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Olivier Besancenot, membre du nouveau parti anticapitaliste et ancien canddiat à la présidentielle, est invité sur le plateau de BFM pour parler des prix de l'essence, des profiteurs de crises et de la situation internationale. Jean-Louis Schilansky, ancien président de l'Union française des industries pétrolières, enrichit le débat à sa manière et il a bien fait de venir, puisqu'il prend correction sur correction, ça fait du bien.

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Sources
Besancenot https://www.youtube.com/watch?v=4UV1QfSMlrs
Musique https://www.youtube.com/watch?v=39PVEaSytpo

Réponses au quiz de fin :

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Comment se répartissent 100€ de valeur ajoutée créée par Total au sein de l'entreprise ?
35 euros pour les actionnaires et 15 pour les salariés.

Quelle est l'unique année où Total a payé des impôts entre 2019 et 2023 ?
2022.

Quelle proportion de ses bénéfices réalise Total en Suisse ?
30%.

#besancenot #politique #écologie #total #pétrole #extrait #ethiqueettac

Catégorie

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Éducation
Transcription
00:00Les résultats de Total sont des résultats amonts, pour la plus grande part.
00:04C'est un des résultats qui résultent de la production de pétrole brut en Suisse.
00:08Donc quand le pétrole brut augmente, les résultats de Total augmentent aussi.
00:14C'est absolument mécanique.
00:16Je rappelle que 30% du bénéfice de Total est lié à son activité de négoce du gaz et du
00:22pétrole,
00:22avec deux filiales qui sont situées où ? En Suisse.
00:25C'est pour ça que je me permettez de poser la question, est-ce qu'il y a du pétrole
00:28en Suisse ?
00:29Je ne crois pas.
00:36Et je vois que, en fait, dans ce bal politique et cette campagne électorale qui a commencé,
00:41on entend une multitude de mesures qui sont suggérées pour surtout ne pas toucher au profit de Total,
00:47qui se gave, qui est un groupe français, qui a une multitude de défenseurs en permanence
00:52pour nous expliquer qu'en réalité c'est plus compliqué que ça.
00:55La réalité c'est qu'ils ont explosé les scores, plus de 72% d'augmentation.
00:59Sur le premier trimestre, c'est-à-dire un groupe qui, en effet, a profité d'une crise qui, pour
01:03le coup, a des racines internationales.
01:05Mais qu'on a vraiment profité.
01:06Quand le Financial Times explique que, par exemple, il y a quelques mois,
01:11Total a fait une opération de spéculation,
01:13c'est-à-dire a racheté massivement des stocks de pétrole,
01:15dès le mois de mars, qui devait être prévu à l'achat au mois de mai,
01:19et a fait une opération d'un milliard.
01:20Je veux dire, on passe notre temps en France à discuter du fait qu'il faut faire des économies,
01:25qu'on est au bord de la banqueroute, qu'il faut que chacun fasse des efforts,
01:28et on a ces milliards qui volent au-dessus de nos têtes,
01:30et dans ces milliards, il reste pour trouver la pompe.
01:31Vous pensez qu'il faut nationaliser Total, comme Sandrine Rousseau,
01:33elle disait sur ce plateau juste avant vous, qu'il faudrait nationaliser Total ?
01:37Moi je pense qu'il faut la question de remettre en effet dans le giron public Total,
01:41qui est une création publique.
01:43Alors là c'est la ligne rouge pour Jean-Louis Chilensky,
01:46ancien président de l'Union française des industries pétrolières.
01:49Gardez-là, il y a encore de la marge.
01:51Vous voyez évidemment réagir, et on va parler des mesures mises en place.
01:55J'aurais voulu presque expliquer pourquoi je le proposais,
01:57mais on va dire que c'est ma position.
01:58Allez-y Jean-Louis Chilensky, pourquoi vous ?
02:00Non, d'abord, cette crise-là, elle est liée à la guerre en Iran.
02:06Là-dessus, sur ce point Olivier Besançon,
02:08je sais que vous n'êtes pas d'accord sur les solutions mises en place par ce gouvernement,
02:12mais est-ce que vous entendez Emmanuel Macron lorsqu'il dit
02:14qu'il ne faut pas que le débat public vienne se concentrer
02:17comme si la flambée des prix n'était que le résultat de décisions intérieures nationales ?
02:22Ça n'est pas vrai ?
02:23Non, ça n'est pas vrai, bien sûr.
02:24Je vous dis, c'est des relations entre ce qui se passe ici et ce qui se passe à l
02:26'international.
02:28Les raisons, elles sont quand même plus profondes que ça.
02:30Tout ne date pas de ce qui vient de se passer avec la guerre que les États-Unis emmenaient en
02:34Iran.
02:34On a quand même une crise pétrolière qui remonte un petit peu plus longtemps que ça,
02:38qui est un problème général dans le cadre de la crise économique,
02:41qui s'est accéléré avec les événements.
02:43Maintenant, j'ai cru que Donald Trump, grand stratège, salué par certains,
02:46avait réouvert ce détroit.
02:48Donc, a priori, les choses devraient revenir à peu près à la normale.
02:51Donc, en réalité, on nous rend tributaires dans la situation française.
02:54On en est loin.
02:55On en est loin.
02:56J'ai bien compris, même ça, ça ne m'a pas échappé.
02:58Mais j'ai bien compris.
02:59C'était de l'ironique.
03:01Oui, ça voulait l'ironique.
03:02C'était de l'ironique, mais peut-être que j'ai foiré mon effet.
03:04Mais ce que je veux dire, c'est qu'on a un pouvoir.
03:07Merci de décrypter pour moi.
03:08Moi, je décrypte pour les téléspectateurs.
03:11Merci de parler en leur nom.
03:12Mais on a un pouvoir politique, en tous les cas en France,
03:14qui aime bien se dédouaner sur les autres, en permanence.
03:16Alors, c'est à cause de l'Iran, c'est à cause des russes.
03:18Moi, je vous parle de Total.
03:19Je vous parle de Total, j'aimerais qu'on en parle.
03:21Parce que j'entends la plupart des responsables politiques
03:24de trouver des feintes de balayeur à chaque fois
03:26pour trouver baisse des taxes, aide de l'État,
03:28nouvelle subvention, jamais sur le fait qu'il faille prendre
03:31sur cette marge que le groupe a réalisée,
03:35notamment, y compris sur ce qui vient de se passer
03:37dans la guerre en Iran,
03:38puisque le groupe a engrangé des bénéfices dans cette séquence-là.
03:41C'est en deux sons de cloche là-dessus.
03:42Il y a aussi ceux qui disent que les marges réalisées
03:44ne sont pas réalisées sur des profits qui sont faits en France.
03:47On est bien d'accord ?
03:48J'ai quand même essayé de suivre.
03:49C'est évident.
03:50Les résultats de Total sont des résultats amonts,
03:53pour la plus grande part.
03:54C'est un des résultats qui résultent de la production de pétrole brut.
03:57En Suisse, par exemple.
03:58Donc, quand le pétrole brut augmente,
04:02les résultats de Total augmentent aussi.
04:04C'est absolument mécanique.
04:06Mais si on taxe Total,
04:07parce que c'est ça que j'entends sans l'avoir entendu jusqu'à présent,
04:12ça ne va pas changer un centime des prix à la consommation.
04:18Ce n'est pas ça la seule solution à très court terme
04:22pour répondre demain à l'urgence de la situation pour les Français.
04:27Après, qu'il y ait une réflexion engagée sur Total,
04:29le statut de Total,
04:30mais là, à très court terme.
04:31C'est vous qui m'avez sollicité sur le statut de Total.
04:33Oui, oui, bien sûr, mais parce que j'ai écouté Sandrine Rousseau tout à l'heure.
04:37Je vous dis, il faut prendre sur les bénéfices de Total
04:39pour, en effet, faire en sorte que les prix baissent.
04:41J'entends l'idée, les profits...
04:43Attendez, je vous ai laissé terminer.
04:44Par exemple, la baisse de la TVA.
04:45Les profits de Total,
04:46c'est pour ça que je me suis permis de vous poser la question sur la Suisse,
04:48sur la Suisse, se réalise, soi-disant,
04:50c'est presque tentant comme explication.
04:53Total va réaliser ses bénéfices et ses profits.
04:55Là, on va extraire le pétrole.
04:57Je rappelle que 30% du bénéfice de Total
04:59est lié à son activité de négoce du gaz et du pétrole,
05:03avec deux filiales qui sont situées où ?
05:05En Suisse.
05:06C'est pour ça que je vous me permettez de poser la question.
05:08Est-ce qu'il y a du pétrole en Suisse ?
05:09Je ne crois pas.
05:11Total en France,
05:12ce n'est pas simplement du raffinage.
05:13C'est toute une activité qui comprend de la pétrochimie,
05:16de l'activité plastique,
05:17du transport,
05:18des énergies renouvelables.
05:19Un groupe qui, en 2019, 2020, 2021, 2023,
05:22a payé zéro impôt sur les bénéfices des sociétés,
05:26touche de l'argent public.
05:27Je me permets,
05:28au-delà de la nécessité d'une réappropriation publique de Total,
05:32parce qu'en effet, c'est posé,
05:34ce n'est pas une création privée.
05:35La longue histoire de Total,
05:37c'est une pure création publique et étatique à la base,
05:40qui n'a été privatisée qu'au début des années 80.
05:42Ce n'est pas vrai.
05:43Total a été détenu à 30% par l'État français,
05:47et c'est cette participation de 30%
05:49qui a été privatisée.
05:51Total n'était pas une entreprise publique.
05:54Si vous voulez acheter Total,
05:56cher M. Besancenot,
05:57ce n'est pas compliqué.
05:58Il faut que vous alignez 200 milliards.
06:00Donc, vous spoliez les gens qui ont les actions totales.
06:04C'est-à-dire qu'en réalité,
06:05moi, je vous parle d'expropriation.
06:07Donc, c'est là où vous risquez de tomber votre chaise.
06:08C'est-à-dire que je suis en effet pour socialiser,
06:10sans rachat,
06:11sans dénuité.
06:12Alors, si vous expropriez des actionnaires dans le contexte international que vous connaissez,
06:19toutes les sociétés françaises vont être pénalisées.
06:22Mais ça, on connaît l'histoire.
06:23Ce n'est pas l'histoire.
06:24C'est la vérité.
06:25Les actionnaires ne voudront plus acheter d'actions françaises avec ce risque-là.
06:30On sait qu'en réalité, il y a une concentration extrême des actionnaires entre les mains des mêmes
06:34et que Total, par ailleurs, dans son fonctionnement,
06:37est un fonctionnement qui redonne, comment dire,
06:40toute la structure, toute la colonne vertébrale du fonctionnement économique de Total,
06:44c'est la part spéculative.
06:45Donc, vous seriez pour l'expropriation.
06:47Absolument, j'ai voulu dire.
06:48C'est pour ça que j'essaie de dire avec le sourire.
06:49Mais non, mais c'est important quand même.
06:50Oui, comme ça, ça règle le problème de la question qui m'était posée par mon voisin.
06:53De l'achat de Total.
06:54Je veux dire, en tous les cas, géographiquement, en tous les cas.
06:58Quand 100 euros de valeur ajoutée sont créés dans le cadre de l'activité de Total,
07:02il y en a 35 qui retournent pour les actionnaires et simplement 15 pour les salariés.
07:06C'est une entité qui a purement été créée depuis le début du siècle passé publiquement
07:11et qu'on a décidé politiquement de privatiser.
07:13Je comprends que ça agace, mais un groupe qui a été pu juste pendant des décennies, des décennies,
07:17sur les mesures qu'on pourrait mettre en place.
07:21Qu'est-ce que vous pensez, vous, de la solution que prône Marine Le Pen,
07:24la baisse de la TVA et surtout le tableau qu'elle dresse, là ?
07:28Baisser la TVA, c'est une fois de plus une manière de contourner la question
07:31que j'essayais d'évoquer, c'est-à-dire toucher à la question des profits, des dividendes, de la spéculation.
07:35C'est quand même extraordinaire qu'on soit aussi peu nombreux à le dire aujourd'hui.
07:38Je rappelle qu'il y a toute une partie de la classe politique, il y a plusieurs années,
07:42qui pointait du doigt la part spéculative, la part de la financiarisation de l'économie
07:46qui a quand même été à l'origine d'une grande crise financière, celle de 2008-2009.
07:50Je me rappelle même qu'un certain Nicolas Sarkozy, qui n'est pas situé à ma gauche,
07:53expliquait que plus jamais on irait dans cette orientation-là.
08:30...

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