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  • il y a 18 minutes
La mobilisation des lycéens se poursuit ce vendredi. Selon le ministère de l'Éducation nationale, 564 établissements ont fait l'objet d'actions ou de perturbations depuis ce matin.

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Transcription
00:00Je ne sais pas. C'est compliqué d'avoir une lecture précise de ce qui se passe dans le sens
00:07où, bien sûr, notre syndicat condamne les violences.
00:12Les violences ne sont pas les revendications. Là aussi, il ne faut pas faire l'amalgame.
00:17Mais surtout, on se rend compte que dans beaucoup, beaucoup de situations, vous n'avez pas de lycéens,
00:24mais des personnes extérieures à l'établissement qui viennent pour casser, qui viennent pour attiser, qui viennent pour provoquer, pour
00:31chercher la confrontation.
00:33Donc, vous avez peut-être aussi probablement des lycéens qui participent à ces actes de violence,
00:40mais vous avez beaucoup qui proviennent de l'extérieur et qui vont même parfois jusqu'à essayer de s'infiltrer
00:46dans les établissements scolaires,
00:48comme c'est le cas dans plusieurs régions, dans plusieurs établissements.
00:52Donc, voilà, j'imagine que de par les dégradations, de par les agressions, etc., la justice va faire son travail.
01:03Il y aura une enquête afin de déterminer qui a fait quoi et que chacun puisse être tenu responsable de
01:10ses actes.
01:11Le ministre de l'Éducation, Édouard Jeffrey, ne dit pas autre chose.
01:14Il le dit, il n'y a pas de lycéens violents ou extrêmement peu, ça vient de l'extérieur.
01:19C'est quoi la solution aujourd'hui, mis à part ce dialogue qui est lancé, puisqu'il reçoit les différentes
01:25organisations lycéennes cet après-midi ?
01:27Est-ce que finalement, il ne faut pas passer au distanciel pour tout le monde pendant quelques jours afin de
01:32calmer le jeu ?
01:33Écoutez, la situation, il faut aussi comprendre que l'État doit prendre ses responsabilités,
01:39que cela fait des années que le SNALC alerte sur un certain nombre de problèmes, de problématiques.
01:47Nous portons des revendications dont certaines sont proches que celles exposées par les lycéens.
01:53Je pense par exemple à la question du manque de profs, la question du manque de personnel de santé,
02:00les problèmes avec Parcoursup, les problèmes de vétusté en termes de bâtisse scolaire.
02:04Donc si vous voulez, nous lançons des alertes et ces alertes, elles ne sont pas prises avec sérieux par les
02:12autorités.
02:13Donc du coup, j'ai envie de vous dire que ce qui se passe là, bien sûr, et encore une
02:19fois, la violence n'est pas légitime.
02:21Les revendications peuvent l'être, pardon, la violence pas.
02:25Donc là, en fait, vous avez un ministre qui essaye d'apaiser la situation, donc de lancer un dialogue.
02:33Mais il est évident que ce ne sont pas des dialogues, entre guillemets, qui vont suffire.
02:40Il va falloir, derrière, des actes.
02:42Il va falloir entendre ce que les lycéens disent.
02:44Mais excusez-moi, pour qu'il y ait des actes, il faut que la situation se pose et qu'elle
02:47se calme.
02:48Parce que là, on est sur des agressions de professeurs qui sont notables à la Ciotat ou à Marseille, des
02:53proviseurs pour pouvoir discuter.
02:55Il faut pouvoir discuter dans le calme, sans violence.
02:57Tout à fait.
02:58Et le problème, c'est que la violence a totalement occulté les revendications de ces lycéens.
03:05Parce qu'en fait, on ne parle que de ça, et à juste titre d'ailleurs, puisque c'est totalement
03:10inacceptable.
03:11C'est inacceptable d'avoir des élèves, d'avoir des enseignants qui sont mis en danger.
03:17Et pour répondre à votre question, oui, s'il faut garantir la sécurité des élèves et des personnels,
03:24si ça doit passer par la fermeture des établissements scolaires, alors ça doit l'être.
03:28Le problème, c'est que dans plusieurs régions, vous avez des rectorats qui sont hostiles à la fermeture de ces
03:34établissements.
03:34Et vous avez même, encore plus grave, dans des académies où localement, dans une même commune, on ferme plusieurs lycées,
03:44les élèves des lycées fermés se donnent rendez-vous devant d'autres lycées qui, eux, ne sont pas fermés.
03:51Et donc là, ça pose un réel problème, un problème en termes de sécurité.

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