00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre De Villeneau.
00:05Entouré jusqu'à 19h d'Eric Tegner, bonsoir.
00:07Bonsoir Pierre De Villeneau.
00:08Directeur de la rédaction de Frontières, bonsoir Jules Thorez.
00:11Bonsoir Pierre De Villeneau, bonsoir à plus.
00:11Rédacteur en chef au JDD, au JDD News et à l'infiltré également,
00:16voilà, dont on va parler tout à l'heure.
00:18Avec plaisir.
00:19Charles Lalon, qui est notre invité, bonsoir.
00:20Bonsoir.
00:21Député UDR de l'Hérault et rapporteur de la commission d'enquête sur l'eau du VL public
00:24et auteur du livre « Je jure de dire toute la vérité ».
00:27La vérité, ça c'est Jacqueline De Romy qui disait ça,
00:31je ne sais pas si vous êtes au courant,
00:32quand on lui resservait du vin, elle mettait la main sur le verre,
00:35elle disait « Ah non, sinon je dis toute la vérité ».
00:36Alors je ne sais pas si ça vous est arrivé aussi,
00:38mais on va en parler dans un instant.
00:39Je voudrais d'abord que vous écoutiez une des figures du blocus des lycéens,
00:44il s'appelle Nathael Combary,
00:46et il est revenu sur les fameux horaires des lycéens.
00:49On écoute.
00:50Les sujets des temps scolaires, ce sont des sujets qui reviennent beaucoup
00:53dans les revendications, en tout cas nous, des remontées qu'on a des lycéens.
00:57Je pense qu'au-delà d'avoir le fameux 8h-18h,
01:00il y a aussi, et puis moi j'ai pu le vivre,
01:02des moments où on a seulement une trentaine de minutes pour manger,
01:05où en effet, ça peut être très difficile,
01:07surtout qu'on sait très bien qu'aujourd'hui on est beaucoup dans les lycées, etc.
01:10Alors il est interdit de se moquer dans ce studio,
01:12mais vous êtes encore jeune,
01:14donc vous avez eu, j'imagine, votre bac il y a moins longtemps que moi en tout cas.
01:19Qu'est-ce que vous pensez de ces revendications lycéennes ?
01:21Très honnêtement, j'ai du mal à avoir l'arme à l'œil
01:24quand j'entends un lycéen expliquer qu'il n'a que 30 minutes pour manger.
01:28Moi j'ai beaucoup de mal,
01:29très honnêtement je ne comprends rien aux revendications des lycéens depuis plusieurs jours.
01:33Je vois des panneaux qu'ils affichent truffés de fautes d'orthographe
01:37qui ne veulent pas dire grand-chose,
01:38je vois des drapeaux du Hamas qui sont brandis,
01:41je vois des drapeaux israéliens qui sont arrachés.
01:44Tout ça ressemble à une forme de joyeuse lutte de personnes
01:48qui n'ont absolument pas envie de travailler ni d'étudier,
01:51mais qui se servent du moindre prétexte pour justifier le chaos,
01:54pour préparer aussi la conflictualisation permanente promise par Jean-Luc Mélenchon,
02:00faire de la politique là où ils devraient au contraire se cultiver
02:06et écouter leurs enseignants.
02:07Donc moi j'ai beaucoup de mal aujourd'hui à accorder du crédit aux revendications lycéennes.
02:11On a l'impression que pour certains il y a des éléments de langage très politiques
02:15qui sont recrachés,
02:17avec souvent une trentaine de mots de vocabulaire et de champs lexicals.
02:21Donc en prenant un peu de recul,
02:23je trouve que tout ça traduit vraiment la faillite du modèle éducatif français.
02:286629 interpellations,
02:29800 personnels de policiers et gendarmes blessés,
02:33personnels de l'éducation également,
02:34215 élèves qui ont été blessés,
02:36dont ce jeune, j'en parlais tout à l'heure dans le journal,
02:39Alence qui a eu la main arrachée
02:40parce qu'il a ramassé une grenade assourdissante.
02:43Aujourd'hui, deux ministres ont été auditionnés,
02:45le ministre de l'éducation nationale
02:47et Laurent Nunes,
02:49ministre de l'Intérieur,
02:50qui en gros en fait a répondu aux questions de vous,
02:54de la représentation nationale,
02:55ça l'est de tous les bords politiques,
02:57pour donc s'expliquer sur les agissements des policiers.
03:01Est-ce que c'est comme ça que vous voyez la démocratie sur la longue, là ?
03:03Que des ministres viennent rendre des comptes devant la représentation nationale,
03:08ça me paraît tout à fait normal.
03:09Après, je vous avoue que ne faisant pas partie de cette commission,
03:13je n'y étais pas.
03:14Je n'ai pas eu vent de la teneur et des questions qui ont été posées.
03:18Après, il y a une suspicion qui est très problématique,
03:21je trouve, sur la gestion des forces de l'ordre,
03:25qui jusqu'à présent, je crois,
03:28ont été quand même irréprochables,
03:29compte tenu en plus des violences dont ils font l'objet.
03:32Il faut quand même rappeler qu'il y a des centaines de forces de l'ordre
03:34depuis le début qui ont été blessées.
03:37Pour certains, lourdement, il y a eu des proviseurs
03:38et des professeurs qui ont été aspergés d'essence,
03:41poursuivis jusque dans les couloirs de certains établissements
03:44où les élèves mettaient le feu.
03:45Donc, il y a aussi une montée de la violence qui est sidérante
03:48de jeunes qui témoignent, en tout cas, d'une envie de meurtre.
03:53Donc, il faut aussi garder la tête froide
03:55et voir qu'en face, ce ne sont pas que des enfants,
03:58ce sont aussi des jeunes extrêmement dangereux
04:00qui n'ont plus aucune limite.
04:01Et en face, parmi les forces de l'art, ce sont aussi des parents.
04:05Il ne faut pas oublier que sous le casque d'un CRS,
04:06il y a parfois un père. Jules Thores ?
04:08Oui, des jeunes en effet, des lycéens, des casseurs
04:11qui sont instrumentalisés par un parti politique,
04:13en l'occurrence la France Insoumise.
04:15Vous avez l'occasion de partager les bancs de l'hémicycle avec eux.
04:18Quand vous voyez cette échelle de la violence
04:21qui est en train de s'agrandir de plus en plus,
04:23c'est-à-dire qu'on a un député Thomas Porte
04:25qui prend le bouclier d'un policier,
04:27on a Antoine Léaumont et Gabriel Catala
04:29qui s'interposent pour éviter que des policiers fassent une charge.
04:34Vous, en tant que député, député de l'Hérault,
04:36vous voyez comment ces agissements,
04:38est-ce que ça pourrait appeler à des condamnations,
04:40sachant qu'un élu de la République n'a pas à se comporter comme cela ?
04:43Charles Lanoncle ?
04:44Effectivement, je trouve que c'est une tâche qui va devenir indélébile
04:47sur cette magnifique écharpe tricolore
04:49que l'on a l'honneur de cindre quand on est député,
04:53quand on est maire, quand on est élu.
04:55On a, je crois, une exigence de responsabilité particulière
04:59quand les Français nous confient ce mandat
05:01et de voir ce type d'agitateur,
05:03de voir ce type de professionnel, un peu de la sédition,
05:09venir haranguer les foules dans un climat d'irresponsabilité totale.
05:12Moi, effectivement, je trouve que ça fait mal
05:16vraiment à notre fonction d'élu et avec Éric Sauti,
05:18d'ailleurs, Éric Sauti va déposer prochainement une proposition de loi
05:21pour condamner aussi la complicité de ces élus
05:24qui appellent à la sédition, qui appellent à la violence.
05:27Je crois qu'il y a un certain nombre d'articles 40
05:28qui doivent être effectués auprès des procureurs
05:31pour dénoncer ces agissements.
05:34On va voir s'ils suivent les procureurs
05:35parce que c'est bien beau de faire un article 40,
05:37après, il faut que la justice suive.
05:39Éric Tecner ?
05:39Il y a un autre responsable, Charles Lalong,
05:41dont on ne parle pas assez ces derniers jours,
05:43c'est l'audiovisuel public.
05:44C'est-à-dire que sur la question des violences policières,
05:48comme on dit, je me souviens,
05:49durant la commission d'enquête que vous meniez à l'époque,
05:52on avait parlé notamment de France TV Slash,
05:54qui est subventionné par l'impôt des Français,
05:56qui finalement faisait la promotion
05:58de la famille Traoré.
06:00Et c'est ce dont vous parlez dans votre excellent livre,
06:03que je recommande.
06:03Je jure de dire la vérité chez Fayard.
06:06Quelle est selon vous qui avez enquêté sur ce sujet
06:08cette part de responsabilité de l'audiovisuel public
06:11qui finalement va instiller une propagande chez nos jeunes
06:14qui tend à les pousser vers une haine anti-flic ?
06:17Charles Lalong ?
06:18Oui, je pense qu'effectivement,
06:20il y a une responsabilité commune,
06:22y compris d'un certain nombre de services publics
06:24que l'on subventionne lourdement.
06:27Vous parlez de France TV Slash.
06:29France TV Slash, c'est effectivement la ligne éditoriale
06:32destinée aux jeunes de France Télévisions,
06:33où pendant des années, à coût de 17 millions d'euros par an,
06:36donc c'est loin d'être anodin,
06:38on avait des contenus, par exemple,
06:41qui faisaient la promotion de contenus pornographiques
06:44pour des mineurs,
06:46expliquant que, par exemple,
06:47la pornographie transsexuelle était plus éthique
06:49que les autres pornographies.
06:50On avait des relais politiques de cagnotte,
06:53notamment pour le comité Justice pour Adama.
06:56On avait le relais d'un certain nombre de pétitions
06:58pour le rapatriement de djihadistes
07:00et de familles de djihadistes.
07:01On avait des contenus qui expliquaient qu'il fallait arrêter de dire
07:04« bonjour monsieur et bonjour madame »
07:05pour éviter de mégenrer les personnes qui étaient en face.
07:08Donc, effectivement,
07:11que le résultat de cette jeunesse,
07:13qu'il semble totalement perdue,
07:15qu'il semble avoir perdu le sens de l'autorité,
07:17le sens des repères,
07:18le sens aussi de ce qui peut fonder du commun
07:20dans une génération et dans une société,
07:22effectivement, que la culpabilité
07:24de ce type de contenu
07:25qu'on a lourdement subventionné depuis des années,
07:28elle est là.
07:28Et c'est aussi pour ça que dans ces six mois de commission d'enquête,
07:31sur cette dimension de ligne éditoriale,
07:34de contenu utile
07:35au nom de ces ministres de service public
07:37qu'on devait montrer à la jeunesse,
07:39moi je me suis beaucoup battu,
07:40je pense que ce n'est pas le rôle de France Télévisions
07:42de donner à voir ce type de contenu.
07:44J'ai vu par exemple que l'une des dernières séries
07:46de France Télévisions Slash,
07:47c'était la promotion de groupes de jeunes,
07:50de militants écolos
07:51qui kidnappaient des fils de grands patrons
07:54au nom d'une lutte sociale et environnementale.
07:57Et on va vous dire que c'est de la fiction.
07:58On va vous dire que c'est de la fiction.
07:59On vous dit que c'est de la fiction,
08:00ça a coûté des millions aux Français,
08:02et c'est au nom de ce type d'engagement
08:04que les Français payent
08:05pour donner à avoir des antimodèles aux jeunes,
08:08et tout ça nous coûte chaque année malheureusement très cher.
08:10On pense aussi à Public Sénat
08:10qui a fait un reportage ces derniers mois
08:12sur Raphaël Arnaud,
08:13et finalement en faisant la promotion
08:15des milices antifas
08:17qu'on a retrouvées ces derniers jours dans la rue.
08:19Et tout ça, on en parle juste après
08:21une première pause publicitaire.
08:23Je jure de dire toute la vérité.
08:24C'est le titre exact de votre livre chez Fayard.
08:27On en parle dans un instant sur Orbe.