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  • il y a 8 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Avec autour de la table Eric Tegner, bonsoir, du Média Frontière, bonsoir Vincent Roy, et bonsoir à nos invités Louise
00:08Montangon, vous êtes responsable de l'Uni à Bordeaux, bonsoir Charles Germant, vous êtes policier et délégué du syndicat Alliance,
00:1893 je le disais, 900 actions dans toute la France, 200 lycées bloquées, 30 facs qui se sont mises également
00:26avec des images absolument terribles qu'on a pu voir
00:29dans toute la France et notamment je parlais de ce lycée Nelson Mandela dont le hall d'entrée a été
00:36entièrement détruit par un incendie, le proviseur du lycée Victor Hugo à Marseille qui a été éclaboussé d'essence
00:44et pendant ce temps, effectivement, la cellule de crise menée par Sébastien Lecornu a requalifié l'effet, il ne s
00:53'agit pas de blocus de lycéens, mais véritablement de violence.
01:00urbaine, pendant ce temps, quand on écoute les différents sons de cloche chez les politiques, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le
01:09Pen, Edouard Philippe, le son de cloche n'est pas forcément le même, écoutez d'abord le leader insoumis
01:15Jean-Luc Mélenchon qui dénonce les violences policières de cet après-midi.
01:18Mon inquiétude, moi, c'est la violence policière. Je sais que ça ne fait pas plaisir à entendre et croyez
01:24bien que je suis le premier à qui ça ne fait pas plaisir
01:26de parler d'un corps d'autorité de cette manière-là, mais ce n'est pas possible, ce que nous
01:32voyons est d'une insupportable violence.
01:34La plupart d'entre nous sommes parents, donc déjà un éborgné, c'est quand même une police qui a été
01:40capable d'éborner 200 fois 32 personnes dans le mouvement Gilets jaunes.
01:44Donc, j'ai de la crainte, j'ai de la crainte et je redis, j'ai dit, redis, nous sommes
01:50pour les méthodes de lutte non-violente.
01:53Alors, lutte non-violente, alors que les services de renseignement sont formels, ce sont les proxys de LFI qui ont
02:00mené et instrumentalisé toute cette grogne soi-disant lycéenne.
02:07Écoutez ce que dit Marine Le Pen, la candidate du RN à la présidentielle, elle a appelé tout à l
02:11'heure à une nouvelle loi anti-casseur.
02:13Depuis des années, il aurait dû être voté une nouvelle loi anti-casseur.
02:19Il faut qu'aujourd'hui, la participation à une émeute soit un délit clairement identifié et que les réparations des
02:26dégradations qui sont commises par les émeutiers puissent être supportées par l'ensemble de ceux qui se maintiennent sur le
02:33lieu d'une émeute après une sommation de dispersion.
02:36Nous avons proposé un texte de ce type. Il est maintenant urgent de le faire voter car on voit bien
02:42qu'il ne s'agit plus de contestation étudiante ou lycéenne.
02:47Mais en réalité, ce sont des émeutes organisées par des professionnels et encadrées par, semble-t-il, des députés de
02:53la France insoumise qui poussent au crime.
02:55Et des députés de la France insoumise qu'on a pu voir aujourd'hui dans toute la France.
02:59Thomas Porte qui s'est heurté au bouclier des CRS, on l'a vu.
03:05Madame Panot qui était en train d'arranguer les fous la vitrie sur scène avec des lycéens.
03:11On a vu M. Lecoq dans le nord de la France.
03:15On a vu Emmerich Caron devant un lycée à Paris.
03:21Jacques de Cour dans le 9e.
03:22Voilà. Revenons sur cette déclaration de Jean-Luc Mélenchon, Charles Germant.
03:28Je rappelle que vous êtes délégué à Lyon 1993.
03:30Qui doit vous choquer profondément puisque aujourd'hui, ce sont justement des policiers et notamment une policière dans le 20e
03:37qui a été visée.
03:37Effectivement, ça me choque parce que là, on a encore eu, en fait, on a depuis le début de ces
03:43violences urbaines, on a environ, juste sur le 93, une dizaine de collègues par jour qui est blessé.
03:49Et là, aujourd'hui, on a une collègue effectivement sur Paris qui a été isolée et qui a été du
03:56coup coursée, mise au sol et frappée par des dizaines d'individus.
04:01Donc, du coup, quand j'entends parler de violences policières, bon, j'ai envie de dire que la violence, elle
04:06n'est pas du côté des policiers.
04:07Bien au contraire, nous, on essaie au contraire d'apaiser la situation et de faire en sorte que ça se
04:13passe bien.
04:13Mais malheureusement, la plupart de ces étudiants, si on peut les appeler étudiants, parce que beaucoup ne sont même pas...
04:21Ils sont des extérieurs.
04:21Exactement, ils sont extérieurs.
04:24Beaucoup sont chauffés à blanc, notamment par des députés LFI.
04:30Et du coup, on arrive effectivement, on est passé du blocus aux violences urbaines.
04:34On a des nouvelles de cette policière ? Dans quel état se trouvait-elle ?
04:36Non, pour le moment, je n'ai pas encore de nouvelles, mais je vous dis, ça, c'est qu'une
04:40des collègues blessés.
04:41On a une collègue au Rinci qui vient de prendre aussi un parfum...
04:45Mais les images sont spectaculaires quand on la voit se faire courser par les jeunes.
04:49Qui d'ailleurs, comment dirais-je, mettent en scène cette course-poursuite avec une musique de rap derrière,
04:56avec des émojis pleurant de rire ?
05:00Moi, quand je vois ça, je pense qu'il y a une seule chose, c'est une sorte de radicalisation
05:03de la délinquance.
05:04On a affaire à des individus qui se font plaisir à courir après une policière toute seule, isolée,
05:12la faire tomber au sol et la frapper.
05:17Je trouve ça, mais insoutenable à regarder comme image
05:20et entendre des personnes d'ELFI parler de violences policières.
05:26Mais je suis désolé, c'est quand même...
05:28Là, c'est le chef suprême de l'ELFI qui parle, Éric Tegner.
05:31Oui, moi, je pense qu'ils ont passé un nouveau cap.
05:33C'est-à-dire qu'on ne s'attendait pas à ce qu'à un moment,
05:35l'ELFI cherche autant dans la rue aussitôt, d'ailleurs,
05:38parce qu'il y a un agenda présidentiel à bord d'Elysée.
05:41Et d'ailleurs, quand on avait des doutes au début de ce mouvement,
05:43on avait vu Balibagayoko expliquer tout simplement
05:45qu'il y avait une sorte de violence légitime de la part de ces jeunes.
05:48Mais pour comprendre l'objectif, quel est-elle ?
05:51L'objectif, c'est de bordéliser, mais surtout de mobiliser.
05:54C'est-à-dire que la jeunesse, aujourd'hui,
05:56elle est globalement une partie des jeunes
05:57sont pour Jean-Luc Mélenchon, mais ils ne votent pas.
06:00C'est toujours l'énorme problème.
06:02C'est-à-dire que les retraités, ils votent,
06:03ils sont massivement contre Jean-Luc Mélenchon, mais pas les jeunes.
06:06Et donc, en étant au cœur de la mobilisation,
06:09de la manifestation avec les codes aussi de cette jeunesse,
06:11c'est-à-dire de la radicalité, les réseaux sociaux, du rap, etc.,
06:15et en montrant qu'ils adoubent totalement ça avec les différents codes,
06:18et bien, en effet, ça va permettre de mobiliser.
06:21Parce que de se retrouver avec ces cartés qui sont là,
06:23en train d'expliquer tout le temps, en train de chanter
06:25qu'on déteste la police, etc.,
06:27ça n'était pas aussi massif auparavant
06:30dans ces différents lycées, dans ces différents endroits.
06:33Louis de Montangon, vous êtes responsable de l'UNI à Bordeaux.
06:35Qu'est-ce que vous voulez, vous, aujourd'hui ?
06:38Est-ce que vous êtes du côté de ceux qui disent...
06:40Je rappelle quand même qu'on a 64 milliards
06:42qui sont alloués à l'éducation nationale chaque année.
06:46Est-ce que vous dites que ce n'est pas assez et qu'il faut qu'on se révolte,
06:49mais qu'il faut qu'on se révolte autrement ?
06:50Quel est votre message ?
06:51Non, mais le message, il est clair, c'est que la chaîne pénale,
06:53elle doit se mettre en route immédiatement, tout de suite.
06:55Tout ce qui bloque, qui casse, qui saccage, qui brûle,
06:59il faut des sanctions tout de suite,
07:00des sanctions pénales et des sanctions disciplinaires
07:03dans les lycées et dans les universités.
07:06Nous, avec l'UNI, ça fait des années qu'on le demande,
07:08il faut inscrire tous les bloqueurs et tous les casseurs sur des listes rouges.
07:11Ils doivent payer ce qu'ils cassent.
07:13Aujourd'hui, ils se plaignent de coupes budgétaires.
07:16Pire encore, ils se plaignent du fait qu'il n'y ait plus d'argent
07:18pour l'éducation nationale ou alors pour les universités.
07:21Mais il est où le problème, en fait ?
07:23Le problème, il est qu'à chaque année,
07:24on a des nouveaux blocages, on a des nouveaux saccages.
07:27Moi, je viens d'une université qui est bloquée tous les ans,
07:29à partir du mois de mars.
07:30Tous les ans, ces nouvelles excuses sont sorties
07:32pour faire annuler les partiels.
07:33On connaît tous la chanson.
07:35Sauf qu'à chaque rentrée, c'est simple,
07:36on a du mobilier en moins, on a du matériel en moins
07:39et les classes, les salles, les amphis, les salles de TD,
07:41on n'a plus rien, on n'a plus rien.
07:44Ça, c'est l'université Bordeaux-Montagne.
07:45On peut citer aussi l'université de la Victoire, en 2022.
07:48Il y a eu un blocage, il y a eu des stands de drogue,
07:50pardon, de drogue dans le blocage.
07:52Plus d'un million d'euros de réparation.
07:54Et c'est les mêmes qui viennent se plaindre
07:55qu'ils n'ont pas assez d'argent.
07:57Pour le lycée Paul-Éluard à Saint-Denis,
07:59c'est la même chose.
08:00En deux jours de blocage,
08:02c'est même pas un blocage, c'est un saccage.
08:04C'est même pas un mouvement étudiant.
08:05C'est des émeutes, là.
08:06Il faut qu'on arrête de parler de mouvements étudiants,
08:07c'est plus le cas du tout.
08:09C'est le cas, le gouvernement a dit
08:10ce sont des violences urbaines.
08:11Mais le gouvernement,
08:13ils sont hypocrites.
08:14C'est pas vrai, ils le savent eux-mêmes.
08:16Et puis ils nous disent
08:17ah mais oui, c'est vrai que c'est LFI derrière tout ça.
08:19Mais ça fait des mois qu'on leur dit.
08:21Ça fait des mois qu'ils le savent.
08:22Ça fait des années qu'ils voient tout ça dans les universités.
08:24Ça fait des années qu'on prévient que ça va se reprendre.
08:25Qu'est-ce que vous avez envie de dire à Édouard Geffray,
08:27le ministre de l'éducation nationale ?
08:28Mais il faut qu'il se réveille, là.
08:30Mais là, même s'il se réveille maintenant,
08:32c'est trop tard.
08:32C'est trop tard.
08:33C'est ce que j'expliquais ce matin sur CNews.
08:35En fait, les lycées et les universités,
08:37c'est deux droites parallèles.
08:37Mais l'université, c'est une droite
08:39un peu plus longue que le lycée.
08:40C'est-à-dire que vous avez eu
08:41les premières émeutes dans les universités.
08:43Et aujourd'hui, c'est monnaie courante.
08:44Demandez à n'importe quel étudiant,
08:46c'est normal que sa fac soit bloquée
08:47et saccagée tous les ans.
08:48Là, ce qu'on est en train de vivre avec les lycées,
08:50ça se reproduira tous les ans.
08:52Dès qu'ils voudront obtenir quelque chose,
08:54ils descendront dans la rue
08:55et ils saccageront tout.
08:56Mais ça veut dire qu'on a son diplôme ?
08:58Parce qu'à la fin, on vaut le fil ?
09:00Mais le diplôme ne vaut plus rien.
09:01Moi, quand je suis sortie de mon université
09:03Bordeaux-Montagne,
09:04je suis allée pour intégrer un autre master
09:05dans une autre université.
09:06On m'a dit, c'est super,
09:08vous êtes majeur de pro,
09:08mais ah mince, vous venez de Bordeaux-Montagne.
09:12Ah ouais, ça pose problème,
09:13mais là quand même, c'est tout le temps bloqué.
09:14Vous n'avez pas beaucoup de cours.
09:15Voilà, les diplômes ne valent plus rien.
09:17Le bac ne vaut déjà pas grand-chose,
09:19mais là, il ne vaudra plus rien.
09:21L'avenir de nos jeunes est en cause,
09:23c'est grave,
09:24et que fait le gouvernement ?
09:26C'est la question.
09:2618h26, on marque une pause
09:28et on revient dans un instant sur.

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