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- #faceapierrelellouche
Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste des questions internationales, nous éclaire sur l’actualité de la semaine dans #FaceAPierreLellouche, tous les jeudis à 16h30, présenté par Pierre de Vilno.
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00:0016h30, nous sommes jeudi et nous sommes face à Pierre Lelouch. Bonjour Pierre.
00:05Bonjour Pierre.
00:05Nous allons commenter bien sûr l'actualité en cours et vous le voyez sur ces images.
00:10Paris, Toulouse, Strasbourg, la mobilisation des jeunes.
00:15Je n'ai pas envie de dire des lycéens puisque comme on l'a rappelé tout à l'heure, 94
00:19% des lycées sont ouverts.
00:22Aujourd'hui en France, c'est donc une infime minorité de lycéens qui se manifestent et qui est surtout rejointe
00:30par des étudiants.
00:32Il y a des parents aussi qui sont venus, il y a des extérieurs.
00:36On a pu apercevoir tout à l'heure des black blocks, tous deux noirs vêtus, encagoulés dans ces manifestations.
00:43Voilà donc ces manifestations, je vous le disais, à Paris, place de la Bastille, avec un appel à la révolution
00:49sur une grande banderole.
00:51Révolution 2.0 le 17 octobre prochain, samedi de la semaine prochaine.
00:57Ça se met en place un autre appel à la mobilisation le 13 octobre, c'est-à-dire mercredi prochain.
01:03Et tout à l'heure, nous avons pu en direct vivre sur CNews grâce à nos équipes.
01:08Cette tentative de barricade à Strasbourg réprimée assez rapidement par des gaz lacrymogènes utilisés par les policiers.
01:16Voilà donc l'état actuel des choses.
01:18Nous allons aller bien sûr sur le terrain, Pierre Lelouch, si vous le permettez.
01:23Je voudrais quand même qu'on montre une image.
01:26C'est le tweet de Donald Trump qui a résumé en fait les manifestations parisiennes.
01:35Ce qu'il se passe en France n'est rien de plus qu'une immigration massive, hors de contrôle.
01:39Ça n'a rien à voir avec les écoles.
01:40C'est l'islam qui veut prendre le contrôle d'un grand pays autrefois grand.
01:46Pierre Lelouch.
01:47Ça fait partie des non-dits de cette affaire.
01:52C'est très intéressant de voir qu'on ne sait pas trop définir ce qui se passe.
01:58Je n'ai pas entendu de vérité claire.
02:00Il y a ceux qui parlent de manifestations d'enfants, de lycéens, ceux qui parlent de violences urbaines, d'émeutes.
02:14Donc on ne sait pas trop.
02:15En réalité, les deux sont mélangés.
02:18Et bien sûr, il y a le rôle aussi de la France insoumise ou de la France incendiaire et ses
02:22dirigeants qui rajoutent de l'huile sur le feu.
02:25Qui sont présents, d'ailleurs.
02:27C'est quelque chose de très complexe et confus.
02:30Le politiquement correct aussi interdit de dire un certain nombre de choses.
02:34Mais clairement, on a une partie des violences qui rappellent les violences post-Naël en 2023.
02:41Cette descente de razia dans les villes moyennes avec ces violences où il n'y a jamais eu, rappelez-vous,
02:47il n'y a jamais eu de rétexte, de retour d'expérience.
02:53Personne, certainement pas au sommet de l'État, a expliqué aux Français ce qui s'était passé quand même.
02:57On a eu plusieurs millions d'euros de dommages, des milliers de magasins fracassés, des commissariats, des mairies.
03:07On a un peu de ça dans cette affaire.
03:10Pas trop, mais enfin ceux qui mettent le feu au lycée, je ne suis pas trop sûr que ce soit
03:13les enfants, comme on dit.
03:15Donc c'est un mélange de choses qui expliquent aussi pourquoi il y a eu un tel cafouillage dans le
03:21gouvernement.
03:22C'est quoi le message ? C'est le ministre de l'Éducation nationale, un peu d'argent en plus
03:27pour régler.
03:29Il y a aussi de vrais problèmes, le bâti, les professeurs mal remplacés ou pas remplacés.
03:35Dans la vie étudiante, on a vu le délabrement depuis longtemps.
03:39Donc il y a cet aspect éducation nationale.
03:42Puis vous avez le ministre de l'Intérieur qui, lui, est dans une logique de remise de l'ordre.
03:49Avec, franchement, une police, elle est très critiquée en plus, mais une police qui finalement fait assez bien son travail.
03:55Parce que 6 000 arrestations, il n'y a que 3 blessés.
03:59Naturellement, certains voudraient qu'il y ait un mort, créer la révolution.
04:03Mais la police fait assez bien son job.
04:05Vous pensez que les manifestants voudraient qu'il y ait un...
04:09Les manifestants, mais certaines personnes derrière les manifestants qui attendent le grand soir.
04:13Bon, tout le monde a compris.
04:15Je pense que je ne veux pas ouvrir des procès en diffamation, donc je n'ai pas de preuves.
04:19Mais il est clair que le système politique français se souvient de Malek Ousekine
04:25et de la crise politique que ça avait entraîné.
04:28Donc, si des violentes sont provoquées, auxquelles la police est obligée d'intervenir,
04:36pour l'instant, la police, elle ne revient pas quand c'est les enfants et les lycéens.
04:39Il y a 18 ouvertures d'enquête de l'IGPN, c'est-à-dire la police des polices,
04:44sur des faits plus ou moins graves.
04:47Et notamment, ce gamin à lance qui a perdu une main parce qu'il a ramassé une grenade assourdissante.
04:54Une grenade assourdissante qui a été, c'est-à-dire, suspendue par le ministre de l'Intérieur.
05:01Vous poserez la question aux policiers.
05:02N'importe quelle grenade, il ne faut pas y toucher.
05:05Règle numéro 1.
05:06Je suis surpris d'ailleurs que ce message ne passe pas assez.
05:11Les enfants peuvent ramasser des grenades.
05:12Malheureusement, ça coûte un bras, une main.
05:16Donc, au final, je dirais qu'on est dans une espèce de grande confusion sur la nature de cette affaire,
05:22mais on va y revenir.
05:24Strasbourg, deux équipes sont sur place avec des forces de l'ordre contre les manifestants.
05:31Oui, tout à fait.
05:32Vous voyez les forces de l'ordre qui sont juste devant moi.
05:36Et de l'autre côté de la rue, les manifestants se sont rassemblés sur la place du palais universitaire.
05:43Il y a eu plusieurs affrontements.
05:44Vous voyez des jets de pierres actuellement, des poubelles qui ont été déplacées.
05:49Et pour le moment, les forces de l'ordre essayent de contenir un petit peu les élans de plus en
05:54plus violents des manifestants.
05:55Tout à l'heure, lorsque le cortège s'est lancé, la manifestation a été plutôt calme, malgré un manque d
06:01'organisation,
06:02puisqu'il n'y avait pas de circuit prédéfini.
06:03Donc, ça tournait un petit peu en rond dans la ville.
06:06Et désormais, il y a eu vraiment une montée très crescendo de la violence.
06:12Et désormais, c'est une véritable scène d'affrontement qui se déroule actuellement.
06:16Actuellement, nous suivons les forces de l'ordre et les manifestants qui sont de l'autre côté de la rue.
06:22Vous voyez des jets de pierre, des slogans.
06:27Bientôt, peut-être une charge, d'autres tirs de grenades lacrymogènes.
06:32Et puis, donc voilà, cette scène un petit peu de chaos avec une tentative de dispersion des forces de l
06:37'ordre.
06:38Merci beaucoup.
06:40Et on va peut-être rester sur ces images à Strasbourg avec, encore une fois, des gaz lacrymogènes.
06:48Un collègue qui suit ça à Strasbourg a déjà vécu ça tout à l'heure avec du temps de la
06:53barricade
06:53où, effectivement, il y a eu à nouveau des gaz lacrymogènes.
06:58On le voit sur ces images.
07:01Bon, il reste que tout ça est en train d'avoir des conséquences et une signification extrêmement lourde pour le
07:08pays.
07:08Moi, je suis frappé, mais vraiment frappé, de voir que la police et la justice sont en bisbille ouverte.
07:16On s'insulte via communiqué du côté des magistrats.
07:21Certains magistrats.
07:22Certains.
07:23Syndicats de la magistrature.
07:24Ils sont syndiqués.
07:25Ça représente quand même, je ne sais pas, 20-30%.
07:27Donc, pas rien.
07:28Quand vous voyez des gens attaquer directement les policiers pour dire qu'ils font n'importe quoi, etc.,
07:35que c'est des violences inutiles.
07:36Quand vous voyez le président de la République demander à la police de faire preuve d'empathie,
07:41donc désavouant ce qui est le dernier rempart de ce pays,
07:45il faut quand même le savoir,
07:46les choses ont tellement mal que la dernière digue, c'est la police.
07:52Je crois que le président de la République ferait bien de faire attention à ce qu'il dit
07:56parce que si jamais la police fait ce qu'elle a fait à la fin de la Quatrième République,
08:01cette République ne tiendra pas longtemps.
08:04Alors, nous sommes toujours avec ces images, Pierre, qu'on peut voir à Strasbourg
08:10et notre collègue qui est toujours sur place, encore une fois,
08:14on ne nomme pas vos noms.
08:16Je sens que la situation est assez tendue du côté de Strasbourg.
08:21Et oui, toujours, il y a ce face-à-face entre policiers et manifestants.
08:27Nous allons essayer de nous déplacer pour passer de l'autre côté,
08:30mais il y a des jets de pierre,
08:32donc c'est toujours un petit peu difficile de se retrouver entre les deux zones.
08:38Vous voyez les poubelles,
08:42les tirs de grenadilles lacrymogènes,
08:45un affrontement presque corps à corps, finalement.
08:51Voilà, les deux camps sont vraiment à quelques dizaines de mètres l'un de l'autre.
09:00C'est assez compliqué puisque c'est une zone qui est très, très vaste à encadrer, à sécuriser.
09:07Il y a plusieurs rues qui donnent accès,
09:10donc effectivement, pour les forces de l'ordre,
09:12c'est très compliqué d'encadrer tout ça.
09:15Et puis les jeunes sont de plus en plus agressifs avec des tirs de pierre.
09:21Les forces de l'ordre qui décident de se replier actuellement.
09:26C'est là que c'est compliqué.
09:28C'est des lycéens ou des enfants ou c'est des émeutiers ?
09:32C'est ça.
09:34Et ce n'est pas la même doctrine, ce n'est pas le même règlement.
09:39Quand vous avez un blocage de lycéens devant un lycée qui est pacifique,
09:43la police n'intervient pas.
09:44Je l'ai vu près de chez moi, dans mon ancien lycée d'ailleurs.
09:47Et même place de la Bastille,
09:48où effectivement la foule immense est regroupée,
09:53il n'y a pas d'intervention policière parce que ça ne bouge pas.
09:55Là, c'est parce que justement les émeutiers ont bougé
09:58que les forces de l'ordre,
10:00comme vous pouvez le voir sur les images des collègues
10:02qui couvrent l'événement à Strasbourg,
10:05ont bougé.
10:06Encore une fois, ce sont des forces...
10:08Ce qui est grave quand même,
10:09c'est que cette affaire dure presque un mois maintenant.
10:12Donc il y a un méchant retard à l'allimage du côté du gouvernement
10:16avec un message qui n'a jamais été clair.
10:18Est-ce qu'on allait régler les problèmes de l'éducation,
10:20régler le maintien de l'ordre ?
10:22Jusqu'à aujourd'hui, ce n'est pas très clair.
10:24On a vu dans ce discours assez crépusculaire du Premier ministre hier
10:30un ensemble de sujets dans tous les sens
10:33qui n'impriment pas en fait.
10:35On s'attendait peut-être à une allocution uniquement sur les lycéens.
10:40Et là, on a eu par exemple cette annonce
10:44que certains titres de presse ont dit annonce surprise
10:48sur les 13 à 18 centimes d'euros de moins
10:52sur le litre de gasoil.
10:54en réalité.
10:54Ah, alors nous repartons à Strasbourg parce que ça charge.
11:11Oui, eh bien, écoutez, nouvelle charge des policiers,
11:16des jets de pierre également, de plus en plus de tensions.
11:19toujours sur cette place du palais universitaire.
11:24Voilà, tout est lancé, il y a des morceaux du métal.
11:30Il y a des forces de l'ordre qui essayent tant bien que mal
11:33de repousser un petit peu les manifestants
11:36qui sont sur cette place de l'autre côté.
11:40Nous avons essayé de rejoindre de l'autre côté, mais malheureusement,
11:43au moment de la charge, c'était un petit peu compliqué.
11:46Il y a des jets de tout type.
11:48Il y a des marrons, il y a des pierres, il y a des bouts de métal,
11:53des bouts de verre.
11:53Vous voyez également cette poubelle, des barres de fer,
11:57les panneaux de signalisation.
11:59Et dès que l'un des camps s'avance, l'autre recule et ainsi de suite,
12:06déjà depuis une vingtaine de minutes.
12:09Merci beaucoup, avec effectivement toutes sortes de projectiles
12:13qui sont utilisés.
12:14Je le disais, Pierre Lelouch, il y avait cette annonce surprise
12:17pour certains médias de 18.
12:19Ce qu'il faut voir, c'est que ce n'est pas du tout une annonce
12:22cadeau du gouvernement.
12:24C'est à cause de Donald Trump.
12:26Oui, Donald Trump, ces dernières semaines,
12:30a menacé ouvertement l'Europe de suspendre ses exportations de gasoil.
12:34Si c'est le cas, c'est la fin des haricots,
12:36parce qu'on n'a pas de raffinerie.
12:38Il se passe plusieurs choses.
12:39On n'a pas de raffinerie.
12:40Les raffineries russes sont bombardées par les Ukrainiens.
12:42Et ceux qui sortent du Golfe sont pompés par les Chinois
12:46pour leurs propres réserves.
12:47Donc l'Europe est cocu dans cette histoire, si j'ose dire.
12:52Trump a donc dit, si vous ne libérez pas vos stocks stratégiques,
12:56j'arrête de livrer du pétrole.
12:58Et pourquoi il dit ça ?
12:59Il dit ça parce qu'il a des élections.
13:02Début novembre.
13:03Il a besoin de stabiliser ou de faire baisser le prix du gasoil,
13:06qui a explosé aussi côté américain.
13:08Pas parce qu'ils n'ont pas de pétrole.
13:10C'est parce que le prix, il est mondial.
13:12Donc ils subissent eux-mêmes l'augmentation du prix
13:15qu'ils ont provoqué par la guerre du mois de février contre l'Iran,
13:19mais qui résulte aussi de l'autre guerre qui est celle d'Ukraine.
13:23Donc l'Europe, elle est prise dans cette tenaille entre ces deux guerres avec les Etats-Unis.
13:29Alors qu'est-ce qu'ils font les Etats-Unis ?
13:31Ils nous menacent de supprimer le pétrole et surtout, ils disent aux Ukrainiens d'arrêter de taper sur les raffineries.
13:37En attendant, Emmanuel Macron présidait la semaine dernière un G7.
13:42Et dans le G7, les Américains ont dit maintenant, vous libérez les stocks.
13:47D'où cette annonce qui effectivement a l'air d'être un cadeau.
13:51Mais oui, il y a beaucoup de médias qui ont titré aujourd'hui le cadeau du gouvernement,
13:56ce qui est quand même assez dément en fait.
13:58Le cadeau, il n'est pas là.
13:59Il est dans une mesure qui est prise pour essayer d'étendre les prix du pétrole,
14:04ici mais surtout aux Etats-Unis.
14:06Avec les images à Strasbourg, effectivement, de ces émeutiers qui ont pris une poubelle,
14:11on ne sait pas trop s'ils ont tenté de mettre le feu à cette poubelle.
14:15En tout cas, la situation est toujours très, très tendue.
14:20Quand on en parlait tout à l'heure, Pierre Lelouch,
14:23alors voilà, ça, les images de nos...
14:25Voilà, ça, la preuve par l'image.
14:30Est-ce que notre collègue de Strasbourg nous entend ?
14:32Est-ce qu'il peut commenter ce qui est en train de se passer ?
14:36Eh bien oui, tout à fait.
14:38Comme je vous le disais tout à l'heure, la tension monte de plus en plus.
14:41Des slogans en tout genre.
14:43Actuellement, vous pouvez entendre la jeunesse emmerde le Front National.
14:47Et puis donc, là, des feux de poubelle qui se déclenchent actuellement.
14:51Pendant que de l'autre côté de la rue, eh bien, je vais vous montrer,
14:55bifurquer légèrement, eh bien, de l'autre côté de la rue,
14:59eh bien, les forces de l'ordre attendent la suite de leurs ordres
15:03pour essayer de disperser les manifestants qui se trouvent, donc, de plus en plus massés,
15:09je dirais, à vue d'œil, peut-être à un millier de manifestants.
15:14Cette image, Pierre Lelouch, reflète bien ce que disait Sébastien Lecornu
15:20et à la fois Laurent Nunez lors de l'audition face au Parlement hier,
15:24où, effectivement, on disait, c'était mutatis mutandi,
15:27c'est-à-dire, oui, mais alors, les policiers ont, pour ordre, la proportionnalité.
15:34Oui, mais quand vous voyez, là, c'est plutôt des racailles, si j'ai bien compris.
15:39Oui, mais il y a un feu de poubelle, on se dirait qu'il y aurait peut-être quelqu'un
15:43qui viendrait éteindre le feu.
15:44Ben non, on reste à distance parce que ça peut devenir dangereux
15:47et qu'on ne veut surtout pas taper sur ces émeutiers.
15:52Oui, c'est très compliqué, la position de la police dans cette affaire.
15:55Encore une fois, d'autant qu'elle est désavouée et par une partie de la justice
15:59et par les autorités politiques.
16:01Donc, c'est très, très compliqué.
16:04Avec une population en rébellion qui est mixte.
16:09Alors, qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
16:12Il faudrait faire un travail sur l'éducation nationale.
16:15Qu'est-ce qui se passe ?
16:17Ces jeunes qui sont angoissés, il y en a au lycée,
16:20ils payent 30 années de laisser faire.
16:24D'inertie.
16:25Et surtout, démagogie.
16:28On paye, vous savez ce qu'on paye ?
16:29On paye le bac pour tous.
16:32Cher à monsieur Jack Lang, qui était ministre de l'éducation nationale à l'époque.
16:36Le bac pour tous, ça veut dire que tout le monde va à l'université.
16:40Et ça veut dire quoi ?
16:41Ça veut dire qu'il y a un machin qui s'appelle Parcoursup,
16:43c'est-à-dire des algorithmes,
16:45qui va faire le tri à la place d'un contrôle sérieux des élèves.
16:50Et ensuite, c'est au petit bonheur à la chance.
16:51Et énormément de gens se retrouvent à l'université,
16:53dans des filières qui ne conduiront à aucun emploi.
16:57Donc le choix à la sortie, c'est RSA, frustration ou un boulot qui ne leur convient pas.
17:03Tout ça, pourquoi ? Parce que collège unique, dévalorisation de l'apprentissage,
17:08et vous avez des centaines de milliers de jobs ouverts chez les petits artisans,
17:12chez les artisans, menuisiers, plombiers, etc.
17:14qui ne sont pas occupés dans notre pays.
17:17Et qui pourraient donner de vrais emplois.
17:20Très bien payés.
17:20C'est ce que fait la Suisse, par exemple.
17:21Bien sûr, les Allemands et d'autres.
17:24Nous, nous avons voulu, pour des raisons parfaitement démagogiques,
17:27considérer que tout le monde va à l'université.
17:29A l'université, si vous faites de la sociologie et de la littérature espagnole,
17:34vous avez peu de chances de trouver un boulot à la sortie.
17:37C'est ça qu'ils payent.
17:38Donc ils se heurtent à ce mur, d'abord dans des établissements scolaires
17:41qui ne sont pas nécessairement formidablement tenus,
17:44avec des manques de profs, avec un emploi du temps qui est hasardeux.
17:49Et puis à la fin, ils vont se retrouver face...
17:51Ils vont avoir le bac, tout le monde, 98%.
17:54Ensuite, ils vont se retrouver à l'université,
17:56dans des filières qui sont plus ou moins utiles, ou plus ou moins bidons.
18:00Et c'est là qu'est le problème.
18:02Ça, c'est le premier problème que nous payons.
18:04Le deuxième, si vous me le permettez, c'est quoi ?
18:07Eh bien, c'est la dissolution.
18:08C'est le caprice présidentiel qui fait qu'après trois défaites consécutives,
18:14je le rappelle quand même,
18:16défaites législatives au moment de sa réélection à lui,
18:20ensuite défaites aux Européennes,
18:22ensuite redéfaites aux législatives,
18:26le président aurait dû partir.
18:28Donc le caprice du roi, c'est de rester pendant deux ans supplémentaires,
18:32et pendant ces deux ans, vous avez un gouvernement extrêmement faible
18:36et la chienlit qui s'installe à peu près dans tous les comportements du jeu.
18:39C'est Macron qui porte la responsabilité.
18:41Et vous voyez les images de la chienlit à Strasbourg
18:44avec ces images de feu de poubelle
18:45et ces jeunes qui sont face aux forces de l'ordre.
18:49C'est sur ces images que l'on se quitte.
18:51Dans un instant, c'est Punchline avec Laurence Ferrari.
18:54Restez bien avec nous sur CNews.