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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00En tout cas, avec ça, évidemment, il y a les commerçants qui se demandent à quoi va ressembler le 31
00:05octobre.
00:08Certains voudraient que l'État subvienne.
00:14Alors, il y a la loi Casseur-Payeur.
00:16Et cette loi Casseur-Payeur, elle a été vivement critiquée par Mathilde Panot, la chef de file des députés LFI.
00:23Elle estimait hier sur TF1 que cette loi portait atteinte au droit de manifester.
00:27Le principe de « si vous avez cassé le fait que l'État puisse se retourner contre l'auteur »
00:32existe déjà.
00:34Cette loi, c'est une atteinte grave, on devrait la renommer comme ça, « loi pour atteindre de manière grave
00:38au droit de manifester ».
00:40Pourquoi ? Parce que si vous n'êtes pas ici, vous avez à la fois la Ligue des droits de
00:44l'homme, Amnesty International,
00:45la Commission nationale consultative des droits humains, mais aussi des avocats, le syndicat de la magistrature,
00:50qui disent « ce qui va se passer, c'est une atteinte à tous nos principes de droit ».
00:55Vous vous retrouvez dans une manifestation, vous n'avez rien cassé, il n'y a aucune preuve,
00:59et pourtant on peut vous faire condamner et être responsable civilement.
01:02En fait, elle est cohérente Mathilde Panot, parce qu'il manque la CIMAD,
01:06il manque deux, trois autres agences un peu dans ce genre-là, enfin bon là en l'occurrence...
01:11Le droit humain, si on l'écoute bien, ça consiste à pouvoir casser sans payer.
01:17C'est assez simple.
01:19Le maintien de l'ordre serait plus qu'il ne l'est aujourd'hui, c'est-à-dire plus de
01:25policiers,
01:25ou alors des policiers pas armés qui se laissent taper dessus ?
01:28C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, on peut se poser la question, puisque...
01:31Parce que la question n'est pas posée à Mme Panot.
01:34Alors Elisabeth Martichoux, je l'ai vue effectivement à l'extrait, mais elle essaye de lui...
01:39On aimerait bien Mme Panot, très bien.
01:42Alors dans ce cas-là, qu'est-ce qu'on fait ?
01:43On fait une manifestation, et puis il n'y a pas de maintien de l'ordre ?
01:46Même s'il y a un trouble manifeste à l'ordre public, Laurent Nunes vient de le dire.
01:52Oui, enfin tout à l'espoir, il nous dit fermeté, fermeté, fermeté, on voit le résultat sur le terrain.
01:55En fait, sur le terrain, il nous dit, on a un ministre de l'intérieur qui nous dit,
01:59on sera intraitable, fermeté, fermeté, fermeté, et sur le terrain, c'est la trouille, la trouille, la trouille.
02:04C'est-à-dire qu'on ne va surtout pas, surtout pas au contact, on reste à distance,
02:08et on fait non pas du maintien de l'ordre, mais du maintien du désordre.
02:12Et puis il y a aussi quand même la responsabilité dans cette histoire du gouvernement,
02:15parce qu'en effet, le pouvoir macronien depuis dix ans a quand même mis dans la tête,
02:21notamment des jeunes et notamment des manifestants,
02:23l'idée que si vous voulez obtenir quelque chose dans ce pays, il faut être violent.
02:26Si vous voulez obtenir quelque chose dans ce pays, il faut casser.
02:28Vous pouvez être sage, vous pouvez être comme les agriculteurs qui nettoient l'autoroute
02:31après avoir manifesté, vous n'obtiendrez rien.
02:33En revanche, on l'a vu au moment des Gilets jaunes,
02:35il a fallu attendre que les Gilets jaunes prennent une tournure black bloc,
02:38extrême gauche radicale, et qu'ils cassent,
02:39pour obtenir ce chèque magique de 15 milliards d'euros.
02:42Il a fallu attendre l'affaire Naël, qu'on soit au bord de la guerre civile,
02:45pour que le gouvernement réagisse.
02:47Depuis dix ans, l'État français envoie un seul message,
02:50c'est si vous voulez obtenir une seule concession de la part de l'État français,
02:53il va falloir piller, il va falloir casser.
02:54Donc évidemment, ça donne des idées.
02:55Et bien terminons par un mea culpa d'Edouard Geffrey,
02:58c'était sur LCI ce matin.
03:00On aurait sûrement dû être plus rapide.
03:02Moi, je partage l'opinion du Président.
03:04Après, il y a aussi un enjeu qui est que,
03:06d'abord, on a voulu effectivement dialoguer.
03:09Je rappelle que la plateforme, elle a été clôturée l'an dernier, le 23,
03:12et que dès lundi, on a pris un certain nombre de décisions.
03:16Donc on a aussi voulu laisser du temps au dialogue,
03:20parce que nos lycéens nous disent qu'on a besoin d'être entendus,
03:22d'être écoutés, et que nos opinions, nos avis, est une suite.
03:26C'est la première fois qu'on leur a donné la possibilité,
03:28non seulement de s'exprimer, mais que leur avis est une suite.
03:31Alors, mea culpa devant le fait accompli.
03:33Oui, enfin, vous voyez quand même que...
03:35On entend bien qu'ils avaient essayé de jouer la montre,
03:38qu'ils se sont dit peut-être que ça allait durer,
03:40allez, une petite semaine, puis après que tout le monde retournerait en classe.
03:43En fait, c'est ça la vérité.
03:44En fait, le problème principal que nous avons,
03:48c'est que nous avons un personnel politique,
03:50pardonnez-moi de dire cette banalité,
03:52mais qui n'est absolument pas à la hauteur,
03:55monsieur le ministre de l'Éducation,
03:56enfin, le 45ème ministre de l'Éducation depuis 10 ans.
04:00Je force le trait, évidemment.
04:02Peut-être pas tant que ça.
04:04Et peut-être pas tant que ça.
04:05Non, vous savez la statistique.
04:08Depuis la fondation du ministère de l'Éducation nationale,
04:12qui a 197 ans,
04:14il y a eu 189 ministres de l'Éducation.
04:18Vous voyez le ratio ?
04:19Oui.
04:19Et bien, sur les dix dernières années,
04:22les choses ont débordé.
04:23Non, on a des gens qui ne sont absolument pas à la hauteur,
04:26qui ne prévoient rien.
04:27Enfin, ces gens ne sont pas à leur place, manifestement.
04:31Manifestement, pour en arriver là,
04:33voilà, moi je pense qu'il y a une défaite.
04:36Oui, mais c'est inquiétant.
04:37Ah oui, c'est inquiétant pour la démocratie.
04:39On ne peut pas se dire, c'est comme ça, vous.
04:40Parce que pendant longtemps, on a eu, c'est vrai,
04:44dans certains ministères clés,
04:47des rapatriés, des parachutés,
04:49des gens qui n'avaient pas le CV pour le poste en fonction,
04:52des gens qui travaillaient dans la culture,
04:53qui se retrouvaient à l'intérieur.
04:54Là, on a des gens,
04:55M. Geoffrey, il a travaillé dans les ministres éducatifs.
04:58M. Nunez, il a été préfet.
04:59Et on voit que même quand on met des gens
05:01qui sont censés s'y connaître,
05:03des technos, pour reprendre le mot consacré,
05:05et bien même là, ils n'y arrivent pas.
05:07C'est-à-dire que c'est l'échec total du modèle
05:09dit bureaucrate français.
05:11C'est-à-dire que même quand on met les meilleurs
05:12dans l'administration française...
05:14On voit bien qu'ils ne sont pas les meilleurs.
05:15C'est peut-être les meilleurs.
05:16C'est peut-être l'ensemble du niveau de l'administration
05:18qui est catastrophique.
05:19Merci Vincent Roy, merci à Sébastien Ligné,
05:2318h56, dans quelques instants,
05:24le journal de 19h,
05:25et l'invité d'Europe 1 soir à 19h15,
05:28c'est Patrick Martin, le patron du MEDEF.
05:30A tout de suite.

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