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  • il y a 8 minutes
Ce vendredi 25 septembre, retrouvez l'émission le 18h Eco présentée par Erwan Morice sur BFM Business.

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00:01Journée spéciale AIM 2026 avec BFM La Tribune.
00:06BFM Business présente.
00:12Le 18h éco, Erwan Maurice.
00:14Soyez les bienvenus dans le 18h éco, une heure d'informations économiques, d'analyses et de débats.
00:19A la une de ce vendredi 25 septembre, la tournée française du pape Léon XIV.
00:23Un million de personnes devraient la suivre rien qu'à Paris aujourd'hui et demain.
00:26A la clé des retombées, bienvenue pour le pays avec les concerts de Céline Dion.
00:30Ces deux événements redonnent un peu d'air à l'économie.
00:33Autre dossier de cette fin de semaine, la réforme du travail.
00:36Le think tank libéral Fondapol propose plusieurs pistes pour dynamiser l'emploi.
00:40Il suggère de nous rapprocher du modèle allemand.
00:42Travailler plus, mais avec plus de souplesse et davantage de place au volontariat.
00:46Avec la promesse de 100 milliards d'euros de gains pour la France.
00:49C'est le chiffrage de Bertrand Martineau, auteur de cette étude, qui sera notre invité dans moins de 10 minutes.
00:55A 18h45, votre rendez-vous international avec ce soir le dossier russe.
00:59Bercy répond au Kremlin qui prend le contrôle sur place des enseignes Auchan et Leroy Merlin.
01:04Vous entendrez la réaction du ministre de l'économie, Moscou, qui pour financer sa guerre annonce aussi augmenter les impôts
01:10sur les entreprises étrangères.
01:11Des cryptages à suivre, nous serons avec l'analyste géopolitique Ulrich Bounin.
01:18Léon XIV est donc en France pour une visite de 4 jours.
01:21L'occasion pour le souverain pontife de distiller ses messages.
01:25Et notamment au sujet de l'intelligence artificielle et des dérives de cette technologie.
01:30Le pape en a fait un cheval de bataille.
01:32Il a de nouveau alerté sur la face ambiguë du progrès dans son premier discours tout à l'heure à
01:37Paris.
01:37Il m'est apparu indispensable d'aborder dans ma première lettre encyclique l'athème de l'intelligence artificielle
01:49afin de replacer la personne humaine au cœur de toute réflexion.
01:54Pour ne pas perdre notre humanité au milieu du paradis des machines qui envahissent et conditionnent notre quotidien,
02:05il est urgent d'informer les esprits à un discernement d'éthique.
02:10Voilà, le pape Léon XIV depuis l'Elysée un peu plus tôt aujourd'hui.
02:14Une visite qui devrait produire à des millions d'euros de retombées économiques avec nous ce soir pour en parler.
02:20Hélène Cornet, bonsoir Hélène.
02:21Bonsoir.
02:21De quoi dynamiser le secteur du tourisme pour l'arrière-saison ?
02:25Oui, c'est ça.
02:25Donc une visite papale de 4 jours, Paris, Lourdes et Metz.
02:31La séquence parisienne aujourd'hui et demain devrait drainer à elle seule à peu près un million de personnes,
02:38dont 600 000 pour la grande messe demain à la Concorde et sur les Champs-Elysées.
02:44Beaucoup de Parisiens, mais aussi des touristes, des pèlerins qui ont fait le déplacement.
02:48Et le ministre de l'économie effectivement en attend des retombées importantes, Roland Lescure ce matin.
02:56Plusieurs centaines de millions d'euros. Difficile à dire de manière précise.
02:59C'est de l'ordre de grandeur aussi de l'impact de Céline Dion.
03:02Ah, le pape et Céline Dion, ils rapportent à l'égalité ?
03:04Il y a match.
03:05C'est-à-dire c'est la égalité, presque.
03:06On parle de pas loin d'un milliard d'euros pour Céline Dion et sans doute plusieurs centaines de millions
03:11d'euros pour le pape.
03:12Alors voilà le ministre de l'économie, Roland Lescure, qu'on vient d'entendre.
03:15Hélène, quel que soit le résultat du match, en tout cas avec Céline Dion, le secteur du tourisme se frotte
03:20les mains en ce moment.
03:20Voilà, alors l'impact de la première vague de concerts de la chanteuse québécoise, parce que c'est à l
03:26'automne mais il y en aura aussi au printemps, est évaluée à un milliard d'euros.
03:31Et c'est à peu près effectivement l'ordre de grandeur qu'on donne également pour la visite papale.
03:36Même si les deux événements n'attirent pas forcément le même public ni les mêmes habitudes de consommation,
03:42les fans de Céline Dion devraient dépenser en tout cas en moyenne 1500 euros au logement et billet compris.
03:48Les personnes, les fidèles venues pour le pape, sont-elles dans une démarche peut-être un peu plus sobre ?
03:54Alors c'est vraiment en tout cas le boom du ce qu'on appelle le tourisme événementiel.
04:00Une nouvelle manière pour les professionnels de vendre donc une destination.
04:03On propose presque une expérience.
04:07Les hôtels seront les premiers bénéficiaires de cet engouement.
04:10Ils sont quasi complets à Paris.
04:11Même chose à Lourdes, deuxième ville hôtelière de France avec plus de 100 établissements et 30 000 lits.
04:17A Metz également, la préfecture de la Moselle va bénéficier d'une visibilité internationale.
04:23A elle donc de la pérenniser pour la suite.
04:27Bon pour résumer, Hélène, cela augure d'une très bonne année pour la filière.
04:30Voilà, alors par que malgré les canicules, les fortes chaleurs,
04:34l'été a été stable, plutôt satisfaisant, porté par le tourisme international.
04:39Et selon Serge Papin, le ministre, la semaine dernière, les perspectives sont bonnes effectivement.
04:46A tout France anticipe plus de 80 milliards d'euros de recettes internationales sur l'ensemble de l'année.
04:52Une fréquentation supérieure aux 100 millions de touristes internationaux.
04:57Et dans tout ça, Paris devrait représenter à peu près 20 à 25% du chiffre d'affaires global.
05:03Le tourisme qui devient donc plus que jamais un moteur de l'économie.
05:08Il représente 8% du PIB aujourd'hui.
05:11Et l'idée donc est de le faire passer à 10% en 2035.
05:15Merci beaucoup Hélène Corneille.
05:17Cette visite du pape en France est aussi l'occasion de se pencher ce soir
05:20sur le succès de l'investissement confessionnel.
05:24Ces produits financiers qui respectent les valeurs et dogmes d'un culte.
05:27Alexandra Paget, des placements qui ont progressé de 18% par an dans le monde ces 30 dernières années.
05:33C'est carrément un chiffre assez spectaculaire.
05:34C'est impressionnant.
05:35Les fonds confessionnels, Erwann, ce sont 853 supports.
05:40Et près de 170 milliards d'actifs sous gestion dans le monde
05:44sont des données de l'agence de gestion d'actifs Morningstar.
05:47Et c'est un marché dominé par les fonds chrétiens au sens large.
05:51avec 44% des encours suivis par les fonds charia,
05:5640% devant les fonds spécifiquement catholiques, 16%.
06:00Les fonds conformes au judaïsme ne représentent eux que 0,1% des actifs.
06:05Alors ça veut dire quoi Alexandra ?
06:06Que les fonds catholiques ont quand même du mal à s'imposer ?
06:08En France, seulement 6 produits pour 1 milliard d'encours.
06:13En Europe, ce n'est pas tellement mieux.
06:15Seulement 6 milliards d'euros d'encours.
06:16Et ça s'explique, Erwann, par la diversité des offres.
06:19Les fonds charia, eux, excluent scrupuleusement et unanimement
06:24l'alcool, le tabac et la finance de leur portefeuille.
06:27L'offre catholique et chrétienne est hétérogène.
06:31Les fonds européens excluent l'énergie et la défense.
06:34Mais les Américains y restent très largement exposés, eux.
06:37Ils tolèrent même parfois des armes controversées.
06:41Bon, et alors dans ce contexte, que fait le Vatican ?
06:43Alors Rome a du mal à mettre de l'ordre.
06:45La doctrine financière de l'Église repose sur le principe de la dignité humaine,
06:51avec comme corollaire la défense de l'environnement et des droits humains.
06:54Mais le Saint-Siège laisse certains sujets libres d'appréciation,
06:59comme le nucléaire toléré en France, exclu en Allemagne.
07:02Et puis, le détail a son importance.
07:05Les frais de gestion des fonds catholiques sont supérieurs à ceux de la charia et des fonds chrétiens.
07:11Voilà ce qu'on pouvait dire ce soir sur ce sujet.
07:13Il est 18h06 et on poursuit avec un autre dossier,
07:18alors que l'État cherche à équilibrer les finances publiques.
07:21Nous vous proposons d'ouvrir ce soir le dossier de la réforme du travail.
07:24Et si la France alignait le temps de travail sur le modèle allemand ?
07:27C'est la proposition d'une étude de fonds d'Apple dont vous êtes l'auteur.
07:30Bertrand Martineau, bonsoir.
07:31Bonsoir.
07:32Merci d'être sur notre plateau.
07:33Alors, dans cette étude, vous dites qu'aligner le temps de travail sur le modèle de nos voisins allemands
07:37pourrait générer plus de 100 milliards d'euros pour la France à long terme,
07:42sans pour autant qu'il y ait imposé un retour aux 39 heures.
07:45Comment est-ce que vous vous y prenez pour résumer un petit peu le constat et les pistes que vous
07:49proposez ?
07:50Alors, aujourd'hui, en fait, la plupart des obstacles réglementaires et législatifs, en fait,
08:02pour augmenter le temps de travail, ont été levés, en fait, depuis l'assouplissement des 35 heures.
08:07Bon, il y a encore tout un de freins à lever, on pourra en discuter,
08:10mais le point essentiel, c'est le coût du travail de l'heure supplémentaire,
08:13qui est, selon les niveaux de salaire, entre 25 et 40% supérieur à une heure normale.
08:19On a oublié, en fait, dans toutes les réformes qu'on a faites,
08:23que, certes, c'était bien de diminuer les charges sociales sur la partie salariale,
08:29ce qui rend beaucoup plus profitable le fait de faire des heures sup,
08:32avec, en plus, une défiscalisation à l'impôt sur le revenu.
08:34On a juste oublié, au passage, que c'est quand même l'employeur qui décide
08:38si on fait des heures supplémentaires ou pas.
08:40Et donc, il y a un problème d'incitation du côté de l'employeur.
08:43Donc, ce que je propose, c'est non pas de revenir à 39 heures,
08:45d'ailleurs, pourquoi 39, pourquoi pas 38,2,
08:48ou 37,4 ?
08:49Il faut absolument donner davantage de liberté aux entreprises
08:54pour faire des heures supplémentaires,
08:56mais surtout que ça ne coûte pas trop cher,
08:57malgré les majorations sur les heures supplémentaires,
09:00à l'employeur.
09:00Sinon, on bute vraiment sur un problème.
09:03En fait, il faut que les 35 heures ne soient plus un seuil économique
09:07qui modifie le coût du travail.
09:09Et peut-être même que ces heures supplémentaires
09:11coûtent moins cher que les heures légales de travail ?
09:14En tout cas, ça dépend du niveau de salaire, en fait,
09:16à cause des allégements de charges.
09:18Bon, c'est un peu compliqué.
09:19Donc, ça dépendra du niveau de salaire,
09:21mais il faut qu'en moyenne, effectivement,
09:22une heure supplémentaire ne coûte pas beaucoup plus cher
09:24qu'une heure normale.
09:25Idéalement, il faudrait qu'une heure supplémentaire coûte à l'employeur
09:30à peu près le même prix qu'une heure normale.
09:33Et que ces heures supplémentaires servent aussi à cotiser les retraites ?
09:37Oui, tout à fait.
09:38Alors, ce que je propose justement
09:39pour que le coût du travail de l'heure supplémentaire diminue,
09:43je propose de remplacer tout le système de cotisation sociale,
09:46les allégements de charges, etc.,
09:47simplement par une cotisation unique de 10%.
09:50C'est ce qui permet d'avoir à peu près un équilibre
09:53sur le coût du travail normal
09:55et du coût du travail de l'heure supplémentaire.
09:5710% qui, effectivement, seraient affectés au système de retraite.
10:00Alors, vous donnez ce chiffre, 107 milliards,
10:02selon vos calculs, c'est ce qu'on pourrait récupérer,
10:05ce que la France pourrait récupérer ?
10:06Ce serait la hausse du PIB à terme qu'on pourrait attendre
10:10si on parle là des salariés à temps complet français.
10:14Si les salariés à temps complet français,
10:16que ce soit dans le public ou dans le privé,
10:17travailler autant que les salariés privés et publics
10:22à temps complet allemand,
10:23on peut estimer qu'il y aurait une hausse du PIB de 100 milliards.
10:26Sans décaler à nouveau l'âge de départ à la retraite ?
10:29Non, parce qu'en fait, ce seuil, dans mes propositions,
10:33ce seuil serait négocié,
10:34le seuil de déclenchement des heures supplémentaires
10:36serait négocié au niveau de l'entreprise,
10:38la majoration serait négociée aussi au niveau de l'entreprise,
10:41et par ailleurs, les charges qui pèsent sur ces heures supplémentaires
10:46seraient réduites à 10% contre 45% aujourd'hui dans le cas normal.
10:51Il faut en tout cas des propositions incitatives pour les salariés aussi,
10:55pour qu'ils aient envie de travailler davantage.
10:57Du côté des salariés, c'est ça le sujet,
10:59du côté des salariés, l'incitation existe déjà,
11:01puisque vous n'avez plus de cotisation retraite salarié,
11:03et vous avez une exonération totale d'impôt sur le revenu.
11:07Donc l'incitation pour le salarié existe déjà.
11:10Le problème, encore une fois, c'est que c'est l'employeur qui décide
11:12de faire des heures supplémentaires.
11:13Donc vous avez dans beaucoup d'entreprises des salariés
11:15qui voudraient travailler un peu plus,
11:17mais en fait le salarié, l'employeur ne veut pas,
11:20et c'est l'employeur qui décide.
11:21Mais d'autres cas aussi, on en a aussi beaucoup entendu parler,
11:25Bertrand Martineau, de salariés qui ont peur que si on assouplit
11:29le travail, les heures supplémentaires,
11:31on n'ait plus le choix de dire non.
11:32Ça, on l'a beaucoup entendu du côté des salariés.
11:34Mais alors là, ça renvoie à un autre sujet,
11:36qui est la question des pathologies au travail,
11:38et de l'ordre des organisations du travail.
11:40En fait, on s'aperçoit dans des études que j'ai pu faire par le passé,
11:44notamment pour l'Institut Montaigne,
11:47on s'aperçoit qu'en fait, il n'y a pas de lien
11:48entre la durée du travail et les pathologies au travail.
11:52C'est-à-dire les pathologies aujourd'hui, c'est les burn-out,
11:54c'est les problèmes psychiques.
11:56En fait, vous pouvez être en burn-out à 35 heures
11:59si votre environnement de travail est toxique,
12:01et vous pouvez vous porter parfaitement à 37 ou 38 heures.
12:04Ce qui compte, c'est l'intensification du travail.
12:06C'est-à-dire qu'il vaut mieux travailler à 37 heures
12:08de manière un peu moins intense,
12:10et dans un environnement, une organisation du travail
12:12qui est satisfaisante, avec des conditions de travail qui sont bonnes,
12:15plutôt que 35 heures, quand vous avez la boule au ventre,
12:18pour aller au travail.
12:18Avec des heures sup le week-end ou la nuit,
12:21c'est peut-être pas la même chose ?
12:22Ça, c'est deux sujets différents.
12:23Les heures sup et le travail le week-end,
12:27ce sont deux sujets qui sont différents.
12:29Les heures sup ne sont pas forcément le travail le week-end.
12:31Il y a beaucoup d'entreprises qui sont fermées le week-end,
12:33et elles n'ont pas vocation à faire des heures sup le week-end.
12:35Et d'autres qui souhaiteraient ouvrir, justement, le week-end ?
12:38Oui, mais le problème de l'ouverture, en particulier le dimanche,
12:41n'est pas un problème d'heures sup,
12:42c'est un problème de réglementation,
12:44mais ce n'est pas un problème d'heures supplémentaires.
12:46Donc, dans vos calculs, vous n'intégrez pas, en réalité,
12:47le volet santé, équilibre, vie pro, vie perso,
12:50la question de la natalité aussi,
12:51qui peut avoir des conséquences économiques ?
12:54Oui, mais bien sûr, mais attendez,
12:57les questions de natalité, de bien-être au travail
12:59et de conciliation vie professionnelle et vie familiale,
13:02ce n'est pas la question de savoir si vous avez 35 heures ou 36 heures.
13:05Bon, il y a des situations où certains salariés
13:08sont absolument épuisés,
13:11parce qu'ils travaillent 50 heures par semaine, 60 heures par semaine.
13:14Ce sont des cadres, essentiellement, donc c'est très particulier.
13:16Mais ce n'est pas parce que vous allez passer de 35 à 36 ou 37 heures
13:20que vous allez être dans une situation difficile.
13:23Encore une fois, ce qui crée des pathologies au travail,
13:26c'est plutôt les questions d'organisation
13:28et des questions de conditions de travail,
13:30et c'est des conditions d'intensité au travail,
13:32c'est-à-dire le fait de ne pas pouvoir faire des pauses,
13:33d'être pris à la gorge ou d'être dans un management toxique.
13:36Donc, les pathologies au travail, ça existe,
13:39mais ce ne sont pas les mêmes que celles de la civilisation de l'usine.
13:42Quand vous étiez au S chez Renault dans les années 60 ou 70,
13:45la question de savoir si vous travailliez 40 heures ou 41 heures
13:48était un vrai problème,
13:49et c'était un vrai sujet de lutte syndicale.
13:51Maintenant, les luttes syndicales devraient plutôt se faire sur les conditions,
13:54enfin elles se font d'ailleurs souvent, heureusement,
13:55sur les conditions de travail et les organisations de travail,
13:58plutôt qu'une lutte à mort pour « il faut travailler 35 au lieu de 36 ».
14:01Ce n'est pas le bon objet de négociation.
14:03Bertrand Martineau, vous comparez donc aux Allemands
14:05qui, selon vos calculs, travaillent...
14:08Ah, c'est les calculs de Rexécode, ça.
14:09C'est-à-dire religieusement, les calculs de Rexécode,
14:11qui eux-mêmes reprennent les calculs d'Eurostat.
14:14Donc, les Allemands qui travaillent trois semaines de plus, en moyenne,
14:17c'est ça que les Français, mais peut-être qu'ils ont un meilleur système
14:20d'augmentation collective aussi, très ancré dans les branches,
14:22dans les entreprises, avec la possibilité,
14:26in fine, de mieux accepter le travail en Allemagne,
14:29quand les entreprises poussent ou proposent de travailler plus.
14:32Alors, oui, mais c'est parce qu'il n'y a pas de seuil de 35 heures
14:36qui pose un problème particulier,
14:38et la négociation sur les heures supplémentaires
14:40est beaucoup plus libre en Allemagne que ce soit au niveau des branches
14:42et au niveau des entreprises.
14:45Et donc, en fait, c'est des différences réglementaires
14:47et de coûts du travail qui font qu'en Allemagne,
14:49le consensus social fait qu'on travaille plus,
14:53mais dans un cadre beaucoup plus flexible.
14:55C'est-à-dire que ce n'est pas le gouvernement allemand
14:56qui a décidé qu'on allait travailler 39 heures, évidemment.
14:58– D'un mot pour conclure, sur la question de l'emploi des jeunes et des seniors,
15:03pareil, quelles sont les propositions, les pistes
15:04pour continuer aussi à faire travailler ces populations-là
15:07qui sont les plus éloignées de l'emploi ?
15:09– Il y a un deuxième levier que je ne traite pas,
15:11parce qu'il est beaucoup traité par ailleurs,
15:12c'est comment on augmente la quantité de travail
15:14en jouant sur le taux d'emploi, c'est-à-dire que le fait qu'il y ait…
15:17Là, on a parlé des gens qui travaillent en emploi
15:19et qui pourraient, à temps complet, travailler un peu plus.
15:22Là, on parle des taux d'emploi,
15:24c'est-à-dire de la quantité de personnes qui travaillent.
15:26Et là, sur les jeunes et les seniors,
15:27vous avez effectivement deux sujets,
15:29mais qui ne sont pas du tout de même nature.
15:30Les jeunes, c'est un problème de politique d'insertion des jeunes
15:32et d'orientation sur le marché du travail.
15:34Et les seniors, c'est un problème de réforme des retraites, évidemment.
15:38– Et un problème d'intelligence artificielle ou pas ?
15:40Parce qu'on va en parler dans un instant,
15:42le fait qu'on remplace aujourd'hui des juniors
15:43dans certaines entreprises par l'IA.
15:46– Oui, l'IA détruit les emplois et crée des emplois.
15:49Et il est très difficile de prévoir
15:51où les emplois sont détruits, où ils sont créés,
15:53et quel sera le solde.
15:54Donc, je ne ferai pas de prévision,
15:56je n'ai pas amené ma boule de cristal.
15:59Ce que je note, c'est que même dans les pays
16:00où l'IA est le plus avancé, comme les États-Unis,
16:02l'emploi se tient très bien.
16:04C'est-à-dire qu'il n'y a pas de chute, globalement,
16:05de l'emploi au niveau de l'économie générale.
16:07– Les Américains qui travaillent 25% de plus que les Français.
16:10– Oui, à peu près, et ce n'est pas forcément lié,
16:12parce qu'on se concentre sur les 35 heures par semaine.
16:15En fait, la question, elle est annuelle.
16:16C'est-à-dire que la différence entre les Américains et nous,
16:18ce n'est pas que dans une semaine normale,
16:19ils travaillent 25% de plus, évidemment,
16:21ils ne travaillent pas à 50 heures par semaine.
16:22C'est juste qu'ils ont moins de vacances.
16:24Ils n'ont pas de RTT, ils n'ont pas de vacances.
16:26En moyenne, ils ont 15 jours de vacances.
16:27Et ce qui fait la différence, en fait,
16:29avec les autres pays, évidemment les États-Unis,
16:32mais même avec la Suisse, avec l'Allemagne,
16:33avec le Royaume-Uni, etc.,
16:36ce n'est pas le nombre d'heures dans une semaine,
16:40c'est le nombre de semaines travaillées, en fait.
16:42– Et en même temps, la France qui arrive aussi
16:43à attirer des ingénieurs étrangers
16:46grâce à la qualité de vie au travail qu'on ne retrouve pas parfois aux États-Unis.
16:48– Oui, il y a aussi beaucoup de jeunes ingénieurs français, maintenant,
16:51et c'est très inquiétant, qui partent.
16:52– Absolument.
16:52– Et je ne serais pas étonné,
16:53aujourd'hui on parle beaucoup d'immigration,
16:55je ne serais pas étonné que dans quelques années,
16:56malheureusement, j'espère me tromper,
16:58on parle de migration,
16:59et ce ne seraient pas forcément les moins talentueux
17:00qui quitteraient le pays.
17:01– Merci beaucoup, Bertrand Martineau,
17:03coéconomiste, auteur de cette étude,
17:04donc de la Fondapol sur le travail.
17:06On marque une pause,
17:07on va se retrouver dans un tout petit instant
17:08pour parler d'intelligence artificielle,
17:10on filera à Marseille, à tout de suite.
17:12– Journée spéciale AIM 2026,
17:15avec BFM La Tribune.
17:19BFM Business présente.
17:24Le 18h écho, Erwan Morris.
17:26– Il est 18h18,
17:28soyez les bienvenus,
17:28si vous le n'en rejoignez,
17:29on est en direct toute la soirée,
17:31l'heure du débat sur BFM Business,
17:33aujourd'hui, c'était depuis l'AIM,
17:35le rendez-vous de l'intelligence artificielle,
17:37ça se passe à Marseille,
17:38avec au programme des discussions,
17:40la puissance française face aux géants américains et chinois,
17:43comment faire émerger des champions français dans l'IA ?
17:46Pour le Rassemblement national,
17:48cela doit devenir un enjeu stratégique.
17:51Écoutez le député RN, Alexandre Loubet.
17:54– Il faut bien avoir conscience
17:56que les États-Unis et la Chine
17:57représentent respectivement 75% et 15%
18:01de la puissance de calcul mondiale.
18:02L'Europe, seulement 5%.
18:04– M. Bersant disait,
18:05on peut viser la troisième place,
18:06c'est qu'on partageait sans compte.
18:07– Arrêtons, oui,
18:08arrêtons, pour une fois,
18:10arrêtons de penser régulation,
18:12je crois que le temps est venu
18:13de penser production et innovation.
18:15Mais à ce titre,
18:16je l'ai dit tout à l'heure,
18:16il faut organiser,
18:18maîtriser la filière
18:20dans l'objectif de maîtriser
18:22un maximum de maillons
18:24de la chaîne de valeur industrielle
18:26et technologique.
18:27Pour cela, je l'ai dit,
18:28on a des entreprises
18:29qui sont une véritable richesse
18:30pour notre pays,
18:31mais elles ont besoin d'un cap,
18:32une stratégie.
18:33Quelle IA voulons-nous en France ?
18:35Eh bien, j'ose le dire,
18:36il faut une IA, comme je l'ai dit,
18:37la plus indépendante possible,
18:39qui permette à la fois
18:40de maîtriser l'essentiel
18:42des usages courants
18:43du quotidien des entreprises
18:44et des Français,
18:45mais aussi qui se spécialise
18:47dans quelques domaines de pointe,
18:49tels que l'IA embarquée
18:50ou décentralisée,
18:51la robotique,
18:52en particulier humanoïde,
18:54et je pourrais donner
18:55de nombreux autres exemples.
18:56Nos entreprises attendent un cap,
18:57nous leur proposerons
18:59avec Marine Le Pen
18:59cette stratégie pluriannuelle.
19:02Elles attendent, je crois,
19:03une méthode,
19:03parce que la puissance publique
19:05n'a pas à décider
19:06à leur place
19:06ce qui est bon
19:07pour les initiatives privées.
19:09Nous croyons dans la méthode
19:11des comités de filière
19:12pour que,
19:13comme à l'époque
19:13du général de Gaulle,
19:14eh bien,
19:15on revienne dans le cadre
19:15d'une logique
19:16de partenariat public-privé
19:18pour réussir sur les innovations
19:19de rupture
19:19et les grands projets.
19:21Combien vous consacrez à l'IA ?
19:23Et enfin,
19:23et je réponds à votre question,
19:24nos entreprises attendent
19:25donc des politiques publiques
19:27vertueuses.
19:28Ça passe par de nombreux éléments
19:29que j'ai pu dire tout à l'heure.
19:31Augmenter la formation,
19:32le nombre d'ingénieurs formés,
19:34l'Allemagne en forme
19:35deux fois plus que nous.
19:36Libérer l'innovation,
19:37notamment par la fin
19:37du principe de précaution
19:38dans notre pays
19:39et la déréglementation.
19:41Elles ont besoin,
19:41nos entreprises,
19:43eh bien,
19:43de financement.
19:44Et pour répondre
19:45à votre question,
19:46est-ce que vous savez
19:47combien de capitaux français,
19:49de milliards d'euros
19:50de capitaux français,
19:50financent l'économie américaine
19:52et notamment leur tech ?
19:54Eh bien,
19:5580 milliards dans la tech américaine,
19:57au total,
19:57près de 400 milliards d'euros
19:59de capitaux français
20:00aux Etats-Unis.
20:01C'est dramatique.
20:03C'est un avantage comparatif
20:04qu'à la France
20:05et qui ne profite pas
20:06à l'économie,
20:08à la croissance française.
20:09Par conséquent,
20:10nous voulons créer
20:11un fonds souverain français
20:13qui permettra aux Français
20:14qui le veulent,
20:15sur la base du volontariat,
20:16je le précise,
20:17de flécher leur épargne
20:18vers l'économie réelle
20:20et l'innovation.
20:21Voilà le député RN
20:23Alexandre Loubet,
20:24la souveraineté
20:24qui est aussi présentée
20:25comme un moyen
20:25de garder la maîtrise
20:27d'une technologie
20:28qui progresse très vite.
20:29Pour le Rassemblement National,
20:30la France doit d'abord
20:31réduire ses dépendances
20:32pour mieux se protéger
20:34face aux risques
20:35liés à l'IA.
20:35Alexandre Loubet.
20:37L'intelligence artificielle,
20:39c'est la révolution
20:39du XXIe siècle.
20:41Ce n'est pas une option,
20:42c'est le sens de l'histoire.
20:43Donc soit nous la maîtrisons,
20:45soit nous la subirons.
20:46Comme toute technologie,
20:48elle représente
20:48des opportunités.
20:49C'est ce que nous croyons
20:50avec Marine Le Pen.
20:52C'est-à-dire qu'elle peut être
20:52un levier de développement,
20:54un levier de progrès social,
20:56économique, technique,
20:57mais à la condition,
20:58bien évidemment,
20:59de se préserver,
21:00de maîtriser les risques
21:01qu'elle peut représenter.
21:02Les risques,
21:03je crois,
21:04ils sont doubles.
21:05Il y a d'abord un risque
21:06lié à la technologie
21:07même,
21:08intrinsèque,
21:09lié à ses usages
21:10ou à une certaine
21:12autonomisation de l'humain,
21:13mais il y a aussi et surtout
21:15le risque de la dépendance.
21:17C'est-à-dire de la dépendance
21:18à des modèles
21:19de puissance étrangère
21:21qui viendraient nous dicter
21:22leurs codes.
21:23Par conséquent,
21:24pour maîtriser les risques,
21:26tout en faisant
21:27de l'intelligence artificielle
21:28un véritable levier
21:29de développement,
21:29une opportunité,
21:30je crois que la réponse,
21:31elle tient en un mot,
21:33souveraineté.
21:34Souveraineté,
21:34parce que c'est à la condition
21:36du développement
21:36d'une filière
21:39technologique et industrielle
21:40nationale
21:41de l'intelligence artificielle
21:43que l'on réussira justement
21:44à en faire un levier
21:45d'opportunité
21:46et de maîtrise des risques.
21:47Nous avons la chance
21:48en France
21:49d'avoir des entreprises
21:51qui représentent
21:52la quasi-intégralité,
21:53pas la totalité malheureusement,
21:55mais la quasi-intégralité
21:56de la chaîne de valeurs
21:57industrielles
21:58et technologiques
21:58de l'intelligence artificielle.
22:00Seulement,
22:01elles n'attendent qu'une chose,
22:02c'est de pouvoir
22:02se développer massivement
22:04et à ce titre,
22:05nous avons aussi
22:06la chance inouïe
22:07d'avoir des atouts
22:07considérables.
22:08Nous avons les talents,
22:10il faut former davantage
22:11d'ingénieurs,
22:11nous avons l'innovation,
22:14il faut la libérer
22:14face aux principes
22:15de précaution
22:16et déréglementer
22:18toutes ces normes
22:18accessives
22:19qui brident
22:20le progrès scientifique.
22:21Nous avons l'énergie,
22:23l'énergie grâce au nucléaire,
22:24pas chère,
22:25abondante,
22:26décarbonée.
22:27Il nous faut bien évidemment
22:28mettre cet avantage
22:29compétitif majeur,
22:31unique en Europe
22:31au service
22:32de filières industrielles
22:33stratégiques
22:34comme les semi-conducteurs
22:35et de data centers
22:36français,
22:37j'incite là-dessus.
22:38Nous avons aussi
22:39un potentiel
22:39de financement
22:40énorme
22:41et plutôt que financer
22:42la tech américaine
22:43peut-être devrions-nous
22:45flécher davantage
22:46les capitaux
22:47à travers un fonds souverain
22:48comme le propose
22:48Marine Le Pen
22:49vers l'économie
22:50et la technologie
22:51française.
22:51Nous avons enfin
22:53pour terminer,
22:53il y en a beaucoup d'autres,
22:55je pourrais dire
22:55un potentiel
22:56de débouchés
22:58incroyables,
22:59formidables
22:59et en réalité
23:00nous devons organiser
23:01la filière
23:02en structurant
23:03la demande.
23:04Cela passe par
23:05la commande publique,
23:05par la modernisation,
23:06cela a été dit
23:07de l'administration publique
23:08mais aussi et surtout
23:09par les entreprises.
23:11Il faut inciter
23:11les entreprises
23:12à se doter
23:12de solutions numériques
23:14françaises.
23:15On est en train
23:16M. Bertrand
23:16de en réalité
23:18mettre au profit
23:20de capitaux étrangers
23:21en particulier américains
23:22au détriment
23:23de la protection
23:25de nos données
23:25et bien
23:26l'atout comparatif
23:27unique
23:28qu'est l'énergie nucléaire
23:29pour l'émergence
23:30de data centers américains
23:32et la réalité
23:32vous savez
23:32c'est que pour un data center
23:33M. Bertrand
23:3410% de la valeur
23:35c'est l'énergie.
23:36C'est ce qui reviendra
23:36à la France.
23:37Probablement quelques pourcents
23:38localement pour des emplois
23:39et c'est tant mieux
23:40mais tout le reste
23:41plus de 80%
23:42c'est de la valeur ajoutée
23:43qui partira
23:44dans les puces importées
23:45d'Asie
23:45et dans les logiciels
23:47qui sont des services américains.
23:50Donc plus on développera
23:50des data centers
23:51comme le souhaite la Macronie
23:52dont vous êtes le bras armé
23:54dans votre région
23:55et plus en réalité
23:56ces data centers
23:56à capitaux étrangers
23:58freineront
23:59oui M. Bertrand
23:59l'émergence
24:00de data centers
24:01français
24:02parce que
24:03ils satureront
24:04l'accès
24:05à notre réseau électrique
24:06qui est garant
24:07d'énergie bas carbone
24:09d'énergie abondante
24:10grâce au nucléaire
24:11et d'un prix compétitif
24:14et pardon
24:14mais j'entends la gauche
24:15M. Bompard
24:16comme M. Fort
24:17évoquer
24:18le fait qu'il faille
24:19une filière nationale
24:20dans les data centers
24:21mais moi j'ai une question
24:22à vous poser
24:23vous dites qu'il faut
24:23un morateur
24:24sur les data centers étrangers
24:25pourquoi pas
24:26mais en réalité
24:27avec toutes vos associations
24:28dont vous êtes amis
24:29et bien en réalité
24:30vous faites moratoire
24:31sur l'ensemble
24:31des projets industriels
24:32dès qu'on voudra
24:33installer une usine
24:34de semi-conducteurs
24:35vous vous mobiliserez
24:36vous ferez une ZAD
24:37vous ferez des recours
24:39pour bloquer
24:39l'implantation d'usines
24:41sur le sol français
24:42voilà Alexandre Loubet
24:44débat sur l'intelligence
24:45artificielle
24:46depuis Marseille
24:47et je rappelle
24:47qu'il est député
24:48RN
24:49il répondait notamment
24:50à Manuel Bompard
24:51Olivier Faure
24:52et Xavier Bertrand
24:52le président
24:53de la région
24:54Hauts-de-France
24:55l'accélération technologique
24:56qui pose aussi
24:57la question de ses limites
24:59les écologistes
24:59défendent une approche
25:01plus attentive
25:01à l'encadrement des usages
25:03et à leurs conséquences
25:03sociales et environnementales
25:05écoutez à ce sujet
25:06David Cormand
25:08député européen écologiste
25:09à l'AIM
25:10aussi tout à l'heure
25:12et ma conviction
25:13c'est de ce dont on parle
25:15aujourd'hui
25:15la question de la tech
25:16et l'un de ses dérivés
25:19la question de l'IA
25:20et de mon point de vue
25:21la question existentielle
25:23pour notre civilisation
25:25dans les années
25:26qui vont venir
25:26et donc ça me paraît
25:28très important
25:30d'essayer de réfléchir
25:31avec les citoyennes
25:32et les citoyens
25:33de la manière
25:34dont on pose ce débat
25:35et la première chose
25:36que je vais vous dire
25:37c'est qu'on parle
25:38beaucoup d'innovation
25:39d'investissement
25:40et c'est des sujets
25:41importants
25:42je crois que c'est
25:44c'est pas la première question
25:45qu'il faut se poser
25:46par rapport à cette question
25:47de la tech
25:48des big tech
25:50et de l'IA
25:51la question
25:51vraiment à laquelle
25:53il faut
25:54sur laquelle il faut
25:55se concentrer
25:56c'est à quel moment
25:57pour une société
25:58une innovation
25:59devient ou non
26:00un progrès
26:02une innovation
26:03et un progrès
26:04c'est pas la même chose
26:05une innovation
26:06c'est un nouveau truc
26:07qu'on invente
26:08vous avez pris l'exemple
26:09de la bombe atomique
26:10la bombe atomique
26:12c'est une innovation
26:13est-ce que c'est un progrès
26:14pour notre civilisation humaine
26:17on peut dire
26:17que ça se discute
26:18ça pose la question
26:19des investissements
26:20permettez-moi
26:20je vous voyais
26:21un peu dubitatif
26:22oui oui mais j'y viens
26:23mais permettez-moi
26:24de faire quelques minutes
26:25là-dessus
26:25parce que je pense vraiment
26:26que c'est
26:27sur ce sujet-là
26:28de à quel moment
26:30nous sociétés citoyens
26:31on considère
26:33qu'une innovation technologique
26:34est un progrès
26:35ou non
26:36pour l'intérêt général
26:37et j'en viens
26:38à la question
26:39de la fameuse course
26:41la course à l'innovation
26:42la course à la compétitivité
26:45et donc la course
26:46bien entendu
26:46à l'investissement
26:48moi je vais poser
26:49une question assez simple
26:50qui est de dire
26:50mais on veut courir
26:51après quoi
26:52et je pose ça
26:53c'est qu'en fait
26:54courir après
26:55un modèle d'IA
26:56je parle des gigaïens
26:59des big tech américaines
27:00ou d'ailleurs chinoises
27:01est-ce que c'est
27:02cette course-là
27:03en tant qu'européens
27:04qu'on veut faire
27:05moi je pense que non
27:06je pense que le gigantisme
27:08des investissements
27:10imposés
27:11par les modèles
27:12d'immenses entreprises
27:13multinationales américaines
27:15ou dans un autre modèle économique
27:16quoique chinoise
27:18n'est absolument pas
27:20un modèle souhaitable
27:21pour nos standards
27:22et nos valeurs européennes
27:24quelles sont-elles
27:24le respect de la vie privée
27:27de la concurrence
27:28moi je ne suis pas
27:29un adepte de la concurrence
27:30libre et non faussée
27:31mais c'est un des préceptes
27:33de l'Union européenne
27:35la question de la protection
27:37de nos données
27:38de nos valeurs démocratiques
27:39etc
27:39ce que je veux vous dire
27:41c'est qu'aujourd'hui
27:41ces géants de la tech
27:42tels qu'ils se développent
27:45nécessitent tellement
27:46de milliards d'investissements
27:47que leur business model
27:49n'est tout simplement
27:51pas compatible
27:52avec nos valeurs démocratiques
27:54et de droits individuels européens
27:56et donc c'est dans ce sens-là
27:58qu'il faut voir ce débat
27:59parce que sinon
28:00on va se tromper de sujet
28:01donc là on parle de 50 millions
28:02ça veut dire que pour vous
28:04il n'y a pas d'investissement
28:05de l'État
28:05si vous voulez vraiment
28:05que je vous réagisse
28:06sur vos histoires d'investissement
28:07il n'y a pas de régulation possible
28:08il n'y a pas de régulation possible
28:10bien sûr qu'elle est possible
28:11et elle est possible d'abord
28:12à l'échelle européenne
28:13à l'échelle d'un pays
28:14alors je sais qu'on prépare
28:15une élection présidentielle française
28:17je m'excuse de vous le dire
28:18mais à l'échelle d'un pays
28:19les régulations sont compliquées
28:21ou alors il faut les faire
28:22mais on traîne trop à les faire
28:23c'est la loi d'Arcos
28:24sur le droit d'auteur
28:26la protection du droit d'auteur
28:27je veux bien qu'on fasse un focus
28:28sur ce sujet-là
28:29parce que ça concerne aussi
28:30la presse d'ailleurs
28:30c'est qu'en fait
28:31tous ces contenus
28:32qui nécessitent du travail humain
28:33c'est la différence
28:37entre une création humaine
28:40à vocation avec une plus-value
28:42et de la création de contenus
28:45automatisés
28:45ça c'est ce que fait l'IA
28:47on a une nécessité absolue
28:48à dire que nous
28:49en tout cas dans l'Union Européenne
28:50on protège la création humaine
28:53qu'elle soit dans l'art
28:53ou qu'elle soit dans la création
28:56journalistique
28:57d'auteurs
28:57etc etc
28:58ça c'est des régulations
28:59qu'il faut faire
29:00au niveau français
29:01et au niveau européen
29:02l'autre régulation
29:03qu'on essaie de proposer
29:04au niveau européen
29:05d'ailleurs on est la seule zone
29:07économique
29:07un peu structurel
29:08structurante à le faire
29:09c'est qu'en fait
29:10des modèles d'IA
29:12ou des modèles de big tech
29:13qui ne respectent pas
29:15nos réglementations
29:15et nos valeurs
29:17parce que des réglementations
29:18derrière ces valeurs
29:19il faut leur interdire
29:20l'accès au marché européen
29:22or le marché européen
29:23est le premier marché du monde
29:25donc la capacité
29:26de prescription
29:27de standards
29:28et quand on parle
29:29d'une nouvelle technologie
29:30c'est logique
29:31de faire des standards
29:32c'est pas empêcher
29:33l'innovation
29:34ma conviction est même
29:35que ce sont ces standards
29:35qui permettent une innovation
29:37qui devient un progrès
29:38c'est de ça
29:39dont on doit parler
29:40c'est ça qu'on doit faire
29:40et la France
29:42doit jouer un rôle majeur
29:43au niveau européen
29:44pour faire cela
29:45David Cormand
29:47député européen écologiste
29:48à l'AIM
29:49tout à l'heure
29:49débat à retrouver
29:50en replay
29:51en podcast
29:52sur le site
29:53et l'appli
29:53de BFM Business
29:54restez avec nous
29:55dans un instant
29:56le point sur les marchés
29:57on va retrouver
29:58Antoine Larigauderie
29:59à 18h45
30:00nous reviendrons
30:01sur la nouvelle offensive
30:02économique russe
30:03Moscou
30:03qui augmente
30:03la fiscalité
30:04sur les entreprises
30:05et les investisseurs
30:06étrangers
30:07pour financer
30:07sa guerre en Ukraine
30:17Votre rendez-vous
30:18d'actualité du soir
30:19se poursuit avec les marchés
30:20d'abord
30:20bonsoir Antoine Larigauderie
30:21bonsoir Erwann
30:22comment s'est passée
30:23la séance à Paris
30:24bon on termine
30:25en faisant pas grand chose
30:26moins 0,04%
30:27pour le CAC
30:2848 077 points
30:29sur la semaine
30:30on est neutre
30:31on fait rien
30:31ni à la hausse
30:32ni à la baisse
30:33ce qui est quand même
30:33une performance
30:34assez remarquable
30:35alors que l'OAT
30:3610 ans
30:36s'est tendue
30:37de plusieurs dizaines
30:38de points
30:39on termine quand même
30:39à 4,72 la semaine
30:42un niveau de tension
30:43absolument incroyable
30:44notamment
30:45avec l'écart de taux
30:46avec l'Allemagne
30:47qui est à 3,59
30:48sur la même maturité
30:50et puis
30:52on signe quand même
30:53une contre-performance
30:54assez marquée
30:54par rapport aux autres
30:55indices européens
30:56comme l'Eurostock 50
30:57qui a gagné 0,48%
30:58ou le DAX à Francfort
30:59qui a pris 0,56%
31:01mais l'anomalie
31:02entre guillemets
31:03si on peut dire
31:03c'est Total Energy
31:04qui a pesé
31:05de par sa très forte pondération
31:07moins 1,3%
31:08à 79,99 euros
31:11avec la forte baisse
31:12des cours
31:12du brut
31:13on n'est plus qu'à 97,31 dollars
31:14pour le Brent
31:15de Mer du Nord
31:16autre grosse pondération
31:18en difficulté
31:18c'est Airbus
31:19avec l'annonce
31:20de problèmes
31:20de qualité
31:21de montage
31:21sur des avions
31:23de la famille
31:25A320
31:25sans gravité
31:26mais bon
31:27c'est évidemment
31:28un impact de plus
31:29en bourse
31:29et le titre
31:30a perdu 1%
31:31en clôture
31:31à 192,40 euros
31:33c'est en revanche
31:34le secteur bancaire
31:34qui s'est très bien comporté
31:35plus 3,5 pour la Société Générale
31:37qui termine
31:38leader du CAC 40
31:39à 72,31 euros
31:40avec bien entendu
31:41en toile de fond
31:42cette forte hausse
31:43des taux obligataires
31:44Antoine
31:44quelle est la tendance
31:45à Wall Street ?
31:46On est en hausse
31:47on est sur une belle progression
31:48là aussi
31:49malgré la très forte hausse
31:50des taux américains
31:51qui sont très volatiles
31:52et vraiment très orientés
31:54à la hausse
31:54on est au-delà
31:55des 5%
31:56sur quasiment
31:56toutes les maturités
31:58de dette américaines
31:59le Nasdaq
32:00plus 0,51%
32:01plus 0,86%
32:02pour le Dow Jones
32:03et le S&P 500
32:04plus 0,47
32:05Merci Antoine Larigauderie
32:0718h36
32:08l'actualité
32:09de cette fin de semaine
32:10c'est aussi
32:10le père de Flamanville
32:11qui va s'arrêter
32:12demain
32:13pour une durée
32:13d'un an
32:14deux ans
32:14après sa mise en route
32:16donc c'est une grande
32:16opération d'inspection
32:18qui impose cette interruption
32:19une procédure réglementaire
32:21qui s'accompagnera
32:22aussi du remplacement
32:23de la cuve
32:23finalement
32:24Flamanville illustre
32:25parfaitement
32:26le paradoxe
32:26du nucléaire français
32:27une construction semée
32:29d'embûches
32:29mais une fois
32:30le réacteur lancé
32:31une expérience
32:31qui se déroule
32:32sereinement
32:32le point
32:33avec Margot Faudéré
32:35Depuis sa mise en route
32:36il y a deux ans
32:37le père de Flamanville
32:38a connu
32:38plusieurs incidents
32:39mais pas de nature
32:40à remettre en cause
32:41la sûreté du réacteur
32:42la longue maintenance
32:43qui doit débuter demain
32:44n'a rien d'exceptionnel
32:45souligne Christophe Neniot
32:47le porte-parole
32:48des industriels français
32:49de l'énergie nucléaire
32:50Là il va rentrer
32:50dans une phase
32:52classique
32:53qui était anticipée
32:54qui était prévue
32:55de maintenance
32:56donc comme
32:57pour tout réacteur
32:58et ça va être
32:59l'occasion également
32:59de faire un certain
33:01nombre de modifications
33:02de changer le couvercle
33:03de la cure
33:03et puis de changer
33:04également le combustible
33:07Un savoir-faire
33:07dans l'exploitation
33:08et la maintenance
33:09des réacteurs
33:09que nous envient
33:10les autres grands pays
33:11du nucléaire
33:11comme la Chine
33:12ou même le Japon
33:13mais qui arrivent tout de même
33:14après un parcours
33:15rocambolesque
33:1612 ans de retard
33:16et 10 milliards d'euros
33:17supplémentaires
33:18pour le père de Flamanville
33:19une difficulté à tenir
33:21les délais et les coûts
33:22qui a aussi pénalisé
33:23les chantiers EPR
33:23en Finlande
33:24puis celui d'Inkley Point
33:25au Royaume-Uni
33:26et que ne nie pas
33:27Christophe Nenio
33:27Lorsque vous êtes un industriel
33:29si vous avez devant vous
33:30un grand programme
33:32avec plusieurs réacteurs
33:33sur plusieurs décennies
33:35et bien vous pouvez investir
33:36et c'est ça qui a manqué
33:38pendant quelques décennies
33:40et que nous reconstruisons actuellement
33:42à ce jour
33:43le père de Flamanville
33:44a produit quasiment
33:4510 TWh d'électricité
33:46et pour la seule année 2026
33:48il a dépassé son objectif
33:49de production
33:50dès début septembre
33:51c'est la polémique littéraire
33:52de la semaine
33:53l'écrivain
33:54Télison Aurélien
33:55est accusé par un compte anonyme
33:56sur X
33:56d'avoir écrit avec l'IA
33:58son dernier roman
33:59C'était ça ou mourir
34:00l'auteur dément
34:01mais voilà Nathan Coquampo
34:03la polémique
34:03prend une autre ampleur
34:04ce soir
34:04avec l'annonce
34:05de l'Académie Goncourt
34:06qui supprime
34:07le roman
34:08de sa sélection
34:08oui une décision dictée
34:10je cite
34:10par la volonté
34:11de préserver
34:12l'intégrité du prix Goncourt
34:13et celle de l'Académie
34:14dont le rôle central
34:15consiste à promouvoir
34:17et couronner
34:17la littérature écrite
34:19par des femmes
34:20et des hommes
34:21autrement dit
34:21Télison Aurélien
34:22romancier canado-haïtien
34:24est décrété coupable
34:25d'avoir utilisé l'IA
34:26pour écrire son roman
34:27avec comme seule preuve
34:28donc une vérification
34:29de partie de son texte
34:31sur le logiciel américain
34:32Pangram
34:33un logiciel
34:34Erwan
34:34considéré comme le plus fiable
34:36de son domaine
34:37avec un taux d'erreur
34:37revendiqué
34:38de 1 sur 10 000
34:40d'ailleurs le concepteur
34:41de Pangram
34:41a pris la parole
34:42aujourd'hui
34:42pour lui
34:43aucun doute
34:44je cite
34:44je ne crois pas
34:45avoir jamais vu
34:46un si haut degré
34:47de détection d'IA
34:47par Pangram
34:48sur un livre
34:49on l'imagine difficilement
34:51dire l'inverse
34:51vu l'ampleur
34:52que prend la polémique
34:53alors des auteurs
34:54ont fait le test
34:54en soumettant leurs écrits
34:56au jugement de Pangram
34:57l'écrivain américain
34:58Freddy Deboer
34:59a par exemple vérifié
35:00300 mots
35:01d'un de ses essais
35:02verdict 100%
35:03fait avec IA
35:05puis il a demandé
35:06de vérifier
35:07l'ensemble de l'essai
35:08et cette fois-ci
35:09aucune intervention
35:10de l'IA
35:10n'a été détectée
35:11l'autrice française
35:13Sophie Jomen
35:14une trentaine d'ouvrages
35:15à son actif
35:15elle aussi testait
35:17l'un de ses ouvrages
35:17publiés en 2009
35:19sur un logiciel
35:19de détection d'IA
35:20verdict là aussi
35:2294% écrit
35:23avec l'intelligence artificielle
35:25pour l'un de ses nouveaux textes
35:27on atteint même 100%
35:28les exemples de ce type
35:30sont nombreux
35:30en tout cas
35:31beaucoup de spécialistes
35:32s'accordent à dire
35:33que la vérification
35:34de romans littéraires
35:35peut rester floue
35:36contrairement à la vérification
35:38de textes scientifiques
35:39alors en attendant
35:40d'en savoir plus
35:40sur cette affaire
35:41et sur le roman
35:42de Télizan Aurélien
35:43en attendant
35:43la polémique
35:44pousse les éditeurs
35:44à avancer un peu plus
35:46sur justement
35:46ce sujet
35:46de l'intelligence artificielle
35:47avec un label
35:48100% humain
35:50c'est ce que viennent
35:50de lancer
35:51les éditions
35:51de l'Observatoire
35:52afin de garantir
35:53aux lecteurs
35:53qu'ils n'ont pas
35:55lu un roman
35:55écrit avec de l'intelligence
35:57artificielle
35:57l'éditeur précise
35:59son initiative
36:00n'est pas liée
36:00à l'affaire d'aujourd'hui
36:01et remonte
36:02à plusieurs mois
36:02alors très concrètement
36:04Erwann
36:05le label 100% humain
36:06figurera
36:06sur la quatrième page
36:07de couverture
36:08pour des auteurs
36:09qui ont l'obligation
36:10de signer
36:11un accord contraignant
36:12dans lequel
36:13ils s'engagent
36:14à ne pas avoir recours
36:15à l'IA
36:15dans la conception
36:16de leur ouvrage
36:17l'Observatoire
36:18qui n'entend pas
36:19avoir recours
36:20à des détecteurs d'IA
36:21afin de ne pas alimenter
36:22la machine
36:23un label
36:24uniquement de confiance
36:25donc
36:26une démarche similaire
36:27à celle des nouveaux éditeurs
36:28d'Arnaud Noury
36:29ex-patron d'Achette
36:30qui s'exprimait
36:31justement
36:31sur le sujet
36:32sur BFM Business
36:33il y a quelques semaines
36:35On demande contractuellement
36:37à nos auteurs
36:38de s'engager
36:39à ne pas fournir
36:40de texte
36:41qui soit créé par l'IA
36:42ça ne veut pas dire
36:43qu'ils n'ont pas le droit
36:43d'utiliser l'IA
36:44pour des travaux de recherche
36:45ou des choses ponctuelles
36:46mais
36:46donc on leur demande
36:47de s'engager
36:49peut-être un jour d'ailleurs
36:50il y aura un label
36:52pas fait par l'IA
36:53pourquoi pas
36:54je crois qu'en Corée
36:55ce genre de choses existe
36:56En tout cas
36:57le monde littéraire
36:58est déboussolé
36:59avec tous ses avis
36:59sur l'intelligence artificielle
37:01qui diverge
37:01Oui et est-ce que faire
37:02ces recherches
37:03avec Chagipiti
37:04ou Jiminy
37:05sur une période historique
37:06des lieux
37:06des personnages
37:07est considéré
37:08comme de la triche
37:09dans l'écriture d'un roman
37:10Où est la limite Erwan ?
37:12Certains romanciers
37:12comme Alain Damasio
37:13le revendiquent
37:14l'auteur écrit
37:15avec de l'intelligence artificielle
37:17pour inventer des univers
37:18des personnages
37:18ça reste de la science-fiction
37:20un genre particulier
37:21pour Arnaud Noury
37:22des nouveaux éditeurs
37:23il ne faut pas
37:23voir les outillats
37:25comme une menace
37:26pour la création
37:28Moi je ne crois pas
37:29que les lecteurs
37:30aient une quelconque envie
37:32de se précipiter
37:33vers des textes
37:33qui sont créés
37:34par des machines
37:35je ne crois pas
37:36que l'intelligence artificielle
37:37soit capable
37:38de comprendre le monde
37:39aujourd'hui
37:40et donc
37:41qu'on ne comprend pas le monde
37:42on n'avance pas
37:43on ne crée pas de choses
37:45fondamentalement différentes
37:46donc je ne pense pas
37:47que dans le domaine
37:47de la création
37:48on soit face à une menace
37:49à l'inverse
37:50comme toute entreprise
37:51on est devant des opportunités
37:53de productivité
37:55de choses passionnantes
37:58grâce à l'IA
37:59dans les tirages
38:01la mise en place
38:02la partie
38:03qu'on appelle
38:04peu élégamment
38:04le back-office
38:05dans nos maisons d'édition
38:06La question reste donc
38:07de savoir
38:08si le lecteur
38:09est sensible à cette question
38:10va-t-on uniquement
38:11se diriger vers un livre
38:13100% humain
38:13comme on est attiré
38:14Erwan par un restaurant
38:15qui affiche le 100% fait maison
38:17mais surtout
38:18au-delà de l'engagement
38:19écrit d'un auteur
38:20et quand bien même
38:21son roman est vérifié ensuite
38:22via un détecteur d'IA
38:23rien ne garantit
38:24à 100%
38:25que l'IA n'a pas été utilisé
38:26même avec parcimonie
38:28dans le processus
38:28de réflexion
38:29et de création
38:30il suffit de voir
38:31à quel point
38:31les chatbots sont rentrés
38:32dans notre quotidien
38:33pour se rendre compte
38:34du défi
38:35qui attend l'économie artistique
38:36dans son ensemble
38:37pas seulement
38:38dans la littérature
38:38Merci beaucoup
38:39Nathan Coquampo
38:40pour ce dossier
38:41que l'on suivra
38:42donc bien sûr
38:42sur notre antenne
38:43dans un instant
38:44nous revenons sur
38:44la nouvelle offensive
38:46économique russe
38:47Moscou qui augmente
38:48la fiscalité
38:48sur les entreprises
38:49et les investisseurs étrangers
38:51pour financer sa guerre
38:52en Ukraine
38:52nous serons pour en parler
38:53avec l'analyste géopolitique
38:55Ulrich Bounat
38:56juste après
38:56une très courte pause
39:06Il est 18h45
39:08votre rendez-vous
39:09d'actualité du soir
39:10sur BFM Business
39:11se poursuit avec
39:12votre dossier international
39:13ce soir
39:14direction la Russie
39:15les tensions
39:16qui se ravivent
39:17entre Moscou
39:18et Paris
39:19Bercy veut faire annuler
39:20la prise de contrôle
39:21d'Auchan
39:22et de Leroy Merlin
39:23par le Kremlin
39:23écoutez Roland Lescure
39:25le ministre de l'économie
39:26qui s'est exprimé
39:28ce matin à ce sujet
39:28C'est un acte hostile
39:31contre la France
39:32contre des entreprises françaises
39:34qui n'étaient pas
39:35dans les secteurs
39:37qui étaient concernés
39:38par les sanctions
39:39on va voir comment ça évolue
39:40mais clairement
39:41un on condamne
39:41deux on souhaite
39:42que ce soit annulé
39:43remis en cause
39:45ce type de chantage
39:47économique
39:47qui concerne aussi
39:48d'ailleurs
39:49essentiellement
39:49des salariés russes
39:51qui étaient employés
39:51par ces entreprises
39:52qui aujourd'hui
39:52sont inquiets
39:53ne nous empêchera pas
39:54de continuer
39:55à être très fermes
39:56sur cette agression russe
39:58en Ukraine
39:58inacceptable
39:59qui doit cesser
40:00Bonsoir Ulrich Bounat
40:01Bonsoir
40:02Merci d'être avec nous
40:03ce soir
40:03pour commenter cette actualité
40:05je rappelle que vous êtes
40:05analyste géopolitique
40:06spécialiste des questions
40:08internationales
40:08notamment européennes
40:09Ulrich
40:10nous venons d'entendre
40:11le ministre français
40:12de l'économie
40:14Roland Lescure
40:14qui dénonce donc
40:15cet acte hostile
40:16un chantage économique
40:18dit-il
40:19Moscou utilise en réalité
40:20toutes les cartes
40:21qu'il a entre ses mains
40:22pour faire pression
40:23comme il peut
40:23sur ses opposants
40:25C'est exactement ça
40:26en fait il faut bien comprendre
40:27que du point de vue russe
40:28la guerre en Ukraine
40:29dure et elle est difficile
40:31pour la Russie
40:31parce que les Européens
40:33soutiennent l'Ukraine
40:34et donc effectivement
40:34tout ce qui peut
40:35en quelque sorte
40:36essayer de faire bouger
40:37le curseur côté européen
40:38pour arrêter
40:38d'aider l'Ukraine
40:39est utilisé par le Kremlin
40:41et donc dans ce cadre-là
40:42les entreprises européennes
40:44occidentales de façon générale
40:45et européennes en Russie
40:45sont effectivement
40:46des cibles de choix
40:47pour la Russie
40:47Moscou dit que ce n'est pas
40:49une confiscation définitive
40:50des entreprises
40:51mais on comprend bien
40:52que tant que ces tensions-là
40:55autour de la guerre
40:56en Ukraine durent
40:57il n'y a pas de raison
40:58que Moscou relâche les taux
41:00Il n'y a pas de raison
41:01que ça change
41:01et puis pour être tout à fait honnête
41:03il est quand même
41:04extrêmement improbable
41:05de croire
41:05que ces entreprises
41:06seraient éventuellement
41:07rendues à leurs propriétaires
41:09une fois cette guerre terminée
41:10il faut bien comprendre
41:10que la Russie
41:12encore une fois
41:12se considère
41:13comme étant en guerre
41:13contre l'Occident
41:14quoi qu'il se passe en Ukraine
41:16donc dans ces conditions-là
41:17effectivement
41:18ce que l'on constate
41:19depuis maintenant
41:20plusieurs mois
41:21voire même
41:21on pourrait même remonter
41:22quasiment à un an ou deux
41:23c'est qu'il y a une captation
41:25de plus en plus forte
41:25de l'ensemble
41:27de l'économie russe
41:27au bénéfice
41:28il y a une ré-étatisation
41:30d'une partie de l'économie
41:31et aussi une redistribution
41:32des richesses
41:33au bénéfice de certains groupes
41:34proches du Kremlin
41:35Alors Roland Lescure
41:36qui s'exprimait
41:37qui a aussi ajouté
41:38on ne l'a pas entendu
41:39dans l'extrait
41:39mais qu'il souhaite
41:41que donc ce soit annulé
41:42et qu'il y ait des recours
41:43qu'il y ait des recours
41:43à des tribunaux internationaux
41:45dans ce contexte de guerre
41:47on voit mal
41:48comment la justice internationale
41:50quand bien même
41:50elle prendrait une décision
41:51en faveur de la France
41:52puisse agir
41:54ou faire changer Moscou
41:55Effectivement
41:56en fait c'est une réalité
41:57alors après
41:57bien évidemment
41:58que les entreprises
41:58ont tout intérêt
41:59à contester ça
41:59déjà devant les jeux
42:00de direction locale
42:01et ensuite internationale
42:03après en fait
42:03on peut avoir des cas
42:04où typiquement
42:05si la Russie
42:06est véritablement reconnue coupable
42:07il est possible
42:08de saisir des avoirs
42:09à l'étranger
42:09c'est typiquement
42:10ce qui s'était passé
42:11par exemple
42:11pour l'entreprise
42:12Naftogaz ukrainienne
42:13qui a grosso modo
42:14porté plainte
42:14contre Gazprom
42:15et elle a pu comme ça
42:16saisir des avoirs
42:18russes à l'étranger
42:18parce que Gazprom
42:19avait une dette
42:20qu'elle n'avait jamais remboursée
42:21donc il est possible
42:22effectivement
42:22à moyen terme
42:23d'envisager
42:24des actions internationales
42:25qui permettraient
42:26à certaines entreprises
42:27de récupérer une partie
42:27de leur mise
42:28mais récupérer ça
42:29sur le marché local
42:30ça va être compliqué
42:31On voit effectivement
42:31que le Kremlin
42:33est habitué à ses pratiques
42:34en 2023 aussi
42:35la filiale russe de Danone
42:36avait été placée
42:37sous administration temporaire
42:39avant que ses actifs
42:39ne passent sous le contrôle
42:40d'intérêt lié
42:41à la Tchétchénie
42:42ce sont des
42:44une attitude
42:45des comportements
42:46qui sont appelés
42:47à se répéter
42:47Oui et qui s'aggravent
42:48avec le temps
42:49il faut se rappeler aussi
42:50même Renault
42:51avait dû vendre
42:52à Aftovaz
42:52je crois pour un rouble
42:53symbolique
42:54au tout début de la guerre
42:55grosso modo
42:55les entreprises occidentales
42:57sont placées
42:57face à des problèmes
42:58de plus en plus graves
42:59c'est-à-dire qu'avant
43:00grosso modo
43:01il y avait une forte
43:02pour une entreprise
43:02qui souhaitait sortir du marché
43:03notamment en raison
43:04des sanctions
43:05etc.
43:05il y avait une grosse décote
43:06qui était appliquée
43:07et ensuite
43:08il était possible
43:08de partir
43:09en payant
43:10je crois 10%
43:10de la valeur totale
43:11du bien
43:12à l'état russe
43:13désormais
43:13en fait
43:13c'est 35%
43:15donc en fait
43:15finalement
43:16les entreprises
43:16sont de plus en plus
43:17coincées
43:17c'est-à-dire que
43:18si elles se retirent
43:19grosso modo
43:19elles perdent tout
43:20et si elles restent
43:21elles ont le risque
43:21cette espèce
43:22d'amoclès
43:23d'une nationalisation
43:24qui ne dit pas son nom
43:25pour effectivement
43:25ensuite une redistribution
43:26en interne
43:27Alors en jeu
43:27derrière tout ça
43:28il y a les avoirs russes
43:30qui sont gelés
43:31en Europe
43:32mais dont l'utilisation
43:34reste encore
43:35un questionnement
43:36c'est un moyen aussi
43:36pour Moscou
43:37de faire pression
43:37de dire attention
43:38à ce que vous allez faire
43:39avec cet argent
43:40Effectivement
43:41et c'est ça
43:41qui est assez intéressant
43:43on voit aussi
43:43que le discours de la Russie
43:44a un petit peu changé
43:45par rapport à ces 200 milliards
43:47qui sont notamment
43:48chez Euroclear en Belgique
43:50grosso modo
43:50donc pour l'instant
43:51les Européens
43:52utilisent les bénéfices
43:53en fait
43:53de ces avoirs
43:55mais effectivement
43:55n'ont pas saisi le principal
43:57les Russes
43:57commencent à demander
43:58en quelque sorte
43:59à dire que c'est du vol
43:59et demandent qu'on leur rende
44:00leur argent
44:01ce qui n'arrivera
44:02probablement pas non plus
44:03mais effectivement
44:04pour l'instant
44:04les Européens
44:05refusent de taper
44:05sur le principal
44:06parce qu'ils savent
44:07que c'est en fait
44:09la base légigale
44:11pour le faire
44:11est extrêmement ténue
44:12et les Russes
44:13pourraient tout à fait
44:14eux aussi du coup
44:15contester ça
44:15à l'international
44:16et il est d'ailleurs
44:17assez probable
44:17que la juridiction
44:19déciderait que
44:20les Européens
44:20sont en tort
44:21c'est la raison
44:21pour laquelle
44:22les Belges ont toujours dit
44:23que si on voulait
44:24saisir ces avoirs
44:25il fallait que tout le monde
44:26en Europe s'engage
44:26à couvrir les pertes
44:27si jamais il y avait
44:28contestation devant les tribunaux
44:29ce qui n'est pas le cas
44:30aujourd'hui
44:30effectivement aucun pays
44:31c'est bien pour ça
44:32que cette espèce
44:33de serpent de mer
44:34c'est qu'aucun pays
44:35n'est prêt à s'engager
44:36à véritablement garantir
44:37ces 200 milliards
44:38juste pour mettre
44:39en perspective
44:39200 milliards
44:40c'est à peu près
44:41un tiers du PIB
44:43de la Belgique
44:43donc effectivement
44:44vous voyez bien
44:44que dans ces conditions-là
44:45c'est juste inenvisageable
44:46pour la Belgique
44:46de porter ça toute seule
44:47Ulrich Bonat
44:48le Kremlin
44:48qui va plus loin encore
44:50avec des hausses d'impôts
44:51ça a été annoncé hier
44:52hausses d'impôts
44:53qui visent les entreprises
44:54qui viennent de pays
44:55hostiles
44:56je cite
44:57qui sont toujours présentes
44:58en Russie
44:58même si elles sont
44:59de moins en moins nombreuses
45:00doublement aussi
45:01des impôts sur les dividendes
45:02versés aux investisseurs étrangers
45:04tout cela
45:05parce que Moscou
45:06cherche à combler
45:07un déficit
45:08qui est quand même
45:09de plus en plus problématique
45:10c'est ça
45:11effectivement en fait
45:11ce que l'on constate
45:12quand on regarde
45:13les données financières
45:14qui sont publiées
45:15officiellement par la Russie
45:16c'est que déjà
45:1740% du budget de l'État
45:18va désormais
45:19dans l'effort de guerre
45:20ce qui est juste colossal
45:22et effectivement
45:23le déficit de l'État
45:24se creuse
45:24il était à 2,6%
45:26en 2025
45:27il était prévu
45:28à peu près
45:28à 2,5%
45:29cette année
45:29on est déjà à 3%
45:30et on n'est qu'au mois de septembre
45:32et en fait
45:33il n'y a pas de perspective
45:34la croissance
45:34est quasiment nulle
45:35il y a énormément de secteurs
45:36qui sont à l'arrêt
45:37le BTP
45:37l'acier
45:39la logistique
45:40il y a vraiment
45:41une crise économique
45:42hors secteur de la guerre
45:44qui commence à s'installer
45:46avec une stagflation
45:47en Russie
45:47et donc ça
45:48ça pose effectivement
45:49des problèmes de financement
45:49à l'État russe
45:50qui est obligé
45:52de s'endetter
45:53tout simplement
45:53pour financer sa guerre
45:54la Russie
45:55qui consacrera
45:56vraisemblablement
45:57plus de 10%
45:58de son PIB
45:58à des fins militaires
45:59ce serait la première fois
46:01depuis l'époque soviétique
46:03ces prélèvements supplémentaires
46:04qui sont mis en place
46:06par Moscou
46:08ils restent inférieurs
46:10enfin ils permettent
46:11des recettes
46:11qui restent inférieures
46:12aux dépenses
46:13de la guerre
46:14le chiffre qui circule
46:15du côté des économies
46:16c'est que le déficit
46:17de la Russie
46:17devrait s'enfoncer
46:18de 2% par an
46:19sur les trois prochaines années
46:21ce qui devrait entraîner
46:23des difficultés
46:24encore à venir
46:25et probablement
46:26des nouveaux leviers
46:27à trouver pour Moscou
46:29qui sont de plus en plus
46:29compliqués
46:30effectivement en fait
46:30si on rembobine
46:31un peu le fil
46:32il y a eu une augmentation
46:34de l'impôt sur les sociétés
46:36de 20 à 25%
46:37en 2024
46:37je crois de mémoire
46:38il y a eu une augmentation
46:39de la TVA
46:40de 2%
46:41enfin de 2 points aussi
46:42au début de cette année
46:43donc il y a eu
46:44une augmentation aussi
46:45de l'assiette de la TVA
46:46donc en fait
46:46on voit qu'effectivement
46:47l'État russe
46:48essaie de trouver
46:48de l'argent un peu partout
46:49il y a eu cette augmentation
46:50vous le disiez
46:51sur les bénéfices
46:52des sociétés étrangères
46:52donc il y a une volonté
46:54en fait de la part de la Russie
46:55d'essayer de trouver
46:56de l'argent un peu
46:56où elle peut
46:56et surtout il y a une réduction
46:58des budgets
46:58qui sont attribués
46:59à autre chose que la guerre
47:00on parle beaucoup
47:01de l'État fédéral
47:01mais en fait il y a aussi
47:02je crois 2 tiers des régions
47:03en Russie qui sont en déficit
47:05et c'est ça en fait
47:05au niveau local
47:06il y a de moins en moins
47:07d'investissement dans la santé
47:08dans l'éducation
47:08dans les infrastructures
47:10et ça en fait
47:11c'est le signe d'un pays
47:12qui effectivement
47:13désormais a une économie
47:14certes de guerre
47:15qui permet de produire
47:16beaucoup d'éléments militaires
47:17mais qui en revanche
47:18délaissent tout le reste
47:19Est-ce que les Européens
47:20les Occidentaux
47:21sont démunis
47:21face à ces mesures ?
47:23Est-ce qu'il y a encore
47:24des leviers à activer ?
47:25On sait qu'il y a un nombre
47:27conséquent de paquets de sanctions
47:28qui a été pris
47:29de la part de l'Union Européenne
47:30notamment
47:30Effectivement
47:31il y a eu 21 paquets de sanctions
47:32il y a déjà un 22ème
47:33qui est en préparation
47:34on sait que Kayakalas
47:36qui est la porte-parole
47:37de l'action extérieure
47:39de l'Union Européenne
47:41propose de rajouter
47:42des centaines de personnes
47:43et d'intitutions russes
47:45sur la liste des sanctions
47:47Donc les Européens
47:48n'ont pas véritablement
47:49de moyens de se prémunir
47:50contre la saisie
47:51de leurs entreprises privées
47:54en Russie
47:54En revanche
47:55effectivement
47:55elles ont quand même
47:56toujours la possibilité
47:57d'augmenter le coût
47:57que ça a pour la Russie
47:58de le faire
47:59et de poursuivre sa guerre
48:00de façon plus générale
48:01soit en sanctionnant des gens
48:02soit effectivement
48:02en s'en prenant
48:03notamment la flotte fantôme russe
48:05Le fait est que la Russie
48:06est quand même encore obligée
48:07de vendre son pétrole
48:08avec un discount
48:09malgré les conditions actuelles
48:10de la guerre en Iran
48:11parce que justement
48:12sa flotte fantôme
48:13c'est extrêmement compliqué
48:14désormais de la faire circuler
48:15à peu près partout
48:15Et dans ce contexte
48:17Ulrich Bonnard
48:17et chefs d'entreprise
48:18du secteur de la défense
48:19font un constat
48:20qui interpelle
48:21ils remarquent
48:22une multiplication
48:23des attaques étrangères
48:24jusque dans leurs usines
48:25écoutez ce sujet
48:27de Charlotte Guerre
48:28et on le commente ensemble
48:29juste après
48:58L'arrestation d'un ressortissant
48:59d'incendie
49:00augmenté chez l'un de ses clients
49:01En pratique
49:02ça n'est pas possible
49:03qu'on passe de
49:03un incendie par an
49:04en 2019
49:05à dix incendies par an
49:06donc il est assez certain
49:08qu'il y a des puissances
49:09étrangères derrière
49:10qui provoquent
49:12ce cas d'incendie
49:29traité cette année
49:30c'est déjà plus
49:31que sur les années précédentes
49:33Voilà pour le sujet
49:34de Charlotte Guerre
49:35Ulrich Bonnard
49:35pour terminer
49:36commentaire sur ce qu'on vient
49:37d'entendre
49:37ces attaques
49:39vraisemblablement
49:40même si elles ne sont pas
49:41toujours vraiment nommées
49:42mais qui se multiplient
49:43Oui effectivement
49:44et puis c'est pas qu'en France
49:45je partage complètement
49:45le diagnostic
49:46on voit une augmentation
49:48des incendies
49:49sur des infrastructures critiques
49:50sur des entrepôts
49:51d'entreprises de défense
49:52dans les Pays-Baltes
49:53en Pologne
49:54en Royaume-Uni
49:54en France
49:55donc effectivement
49:56on voit qu'il y a une volonté
49:57mais encore une fois
49:58la Russie considère
49:59qu'on est en quelque sorte
50:00l'arrière du front en Ukraine
50:02donc tout ce qui peut
50:03déstabiliser l'industrie
50:04de défense en Europe
50:06c'est toujours ça en moins
50:07qu'il y aura sur le front en Ukraine
50:08et de façon plus générale
50:10il faut effectivement
50:10prendre conscience
50:11qu'on est dans cette situation
50:12et ça va probablement
50:13durer à long terme
50:14encore une fois
50:14quoi qu'il se passe en Ukraine
50:15donc il faut effectivement
50:16se renforcer
50:18renforcer nos défenses
50:19et se dire qu'on est rentré
50:20dans une situation
50:21qui n'est pas la guerre
50:22mais qui n'est plus
50:23tout à fait la paix
50:23Avec des PME
50:24qui parfois sont un peu
50:25désœuvrés face à ça
50:26parce qu'autant
50:27les grands groupes
50:27sont peut-être mieux préparés
50:29mais les plus petites structures
50:30il y en a beaucoup
50:30des sous-traitants
50:31on l'entendait en France
50:33qui peuvent être
50:34plus facilement visés
50:35Complètement
50:35et ce d'autant plus
50:36que en fait
50:37ce que l'on constate aussi
50:38c'est une espèce
50:38d'uberisation en fait
50:39de ce genre d'action
50:40par la Russie
50:40pas que la Russie
50:41mais en partie la Russie
50:42elle peut recruter
50:43pour quelques centaines d'euros
50:44quelqu'un sur Telegram
50:45qui pour lui dire
50:46voilà va incendier
50:47ou va prendre des photos
50:47typiquement le cas
50:48on citait le cas de De Lerre
50:49où là c'est un bil russe
50:50qui a été payé
50:50quelques centaines d'euros
50:51pour aller faire voler
50:52un drone
50:53au-dessus des vignes de l'air
50:54à côté de Toulouse
50:55donc tout ça
50:56c'est extrêmement simple
50:57à faire pour les Russes
50:57ça ne leur coûte pas grand chose
50:58et donc effectivement
50:59ça peut toucher
51:00n'importe quelle entreprise
51:01Merci beaucoup
51:02Ulrich Bounat
51:02analyste géopolitique
51:03pour ce décryptage
51:04avec nous ce soir
51:06il est bientôt 19h
51:07vous restez sur BFM Business
51:08dans un instant
51:09vous retrouvez
51:10François Sorel
51:11de quoi je me mail
51:12bonne soirée
51:12et bon week-end
51:14le 18h éco
51:16sur BFM Business
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