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  • il y a 13 minutes
Aujourd'hui, c'est au tour de Jonas Haddad, porte-parole des LR et auteur de "C'est Nicolas qui paie", de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:01RMC, face aux grandes gueules.
00:04Il est avocat, il est vice-président de la région Normandie,
00:08porte-parole LR du candidat LR Bruno Retailleau, Jonas Haddad.
00:12Bonjour.
00:12Bonjour les grandes gueules.
00:13C'est Nicolas qui paye aux éditions de l'Observatoire.
00:15Voilà votre livre à la fois de constats et de propositions aussi.
00:19Mais alors, qui est ce fameux Nicolas ?
00:21D'abord, je voulais vous dire que je suis ravi d'être sur les grandes gueules
00:25parce que c'est grâce à vous que Nicolas est connu.
00:27Je me souviens du plateau que vous aviez fait avec Charles face à Jean-Luc Mélenchon
00:31dans lequel lui-même ne savait pas, Jean-Luc Mélenchon, qui était Nicolas.
00:35Et maintenant, tout le monde connaît Nicolas.
00:37Nicolas, c'est ce jeune actif qui a 30 ans et qui se tient la tête dans les mains
00:42tellement il est harassé de taxes, d'impôts, de normes.
00:45Et Nicolas, il en a marre.
00:46Un chiffre que je donne souvent pour parler de ce bouquin,
00:49vous l'évoquiez à l'instant.
00:51La semaine dernière, l'Ipsos pose une question aux jeunes.
00:54Est-ce que vous voyez votre avenir en France ?
00:56Un tiers des jeunes Français envisagent de quitter la France.
01:00Vous m'entendez bien ?
01:01Un tiers des jeunes Français envisagent de quitter la France.
01:04Pourquoi ?
01:04Parce qu'ils considèrent qu'aujourd'hui, le système n'est plus fait pour eux.
01:08Ils les écrase au profit d'inactifs.
01:11Après, on pourra détailler qui sont les inactifs à l'intérieur de cette description.
01:15Mais malheureusement, le système a considéré globalement qu'on pouvait toujours appuyer sur la tête des Nicolas.
01:20Et je suis sûr que dans les auditeurs des grandes gueules,
01:22quand on fait son plein et qu'on paye beaucoup d'impôts sur son essence,
01:26ou quand on se fait matraquer d'impôts, de taxes dans tous les sens,
01:31on est très sensible à cette thématique des Nicolas.
01:33Donc, c'est pour ça que je suis vraiment ravi d'être avec vous aujourd'hui.
01:36Dans ce livre, vous revenez, vous faites un petit parallèle en 1995,
01:38Jacques Chirac est élu sur la fracture sociale.
01:40Et vous dites, aujourd'hui, on a une nouvelle fracture sociale.
01:42En fait, ce sont les productifs, c'est-à-dire Nicolas, contre les assistés.
01:46C'est-à-dire, il y a deux Frances qui s'opposent, c'est ça ?
01:48Oui, je pense qu'aujourd'hui, il y a deux Frances qui s'opposent.
01:50Et d'ailleurs, vous voyez bien, dans le cadre des émeutes près des lycées,
01:54il y a des gens qui considèrent qu'ils peuvent casser, piller.
01:56Mais pareil sur les lycées.
01:58La question qui se pose, c'est, qui va payer les dégâts dans les lycées ?
02:01C'est encore Nicolas.
02:02En fait, si vous voulez, c'est un gimmick, c'est une phrase qui peut revenir à chaque fois,
02:06puisqu'il y en a qui considèrent qu'ils peuvent tout casser, ne pas travailler,
02:08et d'un autre côté, les autres vont payer.
02:10Pourquoi j'ai utilisé le parallèle avec la fracture sociale ?
02:13Parce qu'à l'époque, Chirac avait identifié une fracture.
02:16Et moi, je pense que si on veut que cette présidentielle serve à quelque chose,
02:20et que ce ne soit pas encore une élection qui soit volée,
02:23il faut qu'on identifie les fractures dans le pays.
02:25Et aujourd'hui, il y a une véritable fracture générationnelle.
02:27Vous avez d'un côté des jeunes qui considèrent qu'ils bossent beaucoup,
02:30et de l'autre côté, des moins jeunes, notamment des retraités,
02:34qui considèrent que les jeunes ne travaillent pas assez.
02:36Or, la réalité, c'est que les deux ont un peu raison,
02:39mais la difficulté, c'est que nous sommes aujourd'hui dans un système de retraite,
02:42notamment, qui fait qu'on est obligé d'appuyer sur la tête des actifs
02:45pour payer la retraite de ceux qui ne travaillent pas.
02:48Et encore, je ne parle même pas des assistés,
02:50qui eux sont parfaitement en âge de travailler,
02:52et qui auraient le droit de travailler.
02:53Oui, mais là, je note quand même toujours des contradictions à droite,
02:56parce qu'à la fois, vous dites, effectivement,
02:58il faut redonner, en quelque sorte, de l'argent à ceux qui travaillent,
03:03que le travail paye,
03:04mais lorsqu'il y a des débats en commission des finances,
03:08eh bien, vous rejetez la suppression de l'abattement fiscal
03:10de 10% sur les retraites, les LR.
03:12Donc, finalement, les LR, vous continuez à travailler,
03:14sans doute pour votre cœur électoral,
03:16c'est-à-dire les retraités,
03:18parfois au détriment des actifs.
03:19Est-ce qu'on a encore besoin de 10% d'abattement fiscal
03:22lorsqu'on est retraité ?
03:23Est-ce que cet argent, cette niche fiscale,
03:25elle ne serait pas plus utile ailleurs ?
03:27Mais vous connaissez l'état de l'Assemblée nationale.
03:29Aujourd'hui, c'est très compliqué de faire passer des textes.
03:31Là, c'est les LR, on votait contre, c'est clair.
03:34Pas que, mais moi, mon idée, c'est de dire,
03:36aujourd'hui, on a une présidentielle,
03:38et il faut qu'on remette à plat le système des retraites,
03:41et notamment le système qui ne marche plus de répartition.
03:44Je dis souvent, et je l'assume à votre micro,
03:46la pyramide des âges,
03:47tout le monde a en tête cette image de la pyramide des âges,
03:50ça n'existe plus.
03:51C'est un mensonge, c'est une fable.
03:53Une pyramide, c'est une base large avec des actifs
03:55qui payent pour des retraités une pointe fine.
03:58Or, aujourd'hui, c'est exactement l'inverse.
03:59Je dirais même que c'est un kebab,
04:02c'est-à-dire qu'en haut, vous avez une pointe qui est très large,
04:04donc vous avez de plus en plus de retraités.
04:06Et Dieu merci, parce qu'il y a des progrès de la technologie,
04:08de la science, qui font qu'on vit plus longtemps,
04:10mais on ne peut pas, en permanence,
04:12avec le système de retraite par répartition,
04:14écraser les actifs tels que c'est fait aujourd'hui.
04:16– Mais ne répondez pas à ma question.
04:17Lorsque la droite est au pouvoir,
04:19ou lorsqu'on lui donne le pouvoir de changer les choses,
04:21finalement, elle reproduit ce que fait la gauche,
04:24c'est-à-dire qu'il y a toujours plus de dépenses,
04:26on privilégie effectivement les inactifs,
04:28on assomme les actifs de charges, d'impôts.
04:31– Je réponds à votre question,
04:33est-ce que la droite est au pouvoir aujourd'hui ?
04:34– En partie, Sébastien Lecornu vient de la droite,
04:36mais si, Gérald Darmanin vient de la droite,
04:38Bruno Le Maire a été ministre de l'économie pendant des années,
04:41il est de la droite,
04:42mais si, une partie de ceux qui nous ont gouvernés
04:44ces dix dernières années,
04:47vient directement des LR.
04:48– Est-ce que vous savez comment Sébastien Lecornu
04:50a passé son budget l'année dernière ?
04:51C'est tout simplement en cédant sur la réforme des retraites,
04:54aux socialistes.
04:56Donc en fait, ce que je dis, c'est qu'il existe un totem,
04:58un tabou dans ce pays,
04:59qui s'appelle les retraites,
05:01et d'ailleurs, moi je trouve ça fou
05:02que les plus grandes manifestations
05:04qui aient eu lieu récemment de jeunes,
05:06à part les lycéens,
05:07avant c'était la réforme des retraites,
05:08c'est-à-dire que les jeunes manifestent
05:09contre leurs propres intérêts.
05:11Il devrait y avoir des manifs
05:12pour la réforme des retraites,
05:14de la part des jeunes en disant
05:15on en a marre de payer
05:16pour ceux qui sont malheureusement plus en activité,
05:19et puis ils ont bien le droit,
05:20parce qu'ils ont bossé toute leur vie aussi.
05:22Et donc en fait, je pense qu'il faut qu'à droite,
05:24on fasse aussi,
05:25vous avez peut-être raison là-dessus,
05:26on fasse notre mise à jour.
05:27Il faut qu'on soit très clair,
05:28il y a une présidentielle qui arrive,
05:30on ne peut pas gouverner de la même façon
05:31en 2026 ou 2027
05:33qu'on a gouverné en 2007.
05:35Joël Daussiri ?
05:36Non, moi c'est un livre qui m'a fait
05:37beaucoup de bien,
05:38dans le sens où c'est un livre
05:39qui pose des constats
05:40qu'en réalité on vit tous les jours
05:42et dont on parle,
05:43et parfois les retraités,
05:46parce que c'est vrai que
05:46je les attaque pas eux personnellement,
05:48mais en tout cas je vais attaquer leur vote,
05:50parce que je trouve que leur vote
05:51n'est pas en faveur de la jeunesse
05:54et de la génération suivante.
05:56Donc dans ce sens-là,
05:56il m'a fait du bien,
05:57mais en même temps il fait un peu de mal,
05:58parce que ce qui est décrit,
06:00c'est complètement dramatique.
06:02Je prends l'exemple du logement par exemple,
06:04moi j'ai été propriétaire à l'âge de 30 ans,
06:06et dans le livre vous décrivez justement
06:07qu'en 73,
06:09la part des propriétaires de 30 ans,
06:12elle était de 37% ou quelque chose comme ça,
06:15j'ai plus le chiffre exactement.
06:161 sur 3 exactement.
06:17Et aujourd'hui, elle est de 14%.
06:19Mais où est-ce qu'on va comme ça ?
06:21Ça veut dire qu'on a des jeunes
06:22qui ne peuvent pas rentrer dans la vie,
06:24qui ne peuvent pas non plus construire une famille,
06:25on parle de réarmement démographique,
06:27mais pas de logement,
06:29impossibilité de se projeter
06:30dans la construction d'une famille.
06:32Donc on a une génération aujourd'hui
06:33qui est complètement sacrifiée,
06:34et de le voir écrit noir sur blanc,
06:37ça fait énormément de mal.
06:39Et moi, la question que je me pose,
06:41je me dis,
06:41mais plus de Jonas Haddad,
06:43moins de Retailleau.
06:44Parce que...
06:44Ah bah non, c'est son porte-parole.
06:46Bah oui, mais moi, je suis complètement d'accord avec elle.
06:48Bah oui, mais j'ai un problème.
06:49Vous voudriez que Jonas Haddad...
06:51Parce que les LR devraient mettre des Jonas Haddad
06:54en avant.
06:54Devraient essayer de trouver des vieux écrits de Retailleau.
06:57En avant, parce que Jonas Haddad,
06:57il a compris ce qui se passe dans la société actuelle,
07:00et il a envie,
07:01il a envie que les générations suivantes
07:03puissent enfin vivre correctement.
07:06Mais quand j'écoute votre candidat,
07:08que vous êtes le porte-parole,
07:10excusez-moi,
07:11mais déjà, un,
07:12son socle électoral,
07:13c'est justement les boomers,
07:14si on peut dire ça comme ça.
07:16C'est son socle électoral.
07:17Et il a défendu la revalorisation des retraites.
07:20Là, ils viennent de voter contre l'abattement,
07:23la suppression de l'abattement fiscal.
07:25Joël, si je peux répondre,
07:26plus de Jonas,
07:28moins de Bruno.
07:29C'est moins adorable.
07:31Non, non, ce que je veux dire,
07:35non, mais ce que je veux dire,
07:36c'est que si on parle directement de Bruno Retailleau,
07:39il y a trois semaines,
07:41il produit un texte dont l'opinion,
07:43le titre du texte s'appelle
07:44« C'est Nicolas qui paye ».
07:46Et il parle notamment de la volonté du gouvernement
07:49de s'accaparer l'épargne salariale.
07:51Il ne faut pas être caricatural
07:52dans la présentation qui est faite.
07:54Si c'est vrai que pendant des années,
07:56la droite classique a été prisonnière
07:58de schémas mentaux
07:59qui étaient un peu archaïques, c'est vrai,
08:02je pense qu'aujourd'hui,
08:03on a tout à risquer.
08:05Contrairement à ce qui a été dit à l'instant,
08:07nous ne sommes pas au pouvoir.
08:07Donc, si on veut revenir au pouvoir
08:09alors qu'on est globalement aujourd'hui
08:11sondés entre 10 et 12 %,
08:13il faut qu'on prenne des risques.
08:15Et ces risques-là, moi, j'ai envie de les prendre
08:16parce que j'ai envie de m'adresser aux actifs
08:18qui nous écoutent et qui se disent peut-être
08:19« Bon, la seule solution,
08:21c'est de tout envoyer valser
08:22ou de voter pour ARN
08:23ou même de plus en plus pour LFI. »
08:26Ce que vous dites sur le logement,
08:27c'est une réalité.
08:29Pourquoi il y a de plus en plus de jeunes
08:30à un moment qui ont envie
08:31de faire péter le système ?
08:32C'est parce que c'est une claque sociale
08:34quand on leur explique
08:36quand c'est un couple, par exemple,
08:37de trentenaires
08:38et qu'on leur explique
08:39« Vous avez bien fait les études,
08:41vous avez bien travaillé,
08:42vous avez un salaire,
08:42mais malheureusement,
08:43on ne va pas vous donner de logement. »
08:45Et toutes les solutions
08:46qui sont proposées par la gauche,
08:47c'est les blocages des prix
08:48comme dans toutes les grandes villes de France
08:50dans lesquelles ça ne fonctionne jamais.
08:51Et ce que je propose dans le livre,
08:53c'est un grand choc d'offres
08:54pour le logement,
08:55pour répondre sur la question du logement.
08:57Juste pour que nos téléspectateurs
08:58et auditeurs aient une idée.
08:59Il y a 40 ans,
09:00on construisait 500 000 logements
09:02en France par an.
09:03Aujourd'hui, à cause des normes,
09:04je dis bien à cause des normes,
09:06on n'en construit que 200 000.
09:08Bien évidemment que c'est beaucoup plus cher.
09:09Vous l'avez vu,
09:10quand il y avait les Jeux Olympiques,
09:11comme il y avait beaucoup d'offres
09:12sur le marché,
09:13du coup, les loyers étaient plus bas
09:15si on voulait le louer.
09:16C'est tout simplement
09:17un choc d'offres dont on a besoin.
09:19Il faut,
09:19et là je rejoins
09:20par rapport à Rotaillot,
09:21je réponds aussi,
09:22on est parfaitement alignés
09:23sur le fait de dire
09:23qu'il faut un choc d'offres
09:24dans le logement.
09:25Sinon, on va continuer
09:26à mettre des claques
09:27aux Nicolas qui bossent,
09:29qui travaillent
09:29et qui ont juste envie
09:30de fonder une famille.
09:31Laura Varton-Martinez.
09:33Oui, moi je rejoins Joël.
09:35C'est-à-dire,
09:36les LR m'ont complètement déçu
09:38depuis plusieurs années
09:40de tous les budgets
09:40qui ont été votés,
09:42les courbettes
09:42qui ont été faites
09:43à ce gouvernement
09:44dû en même temps.
09:45Et je trouve que les LR
09:46ont joué le jeu
09:47dû en même temps
09:48au détriment des actifs,
09:50des jeunes
09:50et même d'un schéma social
09:53auquel les Français
09:53sont attachés.
09:54Moi, je pense qu'on peut
09:55maintenir un certain schéma social,
09:56pas forcément celui
09:57des retraites,
09:57mais qu'il y a plein de choses
09:58qu'on peut continuer
09:58de financer dans ce pays.
10:00Tout est une question
10:01aussi de méthode.
10:02Ma question maintenant
10:03est la suivante
10:03que le constat est fait.
10:06Comment faire moi,
10:07qui suis typiquement
10:08une électrice
10:09de LR de base,
10:10c'est vraiment
10:11normalement ma cam,
10:13je n'arrive plus
10:14à entendre
10:15une personne
10:16qui émane de ce parti
10:17le parler ?
10:18Je suis désolée.
10:23Non, mais honnêtement,
10:25c'est-à-dire que c'est devenu
10:26inaudible.
10:28J'ai eu un tel spectacle
10:29pendant les dix dernières années
10:30que je ne vois pas
10:31comment vous allez réussir
10:32à convaincre
10:33de nouveau les électeurs
10:34que vous avez fait faire.
10:35Alors, Jonas,
10:35c'est le pari de cette présidentielle.
10:37Moi, je veux bien en parler.
10:38La réalité,
10:39c'est que la dernière fois
10:40que nous étions en pouvoir,
10:41c'était sous Nicolas Sarkozy,
10:42que le monde a beaucoup changé,
10:43que c'est très juste
10:44que vous dites à l'instant,
10:45c'est que le rapport au travail
10:46a complètement changé
10:47et qu'on ne peut pas revenir
10:48avec les mêmes recettes
10:49d'il y a vingt ans.
10:50Quand j'entends des gens
10:51aujourd'hui à droit dire
10:52« Moi, j'ai une nouvelle proposition
10:54pour vous,
10:54c'est travailler plus
10:55pour gagner plus »,
10:55je leur dis
10:56« Tu n'as rien compris à la vie. »
10:57La réalité,
10:58c'est qu'on ne peut pas demander
10:58à travailler plus
11:00à des Nicolas
11:00ou quand travailler plus,
11:02ça ne permet pas
11:02de gagner plus.
11:03Donc, je comprends
11:04ce que vous dites.
11:04Je dis juste
11:05qu'il faut qu'on mette...
11:06En fait, j'essaye de répondre
11:07à votre préoccupation.
11:08Vous dites « Je trouve que les LR,
11:10parfois, la réponse,
11:10elle n'est pas à jour. »
11:11J'essaye de mettre à jour
11:12la réponse de la droite.
11:13On ne peut pas m'en vouloir.
11:14Non, je parle du parti en général.
11:16Donc, j'essaye justement...
11:18Figurez-vous que là,
11:18maintenant,
11:18je suis porte-parole du parti.
11:20Donc, voilà,
11:20ça me permet quand même
11:21de porter la parole du parti
11:22avec ce nouveau logiciel
11:23que j'essaye de mettre
11:24sur la table
11:25et j'espère qu'à force
11:26de conviction
11:27et d'émission
11:27avec les grandes gueules,
11:28je vais réussir à vous convaincre.
11:29Charles,
11:31d'abord,
11:32je t'enverrai,
11:33cher Jonas,
11:33ma note d'honoraire
11:36pour percevoir
11:36mes droits d'auteur
11:38sur ce livre.
11:39Ensuite,
11:40c'est intéressant
11:41des idées qui circulent
11:43et qui se popularisent
11:44ou pas.
11:45Si elles se répandent,
11:47c'est qu'elles trouvent
11:48un fond de vérité.
11:49C'est rare
11:50qu'une idée
11:50complètement fausse
11:52commence à être reprise
11:53ici et là.
11:54Et donc, moi,
11:55je me souviens
11:55quand j'avais eu
11:56cet échange
11:57avec Mélenchon,
11:58j'avais reçu
11:58énormément de messages
12:00de gens
12:00qui s'identifiaient
12:01tout à fait
12:02à ce personnage
12:03de Nicolas
12:04qui est la vache à lait
12:05du système français.
12:06Il faut bien dire les choses.
12:07Mais Nicolas,
12:07c'est large.
12:08Ce n'est pas que
12:08le consultant
12:10chez KPMG.
12:10c'est aussi l'artisan,
12:12c'est aussi
12:13le boulanger,
12:15c'est assez large.
12:16Mais c'est quand même
12:18malheureusement
12:18aujourd'hui
12:19une minorité
12:20de gens
12:20qui portent
12:21sur leurs épaules
12:22le fardeau
12:22d'un système
12:23qui n'arrive pas
12:24à se réformer
12:24et qui est trop
12:27égalitariste.
12:27Il faut dire
12:28les choses
12:28comme elles sont.
12:29Et à mon avis,
12:30c'est d'ailleurs pour ça
12:31que ça ne change pas,
12:31c'est que ces gens-là
12:32sont une minorité
12:33et que donc
12:33c'est difficile.
12:35Sinon,
12:36je trouve que
12:36sur LR,
12:37je considère
12:38franchement,
12:39j'ai le sentiment
12:40que le travail
12:41n'est pas fait.
12:43Là,
12:44il est fait
12:44dans ce bouquin.
12:45Oui,
12:45mais je trouve
12:46que ce parti
12:47qui pourrait,
12:48franchement,
12:48dans l'état
12:49de colère du pays,
12:50et on voit bien,
12:51c'est une colère
12:51qui porte le pays
12:52vers la droite,
12:53il y a certes
12:54un bon gros socle
12:56de gens bien à gauche
12:57qui sont bien énervés,
12:58bien violents.
12:59La gauche est de plus en plus
13:00violente en France.
13:00Ou bien dépendants,
13:01tout simplement,
13:02du système.
13:03Non,
13:04je parle des manifs,
13:05de Mélenchon,
13:06de tout ça.
13:07Mais c'est Marine Le Pen ?
13:09Oui,
13:09mais Marine Le Pen,
13:10je ne comprends pas
13:13qu'il n'y ait pas plus
13:14de boulot qui soit fait
13:16pour être plus disruptif,
13:18pour renverser
13:20un peu plus les choses,
13:21pour émettre
13:22des idées nouvelles,
13:25pour surprendre.
13:26J'ai le sentiment
13:27que tout ça ronronne
13:29de manière un peu pépère.
13:30Est-ce que tu ne crois pas
13:31qu'en faisant quelque chose
13:32sur la fracture générationnelle,
13:33à droite,
13:34on est déjà en train
13:35de bousculer les choses ?
13:35Non, mais ça c'est bien
13:36de le faire,
13:37mais typiquement,
13:38effectivement,
13:38la niche fiscale
13:39des retraités
13:40vient d'être jouée.
13:41Dans le livre de Jonas,
13:42il y a des propositions,
13:43par exemple,
13:43supprimer tout impôt
13:44sur la transmission
13:45des entreprises.
13:46Il y a aussi dire
13:47introduire un plancher,
13:48une retraite minimum
13:49pour chaque Français,
13:50un plafond de 6 000 euros,
13:50de là de 6 000 euros,
13:52capitalisation qui prend le relais.
13:53Donc ça va plutôt
13:54dans ton sens.
13:55En fait, mon idée,
13:57c'est qu'il va y avoir
13:58là, maintenant,
14:02c'est à y aller
14:03un peu à la tronçonneuse.
14:04Comment tu fais
14:05avec un pays comme ça ?
14:06C'est très simple.
14:07On ne peut plus faire
14:08comme il y a 20 ans,
14:09et surtout la droite.
14:10Donc d'abord,
14:10il y a une grande transmission
14:11qui va s'organiser,
14:12c'est-à-dire une grande transmission
14:13du patrimoine immobilier,
14:14puisque ceux qu'on appelle
14:15improprement les boomers,
14:16parce que je n'ai pas envie
14:17non plus d'insulter
14:18toute une catégorie de personnes,
14:20vont passer la main
14:21à la fois sur les entreprises
14:23et sur les logements.
14:25500 000 chefs d'entreprise
14:26qui vont partir à la retraite.
14:28Donc, une proposition de droite
14:29serait de dire, par exemple,
14:31on organise cette grande transmission
14:32des entreprises
14:33en défiscalisant les entreprises
14:35pour que Bernard et Chantal,
14:36qui ont créé leur entreprise,
14:37puissent la transmettre
14:38de façon défiscalisée
14:40à Nicolas.
14:41Ça, c'est quelque chose
14:42qui est quand même
14:42assez disruptif,
14:43et je considère que
14:44lorsque des gens ont bossé
14:4530-40 ans
14:46pour créer une entreprise,
14:47c'est bien de pouvoir
14:48la transmettre.
14:49Ça aurait été le cas, par exemple,
14:50dans un cabinet d'avocats,
14:51si tu avais ton cabinet d'avocats
14:52que tu aurais récupéré
14:53d'un ancien ténor du barreau,
14:55ça aurait été défiscalisé.
14:58De la même façon
14:58pour Laura et pour Joël.
15:00Et je pense qu'on arrive
15:02à incarner cette nouvelle génération
15:03de la droite
15:05qui essaye de parler
15:06à ceux qui sont les pieds
15:07dans le réel.
15:08Les autres
15:09qui continuent
15:10avec leur débat.
15:11Par exemple,
15:11quand on parle du RN.
15:13Le RN a,
15:13ces derniers temps,
15:14une stratégie
15:15qui consiste à séduire
15:16les retraités.
15:17Mais moi,
15:17je n'ai pas envie
15:17d'avoir une stratégie
15:18qui consiste à voir
15:20des niches électorales.
15:21Il n'y a pas de niche électorale
15:22en France.
15:22Il y a des gens qui bossent,
15:23il y en a qui ne bossent pas.
15:24Et je pense qu'il faut
15:25qu'on redonne la priorité
15:26à ceux qui bossent.
15:27Merci Jonas.
15:27Une dernière question.
15:28La crise des CN,
15:29on en sort comment ?
15:31Le Cornu,
15:31il a la bonne méthode ?
15:32Pas du tout.
15:33La méthode qui consiste
15:34à rajouter du dialogue
15:36et à considérer
15:36qu'on fait un grand débat
15:38pour les jeunes,
15:39parce que c'est ça,
15:40le temps de concertation,
15:41c'est une erreur magistrale.
15:42Et enfin,
15:43je donne un exemple
15:44dans le livre
15:44qui pointe bien
15:45la difficulté.
15:46C'est que par exemple,
15:47lorsqu'on a investi
15:4810 milliards
15:48ces derniers temps
15:49dans l'éducation nationale,
15:50on a investi massivement
15:51dans les retraités
15:52de l'éducation nationale.
15:54Il n'y a que 2 milliards
15:55qui sont allés
15:56pour les lycées.
15:57Et donc,
15:57c'est typiquement
15:58tout ce système
15:59qu'il faut remettre en cause.
16:00Sinon,
16:01on continuera
16:02à arroser du sable
16:03puisque les retraites
16:04captent aujourd'hui
16:05la plupart de nos investissements.
16:06Merci.
16:07Jonas Haddad,
16:07c'est Nicolas qui paye.
16:08Comment réparer
16:09la facture générationnelle ?
16:10Le livre est aux éditions
16:11de l'Observatoire.
16:12Il y a les constats
16:12et puis à la fin,
16:13il y a une dizaine
16:14de propositions.
16:15J'ai appelé ça
16:15les 10 commandements
16:16des Nicolas.
16:1710 commandements de Nicolas.
16:18Nicolas qui paye
16:19avec Jonas Haddad.
16:19Merci Jonas Haddad
16:20de passer par les jugés.

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