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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00On va poursuivre avec notre débat et autour des infos qui fâchent.
00:07On va laisser tout le monde s'installer tranquillement.
00:09Au moment où l'on se dirige vers une augmentation du SMIC,
00:13certains économistes, dont Marc Toitier ou encore Philippe de Sertine,
00:16alertent sur une mise sous tutelle de la France.
00:18Le risque est-il réel ou est-ce un fantasme ?
00:21On peut l'espérer, on va en parler.
00:22Nous évoquerons également ce soir la primaire de la droite et du centre.
00:26Pourrait-elle se jouer sans Édouard Philippe s'il persiste à dire non ?
00:29Et puis enfin, j'allais dire pour se détendre, mais ce qu'il dit quand même
00:33et sérieux sur différents sujets, l'artiste Michel Sardou,
00:37comme à son habitude, cache sur l'ambiance en France et préférence pour 2027.
00:42Ses coups de cœur et surtout ses coups de gueule, on va en parler.
00:45Mais tout d'abord, bonsoir à vous tous.
00:47Gaëtan, bonsoir, merci d'être là.
00:49On va démarrer d'ailleurs par l'actualité qui concerne beaucoup de nos téléspectateurs et des Français.
00:55Monsieur le maire, Serge Rouard, bonsoir.
00:57Merci d'être là, maire d'hiver droite d'Orléans, président d'Orléans Métropole.
01:01Je salue la présence de Laurent Geoffrin, bonsoir.
01:03Bonsoir.
01:04Directeur du Libre Journal, il faut le souligner toujours.
01:08Il n'y a pas plus Libre.
01:09Oui, il n'y a pas plus Libre.
01:11Victor Héros, bonsoir.
01:12Bonsoir, Sonia.
01:13Journaliste politique à valeurs actuelles, Libre Journal également.
01:16Également.
01:16Si je puis dire.
01:17Et là, c'est la diversité des opinions.
01:20Et Jérémy Patriellitus, bonsoir.
01:22Bonsoir.
01:22Merci de votre présence.
01:23Vous êtes député Horizon du Calvados.
01:25Porte parole, justement, d'Edouard Philippe.
01:27On va en parler, mais tout d'abord.
01:29Pour calmer ou pour éteindre l'incendie social, Gaëtan, le gouvernement va donc aller vers cette revalorisation anticipée du SMIC
01:37au 1er décembre.
01:38Au-delà des 1 500 euros nets.
01:42Soit une augmentation, certains diraient infime, mais elle est là.
01:45Alors racontez-nous d'abord comment ça s'est décidé et en quoi cela consiste.
01:48Alors, pour le moment, ce que l'on sait, c'est qu'effectivement, le SMIC net sera au-delà de
01:551 500 euros nets à partir du 1er décembre.
01:57Ça veut dire que ça concerne deux mois de salaire, le mois de novembre et le mois de décembre.
02:02Ça, c'est la première chose.
02:02Pour le moment, le montant n'est pas encore arrêté.
02:05Les négociations se poursuivent et elles vont se poursuivre demain avec les organisations syndicales et patronales.
02:11Ce que l'on sait, c'est qu'effectivement, ça sera entre 1 500 et 1 550.
02:15On rappelle que la CFDT demande 1 578, la CGT 1 626.
02:21Alors, est-ce que le gouvernement ira jusqu'à 1 550 ?
02:25Eh bien, on le saura demain.
02:27Mais en tout cas, une chose est certaine, il est déterminé à aller au-dessus des 1 500 euros.
02:32Vous le savez, la semaine dernière, on avait déjà évoqué la barre symbolique des 1 500 euros.
02:37Et les organisations syndicales avaient dit tout simplement que c'était des miettes.
02:40Vous l'avez dit, 22 euros, très largement insuffisants par rapport aux attentes des organisations syndicales.
02:47Mais ça ne sera pas non plus sans donner quelque chose en échange aux entreprises.
02:52Le gouvernement qui va avoir des exigences très précises avec les entreprises,
02:56notamment sur les négociations annuelles de salaire qui doivent commencer très très vite
03:01et se terminer sur des augmentations réelles.
03:04Et puis surtout, les accords de branches, eh bien là aussi, une négociation flash.
03:09Flash, ça veut dire qu'en trois semaines, toutes les branches qui aujourd'hui ont des minimas salariaux sous le
03:16SMIC
03:17vont devoir trouver des accords pour atteindre justement ce niveau.
03:21Et si tout ceci se passe comme le gouvernement l'a demandé,
03:26eh bien le gouvernement pourrait accepter un dégel des exonérations de cotisations.
03:32– Voilà ce qui se prépare, et merci Gaëtan, ce qu'on peut vous dire par rapport aux informations demain.
03:39Il y a une question majeure.
03:41Est-ce que vous estimez, compte tenu de tout ce qui s'est passé les uns et les autres,
03:44Laurent Joffrin, de la colère, et même une forme, j'ose le mot, de haine,
03:50parce que certains ont ressenti un mépris, un manque de considération depuis des semaines,
03:54des mois, voire des années, que c'est suffisant, dans une équation budgétaire impossible,
03:58ou alors, on peut se poser la question, trop peu, trop tard, pourquoi tout se tend à chaque fois ?
04:04– Il y a un contexte quand même, c'est que si on regarde les chiffres sur dix ans,
04:09le SMIC, si vous tenez compte de l'inflation, de l'augmentation des prix,
04:13le SMIC n'a pratiquement pas bougé.
04:16Il a fait 2% selon les chiffres officiels,
04:19et après il y a une longue discussion, qu'est-ce qu'on compte vraiment, etc.
04:21– Enfin, en gros, ça n'a pas bougé.
04:23– Le SMIC, pardonnez-moi, cette année, il a déjà augmenté de 3,6%,
04:27si on prend l'augmentation, 3,4%, le SMIC est aujourd'hui supérieur à l'inflation.
04:34– Oui, mais il est très légèrement supérieur.
04:35– Très légèrement, mais par exemple, quand on regarde les accords de branche,
04:38c'est juste pour vous dire que, par exemple, dans les accords de branche,
04:41on a des augmentations de salaire de seulement 1,2%,
04:43dans les accords d'entreprise, dans les entreprises privées, on est sur 1,6%,
04:47alors que le SMIC, si on prend l'augmentation de janvier,
04:50et si on prend l'augmentation des gens…
04:52– Oui, mais je n'avais pas fini mon raisonnement.
04:52– Non, mais c'est bien, elle rappelle quand même les évolutions.
04:56– Je termine mon raisonnement.
04:57– Eh bien, c'est têtu.
04:58– Je compare, parce qu'il y a les revenus du travail, c'est une chose,
05:00et il y a les revenus du capital.
05:02Et si vous regardez l'augmentation des dividendes,
05:04les dividendes, c'est ce qu'on touche en dormant, pratiquement.
05:06C'est un truc, on ne fait rien, on investit de l'argent.
05:09– Oui, il y a quand même un investissement, quelque part.
05:11– Et des choix, et des risques quand même, Laurent Joffrin.
05:13– On enrichit une entreprise, et puis on en touche un bénéfice à la fin.
05:16– Oui, c'est ça, on prend un risque éventuellement.
05:17– Vous voyez, vous de gauche, Laurent Joffrin.
05:19– Oui, mais attendez, laissez-moi terminer,
05:21parce que si les gens de gauche sont martyrisés ici, il faut le dire.
05:25Disons-le tout de suite.
05:27– C'est pas d'avant.
05:28– Donc, je termine.
05:29Donc, les dividendes du 4,40 ont augmenté au moins de 60%,
05:34alors c'est le moment qu'on compte, mais enfin, 60-70% sur la même période.
05:38Donc, les gens se disent, mais attendez, où va l'argent, etc.,
05:41est-ce que c'est vraiment normal, etc.
05:43Et par ailleurs, si on regarde, c'est vrai que le pouvoir d'achat a légèrement augmenté,
05:47mais les dépenses contraintes…
05:48– Et c'est bien ou c'est pas bien, alors, ce geste ?
05:50– Quoi non ?
05:50– C'est toujours cette raison, mais ça me paraît insuffisant.
05:52– Bah voilà, c'est ça.
05:54– Oui, mais j'explique pourquoi ça me paraît insuffisant.
05:56– Non, mais je vous remercie, je ne voulais pas vous interrompre.
05:58Ne croyez surtout pas que vous êtes martyrisés.
06:00Mais regardez cet échange, vraiment.
06:02Je vais tous vous faire réagir, je trouve qu'il est emblématique de la situation.
06:07Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella, et là, on va sur des sujets de fond
06:10qui concernent tout le monde, enfin, tout le monde, le SMIC.
06:13On parlera aussi, Gaëtan, quand même au-dessus du SMIC,
06:16parce que les difficultés, évidemment, sont réelles.
06:18Regardez cet échange, regardez la manière dont le débat est en train de se cristalliser
06:22autour de cette question.
06:24– Par exemple, si l'on était soucieux du grand nombre,
06:30il faudrait immédiatement bloquer les prix,
06:33augmenter le SMIC, indexer les salaires sur l'inflation,
06:37rétablir l'accès aux ressources vitales.
06:40– Jean-Luc Mélenchon est un marchand de sommeil.
06:45Il vend l'effondrement de l'économie quand on remet en cause la propriété privée.
06:48Qu'on appelle à l'abolition de la loi anti-squat,
06:51qu'on explique qu'on va mettre le SMIC à 2 000 euros,
06:56qu'on va taxer tout ce qui dépasse 3 ou 4 euros mensuels,
07:01qu'on va tout nationaliser.
07:03En fait, il vend le Venezuela sans le pétrole.
07:07– Venezuela, c'est pas vrai.
07:08Je vous pose une question simple.
07:09Qui dit la vérité aux Français ?
07:11Qui dit la vérité à ceux qui nous regardent ?
07:13– Aucun des deux.
07:14– Aucun des deux.
07:15– Mais vous alors ?
07:16– Je ne sais pas si vous avez déjà fait l'exercice
07:18d'écouter Jean-Luc Mélenchon les yeux fermés.
07:19Hier, j'ai essayé.
07:21Et on n'avait effectivement pas l'impression d'être au Venezuela,
07:23mais enfin, à minima l'URSS, sans la neige,
07:26ou Cuba sous le soleil.
07:27C'est-à-dire que c'est toujours les mêmes recettes avec Jean-Luc Mélenchon.
07:28On taxe tout ce qui bouge.
07:30On se demande même s'il n'y a pas taxé l'air qu'on respire.
07:33Il manquait dans l'extrait qu'il propose de financer tout ça,
07:36les 230 milliards de dépenses supplémentaires par an,
07:39c'est-à-dire 3500 euros par an, par Français,
07:42enfants compris.
07:42C'est le programme de Jean-Luc Mélenchon,
07:44en travaillant 32 heures et en retournant à la retraite à 60 ans.
07:48C'est un délire économique et social.
07:50Mais Jean-Danle Bardola a beau jeu de nous expliquer
07:52qu'il est le garant d'une économie de marché,
07:55d'un redressement des comptes publics,
07:57alors qu'il n'assume pas au Rassemblement national
07:59qu'il va falloir dans le pays travailler plus longtemps.
08:01Juste d'un mot sur le SMIC.
08:03Édouard Philippe l'a dit, nous on y est opposés.
08:05Pour une raison assez simple,
08:06il manquait deux éléments dans le raisonnement de Laurent Joffrin.
08:09D'abord, que ce sont les entreprises qui payent le salaire des Français
08:13et qu'aujourd'hui, ces entreprises,
08:15ce sont majoritairement des petites et des moyennes entreprises.
08:1895% environ.
08:19Il faut citer les chiffres tels qu'ils sont.
08:20Une augmentation du SMIC à 1650-1700 euros net,
08:24ce n'est pas ce que propose le gouvernement,
08:25mais si on allait jusqu'à là, c'est 300 000 emplois détruits.
08:29Parce que la vérité, c'est que vous augmentez le SMIC le lundi.
08:32Mardi, vous avez votre artisan, votre PME, votre commerçant qui fait faillite.
08:36Et le mercredi, c'est le licenciement des Français.
08:39Donc il faut être très mesuré.
08:40Mais vous vous rendez compte qu'on est en train de choisir
08:41entre des souffrances en réalité ?
08:43C'est ça ce qui est terrible.
08:44Parce que juste, on est dans une situation intenable
08:46où vous avez des entreprises dans une situation...
08:48Il y a d'autres solutions.
08:49...dans une situation financière,
08:51juste dans le termine, je vous laisse parler, M. le maire,
08:52très difficile,
08:53des finances publiques très contraintes,
08:55on dépense 70 milliards d'euros pour alléger des charges
08:58et des Français qui ont un problème...
09:00Vous vous souvenez de la phrase
09:01« Je suis à la tête d'un État en situation de faillite ? »
09:03C'était François Fillon, effectivement,
09:06qui avait eu le courage de dire ça.
09:07Il avait eu le courage à l'époque de dire ça
09:09et la lucidité de le dire.
09:11Oui, mais non...
09:12Et aujourd'hui, l'argument est intéressant,
09:15parce qu'effectivement, si vous ouvrez trop le SMIC,
09:17ça fait du chômage, on est d'accord.
09:17Si Laurent Joffrin me le permet,
09:19je pourrais revenir à des choses très...
09:20Il a tous les privilèges,
09:21c'est le privilège de la gauche, ce soir.
09:23Il a tous les privilèges.
09:28Non, très sérieusement.
09:32Moi, ce que je vois en tant que maire,
09:35c'est de plus en plus de gens qui rament.
09:40Voilà, parce que nous, on parle du SMIC,
09:42mais on n'y est pas.
09:43Non.
09:44Bon.
09:44Moi, je le vois.
09:45Je vois des travailleurs pauvres
09:47qui dorment dans leur voiture.
09:50D'accord ?
09:51Ça, je le vois.
09:53Bon.
09:53Donc, qu'il y ait une revalorisation du SMIC,
09:57oui, d'autant qu'économiquement,
09:59ça peut contribuer à relancer
10:00un tout petit peu de croissance dans ce pays
10:02qui en a bien besoin.
10:03Mais le problème, c'est quoi ?
10:06C'est que derrière, ce sont les entreprises
10:08qui font se bouffer le truc en pleine tête.
10:11Donc, il faut que ce soit neutre pour les entreprises.
10:14Et par conséquent, il faut que l'État
10:17réduise d'autant les charges
10:19qui pèsent sur les entreprises.
10:21Et là, vous êtes gagnant-gagnant.
10:22Sauf que l'État est incapable, infoutu, de le faire,
10:25puisque ça fait des années qu'il promet des économies,
10:28je suis désolé de le dire,
10:29mais qui n'arrivent jamais.
10:30Le jour où l'on fera les économies
10:32dans le train de vie, dans le budget de l'État,
10:35dans les charges de l'État,
10:36alors, à ce moment-là,
10:37vous justifierez parfaitement la revalorisation du SMIC.
10:41Mais de l'ensemble des salaires.
10:44Alors, il faut aller au bout du raisonnement.
10:46Il faut aller au bout du raisonnement.
10:48Qu'est-ce qui représente aujourd'hui
10:49un tiers du salaire brut
10:50de tous les salariés de France ?
10:53Les cotisations retraites.
10:55Vous ne pouvez pas dire
10:56qu'on va réussir à baisser les salaires
10:58si on n'arrive pas à dire
10:58qu'il va falloir pour cela baisser les retraites.
11:00Je vous dis très clairement
11:01et je vais au bout du raisonnement.
11:03Non, mais alors là, pardonnez-moi.
11:05Non, mais tenez, prenez un baril d'essence,
11:07craquez une allumette et allez-y.
11:09Je veux bien, mais la vérité peut-être
11:11est un baril d'essence,
11:12mais moi, je vous offre la vérité sur un plateau.
11:13La vérité, c'est qu'il faut peut-être
11:16songer à réduire ce qui constitue,
11:18ce qui spolie 30% du salaire
11:21de tous les travailleurs de ce pays.
11:22En plus de spolier l'éducation nationale
11:25de 32% de ses crédits,
11:27c'est quand même lunaire de se dire
11:27qu'on a l'impression dans ce pays
11:29que l'éducation nationale,
11:30on y constate 90 milliards.
11:32Ce qui est faux,
11:33puisqu'il y a 30 milliards
11:34qui partent dans la tête.
11:35Victor, héros, pardonnez-moi.
11:36Vous avez dans la rue les plus jeunes...
11:39Vous avez dans la rue...
11:41Vous avez dans la rue les plus jeunes,
11:43mais quand ils rentrent chez eux,
11:44ils voient leurs parents,
11:45ils voient leurs aînés.
11:46Et donc vous allez dire à ces aînés,
11:47dès aujourd'hui ?
11:48Mais oui, précisément.
11:49Mais c'est toute la chambre.
11:50Je vais expliquer à ces jeunes
11:51que non seulement ils payent 30%
11:52de leur premier salaire
11:54jusqu'à l'heure dernier
11:54pour la retraite de leurs aînés,
11:56mais qu'en plus,
11:57ils sont endettés,
11:58et ça, ils ne s'en rendent pas compte
11:59parce qu'ils ne sentent pas
11:59le coût aujourd'hui,
12:00mais que la moitié des 1000 milliards
12:02de dettes supplémentaires
12:02qu'on a depuis le début,
12:03c'est les retraites.
12:05Et qu'en fait,
12:06cette charge-là,
12:06qu'on ne sent pas,
12:08la solidarité intergénérationnelle
12:09voudrait qu'on mette à plat
12:10cette situation
12:11et qu'on dise
12:12qui est privilégié,
12:13qui l'est moins,
12:14mais surtout,
12:14au-delà d'une histoire de morale,
12:16comment dire,
12:16qui est spolié
12:17et qui bénéficie
12:19de cette spoliation ?
12:20Gaëtan, expliquez-nous.
12:21Le problème, c'est que
12:21notre modèle social,
12:22aujourd'hui,
12:23ne repose que sur les cotisations
12:25des personnes qui travaillent.
12:27Donc, si demain,
12:28effectivement,
12:29on veut réduire
12:29ces cotisations,
12:30c'est-à-dire rapprocher
12:31tout simplement
12:32le brut du net
12:33et donc redonner
12:34du pouvoir d'achat
12:34aux salariés
12:36ou aussi aux fonctionnaires,
12:38eh bien,
12:38il faut tout simplement
12:39réinventer le système,
12:40c'est-à-dire comment
12:41on finance
12:42notre modèle social.
12:43Est-ce qu'on revoit
12:45effectivement...
12:45Oui, mais ça,
12:45c'est une présidentielle,
12:46Charles.
12:47Vous vous rendez compte,
12:48c'est le débat
12:48qu'on devrait avoir
12:49en vue de...
12:50Mais alors,
12:51pour défendre les hommes politiques,
12:52cette proposition-là
12:53est sur la table.
12:54Il y a plusieurs parties
12:55avec des modalités différentes.
12:56Mais vous avez raison.
12:57Celle que je viens de proposer
12:58n'est aucun programme politique.
13:00Cette idée
13:01de financer différemment...
13:03François Hollande,
13:03notamment,
13:04propose d'augmenter la TVA,
13:05de passer de 20 à 25,
13:07ce qui est le taux moyen...
13:08Gillespie aussi a des propositions.
13:09Oui, mais le taux moyen
13:10ça devrait se décider
13:11dans six mois.
13:12On a fait du pouvoir d'achat
13:13si vous augmentez la TVA
13:14de 20 à 25.
13:15Non, non, non.
13:15Ça n'a pas de sens.
13:16Je parle du taux
13:17le plus élevé
13:19et je rappelle quand même
13:20qu'au sein de l'Union européenne,
13:22tous les pays européens
13:23ont un taux de TVA à 25.
13:24Mais dans le même temps,
13:25quand vous regardez,
13:26par exemple,
13:26la proposition de François Hollande,
13:28il propose de baisser la TVA
13:29sur les produits
13:30de première nécessité.
13:31C'est vraiment la TVA,
13:33celle qui est à 20,
13:33la passée à 25.
13:35Jérémy Petrie-Lé.
13:36Il faut être conscient quand même
13:37que dans le contexte politique
13:38que l'on connaît,
13:39et les Français le savent,
13:40il n'y a pas de majorité
13:41à l'Assemblée nationale.
13:42C'est très compliqué aujourd'hui
13:43pour le gouvernement.
13:44Ils convoquent une conférence sociale
13:45très bien
13:46et c'est toujours mieux
13:47le dialogue social
13:48que le chaos dans la rue.
13:49Mais il ne faut pas
13:50se raconter d'histoire.
13:51Sur ces questions majeures
13:52du financement du modèle social,
13:54du redressement du pouvoir
13:55d'achat des Français,
13:56c'est l'élection présidentielle
13:58qui sera le juge de paix.
13:59Et on voit bien,
13:59et j'en termine,
14:01qu'il y a deux visions différentes.
14:03Il y a quelque chose
14:04qu'on n'a pas dit
14:04depuis tout à l'heure,
14:05c'est qu'il y a une manière
14:06de financer notre modèle social.
14:07C'est de dire aux Français
14:08qu'il faudra travailler
14:09un peu plus longtemps.
14:10Et que si vous travaillez
14:11un peu plus longtemps,
14:12l'État ne vous prendra plus
14:13la moitié de ce que vous gagnez
14:15puisqu'il n'y aura pas
14:15ni charge ni impôt
14:17sur les deux à trois heures
14:18à quatre heures supplémentaires.
14:19Il y a une question
14:19qui me chatouille depuis tout à l'heure.
14:21Vous dites le dialogue social.
14:24Mais enfin,
14:25pendant des années là,
14:27enfin certains,
14:28pas vous,
14:28mais on s'est assis
14:29sur les coeurs intermédiaires.
14:31On les a oubliés,
14:31on les a effacés,
14:32on les a annulés,
14:33on leur a dit
14:33on n'a plus besoin de vous.
14:35Et là, on se dit
14:36formidable.
14:37Vous êtes d'accord avec moi ?
14:38Le débat a été un peu biaisé
14:40à un moment
14:41parce que justement,
14:42vous avez oublié
14:42les corps intermédiaires.
14:43Et oui,
14:44parce que de qui vous parlez ?
14:45De Mélenchon.
14:46De Mélenchon,
14:46c'est un candidat à la présidence
14:47parmi d'autres.
14:49Attendez,
14:50je n'ai pas terminé.
14:50Il y a d'autres candidats
14:51qui proposent d'autres choses.
14:53Un.
14:53Deuxièmement,
14:54la discussion sur le SMIC,
14:55elle met aux prises
14:56le gouvernement
14:57et les syndicats,
14:58pas les partis.
14:59Les partis,
15:00c'est autre chose.
15:00Et c'est donc les syndicats
15:02qui sont les protagonistes.
15:03Donc, c'est la CFDT,
15:03la CGT.
15:04C'est avec eux
15:05qu'il faut discuter.
15:05C'est leur proposition
15:06qu'il faut écouter.
15:07Mais Laurent Joffrin,
15:08ça ne m'a pas échappé.
15:09Je suis en train juste
15:09de m'étonner
15:10que ces personnes-là,
15:11quelles qu'elles soient,
15:13CFDT, CGT,
15:14AFO, etc.,
15:14n'étaient pas conviées
15:15autour de la table
15:16pendant des mois
15:16et que là,
15:17on se dit,
15:17ah, heureusement,
15:18la solution peut venir.
15:19Oui, mais là,
15:20on a toujours tendance
15:21à aller vers le politique
15:22directement.
15:29Et c'est très bien
15:30et merci parce qu'on parle
15:31de propositions
15:31mais on n'en parle jamais
15:33parce que la bordélisation
15:34de la rue
15:34empêche d'en parler
15:35tout simplement.
15:37Et une proposition,
15:38pardon,
15:38qu'a faite Edouard Philippe,
15:39elle est très concrète.
15:40C'est de dire,
15:40ce n'est pas aux syndicats nationaux
15:42et à l'État
15:42de décider unilatéralement,
15:44Mme Mabrouk,
15:45de fixer le SMIC.
15:46C'est de le faire
15:47branche par branche,
15:49entreprise par entreprise,
15:50de dire que le SMIC,
15:51ce n'est pas la même chose
15:52pour une PME
15:52ou un commerçant
15:53d'augmenter le SMIC
15:54que pour une grande entreprise
15:59batte qu'a lancé
16:00Edouard Philippe.
16:00Mais il faut...
16:01Le SMIC, maintenant...
16:02On dirait que c'était un progrès
16:03de faire un SMIC unique
16:04au lieu de le régionaliser.
16:05Oui, mais je pense
16:05que c'est une erreur.
16:06Je pense que c'est une erreur.
16:08Il y a possiblement
16:09une victime oubliée aussi
16:10dans cette affaire
16:11d'augmentation du SMIC
16:12sans allègement de charges
16:13en contrepartie.
16:14C'est la jeunesse précisément
16:15qui entre sur un marché du travail
16:17en ne pouvant pas démontrer
16:17qu'elle est expérimentée
16:18donc productive
16:19puisque ça va être
16:20son premier emploi.
16:21Et l'employeur face
16:22à cette jeunesse va dire
16:23mais écoutez,
16:24moi le SMIC vient d'augmenter
16:25je vais devoir vous payer plus cher
16:26j'aimerais engager quelqu'un
16:27dont je sais qu'il sera plus productif.
16:29Moi je me pose la question ce soir
16:30est-ce qu'on vit dans le même pays
16:31que certains économistes ?
16:32Ou c'est eux qui vivent
16:33dans un autre pays
16:34ou c'est nous ?
16:35J'ai entendu Marc Toiti,
16:36Philippe de Certin
16:37et d'autres
16:37que vous considérez
16:38comme des économistes sérieux
16:41nous sommes d'accord
16:42mais qui...
16:43Alors ils disent
16:43mais tous ces débats-là
16:44on va être tous remportés
16:45par la vague
16:46et qui affirment
16:47qu'il y a un risque
16:47il ne s'agit pas du tout
16:48d'être...
16:49Je crois que ce n'est pas
16:50à être complotiste
16:51que de le dire
16:52Gaëtan
16:53vraiment d'une mise sous tutelle
16:55alors partielle
16:56pas une mise sous tutelle
16:57comme on l'a vu
16:58pour d'autres pays
16:59c'est-à-dire que là
16:59ce dont on est en train de parler
17:00pourrait partir
17:01mais complètement
17:02le bébé, l'eau du bain,
17:03la baignoire, la maison
17:04et tout le reste.
17:05Bien évidemment
17:05on a un vrai problème aujourd'hui
17:06avec notre déficit.
17:07C'est une hypothèse ?
17:08En fait alors on va essayer
17:09quand même de rassurer
17:10nos téléspectateurs
17:11l'UFMI ne va pas taper
17:13à notre porte demain
17:15pour venir exiger
17:17certaines choses
17:18et expliquer
17:19qu'on ne peut plus se financer
17:20mais effectivement
17:21il y a quand même urgence
17:22à réduire notre déficit
17:24à réduire notre endettement
17:26on voit bien
17:26qu'aujourd'hui
17:27la France
17:27a encore cette chance
17:29de pouvoir emprunter
17:29sur les marchés financiers
17:32les financiers
17:33continuent à nous prêter
17:34à quel prix ?
17:35à des taux très élevés
17:37mais justement
17:38on est encore
17:39dans cette position
17:40où on peut encore
17:41emprunter de l'argent
17:42et si on répond
17:43à toutes ces revendications
17:44on prend le bon chemin ?
17:47Le problème
17:48c'est que
17:48si on alourdit
17:49notre déficit
17:50si on alourdit
17:51notre dette
17:52il y a un moment
17:53où ça va devenir
17:54vraiment compliqué
17:54je vous dis les choses
17:55sincèrement
17:56quand vous discutez
17:57avec certains
17:57de ces économistes
17:58ils vous disent
17:58que certains candidats
17:59ont déjà intégré
18:02l'idée d'une mise
18:03sous tutelle
18:03du FMI
18:04c'est-à-dire
18:04certains disent
18:04il y aura une crise financière
18:06avant la présidentielle
18:08et on va aller donc
18:09vers un choix
18:09de programmes économiques
18:12radicaux
18:12c'est-à-dire
18:12ça sera la prime
18:13à celui qui veut
18:14renverser la table
18:15évidemment
18:15vous vous dites
18:16on a fait des efforts
18:16et regardez
18:17certains nous disent
18:19continuer
18:19non mais le problème
18:20c'est qu'on ne fait pas
18:21d'efforts
18:23c'est ça le problème
18:24sur la réduction
18:25de la dépense
18:26la réduction
18:27de la dépense publique
18:28il n'y a pas
18:29d'efforts
18:30c'est un leurre
18:30c'est un leurre
18:31j'ai regardé
18:32les prévisions
18:34de budget
18:3527
18:35on va avoir
18:36un service
18:36de la dette
18:37qui va passer
18:37de 79 milliards
18:39ce qui est déjà
18:40colossal
18:41à 91 milliards
18:43bon
18:43donc j'allais dire
18:44fermez le banc
18:45aujourd'hui
18:46mais on a les solutions
18:48on a les solutions
18:49et moi j'enrage
18:50de voir que ces solutions
18:51n'est pas en oeuvre
18:52c'est-à-dire une réduction
18:53des économies
18:55lourdes
18:56sur l'ensemble
18:57de la dépense publique
18:58c'est faisable
18:59le problème
19:00ce sont des décisions
19:03politiques
19:03ce sont des décisions
19:05politiques
19:05sauf que l'on ne réforme
19:06jamais la structure
19:07la gouvernance
19:10qui nous coûte
19:11un fric fou
19:11et on ne le fait
19:13jamais
19:13il faut avoir
19:14ce débat
19:15j'allais dire
19:16en regardant
19:16les chiffres
19:17de manière
19:17objective
19:18et honnête
19:18sur 100 euros
19:19d'argent public
19:20qu'on soit très clair
19:21et qu'on explique
19:21les choses simplement
19:22pour les français
19:22qui nous écoutent
19:23sur 100 euros
19:24de dépense publique
19:2550 euros
19:26la moitié
19:26c'est notre modèle social
19:27et 25 euros
19:29les retraites
19:29donc tous ceux
19:30qui vous expliquent
19:30oui
19:30mais on est
19:31parfaitement d'accord
19:32tous ceux qui vous expliquent
19:33qu'on va réduire
19:34le déficit
19:34et la dette
19:35de ce pays
19:35on va rembourser
19:36100 milliards d'euros
19:37d'intérêt
19:38l'année prochaine
19:38c'est colossal
19:39100 milliards d'euros
19:40et Victor avait raison
19:41de dire que
19:42en plus du reboursement
19:43des intérêts
19:44de la dette
19:44dans chaque budget
19:46du ministère
19:46de l'éducation nationale
19:47du ministère
19:48de l'intérieur
19:48il y a un budget
19:49dédié à la retraite
19:5025 euros
19:51d'argent public
19:52sur 100
19:52c'est la retraite
19:5325 euros
19:54sur 100
19:54c'est la santé
19:55Sonia Labrouk
19:56si on ne réduit pas
19:57les dépenses sociales
19:58si on ne s'attaque pas
19:59au financement
19:59des retraites
20:00et de la santé
20:01vous aurez beau fusionner
20:03tous les opérateurs
20:04de l'état
20:04toutes les agences
20:05de l'état
20:05limiter le nombre
20:06de fonctionnaires
20:07on n'y arrivera pas
20:08et c'est pour ça
20:09que la proposition
20:09de dire qu'il faudra
20:10travailler plus longtemps
20:11qu'il va falloir
20:12réformer notre système
20:13de retraite
20:14est importante
20:14on va parler
20:15de votre candidat
20:16si la question
20:17c'est est-ce que
20:18le programme économique
20:19de Marine Le Pen
20:20et de Jean-Luc Mélenchon
20:21entraînerait un risque
20:22que le FMI
20:24vienne taper à la porte
20:25la réponse est oui
20:27la question c'est avant
20:29moi
20:29je pose la question avant
20:30ça peut se produire
20:31s'il y a une crise
20:33financière
20:33c'est-à-dire que
20:34tant qu'on peut
20:35emprunter sur les marchés
20:36financiers
20:37le risque
20:38est écarté
20:39est écarté
20:39mais effectivement
20:40si demain
20:41on a une crise financière
20:42une crise
20:42de nos banques
20:44et bien
20:45effectivement
20:46on pourrait avoir
20:46de gros soucis
20:47quel que soit
20:48l'organisation
20:49quel que soit le programme
20:50il est impératif
20:52d'avoir
20:52un chemin
20:54de réduction
20:55de désendettement
20:56progressive
20:56pas trop brutale
20:57du déficit
20:58tous les programmes
20:59qui n'en tiennent pas compte
21:00ne sont nuls
21:01et non avenus
21:01dont celui
21:02donc celui
21:04de la France insoumise
21:04à mon avis
21:05c'est toujours de celui-là
21:10qu'on parle
21:10mais il y a deux gauches
21:11en France
21:12il y a deux gauches
21:13quand vous regardez
21:13le programme des autres
21:15ils sont beaucoup plus sérieux
21:17c'est-à-dire qu'ils disent
21:18qu'effectivement
21:18il faut tenir compte
21:20de l'endettement de la France
21:21et de faire en sorte
21:21que le déficit
21:22n'augmente plus
21:23et se réduise progressivement
21:24il y a les gauches
21:24il y a les droites
21:27monsieur Geoffrin
21:29ça m'intéresse moi
21:31vous restez quand même
21:32il est un peu secré
21:33il est un peu secré
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