- il y a 9 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de Mathieu Kassovitz, acteur, réalisateur et producteur de cinéma, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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TVTranscription
00:01RMC, face aux grandes gueules.
00:05Face au GG avec Mathieu Kassovitz, le réalisateur, l'acteur, le producteur.
00:10Bonjour Mathieu Kassovitz.
00:11Bonjour les grandes gueules.
00:12Mathieu, on vous a vu dans une manif, on s'est dit tiens, qu'est-ce qu'il fait là
00:15?
00:17Je suis un citoyen, je suis dans les manifs.
00:19Pas vous ?
00:20Vous êtes un citoyen, vous aimez les manifs. Pourquoi vous aimez les manifs ?
00:22Vous n'allez pas dans les manifs.
00:24Non, nous on les raconte.
00:25Oui, mais vous n'allez pas dans les manifs.
00:26En ce moment, si on y va, je ne suis pas sûr qu'on soit bien accueillis.
00:29Non, mais c'est pourquoi vous seriez mal accueillis ?
00:31Parce que les journalistes, et notamment les journalistes de BFM TV, sont très mal accueillis en ce moment.
00:35Expliquez-nous pourquoi.
00:37Parce que vous vous comportez mal.
00:39Comment est-ce qu'on se comporte mal ?
00:40Vous avez un discours qui est de plus en plus à droite.
00:45Vous laissez les gens dire des choses ouvertement racistes, sans les griller, sans les condamner.
00:52Monsieur, on est un des auteurs.
00:56Vous voyez, moi j'étais calme, mais je ne pensais pas que vous attaqueriez dès le début.
01:01Non, mais je ne sais pas.
01:02Avec un propos diffamatoire.
01:04Vous savez, il y a des lois.
01:05Si vous êtes quelqu'un de raciste, aujourd'hui, c'est diffamatoire.
01:08Non, mais vous tenez, vous tenez, vous pouvez m'attaquer tant que vous voulez, si vous voulez.
01:13Mais vous tenez, et d'une manière générale, les médias français, de plus en plus...
01:24Vous n'êtes qu'une partie du rouage.
01:26Ah bon, d'accord.
01:27Voilà, exactement.
01:27Oui, mais il en fait quand même partie.
01:29Oui, il en fait partie.
01:30Mais vous n'êtes qu'une partie du rouage.
01:32Je vous entends.
01:33Non, mais il a raison.
01:36Il a raison, Charles.
01:37Il a raison.
01:38Je suis désolée, monsieur.
01:39Au revoir, Charles.
01:42Reste avec des actions subventionnées qui donnent des lois normales aux gens.
01:46Ça ne m'intéresse pas du tout.
01:48Moi non plus.
01:49Au revoir, Charles.
01:50Je ne savais pas que vous étiez là, d'ailleurs.
01:51Il a tort.
01:52Sinon, vous ne seriez pas venu si Charles avait été là ?
01:54Écoutez, je vais vous dire honnêtement...
01:56Charles et Charles Consulier.
01:57La charmante Anaïs qui m'invite souvent ici, et j'ai adoré passer du temps avec vous.
02:02Vous avez fait souvent dans les revues.
02:03Bien sûr, ça fait une dizaine d'années, même si ce n'est pas plus que je passe du bon
02:08moment avec vous.
02:10Là, depuis quelques temps, elle m'a demandé de venir, et j'ai failli ne pas venir même ce coup
02:16-ci.
02:16Parce que je trouve que vous avez vraiment une...
02:19Vous, BFM, CNews...
02:23À tout le monde dans les pages.
02:24Non, tout le monde.
02:25C'est-à-dire que, oui, effectivement.
02:28Radio France, France 2, tous ces...
02:35Partent...
02:36À tout le monde.
02:36Oui, oui.
02:38Je suis resté à la maison parce que je suis allé à la première mani, effectivement.
02:42Mais après, bon, ce n'est plus mon boulot.
02:44Moi, j'aime bien aussi rester à la maison.
02:46Et je regardais ça à la télévision.
02:47Et j'étais effaré par cette volonté des médias de créer des histoires qui n'existent pas.
02:57On voyait...
02:57Desquelles, par exemple ?
02:58En passé, moi, je zappais de vous à CNews.
03:01Et on voyait les mêmes images.
03:03Vous avez invité les mêmes représentants des syndicats de police qui disent tous la même chose.
03:10Et tout le monde crie à la révolution et au bain de sang.
03:16Et quand tu regardes par la fenêtre ?
03:18Non.
03:18Quand tu es sur place, non.
03:19C'est des jeunes qui s'amusent.
03:21Mais on les a eus aussi.
03:22On a eu les représentants des lycéens avec nous.
03:23Oui, mais vous êtes paternalistes, les gars.
03:26Les gars, vous êtes paternalistes.
03:27Je suis désolé.
03:28Je vous adore.
03:29Enfin, je ne vous adore pas, mais je vous aime bien.
03:31On a le droit aussi, avec un lycéen, de le contredire.
03:35Tout à fait.
03:35Tout à fait.
03:36Mais vous ne faites pas la même chose avec des gens comme lui,
03:39qui tiennent des propos qui sont...
03:42Mais Charles, il est en débat.
03:43Extraordinaires.
03:44Non, non, non.
03:44Il est en débat régulier, Charles.
03:46Oui, mais il dit des choses.
03:50C'est un débat contradictoire.
03:53C'est pas un...
03:56Non, c'est pas contradictoire.
03:57Elle dit...
03:58Elle l'a rétamée en disant, vous déversez des torrents de boue.
04:01Oui, mais elle lui dit, vous déversez des torrents de boue.
04:03Et vous créez des problèmes en France qui n'existent pas.
04:06Non, le 17.
04:06Alors, Mathieu, il y a eu...
04:08On peut effectivement parler des mouvements des lycéens.
04:10Et nous, on en a beaucoup parlé.
04:11On continue à en parler.
04:12Je crois qu'on a reçu à peu près tous les lycéens figurent de ce mouvement.
04:16Et pas que, d'ailleurs.
04:18On reçoit des policiers aussi, parce qu'ils sont beaucoup engagés depuis plusieurs samedis.
04:22Et on a parlé aussi du 17 octobre, qui est quand même quelque chose qu'on n'avait jamais vu
04:26dans Paris.
04:27C'est-à-dire 3 000 commerces pillés, vandalisés.
04:31Et les commerçants sont des citoyens comme les autres.
04:33En plus, c'est vraiment les petits commerces.
04:34Une horreur.
04:36Et quand on dit ça, on fait notre boulot.
04:38Non, parce que ce que vous faites depuis un mois maintenant, c'est de...
04:43J'étais dans le taxi là pour venir, et je vous entendais parler en disant
04:47c'est la faute des parents, c'est la faute des jeunes, c'est la faute de la banlieue, c
04:51'est la faute...
04:51Jamais c'est la faute de la cause.
04:53Vous ne parlez pas de la cause.
04:55Alors c'est quoi la cause des pillages ?
04:57La cause des pillages, c'est qu'il y a des mômes de Saint-Denis,
05:03Ok, toutes...
05:06Couleurs et obédiences confondues, c'est des gens de Saint-Denis,
05:09c'est pas des gens du quartier, de la cité,
05:12c'est des étudiants qui se sont dit, au bout d'avoir passé des années,
05:17de dire on ne peut pas travailler dans ces conditions-là,
05:20on décidait de bloquer le lycée.
05:21Et qu'est-ce qui s'est passé ?
05:23Au départ, oui.
05:23Qu'est-ce qui s'est passé ? C'était le tout le départ.
05:25La cause était louable au départ, hein ?
05:27Mais pas seulement louable, mais c'est magnifique.
05:32C'est magnifique, c'est magnifique que des jeunes qui vivent dans des situations,
05:35et qui sont dans des situations difficiles pour étudier,
05:40se révoltent pour pouvoir avoir les mêmes droits que tous les autres étudiants.
05:45Non mais ça, on en convient tous, Monsieur le Président.
05:48La réponse du gouvernement a été la violence.
05:51C'est ça la base.
05:53C'est ça la base.
05:53Charles revient.
05:54Bienvenue, Charles.
05:56Non mais Charles, je n'en veux pas à toi, je ne te tape pas dessus.
05:59Je crois qu'il faut reconnaître, il faut que vous reconnaissiez, les gars,
06:04qu'on est en train de partir dans un mouvement à droite des médias générales
06:10qui disent, de manière générale, je vous ai entendu dire là,
06:12oui, c'est vrai, il faut remettre la responsabilité des parents sur les casseurs.
06:20Vous dites, il faut mettre la responsabilité des parents sur les trottinettes ?
06:24Ben oui.
06:26Jamais sur le gouvernement.
06:29Le monde de 13 ans qui conduit une trottinette ?
06:30Ne mélangez pas.
06:32Monsieur Kassovitz, c'est parce que pour vous,
06:34votre discours, vous, là, pour vous, vous n'avez aucun problème avec ce que vous avez dit,
06:39justement, dans le média,
06:40qu'est-ce que j'ai dit dans le média ?
06:41Vous faites que les vitrines,
06:42les vitrines,
06:44si vous êtes honnête intellectuellement,
06:46les vitrines peuvent être cassées par des pilleurs,
06:47parce que c'est le seul moyen d'être entendu.
06:49Vous pensez que vous, vous n'avez pas une responsabilité des politiques
06:51par rapport à votre discours ?
06:52Pas n'importe quelle vitrine ?
06:53Déjà, c'était après les casse,
06:56et puis ça fait 30 ans que je dis la même chose.
06:58Les casseurs sont nécessaires.
07:00Ah oui, mon Dieu.
07:01Malheureusement.
07:01Donc alors la violence est légitime.
07:03Malheureusement.
07:06Malheureusement.
07:06Il faut expliquer pourquoi.
07:07Les casseurs sont nécessaires parce que les gouvernements ne comprennent que la force.
07:11Et malheureusement, si encore une fois,
07:13si encore une fois,
07:14on revenait à la base des problèmes,
07:16au lieu de crier sur les symptômes,
07:20si on revenait à la base de dire
07:23pourquoi ces jeunes étaient fâchés ?
07:25Pourquoi c'est parti en couille comme ça ?
07:26Qu'est-ce qui s'est passé ?
07:27Il s'est passé que pendant une semaine,
07:29ils ont vu des mômes se faire défoncer par des flics sans aucune raison.
07:34Moi, je ne mets pas le truc sur les flics.
07:37Les flics, ils suivent des ordres.
07:38Ça vient de là-haut.
07:40C'est le gouvernement qui a décidé,
07:42quand il a vu des jeunes se révolter pour pouvoir avoir une éducation normale,
07:47de dire on va leur tirer dessus à coups de grenade.
07:49Mais en quoi ça justifie le 17 octobre ?
07:51Moi, je distingue les deux.
07:52Je pense que le 17 octobre, c'est la délinquance.
07:56Les actions appellent des réactions,
07:58qui appellent des actions, qui appellent des réactions.
07:59Et là, on est dans un système,
08:02un cercle vicieux
08:06dans lequel le gouvernement doit nous sortir.
08:08Et donc alors, si ?
08:09Est-ce que je peux répondre ?
08:10Charles va parler parce qu'il est revenu.
08:12Vous êtes un adulte.
08:14Vous êtes un adulte.
08:16Vous êtes un adulte, visuellement.
08:18C'est même apparent.
08:19Vous devriez essayer d'aider ces jeunes
08:23en leur faisant voir la réalité.
08:25C'est quoi la réalité ?
08:26Quelle est la réalité ?
08:27C'est que l'éducation nationale,
08:28c'est le premier budget de l'État français.
08:30C'est des milliards et des milliards et des milliards d'euros qu'on investit.
08:34On refait des lycées flambant neufs.
08:36Le lycée Nelson Mandela,
08:38qui a été incendié à Nantes,
08:42il était flambant neuf.
08:43Il était nickel, ce lycée.
08:44Il n'avait rien à envier au lycée privé américain
08:47pour lequel les jeunes payent 100 000 dollars de frais de scolarité.
08:51Et il était gratuit.
08:52La première chose que font les gens...
08:53Ils ont foutu le feu.
08:53Et vous, vous arrivez là, pardon.
08:55Les mecs des banlieues,
08:56quand il y a des problèmes dans les banlieues,
08:57les premières choses qu'ils foutent,
08:58c'est le feu en bas de chez eux.
08:59C'est horrible.
09:00Vous devriez vous poser la question.
09:02Moi, je trouve ça quand même dingue,
09:05franchement, de votre part.
09:06Je passe sur les insultes, etc.
09:07Je vais vous dire, je m'en fous,
09:08parce que je me fous de ce que vous pensez.
09:10Oui, t'es au-dessus, de toute façon.
09:10Mais en revanche,
09:11il y a quand même deux, trois jeunes qui vous écoutent,
09:13et moi, ça me fait de la peine pour...
09:15Ce genre de leçons,
09:17de la part de bobos,
09:19qui sont eux-mêmes subventionnés,
09:23aussi très chers à cette France modeste,
09:26silencieuse,
09:26qui regarde cette casse insupportable,
09:29qui regarde cette dérive gauchiste insupportable,
09:31qui en ont ras le bol de ça.
09:33Mais moi, les pauvres CRS,
09:35je vais vous dire,
09:36je suis en compassion avec eux quand je vois...
09:38Encore aujourd'hui,
09:39c'est le bordel, rue de Rivoli.
09:40J'étais le premier à dénoncer le LBD 40,
09:43la grenade de désencerclement, etc.
09:45Vous savez, parce que je connais un peu la loi.
09:47Moi, je suis pour renforcer le budget de la police.
09:51Mais les pauvres CRS, ils en peuvent plus.
09:52Je suis pour renforcer le budget de la police.
09:54Et vous devriez dire aux jeunes,
09:56retournez à l'école.
09:57Payez plus, payez plus.
09:57Ils devraient condamner les violents.
09:58Payez plus, payez plus les policiers.
10:01Et surtout,
10:02mais ne leur donnez pas des LBD machin,
10:04des trucs, ou des chars,
10:06des trucs de l'armée,
10:07qui étaient face à des mômes de 14 ans.
10:08Mais comment vous voulez que les mômes,
10:09ils comprennent ce qui se passe ?
10:11Comment vous voulez qu'ils réagissent avec éthique ?
10:13Comment vous voulez qu'ils aient un minimum de sens civique ?
10:16Quand ils voient la façon dont le gouvernement,
10:17qui est censé être la merde,
10:20qui est censé être notre famille à tous ?
10:26Mais quand les forces de l'ordre,
10:27ils se prennent des pavés,
10:28ils se prennent des mortiers,
10:29vous voulez qu'ils réagissent comment ?
10:31Parce que sous prétexte que ce sont des gamins de 14 ans,
10:33c'est des professionnels.
10:34Ah, et donc alors,
10:34ils ne devraient pas réagir, c'est ça ?
10:35Non, ils réagissent d'une manière proportionnée,
10:39et en suivant les ordres de leur supérieur.
10:43ou les ordres de leur supérieur n'étaient pas les bons.
10:45Je vous rappelle,
10:46il y a quand même plus de 1500 officiers.
10:48C'est horrible,
10:48mais c'est ce qu'on appelle une baillard.
10:50Il y a combien de mômes qui sont pris des trucs ?
10:52Il y en a 4000, je ne sais pas combien,
10:53qui sont pris des blessés.
10:54De quoi vous parlez ?
10:56Vous mettez en face,
10:57vous mettez en face,
10:59une armée de CRS qui sont préparés pour,
11:01qui sont armés,
11:02qui sont...
11:03Robocop.
11:04Robocop,
11:05face à des mômes de 14 ans,
11:06qui sont venus avec des masques,
11:07et je vous entendais dire,
11:09ah oui, mais celui-là,
11:10il est habillé en fantôme,
11:10qu'est-ce qu'il va dire que l'autre,
11:11il ne va pas aussi aller jeter des trucs avec un...
11:14Mais vous êtes ridicule !
11:16Vous êtes devenus ridicules !
11:17C'est ça, moi, le problème.
11:18Mais c'est vous qui êtes malheureux,
11:19vous êtes en dehors de la réalité.
11:21C'est vous qui êtes une caricature.
11:21Attendez, attendez,
11:22qu'on s'écoute parler tranquillement.
11:23Monsieur Kassovitz,
11:24s'il y a un gamin qui vient piller
11:26tout votre matériel sur une scène de votre film,
11:29vous allez faire comme vous...
11:30Ça, je l'ai entendu,
11:30je ne sais pas,
11:31quelqu'un d'autre l'a dit.
11:33Mais on est juste en train de...
11:34Mais ça m'est déjà arrivé !
11:35Mais ça m'est déjà arrivé !
11:40Vous ne voudriez pas absolument pas.
11:41Mais qu'est-ce qu'il voudrait se faire entendre de quoi ?
11:43Moi, je vais vous dire ce qu'il...
11:44Je vais vous dire.
11:44Je vais vous dire.
11:45Non, on peut avoir un exemple comme ça.
11:47Vous prenez...
11:48OK.
11:49Sur la haine.
11:50OK ?
11:51Personne ne savait qui on était.
11:52On tournait.
11:53On se retrouve dans une cité
11:54avec des mecs,
11:55ils ne nous connaissent pas.
11:56Ils ne savent pas qui on est.
11:57À une époque où les mecs,
11:58les journalistes se faisaient jeter des pierres.
12:00Ce n'est pas que maintenant
12:00que vous s'êtes jeté des pierres.
12:02Depuis...
12:02De quoi rien de nouveau, finalement ?
12:03De quoi rien de nouveau ?
12:04Et c'est ça, le problème.
12:05Et c'est ça, le problème.
12:06On a fait...
12:07On tournait le film.
12:08On a eu des problèmes avec les mecs.
12:09On a parlé.
12:10On a discuté.
12:11On a récupéré nos Toki-Woki
12:12quand les batteries,
12:13elles étaient vides.
12:15Et on n'a jamais eu de vrais problèmes.
12:18Et depuis, c'est nos amis.
12:19C'était à l'époque,
12:20M.Kassovite,
12:20parce qu'il date à votre film.
12:21C'était à l'époque où c'était
12:22beaucoup plus chaud qu'aujourd'hui, madame.
12:23Là où Mathieu Kassovite s'a raison,
12:25c'est-à-dire que la crise,
12:27elle n'est pas venue d'un coup.
12:28Elle est montée, montée, montée.
12:30La crise des carburants,
12:31la crise du pouvoir d'achat,
12:32on en a souvent parlé ici,
12:33on a souvent eu des témoignages.
12:34La crise ICN,
12:35le gouvernement n'a rien vu venir.
12:36La crise ICN peut-être, effectivement.
12:38Mais le problème des lycées vêtus,
12:40souviens-toi,
12:41on a eu des dizaines de discussions.
12:42Oui, on a des profs.
12:43Depuis des années que vous avez ces discussions-là.
12:44Vous connaissez l'émission ?
12:45On a des profs.
12:47Je sais,
12:47c'est pour ça que je suis né
12:48avec contre vous, les gars.
12:49Attends,
12:50parce que vous avez été tout le temps.
12:53Vous étiez une voix
12:56qui représentait un peu
12:57cette vieille mouvance
12:59de bouvard,
13:02du débat
13:02des gens qui appellent au téléphone
13:04de la vraie France.
13:05Et maintenant,
13:07vous,
13:08qui êtes arrivé
13:09à balancer tout ça
13:10d'une manière assez
13:12populiste
13:12mais républicaine,
13:14vous êtes en train
13:14de prendre parti
13:15quand vous donnez ces avis
13:17en disant
13:17oui,
13:18c'est la faute des parents.
13:20Ce n'est pas prendre parti.
13:21C'est les auditeurs au téléphone.
13:23On a tous le luxe ici
13:25d'éduquer nos enfants
13:26comme on le veut.
13:27Tous.
13:28On se lève le matin,
13:29nos enfants ont chaud,
13:30ils ont des chaussures
13:31qui leur vont à leur taille.
13:32Non,
13:32il y a des parents
13:33qui sont démissionnaires,
13:33M. Kassovitch,
13:34et ça,
13:34vous devez aussi
13:35en prendre véritablement conscience.
13:36Alors,
13:37faisons,
13:37faisons.
13:38Ce qui est peut-être d'ailleurs
13:38un changement par rapport
13:39à avant,
13:41c'est qu'effectivement,
13:42on a aussi des parents
13:42qui aujourd'hui,
13:45et d'ailleurs,
13:46c'est même insultant
13:48de dire que dans les milieux
13:49populaires,
13:49ça serait forcément comme ça.
13:50Je suis désolé,
13:51dans les milieux populaires,
13:52souvent,
13:52les enfants étaient mieux élevés
13:53que dans les milieux bourgeois
13:55parce que dans les milieux populaires,
13:56on savait que l'éducation,
13:57la règle,
13:58c'était important pour s'en sortir.
13:59mais ça a ses limites.
13:59Et ça,
14:00ça a changé.
14:00Ça a ses limites.
14:01Vous le savez.
14:01Ça a ses limites.
14:02Et comme tu ne peux pas empêcher
14:03ton môme de 13 ans
14:04de prendre sa mobile,
14:05de prendre son scooter
14:06et de faire de la merde,
14:08tu ne peux pas empêcher.
14:09Ça fait partie de la vie
14:12de n'importe quel adolescent.
14:13On a été comme ça, nous.
14:15Et on est parents maintenant d'enfants
14:16qu'on arrive un petit peu à contrôler
14:18parce qu'ils vivent
14:18dans une certaine douceur.
14:21Quand on travaille le matin
14:23et qu'on se lève à 6h du matin,
14:25quand on vient le soir à 10h,
14:26quand on a trois enfants à gérer
14:28qui ont des problèmes
14:30quand on est dans un deux pièces
14:31ou trois pièces dans une cité H&M,
14:33c'est beaucoup plus difficile à gérer.
14:35Et je ne pense pas
14:35que les parents soient responsables.
14:36Avec le deal qui...
14:38Il y a des parents,
14:39carrément j'ai vu
14:40pendant les cassages.
14:43Qui sont venus chercher leurs enfants.
14:44Des parents à Marseille,
14:46un père qui était là
14:47qui dit « vas-y, vas-y, fais ça ! »
14:49Mais il y en a d'autres
14:49qui sont venus chercher leurs gamins.
14:50J'ai vu une maman
14:50qui attendait que les autres...
14:52Ok, d'accord.
14:52Donc il y a des gens
14:53qui sont comme ça.
14:54Mais ce n'est pas la majorité.
14:55D'accord, mais tu peux le dénoncer ça.
14:56Il faut le dénoncer.
14:58Mais ce n'est pas être réel
14:59de le dénoncer, c'est une réalité.
15:00Mais vous ne dénoncez pas la cause.
15:01Vous ne dénoncez pas la cause.
15:03Alors, attendez.
15:05La discussion continue, Mathieu.
15:07Vous restez avec nous
15:07pour que vous n'allez pas quitter le plateau.
15:09Ah non, moi, je ne vais pas quitter aucun plateau.
15:10D'accord, ça va.
15:11Parce que personne ne vous insulte.
15:13J'ai passé ma vie
15:14à me faire insulter sur les plateaux
15:15et j'ai toujours été là, mon ami.
15:17Il ne faut pas avoir
15:17la conscience sensible.
15:19Je ne suis pas votre ami,
15:20ne m'appelez pas mon ami.
15:22Mathieu Kassovitz reste dans.
15:23C'est magnifique, c'est magnifique.
15:24Pour un avocat,
15:25tu as vraiment beaucoup de...
15:26A tout de suite.
15:53On continue de discuter,
15:54on continue de débattre.
15:55Charles Consigny est revenu en plateau
15:57avec Sam Zira,
15:59avec Sandrine Pégan
16:00et avec Mathieu Kassovitz.
16:02Charles, parlons sans s'énerver.
16:04Même si nous ne sommes pas amis.
16:06Ni d'accord.
16:07Non, mais c'est sûr qu'on ne sera pas amis.
16:08Présentez vos excuses.
16:09C'est avec Alcâne Cédric.
16:11D'abord, effectivement,
16:13vous me devriez des excuses.
16:16Vos propos tombent sous le coup de la loi.
16:18J'ai autre chose à foutre
16:20que de vous poursuivre.
16:21Mais je pense honnêtement
16:23que vous êtes la caricature
16:25d'un people bobo
16:27qui sans doute culpabilise
16:29de gagner trop d'argent
16:30et qui donc a une espèce d'empathie
16:34pour des débordements
16:36qui, à mon sens,
16:37devraient être condamnés.
16:38Et donc, je dis juste que
16:41cette espèce de caricature
16:42que vous représentez ce matin,
16:44moi, je la trouve fatigante
16:46dans la mesure où ça dure
16:47depuis très longtemps.
16:48C'est peut-être pas une caricature,
16:50c'est pas ce que je suis, non ?
16:52Non, mais si, c'est ce que je suis.
16:54Vous êtes une caricature.
16:55Je ne suis pas d'accord.
16:56Je comprends les Français
16:58qu'on aura le bol.
16:58Dans un monde idéal,
17:00je ne suis pas à cause de vos problèmes.
17:03Arrêtez de mettre des trucs.
17:04C'est vous qui êtes à la télé
17:06tous les jours
17:07à raconter des collègues.
17:08Je travaille un peu plus que vous.
17:08D'accord, pas moi.
17:09Vous avez dit vous-même
17:10que vous travaillez
17:11deux mois par an
17:12et que vous étiez plus payé
17:13que le patron de Total.
17:16J'ai retrouvé l'interview.
17:17Non, c'est des métiers.
17:19Et ces mecs-là,
17:20quand tu les croises après
17:20dans les couloirs,
17:21ils te serrent la main.
17:22Non, pas du tout.
17:22Comme Zemmour.
17:23Je ne vais pas vous serrer la main.
17:26Non, mais j'aimerais...
17:27Les mecs qui croisent après
17:28dans les couloirs,
17:29ils font ça.
17:29Non, non.
17:30Mais alors, on a le droit
17:31de débattre.
17:31Parce que ce n'est pas de conviction.
17:32Vous êtes un métier,
17:33vous avez...
17:34C'est un métier que vous avez.
17:35Donc, vous allez là
17:37où ça doit aller.
17:38Attendez,
17:38selon qu'on prend plus.
17:39Moi, je dis ce que je pense
17:40pour alimenter votre propre...
17:41Et je ne me demande pas
17:43comment je vais pouvoir plaire
17:44à la presse bobo
17:45qui va tresser mes louanges
17:47parce que j'ai le courage
17:49de venir dénoncer
17:50les violences policières.
17:51J'ai rien à vendre.
17:52J'ai rien à vendre.
17:53Je ne suis pas en promo,
17:53mon ami.
17:54Vous n'avez pas besoin.
17:55Je ne suis pas en promo.
17:56Vous avez dit vous-même
17:57que vous gagnez plus
17:58qu'un grand patron
17:58en travaillant deux mois dans l'année.
18:00Donc, effectivement,
18:01pas besoin de promo.
18:02Après, c'est les Français
18:03qui payent ça aussi.
18:05Mais moi,
18:05ce n'est pas les Français
18:06qui payent.
18:07Mais moi,
18:07ce n'est pas les Français
18:07qui payent.
18:08Si, le cinéma,
18:08c'est les Français
18:09qui payent.
18:09Non, non, non.
18:10Mais le cinéma,
18:11c'est les Français
18:12qui payent.
18:13Mais c'est les Français
18:14qui payent.
18:15De dire que le régime
18:16est subventionné.
18:17Mais non,
18:17c'est les Français
18:18qui payent.
18:19Mais si,
18:19j'ai pas fait un film
18:20depuis 15 ans.
18:21J'ai un mot m'a mis.
18:24je suis payé.
18:24Je ne parle pas de le son.
18:25Il n'y a pas d'insulte.
18:28Il nous dit parce que...
18:29Non, mais moi,
18:29je ne dis juste pas de le son,
18:30pas d'insulte.
18:31Mais ça y est.
18:32C'est la radio.
18:33Simplement,
18:33j'aurais précisé
18:34que Mathieu Cassovitz,
18:36il faut le connaître,
18:37il a toujours été
18:38assez iconoclaste
18:39dans ses prises de position.
18:40Même par rapport
18:41à son milieu
18:42du cinéma français.
18:43Je me souviens
18:44d'un coup de gueule
18:44qu'il avait passé,
18:46notamment César, etc.
18:47C'est quelqu'un
18:47qui a toujours été
18:49assez libre de parole.
18:49On est d'accord
18:50ou pas avec ce qu'il dit.
18:51Et c'est pour ça
18:51qu'il est souvent venu
18:52dans les grandes gueules
18:52parce que cette liberté
18:53de parole est assez rare.
18:55Notamment dans le cinéma
18:56où quand même souvent
18:57c'est assez convenu
18:58les propos qu'on entend
18:58et puis les gens
18:59disent tous la même chose
19:00que ce qu'ils disent ce matin.
19:01Non, pas forcément.
19:02On n'a pas entendu Sam Zira
19:03et c'est bien dommage.
19:04Viens entendre Sam.
19:05Écoutez,
19:05j'étais sur Ring de Box
19:07au milieu
19:08donc je me suis fait
19:09un peu petit.
19:09Non, moi je pense
19:10que votre discours
19:12que j'entends
19:13Mathieu Cassovitz,
19:14ça fait écho
19:16à ce que j'essayais
19:17d'expliquer tout à l'heure
19:18avec peut-être
19:19un petit peu moins
19:20de virulence
19:21et un peu plus
19:22de pédagogie aussi
19:23mais je peux l'entendre
19:23cette colère
19:24et cette violence
19:25qui ressort
19:26même si je ne la justifie
19:28pas du tout.
19:29Mais en fait
19:29c'est un ras-le-bol.
19:30C'est-à-dire que c'est vrai
19:31que quand on ne travaille
19:32pas dans le monde des médias
19:33quand on n'a pas
19:33les deux pieds dedans
19:34pour parler avec plein de gens
19:36qui ne côtoient pas
19:37ce milieu
19:38qui ne voient pas aussi
19:39l'intérêt qu'on peut avoir
19:41en tant que médias
19:42d'avoir des sujets
19:43qui sont vus
19:43qui sont consommés
19:44puisque c'est une consommation
19:45aussi du digital
19:46il y a une vraie colère
19:47de personnes qui se disent
19:48mais attends
19:48j'en ai ras-le-bol
19:50d'entendre toujours
19:51les mêmes discours
19:52j'en ai ras-le-bol
19:53d'entendre des gens
19:54sur des plateaux télé
19:55qui disent que
19:56tous les immigrés
19:56sont des violeurs
19:57j'en ai ras-le-bol
19:58d'entendre parler
19:59de théories
20:00de grands remplacements
20:01j'en ai ras-le-bol
20:02d'entendre même
20:03ben oui
20:03non mais il faut arrêter
20:04pourquoi ça te gêne
20:05quand je dis ça ?
20:06Non du tout
20:06parce que j'attends la question
20:07Sandrine
20:08Monsieur Kassovitz
20:09parce que là
20:09tu es en train de faire
20:09un petit plétoyer
20:10mais bon
20:10Non mais c'est pas une question
20:11il fait une remarque
20:13je fais comme toi
20:14t'en fais plus que moi
20:15sur ce plateau
20:15vas-y vas-y
20:18mais je suis pas en train
20:18de défendre Mathieu Kassovitz
20:19je suis en train
20:20d'essayer d'expliciter
20:22de sa colère
20:23de façon un petit peu plus calme
20:24sa colère
20:24et cette colère
20:25qu'elle te plaise ou non
20:26ma chère Sandrine ?
20:27Tu es son perroquet
20:27il n'est pas assez grand
20:28pour pouvoir dire ce qu'il a
20:29Pourquoi t'es insultante ?
20:30Non mais pas mépris
20:32il a se terminé
20:34Sandrine tu es la première
20:36sur ce plateau
20:36à monopoliser
20:37les temps de parole
20:38tu es la première
20:40sur ce plateau
20:40à monopoliser
20:41les temps de parole
20:42donc laisse-moi quand même
20:43deux petites minutes
20:44sans mépris de clavier
20:47On n'est pas du tout
20:48dans le même univers
20:48donc c'est plutôt intéressant
20:49ce qu'il dit
20:49Vas-y vas-y
20:51Oui ce serait sympathique
20:52Vas-y
20:52Donc en fait
20:54c'est juste symptomatique
20:55de ce que pensent
20:56beaucoup de françaises
20:57et beaucoup de français
20:58ça va jusqu'à notre gouvernement
20:59actuel
21:00j'ai essayé de le dire
21:01tout à l'heure
21:01mais on m'a coupé
21:02même Aurore Berger
21:03donc qui fait partie
21:04de la Macronie
21:06disait
21:07explicité
21:08sur des plateaux
21:09mainstream
21:09que le grand remplacement
21:10était un sujet
21:12de discussion
21:12et n'a pas
21:13condamné
21:14la théorie raciste
21:16de ce projet
21:17dans un premier temps
21:17résultat
21:18les personnes
21:18derrière leur télévision
21:19ou qui écoutent la radio
21:20se disent quoi ?
21:21Il y a une banalisation
21:22de sujets extrêmes
21:24dans les médias
21:25j'essaie simplement
21:25d'expliquer un petit peu
21:26un ressenti
21:27parce que je parle
21:28avec plein d'autres personnes
21:29et j'essaie de me sortir
21:30de temps en temps
21:31de ma sphère médiatique
21:33pour écouter
21:34et pour me remettre
21:35aussi en question
21:35à mon propre niveau
21:37moi aussi on me fait des critiques
21:38en tant que média
21:39et pourtant
21:39je m'en prends aussi
21:40plein la gueule
21:41pour avoir des discours
21:42qui sont considérés
21:42d'ultra gauche
21:43je vous l'ai toujours dit
21:44quand je reçois
21:45un responsable politique
21:45de gauche
21:46je suis un fasciste
21:47quand je reçois
21:48un politique
21:48de droite
21:50ou l'inverse
21:51je suis ultra gauchiste
21:52une guéchiaste
21:53tout ça
21:53voilà
21:54on le sait
21:54le monde est clivant
21:55les réseaux sociaux
21:56sont hyper clivés
21:57mais il y a un ras-le-bol
21:59il y a un ras-le-bol
21:59et je crois que les françaises
22:00et les français
22:01ils ont envie d'avoir
22:01plus d'équilibre
22:02plus de contradictions
22:03quand même
22:04et qu'on montre aussi
22:06un peu plus
22:06les images de revendications
22:07qui sont légitimes
22:08et pas que
22:09de parler des pilleurs
22:10et des casseurs
22:12Mathieu
22:14merci
22:15bah qu'est-ce que vous voulez
22:16je dise
22:16non mais c'est
22:17et c'est tous les jours
22:18dans les GG
22:19je tiens à le rappeler
22:20je suis extrêmement
22:21surpris par cette remarque
22:23qui est très juste
22:24et je n'ai rien à rajouter
22:28après vous étiez
22:28un petit peu agressif
22:29tout à l'heure
22:29avec Charles
22:30et Jean Conçois aussi
22:31c'est ma nature
22:33mais je ne suis pas
22:34quelqu'un de méchant
22:35du tout
22:35au contraire
22:36mais j'aime la discussion
22:37et j'aime avoir
22:38une discussion
22:40on est français
22:41putain
22:41je me défends
22:43d'être français
22:43vraiment
22:44ça fait des années
22:45que je suis tellement fier
22:46d'être français
22:46quand j'ai la chance
22:47de voyager
22:48comme j'ai voyagé
22:51la France est un endroit
22:52où la discussion
22:54doit être protégée
22:55et malheureusement
22:55depuis un temps
22:56les politiciens
22:59retransmis par les médias
23:00sans une véritable
23:04volonté
23:05de les pousser à bout
23:08font qu'effectivement
23:09ce que tu dis
23:10il y a des gens
23:10qui regardent la télé
23:11qui acceptent
23:12ce qu'on leur dit
23:12mais vous savez
23:13là on voit à la télé
23:14tous les jours
23:14des gens
23:15qui disent des choses
23:16qui à mon époque
23:16il n'y avait que
23:17Jean-Marie Le Pen
23:17qui disait ça
23:18c'est incroyable
23:20et même vous
23:21dans les commentaires
23:22il y a des moments
23:22où vous dites des choses
23:23qui sont proches
23:24ça s'appelle une discussion
23:25et un débat
23:26après ils reçoivent
23:26tout le monde
23:27oui bien sûr
23:29mais il faut
23:30c'est difficile
23:31c'est difficile à entendre
23:32parce que d'un côté
23:33vous faites venir
23:34des petits mômes
23:35ou des jeunes
23:36des étudiants
23:37qui sont plutôt
23:38assez justes
23:39mais qui ont des idées
23:40différentes
23:41et vous êtes assez paternaliste
23:43avec eux
23:43non c'est pas assez paternaliste
23:44mais quand ils viennent
23:45et qu'ils parlent
23:46de leurs revendications
23:47et qu'il y a d'autres personnes
23:48qui ne sont pas d'accord
23:49ils sont contredits
23:50alors peut-être
23:51qu'ils n'ont pas
23:52à 15 ans
23:53à 17 ans
23:53à 18 ans
23:55ils n'ont pas
23:55toute l'expérience
23:56pour pouvoir leur répondre
23:57correctement
23:58oui mais
23:59à partir du moment
24:00où ils sont dans la rue
24:01où ils revendiquent
24:02où ils attendent aussi
24:03des choses du pouvoir politique
24:04après ils viennent
24:05et ils en débattent
24:07ils sont jeunes
24:08ils sont en réaction
24:09ils ont peur de l'avenir
24:11ils se posent des questions
24:11ils demandent à vous
24:12d'amener des réponses
24:14ils n'ont pas
24:15à leur demander à eux
24:15d'amener des réponses
24:16à 16 ans
24:17ils ne savent pas
24:19après il ne faut pas
24:20non plus être dupe
24:21que derrière
24:21il y a beaucoup de politiques
24:22que la plupart
24:23des figures syndicales
24:25des lycéens
24:26sont très politisées
24:26parce que d'ailleurs
24:27derrière il y a souvent
24:28des partis politiques
24:28on parle d'un tout petit
24:29pourcentage de gens
24:30non mais bien sûr
24:30je suis assez d'accord
24:32mais c'est quand même
24:32ceux qui sont sur les plateaux
24:33c'est normal
24:34c'est normal aussi
24:35qu'on les interview
24:37comme si c'est aussi
24:37des responsables politiques
24:38parce qu'ils le sont
24:39en quelque sorte
24:39d'ailleurs la plupart
24:40finiront sans doute
24:41dans des partis politiques
24:42mais il n'y avait pas que ça
24:43parce qu'il y a aussi
24:43des lycéens
24:44sans étiquette
24:45etc.
24:46qui venaient défendre
24:47leur point de vue
24:48et autres
24:48après
24:50la société s'est droitisée
24:51moi je suis assez d'accord
24:53Mathieu
24:53effectivement
24:54les français
24:56les français
24:58sont plus à droite
24:59peut-être qu'avant
25:00les médias
25:01restent assez à gauche
25:02et donc peut-être
25:03qu'entre les médias
25:04qui restent à gauche
25:05et la société
25:06qui s'est droitisée
25:06bah effectivement
25:07il y a un petit choc
25:08je crois
25:09la beauté de notre pays
25:10c'est que je crois
25:11qu'on a toujours été
25:11à 55 ans
25:12et que personne n'est vraiment
25:15convaincu
25:15c'est que c'est facile
25:17de passer de gauche
25:18à droite
25:18moi j'ai jamais été
25:19politisé à gauche
25:20ou à droite
25:21je vais là
25:23enfin je vais nulle part
25:24d'ailleurs
25:24je subis un petit peu
25:25vous votez ?
25:26non non je vote pas moi
25:27j'ai jamais voté
25:28moi j'ai jamais voté
25:29parce qu'en 81
25:30j'étais dans la rue
25:31avec mes parents
25:31j'avais 13 ans
25:32et j'étais en train
25:33de fercer l'avenir
25:34tout le monde avec des roses
25:35en 88
25:35j'étais dans la rue
25:36en train de se taper
25:37et c'était la mort
25:38de Malik Ousekine
25:38donc j'allais pas
25:40donc oui
25:41moi mon expérience politique
25:43elle a été violente
25:44et pour moi
25:45je pense que c'est tous
25:46des clowns
25:47qui n'ont pas de solution
25:48tous ?
25:49tous
25:51même Mélenchon ?
25:52même Mélenchon bien sûr
25:53parce que
25:54les chiffres
25:56de leur
25:58programme
25:58ne fonctionnent pas
25:59simplement
26:00ni eux
26:01ni le RN
26:02ni le centre
26:03c'est quoi la solution alors ?
26:05parce que la solution
26:05c'est pas simple
26:06la rue
26:07c'est bien
26:08mais la rue
26:09c'est pas la solution unique
26:10c'est-à-dire que
26:10le gouvernement de la rue
26:11ça n'a jamais vraiment fonctionné
26:12la solution
26:13c'est
26:13c'est
26:15c'est
26:17le vote
26:18mais le vote
26:19pour une cause
26:20plus que pour une personne
26:21je pense
26:22je pense qu'il serait temps
26:23moi c'est ce que je prône
26:24depuis un petit temps
26:25de
26:26de
26:27de réviser
26:28la cinquième république
26:29et de l'adapter
26:30à l'époque
26:31à laquelle on vit
26:33on a
26:33des gros
26:35changements
26:36énormes
26:37qui vont arriver
26:37avec les
26:38plus de pouvoir
26:39de consultation
26:39quoi en fait
26:40c'est ça
26:40il faut qu'on réfléchisse
26:42à qui on est
26:42en tant que français
26:44parce que
26:44moi je pense pas
26:45qu'on est plus à droite
26:46qu'à gauche
26:47je pense qu'on est manipulé
26:48par les médias justement
26:49et qu'une semaine
26:50ça part à droite
26:50une semaine ça part à gauche
26:52tu donnes trop d'importance
26:53aux médias
26:53c'est vraiment
26:55on peut faire
26:57soit vous partez à droite
26:58parce que votre public
26:59est plus à droite
27:00et donc vous avez besoin
27:01de faire plus de clics à droite
27:02soit vous partez plus à droite
27:03et les gens vont plus à droite
27:05avec vous
27:05mais si
27:06si on peut dire
27:07qu'il y a 70%
27:08des médias
27:08qui vont vers l'endroit
27:09Marine Le Pen
27:10est la favorite
27:11de la présidentielle
27:12c'est pas à cause des médias
27:13Marine Le Pen
27:14se présente pour la quatrième fois
27:15à chaque fois à progrès
27:16c'est pas à cause des médias
27:17bah oui
27:18bah oui
27:19non
27:19bah non
27:21excusez-moi
27:22mais si
27:23c'est là où tu trompes
27:24si une politicienne
27:25condamnée plusieurs fois
27:27réussit à passer
27:28à travers les mailles
27:28de vos filets à vous
27:30mais non
27:30parce que quand elle passe
27:31quand ces gens la passent
27:34ici
27:35vous ne les mettez pas
27:36assez le nez
27:37dans la merde
27:37mais si
27:39à chaque fois
27:39les condamnations
27:40sont rappelées
27:41oui mais c'est
27:42mais déjà
27:43tu sais Marine Le Pen
27:44déjà
27:44Marine Le Pen
27:45pendant trois ans
27:45non mais je veux dire
27:46est-ce que vous
27:47non mais parce que
27:47les gens les marrent
27:48des fantasmes
27:49ça c'est intéressant
27:50il ne faut pas l'inviter
27:51non je ne suis pas
27:53mais là c'est plus
27:54la démocratie
27:55non parce que
27:56si tu invites
27:56la démocratie c'est inviter
27:57tout le monde
27:57oui mais inviter tout le monde
27:58mais tu ne peux pas inviter
27:59des gens qui tiennent
28:00des discours
28:00qui sont faux
28:02c'est ça le problème
28:03mais pourquoi ça serait faux
28:04c'est parce que ça ne vous plaît pas
28:05que
28:05si ça politique fonctionnait
28:06dans ce cas-là on n'invite personne
28:07c'est la solution à nos problèmes
28:10c'est suite à la logique
28:11on n'invite personne
28:12on n'invite personne
28:34on n'est pas en train
28:35de les enloter
28:36est-ce que je vais survivre
28:36à cette scrutinité
28:40à cette scrutinité
28:45c'est un discours totalitaire
28:46je pense qu'il faut
28:47que si les journalistes
28:49vont au bout
28:50comme moi je vivais
28:52moi je suis de l'époque
28:53de Yelkabach
28:54avec Mitterrand et Chirac
28:57Mitterrand et Marché
28:58on a tous vécu ça
28:59c'était des magnifiques
29:01débats politiques
29:02faits par des gens
29:03qui étaient
29:04intellectuellement
29:05assez élevés
29:06et qui se respectaient
29:08et les journalistes
29:09étaient au centre
29:10les journalistes étaient au centre
29:11et tenaient vraiment
29:14les rênes
29:15et ce n'est plus le cas
29:15aujourd'hui je trouve
29:16Mathieu Kassovitz
29:17avec toute l'amitié
29:18que je vous dois les gars
29:19pas à toi mais à vous
29:20et vous madame
29:21je ne peux pas
29:22toi je te dois
29:23mais est-ce que vous pourriez avoir
29:24juste une bonne parole
29:25quand même pour condamner
29:26un peu toutes ces violences
29:27et ces billages
29:27bien sûr
29:29merci Mathieu Kassovitz
29:30on a toutes les violences
29:31les vitrines
29:32c'est dégueulasse
29:33surtout les vitrines
29:33des petits magasins
29:34c'était horrible
29:35les gens qui font ça
29:36sont des idiots
29:37des imbéciles
29:38il faut les condamner
29:39les emmener en prison
29:40j'ai vu des mômes
29:41de 14 ans
29:42blanc noir
29:43de toutes les couleurs
29:43des parents qui ont rentré
29:44pour aller chercher
29:45des pains au chocolat
29:46tandis que la boulangère
29:47est en train de pleurer
29:48banque de fils
29:49de francement
29:50c'est dégueulasse
29:52c'est dégueulasse
29:52merci Mathieu Kassovitz
29:53et c'est passé par les Gigi