
06:29de cours,
06:29ensuite se plaignent qu'il n'y a pas assez de profs.
06:31Donc, il faudrait savoir est-ce qu'ils veulent avoir des cours ou non.
06:34Et quand on entend ce jeune homme, on a envie de lui dire, mais à votre avis,
06:37pourquoi les profs n'ont pas envie d'être mutés en Seine-Saint-Denis ?
06:41Enfin, là c'était à Strasbourg en l'occurrence.
06:43Non, c'est en Savoie.
06:44Là, c'était en Savoie, pardon.
06:46J'ai vu qu'il y avait à Toulouse particulièrement des blocages, à Saint-Denis.
06:50Voilà, on voit très bien le type de zone ghettoïsée dont il est question,
06:55que les profs fuient depuis des années,
06:58parce que les élèves sont dans une hostilité foncière à l'enseignement qu'ils reçoivent
07:03et à l'enseignant qui les incarne.
07:06Et ensuite, ils se plaignent.
07:08En fait, on voit qu'il y a deux discours en même temps.
07:09Il y a le vrai discours de cette masse un peu, on va dire, en sauvagée,
07:16qui est manipulée en fait.
07:18Eux, leur vraie revendication, c'est oui, on a trop d'heures de cours,
07:21on voudrait plutôt être à faire plus ou moins rien dans la rue.
07:26Ils sont manipulés par une poignée d'élèves politisés
07:32qui, eux, reprennent de manière extrêmement maladroite
07:36les revendications habituelles des syndicats de l'éducation nationale,
07:39le SNES, entre autres, à savoir manque de moyens, manque de professeurs, voilà.
07:44Donc ils recrachent.
07:45On sent que c'est une récitation.
07:47La plupart du temps, c'est pseudo-revendication.
07:50Ils recrachent ce discours syndical tout fait.
07:53Ils entraînent les autres qui sont ravis.
07:55Moi, j'ai déjà assisté à ce type de blocage.
07:56Je sais très bien comment ça se passe.
07:58Vous allez avoir sur tout un lycée, deux ou trois élèves réellement politisés.
08:03Ils vont mettre deux ou trois poubelles le matin devant le lycée.
08:07Ensuite, on a une masse d'élèves qui va être ravis de sécher les cours
08:10et, en gros, d'attaquer l'institution, de mettre le bazar.
08:13Ils vont être rejoints par des élèves parfois extérieurs à l'établissement
08:16qui peuvent être dangereux et violents.
08:19Et voilà comment ça dégénère ensuite à partir de là.
08:23Parler de revendications légitimes, c'est vraiment, encore une fois, une farce.
08:26Il faut arrêter de faire ça.
08:28De toute façon, c'est illégal de bloquer un établissement.
08:30S'ils ont des revendications légitimes,
08:32personne ne leur interdit d'aller manifester le samedi dans la rue,
08:35en dehors de leurs heures de cours.
08:38Écoutez, je vous écoute.
08:40Je trouve ça tellement formidable, la manière dont vous vous exprimez
08:44et ce que vous rapportez, ce témoignage que vous donnez,
08:47qu'il n'y a rien d'autre à ajouter,
08:50sinon à laisser passer une page de réclame à 16h12.
08:54A tout de suite.
08:54Et vous pouvez réagir au 01-80-20-39-21,
08:57le numéro du Standard Europe 1 pour appeler Pascal Praud
08:59et non surtaxer.
09:01Vous envoyez aussi vos réactions et vos témoignages aussi
09:03sur WhatsApp au même numéro 01-80-20-39-21.

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