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00:00Europe 1, la France bouge, 20h30, 21h30, Elisabeth Assayag.
00:06Vous êtes bien dans la France bouge, nous sommes ensemble jusqu'à 21h30 sur Europe 1.
00:10Et ce soir, si vous ne savez pas quoi faire pendant les vacances de la Toussaint,
00:13et même après, on vous invite à découvrir le Puy du Fou, ce phénomène mondial,
00:21ce parc d'attractions, 3 millions de visiteurs en 2025.
00:25C'est le deuxième site de parc à thèmes le plus fréquenté en France.
00:30Derrière, Disneyland Paris, devant le parc Astérix, avec un chiffre d'affaires en hausse, évidemment.
00:36Et nous sommes avec Nicolas Devilliers, le président du Puy du Fou.
00:39On parle rarement de chiffre d'affaires quand on parle du Puy du Fou.
00:41Oui, c'est vrai, parce que nous, ce qui nous intéresse, c'est les émotions et pas les chiffres.
00:45Oui, mais un petit peu quand même.
00:46Mais en effet, nous avons une croissance qui nous permet aujourd'hui d'avoir un chiffre d'affaires de 300
00:51millions d'euros à peu près.
00:54Avec, dans les cinq dernières années, un chiffre d'affaires qui a doublé.
00:57Et donc, le Puy du Fou grandit beaucoup, et notamment grâce à son développement à l'international.
01:01En août dernier, il y a le président de la République qui a annoncé un projet de 3 parcs à
01:05thèmes à Sergi Pontoise,
01:07porté par des investissements saoudiens, à hauteur, je crois, de 6 milliards d'euros, 22 000 emplois.
01:13C'est ce qu'a annoncé l'Elysée, avec Dragon Ball, associé publiquement à ce projet.
01:18Bon, alors qu'il est, les ayons droits, non, japonais, rien n'a abouti.
01:22Mais vous, Nicolas Devilliers, comment, est-ce que ce serait une bonne nouvelle si un jour, il y a l
01:28'arrivée d'un tel parc, est-ce que ce serait un concurrent ?
01:31Comment vous percevez cela, ces investissements et ce genre de décisions ?
01:35Alors là, déjà, on est dans la réalité virtuelle, puisque l'Elysée, qu'a le sens du spectacle, a annoncé
01:39un projet qui, finalement, n'avait ni les financements ni les licences.
01:42Donc, je ne sais pas si on peut vraiment faire une discussion sur un sujet qui n'aura pas lieu.
01:47Mais en effet, pour vous répondre, plus les Français vont dans les parcs, plus, finalement, ils viendront au Puy du
01:52Fou.
01:52Donc, nous, on considère quelqu'un qui est allé à Disney, et même quelqu'un qui est allé au Louvre
01:56ou à Versailles, viendra au Puy du Fou.
01:58Donc, finalement, on ne voit pas les choses comme une concurrence.
02:01Donc, il n'y a pas véritablement de concurrence, parce que tôt ou tard, lorsque vous avez fréquenté un parc,
02:06ça veut dire que vous viendrez au Puy du Fou.
02:07Et moi, je me souviens, il y a quelques mois, vous aviez lancé un appel pour accompagner et soutenir le
02:14château de Chambord, qui a été refusé par l'État.
02:17Donc, est-ce qu'il n'y a pas une... Vous d'abord, vous en êtes remis ?
02:19Ah oui, oui, totalement remis. Vous savez, moi, ça m'aurait coûté plus qu'autre chose.
02:24Mais simplement, je pense qu'il faut absolument que le patrimoine français puisse non seulement survivre, mais qu'il puisse
02:31trouver des modèles de financement à travers le tourisme privé,
02:34les visiteurs qui, comme au Puy du Fou, permettent un modèle privé de se développer.
02:40Et donc, là, on est dans une logique seulement publique, où finalement, c'est l'argent du contribuable.
02:44C'est l'argent public qui finance beaucoup de lieux de patrimoine dont l'État a la charge.
02:49Je trouve ça très sain, mais je trouve que lorsqu'on peut trouver des modèles qui permettent d'éviter d
02:55'alourdir les charges de l'État, pourquoi ne pas les rechercher ?
02:58Donc, ça veut dire que peut-être que vous allez encore peut-être rechercher à accompagner, soutenir d'autres châteaux,
03:03d'autres joyaux de notre patrimoine ?
03:05Ah, vous me posez une très bonne question, parce qu'en effet, nous sommes très sollicités par très nombreux châteaux
03:09privés, mais aussi appartenant à des collectivités locales, par exemple,
03:12et qui nous demandent de l'aide pour essayer de mettre en valeur leur lieu, alors qu'ils ont déjà,
03:17d'ailleurs, des visiteurs, mais souvent, ils peinent à mettre en valeur ces lieux-là.
03:22Et ça me touche beaucoup, et j'aimerais bien qu'un jour, on puisse peut-être leur répondre.
03:26Pour l'instant, ça n'est pas encore à l'ordre du jour, mais pourquoi pas ?
03:29On en a besoin ?
03:30Je crois qu'on en a besoin, parce que, vous savez, on dit que la France est devenue un musée.
03:33Moi, je crois que la France doit devenir un spectacle vivant et non pas un musée, parce que le musée,
03:37c'est un modèle qui a été inventé au XIXe siècle.
03:39C'est un modèle qui est finissant, on l'a entendu, on a entendu des visites sur le sujet, bien
03:43sûr.
03:43C'est totalement figé, on tue les objets deux fois, une fois qu'on les met sous le vitre, ils
03:47meurent une seconde fois.
03:48Moi, je crois que l'avenir appartient au spectacle vivant, c'est-à-dire la traduction de ce que vous
03:53avez sur votre téléphone,
03:54à travers les plateformes qui vous proposent tout un contenu, mais sur un écran.
03:58Eh bien, nous, on le rend réel, pour le coup, sans écran, avec la présence vivante, avec les effets spéciaux
04:03majeurs.
04:04Et donc, je crois beaucoup à ça pour mettre en valeur des lieux de patrimoine.
04:07C'est pour ça que vous vous internationalisez, on vous regarde différemment.
04:13Vous êtes le Français qui cartonnait chaque année avec des records historiques.
04:18Vous êtes présent en Espagne. En Espagne, on raconte l'histoire de l'Espagne.
04:23L'histoire de l'Espagne, c'est une architecture espagnole.
04:25C'est ça, on a pris le modèle artistique du Puy du Fou.
04:27Et je suis allé chercher des histoires espagnoles, des héros espagnols, la nourriture, les architectures,
04:32tout est espagnol en Espagne.
04:33C'est la force du Puy du Fou, c'est que c'est un modèle universel qui peut en effet
04:37s'enraciner dans d'autres cultures.
04:38Et c'est ça aussi l'objectif pour les années qui viennent.
04:41Et bientôt, ce sera où, le prochain ?
04:42Le prochain, ce sera probablement l'Angleterre.
04:45Si on a les feux verts anglais, bien sûr, on les attend pour peut-être la fin de l'année,
04:48on ne sait pas encore.
04:49Mais en tout cas, dès qu'on aura ces feux verts, on pourra annoncer vraiment de manière ferme
04:54le lancement d'un projet en Angleterre.
04:55On va revenir à la start-up de ce soir, Xavier Delavega, producteur et cofondateur de Marelle Studio,
05:00qui nous expliquait que grâce à la réalité augmentée, on se déplace dans des lieux
05:10et là, on découvre l'histoire du patrimoine.
05:13Vous avez un besoin, c'est pour ça aussi que vous êtes dans la France Bouge
05:16et nous, on aime tendre la main à celles et ceux qui se lancent.
05:19Je vous laisse poser votre question à David Smadja.
05:21Comment pouvons-nous vous aider ?
05:23Comment une entreprise comme Marelle Studio peut-elle gagner en visibilité
05:26pour toucher plus de lieux patrimoniaux et culturels ?
05:28Comment se faire connaître, en gros ?
05:30C'est encore une très bonne question, j'adore ce format.
05:33Mais vous avez travaillé, David, je le vois.
05:35Oui, oui, j'adore ça.
05:37Le premier conseil que je peux donner, c'est vraiment aller là où finalement la profession se trouve.
05:41Vous avez quand même aujourd'hui...
05:43Dans les musées, les...
05:43Vous avez même finalement aujourd'hui des salons où vous allez retrouver toute la profession
05:48et tous les conservateurs.
05:50Donc, vous avez le système qui se déroule au Carousel du Louvre
05:53où vous allez voir tous les directeurs qui vont vraiment voir ce qui se fait de nouveau.
05:57Et je pense sincèrement que vous avez votre place là-bas.
06:00Et aussi, vous avez des clubs et vous avez un club qui se nomme Club Innovation et Culture
06:04qui est vraiment un réseau de plus de 50 institutions culturelles
06:07et qui va organiser des rencontres, notamment sur des projets numériques.
06:10Parce que c'est un projet numérique aujourd'hui que vous portez.
06:13Je pense que, évidemment, tous les conservateurs, vous en avez quand même beaucoup qui sont à la page,
06:19mais vous en avez d'autres qui ont besoin de connaître ces solutions-là
06:21parce qu'on a parfois même encore du mal à comprendre la différence entre réalité augmentée, réalité virtuelle.
06:26Et je pense que vous y gagnerez.
06:27Le deuxième point, c'est aujourd'hui, gagner en visibilité,
06:32c'est de trouver aussi des moyens de conclure avec l'acheteur public.
06:35Parce que l'acheteur public reste un tout petit peu réticent systématiquement
06:38parce qu'on connaît les restrictions qui sont aujourd'hui des restrictions budgétaires.
06:42Et il faut aller les rencontrer avec un plan d'action.
06:45Et notamment un des plans d'action sur lequel j'ai travaillé,
06:49c'est potentiellement aller faire financer votre expérience par du mécénat.
06:52Parce qu'on appelle aujourd'hui du mécénat d'entreprise.
06:56Évidemment, c'est une loi qui permet précisément de répondre à cela.
07:00C'est-à-dire qu'aujourd'hui, une entreprise qui va faire un don à un musée
07:03ou à un espace culturel,
07:06simplement pour que cet espace puisse aujourd'hui y associer,
07:10y développer un projet d'innovation,
07:12permettra à cette entreprise d'avoir évidemment une réduction d'impôts significative.
07:17Donc si vous allez voir...
07:18Il faut montrer à l'autre son intérêt.
07:19Il faut montrer à l'autre son intérêt.
07:21Et ça permet aussi à cette entreprise-là, grâce au mécénat,
07:24de donner de la visibilité également à cette entreprise
07:26dans le cadre du projet culturel que vous allez monter.
07:28Donc c'est aussi une manière finalement d'apporter votre plan à ces lieux.
07:35Et évidemment, il faut aussi aller rencontrer ceux qui dirigent plusieurs lieux.
07:39Parce que vous avez aujourd'hui...
07:40J'avais noté que Paris Musée, avec lequel vous avez déjà travaillé,
07:43c'est quand même 14 musées et une seule direction.
07:45Vous travaillez quand même avec le Musée de la Résistance de Limoges,
07:47le Musée de la Libération de Paris, le Château de Marmande.
07:50Il y a des beaux...
07:51Le Musée de Frennes, oui, effectivement.
07:53Des beaux endroits que vous avez déjà accompagnés.
07:56Oui, et nous participons évidemment à des salons, comme le CITEM.
08:01D'ailleurs, nous avons été...
08:03C'est quoi le CITEM ?
08:04Le CITEM, c'est le salon qui se déroule justement au Carousel de Louvre
08:10où figurent tous les responsables de musées, les scénographes, etc.
08:13Ce qui sont un peu les donneurs d'ordre, en fait, dans le domaine de la scénographie.
08:17Antoine de Suréma, on va vous découvrir dans un instant.
08:19Vous aussi, vous connaissiez Mariel Studio ?
08:22Pas du tout.
08:22Et vous êtes, vous aussi, plutôt spectacle vivant, sans que ça s'oppose ?
08:26Ou voilà, si on ne peut pas y aller, ou si on ne peut pas aller toutes les semaines ?
08:31Est-ce que ce genre de solution, ça peut aussi nous permettre de découvrir notre France ?
08:36Oui, ça, j'en suis convaincu.
08:38Alors, je suis un grand fan du Puy-du-Fou.
08:41Et alors, c'était bien de faire cette distinction entre la réalité augmentée et la réalité virtuelle.
08:45J'ai eu la chance de faire un spectacle en réalité virtuelle qui s'appelait Éternel Notre-Dame
08:50et qui est absolument exceptionnel.
08:52Et la réalité augmentée, effectivement, je pense que c'est un très bon moyen de redécouvrir notre patrimoine bâti.
08:57Yves, ça vous a marqué ? Vous avez passé un bon moment ?
08:59Tout en étant, finalement...
09:01Oui, oui, oui. Alors, ce n'est pas quelque chose que je revivrai plusieurs fois,
09:06mais effectivement, c'est un spectacle qui m'a vraiment immergé dans une histoire
09:10avec une ambiance et des décors qui étaient...
09:12Et il y a de l'émotion ? On arrive à ressentir cette émotion qu'on a dans les spectacles
09:15vivants ?
09:15Ce n'est pas la même émotion.
09:16Ce n'est pas la même émotion.
09:18Nicolas Devilliers, vous êtes le président du Puy-du-Fou ce soir sur Europe 1.
09:21Il y a un petit quiz dans La France Bouge.
09:22C'est-à-dire que je vous pose des questions rapidement et puis vous vous répondez.
09:25Tout est très, très sympa. On y va.
09:28Nicolas Devilliers, le Puy-du-Fou ne ressemble à aucun autre parc.
09:31Est-ce que votre principal défi aujourd'hui, c'est de continuer à surprendre sans jamais trahir l'identité ?
09:38Oui, exactement. C'est continuer à surprendre par des pas de côté permanents
09:43qui permettent à chaque fois d'emmener le visiteur dans un nouveau voyage.
09:47Si vous pouviez faire revivre une seule époque historique au Puy-du-Fou, laquelle choisiriez-vous ?
09:53Celle qu'on va faire revivre maintenant le grand siècle.
09:55Le spectacle que vous pourriez regarder encore et encore ?
09:59Le prochain, toujours le prochain que je vais créer.
10:02C'est vrai ? Mais donc vous ne le connaissez pas encore ?
10:04Précisément, à chaque fois qu'on va enfanter un spectacle, c'est celui qu'on aime le plus.
10:09Et le tout premier, vous avez quand même plaisir à... C'était lequel le premier ?
10:12Alors que moi j'ai créé, ça date d'il y a quelques années,
10:15mais je pense par exemple au Noce de Feu, qui est un spectacle que j'aime beaucoup.
10:19Mais je mets en scène aussi la cinécénique, qui est un spectacle qui est très très cher à mon cœur,
10:23très particulièrement.
10:24Donc tous les spectacles sont comme des enfants qu'on aime.
10:27Le Puy-du-Fou est devenu une destination internationale.
10:30Est-ce plus difficile de raconter l'histoire française à des visiteurs étrangers ?
10:34Non, parce que les visiteurs étrangers, ils arrivent avec le bagage des images d'épinales,
10:38et puis ensuite, ils embrassent très vite ce que nous leur proposons.
10:41Si vous ne pouviez dîner avec trois personnages historiques,
10:45qui serait à votre table Nicolas Devilly ?
10:47Je dirais Louis XIV, Jeanne d'Arc et Delattre.
10:53Vous avez déjà cité un spectacle en vous glissant incognito parmi les visiteurs ?
10:57Oui bien sûr, très souvent.
10:58Et là vous guettez les réactions ?
10:59Oui, je passe mon temps à le faire.
11:01Et j'adore ça parce que j'écoute vraiment ce que les gens disent immédiatement à la sortie,
11:05et ça me reconnecte vraiment en permanence avec nos visiteurs.
11:09Et vous ne vous lassez jamais ?
11:10Jamais.
11:10C'est beau.
11:11Si vous n'aviez pas exercé ce métier, vous auriez aimé faire quoi Nicolas Devilliers ?
11:15Créateur de spectacles vivants.
11:16Donc vous le faites ?
11:17Exactement, c'est le métier pour lequel je suis fait et qui me passionne.
11:21Si vous deviez jouer un rôle dans l'un des spectacles du Puy du Fou, vous prendriez quel rôle ?
11:27Peut-être à peu près tous les rôles, parce que j'aime bien tous les essayer.
11:31Peut-être un rôle de cavalier, parce que je suis ancien cavalier,
11:34et j'ai vraiment aimé monter à cheval dans les spectacles.
11:36Le Puy du Fou s'est développé à l'étranger, notamment en Espagne.
11:39Jusqu'où ça peut aller l'internationalisation de ce concept ?
11:43Jusqu'à ce que les enfants du monde entier rêvent d'aller un jour dans un Puy du Fou.
11:47Merci Nicolas Devilliers, président du Puy du Fou, un quiz écrit par César Dion.
11:58Un petit clin d'œil pour vous Nicolas Devilliers, Barbara Pravi.
12:02C'est pour moi une grande voix, c'est vraiment la scène française qui est capable de produire des vrais
12:09talents.
12:09On a beaucoup de très belles voix féminines aujourd'hui.
12:12Et Barbara Pravi, moi, me touche particulièrement à travers cette chanson.
12:15J'aime à la fois son style, mais aussi les paroles de cette chanson.
12:19Je trouve que quand on est un artiste et qu'on crée, vous savez, on s'expose et parfois on
12:24est critiqué.
12:25Pas forcément sur l'antenne d'Europe 1, mais sur d'autres antennes.
12:28Et il faut l'accepter, et ça fait partie de la vie de l'artiste que de s'exposer et
12:33d'accepter parfois quelques critiques.
12:34Mais en tout cas, ce qui compte, c'est qu'à la fin, notre démarche est universelle et qu'elle
12:38touche le cœur de plus de 3 millions de personnes par an.
12:40En grande voix, vous êtes allé voir Céline Dion ?
12:42Je ne suis pas encore allé voir Céline Dion.

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