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  • il y a 16 minutes
Ce vendredi 25 septembre, Léa Dauphas, cheffe économiste chez TAC Economics, Jean-Marc Daniel, éditorialiste BFM Business, Andrzej Kawalec, directeur général de Moneta AM, et Eric Lewin, stratégiste actions chez Bourse Direct, étaient les invités de la semaine de Marc dans l'émission C'est Votre Argent présentée par Marc Fiorentino. C'est Votre Argent est à voir ou écouter le vendredi sur BFM Business.



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Transcription
00:02BFM Business présente
00:06C'est votre argent
00:08Marc Fiorentino
00:10Oui je sais, je sais, notre président ne regrette rien de rien
00:14mais moi j'ai trois bonnes nouvelles, c'est votre argent, c'est votre week-end
00:17et c'est une émission exceptionnelle, exceptionnelle parce qu'on va faire le point
00:19sur les événements économiques et financiers de la semaine au sommaire aujourd'hui
00:23le mot de la semaine, le mot de la semaine du mois, de l'année, de la décennie peut-être
00:27l'IA, le chiffre de la semaine 1,10%, le spread terrible de taux entre la France et l'Allemagne
00:33le parti pris de la semaine, non, non
00:36Monsieur le Président, on ne peut pas se servir de l'excuse de la guerre en Iran
00:39pour expliquer notre déroute financière, en deuxième partie de l'émission
00:42où va la bourse, où va le CAC en particulier, la question d'argent
00:45quel est le placement de la semaine, le top ou le flop de la semaine
00:48le top 3 des gérants, les actions, acheter ou vendre, mais
00:51pour une émission exceptionnelle
00:54il faut des invités exceptionnelles, j'ai le plaisir de vous présenter
00:56notre Jedi de l'économie, de la finance
00:58bon, Léa, je vous demande de m'excuser
01:00par avance pour cette présentation qui est totalement nulle
01:02elle répond du tac au tac
01:04à toutes nos questions d'économie, normal quand on est
01:06la chef économiste de TAC Economist
01:09bon, c'est...
01:10il fallait trouver quelque chose
01:11ouais, mais bon, c'est vraiment nul, non ?
01:13du tac au tac parce que c'est TAC Economist
01:16ouais, non, vous l'a déjà fait dix fois, non ?
01:19allez, merci quand même d'être venu
01:21c'est le spécialiste incontesté des mots
01:23les micro-caps françaises, Eric Lewin, comment ça va ?
01:25mieux que les micro-caps ?
01:26je suis un spécialiste, mais c'est un spécialiste en déshérence
01:28parce que les small caps depuis le début d'année
01:30on est à moins d'eux, il n'y a plus de flux
01:31il se passe strictement à un, il y a très peu d'IPO
01:33ça va repartir ou pas ce truc-là ?
01:35non, je ne parle pas des valos, mais je veux dire
01:37je ne vois pas comment avant la présidentielle
01:39un gérant intelligent a envie d'acheter
01:41des small caps avec ce qu'on voit
01:43avec les taux qui n'arrêtent pas de monter
01:44avec un pays qui va faire une croissance
01:46je vous préviens, je n'ai pas le moral
01:47je voulais que vous remontiez le moral
01:49je ne vais pas être euphorique là-dessus
01:50on voit très bien qu'il n'y a plus de flux du tout en plus
01:52vous êtes stratégiste action chez Bourse Direct
01:54il co-dirige une des maisons de gestion
01:56les plus respectées, les plus performantes
01:58de la place de Paris
01:59André, c'est toujours un plaisir de t'avoir
02:01André Chcavalet, directeur général de Moneta M
02:04Moneta, par contre, c'est un petit coin de soleil
02:07dans le désert français
02:09non, non, on est aussi aux aguets sur les nouvelles
02:12mais c'est vrai qu'on est peut-être un peu plus constructif
02:15on a progressivement basculé notre gestion de la France
02:19qui était un peu à l'origine de notre ADN
02:21vers de plus en plus des valeurs européennes
02:24et là, on trouve des idées quand même sympathiques
02:27et là, ta connaissance de la Pologne t'aide pas mal
02:31parce que c'est quand même un pays économiquement
02:33qui fait des miracles
02:34qui fait des miracles
02:36qui ont été acquis à force de travail et de sacrifice
02:41à force de travail, c'est ça qui est important
02:45qui a désenchanté le communisme
02:47ce sont peut-être des choses qu'il faudra faire en France
02:50mais on n'y est pas encore
02:51on n'est pas nécessairement très pessimiste pour la France
02:54il y a des livres qui sont des monuments
02:56les mémoires de guerre du général de Gaulle
02:59le prince de Machiavel
03:01l'interprétation des rêves de Freud
03:03l'art de la guerre de Sunset
03:05et depuis cette semaine
03:07il y a la dette publique
03:09de Jean-Marc Daniel
03:12Jean-Marc Daniel
03:13le retour du général de Gaulle
03:15dans les comparaisons me flatte
03:17et Mounor
03:17c'est une bonne évolution
03:20Sunset, Machiavel, tout ça, ça va, c'est pas mal
03:22oui, c'est pas mal
03:23tu peux nous parler de ton livre ?
03:24oui, absolument
03:25ce que j'essaie de raconter dans ce livre
03:26qui fait référence à Robin Desbois
03:29donne le sous-tit
03:30le sous-tit, c'est Robin Desbois qu'on assassine
03:33et donc, alors pourquoi Robin Desbois ?
03:35d'abord Robin en anglais
03:36il s'appelle pas Robin Desbois
03:37il s'appelle Robin à la capuche
03:38et donc Robin Hood
03:41mais pas Hood
03:43et donc pourquoi ?
03:44parce que c'est deux choses
03:46derrière Robin Desbois
03:47il y a le fait que Robin Desbois
03:48prend aux riches pour donner aux pauvres
03:50alors que la dette publique
03:51c'est un mécanisme
03:52qui contrairement à ce qu'on dit
03:54ne transfère pas d'une génération
03:55à une autre génération un fardeau
03:57mais transfère un fardeau
03:58des pauvres vers les riches
04:01en fait plus exactement
04:02favorise les riches au détriment des pauvres
04:03on va en parler tout de suite
04:04c'est-à-dire que la charge de la dette
04:06elle est payée par l'ensemble de la population
04:08y compris les plus pauvres
04:09qui sont contribuables
04:10et elle bénéficie à une partie de la population
04:12qui est dans la même génération
04:14mais qui est la plus aisée
04:15et la deuxième chose
04:16c'est que Robin Desbois
04:18il agit contre Jean Santerre
04:21qui est roi d'Angleterre
04:22et Jean Santerre est à l'origine
04:23de toute la procédure budgétaire
04:25c'est lui qui a introduit
04:26dans la vie quotidienne
04:27le mot budget
04:28et pour conclure là-dessus
04:30le budget en fait
04:31c'est la bougette
04:31et la bougette
04:33c'est la bourse à Bordeaux
04:34une ville
04:35dont Viajeurs Santerre
04:36et d'où je viens aussi
04:38très bien
04:39bah écoute
04:39donc le livre est disponible
04:41le livre est disponible
04:42on peut l'acheter partout
04:43dans les bonnes librairies
04:44et sur la plateforme
04:45dans les bonnes librairies
04:45et on rappelle le titre
04:47c'est tout simplement
04:48la dette publique
04:49et les sous-titres
04:49c'est Robin Desbois
04:50comme assassin
04:51le mot de la semaine
04:53l'IA
04:55alors il y a deux choses
04:56qui m'ont frappé cette semaine
04:57d'abord la déclaration de Trump
04:59qui a dit à l'ONU
05:00l'IA
05:00celui qui domine l'IA
05:02domine le monde
05:03et il refuse
05:04de ralentir la course à l'IA
05:06et ce chiffre
05:06qui est paru
05:07dans le Wall Street Journal
05:08que j'ai trouvé
05:08totalement phénoménal
05:0910 300 milliards
05:11de dollars
05:12les investissements
05:13sur les 7 prochaines années
05:14dans l'IA
05:15ça représente
05:163,6%
05:17du PIB
05:19des Etats-Unis
05:20est-ce qu'en fait
05:21pour les années qui viennent
05:23tout n'est pas
05:24qu'IA
05:25une bonne partie en est
05:27ça va être la question
05:28des enjeux
05:28il y a quand même
05:29des histoires de temporalité
05:31pour l'instant
05:32on est dans les faits
05:33CAPEX
05:33investissement
05:34data center
05:35amélioration des modèles
05:36ah mais
05:36c'est la révolution
05:38technologique majeure
05:39c'est vraiment quelque chose
05:40qui va nous sortir
05:41de changement de régime
05:42c'est une nouvelle ère
05:44entre guillemets
05:45qui arrive
05:45mais qui doit être
05:47quand même remis
05:48dans un contexte
05:48un peu plus large
05:49des rivalités
05:51cynostratégiques
05:51de la fin des politiques
05:52monétaires conventionnelles
05:53tout le reste
05:54et en fait c'est des facteurs
05:55qui s'autant amplifient
05:56les uns les autres
05:56et donc on est vraiment
05:58nous on avait fait une étude
05:59dans laquelle on avait regardé
06:00sur des siècles et des siècles
06:01c'est la première fois
06:02où on a
06:045 ruptures majeures
06:05qui arrivent
06:05toutes en même temps
06:06sur l'économie
06:07s'autant amplifiant
06:07les unes les autres
06:08et l'IA
06:08effectivement en est une
06:09avec toutes les implications
06:12à questionner
06:12sur ce qu'on peut en dire
06:14à ce stade
06:14mais au-delà des implications
06:15je dirais
06:16d'un point de vue
06:17purement mécanique
06:18parce que moi j'étais persuadé
06:19qu'on était dans une spirale
06:21un peu de ralentissement
06:22du grand ralentissement
06:23économique mondial
06:24avec la démographie
06:25avec tout ça
06:25mais est-ce que l'IA
06:27et j'avais complètement
06:28sous-estimé le truc
06:29n'est pas en train
06:29de renverser totalement
06:31cette tendance
06:31et de créer finalement
06:33alors on verra
06:34ce que ça donnera
06:34il y aura une explosion
06:35de la bulle peut-être
06:36dans quelques années
06:37et comme dans le chemin de fer
06:38on a probablement
06:39investi trop
06:40et puis il y aura
06:41des investissements
06:41qui vont servir à rien
06:42mais est-ce que ça va pas
06:43alimenter tout simplement
06:45la croissance
06:45comme c'est en train
06:46de l'alimenter aux Etats-Unis
06:47c'est ce qu'on voit
06:48et puis pas qu'aux Etats-Unis
06:49dans l'ensemble des économies
06:50avec des échelles différentes
06:51on le voit partout
06:52il y a l'IA
06:53il y a le modèle
06:54il y a les puces
06:55il y a les data centers
06:56enfin ça va alimenter
06:57l'ensemble de la croissance mondiale
06:58et ça fait déjà
06:59depuis deux ans
07:01que cette IA là
07:02en fait alimente
07:03d'abord la croissance américaine
07:05mais par effet de diffusion
07:05l'ensemble des économies
07:06donc ça c'est évident
07:07le vrai sujet pour moi
07:09c'est plutôt
07:09cette séquence à l'instant T
07:11IA versus CAPEX
07:13qui est vraiment
07:14ces montants là
07:15où là oui il y a un effet
07:16mais c'est surtout
07:17celui d'après en disant
07:18maintenant il y a la question
07:19de comment elle augmente
07:20la productivité
07:21et comment elle transforme
07:22les équilibres
07:22je suis d'accord
07:23mais pour l'instant
07:23vous la dissociez même
07:25des purs montants
07:26je comprends
07:27mais l'impact CAPEX
07:29c'est monstrueux
07:30c'est énorme
07:31c'est massif
07:33Jean-Marc
07:33l'IA et l'emploi
07:35je pense que l'IA
07:36va effectivement
07:37doper considérablement
07:38la croissance
07:39je pense qu'on va vers
07:40au taux de croissance actuel
07:42on a 0,7% de croissance
07:44potentielle de l'économie française
07:46affichée
07:46c'est-à-dire que le PIB
07:47double en 100 ans
07:48au niveau de la croissance mondiale
07:50c'est 3%
07:51là le PIB double en 23 ans
07:53je pense que le PIB
07:54peut doubler
07:55au niveau mondial
07:56en 10 ans
07:57c'est-à-dire 7%
07:58de croissance mondiale
07:59et avec des croissances
08:01très élevées
08:02au niveau des pays
08:03les Etats-Unis
08:04mais les autres
08:05parce qu'il n'y a pas besoin
08:06d'être le créateur
08:08il suffit d'être limitateur
08:09alors nous on peut en avoir
08:10nous on peut en utiliser
08:11bien sûr on peut utiliser
08:13je rappelle quand même
08:13que notre informatique
08:14au départ on voulait la faire
08:15nous-mêmes
08:16c'était le plan calcul
08:17et puis on s'est aperçu
08:17que c'était idiot
08:18on a fermé le plan calcul
08:19et on a utilisé l'informatique
08:20donc c'est un bon espoir
08:21pour notre croissance
08:22ah oui je pense que c'est
08:23un bon espoir pour notre croissance
08:24et sur l'emploi
08:25alors oui
08:25il y a 3 éléments
08:26qui vont jouer
08:27le premier élément
08:28c'est effectivement
08:29que vont devenir
08:29il y a un certain nombre
08:30d'emplois
08:30qui vont disparaître
08:31c'est-à-dire
08:33les médecins
08:33les avocats
08:34les professeurs d'université
08:35donc ça c'est mauvais
08:36c'est le chômage quand même
08:37mais c'est comme
08:38les agriculteurs
08:39qui ont disparu
08:40c'est comme les conducteurs
08:41de diligence
08:42on parle des chemins de fer
08:43évidemment
08:44les conducteurs de diligence
08:45qui sont l'exemple historique
08:46il y a eu d'autres emplois
08:47qui ont été créés
08:47là il n'y a pas d'autres
08:48on voit bien avec la polémique
08:50qu'il y a notamment
08:50sur le prix Goncourt
08:51et sur l'écrivain canadien
08:53il va y avoir besoin
08:54énormément de vérificateurs
08:56de gens qui vont être
08:57qui vont être à la source
08:58à l'origine
09:00de l'information
09:01donc la façon dont l'information
09:02va être analysée
09:03traitée
09:04vérifiée
09:05et tout ça
09:05je pense que le deuxième enjeu
09:07c'est effectivement
09:08la résistance des ludites
09:09c'est-à-dire des gens
09:10qui vont refuser
09:10effectivement que leur emploi
09:11disparaisse
09:12ça a déjà commencé
09:13regardez le monde de l'université
09:15il est totalement maintenant
09:16entre les mains des wokistes
09:17pourquoi ?
09:18parce qu'ils savent
09:19qu'ils sont condamnés
09:19donc ils sont comme
09:21ils cassent la machine
09:22donc ils refusent l'IA
09:24et le troisième élément
09:25je pense qui est aussi important
09:26c'est que
09:27la façon dont ces gains de productivité
09:29vont être diffusés
09:29vous avez deux façons
09:30soit on augmente les salaires
09:31soit on baisse les prix
09:33alors je pense que
09:34ce qu'on appelait le fordisme
09:35qui avait été la façon
09:36de distribuer les gains de productivité
09:37dans les années 50-60
09:38c'était d'augmenter les salaires
09:40je pense
09:41vu la situation démographique
09:42vu le degré de concurrence
09:44qu'il y a derrière tout ça
09:45je pense que ça va être
09:46par des baisses de prix
09:47et donc on va vers
09:48des baisses de prix énormes
09:50ce qui fait que
09:50les gens qui vont être
09:51en situation là aussi
09:53de se rebeller
09:53c'est les gens endettés
09:54donc les gens
09:55qui vont falloir suivre
09:57c'est les ludites
09:59c'est effectivement
10:00les gens endettés
10:01et c'est
10:02enfin la différence
10:03Jean-Marc
10:04entre cette révolution
10:05et les précédentes
10:06c'est qu'il n'y a pas
10:06de nouveaux jobs
10:06qui sont créés
10:08mais si encore une fois
10:09il va y avoir énormément
10:09de nouveaux jobs
10:10vous savez
10:10j'avais déjà eu l'occasion
10:11de parler ici
10:12je pense qu'on va vers
10:13la société du spectacle
10:14c'est-à-dire que les gens
10:15qu'on va
10:16c'est-à-dire les professeurs
10:17d'université
10:17qui vont subsister
10:18c'est pas ceux
10:19qui vont enseigner
10:19ce sont ceux
10:20qui vont être capables
10:21de trouver un certain public
10:24dans leur façon
10:25de se présenter
10:25c'est ce que tu fais
10:26dans tes spectacles
10:28c'est ce que je fais au théâtre
10:29mais je veux dire
10:30Céline Dion
10:31elle a rassemblé
10:32un nombre de gens
10:33considérable
10:33à des prix
10:34donc l'économie de demain
10:35c'est Céline Dion
10:36oui absolument
10:37alors qu'on peut écouter
10:38Céline Dion
10:38sur son smartphone
10:40sans problème
10:40mais les gens
10:41ils sont allés
10:42en payer des sommes colossales
10:43pour aller voir Céline Dion
10:44André
10:44quand on fait de la gestion
10:45et qu'on est face
10:46à ce tsunami
10:47d'investissement
10:48comme nous dit Léa
10:49les chiffres qu'on a
10:50sont fascinants
10:50est-ce que finalement
10:51il y a de la gestion
10:53dehors de l'IA
10:54c'est ça que je suis en train
10:54de me demander
10:55je me dis
10:55ces montants
10:56sont tellement colossaux
10:57pourquoi s'ennuyer
10:58à aller chercher autre chose
10:59que l'IA ?
11:01Écoutez moi
11:02ce que je pense
11:03je partage déjà
11:03totalement l'optimisme
11:04qu'il y a
11:05sur la création
11:06de richesses
11:08qu'on aura à faire
11:10et je dirais
11:11peut-être
11:11le point de comparaison
11:13majeur
11:13c'est ce qu'on a vécu
11:15exactement il y a un siècle
11:16avec l'électrification
11:18et les gains
11:19de productivité majeurs
11:20aux Etats-Unis
11:21pour rappel
11:22historiquement
11:22les usines
11:23puisque là
11:24c'est la troisième
11:25révolution industrielle
11:26la deuxième révolution industrielle
11:28c'était l'apparition
11:31des machines électriques
11:32dans les usines
11:32qui ont remplacé
11:33les machines à vapeur
11:34les machines à vapeur
11:35contraignaient les usines
11:36puisqu'il y avait
11:36des arbres
11:36des poulies
11:37et on ne pouvait pas
11:38vraiment dégager
11:39beaucoup de productivité
11:40donc dans les années 20
11:41aux Etats-Unis
11:44l'apparition
11:45de petits moteurs électriques
11:46a permis
11:47de réorganiser
11:48totalement
11:49le processus
11:50de production
11:50donc brancher
11:51en gros
11:52une machine électrique
11:53sur chaque machine
11:53mettre les machines
11:55les unes derrière les autres
11:56réduire les stocks
11:57et donc accroître
11:58très fortement
11:59la production
12:00la qualité de la production
12:01et aussi
12:01l'apparition
12:02de nouveaux produits
12:03comme le réfrigérateur
12:04les ascenseurs
12:05la voiture
12:05etc
12:06ces produits
12:06se sont démocratisés
12:07comme vous avez vu
12:08en Europe
12:09on a eu ces gains
12:10beaucoup plus tard
12:11et vous l'avez
12:12cité
12:13dans les années 50-60
12:14parce qu'en fait
12:14il y a eu
12:15dans les années 20
12:16on devait reconstruire
12:17après la première guerre mondiale
12:18puis il y a eu
12:18la deuxième guerre mondiale
12:19mais on les a eu
12:20ces gains de productivité
12:21et là
12:22je pense que c'est pareil
12:23il ne faut pas être pessimiste
12:25en se disant
12:26c'est pas parce qu'on n'a pas inventé
12:27le modèle de langage
12:29sur lequel on est largué
12:30qu'on n'aura pas
12:31ces gains de productivité
12:32donc ces gains de productivité
12:33arriveront
12:33parce qu'on réorganisera
12:35tous les services
12:38et aujourd'hui
12:38on ne les voit pas
12:39parce qu'on n'est qu'au début
12:40du processus
12:42et donc
12:42il y a des entreprises
12:43qui vont souffrir
12:44et qui déjà souffrent en bourse
12:46en fait
12:46c'est ce que nous
12:47on s'intéresse
12:48nous sommes des boursiers
12:51donc nous nous intéressons
12:52à des excès
12:53à la baisse
12:53aujourd'hui
12:55il y a
12:56en bourse
12:57des gagnants clairs
12:58de l'IA
12:58et des perdants clairs
12:59de l'IA
13:00et les investisseurs
13:01sont prêts
13:02à enfoncer le clou
13:03bien plus profondément
13:04que ce que nous l'on pense
13:05et nous notre rôle
13:07c'est plutôt
13:08d'étudier les dossiers
13:09qui ont été peut-être
13:11injustement massacrés
13:12ou trop massacrés
13:13parce qu'en fait
13:14il y aura des survivants
13:15dans ce processus
13:16et le processus
13:17de destruction créative
13:18va continuer
13:19et créer beaucoup de valeurs
13:20ça j'en suis convaincu
13:21ça c'est quand même
13:22super optimiste
13:23c'est génial
13:23ce que vous êtes
13:24en train de nous dire
13:25moi je suis persuadé
13:27encore une fois
13:27que
13:29ce que vous êtes en train
13:30de nous dire
13:30c'est qu'on a
13:30un potentiel de croissance
13:32énorme
13:33et ce que les gens
13:34ne mesurent pas
13:35c'est effectivement
13:36que
13:36l'idée
13:38que la génération suivante
13:39va vivre moins bien
13:40que la génération présente
13:41et tout ça
13:41est à mon avis
13:42totalement fausse
13:43en revanche
13:43je maintiens
13:46le véritable enjeu majeur
13:47ça va être
13:48de répondre à la déflation
13:49c'est-à-dire que
13:49tous les gens
13:50qui continuent
13:50à accumuler des dettes
13:51ne mesurent pas
13:52que cette croissance
13:53ne va pas les débarrasser
13:54de la dette
13:55pour l'instant
13:55on n'est pas
13:55à la déflation
13:56on est plutôt
13:57non oui oui
13:57là on est dans une
13:58mais quand on voit
13:59les taux d'intérêt
14:00on va en reparler
14:00Eric sur l'investissement
14:02non mais sur l'investissement
14:03ce qu'il faut dire
14:03c'est que c'est vrai
14:04qu'il y a des secteurs
14:05gagnants
14:06et pas mal de secteurs
14:07perdants
14:08et nous
14:08notre grande interrogation
14:09c'est pas de se poser
14:13mais quels sont les secteurs
14:14qui vont s'en sortir
14:15il y a six mois
14:15on pensait qu'il y aurait
14:16la SAS Apocalypse
14:17on ne voulait plus
14:18d'éditeurs de logiciels
14:19en disant que finalement
14:20ça serait la mort des logiciels
14:21on s'aperçoit que c'est pas ça
14:22donc c'est vrai
14:23qu'il y a beaucoup
14:23de réflexions intellectuelles
14:24autour de ça
14:24ce qu'on voit déjà
14:25c'est quand même
14:25la publicité
14:26l'informatique
14:27et les médias
14:28sont des secteurs
14:29qui ont des difficultés
14:29puis on voit apparaître
14:30de nouveaux entrants
14:31qui profitent de cette IA
14:33qui auraient pensé
14:34que Schneider
14:34serait la cinquième capitalisation
14:35de la Bourse de Paris
14:36grâce à ses 30%
14:37dans les data centers
14:37ou que Legrand
14:38serait quasiment
14:39à son plus haut historique
14:40donc c'est vrai
14:40qu'il y a un nouveau paradigme
14:41sur les valeurs
14:42qui est intéressant en ce moment
14:42bon très bien
14:43alors là par contre
14:44si vous êtes optimiste
14:46il va falloir remonter le moral
14:47parce que ce chiffre là
14:49il fait quand même
14:50très très mal
14:50plus de 1,10%
14:52shame on us
14:53honte à nous
14:54le spread de notre emploi
14:55à 10 ans
14:56avec celui de l'Allemagne
14:57a largement dépassé
14:58le seuil symbolique
14:59des 1%
15:00notre immobilisme
15:01depuis la deep solution
15:02notre incapacité
15:03à s'attaquer
15:04à notre problème d'endettement
15:05nous enfonce
15:06dans une crise financière
15:08et économique
15:09notre dette nous asphyxie
15:11est-ce que je suis trop négatif
15:12Léa ?
15:13crise financière
15:14oui
15:14moi je rajouterais
15:15quand même
15:15dans une société polarisée
15:17en plus
15:18alors oui et non
15:20le côté trop
15:22c'est que la France
15:23est passé dans une crise financière
15:25la France ne sera pas
15:26sous plan FMI demain
15:27par contre
15:28on est quand même
15:29en difficulté
15:30on est en difficulté
15:31et après
15:31on a des marges de manœuvre
15:33autre
15:33ce qu'il faut dire
15:34et je pense que c'est
15:35une bonne manière
15:35de voir les choses
15:36il y a quelques années
15:37on avait un spread de 30
15:38contre l'Allemagne
15:40depuis
15:40avant la dissolution
15:42on était plutôt à 50
15:430,50%
15:440,50%
15:46depuis la dissolution
15:47on tourne autour
15:49autour de 70
15:49aujourd'hui
15:50on a en réalité
15:51une valeur d'équilibre
15:52du trou français
15:54contre l'Allemagne
15:54qui est de 100%
15:56ce qui est énorme
15:56ce qui est énorme
15:57de 100%
15:58en réalité
16:00c'est énorme
16:00mais c'est plutôt normal
16:01moi je vais mettre
16:03le système dans l'autre sens
16:04compte tenu
16:04c'est normal
16:05mais ça va nous coûter
16:06très cher
16:06ça va nous coûter
16:07très cher
16:07mais d'un côté
16:07on doit payer des intérêts
16:09c'est le concept
16:10d'une dette
16:10mais on a
16:12une croissance
16:12qui est complètement
16:13à part du reste
16:14de la zone euro
16:15cette année
16:15on a une dynamique européenne
16:16sur laquelle la France
16:17ne raccroche pas
16:18on a un problème de dette
16:19sur lequel
16:20on décide de ne pas agir
16:22on a en plus
16:23tout un environnement
16:24international
16:24qui est négatif
16:25à la limite
16:26pour moi
16:27il me paraît normal
16:28et même plutôt sain
16:29de revaloriser
16:30le risque français
16:31à ce niveau-là
16:32je comprends
16:32mais pour nous
16:32c'est terrible
16:33comment on va sortir
16:34de ce truc-là
16:35alors il y a plein
16:36de possibilités
16:37de sortir d'une dette élevée
16:38mais le problème français
16:40c'est un problème politique
16:41c'est un problème
16:42de politique nationale
16:43et un problème de société
16:44et moi c'est un point
16:46qui m'a marqué
16:46on a stressé
16:47des indicateurs
16:48on est dans une société
16:49encore plus polarisée
16:50que les Etats-Unis
16:51ça va être un peu dingue
16:52et dans lequel
16:54le système politique
16:55l'est lui aussi
16:56donc en fait
16:57je pense que le constat
16:58est très clair
16:59tous les économistes l'ont
17:00les sources pour le résoudre
17:02on les a à peu près aussi
17:03même si elles sont complexes
17:05le fait est que
17:06la France
17:07c'est un problème politique
17:07tant que celui-là
17:08n'est pas résolu
17:09la situation ne s'améliore pas
17:10si il ne va pas être résolu
17:11on n'a pas d'élection
17:12alors je rajoute à ça
17:14le spread est de 100 points de base
17:15nous on a fait des stress tests
17:16sur le quid des élections
17:19qu'est-ce qui se passe après
17:20en analysant tous les programmes
17:21je rajoute un point
17:23à ce pessimisme
17:24sans dire qu'on tombe
17:24dans une crise financière
17:25en réalité
17:27même en mettant
17:28un programme
17:29de consolidation
17:30libérale
17:31budgétaire
17:31à la Philippe
17:32ou à Attal
17:33en prenant leurs mesures
17:34dans le réalisable
17:36on arrive à un spread français
17:38je fais ce que je peux
17:40je recherche des archétiques
17:42en réalité
17:43c'est la seule capacité
17:44c'est la seule capacité
17:46à avoir un spread
17:47qui reviendrait
17:48à 70 points de base
17:49donc ce qu'il faut avoir en tête
17:50c'est qu'en fait
17:51le 100 points de base
17:51c'est aujourd'hui
17:52le niveau français
17:53c'est le niveau normal
17:54mais même après
17:55c'est-à-dire qu'une fois
17:57les résultats sortis
17:58des élections
17:58en stressant tous les partis
18:00on n'arrivera pas
18:01encore une fois
18:01à avoir un compromis politique
18:02et donc 100
18:03c'est le minimal
18:04c'est ça qu'il faut intégrer
18:06moi je dis qu'on est
18:07dans une crise financière
18:08on a l'EA dit non
18:09c'est un new normal
18:10qu'est-ce que vous en pensez ?
18:12Non crise financière
18:13c'est assez brutal
18:13de toute façon
18:15depuis que je fais de l'économie
18:17la France est en crise
18:18il n'y a pas d'année
18:19où on n'a pas été en crise
18:20donc je finis par
18:21plus très bien savoir
18:22qu'est-ce que c'est que la normalité
18:23Là on doit passer à la caisse
18:25la différence c'est que
18:26c'est de l'argent
18:28qu'on doit payer en plus
18:29J'entends bien
18:30j'entends bien
18:31mais les taux d'intérêt
18:33sont au niveau de 2007
18:35la grande différence
18:35par rapport à 2007
18:36c'est que les taux allemands
18:37étaient à 4,5%
18:39et les taux grecs
18:39étaient à 4,6%
18:40Là maintenant
18:41on a une dispersion des taux
18:43au niveau de la zone euro
18:44et donc il y a un problème global
18:45qui est un problème
18:46plutôt à mon avis
18:47de la façon dont est perçue
18:48la zone euro
18:48et les solidarités
18:49au sein de la zone euro
18:51Alors mon édito
18:52dans les échos de lundi
18:53je dis qu'il y a
18:54une véritable problème
18:55c'est qu'on raconte
18:57tout un tas de trucs
18:58qui sont totalement
18:59à côté de la plaque
19:00d'abord
19:00on a un président de la république
19:01qui n'a toujours pas compris
19:02qu'il n'était plus aux affaires
19:03donc il continue à faire
19:05des conférences de presse
19:06pour recevoir les journalistes
19:07comme s'il avait
19:08la moindre
19:09Et distribuer
19:13des médailles
19:13de Robert De Niro
19:15et Martin Scorsese
19:15alors qu'on est en pleine crise
19:16C'est un personnage
19:19de texte avant
19:20il est au-dessus du gouffre
19:21mais comme il ne regarde pas
19:22il continue à avancer
19:23c'est un personnage
19:25Donc on a
19:26une classe politique
19:27qui se pose la question
19:27de savoir s'il faut faire
19:28une règle d'or
19:29mais enfin la règle d'or
19:29c'est le traité européen
19:30et la TSCG
19:31donc il n'y a pas besoin
19:32de faire une règle d'or
19:32il y a ceux qui menacent
19:34les parlementaires
19:35de sanctions financières
19:38je rappelle dans l'article
19:39qu'à un moment donné
19:40on tuait le ministre des Finances
19:41quand ça n'allait pas
19:42on tuait le ministre des Finances
19:43ça ne redressait pas les comptes
19:44les comptes après
19:45recommençaient à dériver
19:46donc je pense que la seule
19:47véritable chose à faire
19:49c'est de se poser la question
19:50qu'est-ce que monsieur Lecornu
19:52a en tête
19:53et je pense qu'il a en tête
19:54le fait que
19:56si jamais
19:57il ne réagit pas
19:59les gens qui vont arriver
20:00après aux affaires
20:01quels qu'ils soient
20:02vont le charger un maximum
20:03de toute façon
20:04ils iront
20:05je trouve une situation catastrophique
20:07le gars qui était avant moi
20:08c'est un incapable
20:08c'est une honte
20:11et donc sa seule solution
20:13c'est effectivement
20:14de sortir proprement
20:15du gouvernement
20:16mais il ne peut pas faire
20:17il n'a pas de majorité
20:18non il n'a pas de majorité
20:19mais justement
20:19ce qu'il peut essayer de faire
20:21c'est de faire comprendre
20:21à sa majorité
20:23qu'un peu ce qu'avait fait
20:24Mario Monti
20:25c'était l'idée
20:26du gouvernement technique
20:27c'est-à-dire
20:27pendant six mois
20:28vous faites la campagne électorale
20:29vous vous laissez faire
20:31et moi
20:32je vais chercher une solution
20:33de façon à sortir proprement
20:35de la situation
20:36et je pense que
20:37la seule solution
20:37c'est d'aller négocier
20:40avec le prêteur
20:41en dernier ressort naturel
20:42qui est la BCE
20:42d'aller négocier
20:44de redresser
20:45on est d'accord
20:47il faut que la BCE
20:48intervienne
20:48en nous imposant
20:49il faut qu'on soit sous tutelle
20:51pas sous tutelle
20:52parce qu'il ne faut pas
20:53le montrer comme ça
20:53il ne faut pas le dire comme ça
20:54de même que quand on brandit
20:55le FMI
20:56d'une part le FMI
20:57c'est là pour redresser
20:57les comptes extérieurs
20:58je ne parle pas du FMI
20:59je parle de la BCE
21:00là c'est plutôt
21:01le bon outil
21:02c'est la BCE
21:02il y a des dispositions
21:03sur le plan européen
21:04qui font qu'on sauvegarde
21:06les apparences
21:07et en plus
21:08on n'est pas la Grèce
21:10on a été violents
21:11avec la Grèce
21:11mais on ne sera pas violents
21:12avec nous
21:12sur le plan symbolique
21:13mais on peut l'être
21:14sur le plan pratique
21:15moi ce que je trouve
21:16je vous trouve très négatif
21:17parce que quand vous regardez
21:18par exemple
21:18les dernières adjudications
21:19d'OAT
21:21ça a été sur
21:22on nous prête
21:23mais beaucoup plus cher
21:24d'accord
21:24beaucoup plus cher
21:25mais le taux moyen
21:26attendez le taux moyen
21:27est à 2,40
21:28de la dette française
21:28mais il monte
21:29on ne répète cette histoire
21:30la grande problématique
21:32ça serait qu'on arrête
21:33de prêter complètement
21:34à la France
21:34vous êtes une caisse
21:35du Texas aujourd'hui
21:37mais il faut continuer
21:38à prêter
21:38parce que vous avez
21:38du 4,60 sur 10 ans
21:40c'est fantastique
21:41donc ce que je veux dire
21:42c'est très cher pour nous
21:43on paye des intérêts
21:45le budget
21:46le service de la dette
21:48c'est plus que le budget
21:49de l'éducation
21:50je suis d'accord
21:50mais quand la Grèce
21:51avait été mise sous tutelle
21:52il y avait un déficit courant
21:53qui représentait 10% du PIB
21:54là le déficit courant
21:55c'est moins 0,6
21:55donc on en est loin
21:57je ne veux pas dire
21:57que la situation est idyllique
21:58elle est catastrophique
21:59mais tant qu'on aura
22:00des fonds d'investissement
22:00des gros hedges
22:01qui nous prêteront
22:02je pense que
22:02sauf que les hedge funds
22:04en ce moment
22:05ils shortent la dette française
22:06ils la vendent à découvert
22:07ils spéculent
22:09mais vous avez toujours
22:09des acheteurs
22:10à la moindre adjudication
22:11c'est souscrit 3 fois
22:12mais ce n'est pas eux
22:13qui sont les acheteurs
22:13je vais quand même repartir
22:14sur un côté positif
22:15juste un problème technique
22:17ce n'est pas eux
22:18qui achètent la dette
22:19la dette elle est achetée
22:20par 18 spécialistes
22:21en valeur du trésor
22:21dans un certain nombre
22:22ce sont des banques
22:23qui ont à la tête
22:24des inspecteurs des finances
22:25qui sont dans la même promotion
22:26de l'ENA
22:27que le directeur du trésor
22:28donc la dette
22:29elle sera toujours rachetée
22:30le véritable enjeu
22:31c'est effectivement
22:3152% par des étrangers
22:33c'est pas simplement
22:33oui mais ce n'est pas eux
22:34qui l'achètent
22:35des étrangers
22:35ils la rachètent après
22:36donc le véritable enjeu
22:37c'est effectivement
22:38le moment où ils la rachètent
22:40c'est-à-dire
22:40ce n'est pas les 2,40%
22:41c'est le fait que
22:42sur le marché
22:43où elle est véritablement
22:45mise en situation de marché
22:46le taux d'intérêt
22:47n'arrête pas de monter
22:47Léa
22:48et puis je rebascule
22:49avec notre histoire
22:50et essayer de sortir
22:51un peu de ce pessimisme ambiant
22:52aujourd'hui
22:53si on fait le pari
22:54de l'IA
22:54et de la croissance potentielle
22:55future
22:56et on dit
22:56allez
22:58soyons optimistes
22:58faisons pas un 0,7
22:59faisons un 2
23:00sur la croissance potentielle
23:01française
23:02mettons une inflation à 2
23:03ça fait 4
23:05un 4%
23:06c'est un taux d'intérêt
23:06d'équilibre
23:07avec une croissance nominale
23:08qui tient
23:08c'est ça aussi
23:09qu'il faut envisager
23:10on est inquiet aujourd'hui
23:11en réalité
23:11c'est juste qu'on a oublié
23:12qu'avant le quantitative easing
23:14ce niveau-là
23:14c'était un niveau de taux cohérent
23:15avec ce qu'on envisage aujourd'hui
23:17maintenant le fait est
23:18c'est comment
23:19vous dites c'est le new normal
23:20mais
23:21en fait c'est un changement de régime
23:22c'est quand même
23:23beaucoup d'argent
23:23qu'il faut payer
23:24par contre
23:24qui nécessite
23:25à un moment ou un autre
23:26de rentrer sur une trajectoire de dette
23:28qui est plus soutenable
23:29mais c'est un acte politique
23:30encore une fois
23:31André
23:31ça vous inspire quoi ?
23:33écoutez moi je suis pareil
23:36plutôt constructif
23:36ce que je voudrais dire
23:37c'est peut-être deux commentaires
23:39c'est qu'effectivement
23:40à la différence de la Grèce
23:41il n'y a pas de déficit
23:42de la balance courante
23:43en France
23:44ça veut dire concrètement
23:45que les français
23:46épargnent énormément
23:47c'est un peu l'argument
23:48de Jean-Marc
23:49et donc
23:50in fine
23:51ce sont eux
23:51les prêteurs
23:52en dernier ressort
23:53de l'état français
23:55et la deuxième chose
23:56c'est peut-être
23:56un message optimiste
23:58à nos politiciens
24:00qui sont
24:00un peu des nounous
24:02et qui ne veulent
24:03distiller que
24:04des messages bienveillants
24:05et c'est normal
24:06puisque depuis 50 ans
24:08le système a été dévoyé
24:09vous voyez aujourd'hui
24:10il y a 60%
24:11de français
24:13qui sont bénéficiaires
24:14des transferts publics
24:15et 40% de fourmis
24:16moi je suis politicien
24:18c'est rationnel pour moi
24:19de m'adresser
24:20à ceux qui maximisent
24:22ma chance
24:23de gagner aux élections
24:25mais les français
24:26ils valent mieux que ça
24:28parce qu'en fait
24:29il y a un sondage
24:29et j'invite tout le monde
24:30à lire ce sondage
24:32ce sondage
24:32de début mars
24:34IFOP
24:34où on posait la question
24:36aux français
24:37êtes-vous prêt
24:38à voter
24:39un candidat
24:40à l'élection présidentielle
24:41de 2027
24:41qui promette
24:42un déficit budgétaire
24:43à zéro
24:44avec des baisses
24:45de dépenses de l'état
24:46et des baisses d'impôts
24:4768% des français
24:49répondent oui
24:50donc il faut de la pédagogie
24:51je pense que les français
24:52sont prêts à des sacrifices
24:53mais il faut leur présenter
24:54un vrai projet derrière
24:55il faut vous présenter
24:56André
24:57alors moi je n'ai pas
24:58la nationalité française
25:00et j'ai déjà un job
25:01mais je pense que les politiciens
25:02peuvent s'en inspirer
25:03on se retrouve en deuxième partie
25:04de l'émission
25:05pour le parti
25:05prix pour la bourse
25:07pour la question d'argent
25:08avec le placement de la semaine
25:09le top ou le flop de la semaine
25:10le top 3 des gérants
25:11les actions à acheter ou vendre
25:21Et on se retrouve en deuxième partie
25:23de l'émission
25:24avec une équipe de choc
25:25qui m'a redonné le moral
25:26avant le week-end
25:27franchement
25:27Jean-Marc Daniel
25:28formidable
25:29je pensais que vous alliez
25:30me déprimer
25:31surtout que j'ai vu votre livre
25:32la dette publique
25:33je me dis
25:33là il va nous dire
25:34qu'on est mort
25:36asphyxé par la dette
25:37et vous nous dites
25:38non bah finalement
25:38on va s'en sortir
25:39tant mieux
25:39tant mieux
25:41ce qui me dérange aussi
25:43dans le discours
25:44qu'il y a sur la dette
25:44c'est qu'on dit
25:45c'est la dette de la France
25:46c'est pas la dette de la France
25:47la France c'est vous et moi
25:48et c'est pas notre dette
25:49c'est la dette de l'Etat
25:50et donc l'Etat
25:52c'est pas moi
25:52l'Etat c'est pas Macron
25:54c'est pas Louis XIV
25:55l'Etat c'est autre chose
25:56et donc la République
25:57c'est pas moi
26:00la République
26:01c'est pas moi
26:02non c'est autre chose
26:03avec André Kavalec
26:04il y a un problème
26:05de gestion de l'Etat
26:06et il n'y a pas
26:07un problème global
26:08d'évolution de l'économie
26:09avec André
26:10qui ne veut pas se présenter
26:11donc aux élections
26:12avec Eric Lewin
26:13qui a des responsabilités
26:15politiques
26:15quand même
26:16et avec Léa
26:18qui aussi est positive
26:19alors je voudrais juste
26:20très rapidement
26:21passer au parti pris
26:22de la semaine
26:22parce que j'ai été choqué
26:23par l'interview
26:25d'Emmanuel Macron
26:25qui a dit qu'il ne regrette rien
26:26c'est pas de notre faute
26:27tout est de la faute
26:28des autres
26:30on n'a pas fait
26:30de réformes structurelles
26:31c'est parce qu'on ne pouvait
26:32pas les faire
26:33et puis tout est dû
26:34à la guerre
26:36en Iran
26:36moi je dis non
26:37notre crise économique
26:38et financière
26:39n'est pas due
26:40à la guerre
26:41en Iran
26:42est-ce que vous êtes
26:43d'accord avec moi ?
26:44Oui oui je suis assez d'accord
26:45d'autant plus que ça fait
26:46un moment
26:47qu'Emmanuel Macron
26:48s'est installé
26:49outre le fait
26:49qu'il a un côté caméléon
26:50il dit toujours
26:51aux gens qu'il est en face
26:52de lui quelque chose
26:53qui est supposé leur faire plaisir
26:54donc il prend la couleur
26:55de l'endroit où il est
26:55mais pour moi
26:56la vraie rupture
26:57dans la gestion
26:58de la présidence
26:59de Macron
26:59ça a été dès
27:012018
27:01quand il reçoit
27:02le prix Charlemagne
27:03et qu'il lit en présence
27:04de Marc Ruth
27:05le premier ministre néerlandais
27:06et d'Angela Merkel
27:07il faut se débarrasser
27:09du fétichisme
27:09des excédents budgétaires
27:11et des excédents commerciaux
27:12c'est-à-dire qu'il a renoncé
27:13à redresser le pays
27:14il a renoncé
27:15à faire les réformes
27:16il voit bien que le problème
27:17de la France
27:17c'est d'avoir un déficit
27:18non pas de la balance
27:19des paiements courants
27:20parce qu'effectivement
27:20on arrive à peu près
27:21à l'équilibre
27:21mais un déficit commercial
27:22abyssal
27:23et d'avoir un déficit budgétaire
27:25qui n'est pas maîtrisé
27:26et il dit
27:26de toute façon
27:27c'est du fétichisme
27:28de vouloir équilibrer
27:29à partir de ce moment-là
27:31c'était fini
27:32il ne fallait plus rien
27:33à l'instant
27:34Léa
27:35non
27:35la guerre en Iran
27:36n'est pas responsable
27:37de notre crise économique
27:37et financière
27:39oui et non
27:40je suis assez d'accord
27:41sur le fond
27:42je pense qu'aujourd'hui
27:43on est dans un changement
27:44de régime
27:45sur plein de sujets
27:47que les chocs successifs
27:48se répètent sur les économies
27:49et ça effectivement
27:50c'est pas
27:50Macron n'y est pour rien
27:52par contre
27:52le fait de positionner la France
27:54sans buffer
27:54qui appellent d'absorber les chocs
27:55c'est ça aussi
27:56notre problématique de dette
27:57c'est que
27:57quand on met un scénario
27:58à 2030
27:59dans lequel
28:00la France
28:01l'Europe
28:01peut un peu connaître
28:02une crise économique
28:02aujourd'hui
28:03on n'a plus de marge de manœuvre
28:04ça c'est une erreur
28:05le quoi qu'il en coûte
28:06post-Covid
28:07je ne parle pas de celui du Covid
28:08c'est quand même dramatique
28:10d'avoir créé
28:11cet esprit d'assistanat
28:12où à chaque fois
28:13qu'il y a une crise
28:13on explique qu'on peut faire des aides
28:15alors qu'on n'a pas
28:16les moyens de le faire
28:17ça quand même
28:18ça c'est une forme
28:20d'assistanat
28:22de socialisme
28:23de communisme
28:24de tout ce qui peut nous plomber
28:26je suis moins négatif là-dessus
28:27parce qu'il faut se rappeler
28:28qu'à l'époque du Covid
28:29on était dans une phase d'incertitude
28:30post-Covid
28:31je ne parle pas du Covid
28:32ça a continué
28:33le Covid
28:33on est tous d'accord
28:34mais après le Covid
28:35on a continué à le faire
28:36on l'a fait avec l'Ukraine
28:38et donc aujourd'hui
28:39quand vous avez des pêcheurs
28:40quand vous avez des gens
28:41qui vous disent
28:41attendez
28:42l'essence monte
28:43il faut nous aider
28:44parce qu'on les a aidés
28:46précédemment
28:46on leur a fait croire
28:47qu'il y avait de l'argent magique
28:48c'est ça aussi
28:49où il faut comprendre
28:50c'est retrouver les capacités
28:52de buffer
28:52on les a pas
28:54on les a plus
28:54mais les crises
28:55elles vont retomber
28:56les unes après les autres
28:57c'est ça moi ma problématique
28:58allez on passe tout de suite
28:59à la bourse
29:00alors la bourse
29:00bon effectivement
29:01cette semaine
29:02c'était un peu médiocre
29:03il n'y avait rien de spécial
29:04mais quand on voit quand même
29:06la hausse des taux
29:06là je vais me tourner
29:07vers les spécialistes
29:08parce que même moi
29:08je suis étonné
29:09quand on voit
29:11les performances des indices
29:12sur la semaine
29:13bon bah
29:13il y a même un peu de vert
29:15Eric, André
29:16quand on voit depuis
29:17le début de l'année
29:17bon certes
29:18ok on le sait
29:19le cas qui est très ample
29:20en retard
29:20mais on regarde le S&P
29:2212%
29:22le Nasdaq
29:2315%
29:23le Rostock
29:248%
29:25le Nikkei
29:2631%
29:26avec des taux
29:27plus hauts
29:28depuis 30 ans
29:29au Japon
29:29Eric
29:30qu'est-ce qu'on doit penser
29:31de tout ça
29:31parce que moi je me dis toujours
29:32moi j'ai été élevé
29:33dans l'histoire
29:35que je ne sais pas
29:36si je me trompe
29:36le professeur nous le dira
29:38tout à l'heure
29:38que quand les taux d'intérêt
29:40montaient
29:40si ce n'était pas lié
29:41à une surchauffe
29:42de l'économie
29:43bah c'était mauvais
29:45pour les bourses
29:46et finalement
29:46là on a les taux qui montent
29:47mais les bourses
29:48qui tiennent très bien
29:49aux Etats-Unis
29:49c'est un peu logique
29:50parce que la croissance économique
29:51est très forte
29:51donc c'est normal
29:52tiré par l'IA
29:54les marchés américains
29:55se tiennent mieux
29:56que les autres
29:56parce que là aussi
29:57il y a un phénomène
29:58IA important
29:58de même qu'il y a un phénomène
29:59IA important
30:00en Corée du Sud
30:01au Japon
30:01la problématique
30:03c'est l'Europe
30:03qui est très en retard
30:04alors qu'elle se paye
30:05que 15 fois les bénéfices
30:06le stock 600
30:06alors que le S&P
30:07on est quand même
30:07à 8% de hausse
30:08avec des taux d'intérêt
30:09qui sont au plus haut
30:10depuis la crise de l'euro
30:11ça se paye que 15 fois
30:12donc les Etats-Unis
30:13c'est à 21 fois
30:14et puis on a la France
30:15avec un double effet négatif
30:16le premier effet négatif
30:18c'est bien évidemment
30:19la situation budgétaire économique
30:20et puis il y a le luxe
30:22la problématique
30:22le luxe
30:22c'est toujours 15 à 18%
30:23du CAC 40
30:24avec une Chine
30:25qui ne redémarre pas
30:26et donc malheureusement
30:28on dépend beaucoup
30:29de la Chine
30:29et c'est pour ça
30:29que vous avez LVMH
30:30qui est à son plus bas niveau
30:31depuis 5 ans
30:32vous avez Célor Luxottica
30:33qui est en forte baisse aussi
30:34Hermès qui est à 1350 euros
30:36et alors qu'est-ce que vous dites
30:37vos clients de bourse direct
30:38vos vidéos
30:39vous leur dites quoi
30:40sur la bourse
30:42il faut aller sur les small caps
30:43sur lesquels il peut y avoir
30:44une opération financière
30:45mais en aucun cas
30:46essayer d'avoir du momentum
30:47parce qu'on voit très bien
30:48que les flux sont extrêmement négatifs
30:50sur le CAC 40
30:51séparer le bon grain de l'ivraie
30:52il y a encore certaines valeurs
30:53qui me paraissent intéressantes
30:55et surtout jouer l'Europe
30:56parce que c'est là que ça se passe
30:57vous leur dites
30:58on peut rester en bourse
30:59il faut rester en bourse
31:01il faut rester sur les US
31:02il faut rester sur l'Europe
31:03et sur la France
31:04attendre d'en savoir plus
31:05s'il y a vraiment un candidat
31:06qui se dégage
31:06moi je pense que
31:07si on avait vraiment
31:07un candidat de droite
31:08qui se dégageait
31:09qui serait en mesure
31:10de remporter l'élection présidentielle
31:11je pense que les marchés
31:12il y aurait un salut
31:12et ça irait beaucoup mieux
31:14avant de passer la parole à André
31:16est-ce que mon raisonnement
31:17qui consiste à dire
31:18il y a un truc qui ne va pas
31:19entre les taux d'intérêt
31:21qui montent
31:21et la bourse qui monte
31:22il y a un des deux
31:23qui a tort
31:24est-ce que c'est économiquement
31:25ce que je dis
31:26est cohérent ou pas du tout ?
31:27Oui oui
31:27ce que vous dites
31:28c'est tout à fait sensé
31:29tout à fait cohérent
31:29le problème c'est qu'il y a
31:30une quantité de monnaie
31:32en circulation
31:32une quantité colossale de monnaie
31:34qui a été mise en circulation
31:35depuis une dizaine d'années
31:37depuis la réponse
31:40qui était déjà une crise
31:41d'excès de liquidité
31:42ça a été de rajouter encore
31:44de liquidité
31:44donc cette quantité de monnaie
31:45et donc il y a une propension naturelle
31:47à faire augmenter
31:48la valeur des actifs
31:50ce qui est le plus intéressant
31:51c'est de voir
31:52comment va évoluer l'immobilier
31:53c'est-à-dire que l'autre actif
31:55lui est-ce qu'il va suivre aussi
31:57ou est-ce que
31:57or là
31:58quand on regarde les prévisions
31:59on s'aperçoit
32:00qu'il y a un certain nombre de gens
32:01qui disent que l'immobilier
32:02est plutôt en situation
32:03d'être à son maximum
32:05qu'on va plutôt avoir
32:05et ce qui est intéressant
32:07c'est que l'INSEE
32:07vient de sortir une étude
32:08montant que
32:10ce qu'on raconte
32:10le prix de l'immobilier
32:11dans le budget des ménages
32:14est en train de baisser
32:14parce que les prix
32:15sont plutôt orientés
32:17un peu à la baisse
32:18la suppression de la taxe d'habitation
32:20a fait qu'il y a une partie
32:22de la dépense
32:22pour l'immobilier
32:23qui a disparu
32:23mais les loyers augmentent
32:24quand même ?
32:25alors les loyers augmentent
32:26mais ils sont
32:27normalement
32:27la grande masse des loyers
32:28est sur l'inflation
32:30donc ils augmentent
32:31comme l'inflation
32:33André
32:34quand on voit
32:35vous, vous êtes gérant
32:36quand vous voyez
32:36les taux d'intérêt monter
32:37vous dites
32:38attention prudence
32:39vous dites non
32:39ça fait partie du jeu
32:41Léa nous dit
32:42ça fait partie
32:43de la nouvelle normalité
32:44il y a des raisons pour ça
32:46et c'est pas dramatique
32:48certes
32:48les précédents historiques
32:49ne jouent pas
32:49pour être constructifs
32:52sur le marché des actions
32:54puisqu'en général
32:55des hausses brutales
32:56de taux
32:58se traduisaient
32:59par des crash actions
33:01mais là
33:02il faut peut-être
33:02avoir un petit regard
33:05fondamental
33:05sur ce qui drive la bourse
33:07alors la bourse
33:08c'est deux choses
33:08c'est très simple
33:09ce sont les bénéfices
33:11des entreprises
33:11fois le multiple
33:13qu'on est prêt à payer
33:14pour ces bénéfices
33:15et donc
33:15qu'est-ce qu'on constate
33:17depuis le début de l'année
33:18et puis peut-être
33:19si on prend 26
33:20les bénéfices des entreprises
33:21aux Etats-Unis
33:22sont vus
33:23en très forte hausse
33:24je le rappelle
33:25alors ça dépend
33:26de ce qu'on prend
33:27mais enfin
33:27autour de 25%
33:28c'est un chiffre impressionnant
33:30impressionnant
33:30après on peut ergoter
33:32bien sûr sur ce chiffre
33:32puisqu'il y a dans ce chiffre
33:33des réévaluations
33:35de participation
33:35comme vous savez
33:36il fonctionne en IFRS
33:38donc par exemple
33:38quand une entreprise
33:39de la tech
33:40a une participation
33:40dans Anthropik
33:41qui se revalorise
33:42et bien ça fait partie
33:43du bénéfice
33:44voilà
33:45donc même si on retraite
33:47de ces bénéfices
33:48ça reste quand même
33:49des hausses très fortes
33:50en Europe
33:51on a des hausses
33:52moins spectaculaires
33:54mais on est autour
33:54de 15% quand même
33:56et en plus
33:57sur des bases
33:57beaucoup plus saines
33:58puisque l'économie
33:59est très diversifiée
34:00on n'est pas dépendant
34:01d'un seul secteur
34:02et donc je veux dire
34:03on a toutes les raisons
34:04d'être constructifs
34:05Eric l'a dit
34:06les multiples sont faibles
34:07en Europe
34:07autour de 15 fois
34:08pour le stocks 600
34:10en Europe
34:10le S&P 500
34:11se paye 21 fois
34:12donc 5 points d'écart
34:14pour un écart
34:15de croissance économique
34:16entre les deux continents
34:17quoi qu'on en dise
34:18qui se resserre plutôt
34:20après 15 années
34:21où l'écart de croissance
34:23entre les Etats-Unis
34:23et l'Europe
34:25était très fort
34:25à peu près à 100 points de base
34:27cet écart
34:28est vu plutôt
34:28en resserrement
34:29les flux reviennent
34:30vers l'Europe massivement
34:31donc tout va bien
34:32100 milliards d'euros
34:33150 milliards d'euros
34:34vers les actions européennes
34:36l'année dernière
34:36super cette émission
34:37donc tout va bien
34:38à peu près la même chose
34:39cette année
34:40mais je suis revenu
34:41je suis rentré
34:42totalement déprimé
34:43je sors avec une peine
34:44mais je suis euphorique
34:45et je cite
34:47tout va pas mal
34:47que tout va bien
34:48mais tout va pas mal
34:49mais non
34:49vous êtes tous en train
34:51de me dire
34:51je cite un dernier chiffre
34:53parce que les gens
34:54n'ont peut-être pas ça
34:55en tête
34:55mais si on prend
34:57la performance
34:57en euros
34:58en euros
34:59je parle en euros
35:00depuis début 2025
35:02à date
35:03le S&P 500
35:06a sous-performé
35:07le stock 600
35:08de 13 points
35:09vous voyez
35:09donc quand même
35:10on est dans un momentum
35:12assez positif
35:13et constructif
35:13mais c'est génial
35:14entre ça et la sortie
35:15du bouquin
35:16sur l'Europe en tout cas
35:17et voilà
35:17Jean-Marc Daniel
35:18qui va me faire mon week-end
35:19bien sûr
35:19il y a des bémols
35:20il y a des fragilités
35:22on a une masse de fragilités
35:25mais ces fragilités
35:26ne sont pas à mon avis
35:28à date
35:29de nature
35:29à dérailler
35:30et on n'est pas bon ici
35:31non franchement
35:32on vous donne la pêche
35:33allez le placement
35:33de la semaine
35:34mes amis
35:34dans ce contexte
35:36quel placement privilégié
35:37action européenne
35:39action européenne
35:40pas se poser des questions
35:41sur les actions
35:41action américaine
35:42mais en sachant
35:43mais en étant sélectif
35:44j'imagine
35:45on achète l'indice
35:46je vais en parler
35:47dans mon flop tout à l'heure
35:48les actions automobiles
35:49il ne faut peut-être pas
35:50en mettre en portefeuille
35:51en ce moment dans la conjoncture
35:52donc on achète plutôt l'indice
35:53on achète un ETF
35:54pour ceux qui ne sont pas
35:56des stock pickers
35:56il faut acheter un ETF
35:57sur le stock 600
35:58je pense que la hausse
35:59est loin d'être terminée
36:00André, quel placement ?
36:02Action européenne
36:02on peut viser aussi
36:03les mid-cap européennes
36:04par exemple
36:05si on veut s'intéresser
36:06à une classe spécifique
36:08sachant que les mid-cap européennes
36:10sont beaucoup moins
36:11dépendantes de la conjoncture
36:13internationale
36:13qui, bon Eric l'a signalé
36:15elle est moins allante
36:16pour les grands groupes
36:16internationaux
36:17depuis quelques années
36:18il y a cité l'exemple du luxe
36:19mais il y a d'autres grands groupes
36:21par exemple dans l'automobile
36:22qui sont un peu sous souffrance
36:24essentiellement
36:25par leur activité
36:26en Chine
36:27et aux Etats-Unis
36:29on peut aussi se dire
36:30que tous ces groupes
36:30internationaux
36:31sont soumis
36:32à un risque géopolitique
36:33en effet
36:34quand vous faites
36:35trop de profit
36:35aux Etats-Unis
36:36on vous met des tarifs
36:37quand vous faites
36:38trop de profit
36:38en Chine
36:39on vous nationalise
36:40sous couvert
36:41un peu de procédures légales
36:44donc
36:44in fine
36:45peut-être
36:45notre bonne vieille Europe
36:46avec tous ses défauts
36:47puisqu'on en souligne
36:48n'est pas si inintéressant
36:50Est-ce que c'est pas le moment aussi
36:52je sais que vous avez
36:52un fonds spécialisé là-dessus
36:54compte tenu d'incertitudes
36:55qui a quand même
36:56je vous entends
36:56vous êtes tous très optimistes
36:57c'est formidable
36:58c'est pas le moment
36:59d'aller sur les fonds
37:00long short
37:01vous nous expliquez
37:01vous en avez un
37:02vous nous expliquez
37:03ce que c'est d'abord
37:03un fonds long short
37:05permet de bénéficier
37:06d'une forme d'amortisseur
37:09puisque c'est un fonds
37:09qui a
37:10alors nous avons deux stratégies
37:12une qui est exposée
37:13à 40% au marché
37:14donc on achète
37:1570% de titres
37:17et on en vend 30
37:18donc le net
37:19fait que l'exposition
37:20du portefeuille
37:21est de 40%
37:22donc en gros
37:23sur longue période
37:24ça fait un fonds
37:25qui est moins volatile
37:26donc il subit moins
37:27les soubresauts
37:28des marchés
37:29c'est plutôt un fonds
37:30qui permet
37:31de dormir tranquille
37:33à ceux qui sont
37:33on vise quoi
37:34avec un fonds comme ça
37:35ce fonds là
37:36sur 20 ans
37:36a fait 5%
37:38de TRI
37:38par contre
37:39c'est beaucoup moins volatile
37:40c'est à peu près
37:41la performance
37:42du stock 600
37:43sur longue période
37:44puisque sur longue période
37:45il a fait 6%
37:47et par contre
37:48en cas de krach
37:48on a une volatilité
37:50deux fois moindre
37:51voilà
37:51en cas de krach
37:52on subit moins la baisse
37:53alors après
37:53pour ceux qui ont
37:55un peu plus
37:56le goût au risque
37:57on a un deuxième fonds
37:58qui lui
37:59a une exposition
38:00130-30
38:01donc lui
38:02son exposition
38:03brute
38:03elle est de 160
38:05ceci dit
38:05les 30
38:06de valeur short
38:08permettent aussi
38:09d'amortir
38:09les soubresauts
38:11donc son exposition
38:11nette
38:12est comme celle
38:12du marché
38:13et pour une maison
38:14qui sait profiter
38:16des shorts
38:16comme c'est notre cas
38:17puisqu'on fait
38:17de l'alpha
38:18sur les shorts
38:18les shorts
38:19c'est vendre à découvert
38:20c'est-à-dire
38:21vendre une valeur
38:23en
38:23en misant sur sa baisse
38:25en misant sur sa baisse
38:26nous on réussit
38:27ça nous réussit plutôt bien
38:29alors bien sûr
38:29c'est un processus
38:31il faut le faire prudemment
38:33il y a toute une série
38:33de règles à respecter
38:35on peut aussi profiter
38:37de la création de valeur
38:38liée à ces ventes à découverte
38:40donc ça c'est des fonds long short
38:41qu'on trouve
38:41très facilement
38:42non ?
38:43alors ils ne sont pas
38:43si répandus que ça
38:45mais vous le vôtre
38:46on le trouve
38:46il y a le nôtre
38:47il y a ceux d'autres maisons
38:48en tout cas on les trouve
38:50c'est accessible
38:51je veux dire
38:52pour un particulier
38:52qui veut investir
38:53tout à fait
38:54avec des sommes
38:55tout à fait modestes
38:55quelques centaines d'euros suffisent
38:56allez on passe tout de suite
38:58au top ou au flop de la semaine
38:59et je commence par vous Léa
39:01top ou flop ?
39:02je suis désolée
39:04vu votre état
39:05je me suis dit
39:05que j'allais faire un
39:06oui non mais maintenant
39:06je suis euphorique
39:07vous pouvez y aller
39:07je vais faire un flop
39:08allez
39:09je suis beaucoup plus positif
39:12que ce que je pensais
39:12donc je finis l'émission
39:14sur un flop
39:15vous avez vu comme moi
39:16l'OCDE a sorti ses projections
39:17cette semaine
39:18les autres institutions
39:19vont le sortir
39:20il faut faire extrêmement attention
39:22tout le monde raisonne
39:23en disant
39:23la croissance mondiale
39:24va continuer cette année
39:25l'année prochaine
39:26on est à peu près
39:26autour de 3%
39:27tout le monde
39:28encore à ce stade
39:29raisonne avec un scénario
39:30des prix du pétrole
39:31qui se calme assez rapidement
39:33dans cette logique
39:34où le détroit d'Ormousse
39:35continue d'avoir
39:36des contraintes irrégulières
39:38et dans lequel
39:38on a des scénarios pétrole
39:39qui restent dans un range 90%
39:41ce qui est mon scénario
39:41l'année prochaine
39:43et pas le 70-80
39:44les scénarios
39:45que toutes les institutions
39:46sont en train de porter
39:47aujourd'hui
39:47ne tiendront pas
39:48donc tout le monde
39:49met en avant
39:50la résilience
39:51l'IA ou autre
39:51il faut faire attention
39:52et donc c'est quoi
39:52votre prévision
39:53vous de croissance mondiale
39:54vous l'avez ?
39:55alors moi j'ai un scénario
39:56de croissance mondiale
39:57qui est plus faible
39:58qui se maintient toujours
39:59lié à cet effet IA
40:00autour de 2,8
40:01par contre
40:02avec une contrainte
40:03d'inflationniste
40:03qui est beaucoup plus forte
40:04et donc avec des banques centrales
40:06qui resserrent aussi
40:07beaucoup plus
40:08et avec un scénario de Toulon
40:09qui du coup
40:10décolle aussi
40:11beaucoup plus
40:12que ce qui se fait aujourd'hui
40:13dans le consensus de marché
40:14oui il y a de l'inflation
40:15Jean-Marc Daniel
40:16non il n'y a pas d'inflation
40:17au sens historique
40:18du coup
40:19il y a des chocs d'offres
40:21qui se traduisent
40:22par des augmentations
40:23de certains coûts
40:24et c'est pour ça
40:25que rajouter un choc d'offres
40:26par des taux d'intérêt
40:27qu'on augmente
40:28c'est encore
40:30c'est criminel
40:31oui c'est criminel
40:32Eric Ewin
40:33Volkswagen
40:34une des pires crises de l'histoire
40:36il y avait déjà eu
40:3750 000 suppressions d'emplois
40:39en début du mois
40:40et puis là
40:40la révision
40:41un énorme profit warning
40:42on attendait entre 4 et 5,5%
40:44en marge opérationnelle courante
40:45on a simplement 1%
40:4610 milliards de charges exceptionnelles
40:48Porsche
40:48le problème de la Chine
40:50bref
40:50on a l'impression
40:51que l'automobile
40:52dans son ensemble en Europe
40:53est dans une NAS
40:54personne n'a envie d'acheter l'automobile
40:56à 7 euros
40:56tout le monde voulait du Stellantis
40:57ça vaut 4 euros
40:58plus personne n'en veut
40:59plus personne ne veut du Volkswagen
41:00et même Renault
41:01qui se tenait bien
41:02a dû perdre une dizaine de pourcents
41:03cette semaine
41:03donc c'est un secteur
41:04qu'il faut malheureusement oublier
41:06en ce moment
41:06je ne vois pas de rebond pour le moment
41:08André
41:08vous en avez dans les portefeuilles
41:09de l'automobile ou pas ?
41:10Non
41:10nous sommes à l'écart
41:12par contre
41:12nous regardons attentivement
41:14le moment
41:14où il faudra se repositionner
41:16parce que c'est un secteur
41:17qui va rebondir
41:18nous nous pensons
41:19que l'Europe
41:21on suit vraiment
41:22l'évolution
41:22du discours allemand
41:24et celui-ci
41:24est quand même
41:25assez amusant à voir
41:26au début
41:27ils défendaient
41:27le libre-échange
41:29à mesure
41:29quand leur
41:30quand ça les arrangait
41:32et puis maintenant
41:33ils deviennent
41:34un peu plus réalistes
41:35on dira
41:35moins naïfs
41:36il viendra un moment
41:38où on fera
41:38avec la Chine
41:39exactement ce qu'eux
41:40ont fait avec nous
41:41on les obligera
41:42à investir chez nous
41:43dans des joint ventures
41:44pour transférer la technologie
41:45et là
41:46on sera gentiment
41:48protectionniste
41:48et là
41:49il y aura
41:50sans doute
41:51un rebond du secteur
41:52mais il est peut-être
41:52trop tôt à ce date
41:53avec un petit top
41:54si je peux me permettre
41:55c'est quand même
41:55l'Allemagne
41:56qui a révisé
41:56ses prévisions de croissance
41:57en tout cas
41:58un institut
41:59de 0,6%
42:00à 1,3%
42:01pour l'année
42:01c'est quand même pas mal
42:02tout à fait
42:03top ou flop ?
42:04alors moi je vais
42:05je vais redonner
42:06un peu d'ambiance
42:07j'ai un top
42:10c'est la société Schneider
42:11on en avait parlé
42:12Eric en a parlé
42:13elle a fait une petite
42:14acquisition cette année
42:15cette semaine
42:17pardon
42:19elle a racheté
42:20une société bulgare
42:21qui fait des objets
42:22connectés
42:23et pour moi
42:24Schneider
42:24c'est vraiment
42:25un exemple incroyable
42:27d'une entreprise
42:28d'une start-up française
42:29alors je le dis
42:29en rigolant
42:30puisqu'elle a 190 ans
42:31elle est née
42:32avec les locomotives
42:33les Haut-Fourneaux
42:34en Bourgogne
42:36et au début
42:37elle vendait
42:38vraiment des disjoncteurs
42:39des tableaux électriques
42:40et des prises électriques
42:42or aujourd'hui
42:43elle se transforme
42:44en véritable leader
42:45sur deux trends
42:47qui vont
42:47nous accompagner
42:49ces 20 prochaines années
42:50l'électrification
42:51et la gestion
42:52des données
42:53génial
42:53et c'est quand même
42:54un exemple très positif
42:55Cocorico
42:57Jean-Marc Daniel
42:57top ou flop
42:58il y a top
42:59déjà c'est Jean Santerre
43:00oui absolument
43:01top
43:01j'ai bien compris
43:02voilà absolument
43:03et le flop
43:06gentiment protectionniste
43:07pour moi
43:08c'est quand même
43:08un oxymon
43:08on n'est jamais
43:09gentiment protectionniste
43:10on est toujours
43:11quand on est protectionniste
43:13on n'est pas gentil
43:13on est du côté
43:14comme les Chinois
43:15que vous défendez pourtant
43:16allez
43:17non non
43:18allez
43:18top ou flop
43:19mon top
43:19dans la lignée
43:21de Jean Santerre
43:21c'est Mirabeau
43:22qui a prononcé le 26 septembre
43:241789
43:25un discours dont j'extrais
43:26juste une phrase
43:27aujourd'hui
43:28la banqueroute
43:29la hideuse banqueroute
43:31est là
43:31elle menace de vous
43:33consumer
43:34elle menace de consumer
43:35vos propriétés
43:36votre honneur
43:37et vous vous contentez
43:38de délibérer
43:39alors c'est un conseil
43:40que je donne à monsieur
43:41Lecornu
43:42de retrouver
43:42le discours de Mirabeau
43:44qui est dans mon livre
43:45d'ailleurs
43:45et de lui expliquer
43:47qu'il faut arrêter
43:47de délibérer
43:48il va falloir agir
43:49y compris en allant chercher
43:51le cours de la BCE
43:52c'est grâce à cette phrase
43:53qu'il a sauvé sa tête
43:54parce qu'on lui a pas coupé
43:55la tête
43:55non il était mort
43:56avant
43:57comment il a coupé
43:58les têtes
43:58c'est grâce à cette phrase

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