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  • il y a 6 heures
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Europe 1 Info se poursuit à 2h moins 10 sur Europe 1.
00:03Vous écoutez Clélie Mathias, c'est chroniqueur Jules Therès, Jean-Michel Salvatore.
00:07La crise des carburants, la crise des lycéens et la campagne présidentielle.
00:10Et oui, c'est dans 7 mois, alors les candidats essayent de se faire entendre,
00:13peut-être pas forcément sur les sujets du jour.
00:17Il y a le sommet de l'élevage, c'est à Cournon d'Auvergne,
00:20c'est juste à côté de Clermont-Ferrand.
00:22On a pu y voir Éric Zemmour, on a pu y voir Nicolas Dupont-Aignan,
00:25François Ruffin ou encore Marine Le Pen hier, écoutez-la.
00:27Ils savent pertinemment qu'ils n'ont aucune chance
00:32de pouvoir à nouveau appliquer leur politique après les élections présidentielles.
00:38Donc voilà, ils vont tenter d'atténuer et de rendre moins visibles
00:42les difficultés qu'ils ont générées dans le pays,
00:44car c'est eux qui ont généré les difficultés auxquelles nous sommes confrontés.
00:48Voilà, et Marine Le Pen qui s'en prend évidemment à Emmanuel Macron
00:51et au gouvernement de Sébastien Lecornu.
00:53Ce soir, Edouard Philippe, essuie les plâtres de la nouvelle ou ancienne émission,
00:58je ne sais plus quoi dire d'ailleurs, l'heure de vérité.
01:00Jean-Michel Salvatore, vous l'avez connu ?
01:01Ah bah bien sûr !
01:02C'est horrible de rappeler l'âge de Jean-Michel.
01:05De votre part, Jules.
01:06Non mais c'est toute une époque.
01:08En fait, en termes d'émissions de télévision,
01:10on n'a jamais fait mieux.
01:11C'est un petit peu comme apostrophe pour la littérature.
01:14C'était une émission qui était exceptionnelle,
01:16pour deux raisons.
01:17D'abord parce que vous aviez une dramaturgie qui était très bien faite,
01:21avec notamment, ça a commencé avec l'indicatif de Paul McCartney, etc.
01:25Et puis vous aviez des journalistes différents qui se succédaient.
01:28Et puis deuxièmement, parce qu'à l'époque,
01:30vous aviez à la fois des hommes politiques
01:32qui avaient des caractères exceptionnels,
01:35et des journalistes aussi qui y allaient vraiment.
01:37Et donc ce soir, on va pouvoir comparer,
01:40et on va voir si nos hommes politiques d'aujourd'hui
01:42sont aussi brillants que ceux d'il y a 25 ou 30 ans.
01:45Et je pense que la comparaison risque d'être un petit peu cruelle.
01:47Je vous avoue, moi c'est une époque que j'adorais.
01:51C'est une époque que j'adorais parce que j'ai regardé,
01:53je pense, tous les replays de ces émissions-là,
01:55avec évidemment l'émission la plus farce,
01:57et l'invitation en 1984, je crois, de Jean-Marie Le Pen,
02:01provoquée par François Mitterrand,
02:02pour justement affaiblir la droite.
02:05C'était une émission incroyable,
02:06parce qu'en effet, d'abord il y avait des mastodontes politiques,
02:09c'est-à-dire que semaine A, il y avait Mitterrand,
02:11semaine B, il y avait Jacques Chirac,
02:12semaine C, il y avait Jean-Marie Le Pen,
02:14il y avait Charles Bascois, il y avait Séguin,
02:16il y avait Georges Marchais,
02:17et puis il y avait des journalistes incroyables.
02:19Il y avait Servan Schreber, il y avait Colombani,
02:23il y avait la grande Catherine Ney,
02:24il y avait Alain Duhamel.
02:27Oh, ne soyez pas nostalgique.
02:28François Olivier.
02:29Et le problème, c'est qu'aujourd'hui,
02:32j'aime beaucoup les hommes politiques d'aujourd'hui,
02:34enfin pas trop, et les journalistes,
02:36mais quand vous passez d'Edouard Philippe
02:38à Marine Tondelier,
02:39en passant par, je ne veux pas être trop dur
02:42avec d'autres candidats,
02:44et que vous avez Caroline Roux et Thomas Porcher,
02:47bon, voilà.
02:48Non, mais c'est très difficile.
02:50Il y a Eugénie Bastier,
02:51il y a Benjamin Duhamel,
02:52c'est très bon journaliste.
02:53Il y a Eugénie Bastier.
02:54Ah bah oui, quand même.
02:55Non, mais Eugénie Bastier, c'est super.
02:56Mais c'est-à-dire que quand on regarde,
02:58pardonnez-moi,
02:58je suis peut-être un vieux réac,
03:00enfin un jeune réac pessimiste,
03:03mais quand je regarde et quand je compare,
03:05pardonnez-moi, ça me désole.
03:06Ça me désole.
03:07Je voulais en revenir à ma question initiale,
03:09qui était la campagne présidentielle.
03:11Oui, vous l'avez oublié, oui.
03:12Là aussi,
03:12qui est complètement désespérante,
03:13cette campagne présidentielle.
03:14Eh oui,
03:14les crises qui se succèdent
03:16et les candidats qui essayent malgré tout
03:18d'imposer eux aussi leur agenda,
03:20c'est compliqué,
03:21Jean-Michel Salvatore.
03:21Moi, ce qui me surprend,
03:22c'est qu'en fait,
03:23personne n'imprime en fait.
03:25Bon, vous avez Mélenchon et Marine Le Pen
03:27qui sont très forts,
03:28chacun de leur camp.
03:31Et c'est vrai que depuis six mois,
03:33on nous explique
03:33que les choses vont se décanter.
03:35Moi, je me souviens encore
03:36d'un débat qu'on avait fait
03:37avec Laurence Ferrari
03:37et Franz-Olivier Gisbert
03:39sur CNews
03:40où tout le monde expliquait
03:41qu'en fait,
03:42les choses allaient vraiment
03:42se décanter
03:43à partir du mois de septembre
03:44et d'octobre
03:45et qu'à partir de là,
03:47soit Édouard Philippe allait monter,
03:49soit ça serait Retailleau,
03:51soit ça serait Attal.
03:52Et en fait,
03:53six mois après,
03:54on se rend compte
03:54qu'il ne se passe rien,
03:56qu'aucun des discours n'imprime
03:58et qu'on reste sur
03:59une Marine Le Pen
04:00très forte
04:01et très en avance
04:02et puis,
04:03loin derrière quand même,
04:04mais en deuxième,
04:05Jean-Luc Mélenchon.
04:07Jules Torres.
04:07Moi, je les trouve un peu
04:08tristounets,
04:09ces candidats.
04:10Il n'y a pas de punch,
04:12il n'y a pas de vivacité.
04:13Ils vont dans des salons,
04:15dans des sommets de l'élevage,
04:16ils font des meetings
04:17que personne ne regarde,
04:19que personne ne commente.
04:20Il n'y a pas
04:21d'éléments extrêmement forts
04:22qui sont en train
04:23de cimenter
04:24cette campagne présidentielle.
04:26Marine Le Pen
04:26a bien essayé
04:27à Hénin Beaumont
04:27au début du mois
04:28sur la question du logement,
04:29mais on voit
04:30que ça n'a pas forcément pris,
04:32que la primaire socialiste
04:34est une primaire,
04:35mais je ne sais pas
04:35si on se rend compte
04:36de quoi on parle.
04:36Ils sont dans une cabine téléphonique,
04:38il y a 140 282 personnes
04:41qui sont inscrits.
04:42Et ils font trois débats.
04:43C'est plus qu'attendu,
04:45ils font trois débats.
04:45Le premier était très suivi,
04:48les deux autres
04:48un petit peu moins.
04:49On a en effet
04:50un Jean-Luc Mélenchon
04:51qui, contrairement à ce qu'on dit,
04:52n'est absolument pas
04:53dans une posture mitterrandienne,
04:54mais qui va bien faire
04:55une campagne
04:55à la chlasse,
04:56si je puis dire.
04:57qu'on a une bataille
04:59de la droite et du centre
05:00complètement ridicule,
05:01avec des candidatures
05:03complètement lilliputiennes,
05:04avec un Bruno Rotaio
05:06qui n'arrive pas
05:06à imprimer
05:07une dynamique de campagne,
05:09avec un Gabriel Attal
05:10qui essaye
05:11avec ses mille bistrots
05:12et tout cela,
05:12mais ça ne fonctionne pas.
05:13Et un Édouard Philippe,
05:14mais pardonnez-moi,
05:15faire sa première émission
05:17de l'heure de vérité
05:18pour qu'elle marche,
05:18il fallait inviter
05:19tout le monde
05:20sauf Édouard Philippe.
05:21C'est le candidat
05:22juppéiste par excellence,
05:23il incarne une sorte
05:24de raideur,
05:25il est beaucoup plus drôle
05:26dans la vie
05:28qui nous étonnera
05:29ce soir,
05:29je ne sais pas
05:29si je l'ai regardé,
05:30je préférerais écouter
05:31Europe 1
05:32ou lire le JD News,
05:35mais ce n'est pas très sexy
05:37en fait cette présidentielle.
05:38Ce soir,
05:38il fallait faire
05:39la première avec Macron.
05:40Mais oui.
05:42Quand Carré Roux et Duhamel
05:43ont lancé
05:43le club de la presse
05:44sur Europe 1,
05:45le premier invité,
05:46c'était le président
05:46de l'époque,
05:47c'était Valéry Giscard d'Estaing.
05:49Merci beaucoup Jean-Michel Salvatore
05:51et Jules Torres.
05:52Merci également
05:53à Gérald Dynamon
05:54qui était avec nous en studio.
05:55Dans un instant,
05:56Marie-Estelle Dupont
05:57et Romain Desarbres
05:58sur Europe 1
05:59pour ici,
06:00on a parlé.
06:00Et moi je vous dis
06:00à demain,
06:0113h,
06:01très bon après-midi
06:02à tous.
06:02Merci Kelly,
06:03à demain.
06:03C'était Kelly Mathias
06:04sur Europe 1
06:04et vous qui faites partie
06:05de la grande famille Europe 1,
06:06rejoignez le club
06:07de votre radio préféré
06:08pour jouer et gagner
06:09des cadeaux
06:10tout au long de l'année
06:10comme cette semaine.
06:12Vos invitations
06:12pour le film
06:13Fausse note
06:14avec Bernard Poulouvard
06:15et qu'Admirade
06:16actuellement au cinéma
06:17et en partenariat
06:17avec Europe 1.
06:18Infos et inscriptions
06:19gratuites
06:20sur europe1.fr.

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