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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayac.
00:06Bienvenue dans la France bouge, nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1, c'est une France bouge particulière
00:11ce soir puisqu'elle soutient les commerçants, on les écoute ce soir nos commerçants et puis on cherche des solutions,
00:17nous sommes avec la patronne d'une maison emblématique devant Maison Nicolas, Cathy Collard-Géger qui est parmi nous.
00:24Cathy Collard-Géger, en plus de ça, il y a quand même eu des petites lueurs de solidarité notamment, il
00:30y a des passants spontanément qui sont venus vous aider dans les magasins Nicolas lors du premier samedi de chaos.
00:38C'est ça, on a vu la France du pire et la France du meilleur finalement parce qu'effectivement lundi
00:43matin, des voisins arrivaient avec des croissants du café pour effectivement donner aux cavistes qui venaient d'être pillés.
00:50On a vu aussi un jeune homme en fait que je n'ai pas reconnu dans mes équipes qui était
00:56avec un balai quand je suis arrivée et en fait de me dire mais madame j'étais derrière mon écran
01:01de télévision, je suis d'Ile-de-France, j'ai vu ces pillages et j'attends mon intégration à l
01:06'armée.
01:06Donc en ce moment, je ne fais rien en particulier. Donc il m'a semblé logique, évident, solidaire que de
01:14venir effectivement aider à nettoyer vos magasins.
01:17Donc là, j'ai trouvé ça effectivement extrêmement touchant pour le coup et c'est toujours la même chose, c
01:22'est effectivement on voit le pire et on voit le meilleur.
01:24C'est cette France-là en laquelle vous croyez aujourd'hui Cathy Collard-Géger ?
01:28Absolument, moi je crois qu'effectivement, au plus on divise les gens, ce qui se passe en ce moment entre
01:34les guerres, les politiques, la crise du pouvoir d'achat, au plus on va avoir besoin de liens et de
01:39réconciliation.
01:40Et c'est vraiment dans cette optique-là que je veux inscrire notre marque aujourd'hui. Et je pense que
01:44Noël qui arrive va jouer à plein au regard de tout cela, oui.
01:48Fabrice Marcella, vous êtes le directeur de la Banque des Start-up chez LCL. Les retours des start-up, vous,
01:53alors vous, c'est beaucoup de start-up dans le digital, mais est-ce qu'il y a quand même
01:56eu, il s'est passé quelque chose dans la prise de conscience, dans cet élan de solidarité ? Est-ce
02:01que vous avez eu des retours Fabrice ?
02:02Alors déjà, la première chose, c'est que nous-mêmes, on s'est senti bien sûr solidaires de tous ces
02:07commerçants qui ont été impactés par cette crise.
02:10Et ce qu'on a voulu faire, nous, c'est aussi de s'assurer que nos start-up n'ont
02:13pas été impactés. Ça veut dire quoi ? Alors c'est vrai qu'on est dans le digital, elles ont
02:17peu de boutiques physiques.
02:18Néanmoins, on a pris soin de communiquer avec chacune et chacun d'entre eux pour savoir si elles ont été
02:24impactées, si on peut les accompagner,
02:26si tout simplement on peut être utile à pouvoir retrouver une éventuelle activité qui aurait été détériorée.
02:31Alors c'est vrai que de nouveau, je nuance ce que je dis, je suis beaucoup dans le digital, donc
02:35naturellement un peu moins impacté.
02:37Après, je pense qu'on a tous essayé de se rendre, en tout cas moi-même, j'essayais de me
02:41rendre utile le dimanche matin, en fait.
02:42Tout simplement, comme beaucoup de Parisiens, de se retrouver dans les rues, d'essayer d'accompagner, d'aider, de nettoyer.
02:49Enfin voilà, tout simplement, de se sentir concerné.
02:52Et puis, des messages de soutien, c'est vrai que dès dimanche, moi j'ai eu beaucoup de messages.
02:56Même via LinkedIn, de la part d'un collier, que je...
02:58Voilà, beaucoup de messages de soutien et ça, je peux vous dire que ça n'a pas de prix.
03:01Dans un instant, on va écouter aussi Saïf Rouman, qui a fondé, il y a une semaine, une start-up,
03:06elle s'appelle onserelève.fr.
03:09Et là aussi, c'est l'exemple même d'un élan de solidarité, mais on l'espère qu'il ne
03:14va pas se cantonner à juste ce qui se passe en ce moment.
03:17Mais voilà, un accompagnement vers les commerçants, mais on va en parler dans un instant.
03:21Là, nous sommes en ligne avec Claire Moujnolaine, qui est la fondatrice, qui d'abord est une des coachs de
03:25la France Bouge.
03:26Mais là, ce soir, c'est en tant que fondatrice et CEO de Lousse, la marque Lousse, qui est une
03:30marque de sportswear, mais aussi de Mew Society.
03:32Bonsoir Claire.
03:34Bonsoir, je suis ravie d'être en ligne avec vous.
03:36Mais nous aussi Claire, on a beaucoup pensé à vous, puisque vous, vous avez aussi une boutique physique à Paris,
03:44dans le 16e arrondissement.
03:46Vous aussi, vous, vous êtes barricadée le week-end dernier.
03:51Oui, alors nous, on a été pris d'un élan de panique. En fait, tout allait entre guillemets bien.
03:57On a été effarés de ce qui s'est passé samedi.
04:00La semaine dernière, on s'est dit bon, tout va bien se passer.
04:04On compte aussi beaucoup sur la solidarité. J'ai entendu les témoignages.
04:08Et c'est vrai qu'il y a deux Frances, on le voit bien.
04:11Il y a une France qui est totalement scandalisée et qui soutient ses commerçants et qui sait qu'on se
04:17donne tous énormément de mal.
04:18Et puis, jeudi, on a commencé à lire sur les réseaux ou entendre un effet d'annonce en disant
04:26« Les commerçants, pour samedi prochain, vous devez prendre des vigiles à votre charge. »
04:32Et en fait, là, je pense qu'on s'est senti totalement abandonné, ce qui était déjà le cas, vu
04:36ce qui s'est passé samedi dernier.
04:38Et il y a eu, nous, un énorme, énorme panique avec des rumeurs assez importantes,
04:42disant que tous les quartiers qui n'étaient pas protégés allaient être les quartiers ciblés.
04:47Et donc, vous vous êtes mis à vider votre magasin, tout simplement ?
04:51Là, on s'est dit, si maintenant, on doit prendre à nos frais les vigiles ou avoir des barricades.
04:58Donc, ce qu'on voit aujourd'hui, en fait, toutes les protections qui sont plutôt couleur beige sur les magasins.
05:03Donc, ça coûte entre 800 et 2000 euros pour un commerçant.
05:06Donc, il doit ensuite, normalement, retirer à partir du lundi, s'il va avoir un minimum de lumière.
05:14Ou sinon, il considère qu'il le garde qu'à la fin des émeutes ou des débordements.
05:19Et donc, dans ces cas-là, il va rester « enfermé » dans le noir.
05:23Donc, tout ça représente un coût.
05:24Et nous, en fait, on a jaugé la situation, plus la panique de nos vendeurs et de nos vendeuses.
05:30Et on s'est dit qu'il valait mieux aller fermer la justice samedi.
05:33Donc, vous avez anticipé.
05:34Vous avez fermé.
05:35Donc, chiffre d'affaires en moins.
05:37Chiffre d'affaires en moins.
05:38Un état de panique jeudi, vendredi et samedi.
05:42Franchement, pour ne pas dire...
05:43Enfin, on était quand même tous dans un état catastrophé.
05:46Un état, un, de se dire que l'État n'est pas capable de nous protéger.
05:49Deux, d'incertitude totale.
05:52Trois, je crois, de fatigue après le Covid, les gilets jaunes.
05:55Enfin, on a tellement surmonté de choses
05:59que là, on s'est dit, mais ce n'est pas possible.
06:01On est reparti encore.
06:03Et on sait que quoi qu'il arrive, quand bien même,
06:05on n'est pas menacé directement.
06:08On sait que là, il y a une morosité ambiante.
06:10Il y a une tétanie.
06:11Il y a une peur.
06:12Et donc, forcément, un baisse de la consommation, quoi qu'il arrive.
06:15Vous craignez que ça recommence ?
06:17Là, comment vous...
06:17C'est quoi votre feuille de route, Claire, pour les prochaines semaines ?
06:22Là, nous, on fait day by day.
06:23Donc, aujourd'hui, on est soulagé
06:25parce qu'on est ravis de voir que les manifestations sont bien passées.
06:28On félicite les forces de l'ordre.
06:29Et on est aussi ravis de voir que cette France peut contester dans le calme.
06:34Maintenant, on sait que c'était un moment de répit,
06:36que les forces de l'ordre ne pourront pas être aussi nombreuses
06:41tous les samedis à Paris.
06:43On sait qu'il y a d'autres villes qui ont été quand même encore assez impactées
06:46et que ça a beaucoup chahuté.
06:49Donc, non, aujourd'hui, on a retiré une partie de nos stocks
06:50pour protéger les ventes de novembre-décembre.
06:52Et on attend comme tout le monde.
06:54Et on compte, comme on l'a souligné, sur la solidarité,
06:56sur les ventes digitales.
06:58On a aussi, nous, des messages adorables tout le week-end.
07:01Donc, c'est vrai que ça fait chaud au cœur de ne pas se sentir seul.
07:03Même là, ce que vous faites aujourd'hui, cette émission,
07:06merci mille fois parce qu'il faut aussi mettre en lumière.
07:08Moi, j'ai entendu des gens dire
07:10« Oui, mais bon, les commerçants, il y a les assurances. »
07:14J'aimerais quand même rappeler que les assurances,
07:16un, déjà, à un moment, elles n'ont pas été capables de soutenir.
07:19De tout supporter, bien sûr.
07:20De tout supporter.
07:21Deuxièmement, elles ne remboursent pas tout.
07:22Et troisièmement, quand on a mis une vie entière à avoir un projet
07:26et qu'on se rend compte que sa vitrine est saccagée,
07:29que les stocks sont pillés,
07:30c'est des métiers qui s'écroulent, c'est des vies qui s'écroulent.
07:33Et ça, il n'y a pas une assurance qui pourra nous apporter soutien.
07:37Donc, il faut arrêter d'avoir ces réflexes,
07:39de dire « Ce n'est pas grave, il y a l'assurance. »
07:41Nous, si notre vitrine est pillée,
07:43ou même quand on voit les vitrines des autres,
07:45mais c'est un coup de poignard.
07:48C'est un cauchemar.
07:49Franchement, c'est un...
07:51Et nous, on est la France qui travaille,
07:53on est la France qui se bouge,
07:54on emploie les gens,
07:56on est là avec nos rêves
07:57et nos envies de petites, de moyennes ou de grandes entreprises.
08:00Et c'est inadmissible de considérer les gens
08:02qui se disent « Mais ce n'est pas grave,
08:04ce n'est que du matériel. »
08:06Merci Claire Moujnolaine.
08:07On prendra régulièrement de vos nouvelles
08:08et puis vous reviendrez évidemment dans la France Bouge.
08:11Bon courage, on est avec vous, fondatrice.
08:13C'est CEO de Luz et de Muse Society.
08:17Justement, autre boutique pillée,
08:20parce que ce soir, on donne la parole aux commerçants sur Europe 1.
08:22On vous soutient, on vous accompagne.
08:24C'était le 17 octobre, ils ont tout pris,
08:26ils proposent des accessoires pour vélo,
08:28ça s'appelle « Je suis à vélo ».
08:29Bonsoir, Léon Garnier.
08:32Bonsoir, vous allez bien ?
08:33Ça va ?
08:33C'est surtout moi qui vais vous demander comment ça va.
08:36Écoutez, ça va.
08:37On essaie de s'en sortir, de sortir la tête de l'eau.
08:40On essaie de rester positif.
08:42Il faut rester positif.
08:43Vous, la boutique a été vandalisée dans la soirée du 17 octobre
08:45et vous avez lancé immédiatement une cagnotte.
08:52C'est bien ça.
08:53Donc, effectivement, on a découvert le dimanche matin
08:55en arrivant à la boutique avec l'équipe
08:57que tout avait été saccagé, vidé, pillé, cassé,
09:01tous les termes que vous pouvez employer, en fait.
09:05Et on a très vite vu qu'il pouvait y avoir un élan de solidarité
09:09de première part grâce aux riverains, en fait,
09:12qui sont tout de suite venus nous aider.
09:13Et on s'est dit que ce n'était pas une si mauvaise idée que ça,
09:17finalement, de lancer une cagnotte de soutien
09:19pour nous permettre de nous relancer le plus rapidement possible.
09:23Parce que vous, c'est 40 000 euros de stock perdu, c'est ça ?
09:26C'est ça.
09:27Alors, en stock perdu, oui.
09:28Le matin, quand on est arrivé, de base, on avait 50 000 euros.
09:32Mais je crois qu'il y a un expert qui doit passer pour tout évaluer.
09:35Vous êtes en plein dedans, finalement.
09:38C'est exactement ça.
09:39Donc, l'équipe passe mercredi.
09:40Donc, ça fait déjà 10 jours que la boutique est à l'arrêt.
09:44On va estimer le préjudice total entre le vol et le cassage
09:49entre 40 et 100 000 euros.
09:51Alors, cette cagnotte, vous avez lancé la cagnotte.
09:54Elle a déjà récolté combien ?
09:57Alors, oui, cette cagnotte, on l'a lancée il y a à peu près une semaine.
10:01Il y a eu plus de 700 contributions.
10:03Donc, c'est énorme.
10:05On ne s'attendait vraiment pas à un tel élan et un tel soutien.
10:09Et on est là à peu près à 15 000 euros de dons.
10:12Donc, ça fait quand même chaud au cœur.
10:14Comment pouvez-vous vous aider, cette cagnotte ?
10:16Ça s'appelle comment ?
10:17C'est une cagnotte sur l'e-site, tout simplement, sur le site.
10:24Voilà, donc, on peut nous aider en donnant des petits dons.
10:28Il n'y a pas de montant minimum, bien sûr.
10:30Mais ce qui est aussi important, c'est de nous soutenir aussi moralement.
10:34Donc, on a une deuxième boutique à Paris.
10:35On a reçu beaucoup de soutien.
10:36Beaucoup de gens sont passés nous faire un bonjour.
10:40Et ça aussi, ça, effectivement, ça nous met du beau mot au cœur.
10:42Merci, Léon Garnier.
10:44Employé, vous êtes associé de la boutique JeSuis.
10:47Zavello, vous restez avec nous.
10:49On va découvrir On Se Relève avec vous, Saïf Rouman.
10:52Vous aidez tous les commerçants aussi.
10:54Ça a été monté il y a tout juste une semaine.
10:57Petite pause après Everybody's Changing de Kine sur Europe 1.
11:01A tout de suite.
11:22You say you wonder your own life.
11:33But when I think about it, I don't see how you can.
11:43You're aching, you're breaking
11:48And I can see the pain in your eyes
11:53Since everybody's changing and I don't know why
11:59And I don't think I can.
12:20Stay awake and remember my name
12:24But everybody's changing and I don't feel the same
12:44You're gone for all years
12:48You're gone for all years and you'll disappear
12:50Fading into beautiful light
12:54Cause everybody's changing and I don't feel the same
13:05Cause everybody's changing and I don't feel right
13:16Trying to make a move and try to make a move
13:18Trying to make a move just to stay in the game
13:20Trying to make a move just to stay in the game
13:21I try to stay awake and remember my name
13:25But everybody's changing and I don't feel the same
13:31I try to make a move just to stay in the game
14:01Trying to make a move just to stay in the game
14:06Trying to make a move just to stay in the game
14:07I try to stay awake and remember my name
14:11Everybody's changing and I don't feel the same
14:22Everybody's changing and I don't feel the same
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14:33Everybody's changing
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