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Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste des questions internationales, nous éclaire sur l’actualité de la semaine dans #FaceAPierreLellouche, tous les jeudis à 16h30, présenté par Nelly Daynac.

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Transcription
00:00Face à Pierre Lelouch, comme tous les jeudis, il est presque 16h30 sur l'antenne de CNews.
00:04Bonjour cher Pierre Lelouch, merci d'être avec nous, ancien ministre spécialiste de politique internationale
00:10avec lequel on revient tous les jeudis sur l'actualité marquante à l'international.
00:15Rentrons tout de suite dans le vif du sujet, s'il vous plaît, cher Pierre.
00:17Le trafic maritime reprend, on va au Moyen-Orient bien sûr, doucement dans le détroit d'Hormuz
00:22qui pourrait, on va l'évoquer ensemble, rester quand même sous contrôle iranien.
00:26L'Iran qui crie victoire et Donald Trump parallèlement qui fanfaronne ces 48 dernières heures.
00:32Pourquoi ? Parce que les prix du pétrole sont en train de baisser, écoutez-le.
00:41Nous allons faire un accord avec eux et voir ce qui se passe.
00:47Hier soir, 90 millions de barils ont quitté le détroit, c'est un record pour le détroit d'Hormuz.
00:56Notre marché boursier se porte très bien.
01:00Je crois que nous avons passé les 70 dollars le baril, c'est-à-dire en dessous de là où
01:07nous en étions avant le début de la guerre.
01:10Rien n'a été obtenu, mais tout va très bien, madame la marquise.
01:12Il a éteint l'incendie qu'il avait lui-même déclenché, le pétrole a baissé, les marchés sont en hausse,
01:17tout le monde est content.
01:18En plus, il a indiqué que les 300 milliards qu'il va donner aux Iraniens, finalement, cet argent-là, il
01:24va aller aux agriculteurs américains
01:26qui vont vendre du blé aux Iraniens.
01:28Donc tout le monde est content.
01:30En plus, il a obtenu un petit succès quand même hier, parce que le Sénat américain était quand même très
01:35remonté.
01:36Ils avaient voté une résolution pour lui interdire de continuer la guerre.
01:40Alors il a quand même convaincu ses sénateurs à lui que c'était donner un coup de main aux Iraniens
01:44pendant la négociation.
01:45Donc il n'a pas de résolution contre lui.
01:48Donc pour l'instant, ça tient comme ça tient.
01:52L'amélioration de la situation reste précaire.
01:55Téhéran persiste à revendiquer, je le disais hier à un instant, le contrôle sur cet artère cruciale, le détroit d
02:01'Hormuz,
02:01l'artère cruciale de l'économie mondiale.
02:03Aujourd'hui, ce qui se passe, Pierre, c'est que tous les bateaux qui passent sont soumis au contrôle iranien
02:08?
02:09Alors, il se déclare en tout cas.
02:10Il se déclare ?
02:11Il se déclare.
02:12Les Iraniens ont appelé le mémorandum de paix, entre guillemets, déclaration de défaite de l'Amérique.
02:18Donc en réalité, pour qu'il n'y ait pas d'ennuis, le premier ministre du Qatar, qui joue un
02:24rôle clé comme médiateur,
02:26a annoncé que les bateaux, il valait mieux qu'ils se présentent aux autorités iraniennes.
02:32Comme ça, il n'y avait pas de risque de mauvaise rencontre.
02:35Donc en réalité, les Iraniens consolident leurs mains sur le détroit.
02:40Naturellement, ils ne vont pas du tout renoncer à le détenir, puisque ça va leur rapporter des dizaines de milliards
02:46de dollars.
02:46En plus, c'est un instrument de chantage total sur l'économie mondiale.
02:50Donc pour eux, ça se présente plutôt pas mal, avec beaucoup d'argent qui est en train d'être libéré,
02:55et qui va leur permettre de soulager la pression, puisque au plan économique, l'Iran est détruit.
03:01Ils sont à 70% d'inflation par mois, il y a des millions de chômeurs, ils ont besoin de
03:06cash tout de suite.
03:07Mais ça tombe bien, on va leur donner du cash.
03:09Et ce sentiment qu'après plus de trois mois de guerre, l'Iran sort renforcé de ce bras de fer
03:14avec les Etats-Unis et Israël.
03:15Et le peuple, lui, continue à souffrir.
03:17Alors ça, on va en parler, mais on titre le rôle du Qatar également en bas de l'écran,
03:21juste avant de revenir sur cette répression également qui est insupportable et qui continue en effet.
03:25Le rôle du Qatar, vous vouliez vous y attarder un instant, parce qu'il est essentiel.
03:30C'est un interlocuteur omniprésent dans ces négociations. Pourquoi ?
03:36D'abord, ils sont en face. Les Iraniens leur ont cassé toutes leurs installations gazières, il y en a pour
03:41plusieurs années.
03:42Ils partagent avec l'Iran l'un des plus grands puits de gaz au monde.
03:47Donc eux, ils ne cherchent pas l'affrontement, mais ils sont très très malins.
03:51Le Premier ministre actuel, qui est omniprésent sur tous les dossiers,
03:56a installé le Qatar comme un espèce d'état médiateur pivot.
04:01Il s'appelle Mohamed Abdel Rahman Al-Tani, c'est la famille de l'émir.
04:07Et là, il a tenu une conférence de presse, figurez-vous, où il a dit,
04:11bon, nous, on n'est pas d'accord avec la mamise de l'Iran sur le D3, mais enfin, on
04:15est prêt à en discuter.
04:17En revanche, il dit, voilà, on va mettre en place un système de téléphone rouge avec les Iraniens
04:23pour éviter les mauvaises nouvelles sur le Golfe.
04:26Et puis, on va faire un mécanisme de déconfliction, il a appelé ça comme ça,
04:31sur le Liban, dans lequel il y aura le Liban, les États-Unis, l'Iran et le Qatar.
04:39Donc, pas d'Israéliens, pas de Français, pourtant notre histoire avec le Liban est très ancienne,
04:46mais l'Iran installe ainsi son rôle dominant au Liban,
04:51puisqu'eux, ils sont à la table de négociation comme protecteurs du Hezbollah
04:54contre l'avis du gouvernement libanais qui, lui, voulait s'en défaire.
04:58Donc, là encore, les Américains laissent derrière eux une situation simplement épouvantable
05:02pour les malheureux libanais.
05:03Et il y a une forme de trahison pour Israël également.
05:05Voilà, le rôle du Hezbollah est consacré dans le système qui vient d'être présenté.
05:10Et les Israéliens, évidemment, l'ont très très mauvaise,
05:12comme d'ailleurs les États, les monarchies arabes,
05:15pas le Qatar, mais les autres, je pense aux Émirats,
05:17qui ont été bombardés.
05:19Les Émirats ont reçu 3000 missiles sur la tête, quand même.
05:22Donc, pour les Émirats, c'est une très très mauvaise nouvelle.
05:25C'est juste catastrophique, en fait.
05:26Voilà, catastrophique, parce qu'ils se retrouvent en face d'un Iran qui est maintenant consolidé.
05:30Alors, Roubio, le secrétaire d'État,
05:31étant fait la tournée de ces monarchies arabes pour calmer le jeu,
05:35lui était contre la guerre, mais il en est maintenant à essayer de calmer le jeu.
05:39Mais la situation qui est, après cette guerre, sur le terrain moyen oriental,
05:43est simplement désastreuse.
05:45Et catastrophe aussi, bien sûr, vous l'avez évoqué, disons-le,
05:48pour le peuple iranien, la répression qui repart de plus belle au pays des Molaï.
05:54Il y a cette illustration, ce symbole de cette chanteuse
05:56qui a reçu, je ne sais plus combien de coups de fouet.
06:01Elle est condamnée à 74 coups de fouet.
06:04Mais c'est surtout que les gens continuent à être pendus quasiment tous les jours.
06:09Pour avoir chanté sans voix, elle.
06:10Voilà, elle, avec les épaules dénudées,
06:13donc elle a interdiction de se produire pendant deux ans,
06:16interdiction de sortir du territoire,
06:18et condamnée avec son orchestre à subir 74 coups de fouet.
06:22Mais ce qui est ennuyeux, encore plus ennuyeux,
06:25c'est que les Iraniens ont éliminé, pendu, 2500 personnes l'an dernier,
06:31c'est-à-dire à peu près 4 par jour, quoi.
06:34Et que les pendaisons continuent, la terreur continue.
06:36Mais en même temps, ils sont suffisamment habiles
06:38pour envoyer des images où on voit des femmes sans voile,
06:41à côté de femmes voilées, réunies pour défendre la nation.
06:45Ils sont assez doués pour ça.
06:47Malheureusement, la répression continue, elle est impitoyable.
06:49Ils ont tué 30 à 40 000 personnes en début d'année, et ça continue.
06:53Et c'est bien malheureux pour le peuple iranien
06:55qui n'est pas sorti du joug de ce régime.
06:58Par ailleurs, vous vouliez l'évoquer également,
07:00Donald Trump qui a encore, j'ai envie de dire,
07:02déclaré hier que les pays de l'OTAN
07:04avaient laissé tomber les États-Unis pendant la guerre contre l'Iran
07:07en présence du patron de l'Alliance du Traité de l'Atlantique Nord,
07:11Marc Ruth, qu'il recevait à la Maison Blanche.
07:13Je crois qu'on a quelques images de cette rencontre.
07:15L'Alliance Atlantique est plus fragile que jamais, on peut le dire comme ça ?
07:19Alors là, on a assisté à...
07:21Alors lui, c'est le patron de la génuflexion européenne,
07:25Marc Ruth, ancien Premier ministre hollandais,
07:27secrétaire général de l'OTAN,
07:29qui appelle Trump, Papa Trump,
07:31et qui est donc venu dans le bureau ovale
07:34à une semaine à peu près du sommet de l'OTAN
07:37qui va se tenir à Ankara le 7 juillet,
07:40pour convaincre Trump d'abord d'y aller,
07:42puisque Trump ne voulait pas y aller,
07:44et ensuite lui dire que les élèves européens ont rempli leur contrat.
07:48Et il a eu cette phrase,
07:50il y a le trillion de Trump.
07:52Grâce à vous, les dépenses militaires des Européens
07:54ont augmenté de 1 000 milliards de dollars.
07:56Tableau à l'appui.
07:57Il est bien avec ces tableaux dans le bureau ovale,
07:59c'est absolument inouï.
08:00Trump l'a méprisé complètement en disant qu'il ne voulait pas y aller,
08:03et que s'il y va, c'est uniquement à cause de son pote Erdogan
08:07qui va lui acheter les F-35.
08:09Pour le reste, il a été trahi,
08:11les Européens ont été déloyaux,
08:13et ça ne va pas du tout.
08:15Là-dessus, que fait notre ami routeur ?
08:17Il va à la télé américaine,
08:19et il dit, mais il ne faut pas exagérer,
08:21en fait, en sous-main, les Européens, ils ont fait des choses.
08:24Plus de 5 000 décollages d'avions de guerre ont eu lieu
08:28depuis l'Europe pendant la guerre.
08:30Et je vais même vous dire, a-t-il dit,
08:33en Italie, 500 avions ont décollé depuis l'Italie,
08:36c'est-à-dire la base de...
08:38Alors, les Italiens n'étaient pas au courant,
08:40et Mélanie, naturellement, elle avait oublié de prévenir,
08:43parce qu'officiellement, les bases européennes étaient fermées.
08:46Routte vient de dire, non, non, Mélanie, elle a ouvert ses bases.
08:49Résultat des courses, Mélanie est dans une panade pas possible,
08:52elle est attaquée au Parlement,
08:54on l'accuse d'être une traite, d'avoir menti.
08:57Bref, il a allumé le feu.
09:00Tout ça est quelque part complètement pathétique, si vous voulez.
09:04Complètement pathétique.
09:05Et évidemment que les rapports entre l'Europe et les Etats-Unis n'ont pas d'un coup.
09:09Quant à l'Espagnol, qui s'est présenté en anti-OTAN,
09:12alors lui, sa femme est...
09:14Pedro Sanchez.
09:15Oui, Pedro Sanchez, il est dans un marécage de corruption, au général,
09:19où le prédécesseur Zapatero, sa femme, ses meilleurs amis,
09:23tout le monde va aller au trou, et il est lui-même assez inquiet.
09:27On change de continent, Pierre ?
09:28On change de continent.
09:29L'avocat anti-système soutenu par les Etats-Unis,
09:33Abelardo de la Esprilia, je ne sais pas ce que c'est le mot,
09:36Esprilia, pardonnez-moi, a promis dimanche une nouvelle ère.
09:39Il vient de remporter l'élection présidentielle en Colombie,
09:41faisant basculer très à droite un pays frappé par la violence des groupes armés.
09:45Il veut réduire de 40% l'appareil d'Etat.
09:47Un anti-narco revendiqué, admirateur de Trump, de Bukele, le président du Salvador.
09:53Bon, le problème qu'il a, c'est qu'il est américain, il faut savoir qu'il a double national.
09:57Il est américain.
09:59Deuxièmement, il a gagné avec 0,9 points d'avance, c'est-à-dire pas une forte majorité,
10:04donc il n'a pas une majorité absolue à la Chambre.
10:08Troisièmement, la Colombie, c'est un grand pays, ce n'est pas Salvador.
10:11C'est vrai.
10:12C'est vrai que Salvador, Bukele, il a mis en taule 2% des adultes du pays est en prison.
10:18Donc l'idée, c'est d'aller mettre tout le monde en prison en Colombie.
10:20Ça va être plus compliqué, parce que c'est un pays qui connaît la guérilla depuis 30 ou 40 ans.
10:25Guérilla qui est devenue maintenant un narco business.
10:30Il faut savoir que 50% des villes colombiennes sont tenues par un groupe mafieux.
10:36Donc c'est un narco-État au sens propre du terme.
10:39La production de cocaïne en Colombie a triplé en 10 ans, tirée par une demande européenne.
10:49Et donc on est dans une situation qui est terrible, parce que la taille de production de coca en Colombie
10:59est passée à, tenez-vous bien, 253 000 hectares.
11:03Maintenant, ils utilisent des drones pour envoyer des engrais pour accélérer la production.
11:09Il y a des labos, tenez-vous bien, où on a saisi 5, la production des labos en Colombie, c
11:14'est 5 tonnes de coque par mois.
11:17Et les saisies réalisées en Europe l'année dernière, 419 tonnes de cocaïne colombiennes.
11:23Ça risque d'être très compliqué de mettre fin au narcotrafic en Colombie.
11:26Oui, surtout que c'est tenu par des groupes qui étaient anciennement terroristes, pour certains, héritiers des Farc,
11:35et pour d'autres, des paramilitaires.
11:38Donc, le président précédent, lui, avait essayé de, il appelait ça la paix totale, d'ouvrir un dialogue avec tout
11:46ce petit monde.
11:47Ça n'a fait qu'étaler la production.
11:49Et maintenant, Estrella va essayer de faire l'inverse, c'est-à-dire de tirer dans le tas, en réalité,
11:54d'envoyer l'armée.
11:56Et on va voir ce que ça va donner.
11:57Mais c'est une situation qui est très préoccupante.
11:59Mais encore une fois, le problème, c'est vraiment la demande européenne de cocaïne.
12:03Et elle, il faut la sécher.
12:05Petit pas de côté, Pierre, grâce à vous.
12:08Sachez-vous, chers téléspectateurs, que la Colombie est le seul pays hors Afrique à abriter une population d'hippopotames sauvages.
12:16Pourquoi ? Parce qu'ils descendent de quatre animaux introduits dans le pays dans les années 80 par le parrain
12:22des trafics de drogue, Pablo Escobar.
12:25Les autorités du pays ont finalement autorisé le 13 avril dernier un plan d'abattage d'une grande partie des
12:30animaux
12:30parce qu'ils se sont répandus, devenus nuisibles pour les autorités locales.
12:3480 têtes étaient destinées à être abattues.
12:37Et face à cette décision, un milliardaire indien s'est dit prêt à sauver ces braves bêtes.
12:42C'est terrible parce que eux aussi, ce sont des victimes du narco.
12:48Pablo Escobar avait construit un ranch de 2000 hectares dans lequel il a fait venir des girafes, des lions, etc.
12:54Et des hippos.
12:55À sa mort en 1993, ces animaux sont allés dans des zoos, sauf les hippopotames, qui sont allés dans la
13:02rivière du coin.
13:02Ils ont proliféré. Il faut savoir qu'un hippopotame est un animal extrêmement dangereux.
13:07Si vous trouvez entre un hippo et l'eau, il vous tue.
13:10Ah oui.
13:11En Afrique, il est considéré comme probablement le plus dangereux.
13:15Donc il est dangereux. En plus, il change l'écosystème parce qu'il consomme, défecation, tout ça.
13:20Ça modifie l'équilibre écologique des rivières en Colombie.
13:25Donc la question, c'est qu'est-ce qu'on en fait ?
13:27Décision des euthanasiers, voire de les exporter en Inde, où il y a un grand débat en Inde sur est
13:32-ce qu'on va recevoir les hippos venus de Colombie.
13:34C'est encore tranché ou pas encore ?
13:36Non, c'est pas tranché.
13:39C'est encore tranché.
13:57Pour discuter du sort des migrants, l'Union européenne a accueilli une délégation talibane le 23 juin, donc mardi.
14:03La question du renvoi d'exilés afghans était abordée et la venue de ces responsables talibans.
14:09Et on va voir ces images à déclencher, bien sûr, des critiques des défenseurs des droits humains.
14:12Fallait-il faire venir des talibans à Bruxelles aux frais du contribuable européen ?
14:17Bon, c'est une affaire très complexe.
14:20D'abord, elle a pour origine l'avidité de pouvoir de Mme von der Leyen qui veut s'occuper de
14:25tout, y compris des relations internationales avec les talibans, par exemple.
14:31Donc elle invite les talibans.
14:32L'hypocrisie des États aussi, parce que les États se sont plus ou moins mêlés à la réunion sans être
14:38officiellement à l'origine.
14:39Donc il y a eu une réunion qui s'est tenue dans un lieu secret hors bureau de l'Europe
14:45à Bruxelles.
14:45Les talibans venaient avec l'idée d'abord d'obtenir la reconnaissance, de l'argent et puis l'ouverture de
14:53consulats pour gérer leur immigration en Europe.
14:56Les Européens qui étaient là, eux, ils cherchaient au contraire à avoir des avions pour les ramener en Afghanistan.
15:02Il faut savoir qu'un pays comme la France aujourd'hui a 100 000 réfugiés afghans, dont 70% reçoivent
15:09quasi automatiquement le statut de réfugiés politiques.
15:13Et qui sont quasiment tous des hommes, précisément.
15:14Que des hommes, pas de femmes.
15:17C'est des jeunes hommes qui, descendus des montagnes, sans aucun background à l'école, ils savent à peine leur
15:25propre langue.
15:26Ils ont été élevés dans un pays qui n'a connu la guerre que depuis leur naissance, 40 ans que
15:32l'Afghanistan est en guerre.
15:33Donc vous mettez des jeunes comme ça en Europe, ça donne un niveau de criminalité très important, ressenti comme tel
15:39dans tous les pays.
15:39C'est pour ça qu'un pays comme la Suède, par exemple, a refermé drastiquement.
15:45Et qu'est-ce qui se passe ? Il se passe que la France étant le pays le plus généreux
15:48en termes de régularisation,
15:51ces gens qui allaient ensuite en Angleterre ou dans les pays scandinaves et autres restent en France.
15:57Alors les Allemands, eux, très pratiques, ils ont accepté des talibans dans l'ambassade d'Afghanistan à Berlin.
16:04Les autres ambassades afghanes n'ont pas de talibans.
16:06Eux, ils ont fait venir des talibans et ils ont envoyé deux charters avec des sans-papiers afghans qu'on
16:13renvoie au pays.
16:15Le problème, c'est de savoir quelle est notre politique à nous parce que nous, on donne des tampons,
16:20on leur donne le permis de rester et on ne va pas à ce genre de réunion.
16:23Et on n'interdit pas non plus à la Commission.
16:25Il n'y a pas de politique, si vous voulez.
16:26La vérité, c'est que les États européens sont divisés.
16:29Il n'y a pas de politique commune vis-à-vis de l'Afghanistan, ni vis-à-vis de l
16:32'immigration afghane.
16:33Résultat, on a ce pataquès, moitié secret, dont on ne sait pas comment se débatouiller.
16:39Il nous reste 2 minutes 30, Pierre.
16:41Histoire folle.
16:41Moi, je trouve ça incroyable.
16:43Une enquête, retour aux États-Unis, une enquête du Washington Post révèle que Tulsi Gabbard,
16:50qui est juste l'ex-directrice des services secrets américains qui a démissionné au mois d'avril, il y a
16:552 mois,
16:56elle aurait été toute sa vie, finalement, sous l'emprise du fondateur d'une secte religieuse hindouiste.
17:03Pendant son enfance, c'était un guide spirituel, ni plus ni moins, dit-elle.
17:08Sauf que ce gourou, qui a aujourd'hui 78 ans, aurait joué un rôle bien plus important dans la carrière
17:14de cette dame.
17:14C'est une enquête journalistique extraordinaire.
17:17Incroyable.
17:17Parce qu'ils ont obtenu la totalité, par l'intermédiaire de quelqu'un qui était dans cette secte, des totalités
17:23des communications, mail, coups de téléphone.
17:26Cette femme, Tulsi Gabbard, qui était un grand espoir du Parti démocrate, au point d'avoir été envisagée comme, tenez
17:33-vous bien, candidate à la présidence des États-Unis,
17:37cette femme était tenue depuis son enfance par une secte Hare Krishna dissidente, qui s'appelle, tenez-vous bien, Science
17:44and Identity Foundation, fondée par ce butler.
17:50Voilà, les parents de cette jeune fille étaient dans la secte, elle, elle a été prise en charge dès l
17:55'enfance, et à chaque étape de sa croissance personnelle,
17:59elle était tous les jours tenue en charge par le butler en question et son équipe.
18:04Donc elle a commencé comme petite élue locale, puis le Congrès, puis star du Parti démocrate, au point, je vous
18:12dis, d'être candidate à la nomination.
18:15Et ensuite, en 2016, boum, elle bascule du côté de Trump.
18:19Et c'était, pour Trump, une divine surprise.
18:21Donc qu'est-ce qu'il fait ?
18:22Il lui donne la direction des 13 agences de renseignement américaines.
18:27Jusqu'à ce qu'on s'aperçoive, ça, quelqu'un a dû le savoir, qu'elle était sous influence, parce
18:30qu'elle a été sortie quand même au bout d'un an, un an et demi.
18:35Mais c'est une histoire de fou, c'est un roman.
18:38C'est incroyable.
18:38La prise de contrôle de quelqu'un qui pouvait être président des Etats-Unis, qui a dirigé les services d
18:45'enseignement et qui, depuis son enfance, est tenu par une secte.
18:48Le KGB n'aurait pas fait mieux.
18:50Oui, on est d'accord.
18:51Il nous reste 20 secondes.
18:52C'est la pastille.
18:53On n'y échappe pas.
18:54Pendant que Donald Trump refuse, et vous l'avez dit tout à l'heure, de financer les 300 milliards de
18:58dollars nécessaires à la reconstruction de l'Iran,
19:00et se tourne vers les pays du Golfe,
19:02le président américain a reçu le nouvel Air Force One, ultra luxueux, offert par qui ?
19:08Par le Qatar.
19:08Par son copain du Qatar, oui.
19:10On a l'image.
19:11Allez-y, 20 secondes, Pierre.
19:12Il a changé les couleurs.
19:15L'avion était bleu avant.
19:16Il est magnifique.
19:17400 mètres carrés, palace volant.
19:18Voilà, et il est très très content de ce petit cadeau, et il le montre sans complexe.
19:26Imaginez la même chose en Europe, de se faire offrir, voilà, c'est quand même assez spécial.
19:30C'est vrai qu'il s'est décrit comme une maison blanche volante.
19:33C'est ça.
19:34400 mètres carrés habitables.
19:35C'est un 747, je crois, VIP, qui a été donc totalement aménagé.
19:40C'était déjà VIP pour le Qatar, mais qui a été encore plus amélioré.
19:44Il en est très très fier.
19:46Il a un autre problème, on n'a pas le temps d'en parler aujourd'hui.
19:48C'est la...
19:50Conclusion.
19:50Il a mis 16 millions dedans.
19:53On sortira l'image pour jeudi prochain.
19:56Il y a plein d'histoires marrantes autour de ce personnage.
19:59Toutes les semaines, vous me trouvez une pastille autour de Donald Trump, donc je vous fais confiance pour la semaine
20:02prochaine.
20:03Merci beaucoup, c'était très complet, très riche, et surtout riche en enseignement.
20:07Pierre Lelouch, face à Pierre Lelouch, rendez-vous jeudi prochain.
20:10Punchline avec Laurence Ferrari, évidemment, comme chaque jour.
20:13J'aurai le plaisir de vous retrouver demain, 15h pour 120 minutes infos.
20:15A demain.
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