- il y a 2 mois
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:05Vous êtes bien sûr Europe 1 dans la France bouge, bienvenue si vous nous rejoignez, nous sommes ensemble jusqu'à
00:1021h30.
00:11Ce soir on parle de notre qualité de vie au travail qui passe par ces petits moments informels.
00:16Parmi ces moments informels il y a la cantine, la cantine avec un acteur français qui existe depuis 12 ans.
00:23Foodle, son fondateur, son président est parmi nous ce soir, Mickaël Ormancet, qui a bousculé les cantines traditionnelles avec ses
00:31offres.
00:32Au départ c'était des frigos connectés, désormais il y a trois offres, on peut commander en ligne.
00:37Il y a toujours le frigo intelligent mais aussi les comptoirs où on peut venir se servir.
00:42Vous avez combien de clients aujourd'hui, combien d'entreprises clientes ?
00:44On en a à peu près 650.
00:45650 entreprises, donc vous êtes venu bousculer un peu les acteurs classiques et traditionnels.
00:52Il n'y en avait qu'un ou deux sur le marché auparavant.
00:55Les acteurs traditionnels.
00:56Les gros, les gros.
00:57Les gros, il y en a en France, il y en a quatre ou cinq.
01:00Quatre ou cinq.
01:00Et vous, vous êtes venu un peu bousculer tout cela.
01:04Nous sommes toujours avec Catherine Rouanet, la cofondatrice, la directrice générale de Now, qui est la start-up de ce
01:10soir.
01:10Dans un instant, toujours dans cette qualité de vie au travail, on va parler de Napanup, de ces micro-siestes
01:16pour les salariés.
01:18Et nous sommes avec Christelle Gimaret, la coche de ce soir, la présidente, la fondatrice d'Ecoclean, en demande.
01:24On était en train d'évoquer Now, qui est en train de remettre la consigne au goût du jour pour,
01:29notamment, les salariés au sein des cantines.
01:32Mais ça peut être dans d'autres endroits.
01:33Ça peut être aussi dans les cantines scolaires, j'imagine.
01:35Dans les cantines scolaires, effectivement.
01:37C'est bien d'apprendre aux enfants maintenant.
01:40Dans tous les cruces.
01:42Donc, des adultes qui prennent à emporter aussi le midi.
01:45Et les cruces, arrêtez d'acheter de l'usage unique sur leur repas emporté.
01:52Et puis, on est également dans les supermarchés.
01:57Donc, vraiment, dans votre supermarché, vous allez acheter votre chute pomme dans des bouteilles standardisées et réemployables.
02:04Parmi vos demandes, et c'est pour ça que vous êtes parmi nous ce soir sur Europe 1,
02:08c'est aussi comment faire pour qu'il y ait plus de clients.
02:11Comment développer et accélérer les ventes.
02:15Christelle avait une idée formidable.
02:17Moi, je suis d'accord, mais c'est de customiser en quelque sorte les contenants pour pouvoir faire parler, faire
02:23connaître Now.
02:24Et puis, il y a aussi autre chose, c'est vendre le réemploi autrement.
02:28C'est-à-dire le transmettre que finalement, c'est assez simple à faire.
02:33Oui, oui, là, clairement, quand on regarde votre contenant, je ne vois pas votre marque nulle part.
02:38Oui, mais c'est tout petit.
02:39Là, comme ça, je suis loin, je ne me dis pas, tiens, la nana là-bas, c'est quoi son
02:42contenant ?
02:43Je ne vois pas.
02:43Alors que si, ça a flashé, machin, enfin, un peu comme toutes les marques qui ont une mascotte,
02:47il faudrait qu'ils soient identifiables.
02:50Enfin, moi, c'est ce que je ferais.
02:51Un logo ?
02:52Un logo ou une figurine ou un univers ou...
02:56Une histoire, oui.
02:57Une histoire, quelque chose qui fait que ce n'est pas juste un bocal en verre, en fait.
03:02Et puis, je pense que le plus important, c'est toujours partir de vos clients et de vos usagers.
03:08Vos usagers, eux, ils sont convaincus puisqu'ils le font.
03:11Ils se sont aperçus que c'était finalement très simple d'usage.
03:14Ils ne se posent pas les mêmes questions que moi, à savoir si je vais être obligé de me galérer
03:17à laver mon truc,
03:18le ramener, le port.
03:20Tout ça, c'est très clair et ils le maîtrisent.
03:22Donc, effectivement, peut-être créer, je ne sais pas, une communauté, par exemple.
03:26Et puis, vos clients, eux, signataires, je pense que ça va plus vite à faire signer.
03:30Quand ça remonte, et je pense que c'est un peu vous, ce que vous avez vu sur vos cantines,
03:33vos frigos, etc.
03:34Quand ce sont les salariés de l'entreprise qui réclament, j'ai envie de dire, le chef, il va s
03:40'adapter.
03:41Donc, si vous avez dans un groupe hospitalier, je ne sais pas, 200 personnes qui disent,
03:44mais moi, je ne comprends pas pourquoi on n'a toujours pas la consigne now,
03:48peut-être que ça va déjà remonter, frétiller à leurs oreilles.
03:51Donc, déjà, vous aurez peut-être une première brèche, déjà une écoute.
03:54Et puis après, moi, je pense qu'il faut les challenger entre eux, de dire,
03:58voilà, vous, vous avez gagné, je ne sais pas moi, un mois de cantine,
04:02enfin, de consigne gratuite pour vos clients,
04:07parce que vous avez été le crousse le plus vertueux,
04:10qui a fait le plus de réemplois.
04:14Et puis aussi, une autre alternative, peut-être,
04:17au lieu d'y aller en frontal, en disant, voilà, moi, j'arrive, je suis là,
04:21et je vous vends une solution.
04:23Peut-être la faire essayer, un pilote,
04:25alors pas gratuitement, parce qu'apparemment, ça ne marche pas quand c'est gratuit,
04:29mais puis ça vous coûterait trop cher, je pense.
04:33Et quand c'est gratuit, il y a peut-être moins de valeur aussi.
04:35Voilà, aussi.
04:36Mais un pilote, de dire, voilà, vous vous engagez sur trois mois,
04:39et après, on fait le point.
04:41Et justement, avec tout le buzz, etc.,
04:44peut-être qu'au bout de trois mois, vous signez.
04:46C'est-à-dire, en fait, vous faites essayer, au lieu de vendre le...
04:48Moi, je reste persuadée que si on a testé,
04:50c'est là où on est convaincu, évidemment.
04:52Vous en pensez quoi, Michael Ormonsté, patron de Foodles ?
04:55Non, puis surtout, c'est beaucoup plus agréable
04:57de déjeuner dans un contenant réutilisable, permanent,
05:01que de déjeuner dans une barquette en plastique.
05:03Ou même en bambou, je ne sais pas quoi,
05:07c'est un goût, c'est pas bon.
05:09Et ça coûte cher.
05:09Je suis d'accord, en bambou, c'est pas bon.
05:11C'est immonde, en bambou, c'est le pire, je crois.
05:13C'est vrai.
05:13Pourtant, c'est des innovations, mais ce n'est pas encore le cas.
05:17C'est bien l'écologie, mais il faut que ça reste gustativement parlant.
05:22Michael Ormonsté, vous êtes le fondateur et le président de Foodles,
05:24vous êtes parmi nous ce soir.
05:25Quand vous avez démarré il y a 12 ans,
05:27il paraît que vous avez fait quasiment du porte-à-porte dans les entreprises
05:31pour éprouver votre modèle.
05:32Est-ce que vous avez une cantine ?
05:33Est-ce que...
05:35Qu'est-ce qui est bon, qu'est-ce qui est pas bon ?
05:36Est-ce qu'à partir de là, vous avez élaboré des plats ?
05:39Vous vous êtes dit, tiens, je vais...
05:41Là, il y a tel ou tel plat, on va le bannir complètement, on va mettre ça.
05:44Comment vous sont venues les idées pour être créatif
05:47et donc avoir une valeur ajoutée par rapport à ce qui existait déjà ?
05:50Ce qui est sûr, c'est qu'on est à l'écoute de nos clients
05:54et que l'entreprise, elle s'est développée en fonction des feedbacks
05:59qu'on a eus sur la qualité de nos offres alimentaires,
06:02sur la qualité de nos services proposés.
06:03Mais c'est quoi, par exemple, votre produit ?
06:04On s'est dit, on va signer tout de suite avec eux.
06:06Est-ce qu'il y a un plat en particulier qui vous définit ?
06:10Il n'y a pas forcément un plat, mais c'est un usage.
06:12En fait, on est allé voir des entreprises qui n'avaient pas de service de restauration.
06:15On leur a dit, maintenant, avec le modèle Foodles,
06:17vous pouvez déployer assez facilement un service de restauration en interne
06:20avec tous les bienfaits que ça apporte.
06:22Et on a eu nos premiers clients comme ça.
06:24Et ensuite, vous vous parliez tout à l'heure,
06:26il y avait dans le micro-trottoir des personnes qui parlaient de la diversité.
06:29On a démarré, on proposait chaque semaine uniquement que 5 plats différents.
06:34Progressivement, on est monté de 5 à 10, de 10 à 15.
06:36On a complété ça par une marketplace qui apporte encore beaucoup plus de diversité.
06:41Et aujourd'hui, le choix est réel.
06:43Il y a à peu près une trentaine de choix différents
06:45si on regarde l'intégralité de nos offres sur la semaine.
06:47Mais pas par entreprise.
06:49Pas par entreprise.
06:49L'entreprise, elle en choisit quoi ? 3 par jour ?
06:51Alors, ce n'est pas vraiment l'entreprise qui choisit.
06:54C'est le salarié en direct ?
06:56Alors, le salarié, il peut choisir directement le repas
06:58qu'il a envie de commander directement sur notre offre en ligne.
07:01En revanche, nous, on met à disposition les repas dans les frigos
07:05et ensuite, en fonction de ce qui est consommé, on adapte l'offre.
07:08Ça, c'est pour les frigos et pour le comptoir ?
07:10Et pour les comptoirs.
07:11Quand vous avez du personnel foodles qui va servir les salariés ?
07:14Oui, ensuite, on a une offre de barre à salade.
07:16Donc là, j'ai envie de dire, le choix est infini
07:19parce que chaque collaborateur va faire sa salade.
07:21Et ensuite, sur la partie plat du jour,
07:23on a deux plats du jour différents par jour.
07:25Mais c'est complété avec l'offre de frigo qu'on a à côté.
07:29Donc, l'un dans l'autre, le choix est quand même assez important.
07:31Comment vous regardent les géants ?
07:32Ils n'ont pas essayé de vous racheter déjà ?
07:34On a des contacts assez réguliers, en tout cas, avec eux.
07:38Personne n'a essayé de nous racheter jusqu'à présent.
07:41On est très heureux, en tout cas, en étant autonome.
07:43Vous pouvez rester autonome et ne pas être racheté pour l'instant.
07:46En fait, on est sur un marché qu'ils avaient délaissé,
07:50de par leur modèle.
07:51Leur modèle, c'est beaucoup d'investissement,
07:53beaucoup de frais de fonctionnement.
07:54Donc, nous, entre le 20 repas par jour et le 300 repas par jour,
07:57c'est un modèle où les géants ne sont peu.
07:58On va faire le petit quiz de la France Bouge,
08:00Mickaël Ormancet.
08:01Je vous pose des petites questions, vous répondez un peu rapidement.
08:04C'est parti.
08:04Mickaël Ormancet, vous êtes plutôt déjeuné rapide devant l'ordinateur
08:07ou vraie pause de 46 minutes,
08:10parce que c'est la durée moyenne, avec les collègues ?
08:12Vraie pause.
08:13Le plat que vous pourriez manger plusieurs fois par semaine
08:17au travail sans vous lasser ?
08:19Le plat qui revient typiquement chez vous, par exemple, chez Foodles ?
08:22On va dire un plat assez gourmand,
08:24je dirais des lasagnes végétariennes.
08:26Vous êtes plutôt plat du jour, salade composée ou sandwich ?
08:29Plat du jour.
08:30Vous êtes du genre à regarder le menu avant de venir déjeuner à la cantine
08:33ou à choisir au dernier moment, au moment où vous y trouvez ?
08:36Le menu.
08:37Et je change plusieurs fois d'avis dans la matinée,
08:39et je rechange d'avis.
08:39C'est un sujet, c'est-à-dire qu'on travaille,
08:41mais à côté de ça, la petite musique est dans la tête,
08:43qu'est-ce que je vais déjeuner à midi ?
08:44Le plat qui vous rappelle immédiatement vos déjeuners à la cantine
08:46quand vous étiez enfant à l'école ?
08:50On va dire des légumes avec peu de goût.
08:54Avez-vous déjà goûté un plat Foodles
08:56en vous faisant passer pour un salarié ?
08:59Lambda.
09:00Non, pas encore.
09:01Si vous deviez résumer Foodles en un mot ?
09:06Je dirais réconfortant.
09:09On ne pense pas à ça avec la cantine,
09:11c'est intéressant comme au réconfortant.
09:12Et dans 10 ans, la cantine d'entreprise existera-t-elle toujours
09:15sous sa forme actuelle ?
09:17Bien sûr.
09:18Elle va évoluer, elle va innover,
09:19mais en tout cas, la cantine d'entreprise,
09:21je trouve que c'est assez central et ça fait partie de notre culture.
09:24Merci, Michael Orman,
09:25c'est pour ce quiz écrit par César Dion.
09:28Vous savez qu'on a quelques mois de l'élection présidentielle
09:32et donc chaque soir dans la France Bouge,
09:35on s'interroge avec les entrepreneurs
09:37autour de la table sur les raisons d'espérer ici en France.
09:41Et donc, c'est votre tour.
09:49Alors, y a-t-il des raisons d'espérer
09:51quand on est entrepreneur en France en 2026,
09:552027 bientôt ?
09:56Bien sûr, je pense que la France est un pays formidable,
09:59en tout cas, pour innover.
10:01J'ai créé l'entreprise il y a 12 ans,
10:03j'ai été accompagné par des associations
10:07qui m'ont mis à disposition des prêts à taux zéro,
10:10qui m'ont mis à disposition, on va dire, des accompagnateurs, des coachs.
10:14Et ensuite, on a un organisme formidable
10:17qui s'appelle la BPI
10:19qui aussi vous accompagne à chaque stade de votre développement.
10:22Et ça, on ne s'en rend pas compte,
10:23mais c'est unique en France.
10:24Donc, quand demain, vous avez une idée,
10:26vous avez l'envie d'entreprendre,
10:28il y a toutes les structures nécessaires
10:30pour vous accompagner, pour vous épauler.
10:32Et quand on vous parle de dette,
10:34quand vous voyez toute cette instabilité,
10:35quand vous voyez toute l'instabilité politique, géopolitique,
10:39est-ce que ça ne vous effraie pas ?
10:41Si aujourd'hui, vous deviez monter votre boîte,
10:42vous le feriez en France ?
10:44Oui, parce que je pense que quand on est entrepreneur,
10:46il y a une part de nous qui est optimiste,
10:50qui est ambitieuse.
10:51Donc, si on écoute globalement tout ce qui se passe,
10:53à bout d'un moment, on se décourage, on ne le fait pas.
10:54Donc, on n'écoute plus ?
10:56Exactement.
10:56Donc, on n'écoute plus et on avance.
10:58Christelle Mijimaret, j'avais envie de vous poser la question,
11:00parce que Christelle est entrepreneur,
11:02elle est fondatrice des Coqlinantes de Mande.
11:04On a des raisons d'espérer en France ?
11:06Oui, heureusement.
11:08Après, on n'y croit pas tous.
11:10Moi, je suis assez sceptique sur le passage à l'échelle de nos entreprises, en fait.
11:14C'est-à-dire qu'effectivement, comme vous dites,
11:16pour créer, il n'y a pas meilleur pays que la France.
11:19Pour développer, il n'y a pas meilleur pays que la France.
11:21C'est le seul pays où vous avez des parachutes dans tous les sens.
11:24Mais dès que vous passez à l'échelle, voire à l'international,
11:27là, il n'y a plus personne.
11:28Et c'est là où c'est dommage,
11:29parce que tous les géants qui deviennent des géants
11:31sont obligés soit de se faire acheter par des entreprises américaines
11:35ou étrangères.
11:37Et on perd nos cerveaux, on perd nos savoirs.
11:40On le voit dans l'industrie,
11:41on le voit dans pas mal de domaines,
11:43et on commence à le voir, notamment dans l'IA.
11:46Moi, je donne ma main à couper
11:48qu'il n'y a pas de géant français qui va émerger.
11:50Donc, vous, c'est plutôt mitigé par rapport à...
11:52C'est dommage, parce qu'en réalité,
11:54c'est à ce stade-là qu'il faudrait qu'il y ait
11:55beaucoup plus d'accompagnement,
11:57et notamment via les financements
11:58et une fiscalité qui soit claire et stable.
12:02Allez, vous restez avec nous
12:03autour de la table de la France Bouge.
12:04On est fiers de mettre en avant
12:06ce qu'ils font ici en France.
12:07Et on va prendre des nouvelles
12:08d'un membre de la grande communauté de la France Bouge.
12:11Ce sera avec vous, Camille Desclés,
12:12cofondatrice de Nap & Up.
12:13Vous, grâce à vous, on peut faire des micro-siestes
12:15dans la journée, au travail.
12:17Mais pas que.
12:18Mais pas que.
12:18D'abord, on écoute Etienne Dao
12:20et Dany comme un boomerang sur Europe 1.