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  • il y a 1 jour
Aujourd'hui, c'est au tour de Ségolène Royal, candidate à la primaire de la gauche, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.

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Transcription
00:01RMC face aux grandes gueules
00:04C'est Ségolène Royal qui est avec nous, candidate à la primaire socialiste.
00:09Bonjour Madame Royal.
00:10Bonjour.
00:10Vous vous êtes adressée aux jeunes qui sont dans la rue aujourd'hui.
00:12Vous leur avez dit, ce pouvoir-là ne vous donnera rien.
00:16Arrêtez de vous abîmer, rentrez chez vous.
00:18Vous leur dites toujours, rentrez chez vous ?
00:20Aujourd'hui non, c'est la journée nationale.
00:22Donc j'espère qu'elle va bien se dérouler.
00:25Mais ce qui est tellement triste, c'est de voir la fin de ces dix ans de macronisme
00:30où finalement on a en répétition ce qui s'est passé pour les gilets jaunes en début.
00:36Au début il y a les gilets jaunes, ensuite il y a les agriculteurs,
00:39tout le monde s'est fait taper dessus.
00:41Les gilets jaunes qui ont été réprimés avec des gens mutilés.
00:44Il y a eu 15 morts sur les ronds-points quand même, je rappelle.
00:47Ensuite il y a les agriculteurs matraqués, les pompiers matraqués,
00:50les infirmières matraquées.
00:53Alors que si un pouvoir écoute les gens avant de leur taper dessus,
00:58avant qu'ils soient obligés de sortir dans la rue,
01:00le pays serait quand même beaucoup mieux géré.
01:03Mais là ils n'ont rien vu venir ?
01:04Ils n'ont pas senti le malaise de la jeunesse, du gouvernement ?
01:08Mais ils n'ont rien senti parce qu'ils n'ont pas envie de sentir.
01:10Ils sont complètement coupés du peuple et des aspirations profondes du pays.
01:15Ils l'ont montré à chaque fois.
01:16Comment se fait-il par exemple que pour les gilets jaunes,
01:18au bout de 24 heures on ne retire pas la taxe carbone ?
01:21Comment c'est possible ?
01:23Il y a des gens dans la rue et on retire le projet ?
01:26Mais pas du tout, les gens sont intelligents.
01:29Vous savez, ce n'est pas facile de descendre dans la rue,
01:31ça ne se fait pas du jour au lendemain.
01:32C'est-à-dire qu'il y a toujours des signes avant-coureurs.
01:35Donc il faut écouter à ce moment-là.
01:37Par exemple, il y a deux ans que les lycéens se mettent en mouvement.
01:40On a parlé de cette génération comme une génération anxieuse.
01:44La génération Covid.
01:45La génération Covid, ça n'a pas été soigné après le Covid.
01:48Un jeune sur dix a pensé à faire une tentative de suicide.
01:51C'est quand même extravagant.
01:53Je vais vous dire une chose, la jeunesse n'a pas toujours raison,
01:57mais ceux qui la répriment ou ceux qui l'ignorent ou ceux qui la méprisent
02:00ont toujours tort.
02:01Vous êtes en train de dire que le président le plus jeune de la Vème République
02:04n'a pas su entendre les jeunes ?
02:06– Exactement, c'est quand même extravagant cette histoire.
02:10C'est-à-dire qu'il est tellement coupé, il a tellement peur du peuple,
02:13il pense qu'il n'y a pas de solution.
02:15Mais si, il y a des solutions.
02:16Et c'est pour ça que j'ai dit aussi que si un jour je suis à la tête de
02:20ce pays,
02:20il n'y aura pas de mouvement social.
02:22Non pas parce qu'il n'y a pas de colère sociale.
02:23– Voilà, je ne signerai pas, moi.
02:25– En France, vous êtes fiers.
02:27– Non mais le macronisme, il est quand même arrivé par l'échec de la gauche.
02:30Enfin, il n'est pas arrivé par hasard.
02:32– C'est juste après François Hollande.
02:33– Enfin, regardons le futur, mais je vais expliquer cette phrase qui a surpris.
02:38C'est-à-dire, par exemple, les gilets jaunes,
02:40il n'y aurait pas eu les gilets jaunes avec moi ?
02:41Il n'y aurait jamais eu de taxe carbone ?
02:43D'abord, j'avais supprimé aussi les cotaxes.
02:45Je suis contre l'écologie punitive.
02:47C'était absurde de faire payer tout le monde.
02:50Ensuite, la question des pompiers,
02:51mais je les aurais écoutés, les pompiers,
02:53et je les aurais équipés, et on n'aurait pas eu cette question.
02:55– Mais là, comment on répond aux jeunes ?
02:57Parce qu'habituellement, il y a une réforme qui déplaît,
02:59les gens manifestent et on retire la réforme.
03:01Là, on ne peut pas le faire, il n'y a pas de réforme particulière.
03:04Comment on répond précisément à ces jeunes ?
03:07– C'est très juste ce que vous dites.
03:08C'est-à-dire, les jeunes manifestent pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions.
03:11Ce n'est pas extraordinaire, ça ?
03:13Des jeunes qui manifestent pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions.
03:17Mais n'importe quel adulte, quel parent,
03:19et même je parle en tant que mère de famille,
03:22parfois je dis qu'il faudra un peu plus de tendresse
03:24pour gouverner ce pays, un peu plus de bon sens,
03:27un peu plus de bienveillance.
03:28– Nunes, tendresse.
03:30– Exactement, mais quand la bienveillance disparaît,
03:32vous savez, quand un pouvoir n'est plus capable
03:35de se mettre à côté, à la place des autres,
03:38mais c'est la barbarie qui vient.
03:40Et c'est pour ça.
03:41– Vous appelez, maintenant, la barbarie, Mme Royal, quand même.
03:46– Mais c'est de la barbarie qu'on subit.
03:47– Non, mais en 2018, la barbarie qu'on subit, là ?
03:49– Mais vous en rendez-vous, les images qui font le tour du monde ?
03:51– C'est vrai que l'image du jeune qui se voit, ça m'arrache.
03:54– Sortez de votre studio, hein.
03:57– Regardez la presse internationale.
03:59– Oui, c'est vrai.
04:00– Regardez la presse internationale.
04:01– C'est pas ça, la barbarie.
04:02La barbarie, elle est en Iran, Mme Royal.
04:03Ça, c'est de la barbarie.
04:05Ça, c'est la barbarie.
04:06– Écoutez, je vais vous citer Anna.
04:06– Dans les rues de France, c'est pas la barbarie, Mme Royal.
04:08– Non, non, non, non, si, parce qu'on est censé
04:10donner l'exemple au monde entier sur la démocratie.
04:14– Vous savez ce que disait Anna Arendt ?
04:15Quand la bienveillance disparaît, la barbarie arrive.
04:19Et honnêtement, la France est au bord du gouffre financier.
04:24On est le pays le plus endetté, celui qui emprunte
04:27avec un taux d'intérêt le plus élevé.
04:30Donc c'est gravissime.
04:32C'est-à-dire, non seulement ils ont ruiné la France,
04:33ceux qui sont là, mais en plus, ils ne sont pas capables
04:36de répondre aux aspirations sociales.
04:38Et ils envoient, parce qu'ils ne comprennent même pas
04:40ce qui se passe, ils envoient face à nos jeunes,
04:43des policiers armés comme s'il y avait une guerre.
04:46Mais jamais, jamais, j'aurais pensé connaître ça
04:49dans ma vie politique.
04:50– Oui, mais enfin, en même temps…
04:51– Jamais j'aurais pensé ça.
04:52– Pardon, c'est Guen Royal, moi c'est la première fois
04:54que dans un mouvement lycéen, je vois des professeurs
04:56qui sont coursés, tabassés, on met le feu à des lycées.
05:01Là, on n'est plus dans un mouvement social,
05:03ce sont des émeutes urbaines.
05:05– Mais parce que quand vous déclenchez l'escalade,
05:08quand font le tour des réseaux, des jeunes qui sont menottés,
05:13des filles qui sont étranglées,
05:15des tentatives de noyade, une main arrachée,
05:18mais les jeunes, ça les rend fous.
05:20– Le procureur a démenti la tentative de noyade.
05:23– Vous avez vu que c'était très contesté,
05:25ce qu'il a démenti, alors attention.
05:28– Oui, il n'y avait pas beaucoup de…
05:28– Honnêtement, vous êtes parents, grands-parents,
05:32mais vous êtes adultes,
05:33mais comment est-ce qu'on peut accepter ça ?
05:35Comment ça peut arriver ?
05:36Moi, je crois qu'on a un pouvoir tellement faible
05:40qu'il n'est même plus capable de faire appliquer
05:45le protocole de maintien de l'ordre.
05:47Qu'est-ce qu'il y a dans le protocole de maintien de l'ordre
05:48dans la République française et dans les lois françaises ?
05:51Il y a la liberté de manifester.
05:53– Vous qui êtes tenant de l'ordre juste,
05:55comment vous faites régner l'ordre juste aujourd'hui ?
05:57– Par la justice et par l'ordre.
05:59C'est-à-dire qu'il y a une liberté de manifester
06:01et par conséquent, vous n'avez pas à arrêter des jeunes
06:03uniquement parce qu'ils manifestent de plus en plus.
06:04– Non, il n'y a pas de casseurs.
06:05– Non, non, non, les premiers jours, ce n'est pas vrai.
06:07Les jeunes ont été arrêtés, ce n'est pas vrai.
06:09Il y a des gamins de 14 ans qui se sont fait passer
06:11des menottes dans le dos, ce qui n'a jamais été vu en France.
06:14Jamais.
06:15– Vous aviez…
06:17– 18 à Mantes, vous avez soutenu la police
06:20quand on a mis des gosses par terre,
06:22les mains dans le dos et qu'on les a alignés.
06:24L'interview est encore disponible.
06:26Vous avez dit…
06:28– En 2018.
06:28– Je soutiens la police dans ce qu'elle a fait.
06:31Enfin, bon, on a mis ces gosses à genoux
06:33et ce n'est pas très grave.
06:33– Oui, sauf que ce que je ne savais pas
06:36et qui a été révélé par l'enquête d'après,
06:39parce que quand on m'interroge, on voit des jeunes,
06:41effectivement, c'est assez calme.
06:42Et avant, il y avait eu des tentatives d'incendie
06:45dans des bannes à ordure.
06:47Vous avez dit, des passants qui ont failli se faire flamber vivants.
06:50Et donc, j'ai dit, bon, les jeunes, on les calme
06:53le temps qu'on protège aussi la vie.
06:56Et ce que je ne savais pas quand j'ai pris la parole,
06:58ce qui a été démontré ensuite dans l'enquête,
07:01c'est qu'il y avait, en effet, eu des maltraitances,
07:04que des jeunes avaient été matraqués.
07:06Or, là, ça n'apparaît pas dans les images.
07:08On voit des policiers, effectivement, des jeunes,
07:10effectivement, à genoux.
07:12Mais on ne voit pas qu'il y a de violence sur les jeunes.
07:15Et ce que j'ai appris après,
07:17ce qui apparaît dans les témoignages,
07:19à ce moment-là, qui n'étaient pas parus,
07:20c'est qu'en effet, il y avait eu des frappes
07:23et des maltraitances sur les jeunes.
07:24Et si j'avais su ça avant...
07:25Quand on aime ces jeunes, Mme Royal, on les punit.
07:27On punit les casseurs.
07:29Vous savez, moi, je suis grand-mère aussi.
07:31Et moi, je considère que la pédagogie et l'éducation,
07:34le respect qu'on doit aux jeunes,
07:36c'est de leur poser des limites.
07:38Et c'est important parce que c'est ce qui les construit.
07:40Ça fait 40 ans que j'interviens auprès des jeunes
07:42et je peux vous dire que je ne suis pas gentille avec eux.
07:44Pourquoi ? Parce que j'ai envie qu'ils grandissent
07:46dans de bonnes conditions.
07:48Et aujourd'hui, quand les jeunes revendiquent des moyens,
07:50et vous avez raison, ils ont le droit d'étudier
07:53dans des bonnes conditions.
07:54Et c'est le moins qu'on puisse faire,
07:56surtout dans un pays anxiogène, avec une dette.
07:59Mais on ne peut pas aussi laisser ces jeunes en roue libre
08:03sans rigueur, sans règles et sans punition.
08:07Parce que quand on ne punit pas, on les sacrifie finalement.
08:12Et donc, moi, j'aimerais qu'on parle à ces jeunes en disant
08:14on prévient et on punit.
08:16Et quand on dit que c'est la police qui est responsable
08:18et qu'il y a une répression, et c'est ce que j'ai dit
08:20aux lycéens tout à l'heure,
08:22M. Le Toublon, je lui ai dit
08:24il faut que vous vous manifestiez contre ces casseurs
08:27qui viennent pourrir
08:28vos bonnes intentions.
08:30Donc vous, vous êtes une responsable politique.
08:32Vous avez été au pouvoir des années et des années.
08:34La situation n'est pas arrivée aujourd'hui,
08:36hier matin. Ce n'est pas que la Macronie.
08:38Ça date depuis 40 ans, ce laxisme.
08:40La paix sociale, elle a été achetée
08:42depuis 1981.
08:44La dette, sous François Hollande,
08:46c'est plus 347%.
08:48Tout ça n'est pas arrivé hier matin.
08:50Et là, tout le monde faim de découvrir une génération
08:53qui n'a plus de repères,
08:55plus de patriotisme,
08:56plus d'autorité,
08:57qui est capable de caillasser les pompiers
09:00alors que tous les gosses voulaient être pompiers
09:01quand ils étaient mômes.
09:02Mais enfin, vous êtes tous responsables, quand même.
09:04Il n'y a pas que un responsable d'être 10 ans.
09:06Mais complètement.
09:07Mais c'est hyper important.
09:08Ce n'est pas la nécessité de remettre de l'autorité.
09:09Mais l'autorité, bien évidemment,
09:12l'autorité éducative et l'ordre juste en particulier,
09:15et un enfant sans limites,
09:16c'est un enfant maltraité d'une certaine façon.
09:18Sauf que la description que vous venez de faire
09:21de la jeunesse est intolérable.
09:23Mais vous plaisantez.
09:23C'est inadmissible.
09:24Vous avez présenté les jeunes,
09:26tous des casseurs,
09:28tous des délinquants.
09:29Non, non, non.
09:31Vous transformez mes propos.
09:32Stop.
09:32Non, non, vous transformez mes propos.
09:34Et par ailleurs, je vais vous dire une chose.
09:35L'éducation, elle se fait aussi par l'exemple.
09:38Et quand les jeunes voient certains adultes,
09:41quand on a un ancien président de la République
09:42qui est en prison,
09:43vous croyez que les jeunes,
09:44ils se disent,
09:44mais qu'est-ce que c'est que ce monde
09:45dans lequel on vit ?
09:46On a oublié Hollande,
09:47on n'est pas de la Marco.
09:48Ça se fait par l'exemple.
09:50Et quand les jeunes ont vu
09:51les gilets jaunes tabasser,
09:52les pompiers tabasser,
09:53les infirmières au sol tabasser,
09:55les agriculteurs tabasser,
09:57ils se disent,
09:57mais dans quel monde nous font les adultes ?
10:00Mais dans quel monde on nous fait vivre ?
10:02Et quand ils voient la dégradation
10:05dans le classement PISA
10:06du système éducatif,
10:08ils se disent,
10:08mais où passe l'argent ?
10:09Et quand ils voient
10:10qu'il y a 60 milliards de dividendes
10:12distribués aux actionnaires
10:14et qu'eux,
10:14ils n'ont pas d'enseignants
10:15dans leur classe,
10:16mais où va l'argent ?
10:17Donc les jeunes,
10:18ils ont soif de justice.
10:20Ils ont soif de vérité.
10:22Et c'est comme ça,
10:23quand on leur donne la justice,
10:24la vérité,
10:25les moyens de travailler,
10:26et qu'on leur donne
10:27une espérance sur le futur,
10:28qu'à ce moment-là,
10:29ils se comportent bien.
10:30Ils ne savent même pas
10:31quel sera leur futur,
10:32ces jeunes.
10:32Et en plus,
10:33ils vivent par ricochet
10:34la crise de pouvoir d'achat
10:36de leurs parents.
10:37C'est terrible la crise
10:38de pouvoir d'achat
10:38des parents aujourd'hui
10:39qui n'arrivent pas
10:40à boucler les fins de mois.
10:41Des jeunes qui rentrent chez eux
10:42qui n'ont que le déjeuner de midi
10:45au lycée,
10:46au collège
10:47ou à l'école.
10:48Et le soir,
10:48il n'y a rien à manger.
10:49Ou trois pâtes
10:50qui sont pleines de cadmium maintenant.
10:52On découvre...
10:54C'est pas toute la France,
10:55Madame Royal.
10:56C'est pas tous les jeunes
10:58qui sont des casseurs,
10:59mais c'est pas tout le monde
11:00qui mange des pâtes au camion.
11:01Voilà.
11:02Si 80%,
11:02on vient d'apprendre,
11:03vous avez vu ça ?
11:04En plus,
11:04il y a une dégradation
11:05de la qualité alimentaire.
11:07Je dis ça
11:08parce qu'il y a aussi
11:08dans les revendications,
11:10des revendications des jeunes
11:11sur la cantine scolaire.
11:13Des choses très simples
11:14sur le fait
11:15de ne pas avoir
11:16de trous horaires
11:17pendant la journée
11:18et donc de traîner dans la rue.
11:19Il y a une soif
11:21d'éducation.
11:22Il y a une soif
11:23d'encadrement.
11:24Il y a un cri d'alarme
11:25vis-à-vis des adultes.
11:27Ça, il faut l'entendre.
11:29Il faut l'entendre.
11:29En attendant,
11:30vous avez une élection
11:31à gagner quand même.
11:32C'est le week-end prochain
11:33puisque vous êtes candidate
11:34à la primaire de la gauche.
11:35140 000 inscrits.
11:37Ça ressemble quand même
11:38plus au congrès
11:39du Parti Socialiste
11:40qu'un vrai élan démocratique,
11:42non, cette primaire ?
11:43Vous n'êtes pas un peu déçue ?
11:45Vous n'attendiez pas
11:46à plus de mobilisation ?
11:47J'entends cette petite musique
11:49déjà de dénigrement
11:50de la primaire.
11:51C'est-à-dire que
11:53les journalistes
11:53sont passés du
11:54« Non, mais cette primaire
11:55avec 50 000 personnes »
11:56ou 35 000 personnes
11:57au départ,
11:58ça ne ressemble à rien.
11:59etc.
12:00Ensuite,
12:01« Ah, la primeur,
12:01c'est intéressant ! »
12:02Les chaînes se sont battues
12:03pour nous avoir
12:04quand même dans le débat.
12:05Il y a eu trois débats télé, oui.
12:06Si c'était si peu intéressant,
12:08je pense qu'il n'y aurait pas eu
12:09autant de temps
12:10consacré
12:11par les brillants animateurs
12:13et les journalistes passionnés
12:15et les gens passionnés
12:16parce que regarder
12:16les taux d'audience
12:17ont été considérables.
12:19et aujourd'hui,
12:20on n'a que trois fois plus
12:21d'inscrits
12:22qu'au début.
12:23Donc, il y a un processus.
12:24Moi, comme vous le savez,
12:25j'ai regretté
12:26que ça soit aussi cher
12:26parce que le coût
12:28voulu par Raphaël Glucksmann
12:30a été vraiment
12:30une barrière.
12:31Comment voulez-vous
12:32que les jeunes payent
12:3210 euros pour aller voter ?
12:34Parce qu'on pouvait voter
12:34à partir de 16 ans.
12:36Mais les jeunes,
12:37ils n'ont pas 10 euros
12:38à mettre dans une primaire.
12:39Et même 15 euros,
12:40c'est très très cher.
12:41Donc, ça a été
12:41un très gros frein,
12:43je pense,
12:43à l'inscription.
12:45Mais, si vous voulez,
12:47les gens qui vont voter,
12:49ils vont voter aussi
12:50pour les Français.
12:51C'est-à-dire que
12:52c'est ce groupe-là
12:53de votants
12:54qui doit prendre
12:55la responsabilité
12:56de se dire
12:57mais qui on peut choisir
12:58pour pouvoir faire
12:59une campagne présidentielle
13:00qui tienne la route
13:01et éventuellement
13:02être au second tour
13:03de l'élection présidentielle.
13:05Donc, ce n'est pas
13:06un vote de congrès.
13:07Et c'est d'autant
13:08plus intéressant
13:10le règlement
13:10qui a été mis en place
13:11parce que vous savez,
13:12dans les votes de congrès,
13:13ce dont les gens ont peur,
13:14c'est de renverser
13:15les majorités
13:16département par département.
13:17Vous avez connu ça.
13:19J'ai connu ça.
13:21Tout au long de l'année
13:22on a peur des bagouilles aussi.
13:23Les bagouilles internes.
13:24les triches, tout.
13:25Là, on vote sur son téléphone.
13:27Oui, c'est électronique.
13:28Donc, les gens
13:29n'ont pas besoin
13:29de se déplacer.
13:30On vote,
13:30il y a un lien,
13:31c'est un clic, etc.
13:33Donc, en Brésil,
13:34les tricheries sont écartées.
13:36Mais surtout,
13:37le résultat sera national.
13:40C'est-à-dire que je dis
13:40aux militants
13:41qui m'écoutent
13:43voter en liberté.
13:44Personne n'ira vous dire
13:45« Ah, vous avez renversé
13:46la majorité
13:47de la fédération. »
13:49Vous voyez, il y a un congrès
13:49avec le vote électronique aussi,
13:51ce serait bien.
13:51C'est le vote électronique.
13:52Ah ben, c'est bien.
13:53Vous avez progressé.
13:54C'est la première fois
13:55qu'il y a un vote électronique.
13:56Donc, cette fois-ci,
13:57il y aura plus de liberté
13:58de vote.
13:58Voilà, j'espère.
14:00Bruno Ponset,
14:01Edith Digiraud.
14:02Moi, j'ai 54 ans de main.
14:04Je n'ai jamais voté de ma vie.
14:05Je prends une carte
14:05d'électeur cette année
14:06parce que ce que je veux arriver
14:07au mois de mai,
14:07je n'ai surtout pas envie
14:08de vivre, moi,
14:09dans un pays dirigé
14:10par l'extrême droite.
14:11Donc, je vais aller voter.
14:14Et moi, pour avoir été militant
14:15pendant longtemps,
14:16maintenant, je suis juste adhérent,
14:17mais je ne suis plus militant,
14:18qu'est-ce que vous pourriez,
14:19vous, aujourd'hui,
14:23parce que Mitterrand,
14:24quand même,
14:24comme social trade,
14:25c'est le premier.
14:26C'est Hollande, en 2012,
14:27qui nous explique
14:28l'ennemi, c'est la finance
14:30et qui, derrière,
14:31nous pond la loi El Khomri,
14:32nous met Macron
14:33comme ministre de l'économie.
14:35Moi, ce que je voudrais réellement,
14:36et je pense qu'on est
14:36quelques-uns à vouloir ça,
14:38c'est qu'effectivement,
14:39que votre primaire,
14:39vous la fassiez
14:40et que, quelque part, derrière,
14:41il y a un programme
14:41qui en sorte,
14:42il y a un programme
14:43où tout le monde vous suive,
14:44pas les dernières primaires
14:44ou quand Valls,
14:45derrière, pylône Benoît Hamon,
14:47qui était quand même
14:53un second tour,
14:55Le Pen, Philippe ou Attal
14:57qui viennent de nous faire
14:58la même sauce depuis 10 ans.
14:59Donc, réellement,
15:00moi, je suis content
15:01de vous voir aujourd'hui.
15:02On a vu Morel,
15:02j'ai beaucoup aimé M. Morel.
15:04J'ai trouvé très bien.
15:04J'ai trouvé,
15:05avec des positions
15:06qui étaient vraiment...
15:06Manuel Morel,
15:07qui est candidat à la primaire.
15:09J'ai trouvé bien,
15:09mais moi, je voudrais vraiment
15:10ça.
15:10Si demain, vous êtes là,
15:12vous passez,
15:12et c'est vous qui êtes
15:13la candidate PS,
15:15à un moment donné,
15:15vous ne voulez pas faire
15:15une union de la gauche
15:16plutôt pour qu'on ait
15:17quand même un vrai choix
15:17à faire au premier tour.
15:20Avec Mélenchon,
15:20mais pas que lui.
15:21En fait, il y en a d'autres
15:21à gauche quand même.
15:22Avec Fabien Roussel et autres.
15:24Je peux reposer la question,
15:26est-ce que vous soutiendrez
15:26le vainqueur de cette primaire,
15:28quel que soit le vainqueur ?
15:29S'il respecte les règles, oui.
15:30C'est-à-dire,
15:31comme vous le dites,
15:32il y a l'union de la gauche.
15:33Pas s'il va tout de suite
15:34patouiller avec les matronistes.
15:35rejoindre Jean-Luc Mélenchon
15:36si, par exemple,
15:36Raphaël Gluck-Span
15:37gagne cette primaire ?
15:37Ah non, Jean-Luc Mélenchon,
15:38il fait sa candidature.
15:40Non, c'est d'abord
15:42l'union de la gauche
15:42avec le PSC et les Verts.
15:45Et ensuite,
15:45avec les électeurs.
15:46Vous savez,
15:47une élection présidentielle,
15:48ce n'est pas une opération
15:49d'appareil.
15:50C'est une mobilisation
15:51des électeurs
15:52qui se disent,
15:53tiens, avec celle-là,
15:54au moins la France
15:55va se porter mieux,
15:56on va prendre soin de nous,
15:58il y aura plus de justice
15:59fiscale et sociale,
16:01l'éducation,
16:01ça va être au cœur
16:02de nos priorités
16:03et surtout,
16:04vous savez,
16:04moi ce que je pense
16:05par rapport à ce qui se passe
16:06dans le mouvement lycéen,
16:07c'est qu'aujourd'hui,
16:08on est en train
16:09de laisser une dette
16:10à la nouvelle génération
16:11et ça n'en a pas le droit.
16:12Entre la dette climatique,
16:13la planète qu'on leur laisse,
16:15la dette sociale,
16:16la dette fiscale,
16:18tout,
16:18la dette morale,
16:19la dette démocratique,
16:20on est dans un pays démocratique là ?
16:23Mais c'est impensable
16:24la façon dont on traité
16:26les jeunes
16:26et n'ont pas été écoutés.
16:27Il n'y a pas d'autres dictateurs
16:28non plus.
16:28Et pendant dix ans,
16:30c'est vraiment...
16:30On peut brûler sa porte
16:31de lycée
16:32sans qu'il ne se passe rien.
16:33Exactement,
16:34on n'est pas en dictateur.
16:34Je ne crois pas
16:34qu'il y ait beaucoup de pays
16:35dans le monde
16:36où ça se passe aussi
16:37tranquillement
16:38quand on bloque des lycées.
16:39Mais je ne pense pas
16:39qu'il y ait beaucoup de pays
16:40dans le monde non plus
16:41où on arrache les mains
16:42des lycéens
16:43et on les visite
16:45avec des flashballs.
16:46Non, mais ça va.
16:47l'Iran, l'Afghanistan,
16:48vous ne pouvez pas dire
16:49que la France
16:49est une dictature.
16:51Enfin, c'est exagéré quand même.
16:52C'est toujours les excès.
16:54Enfin, la France...
16:55Si vous pensez que l'Iran
16:56est bien à l'ISNI.
16:57Non, non, c'est parce que
16:58vous avez dit
16:58une barbarie tout à l'heure.
16:59C'est vous qui mette
17:00la comparaison.
17:01Vous dites que
17:02on arrache des mains,
17:04on est la barbarie.
17:07Si tu veux prendre
17:08un exemple plus récent,
17:09t'as quand même un pays
17:09qui vient de faire
17:10un truc infernal
17:11qui a viré une petite vieille
17:12de chez elle
17:12de son appartement.
17:13L'Espagne.
17:14L'Espagne, qu'est-ce qu'il a fait
17:15le premier ministre
17:16quand il a vu que ça chauffe un peu ?
17:17Il a viré tout son gouvernement
17:18et dit je vais refaire
17:18une nouvelle alliance
17:19avec ce que les gens m'ont dit.
17:20Ça, c'est un pays démocratique.
17:22Nous, un pays en France
17:23où quelqu'un gagne des élections,
17:24c'est pas lui qui est au pouvoir.
17:25C'est ça.
17:26C'est tout.
17:26C'est ça.
17:27Alors, si tu peux faire
17:27une démocratie, si tu veux.
17:28Personne n'a gagné
17:29la dernière élection.
17:29C'est ça qui est guérite.
17:31C'est personne n'a gagné
17:32la dernière élection.
17:32Oui, mais en tout cas,
17:33les premiers n'ont pas été au pouvoir.
17:34C'est tout ce qu'on a vu.
17:35Vous avez tout à fait raison.
17:36Je pense que si Emmanuel Macron
17:37avait respecté le vote
17:39issu des urnes
17:41pour les législatives,
17:43mettant la gauche au pouvoir
17:44et pourquoi pas ensuite
17:46élargir cette...
17:47Parce que vous ne voulez pas
17:48à l'époque Jean-Luc Mélenchon,
17:49souvenez-vous.
17:50Il avait dit le programme,
17:51rien que le programme.
17:52Puisque LFI ne venait pas
17:53et qu'elle allait mettre la gauche,
17:55éventuellement,
17:57élargir au centre-gauche.
17:58Pourquoi pas ?
17:58Mais il ne l'a pas fait.
17:59Il a tout de suite repris
18:00les macronistes et la droite.
18:02Et donc, c'est pour ça
18:03que ça s'est dégradé.
18:03Didier Giraud.
18:04Moi, j'ai une question
18:05très concrète,
18:06Madame Royal.
18:07En quoi une candidature
18:10en 2026
18:11à la présidence de la République,
18:13alors que vous aviez perdu
18:15en 2007
18:16le deuxième tour
18:17de la présidentielle ?
18:18Il y a quoi de nouveau
18:19dans votre programme
18:20qui fait que 20 ans après,
18:22les gens vous emmèneront
18:23à l'Élysée ?
18:24C'est les circonstances.
18:26C'est l'histoire
18:28qui est là.
18:29D'abord, je pense
18:30que le temps des femmes
18:31est venu, premièrement.
18:33Deuxièmement,
18:33je ne veux pas
18:34que cette révolution
18:34justement de l'accession
18:36d'une femme aux responsabilités,
18:37ce soit l'extrême droite
18:38qui la fasse.
18:39Mais ça ne suffit pas.
18:41Je pense qu'il faut...
18:42C'est votre motivation ?
18:42C'est une des motivations.
18:44Quand j'ai vu ça
18:45et qu'en face,
18:46il n'y avait pas grand-chose,
18:48c'est une des motivations.
18:49Et pour torpiller
18:49Raphaël Gluckman,
18:50qui était au meeting
18:51de Sarkozy en 2007
18:52plutôt qu'au vôtre ?
18:53Je pense effectivement
18:54qu'il faut mettre la gauche.
18:56Je désigne quelqu'un de gauche
18:57que c'est quelqu'un de droite.
18:58C'est sûr.
19:00Raphaël Gluckman est...
19:01Et ensuite, vous savez,
19:02moi, comme vous le dites
19:03très justement,
19:04je suis une candidate
19:06de transition.
19:07Je vais préparer
19:07la nouvelle génération.
19:09Je suis quelqu'un
19:10qui ne va faire
19:10qu'un seul mandat
19:12et redresser le pays
19:14avec du bon sens
19:15et de la visibilité
19:16sur ce qu'il faut faire.
19:18Et je le redis ici,
19:20je pense que,
19:20compte tenu des difficultés
19:21économiques que nous avons,
19:23du gaspillage financier
19:24qu'ils ont fait,
19:26du fait qu'on soit
19:27au bord de la crise financière.
19:28Mais la moindre des choses,
19:29c'est que le pays
19:30soit au travail,
19:31que les gens arrêtent
19:32d'être secoués,
19:33qu'ils ne soient pas obligés
19:34de descendre dans la rue
19:34pour se faire entendre.
19:36Vous imaginez
19:37l'énergie perdue ?
19:38C'est d'abord l'État,
19:39le gabegi.
19:40Le gabegi de l'État,
19:41c'est d'abord l'État.
19:42C'est une gabegi aussi
19:43de ne pas gérer correctement
19:45un pays.
19:45Plus la gabegi de l'État,
19:47plus la baisse
19:48du train de vie de l'État
19:49et les économies
19:49avant de faire
19:50un nouveau.
19:51Dernière question concrète.
19:52Madame Royal,
19:53vous étiez chez
19:53Benjamin Duhamel hier
19:55et vous avez refusé
19:57de qualifier
19:58le régime algérien
19:59de régime autoritaire.
20:00Pourtant,
20:01Boilem Sansal
20:02y a été détenu,
20:04Christophe Gleize
20:04y est encore
20:05et vous avez dit
20:06que c'était au peuple
20:07de qualifier
20:08ce régime d'autoritaire.
20:10Pourtant,
20:11en politique,
20:12en responsabilité politique,
20:14les hommes politiques
20:15ont l'habitude
20:16de qualifier
20:18certains pays
20:19d'autoritaires
20:20par expérience.
20:21Pourquoi pas
20:22pour l'Algérie ?
20:22Qu'est-ce qui empêche
20:24de qualifier
20:25ce pays d'autoritaire ?
20:27Réponse à Zorabitant.
20:29D'abord,
20:30pourquoi ce sujet ?
20:31Parce que je suis
20:31de franco-algérienne.
20:33Je ne suis pas
20:33de double nationalité
20:34mais ça m'intéresse.
20:35Pourquoi est-ce que
20:36France Inter me pose
20:37cette question ?
20:39Ça,
20:40il faut l'ordre,
20:40je ne sais pas.
20:41Je vais vous expliquer.
20:42Benjamin,
20:43il y a la France
20:44en crise.
20:45Il y a les lycéens
20:46et la jeunesse
20:48menacés
20:48d'avoir plus
20:49aucun avenir.
20:50Il y a une crise
20:52de pouvoir d'achat
20:53terrible.
20:54Il y a une crise financière,
20:56on est près
20:56de basculer
20:57dans la dépendance financière
20:58et dans la mise
20:59sous tutelle.
21:00Et puis tout d'un coup,
21:01ah au fait,
21:02et l'Algérie ?
21:03D'habitude,
21:03c'est l'extrême droite
21:04qui fait ça.
21:05Ou c'est Retailleau.
21:06Non, tout va mal.
21:07Ah mais au fait,
21:08c'est l'Algérie.
21:09Ça suffit d'utiliser l'Algérie.
21:11Personne n'utilise l'Algérie.
21:11C'est une espèce
21:12de diversion.
21:14On a quand même
21:14un Français
21:16qui est en prison.
21:17Mais au fait,
21:18l'Algérie,
21:18vous ne pourriez pas
21:18nous dire
21:19que vous êtes tapé
21:20de presse pour l'Algérie ?
21:21Ah parce que
21:21qualifié d'autoritaire,
21:22c'est tapé.
21:23Non, c'est la réalité.
21:24Non mais quand même,
21:26peu importe
21:26l'intention de la question.
21:27La question vient pour cela.
21:28Non mais vous,
21:28vous n'êtes pas journaliste.
21:29Donc peu importe
21:30l'intention de la question,
21:31vous êtes une responsable politique.
21:32Donc on s'en fiche
21:34de l'intention du journaliste.
21:35C'est votre réponse
21:36qui nous intéresse.
21:37Moi je suis candidate
21:38à l'élection présidentielle.
21:39Eh bien justement.
21:40Un président de la République
21:41ne qualifie jamais.
21:43Ah bon ?
21:43Non.
21:43Alors quand le Qatar
21:44vient financer
21:46le Paris Saint-Germain,
21:47vous dites...
21:47Alors l'Iran,
21:48ce n'est pas un régime autoritaire.
21:49On ne veut pas le Qatar.
21:50Non, on ne veut pas le Qatar
21:51parce que c'est un régime autoritaire.
21:52Si on vous pose la question
21:54en tant que président
21:55de la République
21:55sur la Russie,
21:57sur ce qui se passe
21:58avec les Ouïghours,
21:59ce qui se passe
22:00en Corée du Nord,
22:01ce qui se passe
22:02dans certains pays
22:03comme l'Afghanistan
22:04où il y a un crime
22:04contre l'humanité
22:05parce qu'on marie
22:06des gamines de 8 ans,
22:079 ans, etc.
22:08Vous direz
22:09je laisse les Afghans
22:11qualifier leur pays.
22:12Pas du tout.
22:12Vous vous rendez compte ?
22:13C'est pas ce que j'ai dit.
22:13Il y a des positions...
22:15Attendez, vous permettez.
22:16Il y a des positions diplomatiques
22:18et ensuite
22:19il y a des jugements
22:20sur tel ou tel pays.
22:22Donc quand on accepte
22:23des financements
22:24de l'Arabie Saoudite
22:25ou du Qatar,
22:26on ne dit pas
22:26tiens, non, non, non,
22:28on n'accepte pas
22:28parce que ce ne sont pas
22:29des démocraties
22:30ou ce sont des régimes autoritaires.
22:31Ça n'a rien à voir.
22:32Première chose.
22:33Deuxièmement,
22:34ceux qui font de l'algérophobie
22:36parce que c'est de ça
22:37qu'il s'agit.
22:37Ah, c'est votre invention.
22:38Ceux-là,
22:39ils n'ont jamais bougé
22:40pour libérer Christophe Gleiz.
22:42J'ai entendu
22:43Raphaël Glucksmann
22:44sur votre bateau.
22:45Ici.
22:45Il a demandé
22:47officiellement
22:48la libération
22:48de Christophe Gleiz.
22:49Eh bien, moi,
22:49je l'ai fait.
22:50Non seulement je l'ai fait,
22:51mais je suis allée
22:52le voir en prison.
22:53Oui.
22:54Alors ceux qui déblatèrent
22:55sur tel ou tel pays,
22:57eh bien qu'ils commencent
22:57par concrètement
22:59s'engager
22:59pour la défense
23:00des uns et des autres.
23:01sont des uns et des autres.

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