00:00C'est quoi l'enjeu d'une élection présidentielle ?
00:03C'est de lever un espoir, c'est de lever une espérance,
00:07c'est de faire sortir les gens qui ne voulaient pas voter,
00:10parce que le vote sera gratuit, il ne sera pas à 15 euros comme l'a voulu Raphaël Glucksmann.
00:14Le vote est gratuit, c'est donc de faire sortir les abstentionnistes.
00:24Il faut faire attention aux mots qu'on emploie.
00:26Je veux dire, aujourd'hui, les Juifs ne sont en aucun cas responsables de la politique de Netanyahou,
00:34de la même manière que les musulmans ne sont pas liés au Hamas,
00:36on peut y aller à l'infini.
00:39On est en France, on est dans une république, on a la citoyenneté,
00:43c'est vraiment la chose la plus merveilleuse dont on est hérité.
00:46Les mots sont importants, il faut reconnaître le génocide.
00:51Raphaël Glucksmann ?
00:53Vous ne pouvez pas dire que les mots sont importants et ne pas reconnaître le génocide.
00:56On doit faire attention aux mots qu'on emploie quand on parle de la politique.
00:59Oui, j'ai compris, mais ces mots sont importants pour connaître le génocide.
01:01Moi, ce que je voulais dire, c'est une chose très simple.
01:02La CPI parle de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre.
01:05Donc, c'est des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre.
01:07Et surtout, ce n'est pas la qualification qu'on emploie,
01:09c'est l'action qu'on mène qui compte.
01:11C'est l'action qu'on mène.
01:12À côté de ça, on nous dit cette espèce d'obsession sur LFI.
01:16Plus vous faites de l'obsession sur LFI, et je le dis à mes deux camarades de chaque côté,
01:22qui sont là, LFI, LFI, plus vous faites d'obsession sur LFI, plus vous les remettez au centre du jeu.
01:29Plus vous dites qu'il n'y aura pas d'accord avec LFI, de quel droit ?
01:32C'est au Parti socialiste de définir la refondation de la gauche.
01:36C'est grâce au Parti socialiste que vous avez été tête de liste aux élections européennes.
01:40Et maintenant, vous venez de nous donner des leçons de refondation.
01:43C'est au Parti socialiste de redéfinir la refondation de la gauche
01:47et de définir dans quelles conditions on fera accord avec les autres forces de gauche.
01:52Une majorité du Parti socialiste est d'accord avec ce que je dis ?
01:53Eh bien, c'est ce que nous verrons.
01:54Mais est-ce que vous l'expliquez ?
01:55C'est ce que nous verrons à l'élection des primaires.
01:57Parce qu'en effet, il y a deux options.
01:59Celle-là, LFI, obsession, obsession, obsession.
02:03Et donc, du coup, pour être majoritaire,
02:04si vous ne faites pas l'accord avec des militants de gauche,
02:07vous allez donc les faire avec la droite.
02:09Donc, il faut le dire tout de suite.
02:11Parce qu'il ne faut pas tromper les électeurs et ceux qui vont voter aux primaires.
02:16Donc, on sent déjà des rapprochements avec le centre, avec les macronistes, avec la droite.
02:21Je vais jusqu'au bout du sujet à dire.
02:23On fait notre offre propre.
02:25Attendez.
02:25Ça ne suffit pas.
02:26Donc, c'est 14% l'offre.
02:2814%, on est loin de 51%.
02:29On va grandir.
02:30On est loin de 51%.
02:31On va gagner la présidentielle.
02:32Je suis le seul à le penser.
02:32Une seconde.
02:33Je ne vous ai pas interrompu.
02:34Je suis le seul à y croire.
02:34Une seconde.
02:35Je ne vous ai pas interrompu.
02:36Quand on nous répète 14% aux européennes, 14% ça fait…
02:39C'est une base.
02:40Je peux parler ?
02:4214%.
02:43Vous avez écouté là, les quatre messieurs.
02:44Donc, maintenant, je suis une femme et vous me laissez parler.
02:47Donc, 14%, on est loin des 50%.
02:49Et c'était même derrière la liste Macron.
02:51Et quand on dit « j'ai battu la liste », Mélenchon, c'est faux.
02:54Ce n'était pas Mélenchon qui était tête de liste.
02:57Parce que Mélenchon, il y a une dimension supplémentaire
02:59par rapport à n'importe quel candidat de LFI qui prend une tête de liste.
03:05Ce qu'il faisait vibrer entre 2009 et 2013,
03:08c'était de conseiller l'ancien président géorgien ultralibéral,
03:11Michael Sacajvili,
03:13qui, durant cette période, supprima le salaire minimum,
03:16licencia des dizaines de milliers de fonctionnaires
03:18et diminua fortement les impôts des entreprises et des actionnaires.
03:23Dès 2008, Raphaël Glucksmann parlait avec grande éloquence de Sacajvili.
03:28Certes, Sacajvili n'est pas Gandhi.
03:30Mais sous son impulsion, la Géorgie a changé de visage.
03:34La réalité du règne de Sacajvili,
03:36pendant que Glucksmann le conseillait
03:38et qu'il était marié à sa ministre de l'Intérieur, est dramatique.
03:42Corruption, torture sur les prisonniers.
03:45Sacajvili moisit désormais dans les geôles géorgiennes,
03:47condamnées pour abus de pouvoir,
03:49et en particulier pour avoir organisé
03:51la répression féroce des manifestations de 2007.
03:57En France, le sort de la population continue à indifférer Glucksmann.
04:02Pendant les gilets jaunes, les réformes des retraites,
04:04bref, tous les grands moments de mobilisation sociale,
04:06on l'a très peu entendu.
04:07Il est ainsi loin d'être surprenant que le PS se rallie une fois de plus à lui.
04:11Rappelons que ce parti est dirigé par Olivier Faure,
04:13ancien dirigeant d'entreprise,
04:15qui ne faisait pas partie des fondeurs du PS sous Hollande
04:18et avait défendu la loi travail.
04:21Pour résumer, Glucksmann est adoubé
04:23par tous les gens qui se prétendent de gauche sans l'être.
04:26Cela va jusqu'à l'infâme Daniel Cohn-Bendit.
04:29La classe dominante a besoin régulièrement
04:31de recycler la social-démocratie,
04:33de mettre en avant des personnages inoffensifs pour elle
04:35et qui continueront à défendre ses intérêts.
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