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A la une de cette édition, les élections en Israël et aux Etats-Unis pourraient s’avérer déterminantes alors que Netanyahou comme Trump apparaissent en difficulté.

Nous reviendrons en France pour évoquer là aussi les élections, et plus précisément l'immixtion des juges constitutionnel et judiciaire.

Et enfin, la dernière trouvaille de l’Inspection générale des Finances pour faire des économies : s’attaquer aux auto-entrepreneurs.
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#midterms2026 #israël #justice

Source YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=c-g-tRyOjR4

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Transcription
00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. À la une de cette édition, les élections en Israël et aux Etats-Unis pourraient s'avérer
00:19déterminantes
00:20alors que Netanyahou, comme Trump, apparaissent en difficulté.
00:23Nous reviendrons en France ensuite pour évoquer là aussi les élections et plus précisément l'immixion des juges constitutionnels et
00:32judiciaires.
00:32Et enfin, la dernière trouvaille de l'Inspection générale des finances pour faire des économies s'attaquer aux auto-entrepreneurs.
00:43L'axe Tel Aviv-Washington serait-il en train de vaciller à quelques jours d'intervalle ?
00:48Deux scrutins pourraient bouleverser les équilibres politiques au Proche-Orient.
00:52Hasard du calendrier et chocs électoraux en Israël.
00:55Les élections législatives du 27 octobre n'ont dégagé aucune majorité claire.
00:59Aux Etats-Unis, les élections de mi-mandat du 3 novembre menacent de sanctionner Donald Trump.
01:04Deux dirigeants historiquement proches, Benjamin Netanyahou et le président américain Donald Trump, se retrouvent ainsi sur un siège éjectable.
01:11Si leur avenir politique est incertain, celui de l'alliance entre Washington et Tel Aviv pourrait également connaître des évolutions.
01:18En Israël, le dépouillement confirme une situation particulièrement complexe.
01:22Avec près de 94% des suffrages comptabilisés, la coalition de Netanyahou obtient 53 sièges sur 120,
01:29contre 48 pour l'opposition conduite par l'ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot.
01:33Les partis arabes réalisent une percée historique avec 19 élus.
01:37Le premier ministre sortant reste en tête mais demeure loin des 61 sièges nécessaires pour gouverner.
01:43Le chef de l'état, Isaac Herzog, devra donc désigner un parlementaire chargé de former un gouvernement.
01:49Eisenkot pourrait théoriquement s'appuyer sur les partis arabes, mais plusieurs de ses alliés refusent cette option.
01:56Netanyahou, lui, pourrait rechercher des ralliements ou une formule d'union nationale.
02:01A défaut, Israël risque un nouveau scrutin dans son discours.
02:04Après le vote, le dirigeant du Likoud a appelé à constituer un gouvernement national fort de droite,
02:09tout en invoquant la, je cite, menace iranienne.
02:14Nous devons former un gouvernement national fort, de droite.
02:19C'est ce qu'il faut faire.
02:22Il est interdit, tout simplement interdit, de mettre Israël en danger en formant un gouvernement
02:27qui s'appuie sur des partis arabes antisionistes.
02:31Aux Etats-Unis, Donald Trump joue une partie également délicate.
02:36Les démocrates sont favoris pour reconquérir la Chambre des représentants,
02:39tandis que le Sénat demeure plus disputé.
02:41Une défaite ne chasserait pas Trump de la Maison-Blanche,
02:44mais pourrait contrarier son programme budgétaire,
02:46multiplier les enquêtes parlementaires et le fragiliser sur la scène internationale
02:50avec un contrôle parlementaire accru.
02:52La hausse des prix, notamment de l'énergie,
02:54et le coût de sa guerre contre l'Iran,
02:56évalué à plus de 47 milliards de dollars selon les données du Pentagone,
03:00alimente le mécontentement contre celui qui s'était fait élire sur un programme isolationniste.
03:04Il a pu retrouver sur son chemin un de ses prédécesseurs, Barack Obama,
03:09qui s'est engagé dans la bataille icône pour les atlantistes en France et en Europe.
03:14L'ancien chef d'État n'a pas la même popularité dans son propre pays
03:17où l'on se rappelle de ses médiocres mandats.
03:19L'ancien président démocrate a néanmoins dénoncé une administration
03:22incapable de répondre aux préoccupations quotidiennes des Américains
03:25en appuyant sur l'intervention en Iran,
03:28véritable talon d'Achille du président en exercice.
03:31« Le président actuel a fait une série de mauvais choix,
03:37mais surtout il a décidé de lancer une guerre inutile
03:39que personne n'a réclamée et pour laquelle personne n'a voté. »
03:43Au niveau de l'exécutif, le vice-président J.D. Evans a écrit à Moshin Rezaï,
03:48au responsable iranien, pour envisager un cadre de négociation.
03:51Il ne s'agit pas encore d'un accord,
03:53et Washington exige toujours des discussions sur le nucléaire,
03:55tandis que Téhéran réclame des mesures d'allègement économique,
03:58une main tendue par l'administration US pour calmer les électeurs échaudés par la guerre,
04:03ou pour vraiment envisager une sortie de conflit difficile à évaluer pour le moment.
04:07En cas de déroute républicaine aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis
04:10et de changement de Premier ministre en Israël,
04:12les cartes pourraient être largement redistribuées.
04:15Reste que Trump comme Netanyahou ont de la ressource
04:18et ont prouvé par le passé qu'ils savaient l'un comme l'autre rebondir, voire même renaître.
04:26Le gouvernement des juges, fiction ou réalité ?
04:29Entre le Conseil constitutionnel qui écarte le référendum constitutionnel
04:32et l'ordre judiciaire qui détermine qui peut être candidat,
04:36le rythme de la prochaine présidentielle est posé.
04:39Renaud de Bourleuf.
04:40Demandez aux juges ce que vous devez voter.
04:42Depuis le mois d'octobre, le Conseil constitutionnel,
04:45censé être le sommet de l'ordre juridictionnel en France,
04:47a décrété qu'il n'y a qu'un seul moyen de réviser la Constitution.
04:50Rappelons que selon le texte fondateur de la Vème République,
04:53c'est l'article 89 qui organise la révision constitutionnelle.
04:56L'Assemblée nationale et le Sénat doivent adopter le même texte.
05:00Il faut ensuite un référendum ou un vote du Congrès à la majorité des 3 cinquièmes des suffrages exprimés.
05:06Mais selon la Constitution, il y a aussi l'article 11
05:08qui organise certains référendums législatifs dans les domaines définis.
05:12L'article dispose que le président de la République peut, je cite,
05:15« Soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics ».
05:20Un dernier point qui touche, évidemment, dans de nombreux cas, à la Constitution.
05:24Mais Richard Ferrand, président du Conseil constitutionnel, a une autre lecture.
05:28Vouloir réformer la Constitution par l'article 11, ça n'existe pas, c'est l'article 89.
05:33Au cours des jours qui ont suivi, plusieurs parlementaires du RN et de l'UDR
05:36ont demandé la démission d'office de Richard Ferrand.
05:38Il avait préjugé une question susceptible de venir devant le Conseil.
05:41Marine Le Pen affirmait qu'en cas d'élection à l'Élysée en 2027,
05:45elle aurait recours au référendum avec l'utilisation de l'article 11
05:48pour réviser la Constitution.
05:49Cela concernerait notamment sa politique en matière d'immigration,
05:52notamment la fin du droit du sol, la restriction du regroupement familial
05:55ou encore la priorité nationale pour les aides sociales, logements et emplois.
05:59La réponse est arrivée lundi 26 octobre de la part d'Alain Juppé,
06:02membre du Conseil constitutionnel.
06:04Non seulement il exclut la démission de Richard Ferrand, mais il valide ses propos.
06:08L'ancien Premier ministre écrit, je cite,
06:10« Le président du Conseil constitutionnel s'est contenté de décrire exactement notre droit
06:14en rappelant que seule la procédure prévue à l'article 89
06:18peut réviser notre Constitution à l'exclusion de tout autre. »
06:22Et donc exclut l'article 11,
06:24qui est pourtant la méthode utilisée deux fois par le général de Gaulle.
06:27En 1962, le locataire de l'Élysée a ainsi fait accepter par référendum
06:30l'élection du chef d'État au suffrage universel direct.
06:33Puis, en 1969, il a proposé aux Français une réforme du Sénat qui sera rejetée.
06:38Maître Philippe Prigent, avocat, revient sur ce revirement du Conseil constitutionnel
06:42par rapport à une pratique effectuée à deux reprises depuis le début de la Vème République.
06:46La question avait été évidemment, oui, on peut proposer de modifier la Constitution
06:51par l'article 11, parce que le peuple qui a créé la Constitution
06:54a bien le droit de modifier la Constitution s'il a envie de la changer.
06:57Réalement, le peuple est le souverain.
06:58Le souverain, en théorie, c'est le peuple,
07:00ce n'est pas Richard Ferrand et le repris de justice à l'injupé.
07:03Donc, le Conseil constitutionnel, récemment, et ça c'est très particulier,
07:07a annoncé qu'il voulait désormais interdire la chose.
07:11Ce qui est très étonnant, c'est d'avoir un revirement de jurisprudence
07:14annoncé sans même un débat avant.
07:17C'est-à-dire que qu'est-ce qu'on fait normalement
07:17quand on veut faire un revirement de jurisprudence ?
07:19Et ça peut arriver, c'est qu'au moins, on se dit
07:23« Attendez, c'est sérieux ? On va écouter les parties. »
07:26On n'a jamais vu, et c'est normal, la Cour de cassation ou le Conseil d'État
07:29dire « Nous allons procéder à un revirement de jurisprudence
07:31sans même écouter les parties,
07:34et sans même permettre à la jurisprudence en place de se défendre,
07:37enfin d'être défendue par l'une des parties. »
07:39Vous n'imaginez pas la Cour de cassation dire
07:41« Attendez, là par exemple, on va changer l'interprétation
07:43de tel article du Code civil, en dehors de tout procès,
07:46tout seul, sans avoir eu un débat contradictoire,
07:48sans avoir eu d'audience publique.
07:49Vous proposez ça à la Cour de cassation,
07:50vos conseils d'État, les gens vous prennent pour un dingue. »
07:52Et ils ont d'ailleurs bien raison.
07:53Tout le monde vous prend pour un dingue.
07:55A fortiori quand l'argumentaire d'Alain Juppé
07:56tient sur une demi-page,
07:58et celui de Richard Ferrand en quelques phrases plutôt simplistes
08:00et révélant une expertise juridique un peu superficielle.
08:03« Qu'est-ce qui s'est passé depuis ?
08:04D'abord, la vie a changé.
08:06Il n'y a pas de Gaulle qui veut,
08:08si vous permettez quand même de le rappeler. »
08:10Le président du Conseil constitutionnel ajoute
08:11que l'institution, au fur et à mesure de son existence,
08:14s'est reconnue la compétence de juger
08:16des décrets de convocation d'un référendum.
08:17« On a deux bons hommes,
08:18qui en plus n'ont aucune compétence juridique,
08:21qui sont l'un repris de justice,
08:22et l'autre, un bonhomme qui a échappé
08:24à la condamnation au bénéfice de la prescription.
08:26Donc, bon, voilà, comme référence morale,
08:29c'est comme si on consultait
08:31Émile Louis et Marc Dutroux sur le périscolaire à Paris.
08:33Pour la protection de l'enfance, il faudra repasser.
08:35C'est extrêmement grave de le faire
08:37sans avoir eu de débat contre Alicor,
08:39sans avoir même d'argumentaire,
08:41c'est-à-dire que les bons hommes n'ont pas une explication.
08:43Vous lisez un arrêt de la Cour de cassation,
08:45par exemple, en motivation enrichie maintenant,
08:47ou de la Cour suprême américaine,
08:49ou de la Cour constitutionnelle allemande.
08:50À chaque fois, il y a un véritable argumentaire détaillé
08:52de plusieurs pages, ou dizaines de pages,
08:54avec des références, en examinant toutes les questions.
08:57J'allais dire un peu comme quand vous faites
08:58une dissertation au lycée.
09:00La moindre des choses,
09:01lorsqu'on veut procéder à un changement aussi important
09:03qu'interdire au peuple de modifier la constitution,
09:06tout en permettant aux parlementaires
09:08et aux conseils constitutionnels de le faire,
09:10la moindre des choses,
09:12c'est quand même d'avoir un véritable argumentaire.
09:14Il faut moins aussi détailler et pousser
09:16que la dissertation que vous rédisez
09:18en quatre ou six heures,
09:19lorsque vous êtes au lycée ou en prépare.
09:21Le critère de modification de la constitution
09:23devrait être au moins aussi exigeant
09:25qu'un exercice de quatre heures au bac,
09:26tandis que pour un élève,
09:27alors que les enjeux sont quand même
09:28très sensiblement supérieurs pour la constitution.
09:30Et là-dessus, c'est non, voici la solution,
09:32sortie de mon chapeau.
09:33Et bon, même qu'ici,
09:34le Conseil constitutionnel,
09:35très largement,
09:35et notamment les deux qui sont exprimés,
09:37le repris de justice à l'INJP
09:38et le rescapé de la prescription,
09:40Richard Ferrand,
09:41sont totalement dépourvus de compétences juridiques,
09:42donc ils ne peuvent pas présenter
09:43un raisonnement juridique,
09:45même s'ils essayaient.
09:45À côté de ces considérations
09:47sur l'exercice du pouvoir exécutif,
09:48la question de l'élection présidentielle
09:50revient au cœur de l'actualité judiciaire.
09:52Mardi, les avocats
09:52de la candidatéraine Marine Le Pen
09:54ont annoncé déposé plainte
09:55devant le Conseil supérieur de la magistrature
09:56contre le magistrat honoraire Didier Guérin.
09:58Cet ancien président de la Chambre criminelle
10:00de la Cour de cassation
10:01a déclaré que Marine Le Pen
10:02était inéligible.
10:03Dans le numéro d'octobre 2026
10:04de la revue droit pénal,
10:05le juge retraité affirme
10:06qu'en l'état actuel de la jurisprudence
10:08de la Cour de cassation,
10:09l'exécution provisoire
10:10des cinq ans d'inéligibilité
10:11prononcée par le tribunal correctionnel de Paris
10:13se poursuit pendant la procédure de cassation
10:15et qu'en l'état,
10:16la demanderesse demeure inéligible.
10:18Et ce, malgré l'arrêt d'appel
10:19du 7 juillet dernier
10:20qui réduisait la peine d'inéligibilité
10:22à 45 mois,
10:23dont 30 avec sursis,
10:24les 15 mois fermes
10:24étaient ainsi déjà purgés
10:26au moment de cette décision.
10:27La Cour de cassation
10:28a pourtant rappelé officiellement
10:30que Marine Le Pen
10:30est bien éligible
10:32et qu'elle peut actuellement
10:33porter sa candidature
10:34à l'élection présidentielle.
10:36Mais derrière cette question
10:37de l'inéligibilité
10:38et du pouvoir des juges
10:39d'éliminer un candidat d'un scrutin,
10:40c'est un autre problème
10:41qui est posé,
10:42celui d'une mainmise
10:43de la Paris judiciaire
10:44sur les élections.
10:45Le Parlement a commis
10:46une très grave erreur
10:47lorsqu'il a créé cette inéligibilité.
10:49L'inéligibilité a pas été inventée
10:50par les juges.
10:51L'inéligibilité a été inventée
10:52par les parlementaires
10:54qui ont écrit ça dans la loi.
10:55J'ai quand même complètement con.
10:57Parce qu'évidemment,
10:57si vous voulez punir quelqu'un,
10:58la sanction,
10:59c'est prison,
11:00amende,
11:00tommage d'intérêt,
11:01mais lui interdire d'être élu,
11:03c'est pas spécial.
11:05Ce que c'est grave,
11:06il va en prison
11:07ou il prend une amende,
11:08mais quel est l'intérêt
11:09de l'inéligibilité ?
11:09Si vous voulez rendre
11:10le mec inéligible,
11:11une solution très simple,
11:11vous le mettez en prison.
11:12Vous avez déjà vu un Tolar
11:13faire une campagne ?
11:14Donc la réalité
11:15que cette peine stupide
11:17a été inventée
11:18par le législateur
11:20qui a fait ça
11:20avec beaucoup d'amateurisme.
11:22Ensuite,
11:23il y a une autre règle.
11:24Quand vous prononcez
11:24une peine d'inéligibilité,
11:26vous punissez
11:26deux types de personnes.
11:27Vous punissez la personne
11:28qui n'est pas éligible,
11:30évidemment,
11:31mais elle,
11:31ça peut se comprendre
11:32parce qu'elle est coupable.
11:33Donc on punit les coupables,
11:34est-ce que la peine
11:35est adaptée ou non,
11:35je ne suis pas sûr,
11:36mais au moins on punit les coupables.
11:37Mais vous punissez aussi,
11:38portez atteinte au droit,
11:39les gens qui auraient voulu
11:40voter pour elle.
11:41Et ça, c'est beaucoup plus grave
11:42parce que ces gens-là
11:43n'ont rien fait de mal.
11:44Il y a des gens
11:44qui ont envie de voter
11:45Marine Le Pen,
11:45par exemple,
11:46s'il était rendu inéligible
11:47Jean-Luc Mélenchon,
11:48enfin,
11:48s'il était rendu inéligible
11:49Jean-Luc Mélenchon,
11:50ils ont le droit
11:50de bien de voter
11:51pour la personne
11:51qui pense être appropriée.
11:54Surtout des postes
11:54aussi importants
11:55que le président de la République.
11:56On parle de qui va gouverner
11:57le pays,
11:57qui a la main
11:58sur le bouton nucléaire.
11:59Et pour ça,
12:00il y a un contrôle
12:01qu'a effectué
12:02la Cour d'appel
12:02de proportionnalité
12:04consistant à dire
12:04je vais mettre en balance
12:05l'intérêt de punir
12:07quelqu'un par l'inéligibilité
12:08qui résulte de la loi
12:09avec l'atteinte
12:10aux droits des électeurs
12:12et de bien voter
12:14pour qui ils souhaitent.
12:14Une décision
12:15qui a donc été soumise
12:16à l'appréciation des juges
12:17reste à savoir
12:18si leur rôle est terminé
12:19pour l'élection présidentielle
12:20à venir.
12:20En 2017,
12:21ils sont intervenus
12:22dans les semaines
12:23qui ont précédé
12:23le premier tour.
12:24Entre juge judiciaire
12:25et conseil constitutionnel,
12:26quels pouvoirs ont encore
12:27le président
12:28et le gouvernement ?
12:33Nouvelle cible de l'État,
12:35les micro-entrepreneurs.
12:36Un rapport
12:37appelle à revoir
12:38le modèle
12:39et surtout à multiplier
12:40les contrôles.
12:42Renaud de Bourleuf.
12:43Trouver de l'argent
12:44jusque dans les poches
12:45des micro-entrepreneurs,
12:46même si celles-ci
12:46aussi sont vides.
12:47Début octobre,
12:48les inspections générales
12:49des finances
12:49et des affaires sociales
12:50ont rendu un rapport
12:51intitulé
12:52Évaluation du régime
12:53des micro-entrepreneurs.
12:54Le phénomène a de l'ampleur
12:55alors que le nombre
12:56de micro-entrepreneurs
12:57économiquement actifs
12:58a triplé en 10 ans.
13:00A la fin de l'année 2024,
13:02le pays en comptait
13:02plus de 2 millions.
13:04Mais environ 50%
13:05ont un revenu inférieur
13:06à 330 euros par mois.
13:08Précisons que 32%
13:09d'entre eux
13:09cumulent une activité
13:11indépendante
13:11et un emploi salarié.
13:13Mais pour près
13:14d'un million quatre
13:15de micro-entrepreneurs,
13:16c'est le seul travail.
13:17Pour cette catégorie,
13:18le revenu moyen
13:18est de 820 euros par mois.
13:20Au moins,
13:21ils ont une vertu
13:22aux yeux de nos dirigeants,
13:23celle de diminuer
13:23les statistiques officielles
13:24du chômage en France.
13:25En effet,
13:26selon les définitions
13:26de l'INSEE,
13:27une personne est en emploi
13:28si elle a travaillé
13:29au moins une heure rémunérée
13:31au cours de la semaine
13:31de référence.
13:32Donc,
13:33les micro-entrepreneurs
13:33sont dans cette catégorie
13:34même si le chiffre d'affaires
13:35est proche de zéro.
13:37En 10 ans,
13:39en 10 ans,
13:41on a créé
13:42des millions d'emplois.
13:43L'INSEE notait
13:44que 26%
13:45des micro-entrepreneurs
13:46appartenaient
13:46au profil chômeur
13:47juste avant l'immatriculation.
13:49Il faut noter aussi
13:49qu'environ 229 000 allocataires
13:51ont cumulé
13:52l'allocation
13:53des deux retours
13:53à l'emploi
13:54avec une activité
13:55non salariée
13:55dont beaucoup
13:56de micro-entreprises.
13:57Des emplois créés
13:58qui restent assez précaires.
13:59Or,
14:00c'est sur cette catégorie
14:01que les inspections générales
14:02des finances
14:02des affaires sociales
14:03veulent plus de contrôle.
14:04L'enjeu est de limiter
14:06les fraudes.
14:07Le rapport préconise
14:08l'abaissement
14:08des seuils d'analyse,
14:09l'obligation de comptes
14:10bancaires dédiés
14:10et l'interconnexion
14:11des systèmes d'information
14:12de l'URSSAF
14:13avec ceux de ses partenaires.
14:14Ils appellent aussi
14:15à renforcer l'accompagnement
14:16et l'information
14:16des micro-entrepreneurs
14:17et faciliter les transitions
14:18vers d'autres formes
14:19plus structurées d'entreprises.
14:21En effet,
14:21moins de 1%
14:22des micro-entrepreneurs
14:23évoluent chaque année
14:24vers une entreprise individuelle
14:25au régime réel
14:26ou une société.
14:27Ce statut ne joue donc
14:28quasiment pas
14:29le rôle de tremplin.
14:30La start-up qui bouge
14:31ne va pas très loin.
14:36L'actualité en bref
14:37en France.
14:41Candidature partie trop tôt
14:43le Gérard Larcher,
14:44président du Sénat
14:44et figure des Républicains
14:46a fermement écarté
14:46toute candidature
14:47à l'élection présidentielle
14:48de 2027.
14:50Réagissant aux propos
14:51de son homologue
14:52macroniste
14:53de l'Assemblée nationale
14:54Yaël Braun-Pivet
14:56qui voyait en lui
14:57un possible recours
14:58pour un rassemblement
14:59de la droite
14:59et du centre.
15:00Il a déclaré
15:01ne pas être candidat
15:02à la candidature.
15:03Son entourage précise
15:04qu'il vient d'être réélu
15:05à la tête du Sénat
15:06fonction qu'il souhaite
15:07exercer pleinement.
15:08La soupe est bonne
15:09diront les plus taquins.
15:10L'archer continue
15:11pour l'heure
15:12de soutenir le champion
15:13de son parti
15:13Bruno Retailleau
15:14qui peine à décoller
15:15dans les sondages.
15:16Braun-Pivet
15:17de son côté
15:18appelle toujours
15:19à une convergence
15:19autour d'un projet.
15:21Pour sa part
15:21elle pourrait être recasée
15:23au château de Versailles
15:24par Emmanuel Macron
15:24pour s'assurer
15:26un après.
15:27Le site des impôts
15:28piratés
15:29par des non-imposables.
15:31Mercredi
15:31un suspect âgé de 16 ans
15:32a été placé en garde à vue.
15:34Il a ensuite été mis en examen
15:35notamment pour extraction
15:36frauduleuse
15:36de données en bande organisée.
15:38C'est le second suspect
15:39arrêté dans le cadre
15:40de l'enquête
15:40sur le piratage
15:41de la Direction générale
15:42des finances publiques
15:43en août dernier.
15:44Rappelons que 678 000
15:46particuliers
15:47et professionnels
15:48étaient concernés.
15:49Les données
15:49potentiellement consultées
15:51et extraites
15:51incluaient notamment
15:52l'identifiant fiscal,
15:54l'état civil,
15:55les coordonnées,
15:56la situation fiscale,
15:57le revenu fiscal
15:57de référence
15:58ou encore
15:59le quotient familial
16:00et même
16:00des messages échangés
16:01via la messagerie.
16:03Fin août
16:03un premier suspect
16:04âgé de 18 ans
16:05avait déjà été arrêté.
16:06Il a été mis en examen
16:08et placé en détention provisoire.
16:09Il avait déjà des antécédents
16:11pour des faits similaires
16:12alors qu'il était mineur.
16:14La vie trouve toujours
16:16son chemin.
16:17Des scientifiques français
16:18ont décrit
16:18une nouvelle espèce
16:19de mosasaur
16:21découverte en Provence
16:22baptisée
16:22Garamodo
16:23Bossian 6.
16:25Ce prédateur
16:25d'environ 2,50 m de long
16:27vivait il y a
16:2885 millions d'années
16:29dans les lacs
16:30et rivières
16:31de l'actuelle région
16:31d'Aix-Marseille.
16:32Contrairement à ses
16:33cousins marins,
16:34il évoluait
16:35en eau douce
16:36et possédait des pattes
16:37plutôt que des nageoires.
16:38Sans doigts
16:39palmer,
16:40ses eaux
16:40exceptionnellement denses,
16:42l'aident à plonger
16:43et à marcher sur le fond
16:44malgré le courant.
16:45Cette morphologie primitive
16:47proche de formes
16:48plus anciennes
16:48révèle une évolution
16:50parallèle
16:50en milieu d'eau douce
16:51alors que d'autres
16:52mosasaur
16:53s'adaptaient
16:54pleinement
16:54à la mer.
16:59L'actualité internationale
17:01en bref.
17:04Le monde a un petit creux.
17:06Le prix des denrées alimentaires
17:07devrait grimper
17:08de 18%
17:08entre 2025 et 2027
17:10selon les dernières prévisions
17:11de la Banque mondiale.
17:12Cette hausse
17:12s'expliquerait
17:13par les perturbations
17:14d'approvisionnement
17:14liées au conflit
17:15et par les effets
17:16attendus
17:16du phénomène climatique
17:17et ligno
17:17particulièrement intense
17:19cet hiver.
17:19L'institution s'inquiète
17:20des répercussions
17:21sur la sécurité alimentaire
17:22des pays les plus pauvres
17:23déjà lourdement endettés.
17:24Les prix de l'énergie
17:25progresseraient de 32%
17:26en 2026
17:27tirés par le conflit
17:28au Proche-Orient
17:28avant de redescendre
17:29partiellement en 2027.
17:31Le baril de Bren
17:31pourrait atteindre
17:3291 dollars
17:33en moyenne cette année.
17:34Les engrais
17:35et les métaux
17:35notamment ceux demandés
17:37par les énergies renouvelables
17:38et l'intelligence artificielle
17:39devraient également
17:40fortement augmenter.
17:42Catastrophe ferroviaire
17:43en Espagne.
17:44Mercredi matin
17:45sur la ligne
17:45à grande vitesse
17:46Madrid-Séville
17:46un train a percuté
17:48un autre train
17:48qui était à l'arrêt.
17:49Plusieurs voitures
17:50ont déraillé
17:50et basculé dans un talus.
17:51Au moins 68 personnes
17:52sont mortes
17:53il y a plus de 100 blessés
17:54dont certains hospitalisés
17:55dans un état critique.
17:56L'accident serait dû
17:57à une panne
17:58du système de signalisation
17:59et de contrôle automatique.
18:00C'est la catastrophe ferroviaire
18:02la plus meurtrière en Espagne
18:03depuis le déraillement
18:03de Saint-Jacques-de-Compostelle
18:04en 2013
18:05et la deuxième grande collision mortelle
18:06sur cette ligne
18:07Madrid-Séville en 2026.
18:08Il y avait dû 46 morts
18:10en Andalousie
18:10en janvier dernier.
18:12Nouvelle tension
18:12entre les deux Corées.
18:13Jeudi,
18:14l'état-major sud-coréen
18:15a affirmé
18:16que la Corée du Nord
18:16avait tiré
18:17plusieurs missiles balistiques
18:18à courte portée
18:19en direction de la mer du Japon.
18:20Ils évoquent
18:21un projectile non identifié.
18:23Seul accuse Pyongyang
18:24d'une violation manifeste
18:25de l'accord d'armistice
18:26de 1953.
18:27Ils disent avoir proposé
18:28la semaine dernière
18:29des pourparlers militaires
18:30sur le tracé
18:30de la ligne de démarcation
18:31entre les deux pays.
18:33L'IA a l'assaut
18:34des petits cœurs sensibles.
18:35L'Australie prépare
18:36un projet de loi
18:37sur le,
18:37je cite,
18:38« devoir de diligence numérique
18:40visant à protéger
18:41les citoyens,
18:41notamment les plus fragiles,
18:42des contenus
18:43et interactions néfastes
18:44en ligne ».
18:44Après l'interdiction
18:45des réseaux sociaux
18:46aux moins de 16 ans,
18:46le gouvernement
18:47d'Anthony Albanès
18:47veut notamment interdire
18:48l'intimité émotionnelle
18:50avec les agents conversationnels
18:52d'intelligence artificielle
18:53afin d'éviter
18:53toute dépendance affective
18:54chez les enfants.
18:55Le texte adopté
18:56par la Chambre des représentants
18:57impose de nouvelles normes
18:58de sécurité
18:58aux plateformes,
18:59jeux et applications.
18:59Il prévoit notamment
19:00une option
19:01pour désactiver
19:02les flux algorithmiques
19:02et un meilleur filtrage
19:03des contenus promotionnels
19:04de misogynie,
19:05terrorisme,
19:06suicide ou trouble alimentaire.
19:08L'opposition dénonce
19:09un système de censure
19:10hors volien.
19:14C'est la fin de cette édition
19:16des maintenant retrouvés
19:17Derrière le décor.
19:18Ce mercredi matin,
19:19Sarah Knafo
19:20était face à
19:21Simon Le Baron
19:22et Audrey Tison,
19:23le service public
19:24à deux contre un
19:25dans une interview
19:26houleuse,
19:26accusatrice et agressif
19:28de la part des journalistes
19:29face à une députée
19:30dont le calme
19:31pour le moins force
19:32le respect.
19:33Ensuite,
19:33soirée tragique
19:34pour les familles
19:35des victimes,
19:35etc.
19:36Ce n'est pas vous
19:37qui posez les règles
19:38sur ce plateau.
19:39Ce n'est pas vous
19:40qui posez les règles
19:41sur le plateau.
19:41Ne coupez pas madame.
19:42Soyez élégant.
19:43Ne coupez pas madame.
19:44Vous n'obligez personne
19:44à lire un tweet
19:46en intégralité.
19:47C'est très intéressant.
19:48Ce n'est pas vous
19:48qui posez les règles
19:49sur ce plateau
19:49et vous posez les questions.
19:50Ça ne marchera pas avec moi.
19:52Demain, dès 7h,
19:53un Zoom avec le journaliste
19:54Laurent Auberton
19:55qui présente son dernier ouvrage
19:56La France Demolition Man.
19:58C'est la fin de cette édition.
19:59Merci de votre fidélité.
20:00À vendredi.
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