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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Toujours avec Vincent Roy et Eric Tegner, nous sommes avec nos invités Charles Germant, délégué Alliance 93,
00:10c'est la police bien sûr, Louise Montangon, responsable de l'UniBordeaux,
00:14qui nous a raconté que son diplôme était un diplôme de papier chiffon
00:20et qu'il ne valait plus rien puisque l'université étant bloquée, c'est de notoriété publique partout où elle
00:27va.
00:27Voilà où on en est dans l'avenir de nos jeunes et dans certaines facs.
00:33Edouard Philippe s'est exprimé, le candidat Horizon à l'élection présidentielle,
00:36dénonce l'implication de l'EFI dans ce mouvement lycéen.
00:39Il faut donc que tous ceux qui instrumentalisent cette violence,
00:44souvent de façon très cynique, souvent de façon très politique,
00:48aient conscience, je pense notamment à la France insoumise,
00:51aient conscience que c'est inacceptable.
00:53Ce qu'il nous prépare, c'est l'affrontement généralisé.
00:56Nous voyons à l'œuvre ce que ceux qui ont théorisé la conflictualisation permanente
01:01sont en mesure de produire sur le territoire national.
01:04Ça n'est pas acceptable.
01:06Voilà, ça n'est pas acceptable, tout ça c'est des grands mots,
01:08mais qu'est-ce qu'on fait Vincent Roy ?
01:09Écoutez, moi je vais vous dire, je trouve Jean-Luc Mélenchon extrêmement cohérent.
01:14C'est-à-dire que finalement, il fait ce qu'il dit,
01:18le chaos, le conflit, c'est ce qu'il recherche.
01:20Et je pense que d'une certaine façon, il a compris qu'il ne tirerait pas des urnes une légitimité.
01:27C'est-à-dire qu'il ne serait pas président de la République.
01:29Donc, il va chercher une légitimité dans la rue.
01:31Et pour cela, tous les coups sont permis.
01:33Alors on peut dire, c'est odieux, c'est dégueulasse,
01:36enfin on peut appuyer tous les mots que l'on veut,
01:38en tous les cas, c'est extrêmement cohérent.
01:41Il cherche la légitimité par la rue.
01:43Et d'une certaine façon, d'une certaine façon,
01:46il a gagné la gauche aujourd'hui.
01:50C'est Jean-Luc Mélenchon.
01:51Ce n'est pas autre chose.
01:52Quelles sont les forces politiques de ce pays ?
01:54C'est le Rassemblement National et c'est la France Insoumise.
01:58Et c'est exactement ce qu'il veut.
02:01C'est-à-dire cette polarisation, il la recherche.
02:04Et donc, effectivement, alors on peut déplorer la situation.
02:07On peut dire, c'est jeter de l'huile sur le feu.
02:09Vous pouvez employer toutes les expressions que vous voulez,
02:11mais c'est très cohérent.
02:12Jouise Montangon, c'est la France dont vous rêviez quand vous étiez petite ?
02:16Ben non, je n'ai jamais rêvé de cette France d'ailleurs.
02:19Je ne sais même pas si on peut encore rêver d'une France
02:21quand on voit la situation aujourd'hui.
02:22Doir Philippe, il peut dire ce qu'il veut.
02:24On sait très bien qu'il appellera à voter LFI au second tour.
02:27Moi, j'en suis persuadée.
02:28Pourquoi vous dites ça ?
02:29Pour faire le fameux barrage républicain.
02:31Vous voulez dire en cas de duel LFI-RN ?
02:34Oui, bien sûr, mais j'en suis persuadée.
02:36Mais vraiment, comme Gabriel Attal,
02:38qui ne veut toujours pas assumer aujourd'hui,
02:39qui l'a fait désister ses candidats aux législatives,
02:42et c'est grâce à lui que Raphaël Arnaud, triple fiché S,
02:45Il ne vous reste plus qu'à faire de la politique ?
02:47Peut-être qu'il sait.
02:48Je ne sais pas.
02:49Mais je pense qu'il y a beaucoup de jeunes comme moi
02:50qui rêvent d'autres choses.
02:51Il y a beaucoup de jeunes qu'on n'entend pas.
02:53Il y a une majorité silencieuse.
02:54D'ailleurs, avec l'Uni, on a lancé une pétition
02:56pour faire savoir aux Français que,
02:58oui, il peut y avoir des jeunes qui sont déçus.
02:59Leurs conditions d'études, on l'entend.
03:06Aujourd'hui, ça, il y a énormément de jeunes
03:08qui ne sont pas d'accord avec ça.
03:09Il faut le faire savoir.
03:10Et ce n'est pas normal qu'il y ait un chaos pareil.
03:12Moi, je veux qu'on arrête de parler de mouvements étudiants.
03:15Ce n'est plus le cas.
03:16Ce n'est plus un mouvement étudiant.
03:18Ce sont des amateurs qui veulent se faire passer
03:19pour des black blocs.
03:20Et aujourd'hui, on veut nous faire croire
03:22que l'extrême-gauche n'est pas derrière tout ça.
03:23Mais je tiens à rappeler que
03:25c'est l'union syndicale lycéenne
03:27qui a lancé tout ce mouvement-là.
03:29Et le président de l'union syndicale lycéenne
03:31y figurait sur une liste de la France Insoumise
03:32aux dernières municipales.
03:33Et il était aux universités d'été de la France Insoumise.
03:38Mais ce monsieur de l'union syndicale lycéenne,
03:41comment est-ce qu'il s'organise ?
03:43Comment est-ce qu'il y a le lien
03:45entre la France Insoumise,
03:47qui est considérée comme l'instrumentalisateur
03:50de ce mouvement,
03:51et l'union syndicale lycéenne ?
03:53C'est-à-dire qu'ils se disent,
03:54trois semaines, quatre semaines,
03:56un mois avant,
03:57en disant, tiens, tel jour,
03:58on va faire un blocage des lycées.
04:00Et comment est-ce que ça marche ?
04:00Non, c'est beaucoup plus préparé que ça,
04:02et c'est beaucoup plus insidieux que ça.
04:04En fait, ça fait des années
04:04que toute la France Insoumise
04:06se pavane dans nos universités
04:08et aux abords des lycées
04:09pour haranguer les foules.
04:10Quand vous dites la France Insoumise,
04:11c'est des élus ?
04:12Oui, c'est des députés.
04:13Des députés, directement ?
04:14Oui, ce sont des députés.
04:15Ils font leurs conférences
04:16dans nos universités.
04:17Enfin, voilà, je pense qu'il est bon
04:18de rappeler quand même
04:19que la dernière fois qu'un député
04:20est venu dans une fac à Lyon.
04:21Enfin, il y a eu un mort, quoi.
04:23Vous parlez de Quentin Doran
04:24qui est Céterima Hassan.
04:26Exactement.
04:27Ils multiplient les débordements
04:28et ils font tout pour mettre
04:29la jeunesse en colère.
04:30Et ça fonctionne très bien.
04:31Et donc, ce qu'ils font,
04:32c'est qu'ils font infuser
04:33beaucoup d'idées,
04:34de mauvaises idées
04:35qui mettent la jeunesse en colère
04:36parce que la jeunesse,
04:37elle est forcément révolutionnaire.
04:38Quand on a 15 ans,
04:39on a envie de refaire le monde.
04:40C'est normal.
04:41Mais ils vont vite redescendre.
04:43Et en vrai, l'atterrissage,
04:43il va faire très très mal
04:44parce que dans quelques mois,
04:46on ne se souviendra pas
04:46de leurs revendications.
04:47Personne ne sait ce qu'ils revendiquent.
04:49Tout le monde, par contre,
04:50se souviendra du bordel
04:51qu'ils sont en train de foutre
04:51partout dans la rue.
04:52C'est ça, la vérité.
04:54Eric Tegner ?
04:55Oui, c'est responsable
04:56parce qu'on pense
04:57à tous ces lycéens
04:58qui veulent travailler,
05:00qui veulent passer un bac,
05:01qui sont inquiets
05:02pour leur avenir aujourd'hui.
05:03Il faut savoir qu'il y a
05:04une crise économique.
05:05On est en plein dedans.
05:06On rentre dedans.
05:07On est en train de nous expliquer
05:08qu'il va falloir,
05:09notamment Édouard Philippe,
05:10travailler jusqu'à 65, 67 ans
05:12parce qu'on est sur
05:12une durée de cotisation énorme
05:14et on est incapable de faire...
05:1545 annuités, maintenant.
05:16Oui, mais c'est pour ça
05:17que finalement,
05:17ça va arriver jusqu'à 67 ans.
05:19Et on est incapable
05:20de faire travailler
05:22nos lycéens,
05:23nos jeunes,
05:23dont on va avoir besoin,
05:24et surtout de défendre
05:25tous ceux qui veulent bosser.
05:27Parce que c'est ça
05:27qui est absolument insupportable
05:29aujourd'hui.
05:29Et ce qu'on voit, en effet,
05:30moi je rejoins ce qu'a dit Louis,
05:32c'est-à-dire qu'il va y avoir
05:33une situation irresponsable
05:34d'ici quelques mois,
05:35c'est que dans le cas
05:35d'un second tour
05:36entre Jean-Luc Mélenchon
05:37et Marine Le Pen,
05:38on va se retrouver
05:39avec ce bloc central aujourd'hui
05:40qui va appeler
05:41à voter Jean-Luc Mélenchon.
05:42C'est une certitude,
05:43mais ils veulent nous expliquer quoi ?
05:45Quel est le problème
05:45aujourd'hui dans ce pays ?
05:46Qui attise tout simplement
05:48les banlieues,
05:49les quartiers,
05:49les jeunes,
05:50les lycéens, etc. ?
05:51Et moi, ce qui m'inquiète,
05:52Pierre, c'est que
05:52je pense qu'on va au-devant
05:54d'une vraie crise sociale
05:56dans les mois à venir.
05:57Cette crise sociale,
05:58il faudra l'entendre,
05:59il faudra l'écouter,
06:00il faudra l'accompagner
06:00politiquement,
06:01mais il ne faudra certainement
06:02pas jouer dessus
06:03en faisant embraser le pays.
06:05Or, Jean-Luc Mélenchon,
06:06il mise là-dessus,
06:07il veut récupérer
06:08la colère sociale,
06:09la grande sociale
06:10qu'il a en partie perdue
06:11parce qu'il a trahi
06:12les classes ouvrières
06:13et populaires
06:14qui sont parties
06:14chez Marine Le Pen.
06:15Et là, il a envie
06:16d'être une sorte
06:17de révolutionnaire
06:18et il prépare de gagner
06:19que ce soit dans les urnes
06:20ou que ce soit après
06:21dans la rue.
06:22Et Charles Germain,
06:22vous devrez faire avec,
06:24c'est-à-dire que
06:24vous serez toujours policier,
06:25vous serez toujours CRS,
06:27vous serez toujours là,
06:27les forces de sécurité
06:29parce que c'est votre engagement
06:31et même s'il y a
06:32ce genre de situation,
06:33que vous serez appelé
06:34à aller au feu.
06:35Mais c'est ça,
06:36c'est-à-dire que nous,
06:36on est toujours en première ligne
06:38et malgré nos revendications
06:40qui ont été quand même
06:41parfaitement claires,
06:42on a été reçu
06:43à plusieurs reprises
06:44par le ministre,
06:45notamment pour vous dire
06:47qu'un policier
06:47qui sort d'école,
06:48qui est muté en province,
06:49il gagne 2 000 euros
06:51pour être confronté à ça.
06:53Je vous assure
06:53qu'on a du mal à embaucher
06:56et malgré nos demandes,
06:58nos revendications,
07:00on n'a aucun retour
07:01et effectivement,
07:02nous sommes toujours
07:03en première ligne
07:06face à cette radicalisation.
07:08Là, quand on a affaire
07:09à des,
07:10excusez-moi,
07:11moi j'appelle ça
07:11des gamins
07:12qui ont 14-15 ans
07:13et qui n'hésitent pas
07:14une seule seconde
07:14à tirer aux mortiers
07:18sur des fonctionnaires
07:19de police,
07:20je trouve ça très inquiétant.
07:21Alors, tout à l'heure,
07:22effectivement,
07:23dans la cellule de crise
07:25interministérielle,
07:27Matignon a dit
07:28que les filles et ses proxys
07:28de l'ultra-gauche
07:29sont à l'origine du mouvement.
07:30Écoutez ce qu'en pense
07:31Jean-Luc Mélenchon,
07:32il a réagi
07:33à ses propos de Matignon.
07:34J'aurais aussi vu ça
07:35dans ma vie,
07:36le premier mouvement
07:37de masse
07:38convoqué par télépathie,
07:40puisqu'il n'y a
07:41ni un tract,
07:42ni un discours,
07:43ni un appel,
07:43où que ce soit,
07:44du moindre insoumis
07:46à se mettre en mouvement
07:47dans un lycée.
07:48Donc, comme ils nous en accusent tous,
07:50on se dit
07:50ça a dû se passer
07:51par télépathie.
07:52Non, je pense que c'est
07:53une manière pour eux
07:54de ne pas traiter le problème.
07:55Ils font comme s'il n'y avait
07:56pas de problème.
07:57Le problème,
07:58ce serait Mélenchon
07:58et LFI.
08:00Mais ça, ça ne marche pas.
08:01Ça ne colle pas
08:02à la réalité
08:03de ce que vivent
08:03les jeunes gens.
08:04C'est ce que vous disiez
08:05tout à l'heure, Vincent.
08:06Il est très cohérent,
08:06en fait.
08:07Il est très cohérent
08:08depuis le début.
08:10Depuis le début,
08:10à chaque fois que je l'écoute
08:12et je le suis,
08:12parce que je trouve
08:13que rarement
08:15les politiques
08:16sont autant cohérents.
08:17Je n'irai pas jusqu'à vous dire
08:19qu'il a une colonne
08:19vertébrale politique.
08:20et quand même,
08:22c'est beaucoup
08:24au gré des circonstances.
08:25Mais il est vrai
08:26que dans cette affaire-là,
08:28par exemple,
08:29aller se greffer
08:31sur les étudiants,
08:32parce que c'est
08:33exactement ce qui se passe,
08:34ce n'est pas idiot.
08:35Comme vous le disiez
08:36tout à l'heure,
08:37quand on a 15 ou 17 ans,
08:39je veux dire,
08:39l'idée révolutionnaire,
08:41le grand soir,
08:42marche mieux
08:43que l'ordre,
08:44la famille,
08:45le respect
08:47et tutti quanti.
08:48Évidemment,
08:49ça fonctionne mieux.
08:49Donc il sait exactement
08:51quel est son public.
08:52Éric rappelait,
08:54évidemment,
08:54les retraités,
08:55ils ne vont pas voter
08:56Jean-Luc Mélenchon,
08:57c'est certain.
08:59Donc,
08:59il va chercher
09:00ceux qui sont susceptibles
09:01de voter pour lui demain.
09:02Alors,
09:03la plupart sont jeunes,
09:04mais là,
09:04on voit que les facs,
09:06vous le disiez,
09:08le mouvement égrène
09:09et les facs,
09:11ce sont des jeunes gens
09:11qui votent.
09:12Il va capter
09:13ce public urbain
09:14de jeunes
09:15en fac,
09:16en plus
09:17de son autre public
09:20qui est le public
09:21issu de l'immigration
09:22qui se reconnaît
09:24dans ce que dit
09:26Jean-Luc Mélenchon.
09:27Encore une fois,
09:28cohérence,
09:28cohérence.
09:29On sait à quel public
09:30l'on s'adresse
09:31et on sait
09:32quelle méthode
09:32employer pour faire
09:33voter ce public.
09:34Je vous rappelle,
09:35par exemple,
09:35que si vous regardez
09:36une ville comme
09:37Aubervilliers,
09:38le travail,
09:38le terrain
09:39qui a été fait
09:40par Jean-Luc Mélenchon
09:41pour faire voter
09:42des gens
09:42qui n'avaient jamais voté,
09:43pour qu'ils aillent
09:44s'inscrire
09:44sur les listes
09:45électorales,
09:45est un travail
09:46de fond formidable
09:48d'une certaine façon.
09:49Allez,
09:49on y revient
09:50dans un instant
09:50à ces violences urbaines.
09:52Je vous signale
09:52qu'il est de Deval
09:53qui vous donne
09:53la parole
09:54du vendredi au dimanche
09:56de 11h à 13h
09:57pour débattre
09:58en direct
09:58avec lui et ses chroniqueurs.
09:5901-80-20-39-21,
10:01vous avez l'habitude.
10:02L'appel est non surtaxé
10:04et c'est de 11h à 13h
10:05du vendredi au dimanche
10:06la radio libre.
10:07Et nous,
10:07on se retrouve
10:07dans un instant
10:08pour la suite des débats.
10:09A tout de suite.
10:09sur la suite des débats.
10:09Sous-titrage Société Radio-Canada

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