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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:06Bienvenue dans la France bouge, si vous nous rejoignez ce soir, nous sommes avec Guillaume Gibault, le président du Slip
00:12français.
00:13Nous sommes avec Mathilde Ouzet, la cofondatrice de Smoon, qui va pitcher d'ici quelques secondes.
00:18On va prendre des nouvelles de WeTurn, qui s'occupe des matières premières de nos vêtements pour les revaloriser avec
00:25WeTurn.
00:25Et le coach de ce soir, c'est Fabrice Marcella, le directeur de la Banque des Startups chez LCL.
00:30Fabrice, ça vous inspire tout ce qu'on se dit depuis le début de l'émission ?
00:33En tout cas, ce que je trouve génial, c'est qu'on n'est pas dans du digital, on est
00:36vraiment dans du produit physique.
00:37Ça vous change ?
00:38Ça me change, oui, ça fait du bien justement d'avoir des entrepreneurs qui créent des produits et qui les
00:44produisent en France, ou bientôt en France pour d'autres.
00:47Fabrice Marcella, directeur de la Banque des Startups chez LCL, c'est une émission en route vers les trophées de
00:51l'avenir européen LCL.
00:53Et c'est aussi pour cela que nous sommes avec Guillaume Gibeau, qui est candidat pour ces trophées, le président
00:57du slip français.
00:58Mathilde Douzé, on va découvrir Smoon.
01:00Concrètement, vous avez apporté les maillots de bain menstruels, les culottes menstruels.
01:05Vous nous le disiez tout à l'heure, tout est parti de votre expérience personnelle.
01:09Et en regardant les matières techniques qui se faisaient avec le sport, vous vous êtes dit, tiens, on va l
01:13'appliquer pour les désagréments des femmes.
01:16Eh bien, je vous laisse pitcher en une minute, Smoon.
01:19Smoon, on est le leader des sous-vêtements techniques absorbants.
01:22Notre mission, c'est vraiment de permettre aux femmes de continuer à bouger, à vivre au quotidien sans cette peur
01:27de la fuite ou de la tâche.
01:29Et pour cela, on a commencé en 2019.
01:31On a mis l'innovation textile au cœur de nos produits pour répondre à des problématiques concrètes liées à la
01:37maternité, à l'allaitement, aux règles, aux fuites urinaires.
01:40Et récemment, à la pratique sportive, vous pouvez le voir là, on a co-développé avec Kiprun un short absorbant.
01:48Et on est très fiers également d'avoir été sélectionnés par les fédérations françaises de natation, de boxe et de
01:53tennis pour devenir fournisseurs officiels de leur sportive.
01:57Concernant notre distribution, nos produits sont vendus via notre site e-commerce, mais également via nos 3000 points de vente,
02:03notamment chez Decathlon, Intersport, Etam ou Monoprix.
02:08Et aujourd'hui, notre ambition, c'est vraiment de rendre que le technical wear devienne un standard du marché des
02:18sous-vêtements féminins en France, en Europe et demain à l'international.
02:22Merci Mathilde, vous êtes co-fondatrice de Smooth autour de la table à France Bouche.
02:26Guillaume Chibot.
02:27Super pitch, très clair.
02:29Je te l'ai dit, en arrivant, jusque-là, je ne connaissais pas la marque.
02:32Donc vraiment, je n'ai pas bien fait mes devoirs.
02:35Mais chouette en tout cas d'avoir déjà une grande distribution comme ça.
02:37Le produit a l'air technique et top, donc ça répond à un vrai sujet de société qui est hyper
02:41d'actualité.
02:42L'entrée vers le sport, c'est super.
02:44Et voilà, quand on parlait d'alignement de mission, ton histoire, ce pourquoi tu as créé l'entreprise, tout ça
02:49me paraît très aligné.
02:50Donc voilà, il faut comme toujours le bon produit, le bon prix, parce que c'est super de raconter l
02:54'histoire.
02:54Combien c'est d'ailleurs les prix ?
02:56Alors sur les kilotes, on est sur 35 et 39 euros selon les flux.
03:00Sur les maillots de bain, encore une fois, selon les modèles, on est entre 60 et 80 euros selon les
03:04niveaux d'absorption.
03:05La technicité du produit, parce que c'est des maillots étanches.
03:08Donc on a une grande variété pour aussi pouvoir répondre aux différents besoins des femmes.
03:13Fabrice Marcella, le coach de ce soir.
03:14Fabrice, vous disiez tout à l'heure, c'est liberté, c'est ça le mot ?
03:17C'était liberté, tout à fait, et ça a été bien incarné dans le pitch de Mathilde.
03:21Ce que je trouve super, c'est qu'on est aujourd'hui sur un marché qui a très peu innové
03:24ces dernières années.
03:26C'est nouveau, c'est un nouveau marché.
03:27C'est un nouveau marché, et Mathilde arrive sur un marché sur lequel il y a une attente de produits
03:33extrêmement fortes,
03:34de produits réutilisables, plus sains, plus compatibles avec une vie active.
03:37Et donc la panouplie, en tout cas la diversité des produits que tu proposes, répond bien à cette attente-là
03:42aujourd'hui du marché.
03:43Le marché est estimé, d'un point de vue mondial, les sources divergent, mais c'est 260 millions de dollars,
03:49ce qui est énormissime.
03:50En France, c'est 15 millions de femmes menstruées.
03:53Donc c'est une vraie cible et un vrai potentiel de développement pour l'entreprise Moon.
03:59Il y a quand même un petit sujet, Mathilde Ouzé.
04:01On était en train d'évoquer ça avec Guillaume Gibault qui, lui, est devenu industriel.
04:07Vous, aujourd'hui, vous ne fabriquez pas en France ?
04:10Non, on fabrique en Tunisie.
04:12Notamment, c'est notre technologie sans couture qui nous a amenés en Tunisie,
04:15parce qu'ils sont spécialistes de cette technologie-là.
04:19Aujourd'hui, on peut produire en Tunisie, c'est des produits qualitatifs,
04:25et comme je le disais, on fait vraiment attention à la qualité de nos matières.
04:30Donc on est certifié Bicorp Ecovadis Platinum, qui est le plus haut niveau de cette certification RSE.
04:36On est garantis sans PFS, donc on peut faire aussi les choses qualitativement.
04:41Même en étant à l'extérieur.
04:42Même en étant à l'extérieur, on fait du bateau pour essayer de limiter.
04:44Donc c'est vraiment aussi la technologie qui nous a amenés là-bas.
04:46Mais est-ce que ce serait envisageable de rapatrier tout ça en France ?
04:50Eh bien, ça serait justement...
04:53Est-ce que vous y avez pensé déjà ?
04:54Alors, on y a pensé.
04:55C'est vrai qu'aujourd'hui, on a encore une petite structure,
04:58et je suis admirative de se dire, demain, je vais monter une usine.
05:02Mais pas forcément aller jusque-là.
05:05Et pas aller jusque-là, mais justement, c'est pour ça que je pense qu'il faut qu'on échange
05:09avec Guillaume
05:09pour voir dans quelle mesure on a des capacités.
05:11On est là, sur un repas, allez-y.
05:13Il peut y avoir des capacités de production.
05:15Fabriquer en France, c'est très dur.
05:16Quand on démarre, et j'étais à ta place il y a quelques années maintenant,
05:20en fait, les fabricants ailleurs sont très forts.
05:22Il faut quand même le dire.
05:22Ils sont très actifs, ils font des produits de qualité,
05:24et c'est à des prix qui sont très compétitifs.
05:27Donc, du coup...
05:28C'est tentant.
05:28Oui.
05:29Il faut vraiment se le dire.
05:30Fabriquer en France, nous, on a pris la face nord en entreprise à mission.
05:33C'est le but de l'entreprise.
05:34C'est super, mais c'est quand même absolument pas la norme.
05:37Donc, il faut qu'on arrive, nous, industriel,
05:39et maintenant, on se met dans le même sac.
05:40Mais il faut expliquer peut-être ça pour d'autres boîtes.
05:42Exactement.
05:43Si je vous explique, comment est-ce qu'on arriverait à travailler ensemble ?
05:45Il faudrait que tu viennes, et t'es la bienvenue, on s'est dit tout à l'heure, à l
05:47'usine,
05:47qu'on décompose le produit.
05:49Est-ce qu'on est capable d'avoir la même technologie de son couture
05:51que ce que vous avez, je pense, en l'état aujourd'hui ?
05:53Non, on l'a pas.
05:54Est-ce qu'on imagine un investissement ensemble ?
05:57Du coup, tout de suite, vous voyez bien que par rapport à un fabricant en Tunisie
06:00qui est déjà intégré, donc il maîtrise le produit, le prix,
06:03et pour toi et pour nous, c'est du risque, du temps.
06:05Donc, il y a un potentiel derrière, mais c'est des projets qu'il faut prendre sérieusement.
06:08En tout cas, nous, on serait ravis de regarder ça.
06:10C'est pas mal.
06:11Mais c'est des beaux projets.
06:12Je pense qu'en effet, aujourd'hui, c'est cette opportunité-là qu'on a eue en Tunisie
06:16avec leur technicité, mais bien évidemment avec grand plaisir
06:18si on peut produire une partie en France.
06:20Fabrice Marcella.
06:21D'autant plus que les avis, aujourd'hui, sont extrêmement positifs
06:23sur les produits tels qu'ils sont vendus.
06:25J'ai noté sur Trustpilot, c'est 4,4 sur 5 pour plus de 3 000 avis.
06:28Donc, les produits sont reconnus qualitatifs par celles qui l'utilisent.
06:32Tout à fait.
06:33C'est vraiment notre signature.
06:35On est vraiment l'expert des sous-vêtements techniques.
06:38La qualité, elle est au centre de tous nos process,
06:42notamment en Tunisie, nos contrôles de qualité,
06:44le contrôle de nos matières qui viennent de France, d'Italie.
06:46Les matières sont françaises et italiennes.
06:48Françaises et italiennes, d'accord.
06:49Donc, ce n'est pas tout tunisien.
06:51Non, non, non.
06:52Nos matières, on va les chercher vraiment chez les experts
06:55pour avoir les meilleures matières, qui sont en France et en Italie.
06:57On est bon en France, là-dessus.
06:59En maritime.
07:00Et par rapport aux produits culottes menstruels,
07:02qu'avec beaucoup, beaucoup de marques ont implanté,
07:03au début, c'était quelques petites marques un peu niches,
07:05puis les gros acteurs s'y ont mis.
07:07Comment est-ce que vous naviguez, vous, par rapport à ce marché
07:09qui est quand même un peu capté par tout le monde ?
07:10Alors, qui est très compliqué.
07:12Et surtout, il y a eu de tout.
07:14À un moment, vraiment, il y avait des culottes menstruelles.
07:16On pouvait avoir trois culottes menstruelles pour 15 euros.
07:18Évidemment, les clientes, elles se perdent.
07:21Et c'est pour ça qu'on a été la première marque de culottes menstruelles
07:24à être labellisée Bicorp,
07:26à faire la certification Ecovady, c'est être Platinum,
07:29à faire des tests supplémentaires pour montrer que nous,
07:31on n'avait aucun PFS,
07:32parce qu'il y a des marques de culottes menstruelles
07:34sur lesquelles il y a eu des tests, il y avait des PFAS.
07:36C'est ce qu'on rappelle aux auditeurs,
07:38donc c'est des perturbateurs endocriniens.
07:41Exactement.
07:41Donc, en fait, si on est sur une zone intime,
07:44ce n'est pas possible.
07:45Et en fait, tout ça met le discrédit aussi sur nous,
07:49notre travail et sur la catégorie.
07:50Et sur la catégorie.
07:51Donc, nous, la manière dont on peut répondre à ta question,
07:54c'est vraiment de, par des tests gynécologiques,
07:57dermatologiques, par tous ces tests,
07:58de montrer qu'on sait les choses bien, sérieusement,
08:01et qu'on respectait notre promesse faite aux femmes
08:03de les accompagner au quotidien
08:06et de leur donner les sous-vêtements nécessaires
08:08pour qu'elles continuent leur vie sereinement.
08:10Fabrice Marcella.
08:12Donc, en résumé, les atouts, un produit différentiant.
08:15Là, on l'a vu, ces différenciants, ces techniques.
08:18Voilà, un modèle multicanal.
08:19C'est-à-dire que tu as utilisé tous les canaux,
08:21le digital comme des partenaires grande distrib
08:24et puis aussi des partenariats extrêmement forts
08:26avec des marques comme Decathlon ou Etam.
08:28Les pharmaciens aussi pour rassurer.
08:30J'ai compris que c'était un marché
08:32où il fallait encore rassurer les consommatrices.
08:35Alors, les pharmacies,
08:38il y a eu le projet de décret
08:40qui est passé du remboursement
08:42des cuillettes menstruels en pharmacie.
08:43On n'y est pas encore
08:45parce que le cahier des charges,
08:47pour nous, a mis trop de contraintes
08:48qui nous demandaient de retravailler notre produit,
08:51surtout pas de la bonne manière.
08:52C'est-à-dire qu'ils ont imposé des matières
08:53qui, pour nous, ne sont pas les meilleures
08:55pour des cuillettes menstruels.
08:56Donc, vous restez alignés
08:56avec ce que disait Guillaume tout à l'heure.
08:57On reste alignés sur nos revendeurs.
08:59Après, il n'empêche que c'est
09:00une super évolution pour les femmes.
09:02Je suis ravie que le gouvernement
09:03s'empare du sujet
09:04et on verra dans l'avenir
09:06si on y va et comment on y va.
09:07Mais aujourd'hui, ce cahier des charges,
09:08il est trop restrictif
09:09par rapport aux produits qu'on fait.
09:11Pour l'instant,
09:11l'autre problématique,
09:13c'est que vous êtes présents en France.
09:15Mais l'envie,
09:16et c'est la raison pour laquelle
09:17vous êtes aussi parmi nous ce soir,
09:19c'est de pouvoir aller
09:20au-delà de nos frontières.
09:21Exactement.
09:22Comment on duplique aujourd'hui
09:25ce déploiement
09:26qu'on a pu connaître en France
09:27à l'international ?
09:29La réflexion qui a été la mienne,
09:31c'était de me dire
09:31qu'est-ce qui fait que ça marche aujourd'hui
09:33et comment on peut s'appuyer là-dessus
09:34avec du bon sens
09:35pour aller aussi à l'international.
09:37Ce que j'ai noté,
09:38qu'est-ce qui fait que ça fonctionne ?
09:39Un, il y a déjà un site direct
09:40qui a permis de tester la demande
09:43à faible coût.
09:44Deux, il y a les grands partenaires,
09:46Monoprix, Decathlon,
09:47on en parlait tout à l'heure.
09:48Et puis, il y a des marques de mode aussi
09:49avec lesquels vous bossez.
09:50Et donc, ce que je me suis dit,
09:51pour aller à l'international,
09:52si je reprends cette recette-là,
09:54je me dis que,
09:55un, il faut choisir
09:56peu de pays,
09:57deux ou trois pays.
09:58Comment les choisir ?
10:00Un, mesurer la maturité
10:01de la catégorie dans ces pays.
10:02Est-ce que la culotte menstruale
10:04est déjà l'objet
10:06d'une utilisation dans ces pays ?
10:08Deux, la proximité,
10:09la langue, la logistique,
10:10la réglementation.
10:11Il y a peut-être la Belgique,
10:12le Luxembourg ou la Suisse
10:13qui peuvent partir
10:14avec une longueur d'avance
10:14parce que je crois que
10:15est-ce que vous distribuez déjà
10:17peut-être via votre site internet
10:19et là ?
10:19Oui, mais ça représente
10:20une partie du site.
10:22Voilà.
10:23Ensuite, il y a l'accessibilité
10:24de la distribution.
10:25Est-ce que c'est
10:26un ou deux grands réseaux ?
10:28Et ensuite,
10:29quelle est l'intensité concurrentielle
10:30sur ces marchés ?
10:31Donc, un, je choisis
10:31deux ou trois pays.
10:32Deux, je reprends le digital
10:34pour tester avant d'investir
10:35dans le monde physique.
10:36Pourquoi ?
10:36Parce que ça ne coûte pas cher à faire.
10:38Deux, trois, pardon.
10:40Il y a beaucoup de points là.
10:42Pardon ?
10:42Non, non, allez-y.
10:43Allez-y, c'est vrai.
10:43Allez, je m'appuie sur un partenaire
10:44local de confiance,
10:45plutôt un agent finalement
10:47qu'une filiale.
10:49Pourquoi ?
10:49Parce que l'agent, lui,
10:50il va être rémunéré
10:51uniquement au succès.
10:52Finalement, ça me permet
10:53de ne pas trop investir.
10:55Et puis, il va connaître
10:56aussi l'écosystème local.
10:57C'est bien ça,
10:58un agent sur place.
10:59Un agent sur place.
11:00Il y a un pays
11:01qui vous fait rêver ?
11:02L'Allemagne.
11:02L'Allemagne.
11:03L'Allemagne et l'Espagne,
11:04c'est les deux pays
11:04aujourd'hui
11:06qu'on essaie de conquérir.
11:07En tout cas,
11:08privilégier un agent,
11:09c'est un coût fixe
11:10quasi nul,
11:10c'est le droit à l'erreur,
11:11c'est un accès immédiat
11:12au réseau.
11:13Et enfin,
11:14c'est aussi,
11:16le quatrième point,
11:16c'est financer cet export
11:18à l'international.
11:19Il y a Team France Export
11:20qui, j'imagine,
11:21vous avez déjà consulté.
11:22C'est là où on vient
11:23vous voir, non ?
11:23Pour financer.
11:24Et ensuite,
11:25effectivement,
11:26on peut se voir également
11:27pour...
11:27La banque des startups
11:27chez CL.
11:28Voilà, je ne fais pas
11:29trop de publicité
11:30pour ce qu'on fait,
11:30mais on le fait très bien.
11:31Mais on peut effectivement
11:32accompagner, bien sûr,
11:33à l'international,
11:33des entreprises françaises
11:34qui cherchent à s'y implanter.
11:36Donc voilà mes recommandations.
11:37En tout cas,
11:38c'est d'y aller pas à pas
11:38et avec du bon sens
11:39et de façon très pragmatique.
11:40J'ai bien aimé
11:41votre idée d'agent,
11:42en tout cas,
11:43Fabrice Marcella.
11:44Guillaume Ghibot,
11:45vous êtes le président
11:46du slip français.
11:46Il y a un petit quiz
11:47dans la France Bouge maintenant.
11:48Oh là là, j'ai peur.
11:49Mais non, Guillaume,
11:50franchement.
11:50Allez, on y va.
11:53Le slip français
11:54qui est devenu
11:54l'un des symboles
11:55du Made in France,
11:56est-ce qu'acheter français
11:56est aujourd'hui un acte
11:58toujours militant
11:59ou maintenant,
12:00c'est une nouvelle façon
12:01de consommer
12:02qui s'ancre
12:02dans nos mentalités,
12:03dans nos habitudes ?
12:05C'est les deux.
12:05Aujourd'hui,
12:06c'est encore un peu militant.
12:08Ah, toujours ?
12:08Bien sûr.
12:09La plupart des gens
12:10ne connaissent pas forcément
12:11les marques françaises,
12:12font de leur mieux
12:13dans leurs achats
12:13mais on a encore du boulot.
12:14C'est pour ça
12:15qu'il faut continuer
12:15à être audacieux.
12:16Vous portez encore
12:17des slips français
12:17tous les jours ?
12:18Évidemment,
12:19même plusieurs par jour.
12:19On me fait essayer
12:20des trucs au bureau,
12:21on s'ennuie pas.
12:22Vous regardez l'étiquette
12:23fabriquée en France
12:24pour en acheter un vêtement ?
12:25Oui, bien sûr,
12:26je la regarde
12:26mais je ne suis pas
12:27le meilleur élève non plus.
12:28Ça m'arrive d'acheter
12:28des vêtements
12:29parce que je les trouve beaux
12:29et souvent,
12:30ils ne sont pas à me faire
12:30avec eux en France.
12:31Je suis comme tout le monde.
12:32C'est pour ça que je vous dis
12:33qu'aujourd'hui,
12:33ça reste encore militant.
12:37Je pense que la seule façon
12:38de sortir de ça,
12:38je suis un peu en boucle
12:39mais c'est le prix.
12:40C'est qu'une fois
12:40que les marques françaises
12:41sont dans un prix que les autres,
12:42on pourra sortir du militantisme.
12:43Le site français a connu
12:44des années plus difficiles
12:45avant de se réinventer.
12:46Est-ce que cette période
12:47vous a appris
12:49quelque chose de particulier
12:50dans la direction
12:51d'une entreprise ?
12:52Oui, elle m'a appris
12:53qu'il faut absolument
12:54être entouré
12:55des bonnes personnes.
12:55Moi, j'ai eu la chance
12:56de rentrer Léa Marie
12:57qui est directrice générale
12:58à mes côtés.
12:58Aujourd'hui,
12:59on a un vrai binôme
12:59de direction.
13:00J'ai démarré
13:01l'entreprise tout seul.
13:03Impossible de traverser
13:04cette crise sans elle.
13:06Aujourd'hui,
13:06on pilote la boîte à deux.
13:08Je serais incapable
13:09de revenir à la version d'avant.
13:11Le produit dont vous êtes
13:11le plus fier ?
13:12Le produit dont je suis
13:14le plus fier ?
13:15Ceux à venir,
13:15mais je ne peux pas encore
13:16tout vous dire,
13:17on a des vrais trucs cools
13:18qui arrivent.
13:18Mais non,
13:19sinon,
13:20notre redoutable bleu marine,
13:21notre métier,
13:22c'est un peu chiant parfois,
13:24mais c'est de vendre
13:24des boxeurs bleu marine.
13:25Et mon défi en tant
13:26que marketeux,
13:26c'est de toujours trouver
13:27la nouvelle blague
13:28sur ce même produit
13:29bleu marine boxeur
13:30qui est sur le papier.
13:33C'est toujours le même,
13:33mais on n'a pas
13:35de pétrole.
13:36Si vous aviez exercé
13:36un autre métier,
13:37Guillaume Gibault,
13:38qu'auriez-vous aimé faire ?
13:39Un autre métier,
13:41j'aurais aimé être navigateur,
13:42je crois.
13:42Je suis un peu le mal de mer,
13:44mais quand je vois
13:44tous ceux qui partent
13:45dans les grandes traversées,
13:47je trouve ça
13:47complètement dingue.
13:48Merci Guillaume Gibault,
13:50au président du slip français.
14:00Petit clin d'œil
14:01avec Get Lucky,
14:02Daft Punk.
14:02C'est justement
14:04ne pas être militant.
14:05C'est-à-dire que Daft Punk,
14:06c'est évidemment
14:07un duo français,
14:08on les connaît tous,
14:09mais dans le monde,
14:09les gens ne le connaissent pas
14:10parce qu'ils sont français.
14:11On les connaît
14:12parce qu'ils font
14:12une musique incroyable
14:13qui fait lever tout le monde
14:14partout dans le monde.
14:15Donc voilà,
14:16en toute modestie,
14:17c'est ce que je veux faire
14:18avec mes slips
14:18et ce que doivent faire
14:19les marques françaises.
14:19Allez, vous restez avec nous
14:20dans un instant.
14:21Les raisons d'espérer aussi
14:22pour 2027
14:23avec vous Guillaume Gibault
14:24et puis on va prendre
14:24des nouvelles de WeTurn
14:25avec Sophie Pinière.
14:27A tout de suite sur Europe.