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Olivier Milleron, cardiologue et membre du Collectif Inter-Hôpitaux est invité sur LCI pour débattre sur LCI à propos des services publics. Il lui remet quelques faits pertinents en face des yeux. LE "C'est Nicolas qui paie" est complètement faux et raciste, va-t-elle s'en rendre compte ? Spoiler : non.

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Pour changer le système :
Réclamer le RIC constituant : https://convergence.ric-france.fr/
Changer de banque: https://www.lanef.com/ https://change-de-banque.org/particulier/
Passer à l'action militante: https://extinctionrebellion.fr/ https://ripostealimentaire.fr/
Changer de travail : https://jobs.makesense.org/fr

Source
https://x.com/Gdams70/status/2110636469538713690
Musique https://www.youtube.com/watch?v=39PVEaSytpo

Réponses au quiz de fin :

/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
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Quel rang occupe la Seine-Saint-Denis parmi les contributeurs à la Sécurité sociale ?
8e.

Quel est le rapport entre fraude fiscale et fraude sociale ?
100 fois plus pour la fraude fiscale.

Pourquoi l'hôpital de Valenciennes n'est-il pas un bon exemple ?
L'hôpital fait de la tarification à l'activité et choisit ses activités ; il sort donc de l'esprit du service public.

#milleron #politique #servicepublic #knafo #reconquêquête #extrait #ethiquettac

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:05J'ai entendu tout ce que vous dites sur C'est Nicolas qui paye, je pense que soit vous ne
00:11comprenez pas bien comment marche le système, soit vous n'êtes pas tout à fait honnête.
00:15Si on regarde qui reçoit quoi et qui finance quoi en France, un des départements qui finance le plus et
00:24qui est pourtant le plus pauvre de France, c'est la Seine-Saint-Denis, qui finance le plus la Sécurité
00:28sociale au 8ème rang.
00:30Une des plus grosses finances aux Alains.
00:32Et le département qui reçoit le plus par habitant, c'est le Var.
00:37Donc cette idée que ce serait les classes moyennes qui financeraient les pauvres, en fait est complètement fausse.
00:40Comptez les retraites, je pense, dans votre calcul.
00:41Oui, c'est la Sécurité sociale.
00:43Il y a beaucoup de jeunes en Seine-Saint-Denis, il y a beaucoup de retraités dans le Var.
00:45Notre système est un système solidaire où les gens qui travaillent financent les retraités et où les bien portants financent
00:53les malades.
00:54C'est notre système et c'est un système qui est très important pour la population.
00:57Et donc aujourd'hui, remettre en cause ce système nécessite de dire par quoi on va le remplacer.
01:03Et l'alternative, c'est l'alternative américaine privée où les gens ont une espérance de vie qui diminue pour
01:11la première fois dans un pays riche en dehors d'une période de guerre.
01:14où la richesse produite consacrée à la santé, c'est 17% du PIB aux Etats-Unis, alors que nous
01:21on est à 12% et on est à peu près comme le reste de nos voisins.
01:26Et donc, il faut dire à vos potentiels électeurs que votre projet est un projet de scission de la société
01:36et qui va vers quelque chose, un système américain.
01:38M. Millon, laissez répondre si je peux me permettre. On a compris votre point de vue. Laissez répondre si vous
01:42êtes à peu près de Sarah Claffaut.
01:44Alors, au risque de vous surprendre, j'étais d'accord avec toute la première partie de votre propos.
01:49Malheureusement, vous avez mis trop d'idéologie et de politique dans la seconde partie, mais pour la première partie, je
01:54suis d'accord avec tout ce que vous avez dit.
01:55Je ne veux absolument pas réduire le nombre de fonctionnaires dans l'hôpital.
01:59Et je pense que vous ne m'avez pas lu, donc je vais vous offrir mon livre, vous confirmez, vous
02:03ne m'avez pas lu.
02:04Donc, ce que je dis sur le nombre de fonctionnaires, pour répondre point par point, on a aujourd'hui 5
02:08,9 millions de fonctionnaires en France.
02:09Je propose en effet de supprimer 800 000 postes. Et je dis partout ailleurs que dans l'hôpital, dans la
02:14police, dans la gendarmerie, dans l'armée, etc.,
02:17je cite les fonctions qui sont essentielles, qui sont nos services publics.
02:20Mais ces fonctions-là ne représentent que 2,2 millions sur les 5,9 millions.
02:25Donc, vous imaginez bien qu'il y en a beaucoup d'autres.
02:27Mais quel service public ?
02:29Vous voulez que je vous en fasse la liste ?
02:30Oui, par exemple.
02:30Si vous aimez les exemples, je peux vous en citer.
02:32On ne va pas faire la liste complète, mais...
02:34Non, je vais en faire quelques-uns, quelques-uns, puisque je pense que monsieur aime comme moi les faits, il
02:37est scientifique.
02:38On va en citer quelques-uns.
02:39Vous avez aujourd'hui 26 869 personnes qui travaillent à Bercy, à la fiscalité des particuliers.
02:45Alors que les déclarations se font aujourd'hui de manière automatique.
02:48Et que tous les croisements de données pourraient permettre de réduire ce nombre de fonctionnaires.
02:51Vous avez 20 631 personnes qui travaillent à la fiscalité.
02:53Il pourrait permettre de lutter contre la fraude fiscale, qui est à peu près 100 fois plus que la fraude
02:56sociale, par exemple.
02:57On pourrait les utiliser de cette façon.
02:59Et ils sont utilisés de cette façon, n'est-ce pas ?
03:01Ce ne sont plus les particuliers, là, c'est les entreprises.
03:02Absolument. On va y arriver, monsieur.
03:06Ils y luttent déjà, n'est-ce pas ?
03:07Est-ce que vous ne pensez pas qu'avec les nouveaux outils,
03:09avec l'intelligence artificielle, que j'espère que vous utilisez aussi dans votre quotidien,
03:12vous ne pensez pas qu'on peut réussir à obtenir plus avec moins de gens ?
03:15Je ne crois pas que le discours général de dire qu'il y a trop de fonctionnaires dans le pays,
03:20par exemple, voilà, aujourd'hui, je pense que sur le plan de la santé,
03:23vous avez compris que la mortalité...
03:26Je pense que c'est votre domaine de connaissance.
03:28Moi, j'en connais certains autres.
03:30La protection maternelle et infantile, par exemple, qui est financée par les départements.
03:34Donc, est-ce que vous allez continuer à mettre un budget spécifique sur la protection maternelle et infantile,
03:40sachant qu'aujourd'hui, on a une honteuse augmentation de la mortalité infantile ?
03:44Je vais essayer de répondre jusqu'au bout, mais ensuite, on échangera avec joie.
03:48Je viens de vous dire que la santé n'était pas concernée.
03:50En revanche, ce que je dis, et pourquoi je disais que j'étais d'accord avec vous,
03:53vous disiez initialement, je suis très attachée au service public.
03:56Ça tombe bien, moi aussi.
03:57Et je pense que quand on est attaché au service public, alors on doit combattre la bureaucratie.
04:01La bureaucratie, c'est le contraire du service public.
04:04C'est ce qui empêche le service d'être rendu au public.
04:07Et puisque vous êtes dans le domaine de la santé, je me permets de vous citer un seul exemple.
04:10« Notre salarié a 2 000 euros net par mois. Il a versé toute sa vie 439 euros par mois
04:16pour sa santé.
04:17À la fin de sa carrière, il aura versé 225 000 euros.
04:21Et on va lui faire croire qu'il vit dans un pays où la santé est gratuite.
04:24Premier élément d'information pour le public, sa santé n'est pas gratuite.
04:28Une fois qu'on a dit ça, est-ce qu'il est pertinent d'avoir une assurance ?
04:31Oui. Je ne vous dis pas qu'il faut supprimer ça.
04:33Mon exemple, ce que je cite dans mon livre, ça n'est absolument pas le modèle américain.
04:37Vous savez ce qu'est mon exemple ? C'est un hôpital public.
04:39C'est l'hôpital de Valenciennes.
04:41C'est un hôpital français. C'est ça l'exemple que je cite.
04:44C'est un hôpital qui a rendu son pouvoir aux médecins pour lutter contre la bureaucratie.
04:47Est-ce que vous aimez cet exemple ?
04:49Non, l'hôpital de Valenciennes, on a des échos avec, justement,
04:51c'est le bon élève qui fait de la tarification à l'activité,
04:54qui choisit ses activités et qui, pour être un bon élève,
04:58a une tendance à sortir de l'esprit du service public.
05:00Et le meilleur hôpital de France, vous avez des gens qui font des kilomètres
05:02pour aller se faire soigner là-bas.
05:03Vous avez les médecins qui sont aujourd'hui heureux et qui disent
05:06« On ne changerait de système pour rien au monde ».
05:07On n'a pas tout à fait les mêmes échos.
05:09Moi, je parle à leur médecin, vous avez raison.
05:10Je ne parle pas à des syndicalistes.
05:13On ne va pas débattre de cet hôpital en particulier.
05:15J'aimerais simplement...
05:16Je parle aux médecins.
05:26Je parle aux médecins.

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