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  • il y a 59 minutes
Alexandre Arcady : son nouveau film , « Fausse note », qui sort demain, se déroule dans le monde de la musique classique. Il prépare un « Ciné concert », évoquant son parcours de réalisateur



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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-10-06##

Catégorie

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Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05Réaliser un film qui s'intitule Fausse Note
00:07ne vous a pas empêché de réunir quelques-unes des musiques de vos longs métrages
00:11dans un ciné-concert.
00:13Un paradoxe en forme de partition,
00:15celle d'un nouveau succès en perspective
00:17a ajouté à votre filmographie.
00:19Bonjour Alexandre Arcadis.
00:20Oui bonjour, merci de me recevoir.
00:23Une double actualité en plus,
00:24puisqu'il y a ce film Fausse Note qui sort demain,
00:27qu'on va évoquer tout à l'heure,
00:28qui est un film étonnant,
00:28qu'on ne peut pas lâcher du début à la fin,
00:30ça a été mon problème,
00:32et puis il y a ces ciné-concerts qui évoquent votre parcours.
00:34Donc ce que je vous propose, c'est que dans l'excès d'une vie,
00:36on commence par évoquer votre parcours
00:38à travers les films de ciné-concerts
00:40avant de passer à l'actualité.
00:42Si vous voulez.
00:43Alors je vais commencer justement par la date du ciné-concert,
00:46le 7 novembre 2026, au Palais des Congrès.
00:48Finalement, ce ciné-concert,
00:50c'est pour raconter votre parcours professionnel et votre vie.
00:53Mais au fond,
00:55quand on m'a proposé
00:57de faire ce spectacle,
00:59parce que ça sera un spectacle,
01:01quand j'ai conçu le montage,
01:03il faut dire qu'il y a le grand orchestre sur scène,
01:06un immense écran,
01:08il s'agit donc de cinéma et de musique,
01:10j'ai fait un montage
01:12et au fond,
01:13je me suis rendu compte en bout de course
01:15que je faisais mon dixième film.
01:17C'est une façon de raconter
01:19non seulement ma vie cinématographique
01:22à travers la musique,
01:23mais c'est aussi une façon
01:25de raconter la vie des Français.
01:27Parce que,
01:28comme la chanson,
01:30les films qui ont marqué
01:33des générations entières
01:35ressurgissent de la mémoire
01:36et vous rappellent plein de choses
01:37et ça, c'est formidable.
01:39Et c'est votre histoire,
01:40c'est celle des Français
01:41et c'est celle des Pieds-Noirs ?
01:42Oui,
01:43ça a commencé avec
01:45les Pieds-Noirs.
01:46Vous savez,
01:46je l'avais déjà raconté
01:47quand on s'était vu
01:49sur le petit melon de la Casbah,
01:50cette promesse
01:51faite à ma mère
01:52sur le bateau
01:53quand elle a oublié
01:54les photos
01:54dans le buffet
01:55de la cuisine
01:56et je m'entends
01:57lui redire
01:59c'est pas grave
01:59maman,
02:00je te les ramènerai.
02:01Et quand j'ai fait
02:01le coup de Sirocco,
02:02au fond,
02:03c'était ça,
02:03c'était lui ramener
02:04ses photos.
02:05Vers le coup de Sirocco,
02:06justement,
02:07on écoute la bande-annonce.
02:18L'Algérie,
02:19l'heure de la paix
02:19va enfin sonner.
02:20Alors ce film
02:21a été un événement,
02:22d'ailleurs il est présent
02:23dans le ciné-concert
02:24parce que personne
02:25n'avait pensé
02:26à traiter ce sujet
02:26au cinéma
02:27à l'époque,
02:27Alexandre Arcadier.
02:28Non,
02:29non,
02:30et quand j'ai fait ce film,
02:31je dois vous dire
02:32que ça n'a pas été facile,
02:34c'était mon premier long-métrage,
02:35personne n'y croyait vraiment
02:38et il a eu
02:39un tel succès.
02:40Et je vais vous dire
02:41une chose,
02:43il y a une spectatrice
02:44à Montpellier
02:45et je m'en souviendrai
02:46et je m'en souviens
02:47comme si c'était hier
02:48qui au sortir du film
02:49m'a dit cette phrase
02:50qui a guidé au fond
02:52toute ma vie
02:53de professionnel
02:54et ma vie
02:55de réalisateur.
02:56Elle m'a dit
02:57monsieur Arcadier,
02:58j'ai vu votre film,
02:59j'ai ri,
03:01j'ai pleuré,
03:02je me suis régalé.
03:04Ce mot régalé
03:05pour moi
03:05est le mot le plus important
03:07que j'ai entendu
03:08dans ma carrière
03:08parce que toute ma vie
03:10de professionnel
03:11et de réalisateur,
03:12j'ai surtout voulu
03:13régaler les spectateurs.
03:15Et vous l'avez fait
03:16et alors il se trouve
03:17qu'à cette époque-là
03:18je me suis un petit peu
03:18renseigné,
03:19les Pieds-Noirs
03:20on en parlait
03:20avec Castel et Saucé,
03:22Robert Castel
03:23et Lucette Saucé
03:23qui faisaient des sketchs
03:24sur les rapatriés
03:25et il y avait
03:26Roland Bacri
03:27qui était le roro
03:28de Bavéloued
03:29qui parlait en pakaouette
03:30mais sinon
03:31personne n'en parlait.
03:31Et Enrico Macias
03:33Et Enrico Macias
03:34justement
03:34avec cette chanson culte
03:36J'ai quitté mon pays.
03:36J'ai quitté mon pays
03:39J'ai quitté ma maison
03:43Vous connaissez l'histoire
03:44de son premier passage
03:45à la télévision ?
03:46Bien sûr, bien sûr.
03:475 colonnes à la 1.
03:48Ah mais c'est extraordinaire.
03:50Comment Enrico
03:51qui prend le métro
03:52pour aller chez sa tante
03:53parce qu'il n'avait pas la télé
03:54pour voir l'émission
03:55il n'était pas sûr
03:56qu'elle passe
03:56parce qu'on lui avait dit
03:57s'il y a un événement
03:58un peu important
04:00la culture saute
04:01et puis c'est passé en premier
04:02et il a pris le métro
04:03pour aller chez sa tante
04:04personne ne le connaissait
04:06et en rentrant
04:07il m'a raconté
04:08que tout le monde
04:09le reconnaissait dans la rue
04:10en une chanson
04:11en un passage à la télé
04:13c'est devenu
04:14une vedette extraordinaire.
04:15Et il le doit
04:16à Igor Barère
04:17qui avait été
04:18à un spectacle
04:18à la mutualité
04:19où il passait
04:20pour une chanson
04:21et il repart
04:22parce qu'il y avait
04:22des galères à Vittel
04:23et à Vittel
04:24il reçoit un coup de fil
04:25de venez demain
04:26tourner
04:26pour 5 colonnes à l'huile.
04:27C'est fou hein ?
04:29Ah oui mais c'est incroyable.
04:30Alors j'en reviens
04:31à votre film
04:31parce que ce coup de siroco
04:33finalement
04:34le déclic du scénario
04:36c'est un regard
04:37de votre mère
04:37par la fenêtre.
04:38C'est ça.
04:40C'était en plein hiver
04:41un jour j'ai surpris
04:42maman
04:43en regardant
04:43le paysage
04:44du sud parisien
04:46on habitait à Vitry
04:47il faisait gris
04:48il y avait de
04:49il y avait de la brume
04:51et dans son beau regard vert
04:52je sentais
04:53qu'il y avait
04:53quelque chose
04:54qui était cassé
04:55et je me suis dit
04:56toute cette génération
04:57qui a laissé
04:58la moitié de sa vie
04:59de l'autre côté
05:00de la Méditerranée
05:01il faut en parler
05:02il faut raconter
05:03il faut dire
05:04il faut dire
05:04même si
05:05et je dois le dire
05:07même si
05:08ces rapatriés
05:09un million et demi
05:10ils sont arrivés
05:11en France
05:12ont changé le pays
05:14se sont intégrés
05:16d'une manière
05:16extraordinaire
05:17mais
05:18cette cassure
05:19était là
05:20elle était flagrante
05:21et il fallait en parler.
05:21Et le coup de siroco
05:23ça n'a pas été simple
05:24parce que vous avez fait
05:25une première version
05:26qui a été jugée
05:27trop noire
05:27par les producteurs
05:28exactement
05:29et c'est
05:30mon agent
05:33monsieur Lebovici
05:34peu de gens se souviennent
05:36qui était le grand patron
05:37de Armédia
05:37m'avait dit
05:38j'ai adoré ce sujet
05:39mais j'arrive pas à comprendre
05:40que les personnages sont noirs
05:41alors que moi
05:42je connais beaucoup
05:43de pieds noirs
05:44mais ils n'ont que
05:44ils ont cette verve
05:46cette éloquence
05:48ce rire
05:48parce que le rire
05:49l'emporte sur la tragédie
05:51et je lui ai dit
05:51mais vous avez raison
05:53il faut que je trouve
05:54une façon de refaire
05:55quelque chose
05:56et j'ai demandé
05:56à mon ami Daniel Saint-Amont
05:58qui venait d'écrire
05:59un livre
06:01qui s'appelait
06:01Le coup de siroco
06:02de m'aider à écrire
06:03les dialogues
06:04et en fin de compte
06:05on a adapté son livre.
06:06Exactement
06:06il se trouve que
06:07Daniel Saint-Amont
06:08a été journaliste avant
06:09il est né en Algérie
06:11il a travaillé en Alsace
06:12il a travaillé à Toulouse
06:14ensuite il a travaillé
06:15pour France Inter
06:15à Moscou
06:16et à Washington
06:17et à Washington
06:18c'est fou
06:18il revient dans le roman
06:20alors il se trouve
06:21que ce n'est quand même
06:21pas facile à écrire
06:22parce que c'était
06:24votre histoire
06:24en même temps
06:25Alexandre Arcadie
06:26c'était mon histoire
06:27et celle de Daniel
06:28c'est à dire que
06:28au fond
06:30Le Petit Blond de la Casbah
06:31mon dernier film
06:33c'est véritablement
06:34le premier film
06:35que j'aurais dû faire
06:36mais il m'a fallu
06:37attendre
06:37j'allais dire
06:38une vie
06:38pratiquement une vie
06:39pour pouvoir oser
06:41avec Le Petit Blond de la Casbah
06:42mettre des visages
06:44d'acteurs
06:45sur maman
06:46sur papa
06:46sur mes frères
06:48c'était difficile
06:49c'était vertigineux
06:50de faire Le Petit Blond de la Casbah
06:51mais au fond
06:52c'est le premier film
06:53que j'aurais dû faire
06:54oui
06:54mais vous n'auriez peut-être
06:55pas dû faire de film
06:56car au départ
06:56le cinéma
06:57ce n'était pas votre objectif
06:59c'était le théâtre
07:00vous avez dirigé
07:01un théâtre à Assurenne
07:02vous avez été comédien
07:03metteur en scène
07:04mais de théâtre
07:05oui j'étais au théâtre
07:06non non
07:06moi mon objectif
07:08c'était le cinéma
07:08attention
07:09moi ce que je voulais
07:10c'est arriver au cinéma
07:11mais je me suis dit
07:12au lieu d'être assistant
07:14et de porter des cafés
07:15sur les plateaux
07:16je préfère diriger
07:17les acteurs
07:18et apprendre à les diriger
07:19apprendre à savoir
07:22comment faire
07:22pour qu'ils soient
07:23au mieux
07:24de leur rôle
07:25et c'était ça
07:27mon école
07:27c'est la direction d'acteur
07:29et grâce au théâtre
07:30j'ai travaillé
07:32avec beaucoup
07:32beaucoup d'acteurs
07:33et quand je suis arrivé
07:34au cinéma
07:35la direction d'acteur
07:36pour moi
07:37c'était la chose
07:39la plus importante
07:40oui pas besoin
07:40de faire une école
07:41de cinéma
07:41pour arriver là
07:42non
07:43vous savez
07:43on disait
07:44on disait à Hitchcock
07:46maître
07:47où est-ce que vous mettez
07:47votre caméra
07:48quand vous tournez
07:49il m'a dit
07:49j'arrive sur un décor
07:51il disait
07:51j'arrive sur un décor
07:52je regarde
07:52je regarde le décor
07:54et je mets la caméra
07:55là où on voit le mieux
07:56et je laisse jouer
07:57les acteurs
07:58et s'ils sont bons
07:59je me rapproche
08:00je peux vous dire
08:01que dans Fosse Note
08:02je me suis beaucoup
08:03beaucoup rapproché
08:04on va en parler tout à l'heure
08:06il se trouve aussi
08:07que c'est au théâtre
08:08je crois
08:08Jean Villard de Surenne
08:10que vous avez connu
08:10Serge Franklin
08:11qui a été le compositeur
08:12de la musique
08:13du coup de Sirogo
08:15qu'on entendra d'ailleurs
08:16dans le ciné-concert
08:17exactement
08:18et puis ensuite
08:19il a écrit
08:20les musiques
08:20du Grand Pardon
08:21du Grand Carnaval
08:23de Dernier Éthée à Tanger
08:24de Hold Up
08:25avec Jean-Paul Belmondo
08:27j'ai une longue
08:29comment dire
08:29collaboration
08:30avec Serge Franklin
08:31et il a commencé
08:32au théâtre
08:33avec la compagnie
08:34Jean Villard
08:34il a écrit
08:36la musique
08:36de Harold Desmaudes
08:37qui a été jouée
08:38par Madeleine Renaud
08:39et avec la compagnie
08:40de Jean-Louis Barraud
08:41exactement
08:42à Orsay
08:43qui était à l'époque
08:44une gare désaffectée
08:45et pas encore amusée
08:46alors c'est vrai
08:48que la musique
08:48dans le film
08:48c'est beaucoup plus important
08:50que certains l'imaginent
08:51Alexandre Arcadier
08:51mais c'est
08:52c'est un personnage
08:53c'est un personnage
08:54il faut l'utiliser
08:56comme tel
08:56parce que
08:57quoi de plus éloquent
08:59qu'une musique
09:00pour éliminer
09:01les mots
09:02qui
09:02qui quelquefois
09:04boursouffle
09:05les situations
09:05un frémissement
09:07de peau
09:07une larme
09:08qui coule
09:09une main tendue
09:10avec une musique
09:11on raconte
09:12beaucoup plus de choses
09:13alors ce film
09:14Le coup de Sirocco
09:15doit beaucoup
09:15à Roger Hanin
09:16Roger Hanin
09:17dont je crois
09:18vous ne vouliez pas
09:18au départ
09:19non
09:19j'en voulais pas
09:22je trouvais
09:23que c'était
09:24pas un bon acteur
09:25et puis
09:26je l'ai rencontré
09:27d'abord
09:28j'ai vu un extrait
09:29du film
09:30de Ruffio
09:31qui s'appelait
09:31Le Sucre
09:32je l'ai trouvé
09:33très étonnant
09:34j'ai été le voir
09:34et là
09:35il m'a séduit
09:36immédiatement
09:36et on est tombé
09:37en amour
09:38mais vraiment
09:38en amour
09:39il disait
09:40de moi
09:40je suis à la fois
09:41son père
09:42et son fils
09:43et quand on pense
09:44que Roger Hanin
09:45au départ
09:45avait fait des études
09:46de pharmacie
09:47il était préparateur
09:48en pharmacie
09:49il est figurant
09:50pour un copain
09:50au théâtre
09:51il a eu le coup de foudre
09:51il a tout abandonné
09:52et voilà
09:53et puis
09:53il devient acteur
09:54en même temps
09:55que le film
09:56a été terminé
09:56il dit
09:57je ne suis pas sûr
09:58qu'on ait du succès
09:59il m'a dit ça
10:00et pour un jeune metteur
10:02en scène
10:02que j'étais
10:03c'était
10:03oh là là
10:04c'était un petit peu
10:06ça faisait un peu peur
10:07et quand j'ai accompagné
10:08maman
10:09pour voir le film
10:10sur les Champs-Elysées
10:10le premier mercredi
10:11je l'ai installé
10:12dans la salle
10:13avant tout le monde
10:14je l'ai regardé
10:15il n'y avait personne
10:16dans la salle encore
10:17je me suis dit
10:17bon ben si personne
10:18ne vient
10:19comme le pense Roger Hanin
10:20j'aurais fait ce film
10:22pour elle
10:22et dehors
10:23c'était une foule immense
10:25et le premier samedi
10:26je me souviens
10:27d'un spectateur
10:28qui est venu vers moi
10:29qui m'a pris par la manche
10:30et qui m'a dit
10:31monsieur Arcadille
10:32monsieur Arcadille
10:33c'est pas bien
10:34ce que vous faites
10:34je lui dis
10:35oh voilà
10:35quelqu'un qui n'aime pas le film
10:36c'est pas bien
10:37qu'est-ce que j'ai fait
10:38comment qu'est-ce que vous avez fait
10:39en 62
10:40on nous a entassé
10:41sur les bateaux
10:42et là aujourd'hui
10:43vous nous entassez
10:43dans les salles de cinéma
10:45voilà
10:45c'est cet humour là
10:47que j'aime
10:48alors il y a aussi
10:49une chose étonnante
10:49à propos d'humour
10:50une chose étonnante
10:51c'est que le splendide
10:52est dans le coup de Sirocco
10:54c'est vrai
10:55c'est vrai qu'il y a
10:57Marianne Chazelle
10:57il y a Junio
10:59l'Ermite
11:00non il n'y a pas l'Ermite
11:01il n'y a pas l'Ermite
11:03il est venu plus tard
11:03l'Ermite c'est plus tard
11:04il est venu sur
11:04le dernier théâtre à Tanger
11:05non c'est une compagnie
11:07qui s'était créée très vite
11:08et moi j'étais directeur
11:09du théâtre Jean Villard
11:10et je leur ai proposé
11:12leur premier contrat
11:13hors mur
11:14si je puis dire
11:15ils sont venus jouer
11:16à Suren
11:17ils ne s'appelaient pas encore
11:18d'ailleurs
11:18le splendide
11:20ou les bronzés
11:20non non
11:21il s'appelait le splendide
11:22le théâtre s'appelait le splendide
11:23c'est plus tard
11:23qu'ils ont fait les bronzés
11:24exactement
11:25alors ça c'est le premier film
11:27qu'on évoquera
11:27dans le ciné-concert
11:28bien sûr
11:29il y en a un autre aussi
11:30qui est sorti
11:32le 7 décembre 1983
11:34à tout de suite
11:35sur Sud Radio
11:36avec Alexandre Arcadie
11:38Sud Radio
11:39les clés d'une vie
11:40Jacques Pessis
11:41Sud Radio
11:41les clés d'une vie
11:42mon invité
11:43Alexandre Arcadie
11:44une double actualité
11:45un film qui sort demain
11:47fausse note
11:47on va l'évoquer tout à l'heure
11:49et puis le 17 novembre
11:51le ciné-concert
11:52au palais des congrès
11:53avec un peu
11:54votre histoire
11:55à travers des films
11:56un grand orchestre
11:57et des films
11:58et notamment
11:59on évoquera
12:01un film qui est sorti
12:01le 7 décembre 1983
12:03Le Grand Carnaval
12:08par là
12:09c'est un sujet historique
12:10c'est le débarquement
12:11en novembre 42
12:12en Afrique du Nord
12:13et là aussi
12:14on voit avec le docol
12:15aujourd'hui
12:16c'est un sujet
12:16dont on ne parlait pas
12:17beaucoup à l'époque
12:18Alexandre Arcadie
12:18et pourtant
12:19dans l'histoire
12:20c'est le début
12:22de la libération
12:23de l'Europe
12:24les américains
12:25qui débarquent
12:25en Algérie
12:26c'est une histoire
12:28incroyable
12:28et je dois dire
12:30que ça a été
12:31le gros succès
12:33la grosse production
12:34de l'année
12:34vous vous rendez compte
12:35j'ai eu 15 000
12:36journées de figuration
12:37sur ce film
12:38l'armée tunisienne
12:40dans son ensemble
12:40qui était là
12:42et alors
12:43pour la petite anecdote
12:45pour vous faire rire
12:46parce que je sais
12:46que vous êtes friands
12:47de petites anecdotes
12:48nous avons organisé
12:49l'avant-première
12:50du film
12:51sur les Champs-Elysées
12:52au cinéma
12:53l'ambassade
12:54qui malheureusement
12:54n'existe plus
12:55aujourd'hui
12:56et on avait fait
12:57une chose assez importante
12:58tous les invités
13:00étaient conduits
13:01en voiture
13:02d'époque
13:02des époques 42
13:04de l'ambassade
13:05à chez Maxime
13:06et tout le monde
13:07était heureux
13:08d'aller finir
13:09la soirée
13:09chez Maxime
13:10la seule surprise
13:11qu'on leur a faite
13:12c'est qu'ils ne le savaient pas
13:13ils se sont installés
13:14chez Maxime
13:14avec les bêtes d'hôtel
13:16en queue de pie
13:16et ils ont été servis
13:18d'un couscous
13:19de chez Charlie
13:19de Babeloued
13:20et donc
13:21c'est la première fois
13:23que chez Maxime
13:24on servait un couscous
13:27effectivement
13:27Pierre Cardin
13:28qui dirigeait à l'époque
13:28Maxime
13:29a dû être surpris
13:30oui
13:30alors il se trouve
13:31que l'opération torche
13:32pour celles et ceux
13:33qui l'ont oublié
13:33c'est un tournant
13:34de la guerre
13:35puisque c'est vraiment
13:36le moment
13:37qu'il ne fallait pas rater
13:38et on l'oublie un peu
13:40dans les livres d'histoire
13:40on parle du jour J
13:41mais au départ
13:43cette opération
13:44ça devait être le jour J
13:45c'était une sorte de jour J
13:47ça s'appelait
13:48l'opération torche
13:49et ça s'est formidablement
13:52bien passé
13:52partout en Algérie
13:53grâce à
13:54à un réseau
13:55de résistants
13:56qui a su
13:58c'est même
13:59une histoire incroyable
14:00mais on n'a pas le temps
14:01de raconter
14:01l'histoire du débarquement
14:03à Alger
14:03c'est une histoire magnifique
14:05oui
14:05c'est une centaine
14:06de personnes
14:07qui ont réussi
14:08de gamins de 20 ans
14:08ils ont réussi
14:09en une nuit
14:10à bloquer toute la ville
14:11toute la capitale d'Algérie
14:12en une nuit
14:13comment avez-vous pensé
14:14à ce sujet
14:15Alexandre Arcadi ?
14:16écoutez
14:16au sortir du film
14:17Le Grand Pardon
14:19il y avait un film
14:20en face de nous
14:20qui s'appelait
14:22Espion Lève-toi
14:24avec Lino Ventura
14:25et à la fin du premier mercredi
14:29nous étions en tête
14:30des recettes
14:31et donc
14:33nous étions dans un restaurant
14:34où on faisait les chiffres
14:36à l'époque
14:36qui arrive vers minuit
14:38Lino Ventura
14:39qui jouait dans
14:40Espion Lève-toi
14:41et Lino était venu
14:42rendre hommage
14:43à son ami
14:44Anin
14:44d'avoir été en tête
14:46et ils se sont pris
14:46dans les bras
14:47et en les voyant
14:48dans les bras
14:49je me suis dit
14:50il faut faire un film
14:51avec eux deux
14:52malheureusement
14:53Ventura n'a pas fait le film
14:55c'est Philippe Noiret
14:57qui l'a remplacé
14:58mais c'est là
14:59où est né le film
15:00je me suis dit
15:01voilà il faut deux personnages
15:02comme ça
15:02qui me racontent
15:03cette histoire
15:04d'avant-guerre
15:05en même temps
15:06c'est une histoire
15:07au-delà de la guerre
15:08sur la communauté locale
15:09des français et des algériens
15:10exactement
15:11car c'est votre angle à vous
15:12c'est les rapports
15:15entre les grands colons
15:17le petit peuple algérois
15:22ou algérien
15:23qui était représenté
15:24par les français
15:24qui avaient de petites fonctions
15:26etc
15:26et évidemment les algériens
15:28ce qui est étonnant
15:29et on l'a vu
15:29dans la bataille de Gaulle
15:30c'est que
15:31quand on parle de ce film
15:32aux gens
15:32ils disent
15:33on avait oublié
15:34tout ce qui s'est passé en Afrique
15:35et c'est vrai
15:35que vous aviez touché
15:36à un sujet
15:37Alexandre Arcadie
15:38que peu de gens
15:39avaient traité
15:40exactement
15:41et on n'a pas compris
15:42à ce moment-là
15:42qu'au fond
15:43c'est une période
15:44qui est à la fois charnière
15:46pour la seconde guerre mondiale
15:47c'est le début
15:48du début de la libération
15:50de l'Europe
15:50mais c'est également
15:51une période charnière
15:52sur la prise de conscience
15:54d'une liberté
15:56que les algériens
15:56voulaient avoir
15:57et ce sont les américains
15:59qui leur ont apporté
16:00cette idée
16:00je crois aussi
16:02que Philippe Noiré
16:02a découvert
16:03le monde du cheval
16:04grâce à vous
16:05dans ce film
16:06c'est-à-dire qu'il ne connaissait pas le cheval
16:07je ne suis pas sûr
16:09je crois qu'il était déjà
16:10un très très grand cavalier
16:11très bon cavalier
16:11il tombait amoureux du cheval
16:13vraiment
16:14et il l'a dit
16:15un jour d'une interview
16:15en tournant ce film
16:16ah bah écoutez
16:17je suis ravi de le savoir
16:19alors c'est vrai
16:20qu'il y avait une ville fictive
16:22Tadjira
16:22chère à Daniel Saint-Amont
16:24et ça il y a toujours
16:25des moments de fiction
16:26on ne sait pas
16:26si c'est vrai
16:27ou si c'est faux
16:27oui
16:29comme j'avais tourné
16:30parce que j'ai tourné
16:31le grand carnaval
16:31en Tunisie
16:32et pas en Algérie
16:33puisque les algériens
16:34comme d'habitude
16:36n'ont jamais dit non
16:37ni oui
16:38enfin donc ça voulait dire
16:39non
16:40et le coup de Sirocco
16:41j'avais tourné
16:42à Bizerte
16:43et j'avais inscrit
16:44pour le coup de Sirocco
16:45sur une petite cabane
16:47de cantonniers
16:49Tadjira
16:502 kilomètres
16:51et quand je suis revenu
16:53tourner le grand carnaval
16:55j'ai amené mes assistants
16:56sur ce lieu
16:57parce que je voulais retourner
16:58sur cette même route
16:59et ils ont vu Tadjira
17:014 kilomètres
17:02ils ont dit
17:02mais ça existe vraiment
17:04j'ai dit
17:05oui ça existe vraiment
17:05puisque regarde c'est écrit
17:07et ça a marché
17:08et voilà
17:09alors il y a un autre film
17:10vous parlez d'une autre guerre
17:11c'est pour Sacha
17:22alors là c'est une histoire
17:24qui se déroule
17:24à la veille des 6 jours
17:25et je crois que vous étiez
17:27en Israël
17:27à un moment de la guerre des 6 jours
17:29oui c'est un film
17:30qui se passe
17:31juste avant la guerre des 6 jours
17:32et c'est l'histoire
17:34d'un couple
17:34Sophie Marceau
17:36et Richard Berry
17:36qui vivent dans un kibbutz
17:37et les copains
17:38les rejoignent
17:39et ce qui était incroyable
17:40avec ce film là
17:41c'est qu'on tournait un film
17:43sur l'appréhension
17:44d'une guerre qui allait arriver
17:45la guerre des 6 jours
17:46alors qu'on vivait
17:47l'appréhension
17:48d'une guerre qui allait arriver
17:49c'est la première guerre du Golfe
17:51c'est assez étonnant
17:52on était dans une situation
17:53presque incroyable
17:55et moi ce film là
17:56c'est un film
17:57en fond sur
17:57sur la jeunesse
17:58sur mes 20 ans
17:59sur
18:00sur l'espoir
18:01sur l'amour
18:02l'amour d'un pays
18:03l'amour d'une femme
18:04enfin voilà
18:05et c'est un très très très beau souvenir
18:07à cette époque
18:08je crois que vous travaillez la terre
18:09dans un kibbutz
18:10avec Sandor Cadet
18:10exactement
18:11j'avais 20 ans
18:12enfin moins de 20 ans
18:14et j'étais cultivateur
18:15alors j'étais très fier
18:16sur ma carte consulaire
18:17j'avais marqué
18:18ouvrier agricole
18:21en même temps
18:22on m'a dit
18:22que dans ces années là
18:23la vie
18:24dans un kibbutz
18:25c'était tellement
18:26basé sur le troc
18:27qu'en sortant
18:28notamment
18:29en renseignement
18:30salaire unitaire
18:30les jeunes ne savaient pas
18:32ce que c'était que l'argent
18:33ne savaient pas ce que c'était pour payer
18:34ah bah oui
18:34l'argent n'existait pas
18:35au kibbutz
18:36on avait l'épicerie
18:37où on allait reprendre
18:38ce dont on avait besoin
18:40on travaillait
18:41mais on n'avait pas de salaire
18:42voilà
18:42c'était comme ça
18:43c'était une vie
18:44d'un collectivisme
18:46un petit peu
18:48rigoureux
18:49qui n'existe plus aujourd'hui
18:50évidemment
18:51ça s'est transformé
18:52mais qui avait ses vertus
18:53et ses défauts
18:54évidemment
18:55la guerre des séjours
18:56vous pensiez
18:57qu'elle pourrait éclater
18:57à cette époque là ?
18:59ah oui
19:00on pensait que ça allait éclater
19:01oui
19:01à partir du moment
19:02où Nasser a fermé
19:03le détroit de Tyran
19:04et on parle de détroit
19:05en ce moment
19:06détroit de Tyran
19:07étant un détroit vital
19:08pour Israël
19:09forcément
19:10la guerre
19:11elle est éclatée
19:12et en même temps
19:14moi je me souviens
19:15d'un article
19:16de cette époque là
19:16Joseph Kessel
19:17qui avait été
19:18le premier journaliste
19:19à avoir une carte
19:19en Israël
19:20en 1947
19:21il a été le premier journaliste
19:23à faire un reportage
19:24sur la guerre des séjours
19:25il a grillé
19:25tous ses confrères
19:26alors qu'il était déjà âgé
19:28il a fait la lune de France
19:29ce soir
19:29et là aussi
19:30il a raconté
19:31sur le terrain
19:32ce qu'on n'imaginait pas
19:34ça a été une guerre éclair
19:36ces jours
19:36et nous nous étions
19:38dans ce kibbutz
19:39où on n'avait pas
19:40du tout d'informations
19:40on n'avait pas à l'époque
19:41toutes ces chaînes d'informations
19:43ces téléphones portables
19:45etc
19:46et on n'écoutait
19:48que la radio
19:49en français
19:49Radio Le Caire
19:50et Radio Beyrouth
19:51qui étaient des radios
19:52absolument dantesques
19:54c'est-à-dire
19:54on nous disait
19:55que le sang coulait
19:57dans les rues de Tel Aviv
19:58etc
19:59enfin c'était des choses
19:59inouïes
20:00et puis au bout de 6 jours
20:01on a appris
20:03par la radio
20:04que la guerre
20:05avait été gagnée
20:06il se trouve aussi
20:07que vous tourniez
20:08vous deviez tourner
20:08une séquence du film
20:10devant le mur
20:10des lamentations
20:11et ça n'a pas pu se faire
20:12oui ça n'a pas pu se faire
20:14il y a eu des échaufferées
20:15à ce moment-là
20:16et donc
20:17on était à 10 jours
20:18du tournage
20:18mon frère
20:19qui était chef décorateur
20:20qui était chef décorateur
20:21de tous mes films
20:22je vais le voir
20:23et je lui dis
20:23dis-moi
20:24tu peux construire
20:25le mur des lamentations
20:26combien de temps ?
20:28il m'a regardé
20:29il m'a dit
20:29mais enfin
20:29c'est dans 10 jours
20:30tu penses que c'est possible ?
20:31et il a construit
20:32le mur des lamentations
20:34à Tel Aviv
20:34tant et si bien
20:36il était si vrai ce mur
20:37que les gens de Tel Aviv
20:38disaient
20:39vous ne pouvez pas le laisser
20:39c'est moins loin
20:40que d'aller à Jérusalem
20:42alors il se trouve aussi
20:43que la musique du film
20:44qu'on découvrira
20:45dans le ciné-concert
20:46c'est Philippe Sard
20:48Philippe Sard
20:48qui a débuté
20:49grâce à Claude Sautet
20:50dans les choses de la vie
20:51qui est devenu
20:52un grand compositeur
20:52et là aussi
20:53c'était une première pour vous ?
20:54oui c'était une première
20:55qui a suivi
20:56beaucoup de films
20:57dont Fausse note
20:58puisqu'il est également
21:00le musicien de Fausse note
21:02et j'ai découvert
21:03Philippe Sard
21:03c'est un musicien
21:04c'est un artiste
21:05c'est quelqu'un de formidable
21:07et puis il y a quelqu'un
21:08dans ce film
21:09qui chante aussi
21:10et ça c'est inattendu
21:11c'est Guy Béard
21:12qui chante Laura
21:14Laura
21:15Laura
21:16lequel de nous
21:17Laura
21:19Laura
21:19ça aussi
21:20Guy Béard
21:21chantant pour vous
21:22dans un film
21:23je crois que c'est
21:23une première pour lui
21:24oui
21:25comment c'est venu ?
21:27je connaissais la chanson
21:30ça collait tellement bien
21:31avec le sujet du film
21:33que je lui ai dit
21:35j'ai été le voir
21:36à Saint-Cloud
21:36j'ai dit voilà
21:37je voudrais
21:38il m'a dit oui
21:39il vous a reçu en peignoir
21:41dans sa chambre
21:41en peignoir
21:42dans sa chambre
21:43je la revois tout à fait
21:44cette chambre
21:45là-bas
21:46dans cette belle maison
21:47à Saint-Cloud
21:48il a été charmant
21:49et il a accepté immédiatement
21:52en même temps
21:53il a lui aussi
21:54signé la musique
21:55d'un rôle des mots
21:55dont on parlait tout à l'heure
21:56avec les couleurs du temps
21:57il a fait beaucoup de musique
21:59qui pourrait être dans des films
22:00oui parce que c'est un grand compositeur
22:02et un grand chanteur
22:03malheureusement
22:03il est un peu oublié aujourd'hui
22:05et c'est bien dommage
22:06nous sommes d'accord
22:07alors autre date
22:08importante dans votre parcours
22:10le 15 mars 1989
22:11à tout de suite
22:12sur Sud Radio
22:13avec Alexandre Arcadi
22:15Sud Radio
22:16les clés d'une vie
22:17Jacques Pessis
22:18Sud Radio
22:19les clés d'une vie
22:20mon invité
22:21Alexandre Arcadi
22:22double activité
22:23d'abord demain
22:24sorti de ce film
22:25fausse note
22:25qu'on va évoquer tout à l'heure
22:27un film étonnant
22:28et puis le 7 novembre
22:30un concert au Palais des Congrès
22:32un ciné-concert
22:33qu'on évoquera aussi
22:34dans quelques instants
22:35avec vos musiques de film
22:36et parmi les films
22:37qui figureront
22:38dans ce ciné-concert
22:39il y a celui
22:40qui est sorti
22:41le 15 mars 1989
22:43Union Sacrée
22:44Union Sacrée
22:50là aussi
22:50c'est un film
22:51qu'on a du mal
22:52à imaginer aujourd'hui
22:53c'est un juif
22:54et un musulman
22:54qui travaillent ensemble
22:55deux policiers
22:56et là aussi
22:57c'était nouveau
22:58c'était nouveau
23:00et c'était
23:00une sorte
23:01d'alerte
23:03à cette époque-là
23:05rappelons-nous
23:05il y avait des attentats
23:07l'attentat de la rue des Rosiers
23:08l'attentat de Copernic
23:10etc
23:10je veux dire
23:11c'était
23:11et l'islam radical
23:13venait de l'extérieur
23:14à ce moment-là
23:15et j'ai voulu sonner
23:17cette sonnerie d'alarme
23:19en disant
23:20attention
23:20faisons attention
23:21à ce qui va arriver
23:22et j'ai mis en scène
23:23ces deux flics
23:24un flic juif
23:24un flic arabe
23:25en disant
23:26que c'est par cette union sacrée
23:28qu'on arrivera
23:29à arrêter
23:31et à endiguer
23:32le phénomène
23:33malheureusement
23:34aujourd'hui
23:34quand on voit le film
23:35rien n'a vraiment changé
23:37sauf que l'islam radical
23:38est à l'intérieur
23:39oui
23:40et non seulement ça
23:41mais dans ce film
23:42les deux personnages
23:44doivent démanteler
23:44un réseau de cocaïne
23:45dans les lycées parisiens
23:47on sait aujourd'hui
23:48qu'à la sortie
23:49de beaucoup de lycées parisiens
23:50on vend de la cocaïne
23:51et voilà
23:51et on se demande
23:52s'il n'y a pas
23:53une cause à effet
23:55ou comment dire
23:56au dérèglement
23:57et à la déstabilisation
23:58d'un pays
24:00et ça vous ne l'aviez pas imaginé
24:01à l'époque
24:01c'était de la pure fiction
24:02non c'était
24:04moi ce qui m'avait frappé
24:05c'est qu'il fallait parler
24:06de cette montée
24:09de la violence
24:12dictée par des dogmes
24:14et c'était très important
24:15c'est l'affaire Rojdy
24:16c'est tout ça
24:18j'étais
24:19c'était important de le faire
24:21voilà
24:21en même temps
24:22quand vous parlez
24:22de l'islamiste radicalisé
24:24dans ce film
24:25à l'époque
24:25on vous dit
24:26qu'est-ce que c'est
24:27non on ne savait pas
24:28ce que c'était
24:28vraiment
24:29et même
24:31certains disaient
24:32tu exagères
24:34je n'ai pas tellement
24:35exagéré
24:35j'ai été un petit peu
24:36précurseur
24:37exactement
24:37mais à l'époque
24:38vous imaginiez
24:39qu'il serait comme ça
24:40aujourd'hui ?
24:40non j'imaginais pas
24:41parce que moi
24:42j'ai toujours vécu
24:43dans ce sens
24:44de la fraternité
24:45alors c'est peut-être
24:46un peu béat
24:47de dire ça
24:47mais moi j'ai vécu
24:48toute mon enfance
24:50dans un univers
24:52où tout le monde
24:52se fréquentait
24:53où la parole était libre
24:54où le respect était là
24:56aujourd'hui
24:57c'est plus tellement le cas
24:59mais enfin
25:00ce qu'on a vu
25:01il y a quelques jours
25:01avec l'arrivée du pape
25:03nous réconforte encore
25:04sur cette France
25:05qui est une France
25:06quand même
25:07qui est là
25:07qui est présente
25:08qui est muette
25:09mais qui peut
25:11dire ça suffit
25:12la tendance peut s'inverser
25:14en quelque sorte
25:14exactement
25:15alors il se trouve aussi
25:16que dans ce film
25:17on parlait de migrants
25:18clandestins
25:18d'immigrés clandestins
25:19et là aussi
25:20Alexandre Arcadie
25:21vous étiez en avance
25:22dans votre temps
25:23j'étais
25:24oui
25:24oui c'est ça
25:25c'est avec Daniel Saint-Samon
25:27on a senti
25:28des choses
25:29qu'il fallait mettre
25:30en scène
25:31tout en respectant
25:32les codes du polar
25:33parce que c'est un polar
25:35et la révélation
25:37d'un duo
25:38encore là
25:38un duo
25:39magnifique
25:40qui ont jalonné
25:43ce film
25:44et qui lui ont donné
25:45cette puissance
25:47et puis ce succès
25:48qu'il a eu
25:48et en même temps
25:50là encore
25:51on vous a dit
25:52mais c'est de la fiction
25:52ça n'arrivera jamais
25:54oui
25:54certains
25:55d'autres ont compris
25:57aujourd'hui
25:58encore plus
25:59quand on revoit
25:59le film aujourd'hui
26:00les gens me disent
26:01mais comment
26:02t'as lu dans les cartes
26:04tu es carte mentionne
26:06non
26:06j'avais pas lu dans les cartes
26:08j'avais eu juste
26:08le pressentiment
26:10que les choses
26:10allaient se dégrader
26:12hélas
26:12vous aviez raison
26:13alors la musique
26:14de ce film
26:15il y a une chanson
26:16un thème
26:17le thème de Lisa
26:18par Jean-Jacques Goldman
26:23Jean-Jacques Goldman
26:24à l'époque
26:25il est déjà
26:25presque au sommet
26:27de sa gloire
26:27et il a accepté
26:28de travailler avec vous
26:29oui
26:30j'ai été le voir
26:30j'ai dit
26:31j'aimerais que tu fasses
26:31la musique du film
26:32je peux pas
26:32j'ai pas le temps
26:33j'ai dit
26:33viens voir le film
26:35quand même
26:35il est venu voir le film
26:37et il m'a dit
26:37écoute je peux pas
26:38ne pas faire la musique
26:40de ce film là
26:41il est incroyable
26:41je vais demander
26:43à Roland Romanelli
26:44de m'aider
26:44et à eux deux
26:45ils ont écrit
26:47la musique du film
26:49et lui a écrit
26:50cette chanson
26:51qu'on ne trouve nulle part
26:53ce thème
26:54et cette chanson
26:55à Lisa
26:55oui
26:56elle ne figure sur aucun
26:57de ses albums
26:58curieusement
26:59non parce qu'il avait
27:00un contrat avec sa maison de disques
27:02il avait pas le droit
27:02donc c'est dans le film
27:04comme ça a été le cas plus tard
27:05avec Johnny Hallyday
27:06sur deux chansons
27:08qui sont dans
27:08Entre Chien et Lou
27:09qui sont nulle part ailleurs
27:10que dans le film
27:12et pendant le ciné-concert
27:14il sera bien présent
27:15notre Johnny
27:16c'est ce qu'on appelle
27:17des collecteurs
27:18alors il se trouve que
27:19Jean-Luc Goldman
27:20moi ce qui m'a toujours frappé
27:21c'est sa précision de travail
27:23un jour on en a parlé
27:24il m'a dit
27:25vous n'imaginez pas
27:26combien
27:26il est difficile
27:27de faire une chanson
27:28et c'est vrai que lui
27:30c'était la précision extrême
27:31et je pense que c'était ça aussi
27:32pour la musique de film
27:33exactement
27:34il était là
27:34il a été présent
27:35il a été accompagné
27:37je le disais tout à l'heure
27:38de Roland Romanelli
27:40et concernant la chanson
27:41pour Lisa
27:42un jour il m'a dit
27:44tiens
27:44il m'a donné un petit papier
27:46c'est une toute petite feuille
27:47comme ça
27:47où il avait griffonné
27:49le texte de la chanson
27:51et comme ce film
27:52était dédié à ma fille
27:53qui s'appelle Lisa
27:55pour ses 30 ans
27:56je lui ai offert
27:57ce petit papier
27:58qu'elle a encadré
27:59et qu'elle garde
27:59devant elle
28:00moi un jour j'ai fait un film sur lui
28:02et j'ai reçu un petit bout de papier
28:04au Civic Merci
28:04il y avait des choses
28:05que j'avais oublié
28:06signé JJG
28:07c'est vraiment
28:08le petit mot de remerciement
28:10qu'on encadre automatiquement
28:11mais je crois que
28:13je n'ai jamais rencontré
28:14quelqu'un d'aussi timide
28:15et aussi discret
28:16très discret
28:18il pouvait marcher
28:18sur les Champs-Elysées
28:19avec son casque de moto
28:21et être tranquille
28:23sans que personne
28:24le reconnaisse
28:25c'est vraiment
28:26un homme magnifique
28:28la légende assure
28:29qu'il aurait un jour
28:30chanté dans le métro
28:31pour le plaisir
28:31sans que personne
28:32ne le reconnaisse
28:33je ne sais pas
28:34c'est ce qu'on a su
28:34alors il se trouve
28:36qu'il y a dans ce film
28:37une autre chanson importante
28:38c'est Brothers
28:52Carole Fredericks
28:52trop trop disparue
28:53qui a fait
28:54Goldman
28:54Jones
28:55et Fredericks
28:56là aussi
28:57elle est dans ce film
28:57oui elle est dans le film
28:59normalement
28:59c'était
28:59c'était Jean-Jacques
29:02qui devait la chanter
29:03mais
29:04avec les problèmes
29:05de la maison de disques
29:06il a préféré
29:06passer la main
29:07mais elle l'interprète
29:08d'une manière extraordinaire
29:10d'abord elle a débuté
29:12on l'a oublié
29:12avec Mylène Farmer
29:13dont elle a été
29:14un choriste
29:14c'était une voix
29:15extraordinaire
29:16c'était une femme
29:17magnifique
29:18alors
29:19c'est pas la première fois
29:20que vous utilisez
29:21d'ailleurs
29:23les chansons
29:24dans un film
29:25il y a un autre
29:26film important
29:27c'est le grand pardon
29:32là encore
29:33c'est une histoire policière
29:34un de vos premiers films
29:36et si je reviens dessus
29:37c'est parce que vraiment
29:38là
29:38il y a Trintignant
29:39et Anin
29:41deux légendes
29:42du cinéma
29:42qui se retrouvent
29:43pour la première fois
29:44oui
29:45et puis
29:46il y a Robert Rossen
29:47et puis surtout
29:48le premier film
29:49de Jean-Pierre Bacry
29:50en plus
29:50la première fois
29:51qu'il était à l'écran
29:53non
29:53j'ai eu beaucoup de chance
29:55parce que toute une génération
29:56d'acteurs
29:56de nouveaux acteurs
29:58sont apparus
29:59dans ce film
30:00et ça a été une aventure
30:02incroyable
30:03vraiment
30:04une belle aventure
30:06cinématographique
30:07et un plaisir immense
30:09de tourner
30:09évidemment
30:10avec
30:11Jean-Louis Trintignant
30:12je vais vous faire encore
30:13une petite anecdote
30:15raconte une petite anecdote
30:16qui va vous faire sourire
30:17je n'osais pas proposer
30:19à Trintignant ce rôle
30:19qui était un petit rôle
30:20on me dit
30:20mais si vas-y
30:21alors je le vois
30:22je lui raconte l'histoire
30:23je ne le sens pas très emballé
30:25et à la fin
30:27de la conversation
30:28il me dit
30:29je n'ai rien compris
30:30à ton film
30:31mais je vais le faire
30:32et tu sais pourquoi
30:33parce que tu ressembles
30:34à Jacques Laffitte
30:35et j'ai une passion
30:35pour Jacques Laffitte
30:36je dois à Jacques Laffitte
30:38la présence de Trintignant
30:39dans Le Grand Pardon
30:40en fait il se trouve
30:41que Jean-Louis Trintignant
30:42son oncle
30:43c'était Maurice Trintignant
30:44dit Petoulet
30:45l'un des rares
30:46coureurs automobiles français
30:47le Formule 1
30:48qui ne se soit pas tué
30:49dans les années 50
30:49qui a fini comme viticulteur
30:51et qui disait
30:52il vaut mieux
30:52laisser la priorité
30:54il vaut mieux
30:54vivre dans son tort
30:56que mourir dans son droit
30:58et c'est vrai que Trintignant
30:59adorait la course automobile
31:00ah oui
31:01ça oui
31:01et Jacques Laffitte
31:02un jour rencontre
31:03un jeune homme
31:04à Monaco
31:05sur le circuit de Monaco
31:06et ce jeune homme dit
31:07en vous voyant
31:08j'ai envie de devenir pilote
31:09c'était Paul Belmondo
31:10c'est incroyable
31:11c'est que c'est fou
31:11alors il se trouve
31:13que ce film
31:13était un film policier
31:14et là
31:15il n'y a pas eu
31:15de polémique politique
31:17ou religieuse
31:18non
31:18non
31:19parce que c'était pas
31:20à cette époque là
31:21il n'y avait pas
31:22de gros problèmes
31:24on était loin
31:25du pauvre
31:26Ilan Halimi
31:29que j'évoquerai plus tard
31:30dans un de mes films
31:31l'antisémitisme
31:33était
31:35très loin
31:36en France
31:36il y avait une espèce
31:37de façon de vivre
31:38qui était beaucoup plus simple
31:40aujourd'hui
31:41c'est plus le cas
31:41je veux dire
31:42l'antisémitisme
31:43est devenu
31:44un antisionisme
31:45qui cache sa vraie figure
31:47et puis un parti politique
31:49qui s'en sert
31:50avec
31:51sans
31:51sans
31:52sans
31:53sans
31:53sans embages
31:54voilà
31:54il y avait un autre Halimi
31:56Alphonse Halimi
31:56qui a été champion de boxe
31:58et qui portait
31:59sur son short
32:00l'étoile de David
32:01exactement
32:01il était dans le film
32:02je l'ai engagé dans le film
32:04et aujourd'hui
32:05il y a des gymnases
32:06qui portent
32:06notamment à Chaville
32:07où j'habite
32:07il y a un gymnase
32:08Alphonse Halimi
32:09les jeunes ne savent pas
32:10toujours qui il est
32:11il a été un de nos plus
32:11grands champions
32:12exactement
32:12et le pauvre
32:13il est mort dans la misère
32:14la plus totale
32:15un autre film aussi
32:16qui a compté
32:17c'est
32:17ce que le jour doit à la nuit
32:24oui je lis
32:25le roman
32:26de Yasmina Kadra
32:27qui est un
32:28best-seller incroyable
32:29il a été vendu
32:30à plus de 10 millions
32:30d'exemplaires dans le monde
32:31ce qui est inouï
32:33et quand je lis
32:35ce roman
32:36je dis
32:36c'est vraiment
32:37c'est vraiment
32:38le roman
32:40que j'attendais
32:40pour faire le film
32:41que je voulais
32:42un film
32:42qui soit
32:43qui ait du souffle
32:44une espèce de
32:45autant n'emporte le vent
32:46de l'Algérie
32:47de l'époque
32:47et ça a été
32:48ça a été pris comme ça
32:50mais aujourd'hui
32:51pour vous faire une confidence
32:52j'ai découvert
32:52il y a quelque temps
32:53très peu de temps
32:54que sur TikTok
32:55c'est devenu
32:56un phénomène
32:57absolument inouï
32:58revendiqué par
32:59toute une partie
33:00d'une génération
33:01qui s'est récupéré
33:02le film
33:02en disant
33:03ah l'Algérie
33:05c'était comme ça
33:06on ne l'a pas connu
33:07comme ça
33:07et ça c'est formidable
33:09alors il se trouve aussi
33:10que la musique
33:11qui est signée
33:12par un musicien
33:14qu'à l'époque
33:14personne ne connaissait
33:15Armand Amar
33:16qui a débuté
33:16je crois avec Costa Gavras
33:18et à qui on doit
33:19pour moi
33:19l'une des musiques
33:20d'un des plus beaux films
33:20de l'histoire
33:21qui est le concert
33:22oui Armand Amar
33:23moi je l'ai connu
33:24par Diane Curis
33:25qui l'avait
33:27il avait signé
33:29une musique
33:29d'un de ses films
33:31et j'ai découvert
33:32un homme
33:32qui convenait
33:35parfaitement
33:36à ce film
33:37ce que le jour
33:37doit être à la nuit
33:38et ça a été
33:39vraiment un accord parfait
33:40alors toutes ces musiques
33:41on les découvrira
33:42donc le 7 novembre
33:43au Palais des Congrès
33:45comment vous avez fait
33:45pour faire un montage
33:46où la musique
33:47soit présente
33:48et où les images
33:49soient présentes
33:49écoutez
33:50il y aura une alternance
33:51de quelques scènes cultes
33:53que les gens attendent
33:54et puis
33:56les thèmes musicaux
33:57sera accompagné d'images
33:58et vous voyez
33:59c'est pas facile
34:00de mettre des images
34:01sans parole au cinéma
34:02surtout dans mes films
34:04où on est très bavard
34:05et je me suis rendu compte
34:06qu'on pouvait le faire
34:07et grâce à mon monteur
34:08Manuel de Souza
34:09je suis arrivé
34:11à faire des montages
34:12qui donnent à la fois
34:13de l'émotion
34:14qui rappellent le film
34:15pour ceux qui l'ont vu
34:17et racontent quelque chose
34:19pour ceux qui n'ont pas vu
34:20le film
34:20mais c'est un exercice
34:21très intéressant
34:22et un exercice complété
34:24par un orchestre symphonique
34:25dirigé par Alph Zighetti
34:26et là aussi
34:27c'est une performance
34:28parce qu'il faut que les deux
34:29coïncident
34:29exactement
34:30et il y a
34:30il y a tout le montage
34:32si vous voulez
34:32le film est déjà fait
34:34et on insère là-dedans
34:36les musiques de film
34:38avec le concert
34:39et quelques
34:41quelques présences
34:42supplémentaires sur scène
34:43puisque certains
34:44viendront chanter en direct
34:46et viendront partager
34:49ce moment avec moi
34:50qui serait sur scène
34:52pour raconter
34:52quelques petites anecdotes
34:56sur ce que j'ai vécu
34:58avec les acteurs
34:59et sur les films
34:59un moment unique
35:00pour une seule soirée ?
35:01pour une seule soirée
35:02mais paraît-il
35:03qu'on demande le spectacle
35:04dans d'autres villes
35:05alors c'est peut-être pas
35:06pour une seule soirée
35:07parce que c'est de plus en plus
35:09à la molle
35:09bon déjà
35:10les frères Lumière
35:11faisaient des idées
35:11concert avec un piano
35:12là il y a 80 musiciens
35:14il y a Guillaume Latour
35:15comme premier violon
35:16parce qu'on joue
35:18on joue le symphonique
35:19exactement
35:20tous les thèmes
35:21on va accompagner
35:22Johnny Hallyday
35:22avec la musique symphonique
35:24je peux l'annoncer là
35:25parce qu'il l'a dit
35:26partout
35:27Enrico Macias sera là
35:29il sera accompagné
35:30également de l'orchestre symphonique
35:31et d'autres
35:32d'autres invités
35:34surprises seront
35:34la présence sur scène
35:35alors ça c'est le 7 novembre
35:37pour les congrès
35:37et en attendant demain
35:38il y a un film
35:39où la musique
35:40est également très présente
35:41on va l'évoquer
35:42à travers cette date
35:44donc du 7 octobre 2026
35:45à tout de suite
35:46sur Sud Radio
35:47avec Alexandre Arcadie
35:48Sud Radio
35:49les clés d'une vie
35:50Jacques Pessis
35:51Sud Radio
35:52les clés d'une vie
35:53mon invité
35:54Alexandre Arcadie
35:55on a évoqué
35:56ce concert le 7 novembre
35:57ce ciné concert
35:58avec tous vos films
35:59il en manque un
36:00parce qu'il est sorti
36:01le 7 octobre dernier
36:02il sera présent
36:03il sera présent
36:04il fallait le mettre
36:06il fallait mettre
36:07Benoît Poulvord
36:08en chef d'orchestre
36:10et vous allez voir
36:10il y a des images
36:11qui accompagnent
36:13le début du film
36:14qui sont des images
36:15assez étonnantes
36:16donc demain 7 octobre
36:17sorti de ce film
36:18fausse note
36:18dont voici la bande annonce
36:21il va falloir faire
36:22des efforts
36:22si vous voulez
36:23qu'on ait des amis
36:24mais je n'ai pas l'intention
36:25de devenir votre ami
36:26je ne vous connais pas
36:29pourtant nous nous connaissons
36:31vous étiez pour moi
36:32le plus grand chef
36:33d'orchestre au monde
36:35c'est vous qui avez
36:36fermé la porte de service
36:38vous ne m'empêcherez pas
36:39de sortir
36:39qu'est-ce que vous voulez ?
36:44la vérité
36:45mais quelle vérité ?
36:46cherchez
36:47ça va vous revenir
36:50vous m'avez pris pour qui ?
36:52ce film se déroule
36:54dans l'univers
36:54de la musique classique
36:56mais après un concert
36:57et en coulisses
36:58au départ
36:59c'est un chef d'orchestre
37:00qui célèbre
37:00son dernier concert
37:01à Paris
37:02oui c'est
37:03Benoît Poulvord
37:04grand maestro
37:05à l'opéra comique
37:06on est dans les années 90
37:08juste après
37:09la chute du mur
37:10de Berlin
37:11et on lui propose
37:12le poste
37:12de chef d'orchestre
37:15au philharmonique
37:15de Berlin
37:16donc il accepte
37:17avec plaisir
37:18ce poste-là
37:19et il donne son dernier concert
37:21avec la septième
37:21de Beethoven
37:22et vient dans la salle
37:24un fan
37:24Cadmerade
37:25avec son petit chapeau
37:26son petit manteau
37:27il s'installe
37:28pour Cadmerade
37:30pour
37:30Jim Kels
37:31c'est le plus grand
37:32chef d'orchestre du monde
37:33et ce fan
37:35un petit peu collant
37:37si je puis dire
37:37une sorte de Jacques Brel
37:39dans l'emmerdeur
37:41un autographe
37:42une photo
37:42et progressivement
37:44il va réussir
37:45à force de stratégie
37:47de ne pas quitter
37:48ce maestro
37:49de réussir
37:50à s'enfermer
37:51dans cet opéra comique
37:53une nuit durant
37:53alors que dehors
37:55la neige tombe
37:56sur Paris
37:57qui rend
37:58la ville
37:59presque assourdie
38:00et à l'intérieur
38:02ces deux hommes
38:03ce face à face
38:04va bouillonner
38:05comme un volcan
38:05où les choses
38:06vont se passer
38:07de manière incroyable
38:08d'abord on rit
38:09on est tendu
38:10on ne comprend pas
38:11et puis
38:12il y a quelque chose
38:14qui se dévoile
38:14d'inouï
38:15que je ne raconterai pas
38:17et je demande
38:17aux spectateurs
38:18qui iront voir le film
38:19ne le racontez pas
38:20parce que c'est important
38:22que chacun
38:22le découvre
38:23à sa manière
38:24Oui parce que
38:25petit à petit
38:25tout au long du film
38:26et c'est un exercice
38:27très compliqué
38:28on va découvrir
38:30des indices
38:30qui vont nous mener
38:31à la solution
38:32à la dernière image
38:33Oui exactement
38:34vous savez
38:35il y a comme sous-titre
38:37sur l'affiche
38:37la vérité d'un homme
38:38c'est ce qu'il cache
38:39et au fond
38:40ce fan
38:42vient par
38:43une stratégie
38:44de mensonge
38:45parce qu'il ment
38:46tout le temps
38:47il vient
38:48pour essayer
38:49de faire dire
38:49la vérité
38:50à Poulvord
38:51à ce maestro
38:52et lui ment aussi
38:54donc c'est un jeu
38:55de cache-cache
38:56comme ça
38:56un affrontement
38:57où il y a
38:58les non-dits
38:59où il y a
38:59des fausses mistes
39:00où on ne comprend pas
39:01jusqu'au moment
39:02où on voit
39:03cette vérité
39:04qui fait froid
39:05dans le dos
39:05et elle est terrifiante
39:07Et il se trouve
39:07que la construction
39:08d'un tel film
39:09pour que le suspense
39:10existe
39:10est très complexe
39:11Alexandre
39:12oui c'est comme un thriller
39:14je l'ai construit
39:15comme un thriller
39:16avec ce côté
39:17amusant au début
39:18parce que je parlais
39:20de Jacques Brel
39:20dans L'emmerdeur
39:21et puis j'ai pensé
39:23beaucoup moi
39:23à Garde à vue
39:25vous savez
39:25cet affrontement
39:26entre Ventura
39:27et Serra
39:27comme ça
39:29dense
39:29voilà j'ai pensé
39:30à des gros affrontements
39:31entre acteurs
39:32et j'ai eu la chance
39:33d'avoir
39:33de immenses acteurs
39:35qui au départ
39:36n'ont pas
39:37forcément
39:39l'identité
39:40entre guillemets
39:40des personnages
39:41que je veux mettre en scène
39:42c'était une façon
39:43pour moi
39:43de brouiller un peu
39:44les pistes
39:45de prendre des acteurs
39:46de comédie
39:47et de leur faire jouer
39:48ce film là
39:49et vous avez commencé
39:50par Cadmérat
39:51qui était en vacances
39:52et qui a reçu
39:53votre scénario
39:54oui il a reçu
39:55le scénario
39:56il m'a appelé
39:56il m'a dit
39:57il n'est pas question
39:57quelqu'un d'autre joue le rôle
39:59qui tu vois en face
40:00et j'ai dit
40:01écoute j'ai pensé
40:01à Benoît Poulvord
40:03il a éclaté de joie
40:04en disant
40:05on n'a jamais joué ensemble
40:06c'est un rêve
40:08Benoît a accepté
40:09en même temps
40:10ce sont deux comédiens
40:11spécialisés dans la comédie
40:13et qu'on retrouve
40:13dans des rôles dramatiques
40:14c'était même pas évident
40:15pour eux
40:16de montrer ça
40:16c'était pas évident
40:18mais c'était jubilatoire
40:20parce que
40:21comme c'est du non-dit
40:22comme c'est du faux-semblant
40:24comme c'est du mensonge
40:25ils ont joué avec le mensonge
40:27les acteurs ne font que ça
40:29c'est jouer avec le mensonge
40:30et eux ils l'ont fait
40:31avec tellement
40:33tellement
40:33de force
40:35de talent
40:37par moment
40:38moi premier spectateur
40:39j'étais bluffé
40:41par ce que je voyais
40:42en tout cas
40:42Camerade a dit
40:43qu'il a construit
40:44son personnage
40:45petit à petit
40:45au cours du film
40:47oui
40:47c'était une façon
40:48vous savez
40:49au cinéma
40:50on tourne pas
40:51dans l'ordre
40:51donc pour Benoît Poulfort
40:54c'était un peu
40:55plus simple
40:56lui il avait une trajectoire
40:57assez monocorde
41:00comme ça
41:00alors que l'autre
41:01c'était plus difficile
41:02et comme on tournait pas
41:04dans l'ordre
41:04il fallait bien avoir
41:05la réalité du film
41:06et j'ai eu cette idée
41:08des couleurs
41:09c'est-à-dire
41:10j'ai annoté les scènes
41:11par couleurs
41:12et quand il arrivait le matin
41:13il me dit
41:13on est dans quelle couleur
41:14aujourd'hui
41:15on est dans le vert
41:16le vert foncé
41:17ah très bien
41:18ça c'est bien
41:19on n'est pas encore
41:19dans le rouge
41:20non non pas encore
41:21donc il
41:23comment dire
41:24il ajustait son jeu
41:26au fur et à mesure
41:27alors Alexandre Arcadis
41:28je crois que tout est parti
41:29d'un courrier
41:30qu'au départ
41:31vous n'avez pas lu
41:32oui c'est une lettre
41:33après le petit blon
41:34de la casbah
41:35un courrier
41:35qui était sur mon bureau
41:37papier craft
41:37et puis je l'ouvre
41:38quelques jours après
41:40matin en prenant mon café
41:42et une lettre
41:43d'un auteur
41:44que je ne connaissais pas
41:45Didier Caron
41:46et qui m'a écrit une lettre
41:48en disant
41:48voilà j'ai vu le film
41:49le petit blon
41:50de la casbah
41:50je me demande
41:52si vous ne seriez pas
41:54intéressé par ce texte
41:55que j'ai écrit
41:56qui s'appelle
41:56Fausse note
41:58j'ai lu ce texte
41:59d'un seul coup
42:00et je lui ai dit
42:01oui c'est un film
42:02c'est un film
42:03surtout à notre époque
42:04c'est un film à faire
42:05parce que
42:06on ne construit pas
42:08un avenir
42:08si on ne connait pas
42:09son passé
42:09et c'est un film
42:11qui parle
42:12de la mémoire
42:13et cette mémoire là
42:14elle est très importante
42:15parce que
42:18l'inculture
42:18aujourd'hui est telle
42:19que c'en est même
42:21terrifiant
42:22et j'avais besoin
42:23de porter une petite pierre
42:25supplémentaire
42:26à cet édifice là
42:27il se trouve que
42:27Didier Caron
42:28qu'on a reçu
42:29dans les clés d'une vie
42:29a fait beaucoup de choses
42:30au théâtre
42:31il a dirigé le théâtre Michel
42:32pendant des années
42:33et là il a depuis 3 ans
42:34un succès totalement inattendu
42:36qui est le duplex
42:37il a écrit cette pièce
42:38pour 3 jours
42:39pour une captation
42:40pour la télévision
42:41ils en sont
42:42à plus de 300 représentations
42:44avec Annie Dupéret
42:45avec Francis Perrin
42:47avec quelques autres
42:47c'est un phénomène étonnant
42:49oui c'est
42:49d'abord
42:50il a beaucoup de talent
42:50et je le remercie
42:52de m'avoir fait confiance
42:53il a
42:54sa lettre finissée par
42:55c'est une bouteille
42:56que je jette à la mer
42:58en espérant que
42:59que vous allez
43:01la trouver
43:02et je lui ai répondu
43:03j'étais sur mon pédalo
43:04et j'ai vu cette bouteille
43:06évidemment
43:07j'ai vu ce qu'il y avait dedans
43:08et il faudrait en faire un film
43:10oui
43:10en espérant une vague de succès
43:12bien entendu
43:12exactement
43:13alors il se trouve aussi
43:14que c'est un huis clos
43:16et un huis clos
43:16Alexandre Arcadis
43:17c'est pas facile
43:18à faire au cinéma
43:19c'est pas facile
43:20et d'un autre côté
43:21comme je viens
43:22vous l'avez rappelé
43:23du théâtre
43:24moi les coulisses
43:25du théâtre
43:25je connais parfaitement
43:27et en plus
43:28quand on a un décor
43:29comme l'opéra comique
43:30il y a des coins
43:31et des recoins
43:32des coursives
43:33des caves
43:35c'est incroyable
43:36au fond
43:37j'ai tourné un western
43:39dans ce théâtre
43:40en une nuit
43:41avec cette neige
43:42qui tombe abondamment
43:43alors
43:44pour vous faire rire
43:45évidemment
43:45on a tourné au mois d'août
43:46parce qu'il faut faire simple
43:48au cinéma
43:48donc toute la neige
43:50tout ça
43:50c'est apporté après
43:52mais c'était important
43:53qu'il y ait de la neige
43:54c'est important
43:54qu'il fasse froid
43:55et j'ai tourné ce film
43:59en faisant en sorte
44:01que la caméra
44:01ne soit pas statique
44:02elle est toujours là
44:03aux aguets
44:04elle est présente
44:05sans être oppressante
44:07et elle nous amène
44:10progressivement
44:10vers cette issue
44:12qu'on essaie de deviner
44:15certains le trouvent avant
44:16d'autres un peu plus tard
44:17mais on essaie de deviner
44:19pourquoi
44:19qu'est-ce qui se passe
44:20qu'est-ce qui relie
44:21ces deux hommes
44:22et quand on le découvre
44:23on est absolument
44:25subjugué
44:26oui parce qu'on ne le sait pas
44:27et il vaut mieux
44:28ne pas le savoir
44:28avant la fin
44:29on ne le dira jamais assez
44:30n'allez
44:31ne racontez pas ce film
44:32à vos amis
44:33ou à votre famille
44:34quand vous l'avez vu
44:34alors il se trouve
44:35que vous l'avez tourné
44:36à l'Opéra Comique
44:36mais l'été
44:39s'est fermé
44:39et vous avez eu accès
44:41à ce lieu magique
44:42voilà
44:43j'étais à l'Opéra Comique
44:44bon
44:45c'est simple
44:45de tourner dans un endroit
44:47aussi beau
44:47parce que
44:48bon
44:48c'est compliqué
44:49il a fallu attendre
44:50que ça ferme
44:52il y avait des dispositions
44:53un peu techniques
44:54qu'il fallait garder
44:56mais j'ai eu
44:59un coup de coeur
45:00pour cet endroit
45:01qui était tel
45:01que c'était
45:03si beau à filmer
45:05et puis
45:05les seuls témoins
45:06de cette histoire
45:07c'était ces statues
45:08et ces fresques
45:09sur les murs
45:10et la nuit
45:11ces statues
45:12et ces fresques
45:12regardaient ces deux personnages
45:14et ils étaient témoins
45:16de cette ébullition
45:17de ce volcan
45:18qui était en émergence
45:21et qui allait exploser
45:22ce qui n'était pas simple
45:23non plus
45:24c'était de monter ce film
45:25Alexandre Arcadie
45:25personne ne vous a pris au sérieux
45:27vous avez dû travailler
45:29avec des moyens réduits
45:30personne ne croyait en ce film
45:31non
45:32sauf
45:33Studio Canal
45:34et Canal Plus
45:36ce sont des gens
45:37qui ont perçu
45:39comme Maxime Saada
45:40ou
45:41Laurent Acide
45:42qui ont perçu
45:43les qualités
45:44et l'intérêt
45:46d'un tel film
45:47et grâce à eux
45:48le film a pu se faire
45:49en même temps
45:50vous avez fait appel
45:51à Philippe Sartre
45:51qui est revenu travailler avec vous
45:52oui
45:53mais en même temps
45:53il y a des classiques
45:54il y a Beethoven
45:55il y a Mozart
45:55il y a Chopin
45:57oui
45:57il y a Chopin
45:58il y a même Wagner
46:00et il y a une anecdote
46:01qui est racontée
46:01à propos de Wagner
46:02à New York
46:03que je ne dévoilerai pas
46:04mais qui est une anecdote
46:05absolument inouïe
46:07alors il se trouve aussi
46:07que la petite musique
46:08de nuit de Mozart
46:09est dedans
46:10ce qu'on ne sait pas toujours
46:11cette petite musique de nuit
46:12on ne sait pas
46:13quand elle a été composée
46:14on l'a trouvée
46:15dans les archives de Mozart
46:16chez un éditeur
46:17après sa mort
46:18il a dû le faire
46:19pour une soirée mondaine
46:20mais Mozart ne l'a jamais
46:22sorti de son vivant
46:23je ne sais pas si vous le saviez
46:24non ça je ne le savais pas
46:26c'est fou hein
46:26oui oui
46:26je me suis posé
46:28d'autres questions
46:28sur cette musique là
46:29mais pas celle là
46:30alors il se trouve aussi
46:31qu'il y a des plans truqués
46:32justement pour faire tomber
46:33les flocons de neige
46:34vous l'avez expliqué
46:35ah oui
46:35mais ça a été
46:36ça a été fou
46:37parce qu'il y a
46:37700 je crois
46:38780 plans
46:40truqués
46:40pour la neige
46:41pour la buée
46:43qui sorte de la bouche
46:45il faut recréer
46:46les conditions
46:47de l'hiver
46:48en plein été
46:49et je peux vous dire
46:49qu'il faisait chaud
46:50je pense aussi
46:52qu'en voyant ce film
46:53on se dit
46:53pour vous ça a été
46:54une obsession
46:55pendant deux ans
46:56ça a été
46:57ça a été
46:58oui
46:58une obsession
46:59peut-être pas
47:00mais une volonté
47:01d'y arriver
47:02et j'y suis arrivé
47:03même si j'ai tourné
47:05ce film en 14 jours
47:06ça ne se voit pas
47:08mais c'est une prouesse
47:0914 jours
47:09je peux vous dire
47:10c'est une prouesse
47:10comment on fait ?
47:11on travaille
47:12on travaille avec des acteurs
47:14qui ont du talent
47:15et avec des acteurs
47:16qui donnent
47:16et puis au fond
47:17j'étais content
47:18que ça se passe
47:19aussi rapidement
47:20parce qu'il y avait
47:21besoin de cette intensité
47:23cette densité
47:23dans les rapports
47:24et c'était
47:26il y avait quelque chose
47:27qui était communiquant
47:28entre la durée du tournage
47:30et le jeu des acteurs
47:31sans dévoiler l'histoire
47:32on peut dire
47:33que ce film combat
47:34les contre-vérités
47:35et l'oubli
47:35Alexandre Arcadie
47:36exactement
47:36les contre-vérités
47:37ça c'est sûr
47:38et puis combattre
47:39l'oubli aussi
47:40et c'est un film
47:42au fond
47:42sur la transmission
47:45et c'est pas innocent
47:46d'abord que j'apparaisse
47:47dans ce film
47:48c'est la première fois
47:48que j'apparais dans un film
47:49avec mes petits-enfants
47:51et je voulais apparaître
47:53non pas par coquetterie
47:54mais parce que c'est juste
47:55le moment
47:56où le film bascule
47:57la neige commence à tomber
47:58et je voulais être
48:00avec cette enfance
48:01et cette innocence
48:01et au fond
48:03je dédie ce film
48:04à mes petits-enfants
48:05en leur disant
48:06surtout
48:07n'oubliez jamais
48:08est-ce que vous ne trouvez pas
48:09aujourd'hui
48:10qu'on oublie trop
48:11Alexandre Arcadie ?
48:12on oublie sans arrêt
48:13on ne sait plus
48:14on ne peut plus construire
48:15un avenir
48:16si on oublie
48:17ce qui a fait de nous
48:19les êtres que nous sommes
48:21c'est pas possible
48:22autrement
48:22on construit un avenir
48:24sur un passé
48:26pour ne pas faire
48:27les mêmes erreurs
48:28pour avancer
48:29pour vivre
48:30tout simplement
48:31et moi je suis sidéré
48:33de voir
48:33une forme
48:34de manfoutisme
48:35sur ce qui s'est passé hier
48:37alors que c'est très important
48:39par rapport
48:40à ce qui se passera demain
48:41c'est essentiel même
48:42on ne prépare le futur
48:43qu'en connaissant le passé
48:44exactement
48:45est-ce que vous ne pensez pas
48:46qu'il y a une nouvelle génération
48:47qui justement
48:48parle comme vous ?
48:50j'espère
48:50j'espère
48:53et pas laisser la parole
48:55à de prétendus
48:57comment dire
48:58porteurs de parole
48:59qui souhaitent devenir
49:01président
49:02ou président de la république
49:03quand j'entends des choses
49:05aussi incroyables
49:06que je ne sais pas
49:07qui est Georges Pompidou
49:08les bras m'en tombent
49:09oui
49:09et moi j'ai un jour
49:10entendu une jeune fille
49:12dire est-ce que De Gaulle
49:13est toujours vivant
49:13il n'y a pas si longtemps
49:14mais avant le film
49:15alors ce film sort demain
49:17il y a le ciné-concert
49:18et ensuite
49:19Alexandre Arcadi
49:20qu'est-ce que vous ?
49:20j'ai deux très beaux projets
49:23j'espère que je vais y arriver
49:24ça va être difficile
49:27mais j'ai le courage nécessaire
49:28pour y aller
49:29qu'est-ce qui vous guide ?
49:30c'est la passion
49:31c'est l'envie de faire découvrir
49:32ce monde
49:33de ne pas oublier
49:35franchement
49:36il m'a fallu
49:37sept films
49:38et c'était au moment
49:38de Pour Sacha
49:39un beau matin
49:40sur les bords
49:41du lac de Tibériade
49:42que j'ai pris conscience
49:43que faire du cinéma
49:44c'était mon métier
49:45jusque-là
49:46je le faisais
49:46comme quelqu'un
49:48qui respirait
49:49je n'avais pas conscience
49:50que c'était quelque chose
49:51de tangy
49:52mais là
49:52tout d'un coup
49:53j'étais comme un charpentier
49:55ou un menuisier
49:56j'étais cinéaste
49:58et depuis
49:59cette passion m'habite
50:01j'allais dire
50:02le matin
50:02le midi
50:03le soir
50:04j'y pense
50:04quand je vois un livre
50:06quand je vois un documentaire
50:07quand je lis les journaux
50:08je suis toujours à l'affût
50:10de ce qui peut être raconté
50:11et partagé
50:12avec le public
50:13écoutez
50:14continuer ainsi
50:15ne changez rien
50:15parce qu'on en a besoin
50:17en attendant
50:17rendez-vous demain
50:18dans les salles de cinéma
50:19pour cette fausse note
50:21qui n'est pas une fausse note
50:22ça je vous l'assure
50:23et quand on voit le film
50:24je vous assure
50:25qu'on ne peut pas le lâcher
50:26jusqu'au bout
50:26ça je vous en donne ma parole
50:28et puis 7 novembre
50:29on se retrouvera
50:30au Palais des Congrès
50:31pour ce ciné-concert exceptionnel
50:33qui est déjà un classique
50:34finalement
50:35merci beaucoup
50:36merci Alexandre Arcadie
50:38L'Ectée d'une vie
50:38c'est terminé pour aujourd'hui
50:39on se retrouve bientôt
50:40restez fidèles
50:41à l'écoute de Sud Radio

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