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  • il y a 5 minutes
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h, 20h, Pierre de Villeneuve.
00:03Et jusqu'à 20h pour m'entourer, Gauthier Lebray, bonsoir.
00:06Bonsoir Pierre.
00:07Signature de CNews et d'Europe 1, Joseph Massescaron, bonsoir.
00:11Bonsoir Pierre.
00:11Écrivain et séiste, nous recevons Laurent Jacobéli, bonsoir.
00:14Bonsoir Pierre de Villeneuve.
00:15Député RN de Moselle, porte-parole de la campagne présidentielle de Marine Le Pen,
00:19Edouard Jeffray a fait toute une série de mesures en faveur des lycéens qui, eux, maintiennent la mobilisation.
00:24On écoute le ministre de l'Éducation nationale, Edouard Jeffray, qu'on devrait avoir.
00:32Ça fait maintenant plusieurs semaines que nous consultons, comme vous le savez,
00:37que nous rencontrons les associations lycéennes, les élus lycéens, les élus étudiants,
00:44les organisations syndicales représentatives des personnels, les associations de parents d'élèves.
00:48Donc il y a tout un travail qui a été fait depuis plus de trois semaines.
00:51Et puis il y a évidemment eu en face un travail, j'allais dire, de fond,
00:55parce que nous avons un principe de base qui a été fixé par le Premier ministre
00:59et auquel évidemment nous adhérons, c'est qu'aucune des décisions que nous prenons n'est une promesse en l
01:08'air.
01:08Tout ce que nous disons sera fait et sera respecté dans des délais précis et de manière chiffrée.
01:15Alors Laurent Jacobéli, la question c'est le fait qu'aucune promesse n'est faite en l'air,
01:19c'est justement une bonne ou une mauvaise décision ?
01:21Écoutez, tout simplement, c'est une décision qui n'engage pas ce gouvernement,
01:25parce que très clairement, en six mois, ils ne pourront pas réformer un système scolaire en faillite.
01:29Et donc ils donneront le bébé à leurs successeurs.
01:32Vous vous rendez compte qu'ils nous expliquent que ça fait trois semaines qu'ils consultent,
01:35mais ça fait dix ans que les macronistes sont au pouvoir.
01:38On connaît les classements PISA qui montrent bien nos élèves, le niveau de nos élèves qui chutent.
01:43On sait qu'il y a des problèmes dans les lycées, on sait qu'il y a des filières où
01:46il manque des places,
01:47alors que d'autres, il y a trop de places pour des formations qui sont des impasses.
01:50Tout ça, on le sait depuis longtemps.
01:52Ce gouvernement n'a rien fait, il a fallu qu'il y ait une révolte dans les rues pour agir.
01:56Donc on aurait pu prévenir cette révolte ?
01:57Depuis bien longtemps.
01:58On aurait pu se réunir ?
01:59Mais plus que se réunir, vous savez.
02:01Et le seul fait de dire qu'aucune parole ne sera une promesse en l'air,
02:06c'est déjà un aveu d'échec de dire ça ?
02:08Bien sûr que c'est un aveu d'échec et puis d'incompétence,
02:10mais c'est surtout faire une promesse pour ceux qui succéderont.
02:13Or nous n'avons pas, si nous avons la chance de succéder à la Macronie aux affaires
02:17et de diriger la France avec Marine Le Pen,
02:19nous n'avons pas la même vision de l'éducation que eux.
02:21Nous nous pensons que l'école est un lieu où on doit effectivement apprendre les bases essentielles
02:26qui sont lire, écrire, compter, le lieu de l'autorité,
02:29le lieu aussi de l'apprentissage et pas de toutes les fantaisies,
02:32le lieu où on apprend un métier et non pas où tout le monde va en fac
02:36et tout le monde passe le bac avec un niveau lamentable.
02:38Ramener l'idée de l'autorité, ramener les fondamentaux,
02:42ramener une forme de sélection, il ne faut pas avoir peur des mots
02:44pour que chacun puisse avoir la formation qui corresponde à son niveau et à ses envies.
02:49Remettre les métiers manuels au cœur du dispositif
02:52parce que ce sont des métiers nobles qui aujourd'hui débouchent sur des emplois.
02:55C'est un travail de longue haleine et non pas trois semaines
02:57faites sur un coin de bureau avec des associations
03:01au dernier moment d'un mandat présidentiel lamentable.
03:04Bon, déjà, ils ont cédé et ils n'ont pas calmé la colère
03:08puisque les mêmes associations lycéennes d'ultra-gauche
03:11ont d'ores et déjà dit que les blocus allaient commencer à la rentrée
03:14puisque je rappelle que nous sommes en vacances de Toussaint
03:16et que ces jeunes gens évidemment ne vont pas bloquer...
03:17Pour une seule zone ? Ah non, pour toutes les zones, c'est vrai.
03:19Pour ne vous pas bloquer les lycées au moment des vacances
03:23parce qu'il ne faudrait quand même pas bloquer le lycée quand il n'y a pas cours.
03:25Ça n'a aucun intérêt, évidemment.
03:28Et ensuite, sur Parcoursup, moi je veux bien qu'on dise tout le mal
03:31et d'ailleurs même le Rassemblement National s'aide quelque part à la rue
03:33puisque vous voulez réformer Parcoursup.
03:35Mais qu'est-ce qui pose problème ?
03:37Qu'est-ce qui pose problème à ces militants d'ultra-gauche sur Parcoursup ?
03:40Moi, c'était l'admission post-bac, APB.
03:43Moi, c'était 36-15 Côte-Ravelle.
03:46Donc j'étais l'ancêtre de...
03:47Et je ne vous permets pas de vous moquer.
03:49De Parcoursup.
03:50C'était quoi ? C'était du tirage au sort.
03:53Est-ce qu'il y a quelque chose de plus inégalitaire que le tirage au sort ?
03:55Donc oui, Parcoursup, ce n'est pas formidable, je veux bien l'entendre,
03:58il y a plein de défauts, mais il y a un côté sélectif.
04:01Donc comment dans le même temps, Laurent Jacobelli,
04:03on peut dire qu'on est pour la sélection
04:05et qu'on est pour la suppression de Parcoursup
04:06alors que le coup d'avant, c'était le tirage au sort ?
04:09Le truc le plus injuste du monde.
04:10Et parce que tout simplement, on peut être pour une forme de sélection
04:13avec un outil qui fonctionne.
04:15Or, aujourd'hui, il y a des dysfonctionnements dans Parcoursup.
04:18Il y a des gens qui se retrouvent sans affectation,
04:21il y a des gens qui demandent des choses.
04:22Mais bien sûr !
04:23Mais est-ce que c'est parce que c'était mauvais avant
04:24qu'il faut se contenter d'un système médiocre ?
04:27On a le droit d'être plus exigeant pour nos étudiants.
04:29D'abord, excusez-moi, mais la réforme va plus loin que l'outil Parcoursup.
04:33Déjà, il faut arrêter de créer des palaces dans des filières
04:36qui sont surpeuplées de gens qui ne trouveront pas de boulot.
04:40Et je pense là à la socio, par exemple, dans les facs,
04:43où on forme des gens à ne pas avoir d'emploi,
04:45si ce n'est à être prof de socio dans une fac
04:47où il y aura des étudiants de socio qui deviendront profs de socio.
04:50Donc si on peut sortir de ça et former plus de soudeurs dont on a besoin,
04:53ce ne serait pas forcément plus mal.
04:54d'adapter le nombre de places en fac par rapport aux besoins,
04:57et je pense là aux facultés de médecine.
04:59Donc tout ça, c'est un travail de fond,
05:00mais il faut un outil qui sélectionne,
05:02avec un algorithme public,
05:04où on n'est pas l'impression d'avoir été le fruit du hasard,
05:08pour que le système fonctionne.
05:10Aujourd'hui, ça ne marche pas.
05:12En tout cas, ça ne marche pas assez bien.
05:13Il ne plaît pas aux militants d'extrême-gauche dans Parcours-Sup.
05:15Mais je m'en fous des militants d'extrême-gauche.
05:16Pourquoi ils veulent la suppression de Parcours-Sup ?
05:17Parce qu'ils ne veulent pas de sélection.
05:18Non, nous ne sommes pas d'accord avec ça.
05:19Mais pour autant, il faut un système qui fonctionne.
05:21Ils veulent 250 000 places supplémentaires dans le secondaire.
05:25Parce qu'aujourd'hui, on a mis le bac comme quelque chose d'obligatoire.
05:29C'est-à-dire que si vous n'avez pas le bac, vous êtes un blaireau.
05:31Et si vous êtes un blaireau, vous n'allez pas dans les filières
05:34dont vous dites les filières manuelles.
05:35Alors que nos voisins suisses, par exemple,
05:37ils ont un tiers de la masse de ceux qui sortent.
05:40Eh bien, ils sortent.
05:41Ils ont des filiales CAP qui ne sont pas du tout déshonorantes.
05:46Mais aujourd'hui, c'est déshonorant en France.
05:49La vraie question, ce n'est pas Parcours-Sup.
05:51La vraie question, c'est en amont.
05:52C'est celui de la sélection.
05:54Je reviens sur la sélection.
05:56Comment comptez-vous, justement, dans le parcours scolaire,
05:58réintroduire la sélection ?
06:00Tout simplement en mettant fin au collège unique.
06:02Alors, le mot sélection, on laisse imaginer qu'il y a les bons et les pas bons.
06:04Ce que nous ne voulons pas.
06:05C'est pourtant le cas.
06:06Oui, mais on est d'accord.
06:07Mais ce que nous voulons, c'est que chacun puisse avoir une formation
06:10qui correspond à ses envies et à son niveau.
06:12Et donc, à peu près, au milieu du collège,
06:15il y a un moment où, effectivement,
06:17il y aura des filières techniques qui s'imposeront
06:19plutôt qu'un collège unique.
06:21Parce que l'idée d'avoir 90% d'une classe d'âge
06:23qui passe le bac,
06:24eh bien, honnêtement, ça veut dire qu'on baisse le niveau du bac
06:27et qu'on baisse après le niveau de la sélection.
06:29Or, aujourd'hui, on a besoin en France de métiers manuels.
06:31On a besoin d'ingénieurs.
06:33On a besoin de docteurs.
06:34On a besoin de soudeurs.
06:35On a besoin de plein de choses.
06:36Mais il se trouve qu'on a des jeunes
06:38qui pourraient avoir un bon métier,
06:40qui rapportent bien,
06:40et on les en dissuade en disant
06:42qu'il faut absolument aller jusqu'au bac.
06:44Un bac qui n'a plus de valeur,
06:45on peut se le dire entre nous.
06:46Je suis désolé pour tous les bacheliers qui nous écoutent.
06:49Pour aller dans des filières universitaires sans sélection
06:51qui nous donneront des diplômes,
06:53qui n'amènent pas à l'emploi.
06:53Je crois qu'il faut casser cette spirale infernale,
06:56arrêter avec l'égalitarisme gauchiste.
06:58Là, ça fera plaisir à Gauthier Lebray
06:59pour ramener, en fait...
07:01Pas forcément gauchiste,
07:02parce que je rappelle quand même
07:03que la personne qui a installé,
07:05institué cette idée
07:06que tout le monde devait pratiquement
07:07avoir le bac en poche,
07:09c'est Jean-Pierre Chevènement.
07:10Qui n'est pas un homme de droite.
07:11Oui, il y avait déjà une petite musique
07:12du côté de Jack Lang,
07:14Pierre-Joseph Messes-Caron.
07:15Et donc...
07:16Sur l'éducation,
07:17Jean-Pierre Chevènement,
07:18il a dit des choses plus à droite que cela.
07:19Oui.
07:19Il n'avait pas peur de nommer les choses.
07:21On va attendre les mémoires de Jean-Pierre Chevènement
07:22pour avoir le sujet à proposer.
07:24En tout cas, il a le droit de faire des erreurs
07:25et ceci en était une.
07:26En tout cas,
07:27l'actuel ministre de l'Enseignement supérieur
07:29était assis à votre place,
07:31Laurent Jacobelli,
07:32il y a deux semaines à peu près,
07:34une semaine et demie.
07:35Et il réagissait au fait que
07:37Jean-Luc Mélenchon avait dit
07:38il faut abolir Parcoursup.
07:40Qu'est-ce qu'il pensait
07:41de cette sortie de Jean-Luc Mélenchon ?
07:43Voici sa réponse.
07:45Ils prennent les lycéens pour des blaireaux.
07:47Mais pardon,
07:47excusez-moi,
07:48qui peut imaginer que demain,
07:50on va avoir un système,
07:51on n'aura pas besoin à un moment donné d'un système,
07:53vous pouvez changer ton nom si vous voulez,
07:54qui va contribuer à affecter des jeunes
07:58à la fois sur des formations
08:00qu'ils ont envie de faire,
08:01qui correspondent aussi à leur capacité
08:04et à ce qu'ils ont fait avant,
08:05et aussi aux capacités des formations.
08:08Je veux dire,
08:08mais pardon,
08:09mais est-ce que quelqu'un s'imagine
08:10que demain,
08:11on va ouvrir 50 000 places
08:13pour que tout le monde
08:14puisse faire son droit à Paris 1 ?
08:15C'est pas vrai.
08:16Est-ce que quelqu'un s'imagine
08:17que demain,
08:18tout le monde va devenir neurochirurgien
08:20parce qu'il va pouvoir s'inscrire ?
08:21Non, c'est pas vrai.
08:22On doit la vérité aux jeunes.
08:24Et la vérité,
08:25c'est que c'est pas possible
08:26de faire tout,
08:26n'importe quoi,
08:27n'importe où.
08:28Pourquoi est-ce que j'ai passé cet extrait ?
08:29Parce que j'ai l'impression
08:30que tous les partis politiques
08:32se renvoient la balle,
08:33en fait,
08:33et personne n'a de solution.
08:35Personne, en fait,
08:35n'a de solution
08:36pour tracer
08:38ce que vous dites,
08:39ce que vous proposez
08:39avec Marine Le Pen.
08:41C'est un chantier de,
08:43je sais pas,
08:4330 ans ?
08:44Non, beaucoup moins.
08:45Ils ont mis quelques années
08:46à détruire notre système scolaire.
08:48On ne mettra pas beaucoup plus
08:49à le reconstruire.
08:50Oui, évidemment,
08:50c'est un chantier de long terme
08:52puisque c'est des générations
08:53qu'on va former.
08:54Donc, avant que ces générations
08:55arrivent au moment...
08:56Et on est dans une génération
08:57qui a envie de résultats immédiats.
08:58Regardez les jeunes aujourd'hui
09:01qui Instagram,
09:01c'est-à-dire,
09:02ils veulent une réponse.
09:03Il y a deux,
09:04il y en a deux là,
09:04qu'on a vues tout à l'heure,
09:06qui sont arrivées,
09:06les créatrices de contenu,
09:07pour ne pas dire influenceuses.
09:09Elles ont dit,
09:09oui, alors le PM
09:10nous a contactés
09:11sur Insta en DM.
09:13Wow !
09:13Alors, attends,
09:15traduction pour ceux
09:15qui écoutent
09:16et qui ont plus de 50 ans,
09:18ça va être difficile.
09:19Donc, vous voyez,
09:20on est quand même
09:22on ne peut pas les satisfaire.
09:23Et l'UNI n'a pas été reçu.
09:24Ils ont fait venir des influenceuses,
09:25mais ils n'ont pas reçu l'UNI,
09:26le seul syndicat de droite.
09:27Ils n'ont pas reçu l'UNI !
09:28Donc, l'UNI, c'est non.
09:29Les influenceuses, effectivement,
09:30qui parlent en langage Snapchat,
09:34ça, c'est oui.
09:34C'est quand même un truc de dingue.
09:35Mais c'est improbable.
09:36Et puis d'ailleurs,
09:36la déclaration du ministre de l'Éducation
09:38qui se contredit
09:39à deux semaines d'intervalle,
09:40là, ils disent
09:40on va vider les rues
09:42des manifestations.
09:43Mais je ne vois pas
09:43de solution immédiate.
09:44Là, quand je vois
09:45le ministre dire
09:46évolution forte
09:47pour Parcoursup en 2027
09:49avant un remplacement en 2028,
09:50je tombe de ma chaise.
09:51Celui qui vous dit
09:52que dans un an,
09:53le niveau scolaire aura augmenté,
09:55que tous les jeunes auront un boulot
09:56parce qu'ils auront le bon dit
09:57on ne vous ment.
09:57Voilà.
09:58C'est un chantier
09:59qu'il faut entamer,
09:59mais il faut l'entamer vite.
10:00Parce que c'est très vite aussi
10:03que nous perdons le niveau
10:03sur la scène internationale.
10:05D'autres sujets nous attendent.
10:06Laurent Jacobelli,
10:06une pause
10:07et on revient dans un instant
10:08dans un repassoir.

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