00:00Ils étaient à l'ouest, les deux, et moi je l'ai vu les yeux perdus, Mélenchon, ce débat.
00:05Donc, ok, qu'est-ce qui s'est passé derrière ?
00:10Elle, elle a ramené le voile, et lui, il a remis la baïa.
00:13Donc en fait, ils vont agir en 6 minutes, mais on leur pisse dessus.
00:16Putain, mais non, mais ça marche, on va pas rentrer dedans, je vais pas arriver moi derrière, en disant les
00:20primes dans le cul.
00:21Mais on gagne.
00:21C'est quand même un tout petit peu se pencher, moi j'ai eu un mandat électif.
00:25Ça fait 7 ans et demi, 8 ans que je suis au Parlement européen, sur ce que j'ai fait
00:28au Parlement européen.
00:30Pendant que Ségouane-Royal allait faire un ordre jouant sur Emmanuel Macron,
00:33ou que la direction gauchiste, soit disant, du Parti Socialiste,
00:37était quand même sur des positions qui, au départ, n'étaient pas non plus super anti-Macron.
00:47J'ai l'habitude, vous savez, des agressions verbales pendant mes campagnes électorales.
00:52Mais venant de vous, ça m'a particulièrement choquée, parce que c'est une agression,
00:58en plus, à connotation sexuelle.
01:01Quand vous entendez que je fais la danse du ventre pour obtenir des postes,
01:04et vous l'avez répété plusieurs fois.
01:06Vous savez, quand j'entends une agression de ce type-là,
01:10qui sous-entend, donc, avec la danse du ventre, j'aurais obtenu des postes.
01:14Je pense à mes enfants, parce qu'ils en ont entendu pendant mes campagnes présidentielles.
01:19Donc je prenais sur moi, et je me disais, j'espère qu'ils n'ont pas entendu.
01:22À chaque fois, je me disais, j'espère qu'ils ne l'ont pas entendu.
01:25Et quand je dis vrai, ne vous en faites pas, vous savez, c'est des dérapages, etc.
01:30Mais je n'accepte pas, si vous voulez, qu'une fois de plus, on puisse dégrader une femme,
01:37on puisse avoir des connotations sur son corps, avoir des connotations sexuelles,
01:43sous-entendu qu'elle vend son corps et qu'elle fait des danses pour obtenir des postes.
01:47Je n'ai jamais demandé de poste à Emmanuel Macron, jamais.
01:50J'ai même été virée par Emmanuel Macron quand j'ai défendu les Géjaunes
01:55et quand j'ai défendu les manifestants et les frappes qu'ils subissaient
02:00dans les manifestations pour les retraites.
02:02Je vais vous répondre. Mais d'abord, de quoi parle-t-on ?
02:06On parle de deux vidéos qui étaient dans un cadre privé,
02:12qui n'avaient pas vocation à devenir publics.
02:15C'était une réunion avec une dizaine de militants dans un café
02:21et il y a évidemment eu une fuite et c'est sorti sur la place publique.
02:26Je n'étais pas sur un plateau de télé, je n'étais pas dans un meeting.
02:30Et je vais vous dire une chose, il n'y avait aucune connotation sexiste dans « danse du ventre ».
02:37J'ai regardé dans le dictionnaire, c'est « multiplier les gesticulations pour obtenir un poste ».
02:41Et d'ailleurs, il y a quatre jours, sur un plateau de France Télévisions,
02:46lors de notre précédent débat, Jérôme Gaetz a utilisé le même terme
02:50pour qualifier l'attitude d'Olivier.
02:52Pardon, pardon.
02:53Une insulte de ce type faite à un homme et une insulte de ce type faite à une femme,
02:57ce n'est pas la même chose.
02:58Une femme qui montre son ventre et qui se donne dans « danse du ventre »,
03:02ce n'est pas la même chose.
03:02Les hommes ne font pas la danse du ventre.
03:04Donc ce n'est pas la même chose.
03:06On sait bien que les insultes faites aux femmes ne sont pas de même portée
03:09que les insultes faites aux hommes.
03:11Et me dire que parce que vous l'avez dit à un homme,
03:13ce n'était pas une insulte à connotation sexuelle me concernant, si.
03:16Et en plus, vous l'avez répété plusieurs fois, l'histoire de la danse du ventre.
03:20Dans vos réunions publiques, vous l'avez répété.
03:22Le fait que j'ai fait la danse du ventre pour obtenir des postes,
03:24vous l'avez répété plusieurs fois.
03:26Dans les émissions, face au public, dans vos réunions publiques,
03:29et dans cette réunion qui a été un insulte très peu,
03:31parce que c'était une réunion du courant politique.
03:33Je n'ai jamais dit ça publiquement.
03:35Et puisque nous crevons l'abcès, allons jusqu'au bout.
03:38Parce qu'il y a eu deux vidéos qui sont sorties,
03:40et une autre où je m'adresse dans des termes qui sont vulgaires
03:47à Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
03:50Vous voulez qu'on les donne ?
03:51Non, non, on va les donner.
03:52Laissez-moi finir.
03:53Déjà, ces vidéos n'avaient pas vocation à être publiques.
03:56C'était une réunion interne.
03:59Ça fait réagir les Français qui vous écoutent.
04:00Ça fait réagir les Français qui vous écoutent.
04:02Vous aurez la parole tout à l'heure.
04:03On n'avait pas encore une minute.
04:04Je ne me dis pas.
04:05Mais je précise le contexte.
04:07Ce que j'entends à mes côtés, c'est notamment la question assumer.
04:12Mais on ne vous entend pas en fait.
04:14Sans micro, on ne vous entend pas.
04:15Vous êtes un homme public, disent-ils.
04:17Vous devez assumer ces propos.
04:19Assumer, mais je précise que c'était d'abord dans un cadre privé.
04:23Et ensuite, c'est sorti.
04:25D'accord.
04:25Une fois que c'est sorti, oui, j'assume.
04:27J'assume complètement ces propos.
04:29Je ne vais pas vous faire une bardella.
04:30C'était moi sur cette vidéo.
04:32C'était ma voix.
04:33C'était pas...
04:34C'est indéniable.
04:36Et donc, je vous le dis de manière très claire.
04:40Je ne pense pas qu'il faille utiliser ce type de langage dans le débat public.
04:44Vous le regrettez.
04:45J'en suis absolument conscient.
04:48Je le dis à Raphaël.
04:50Le plus simple, c'est de s'excuser.
04:53Parce que la réalité, c'est que, en fait, cette vidéo, elle n'était ni faite ni à faire.
04:59Ça n'était pas un cadre privé.
05:00C'était une réunion militante.
05:02Et par ailleurs, si on commence à dire que le cadre privé ne compte pas,
05:06alors dans ces cas-là, j'imagine que demain,
05:08Jordan Bradella nous dira que les messages qui ont été captés par Mediapart
05:12étaient des messages d'ordre privé
05:13et qu'ils n'avaient pas à être placés sur la place publique.
05:16Moi, je crois que, quand on est un homme ou une femme publique,
05:19quel que soit le lieu, on doit se tenir à une certaine forme de rigueur
05:23parce que c'est ce qui est exigé de nous.
05:25Remettre toujours l'EFI, effectivement, au cœur du débat
05:28et confondre l'appareil et l'EFI avec les militants
05:32à un objectif stratégique.
05:35L'objectif stratégique, c'est de justifier, de votre part,
05:38à un moment, l'alliance avec la droite
05:40pour dire qu'ils sont tellement horribles,
05:42ils sont tous antisémites, même le moindre militant est antisémite, etc.
05:46Donc, c'est tellement horrible,
05:48confondant les électeurs que moi, je respecte,
05:51de l'appareil politique, en effet,
05:53avec lesquels nous avons des désaccords profonds,
05:56y compris sur la méthode et sur des déclarations
05:58et sur les jeux antisémites, sur les noms,
06:01et la dynamique de la gauche.
06:04Et donc, ce que je voudrais dire,
06:07c'est que les militants-là qui vont voter,
06:09il faut qu'ils votent pour une candidate socialiste
06:12parce que, finalement, il y a une forme de hold-up
06:14qui est en train de se faire sur le Parti socialiste.
06:17C'est-à-dire que Raphaël Glucksmann,
06:19qui n'a pas réussi à faire son parti politique,
06:21une dynamique politique,
06:23s'il avait réussi à faire ça,
06:26vous auriez été candidat avec votre parti politique,
06:28il y aurait une dynamique politique.
06:30Il n'a pas réussi à faire cette dynamique politique,
06:32donc il vient dans la primaire de la gauche,
06:36tout en mettant des freins.
06:38Alors, c'est voter à 15 euros au lieu de 4 euros,
06:41c'est refuser des débats, finalement,
06:43en étant obligé de les accepter quand même, etc.
06:46Donc, il est venu vraiment,
06:48en traînant la jambe pour faire ces débats,
06:52dans la primaire, pour essayer de la gagner,
06:54pour faire un hold-up sur le Parti socialiste
06:56et ensuite aller avec ce butin du Parti socialiste
06:59faire alliance avec la droite
07:01puisque, de toute façon, l'EFI, c'est horrible,
07:03y compris même avant le premier tour.
07:06Car si un jour, au moment du premier tour,
07:09on voit que Mélenchon est capable d'arriver au second tour,
07:13Raphaël Glucksmann dira,
07:14pour empêcher Raphaël Glucksmann,
07:16faisons tout de suite...
07:17Alors, je dirais pour empêcher Raphaël Glucksmann.
07:19Attends, je finis.
07:20Pour empêcher Mélenchon,
07:22faisons tout de suite alliance avec la droite et Tripatouillon.
07:24D'ailleurs, ce matin,
07:26Attal, dans Le Parisien,
07:28il donne une interview pour dire
07:30« On va faire une grande primaire jusqu'à Raphaël Glucksmann. »
07:33« On va, il veut. »
07:34« Tiens donc. »
07:35« Oui, mais c'est propre jusqu'à Raphaël Glucksmann. »
07:38« Ça veut dire qu'avec la droite, c'est compatible. »
07:41« Et puis la gauche, c'est non. »
07:42« Moi, c'est pas ça que je vous propose
07:43si je suis désignée au cours des primaires. »
07:45« Alors, vous allez me laisser me répondre. »
07:46« Je vais finir quand même sur ma candidature. »
07:48« Il faut effectivement que Raphaël Glucksmann vous réponde. »
07:50C'est tout le contraire.
07:52C'est rassembler les socialistes.
07:54C'est rassembler ensuite les communistes et les verts
07:56qui ont déjà dit qu'ils n'iraient pas avec vous.
07:59C'est ensuite, dans cette dynamique-là,
08:01faire revenir vers nous, les militants,
08:04les élus de gauche qui sont partis ailleurs.
08:06Il y a même des élus de gauche qui sont partis au RN.
08:09Ceux-là, il faut les faire revenir
08:10avec un programme et avec une volonté politique
08:13de redresser le pays
08:15et une capacité de rassembler des hommes et des femmes
08:17qui croient que la gauche peut être au second tour
08:19de l'élection présidentielle.
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