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00:00Europe 1, la France bouge. 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bienvenue si vous nous rejoignez sur Europe 1, nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 ce soir.
00:11La beauté, le parfum, les cosmétiques sont au cœur de nos préoccupations.
00:15Je peux vous dire que ça sent très très bon dans le studio parce que nous sommes avec Christophe Salès,
00:21le président du groupe Vabel, un groupe industriel français,
00:26près de 2000 salariés qui fait de la skin care, des crèmes, de la beauté et du parfum,
00:32qui rachète des marques comme Giacomo, encore Corinne de Farm, Cottage,
00:36présents dans tous les circuits de la distribution de la beauté.
00:40Ça se passe bien, ça marche bien ? Parce que là, il n'y a pas un jour où il
00:42n'y a pas la naissance d'un nouveau produit.
00:45Comment on arrive à tenir, Christophe Salès ?
00:48Comment on arrive à tenir ? Aujourd'hui, oui, ça se passe bien,
00:51mais il faut savoir que monter une marque cosmétique ou une marque de parfum,
00:57c'est un travail énorme.
00:58C'est plusieurs années de recherche et développement,
01:00plusieurs années de recherche et développement,
01:01il y a du packaging qu'il faut rechercher,
01:04il y a des compatibilités de produits entre le produit et le packaging qui doivent être faites,
01:08énormément d'études, des usages avec des toxicologues et autres.
01:12Et avant de démarrer, de mettre un parfum sur le marché,
01:16voire un cosmétique sur le marché, il faut vraiment beaucoup d'années.
01:21Donc, quand vous dites que ça va bien, c'est-à-dire que vous êtes en croissance ?
01:24On est en croissance, effectivement, parce que la croissance ne fait pas sur la France,
01:27c'est sur l'Europe, comme je vous le disais, la croissance se fait plutôt sur l'international.
01:30Ça vous surprend, François ? François Grouillet ?
01:32Non, ça ne surprend pas.
01:35Donc, la France se vend beaucoup mieux à l'étranger que chez nous ?
01:39C'est ça qu'on comprend ce soir ?
01:41Déjà, elle se vend bien chez nous, mais ce que je veux dire,
01:43c'est qu'en plus, aujourd'hui, le relais de croissance,
01:45parce qu'il y a cette attractivité du Made in France,
01:47qui est bien travaillé par des professionnels,
01:49c'est normal que les gens soient attirés par nos capacités de production et de savoir-faire.
01:55J'ajouterais qu'en France, le marché est assez mature,
01:57et en Europe, le marché est assez mature aussi.
01:59Et il y a encore du développement énormément sur l'Inde, la Chine et les Etats-Unis,
02:04qui marchent bien aussi.
02:05Le Brésil, le Brésil aussi.
02:06La start-up de ce soir, c'est Facente avec Edwina Rétoré,
02:09donc des parfums aux flacons magnifiques,
02:11avec des mots, des noms aussi de parfums, moi, qui me plaisent beaucoup.
02:14Il y a l'eau d'or, d'or, donc D'Apostrophe O-R et d'or, dormir.
02:19Il y a iFigio, à base de fig,
02:21C'est la vie, Radical Soft Mess, Milky No Way, crème brûlante.
02:26C'est à quelle votre préférée ?
02:28L'idée avec Facente, c'est qu'on n'a pas qu'un parfum, mais on en a plusieurs.
02:31C'est le layering, on se superpose le parfum.
02:34C'est le layering, mais même dans la semaine,
02:36vous pouvez en mettre un différent, un peu en fonction de votre mood,
02:38comment vous vous sentez, ce que vous portez, qui vous allez voir.
02:41C'est vraiment l'idée que le parfum, c'est un outil de vie,
02:43et ce n'est plus un seul parfum que vous mettez pendant plusieurs années.
02:46Donc, moi, j'en mets beaucoup, des différents, un peu différents tous les jours.
02:50Je pense qu'un de mes préférés en ce moment, c'est Red Flag,
02:54le premier que je vous ai fait sentir.
02:55Qui est à base de ?
02:56D'Iris, de Palo Santo, et avec un petit accord Bétrave.
03:01Donc, vous allez chercher des notes dont on n'a pas l'habitude.
03:06Je n'ai jamais entendu parler de Bétrave dans le parfum.
03:08C'est le twist olfactif dont je vous parlais.
03:10Toujours ces petits côtés inattendus.
03:12Avec des prix accessibles, on est à combien en moyenne ?
03:14Alors là, ce que vous voyez, c'est des 30 ml qui sont à 55 euros.
03:18Vendus où ?
03:19Quels sont vos circuits de distribution aujourd'hui ?
03:21Trois ans après la création de la marque ?
03:23Trois ans après, on a 400 points de vente dans le monde.
03:27Donc, à peu près une bonne centaine en France.
03:30Donc, en France, vous pouvez nous trouver chez Oh My Cream, chez Merci,
03:33et dans un réseau d'indépendants, de parfums indépendants, de concept stores.
03:37Donc, c'est très varié.
03:39Indépendant, donc pas chez Sephora, pas chez les mastodontes ?
03:41Non, non.
03:42C'est un choix ?
03:42Pour l'instant, c'est un choix, oui.
03:44Oui, d'accord.
03:44Pour ne pas être noyé dans la masse ?
03:46C'est ça, pour construire et établir la marque.
03:50Là où je rejoins Christophe, c'est que nous, l'international,
03:52ça a pesé très fort dans notre chiffre d'affaires, assez rapidement.
03:54C'est-à-dire ?
03:55Là, aujourd'hui, la France, c'est à peu près un tiers de notre chiffre d'affaires.
03:59Donc, naturellement, c'est notre marché historique.
04:01Mais tout le reste, en fait, c'est l'étranger.
04:03Et les États-Unis, c'est 15% de notre chiffre d'affaires.
04:06Donc, en trois ans, sans faire grand-chose,
04:08parce qu'on était aussi assez limités en ressources,
04:12on a aussi eu beaucoup, beaucoup de demandes de ce type de marché.
04:15Vous avez donc des revendeurs aux États-Unis ?
04:17Tout à fait.
04:19Revendeurs, distributeurs, agents,
04:20des personnes qui nous représentent aussi dans ces parties du monde,
04:23parce qu'on ne peut pas être partout.
04:24Ça allait vite, non, François, pour Facent ?
04:26J'ai l'impression que c'est fulgurant.
04:27En fait, j'imagine qu'il y a beaucoup de travail derrière.
04:30Oui, on n'est pas en train de dire que c'était facile.
04:32On ne va pas trop simplifier.
04:33Mais en fait, une fois, depuis que c'est lancé,
04:35oui, c'est fulgurant.
04:36Et je pense que c'est un peu la nouvelle caractéristique du monde du parfum
04:38qui ressemble un peu plus au monde de la beauté,
04:40où, justement, le rythme s'accélère.
04:43Il y a beaucoup de nouveautés.
04:45C'est un marché qui...
04:46En fait, au début des réseaux sociaux,
04:48il y a 10-15 ans,
04:51les parfumeurs n'étaient pas bien
04:53parce qu'en fait, ils n'arrivaient pas à communiquer le parfum sur les réseaux sociaux.
04:56Parce qu'un parfum, ça ne se sent pas par un écran.
04:58Par un écran, bien sûr.
04:58Donc, en fait, vraiment, pour eux,
05:00c'était les parents pauvres de cette révolution.
05:02Et ça a changé avec TikTok
05:04et avec beaucoup de gens qui sont venus de l'industrie
05:06et qui sont devenus des influenceurs
05:08et qui ont apporté un nouveau vocabulaire
05:10et aussi des nouveaux rituels.
05:11C'est quoi le nouveau vocabulaire du parfum ?
05:13Il y a donc le layering dont on parle.
05:15Il y a le stacking.
05:17C'est quoi ?
05:18Par exemple, moi, je mets un parfum de cheveux.
05:22Donc, on peut mettre un parfum de corps et un parfum de cheveux.
05:25En fait, vous faites déjà du layering sans vous en rendre compte
05:27parce que tous les produits sont tellement parfumés maintenant de Vina
05:30que vous mettez sur vos cheveux, votre corps, votre crème, etc.
05:33Il y a des parfums de vêtements aussi.
05:34Oui, Christophe Sélès.
05:36Donc, ça veut dire qu'il y a un nouveau vocabulaire
05:38et donc une nouvelle façon de porter le parfum.
05:40Et ça se communique sur les réseaux.
05:42Et donc, ce côté un peu vestiaire,
05:44c'est-à-dire que les gens aujourd'hui vous présentent
05:46sur TikTok, sur YouTube.
05:48Le dressing du parfum.
05:49Le dressing du parfum, leur garde-robe du parfum.
05:52Et donc, ça, c'est vraiment un nouveau phénomène
05:54et que Fashion, tu as vraiment accompagné
05:56et en France, a été un peu pionnier sur ce sujet.
05:59Aujourd'hui, Edwina, vous êtes deux plus trois stagiaires pour tout ça.
06:03Deux alternantes, une stagiaire.
06:04Donc, c'est compliqué.
06:06Et je crois que le recrutement, c'est l'enjeu majeur aujourd'hui.
06:10Oui.
06:10Comme pour l'instant, les belles histoires,
06:14c'est vrai que là, on a un chiffre d'affaires qui grossit beaucoup.
06:18Vous êtes rentable ?
06:19Oui, on est rentable depuis le début.
06:21C'est très fort.
06:22Franchement, on est tous un peu bouche bée
06:24autour de la table de la France Bouche.
06:27Et c'est vrai que là, tout repose beaucoup sur nous.
06:30Fanny, moi, je m'occupe de toute la partie commerciale, opération, finance.
06:33Fanny, mon associé, s'occupe du marketing,
06:35de la communication et des nouveaux produits.
06:38Et c'est vrai que tout repose beaucoup sur nous.
06:41Donc, trois ans à ce rythme, c'est intense.
06:45Et c'est vrai que là, se pose la question
06:47d'on a besoin d'aide, de structurer.
06:49Donc, c'est la question au coach ?
06:51C'est la question au coach.
06:51Allez-y, je vous laisse la poser à François.
06:53C'est ma question à François.
06:54C'est en fait, comment dans ce contexte de croissance,
06:58structurer Facent via le recrutement
07:02et de façon saine ?
07:03Parce que c'est vrai qu'on peut assez vite tomber
07:05dans un tourbillon de beaucoup, beaucoup
07:08de soit trop recrutés, soit trop dépensés en outils, etc.
07:12Donc, comment on trouve le bon équilibre
07:13pour son stade et ses projets ?
07:17François Grouillet.
07:18Alors, c'est une question passionnante
07:20que beaucoup de startups à votre niveau de maturité se posent.
07:25Je pense que la première question
07:26que moi, je vais vous poser,
07:28c'est est-ce que vous avez identifié
07:29ce qui vous empêche de grandir ?
07:32Donc, de recruter ?
07:34Non, non, ce qui les empêche de grandir,
07:36pas de recruter.
07:37Parce que le recrutement, souvent,
07:38on se dit qu'il faut que je recrute pour grandir.
07:41Mais déjà, il faut savoir
07:42qu'est-ce qui vous empêche de grandir ?
07:43Est-ce que c'est parce que
07:44vous avez trop de points de vente
07:46et qu'il faut les gérer
07:48et ça vous prend trop de temps ?
07:50En fait, on peut même,
07:51je peux vous poser une question un peu différente
07:52si c'est plus facile.
07:53Si vous aviez un jour de plus aujourd'hui
07:55dans votre semaine de libre,
07:57qu'est-ce que vous en feriez ?
07:57Je pense que vous avez assez bien...
07:59Enfin, j'allais répondre.
08:00Ce qui nous empêche de grandir
08:02et encore, on grandit assez bien,
08:03mais c'est le temps,
08:04c'est le manque de temps cruel.
08:06Et je pense que là aussi,
08:08c'est aussi le manque parfois de focus.
08:11On a beaucoup, beaucoup de projets.
08:12En plus, Fanny, moi, on est très, très dynamique.
08:15On aime bien être partout,
08:15faire beaucoup de choses.
08:16et je trouve que parfois,
08:18il faut un petit peu se reconcentrer
08:22sur les sujets.
08:23Donc, je dirais que c'est ça.
08:24On est un petit peu partout,
08:25plus éparpillé.
08:26François Grouillet.
08:28Pour moi, ça veut dire
08:29qu'il vaut mieux d'abord
08:30se poser les bonnes questions
08:32avant de se lancer dans un recrutement.
08:33Parce qu'un recrutement,
08:34ça coûte cher
08:35et en France, ça oblige.
08:37Donc, c'est difficile
08:38de revenir en arrière ensuite,
08:39ça coûte cher.
08:40Et puis, ce n'est pas sympa
08:41pour la personne.
08:42Donc, le mieux,
08:44c'est vraiment de se...
08:45Moi, mon conseil,
08:46ce serait de se poser la question
08:47de qu'est-ce qu'on fait
08:48qui est essentiel ?
08:49Qu'est-ce qu'on fait
08:50qui est, on va dire,
08:52périphérique ?
08:53Comment est-ce qu'on peut
08:54se concentrer un peu plus,
08:55peut-être,
08:56sur les facteurs clés
08:58de succès
08:58de cette entreprise
09:00à ce moment-là ?
09:01Et ensuite,
09:02comment on peut...
09:04Je déploierai d'abord
09:05toutes les stratégies
09:05pour ne pas embaucher d'abord.
09:07C'est-à-dire,
09:08qu'est-ce qu'on peut faire faire
09:08avec de l'intelligence artificielle ?
09:10Aujourd'hui,
09:10il y a quand même
09:11beaucoup de solutions
09:11et on n'est plus
09:12dans les entreprises...
09:13En fait,
09:13l'entreprise aujourd'hui
09:14préférée des investisseurs,
09:16c'est celle qui grandit
09:19en impact,
09:20en valeur de marché,
09:21mais sans trop grandir
09:23proportionnellement
09:23en termes de nombre d'employés.
09:25Ça ne donne pas beaucoup d'espoir
09:27pour ceux qui gèrent du travail.
09:29Entre guillemets,
09:30il vaut mieux avoir
09:31des gens qui viennent
09:31et qui sont très bons
09:33et qui ont vraiment
09:34une mission,
09:35un rôle,
09:35et avec des fonds de roulement
09:37pour les payer,
09:38plutôt que d'embaucher trop vite
09:40et ensuite se retrouver
09:40et de se dire
09:41je ne suis pas préparé.
09:44Christophe Salès,
09:44avec vos 2000 collaborateurs,
09:46vous en pensez quoi ?
09:48Je partage seulement
09:49ce que dit François
09:50dans le cadre de la start-up.
09:52Il vaut mieux,
09:53avant d'embaucher
09:53des collaborateurs,
09:55ce qui est quand même
09:55très contraignant
09:56dans le droit français.
09:59Chercher des partenariats.
10:02Quand on voyage dans le monde
10:03comme le fait François
10:04avec nos amis chinois,
10:06quand ils s'installent
10:06quelque part
10:07ou quand ils veulent
10:08démarrer un marché,
10:09ils cherchent des partenaires
10:10partout.
10:11Ils ne cherchent pas forcément
10:11à embaucher des personnes
10:12ou ils cherchent des partenaires
10:13pour créer des petits contrats,
10:15pour avoir des conseils.
10:16C'est le conseil
10:17que je pourrais donner
10:18effectivement à Facente.
10:19C'est de ne pas recruter
10:20tout de suite
10:21parce que c'est lourd,
10:22c'est compliqué,
10:22c'est contraignant
10:23et de chercher d'abord
10:24des partenaires
10:24qui vont bien
10:25pour aider à cette croissance.
10:27Et ensuite,
10:27je rajouterai,
10:28il faut quand même
10:29recruter un moment,
10:30on va parler de deux
10:31toutes les vies.
10:32Ce que je veux dire,
10:32c'est que c'est la première
10:33question à se poser,
10:34c'est celle-là,
10:36est-ce que ça vous aidera
10:36aussi à mieux recruter ?
10:38Et d'ailleurs,
10:38de se dire,
10:39est-ce que je recrute
10:40quelqu'un
10:40qui va s'occuper plutôt
10:42de la partie distribution
10:44qui est importante pour vous ?
10:46Est-ce que c'est plutôt
10:47quelqu'un
10:47qui va s'occuper
10:48de la partie créative,
10:51de nouveaux projets ?
10:51Est-ce que c'est quelqu'un
10:52qui va plutôt
10:52s'occuper de la partie client,
10:55recrutement,
10:55communication ?
10:56Elle va acheter de l'expertise
10:58avant de recruter ?
10:58Moi, je pense qu'on peut
10:59acheter beaucoup d'expertise
11:00aujourd'hui sur des projets,
11:04utiliser l'intelligence artificielle
11:05aussi,
11:05créer cette combinaison.
11:07Et ensuite,
11:07une fois qu'on a bien compris
11:08où étaient les besoins,
11:10là, vraiment prendre quelqu'un
11:11et être prêt à déléguer.
11:12Parce qu'aussi,
11:13parfois,
11:13on prend des gens
11:13mais on n'est pas forcément
11:14prêt à déléguer.
11:15Donc, il faut aussi
11:15embaucher la personne
11:16sur un poste
11:16où vous vous dites
11:17« Je suis prêt à laisser
11:19cette personne agir
11:20sans que je sois
11:21tout le temps
11:21en contrôle et en boule
11:22Donc, elle crée son poste
11:23et ses propres besoins ?
11:25Elle crée son propre poste ?
11:27En tout cas,
11:27elle vient avec
11:28des responsabilités claires
11:29et un mandat clair
11:30et elle ne devient pas
11:32une autre
11:32parce que souvent,
11:33on embauche des gens
11:33qui deviennent en fait
11:34aussi des charges
11:36dans votre emploi du temps à vous.
11:37Donc, l'idée,
11:38c'est vraiment de vous décharger.
11:38Quelqu'un d'indépendant ?
11:40Peut-être que pour vous,
11:41par exemple,
11:41c'est la production
11:42et de se dire
11:42« J'ai besoin de quelqu'un
11:43qui s'occupe
11:43de l'approvisionnement,
11:45de la production. »
11:46Donc, plutôt quelqu'un
11:47d'opérationnel
11:48et comme ça,
11:49vous pouvez vous concentrer
11:50sur la relation
11:51à la clientèle
11:53et le développement
11:54de nouveaux produits.
11:54C'est clair pour vous, Dina ?
11:56Oui, c'est très clair.
11:58C'est vrai que je rebondis juste
11:59mais on est même
12:00un petit pas au-dessus.
12:02C'est que nous,
12:03on a fait tout ça.
12:04Donc, on a des agences,
12:05des freelances, etc.
12:06qui travaillent avec nous,
12:07donc des experts.
12:08Donc, on est allé assez vite
12:09chercher aussi
12:10d'autres compétences.
12:11Mais c'est vrai que plus
12:12on travaille avec
12:13quelqu'un d'autre,
12:14ça demande aussi du travail
12:15en plus parce qu'il faut
12:16suivre cette personne,
12:17il faut la briefer,
12:18il faut s'assurer
12:18que les projets soient conduits,
12:20etc.
12:20Donc, c'est mieux d'avoir
12:20une personne en interne
12:21qui sait tout ça.
12:22Là, on arrive à un plafond
12:23et je le vois qu'on a aussi
12:25beaucoup trop de personnes
12:26autour de nous
12:27et on doit un petit peu
12:28aussi restructurer tout ça.
12:30Et là, il faut recruter
12:31vraiment avec la culture en tête
12:32parce qu'en fait,
12:33il faut se rendre compte
12:34que quand on passe
12:34de deux à trois,
12:35on passe d'un segment
12:36à un triangle.
12:37Donc, en fait,
12:37l'autre personne change
12:38le point,
12:39le centre de gravité
12:40immédiatement à trois.
12:41Quand on est 500
12:41et qu'on recrute
12:42un 501ème personne,
12:44l'impact est mineur.
12:45Mais à trois,
12:46il faut vraiment quelqu'un
12:47avec qui vous avez
12:48une culture commune,
12:49qui comprenne bien,
12:50qui sente la marque
12:51et qui presque la vive
12:54et la porte.
12:55Le projet.
12:56C'est passionnant, François.
12:58Non, mais vraiment,
12:58on est dedans,
12:59on a compris
13:00et moi, je suis sûre
13:02qu'Edvina,
13:02il voit beaucoup plus clair.
13:05Christophe Salès,
13:06vous êtes le président
13:06du groupe Vabel.
13:07Vous savez qu'il y a
13:07des quizs.
13:08Il y a un quiz
13:08dans la France Bouge.
13:09C'est-à-dire que je vais
13:10vous poser des questions
13:11et puis vous répondez.
13:12Allez, on y va.
13:14Êtes-vous plutôt
13:14parfum discret
13:15ou parfum qui ne passe pas
13:16inaperçu ?
13:17Plutôt parfum à caractère,
13:19qui ne se passe pas
13:20inaperçu.
13:20Genre Giacomo.
13:21Voilà, par exemple.
13:22Quel est le meilleur conseil ?
13:23Giacomo qui est la marque
13:24du groupe Vabel.
13:25Je ne dis pas ça par hasard.
13:28Quel est le meilleur conseil
13:29que vous ayez reçu
13:30dans votre carrière
13:30de chef d'entreprise,
13:31Christophe Salès ?
13:32Le meilleur conseil
13:33que j'ai reçu,
13:34c'est d'abord,
13:36je crois que la valeur
13:37du travail est importante.
13:38Donc, on a tendance
13:39à l'oublier.
13:40Je crois que nos jeunes,
13:42nos femmes qui ont créé
13:43leur start-up et fondé
13:45ont travaillé sans relâche.
13:48Et voilà.
13:49Les autres conseils
13:50que j'ai reçus,
13:51c'est de faire confiance.
13:53Et François a parlé
13:53de délégation tout à l'heure.
13:55Quand on délègue,
13:56il faut accepter
13:56que quelqu'un fasse
13:57différemment,
13:58qu'on fasse soi-même.
14:00Et s'ouvrir aux autres,
14:01c'est important.
14:02Voilà.
14:02Vous vous souvenez-vous
14:03du premier parfum
14:04qui vous a marqué ?
14:06Oui, je m'en souviens, oui.
14:07Lequel ?
14:08C'est l'habit rouge.
14:10C'est Garlin ?
14:10Oui, c'est Garlin.
14:12Va belle, travailleuse.
14:13Non, ça ne fait pas de bien.
14:15Vous travaillez
14:15pour la grande distribution,
14:17pour le luxe,
14:18pour l'ultra-luxe,
14:19on le disait au début
14:19d'émission.
14:20Comment est-ce qu'on adapte
14:20son niveau d'exigence
14:21à des marchés
14:22qui sont vraiment différents ?
14:24C'est le même ?
14:24On adapte le niveau
14:25de marché avec un standard.
14:27Donc, le process est le même.
14:28On part du process
14:28le plus haut
14:29pour le décliner ensuite
14:31sur l'ensemble
14:31de la chaîne de production.
14:33Et quel est le défaut
14:34que vos collaborateurs
14:35vous reprocheraient
14:35probablement en premier ?
14:38Oh là là !
14:41Vous n'aimez pas
14:42tes questions ?
14:43Une présence
14:44peut-être importante,
14:45parce que la passion est là
14:46et quand la passion est là,
14:47on est présent.
14:47Donc, pas beaucoup
14:48de délégations ?
14:48Si, beaucoup de délégations.
14:50Il y a des acteurs généraux
14:51derrière et tout
14:52et beaucoup de délégations.
14:53Vous testez personnellement
14:54les produits développés ?
14:55Tous, sans exception.
14:56Tous ?
14:56Même les crèmes, tout ?
14:57Tous, sans exception.
14:58Je teste tous les produits,
14:59je teste tous les collaborateurs
15:01cadres qui rentrent dans le groupe.
15:03Je suis très présent
15:04sur cette partie-là.
15:06Christophe Salès,
15:06merci président du groupe.
15:08Va belle,
15:08un quiz écrit par César Dian.
15:18Christophe Salès,
15:19cette musique,
15:20Eyes of the Tiger,
15:22ça vous inspire beaucoup,
15:24je crois.
15:24Oui, on en a parlé déjà
15:25en préparation de l'émission,
15:27effectivement.
15:27et oui, c'est une musique
15:28qui m'a suivi beaucoup.
15:29C'est le monde du sport,
15:31c'est le monde du vainqueur,
15:32c'est le monde du premier
15:33et c'est le monde de la compétition.
15:35Donc, effectivement,
15:35ça me plaît beaucoup.
15:36Vous les écoutez parfois
15:37quand vous êtes dans votre bureau ?
15:38Ça m'arrive.
15:39Allez, on se retrouve dans un instant.
15:41Christophe Salès,
15:41président du groupe Vabelle
15:42et on va prendre des nouvelles
15:44de Matières Brutes Lab.
15:46Cette entreprise
15:47qui était venue il y a deux ans
15:48avec vous, Annabelle Zved,
15:49ce sera juste après
15:51Tovlo et Stromae,
15:53des fleurs.