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Mardi 6 octobre 2026, retrouvez Bernard Sansot (Avocat), Nathalie Malicet (Expert-Comptable et CAC, ANEXIS) et Clément Vercoutere (Cofondateur Associé, Arc Capital) dans SMART CAPITAL, une émission présentée par Fabrice Cousté et Arnaud Dumourier.
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00:08Bonjour, bienvenue dans Smart Capital.
00:10Au programme de ce numéro, on va faire une plongée au cœur de l'exercice illégal de la profession d
00:17'expert comptable
00:18au travers de l'ouvrage Crimes et comptabilité de Jacques Midali et Bernard Sansot qui sera avec nous sur notre
00:26plateau.
00:27Dans le débat, on évoquera la cybersécurité. Est-elle la nouvelle priorité des entreprises ?
00:34On en parlera avec mes invités, Nathalie Malissé, expert comptable et commissaire au compte,
00:40et Sylvain Lefeuvre, directeur général adjoint de Board of Cyber.
00:45Et enfin, avec notre invité Clément Vercoutre, cofondateur d'Arc Capital, on parlera financiarisation des cabinets.
00:54Voilà pour les titres Smart Capital, c'est parti !
01:01Derrière les chiffres et les bilans se cache parfois une zone grise, celle de l'exercice illégal de la profession
01:08d'expert comptable,
01:10un phénomène dont on parle peu et qu'on documente encore moins.
01:14Bernard Sansot, avocat, lui consacre un ouvrage co-écrit avec Jacques Midali, Crimes et comptabilité.
01:21Il est avec nous sur notre plateau.
01:24Bernard Sansot, bonjour.
01:25Bonjour.
01:26Vous venez de publier Crimes et comptabilité, co-écrit avec Jacques Midali, un titre qui interpelle et qui mérite qu
01:35'on s'y arrête.
01:35Alors, pourquoi ce titre et pourquoi cet ouvrage ?
01:38Alors, j'ai travaillé avec Jacques Midali pendant 20 ans au sein de l'Or des experts comptables.
01:43Lui était chargé de la lutte contre l'exercice illégal, la profession d'expert comptable et moi, de gérer les
01:50dossiers contentieux.
01:52Nous avons voulu mettre en forme cette collaboration de 20 ans.
01:56C'est un ancien policier.
01:58Et nous avons recensé des milliers de signalements et des centaines de décisions judiciaires.
02:05Et cet ouvrage est la synthèse, l'exploitation de toute cette documentation.
02:11Je veux dire que nous avons insisté sur le sous-titre qui est autopsie d'une infraction silencieuse
02:18parce que c'est une infraction banale, presque ridicule, mais qui fonctionne au sein de l'ordre public économique
02:26comme un cancer qui métastase lentement mais sûrement et on s'en aperçoit quand il est trop tard.
02:33On va revenir sur le contenu maintenant de votre ouvrage.
02:38Quel constat vous dressez dans cet ouvrage ?
02:42D'abord, il est statistique, c'est-à-dire que compte tenu de la masse de documents exploités,
02:48nous considérons qu'il y a un essentiel représentatif qui permet d'écrire le phénomène
02:52sur le plan sociologique et sur le plan juridique.
02:56Alors sur le plan sociologique, il faut savoir qu'il y a pratiquement plus d'illégaux que de légaux.
03:03C'est-à-dire que les experts comptables sont minoritaires.
03:07Il y a une parité dans l'exercice de la profession comptable.
03:13Alors on a dressé un profil de l'illégal.
03:16C'est un homme à 70%, il est français à 80%.
03:19Il a une formation comptable à 81%.
03:23Il fonctionne généralement à 83% dans le cadre de société.
03:29Il a entre 20 et 100 clients, il a un chiffre moyen de 110 000 euros plus le numéraire qui
03:38circule dans ce genre d'officine.
03:40Donc c'est important.
03:41C'est très très important, on y reviendra tout à l'heure.
03:44C'est une masse considérable qui crée un préjudice économique à l'ensemble de la société.
03:48Et il y a un taux de récidive de 25% et surtout, on a identifié 10% d'entre
03:54eux qui ont un lien avec la criminalité organisée.
03:59Donc on est loin du commis aux écritures dans une officine, une arrière boutique de petits artisans.
04:07C'est une profession qui s'est professionnalisée, qui s'est structurée et surtout, surtout, elle est en hausse.
04:14Alors vous avez évoqué le préjudice, mais concrètement, quels sont les préjudices causés par cet exercice illégal de la profession
04:22d'expert comptable,
04:23tant pour les clients, pour la profession, mais aussi pour l'économie générale dans son ensemble ?
04:29J'entends, il y a un préjudice économique considérable.
04:32Nous avons pu, avec nos statistiques, faire une évaluation pour l'île de France qu'on a tangentée au niveau
04:39national.
04:39Pour l'île de France, il y a 430 000 euros par an d'honoraires d'exercice illégal.
04:46Si on le tangente avec nos statistiques, c'est-à-dire qu'on fait une projection qui, à mon avis,
04:51est un peu aléatoire et insuffisante,
04:53on obtient un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros par an, ce qui est considérable.
04:58Ce qui est considérable.
04:59Je ne parle pas de la concurrence déloyale faite aux experts comptables, qui ont, eux, l'obligation d'appliquer les
05:06normes,
05:07qui ont des contraintes financières, qui ont des obligations d'assurance, la déontologie à respecter,
05:13alors que les autres font des comptabilités à façon sans respecter la moindre règle.
05:18Quand je dis les autres, une partie des autres, parce qu'il y a des illégaux qui font leur travail
05:23normalement,
05:24mais ils ne sont pas experts comptables, ils ne présentent pas les garanties, notamment au niveau de l'assurance,
05:28que présente l'expert comptable.
05:30Puis sur le plan de l'ordre public économique, il y a le risque de fausse comptabilité,
05:35d'absence de contrôle de la puissance publique, et surtout, et on le voit devant les tribunaux,
05:41une brouille de l'image de la profession des experts comptables,
05:45qu'on ne sait plus s'ils sont légaux, illégaux, ce qu'ils font, ce qu'ils ne font pas,
05:49ce qu'ils ont le droit de faire, ce qu'ils n'ont pas le droit de faire.
05:51Donc on voit que les conséquences sont importantes.
05:54Quelles sont les difficultés de la lutte contre l'exercice illégal
05:57de la profession d'expert comptable ?
05:59Alors, il faut partir, justement, à partir de ce que nous avons pu observer,
06:03et ça nous a parfois surpris, d'abord, l'ordre des experts comptables
06:07a une mission de service public.
06:09Il doit assurer la réglementation, le respect de la réglementation
06:14dans son secteur d'activité, qu'est la comptabilité.
06:19C'est une profession qui est très active, mais elle ne peut rien faire toute seule.
06:24Il faut que les pouvoirs publics, à la fois la tutelle, c'est-à-dire le ministère de l'économie,
06:28et la police, nous aident dans cette lutte.
06:32C'est généralement le cas lorsqu'on lui demande.
06:35Et puis, il y a des déserts en France,
06:37parce que l'ensemble de l'activité, je dirais, probante
06:40se résume région Auvergne-en-Alpes, Paca et Île-de-France.
06:47Et je crois qu'il y a un effort à faire dans ces régions-là.
06:54Sur la base de ces constats, il y a une répression inadaptée,
06:59c'est-à-dire que le délit est puni de peine qui nous semble insuffisante
07:04pour pouvoir mouvementer une action publique significative.
07:08La deuxième chose, c'est qu'il y a une politique pénale insuffisante,
07:12c'est-à-dire que les gens considèrent que c'est un petit délit,
07:14et ils ne regardent que cela, et on ne peut pas finalement le reprocher,
07:19alors qu'il est lié à la crimineuse organisée.
07:22Et puis, il va falloir gérer un dernier problème,
07:24l'arrivée de l'intelligence artificielle.
07:26On va conclure là-dessus.
07:27Merci Bernard Sansot.
07:29Je rappelle que vous êtes avocat.
07:31Tout de suite, on enchaîne avec notre débat,
07:34avec une autre question particulièrement prégnante pour la profession,
07:38la cybersécurité.
07:44Les cyberattaques se multiplient,
07:46les cadres réglementaires se durcissent,
07:49et la question de la maturité cyber des entreprises et des cabinets
07:53est particulièrement prégnante.
07:55La cybersécurité est-elle vraiment devenue la nouvelle priorité des entreprises ?
08:01On en parle tout de suite avec mes invités.
08:03Avec moi sur ce plateau, Nathalie Malissé,
08:06vous êtes expert comptable, également commissaire aux comptes,
08:09et présidente de la commission innovation de la compagnie nationale des commissaires aux comptes.
08:15Bonjour Nathalie.
08:15Bonjour Arnaud.
08:16A ma droite, également Sylvain Lefeuvre,
08:20vous êtes directeur général adjoint de Board of Cyber.
08:25Bonjour Sylvain.
08:25Bonjour Arnaud, merci d'en recevoir.
08:27Bonjour Nathalie.
08:27Bonjour Sylvain.
08:28On va rentrer tout de suite dans le vif du sujet.
08:30Il y a eu pas mal de cyberattaques ces derniers temps,
08:34dont la retentissante attaque de la DGFIP,
08:36mais aussi des études de notaires, des hôpitaux, des entreprises.
08:41Alors Sylvain, pouvez-vous nous faire un état de lieu de la menace cyber ?
08:47Déjà, merci Arnaud, parce que la manière de poser la question
08:49prouve qu'aujourd'hui, l'élargissement des surfaces d'attaque est total,
08:53puisqu'on a parlé des experts comptables,
08:55on n'a parlé de grandes entreprises, on n'a parlé d'administration.
08:57Ça, c'est la première chose que l'on peut remarquer,
08:59c'est que l'attaque aujourd'hui se déroule sur l'intégralité de la chaîne
09:04de fournisseurs, de clients autour d'un écosystème.
09:06C'est la première chose.
09:07La deuxième chose qu'on s'aperçoit, c'est qu'il y a de plus en plus de cyberattaques
09:10qui ne bloquent pas les entreprises.
09:12Notamment lorsqu'on vient collecter un certain nombre de documents
09:15ou d'informations ou de data à destination de la revente.
09:18Ça ne veut pas dire que l'entreprise ne sera pas ensuite mise à mal par la suite,
09:23mais en tous les cas, elle peut continuer son activité.
09:25L'autre point qui est important, on parlait de chaîne il y a un instant,
09:28ce que l'on s'aperçoit, c'est qu'il n'y a pas de TPE ou de PME aujourd
09:33'hui
09:33qui puisse se dire « je ne crains rien parce que je suis trop petit »,
09:36c'est impossible.
09:37Tout le monde est concerné ?
09:38Bien sûr, puisqu'elle fait partie du maillon de la chaîne.
09:40En réalité, vous pourriez avoir la chaîne la plus robuste possible,
09:46sa robustesse ne serait mesurée qu'à l'état du maillon le plus faible.
09:49Si vous ne travaillez pas avec ce maillon le plus faible,
09:51à ce moment-là, c'est une problématique globale pour vous.
09:53Et puis, l'autre point, c'est la partie IA, bien évidemment.
09:57Alors, on enfonce des portes ouvertes, mais c'est important aussi de le replacer.
10:00L'IA aujourd'hui permet l'industrialisation et de la vente sur étagère
10:04à un certain nombre de hackers.
10:05Donc, ça favorise les attaques ?
10:07Ça favorise considérablement les attaques.
10:09Le développement, mais aussi la rapidité des attaques, peut-être ?
10:12Exactement, puisque ce qui va se passer, c'est qu'à partir du moment
10:15où vous allez avoir un certain nombre d'expositions externes,
10:18on va appeler ça des portes ouvertes, en tous les cas,
10:20pour être capable de rentrer dans la structure,
10:22et qu'avec une IA, vous êtes capable de l'industrialiser,
10:26puis vous êtes capable de revendre le processus
10:28que vous avez mis en place pour être capable de rentrer,
10:30à ce moment-là, ça explose en termes d'entreprise ciblée, etc.
10:34Donc, ce qui est important dessus, c'est qu'il faut comprendre
10:38que la cybermenace, ou en tous les cas, ces actes-là,
10:43ce n'est pas un risque qui est exceptionnel.
10:45C'est-à-dire que c'est un risque permanent de l'entreprise,
10:48et il faut le considérer de cette manière-là.
10:49Quand on le considère de cette manière-là,
10:51ça veut dire qu'on considère aussi l'écosystème
10:53avec lequel on travaille, les experts comptables,
10:54les clients, les fournisseurs et l'intégralité de ce système.
10:56Il faut avoir une vue transversale des choses, c'est ça que vous dites ?
10:59Oui, il faut une vue transversale,
11:00mais on a sorti le premier panorama cyber Nice 2
11:06qui n'a jamais été fait en France.
11:07On est allé sonder près de 22 000 entreprises
11:11qui vont être considérées, enfin, qui vont être sous le coup de Nice 2
11:15à partir d'octobre, quand ça va sortir.
11:17On s'est appuyé sur le référentiel récif de l'ANSI,
11:19et on a constaté un certain nombre de choses intéressantes.
11:22Et on pourra en parler un peu plus tard,
11:23mais la première chose, c'est effectivement cette notion de maillage.
11:27À partir du moment où on laisse un maillon faible
11:29en relation avec notre système d'information,
11:31on ouvre des portes que l'on ne maîtrise pas.
11:33Ça, c'est la grande...
11:33Nathalie Sylvain vient de faire le tableau général de la cybermenace.
11:37Comment ça se passe chez les cabinets d'expertise comptable ?
11:40J'ai envie de répondre à Sylvain,
11:42qui en était tout à fait en face.
11:43Effectivement, personne n'est à l'abri,
11:45on est tous des victimes potentielles,
11:46et pour certains, malheureusement,
11:47des victimes avérées de cyberattaques.
11:51Un cabinet d'expertise comptable,
11:52c'est avant toute chose une entreprise.
11:54Donc, à ce titre, nous sommes également ciblés.
11:56Mais on a une petite spécificité,
11:58et qui a été évoquée quand on donne l'exemple des notaires,
12:02c'est qu'au titre de nos fonctions d'expert comptable,
12:04on a une matière première qui a beaucoup d'intérêt pour des attaquants,
12:07qui sont en fait les données que nous collectons sur nos clients,
12:11et qui sont souvent d'ailleurs des données critiques.
12:13Donc là, on devient attractif,
12:15on devient sexy, on pourrait dire,
12:16pour des attaquants.
12:17Ça, c'est un premier critère
12:19qui impose au cabinet d'expertise comptable
12:21d'être très vigilant,
12:22parce que je collecte, je traite, je stocke des informations
12:25qui ne m'appartiennent pas,
12:27qui sont celles de mes clients,
12:28et j'ai une obligation qui s'appelle le secret professionnel.
12:31Et donc, je dois tout mettre en œuvre
12:32pour préserver ce secret
12:34et sécuriser les données.
12:35Ça, c'est le premier point.
12:37Deuxième point qui va faire
12:38que les cabinets d'expertise comptable
12:40peuvent être visés plus spécifiquement par des attaques,
12:43c'est que nous sommes amenés maintenant,
12:45avec l'évolution de nos missions,
12:46à manipuler des fonds.
12:48Ce qui est le cas des notaires
12:49qui ont été victimes,
12:50et ça a coûté plusieurs dizaines de millions d'euros
12:53à la profession de notaire,
12:55c'est que les notaires payent aussi
12:58des fonds pour autrui.
12:59Eh bien, l'expert comptable,
13:00par les nouvelles missions,
13:02est amené également à pouvoir procéder
13:04à des règlements.
13:05On manipule énormément d'informations,
13:07notamment des IBAN,
13:08qu'on doit renseigner pour pouvoir faire
13:10des virements des salariés.
13:10D'où l'intérêt des fraudeurs
13:12pour les experts comptables.
13:14Bien sûr.
13:14Et ça, c'est un vrai sujet,
13:17parce que, jusqu'il y a encore quelque temps,
13:20mes confrères, mes consoeurs
13:21n'avaient pas forcément conscience
13:23de cette exposition,
13:25puisque c'est le terme qu'on doit retenir,
13:26donc cette exposition face aux risques.
13:28Et donc, nous devons mettre en œuvre,
13:30bien entendu, dans tous les cabinets,
13:32quelle que soit leur taille,
13:34des bonnes pratiques,
13:35celles qui sont recommandées par l'ANSI.
13:38Il y a 42 mesures,
13:39dont 10 essentielles,
13:41et c'est indispensable
13:42de les mettre en œuvre
13:43si on veut pouvoir rester
13:45à un maillon sécurisé
13:47de cette chaîne de valeur.
13:48Alors, Sylvain,
13:49Nathalie évoque les mesures indispensables
13:52à prendre en compte
13:52pour éviter les cyberattaques.
13:54Vous avez dit que toutes les entreprises
13:56sont concernées par ce sujet.
13:58Quel degré de maturité
14:00vous voyez, vous,
14:01des entreprises,
14:02justement, sur le sujet ?
14:03Alors, il y a toujours,
14:05je suis plus sécurisé que mon voisin,
14:06et c'est comme je suis toujours meilleur
14:07que mon voisin, etc.
14:09Et donc, ça,
14:09on le constate assez régulièrement
14:11dans les études
14:12que l'on peut faire tous les jours
14:13et dans l'accompagnement
14:14qu'on a tous les jours
14:14de nos clients.
14:15Et je vais vous donner
14:16quelques chiffres
14:16juste pour vous donner une idée
14:17et on va plutôt se concentrer
14:19sur PME et ETI.
14:22Il y en a à peu près la moitié
14:23qui disent qu'elles sont
14:24fortement exposées,
14:25donc de par leur métier,
14:27de par leur historique
14:28ou de par le système d'information
14:29qui sont encore perfectibles.
14:30Par contre,
14:31il y en a plus de la moitié
14:32qui pensent avoir
14:33une bonne ou un très bon niveau.
14:34Donc, on s'aperçoit déjà
14:35qu'il y a un décalage
14:35à ce niveau-là.
14:36Et ensuite,
14:37si on va un peu plus loin,
14:38il y en a à peine un quart
14:39qui ont une double authentification
14:40sur des applications
14:42importantes ou critiques
14:43pour l'entreprise.
14:44Je pense que dans ces trois chiffres,
14:45tout est dit.
14:46C'est-à-dire qu'on est en train,
14:48aujourd'hui,
14:49il y a une prise de conscience
14:53qui progresse
14:54plus vite en réalité
14:55que la prise en compte du risque.
14:57Tout le monde est en train
14:57de se dire effectivement
14:58qu'il y a quelque chose
14:59qu'il faut faire,
15:00mais derrière,
15:00est-ce qu'on le met en œuvre ?
15:01Et on parlait de règles,
15:04ou en tous les cas,
15:04ce qui peut être édicté
15:05par l'ANSI, etc.
15:06pour les experts comptables,
15:08on fait la même chose.
15:09C'est-à-dire que lorsqu'on va
15:11étudier la surface externe
15:12d'attaque d'une entreprise,
15:13on va lui faire
15:14un certain nombre
15:15de recommandations.
15:16Et on a pu voir,
15:17notamment dans le dernier
15:19Panorama Nice 2
15:20qu'on a sorti,
15:20on a sorti cette semaine,
15:21six recommandations essentielles
15:23qui s'appuient notamment
15:24sur des failles évidentes
15:25de mise à jour
15:26ou de fin de vie de produit.
15:28Juste cette partie-là.
15:28Elles sont connues à l'avance,
15:30donc on ne peut pas dire
15:31qu'on n'était pas prévenu
15:32ou autre.
15:33Et c'est donc cette capacité
15:33à se préparer,
15:34cette capacité à anticiper
15:35sur cette partie-là.
15:38Je reviendrai vraiment
15:38sur l'écart
15:40entre la perception
15:40et la réalité.
15:41C'est ce qui fait
15:42qu'à un moment,
15:43ces discussions remontent
15:45à un niveau
15:45de direction générale
15:46ou conseil d'administration
15:47parce que l'entreprise
15:48doit prendre une décision
15:49en matière de sécurité.
15:51Bien évidemment,
15:52elle peut perdre
15:52l'intégralité
15:53de ses clients
15:55et de ses fournisseurs
15:56en quelques heures
15:56en quelques jours.
15:57On le sait,
15:57on le voit,
15:57on l'a déjà vu.
15:58Mais il faut en prendre conscience.
16:00D'accord.
16:00Donc ça veut dire
16:00qu'il faut sensibiliser
16:02les dirigeants
16:03sur ces questions ?
16:05Exactement.
16:05Et surtout,
16:06que ça remonte aujourd'hui.
16:07Et pour ça,
16:08que ça remonte
16:08à un conseil d'administration
16:09ou à des dirigeants.
16:10Et pour ça,
16:11je pense qu'il y a une manière
16:11de le faire.
16:12Il faut simplifier la cyber.
16:14Il faut simplifier le message
16:16autour de la cybersécurité.
16:17Il faut être capable de dire
16:19aujourd'hui,
16:19si on prend le métier
16:20des experts comptables,
16:21ils ne vont pas donner
16:21l'intégralité
16:22de la comptabilité
16:23d'un dirigeant
16:23pour qu'il se fasse
16:24une idée de la santé financière
16:25ou de savoir où il en est.
16:26Ils vont lui remonter
16:26quelques éléments critiques,
16:29évidents, perspicaces
16:30pour qu'il soit capable
16:30de prendre une décision.
16:32On doit faire la même chose
16:32en matière de cybersécurité.
16:34Nathalie,
16:35vous êtes d'accord ?
16:35Il faut simplifier la cyber,
16:37comme dit Sylvain.
16:38Il y a aussi un cadre juridique
16:40qui est particulièrement prégnant,
16:41Nice 2,
16:42Dorin,
16:43RGPD.
16:44Est-ce que c'est une pression
16:45supplémentaire aussi
16:46pour les entreprises ?
16:47Il faut simplifier tout ça ?
16:49Alors,
16:50bien entendu,
16:50il faut que le message
16:52de la cyber,
16:52de la cyber-résilience
16:54soit plus simple,
16:54plus accessible.
16:55Et c'est un peu aussi
16:56l'objectif de la réglementation
16:58en Nice 2
16:58qui est évoquée.
17:00Beaucoup trop
17:01de chefs d'entreprise,
17:03beaucoup trop
17:03d'experts comptables
17:03sont aujourd'hui dans le déni
17:04renvoyant la cyber
17:06aux responsables
17:07au RSSI,
17:08à un prestataire informatique
17:09en disant
17:10je ne suis pas compétent.
17:11C'est un sujet technologique.
17:13Ce qui est totalement faux
17:14et ce que Sylvain vient d'évoquer,
17:15c'est un sujet
17:16de gouvernance.
17:17C'est un sujet
17:18de conformité
17:19mais aussi
17:20de résilience
17:21et de pérennité
17:22de l'entreprise.
17:23Parce que tout à l'heure,
17:24on a évoqué
17:24du vol de données
17:25mais on aurait pu aussi
17:26évoquer des systèmes
17:27qui sont bloqués
17:28et dans la profession,
17:29malheureusement,
17:29il y a quelques années,
17:30on a eu le cas
17:31d'un hébergeur
17:32qui, pendant 5 semaines,
17:33n'a pas été en capacité
17:34de laisser mes confrères
17:36travailler
17:36et il a fait
17:37un travail formidable
17:38pour revenir,
17:38cet hébergeur.
17:39Il n'a mis que 5 semaines
17:40à bloquer les systèmes
17:42pour les restaurer
17:43mais c'est quand même
17:435 semaines sans production.
17:45Donc,
17:45des dégâts considérables.
17:46Il y a des dégâts considérables
17:47donc oui,
17:48il y a un problème
17:48de conformité.
17:49Il faut respecter
17:50ces règles
17:51qui sont édictées
17:52en fonction
17:52des différentes législations
17:53et différents secteurs
17:54d'activité.
17:55Moi,
17:56ce que j'observe,
17:56c'est qu'il y a parfois
17:57un vrai décalage.
17:59Sylvain a évoqué
18:00la double authentification
18:01ou la MFA.
18:03Malheureusement,
18:03aujourd'hui,
18:04nous autres,
18:04les experts comptables,
18:05on va être aussi
18:06totalement dépendants
18:07du niveau de sécurité
18:08de nos éditeurs.
18:10De plus en plus,
18:11on travaille
18:12avec des briques,
18:13on a des outils
18:14qui sont en mode SaaS,
18:15qu'on va chercher
18:16à gauche,
18:16à droite,
18:16qu'on va assembler.
18:18Cet univers,
18:19il peut être
18:20assez complexe
18:21pour un professionnel
18:22de l'expertise comptable
18:24et donc,
18:24c'est pour ça
18:24qu'il va s'appuyer
18:25sur des compétences techniques
18:27et pour autant,
18:28il va chercher
18:29quelque chose
18:30qui soit simple
18:31à mettre en œuvre,
18:31facile d'accès
18:32et quand je dis
18:34à mes confrères,
18:34vous devez imposer
18:35cette double authentification
18:36qui est une vraie solution
18:39pour réduire
18:40l'exposition au risque,
18:42qu'est-ce que j'entends ?
18:43Non, mais c'est compliqué,
18:44mes collaborateurs
18:45perdent du temps
18:45et puis j'ai le problème
18:46de est-ce que je dois
18:47mettre à disposition
18:48un téléphone ?
18:49Donc oui,
18:49il va falloir simplifier,
18:51il va falloir leur dire
18:51vous n'avez pas le choix,
18:53vous devez le faire,
18:53ne serait-ce que pour assurer
18:54la pérennité
18:55de votre cabinet.
18:56Sylvain,
18:57je reviens sur les aspects
18:58de conformité,
19:00est-ce que ce cadre juridique
19:02offre vraiment
19:03une protection
19:04pour les entreprises
19:05ou c'est une conformité
19:07de façade,
19:07entre guillemets ?
19:08Je vais prendre
19:09deux exemples
19:10pour ça.
19:11Le premier,
19:12je vais prendre
19:14les professions
19:14qui étaient historiquement
19:15déjà réglementées
19:16avec la loi
19:16de programmation militaire,
19:17etc.,
19:18donc banque,
19:18finance,
19:18assurance,
19:19énergie
19:20et d'autres.
19:22Quand on regarde
19:23aujourd'hui
19:24ceux qui ont déjà
19:25fait ce travail,
19:26ils sont bien plus
19:27en avance
19:27en matière de cybersécurité
19:28et c'est les leaders,
19:29c'est eux qui tirent
19:30aujourd'hui
19:31un certain nombre
19:31de secteurs d'activité
19:32sur cette partie-là.
19:33Donc oui,
19:33la réglementation sert
19:34et elle est utile.
19:35En revanche,
19:36on a longtemps pensé
19:37que nous étions protégés
19:39parce qu'on était
19:40extrêmement fortifiés,
19:42extrêmement sécurisés,
19:43presque à l'intérieur
19:44de notre château.
19:45Ce qu'on sait aujourd'hui
19:46et ce qu'expliquait Nathalie,
19:47c'est que tous les jours
19:48des personnes rentrent
19:48dans notre château,
19:49dans notre environnement,
19:50dans notre écosystème,
19:51dans notre système d'information,
19:52tous les jours,
19:52il y en a qui rentrent
19:53avec des niveaux de sécurité
19:54qui sont plus ou moins bons,
19:57ou en tous les cas moyens,
19:58voire mauvais.
19:59Et donc,
19:59la réglementation va aider
20:00à élever le niveau global
20:01de sécurité,
20:03le niveau moyen,
20:03en tous les cas,
20:04de cybersécurité
20:04de l'écosystème français,
20:05puis européen.
20:07Et ça,
20:07c'est indispensable
20:07et ça,
20:08c'est une très bonne chose.
20:10Et puis,
20:10une fois qu'on a
20:12la conformité
20:14telle qu'elle est donnée,
20:15elle se documente,
20:16par contre,
20:17la résilience,
20:17elle se démontre.
20:18Et c'est là,
20:19en fait,
20:19encore une fois,
20:20où est l'écart,
20:20et c'est pour ça
20:21que je suis d'accord
20:21avec Nathalie,
20:22sur lequel il faut remonter
20:23ces questions-là
20:23au niveau du dirigeant,
20:26au niveau des conseils
20:27d'administration,
20:27au conseil de direction,
20:28la cybersécurité
20:29doit faire partie
20:30des échanges
20:31que l'on a très régulièrement
20:32parce que c'est la pérennité
20:33de l'entreprise
20:33qui le fait.
20:34Et donc,
20:35Nice 2 met en norme
20:37un certain nombre de règles,
20:37elle va concerner
20:38environ 22 000 entreprises,
20:39mais en fait,
20:40c'est 100%
20:40de l'écosystème français
20:41qui va être touché
20:44par Nice 2 indirectement.
20:45Et c'est une très bonne chose.
20:47Nathalie,
20:47pour terminer,
20:48peut-être un mot
20:49pour sensibiliser davantage
20:50les cabinets
20:51sur cette question.
20:52Vous avez pris l'exemple
20:53il y a quelques années
20:55d'un incident majeur.
20:56Comment faire prendre conscience
20:58au cabinet
20:58de l'importance
20:59de cette question ?
21:00Moi,
21:00si j'avais quelques mots
21:02à leur adresser,
21:02je leur dirais
21:03un,
21:03ne soyez pas le maillon faible.
21:05De la chaîne de valeur,
21:07vos clients ont besoin
21:08de pouvoir vous faire confiance
21:10et donc,
21:11ils doivent s'assurer
21:12que vous avez
21:13toute garantie,
21:14toute mesure de sécurité
21:15qui vont permettre
21:16de protéger les données.
21:18Donc ça,
21:18c'est le premier élément.
21:20Le deuxième,
21:21c'est investissez.
21:23Investissez dans votre cybersécurité.
21:24Ce n'est pas de la dépense.
21:25C'est vraiment un investissement.
21:27Ça devient un actif immatériel
21:29parce qu'aujourd'hui,
21:30on commence à le voir poindre
21:31dans certains appels d'offres,
21:32dans certaines discussions
21:33avec des clients.
21:35C'est,
21:35Nathalie,
21:35qu'est-ce que vous pouvez
21:36m'apporter en termes de garantie
21:38dans votre organisation
21:40que vous allez bien
21:41vous occuper de mes données,
21:42que vous allez les protéger ?
21:44Et,
21:45eh bien,
21:45forcément,
21:46le professionnel
21:47qui n'a pas réfléchi à ça,
21:48qui n'est pas en mesure
21:49d'expliquer
21:50qu'il va être conforme
21:51à certaines réglementations
21:52ou que de lui-même
21:53sans être dans l'obligation
21:55de respecter
21:55d'une IS2
21:56parce qu'il est en dessous
21:57des seuils,
21:57par exemple,
21:58mais il a mis en œuvre
21:59une organisation
22:00qui lui permet
22:01d'être conforme
22:02à ce cahier des charges,
22:03eh bien,
22:03c'est un avantage concurrentiel.
22:05Et ça,
22:05c'est aussi un message
22:06que je délivre
22:07à tous mes clients
22:07en dehors du cabinet
22:09d'expertise comptable
22:10en disant
22:10c'est une vraie valeur
22:11que de pouvoir prouver
22:13que vous êtes
22:14un acteur,
22:15un maillon fort
22:15de cette chaîne de valeur.
22:16On va conclure là-dessus.
22:17Merci Nathalie.
22:18Merci Sylvain.
22:19Merci infiniment.
22:19Tout de suite,
22:20on continue
22:21avec un sujet
22:21particulièrement prégnant
22:23pour les cabinets,
22:25c'est la financiarisation
22:26des cabinets
22:26avec l'arrivée
22:27de fonds d'investissement.
22:33Les fonds d'investissement
22:35investissent le terrain
22:36de la profession comptable,
22:38changeant les business models
22:40pour en parler.
22:41J'ai le plaisir
22:41de recevoir
22:42Clément Vercoutère,
22:44cofondateur d'Arc Capital.
22:47Clément Vercoutère,
22:47bonjour.
22:48Bonjour.
22:48On va parler ensemble
22:50de la financiarisation
22:51des cabinets.
22:53Qu'est-ce qui explique
22:54l'intérêt croissant
22:55des fonds d'investissement
22:57pour la profession comptable ?
22:58D'accord.
22:59C'est un sujet
22:59quand même assez intéressant
23:02parce qu'il est vraiment
23:02d'actualité.
23:03Ça fait 12-18 mois
23:04que les fonds
23:05investissent le terrain.
23:07Si on revient
23:07un petit peu sur le passé,
23:08les fonds sont là
23:09depuis
23:107-8 ans
23:11à peu près
23:11dans certains cabinets
23:12mais on voit
23:13qu'il y a une vraie
23:13accélération
23:14sur le marché
23:15parce qu'on a quand même
23:16un marché
23:16de l'expertise comptable
23:17qui est un marché
23:18résilient,
23:19qui est un marché
23:20en croissance
23:20mais qui fait face
23:22à pas mal
23:22de fractures
23:24et de besoins
23:25de transformation.
23:27Donc les fonds
23:27d'investissement
23:27ont saisi
23:28une opportunité,
23:29celle de venir
23:30accompagner les cabinets
23:31d'expertise comptable
23:32dans leurs transformations,
23:34que ce soit
23:34sur des transformations
23:35technologiques,
23:36que ce soit
23:36sur l'intelligence artificielle,
23:38que ce soit
23:38sur des besoins
23:39de financement
23:40parce qu'on a aussi
23:41des cabinets
23:42avec une moyenne d'âge
23:44à peu près de 53 ans
23:45et donc on va avoir
23:46un départ à la retraite
23:47dans les 10 ou 15 prochaines années
23:49qui est quand même
23:50assez significatif.
23:51Donc les fonds
23:52viennent accompagner
23:53cette transformation,
23:54viennent vraiment
23:54en partenaire
23:55de cabinets
23:56qui sont des cabinets
23:57plus ou moins importants
23:58dans le but
23:59de pouvoir
24:00les aider
24:01à accélérer
24:01en fait leur transformation
24:03sur les enjeux
24:05qui sont les enjeux
24:05de demain
24:05sur ce métier
24:06qui est en plein changement,
24:08en pleine transformation.
24:09On va s'intéresser
24:10à l'impact
24:11de cette financiarisation
24:13des cabinets
24:14sur la valorisation
24:15des cabinets.
24:16Concrètement,
24:17est-ce que ça fait évoluer
24:19la valorisation
24:20des cabinets ?
24:21Forcément,
24:22quand vous avez
24:22des fonds d'investissement
24:23qui rentrent dans un marché,
24:25vous avez
24:26un marché
24:27qui se redessigne.
24:28Historiquement,
24:29on avait des valorisations
24:30qui étaient portées
24:31sur des multiples
24:31de chiffres d'affaires.
24:33Tous les ans,
24:33on avait une étude,
24:34celle d'Interfimo
24:35qui nous permettait
24:36de nous situer
24:36un petit peu
24:37sur quel est le multiple
24:38un petit peu
24:39de son cabinet
24:40en ayant peu
24:41de disparition
24:42en fait entre les cabinets.
24:43Avec l'apparition
24:44des fonds d'investissement,
24:45on a eu un changement
24:45de règles
24:47qui fait qu'on est
24:49plutôt maintenant
24:49sur des multiples
24:50de BE retraités
24:51qui permettent
24:53à certaines structures
24:54d'obtenir
24:54des valorisations
24:55qui sont bien
24:57au-deçà
24:57des coefficients
24:58qu'on a pu connaître.
25:00Après,
25:01le sujet de la valorisation
25:02n'est pas le sujet central.
25:03Je pense que le sujet central
25:05c'est quel projet
25:06on peut avoir,
25:07quelle réflexion
25:07on peut avoir.
25:08Mais oui,
25:08forcément,
25:09les fonds amènent
25:10un changement
25:11et on peut voir
25:12des valorisations
25:13maintenant qui sont
25:14quand même
25:14assez attractives
25:15mais qui impactent
25:17forcément aussi
25:17le choix du dirigeant
25:19et c'est son choix
25:21à lui
25:21de se dire
25:22est-ce que demain
25:22on peut aller
25:23sur ce terrain
25:24de se rapprocher
25:25ou de vendre
25:26parce qu'on a un besoin.
25:28Donc la financiarisation
25:28amène des valorisations
25:29différentes,
25:30plus hautes
25:31que ce qu'on a connu,
25:31mais il faut se poser
25:33la question
25:33est-ce qu'on a réellement
25:34besoin d'aller
25:35sur ces sujets
25:35de financiarisation.
25:37Après ces constats
25:39que vous venez de dresser,
25:40comment Arc Capital
25:42accompagne
25:42cette transformation ?
25:44Est-ce que vous avez
25:44des exemples récents
25:46d'opérations
25:46sur lesquelles
25:48vous avez accompagné
25:49certains acteurs ?
25:50Oui,
25:50alors nous Arc Capital
25:52on est une banque d'affaires
25:53qui a fait le choix
25:54de la spécialisation.
25:56Ça fait maintenant
25:56plus de 5 ans
25:58qu'on opère
25:58sur le marché
25:59de l'expertise comptable,
26:00on l'a vu évoluer.
26:01Sur l'année 2025,
26:02sur l'entièreté
26:04de nos opérations,
26:05on a réalisé 123 opérations
26:06sur nos 3 verticals métiers
26:07dont une soixantaine
26:09de cabinets
26:09d'expertise comptable.
26:10Ça c'était sur l'année 2025.
26:12Sur l'année 2026,
26:13on est à peu près aujourd'hui
26:14à une quarantaine
26:15déjà de cabinets
26:15accompagnés
26:16sur un segment
26:18qui est le segment
26:181 à 30 millions d'euros
26:19de chiffre d'affaires.
26:20On peut accompagner
26:21des cabinets
26:22qui peuvent faire
26:231 à 30 millions
26:24mais où il peut y avoir
26:26une pluralité
26:26également d'associés
26:28entre 1 et 20.
26:30Et donc nous,
26:30on a un positionnement
26:31qui est un positionnement
26:32où on accompagne
26:33exclusivement
26:34les personnes
26:34qui peuvent avoir
26:35un projet,
26:36donc un projet
26:37de rapprochement,
26:38un projet de départ
26:39à la retraite
26:39ou un projet
26:40de se poser la question
26:42de dire
26:42est-ce qu'on n'a pas envie
26:43de faire rentrer
26:43aussi un fonds d'investissement.
26:45Donc aujourd'hui,
26:45Arc Capital,
26:46on est une banque d'affaires
26:47qui a vraiment
26:48ce côté sectoriel,
26:50c'est ce qui fait notre force,
26:50c'est ce qui fait de nous
26:51l'un des acteurs principaux
26:53du marché
26:54et on a une vraie volonté
26:55de continuer
26:56à asseoir en fait
26:57notre accompagnement
26:58auprès des dirigeants
26:59experts comptables
26:59dans le but
27:00de pouvoir les accompagner
27:00dans cette transformation
27:01et dans ce secteur
27:03qui est en plein mouvement.
27:04Pour terminer,
27:05vous parlez d'un secteur
27:06en plein mouvement,
27:07si on se projette
27:08sur 2027,
27:09à quoi pourrait ressembler
27:10le marché
27:11de l'expertise comptable ?
27:13Je vais prendre
27:14le plan plutôt
27:16de notre côté
27:16donc sur la partie
27:18éménée,
27:18rapprochement
27:19et transmission.
27:21ce qu'on voit
27:21c'est qu'il y a
27:22une nette accélération
27:23au fait des opérations
27:25depuis 2025,
27:26on voit que ça commence
27:27encore là
27:29ces dernières semaines
27:29à s'accélérer.
27:30C'est une vraie tendance
27:31de fond ?
27:32C'est une tendance
27:32de fond
27:33sur des tailles
27:34de cabinets
27:34maintenant aussi
27:35plus importantes
27:35où historiquement
27:36on avait plutôt
27:37des cabinets
27:37à 1, 2 millions
27:38d'euros de chiffre
27:38d'affaires
27:38qui se rapprochaient.
27:39Là on voit
27:40qu'il y a des cabinets
27:40qui font 5, 10, 15,
27:4230 millions d'euros
27:42qui eux aussi
27:43passent le cap.
27:44Je pense que
27:44cet effet va encore
27:46durer 12, 24 mois
27:47à minima.
27:49Ce qui est sûr
27:49c'est qu'il faut se poser
27:50aussi la question
27:51de l'après
27:52et donc il y a
27:53un vrai sujet
27:54de dire aujourd'hui
27:54les cabinets
27:55cherchent à aller
27:56chercher une taille critique
27:57donc font beaucoup
27:57de rapprochements.
27:58À un moment donné
27:59il faut réussir
28:00à intégrer
28:00d'où la qualité
28:02des plateformes de main
28:03parce que les cabinets
28:04qui font beaucoup
28:04d'intégration
28:05le sujet c'est pas que
28:06faire des opérations
28:07c'est aussi comment
28:08les intégrer
28:08et je pense qu'il y aura
28:09un sujet qui sera peut-être
28:10en 2027 ou 2028
28:12où lorsque les prochains
28:13fonds d'investissement
28:15sortiront et d'autres
28:16prendront leur place
28:17de la qualité
28:18en fait des cabinets
28:19et des plateformes
28:19qui ont réussi
28:20le pas de la transformation
28:22du métier
28:23de l'arrivée
28:23des nouvelles technologies
28:25et aussi de la frontière
28:26entre les éditeurs
28:27bien évidemment
28:28et les banques
28:29parce qu'on voit
28:30de plus en plus
28:31une frontière
28:31qui se réduit
28:32avec maintenant
28:33des partenaires concurrents
28:35qui essayent
28:36de plus en plus
28:36de grappiller
28:38en fait une création
28:38de valeur
28:39faite par les experts comptables
28:40donc je pense que ça
28:41c'est les enjeux de demain
28:42On va suivre tout ça
28:43avec intérêt
28:43Merci Clément Verkouter
28:44je rappelle que vous êtes
28:45cofondateur d'Ark Capital
28:46Merci beaucoup
28:47C'est la fin de ce Smart Capital
28:49merci de votre fidélité
28:51restez curieux
28:52et informés
28:53à très bientôt
28:54sur Bsmart4Change
28:55Sous-titrage Société Radio-Canada