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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00C'est un véritable combat que mène le MEDEF en finir avec le remboursement des courts arrêts maladie.
00:06Qu'il ne puisse plus être indemnisé, ni par l'assurance maladie, ni par l'employeur.
00:10D'ailleurs, madame la ministre de la Santé, Stéphanie Risse, quand on l'écoute, elle est quasiment sur la même
00:14longueur d'onde.
00:15Notre sécurité sociale ne peut plus soutenir cette augmentation des arrêts maladie.
00:19Plus de 7% par an. Je ne suis pas sûre que votre salaire ait augmenté de 7% en
00:24un an.
00:24Nous devons, un, lutter contre les abus. C'est le décret que j'ai pu sortir pour sanctionner les gens
00:29qui vont voir plusieurs médecins différents
00:31pour avoir plein de petits arrêts. Plus de sanctions pour les gens qui abusent de notre système.
00:36Et plus de mesures qui accompagnent les gens pour qu'ils aillent mieux et des arrêts maladie moins longs.
00:42En fait, il faut maintenant aller sur la question vérité. Et on va avoir des éléments de réponse avec François
00:45Gapillan.
00:46François, c'est est-ce que les Français abusent des arrêts maladie ? Oui ou non ?
00:50Alors, je vous garderai bien de donner mon avis. Néanmoins, j'ai avec moi quelques chiffres. C'est le plus
00:55important.
00:55J'ai retrouvé des données rendues publiques il y a 6 mois par l'assureur AXA à propos de l
00:59'année 2025
01:00où l'absentéisme a atteint un niveau record.
01:02Coût des arrêts maladie près de 18 milliards d'euros, soit 7 milliards de plus qu'en 2016.
01:08Et deux fois plus qu'en 2019, avant l'épisode de la pandémie de Covid-19.
01:13En moyenne, les Français ont, c'est une moyenne évidemment, c'est un chiffre à avoir en tête, un symbole,
01:18un jour d'arrêt maladie tous les 20 jours.
01:20Des chiffres préoccupants, en particulier en ce qui concerne les cadres et les moins de 35.
01:25D'ailleurs, pour cette dernière catégorie, les jeunes travailleurs, donc, ils sont toujours plus concernés par des problématiques de santé
01:31mentale.
01:31Si l'an dernier, un arrêt maladie de longue durée sur deux était causé par des troubles psychologiques chez les
01:36moins de 30 ans.
01:37Qu'en est-il ailleurs en Europe ?
01:39D'abord, soyons clairs, la comparaison, elle est difficile parce que les systèmes de comptabilisation sont différents selon les pays.
01:45Et que dans certains pays, notamment l'Allemagne, la Norvège, il n'y a aucun jour de carence.
01:50Donc forcément, ça change la donne.
01:51Néanmoins, vous le voyez, l'OCDE utilise une méthode qui neutralise en quelque sorte les disparités entre les systèmes.
01:57Elle calcule le ratio entre les heures de travail habituelles d'un salarié et les heures qu'il a manquées
02:01pendant l'année.
02:02Ça donne ceci, cette méthode.
02:04Eh bien, vous le voyez, elle place la France en dessous de l'Espagne et de la Norvège,
02:07mais au-dessus de la Belgique, corps de l'Allemagne.
02:10Merci pour ces données précises, François Gapillon.
02:13Le patron du MEDEF, Patrick Martin, lui prône pour des arrêts maladie dits d'ordre public,
02:18c'est-à-dire des arrêts qui ne seraient plus remboursés ni par le régime de base, ni par la
02:22sécu, ni par les complémentaires santé.
02:24Et il pense que ça aura un effet comportemental et que ça ferait baisser les arrêts maladie.
02:30En gros, il veut instaurer des jours de carence.
02:32Alors, il en existe déjà pour les fonctionnaires, ils ont un jour de carence.
02:35Pour le privilé aussi, des jours de carence.
02:37Mais en général, c'est pris en charge par l'entreprise et c'est un coût pour l'entreprise.
02:40C'est pour ça que M. Martin, il dit, maintenant, ça suffit.
02:42Vous êtes d'accord avec ça, Sylvain Maillard ?
02:44Oui, je suis d'accord avec cela.
02:47Alors, ça ne fait pas forcément des économies pour le budget, parce que la vérité, d'abord, c'est dans
02:53les entreprises que ça doit se régler.
02:55Mais il faut se dire la vérité, on a un accroissement incroyable des arrêts maladie.
02:59Vous l'expliquez comment ?
03:01Pour plein de raisons.
03:02D'abord, il y a un vieillissement de la population qui travaille, salariés.
03:06Mais ça augmente surtout chez les jeunes.
03:07Mais beaucoup chez les jeunes, on a, et on le constate, les chefs d'entreprise nous le disent et le
03:12constate,
03:12il y a beaucoup plus d'arrêts maladie le vendredi et le lundi, par exemple.
03:16Ah, donc, ce n'est pas génération burn-out, c'est en fait génération week-end prolongée.
03:19Mais il y a de tout, il y a de tout.
03:21La seule chose, c'est que, comme maintenant, on peut faire des arrêts maladie plus facilement,
03:25sans voir le médecin à distance, on voit bien qu'il y a une culture qui s'est...
03:31Et c'est un vrai souci, parce qu'évidemment, ça coûte beaucoup d'argent,
03:35et ça crée dans les entreprises, en plus, une vraie disparité,
03:37parce que quand vous n'êtes pas là, celui qui est malade et qui est vraiment malade,
03:40et c'est ainsi, mais quand il n'est pas là, c'est-à-dire que c'est ses collègues
03:44qui doivent...
03:45La charge de travail est plus importante pour les collègues.
03:46...qui doivent travailler, et donc ça crée, évidemment...
03:49Dernier point qui me semble important, quand vous êtes en arrêt maladie,
03:52et courant maladie, ça donne quand même droit à des congés.
03:54Donc, quand on est déjà dans un pays où on est, quand vous êtes cadre au forfait cadre,
03:59vous êtes déjà huit semaines, entre huit semaines et huit semaines et demie de congés.
04:02C'est déjà un record du monde.
04:03Mais en plus, vous avez le droit, si vous êtes en arrêt maladie,
04:07vous continuez à cumuler des congés.
04:09Donc, là, on voit bien qu'il y a quelque chose sur lequel il faut qu'on arrête.
04:12Moi, je le dis depuis longtemps, mais on a beaucoup à le dire.
04:15Nous ne travaillons collectivement pas suffisamment en France
04:18par rapport à nos amis européens.
04:22Je regarde juste d'un point de vue européen.
04:24On commence plus tard, on finit plus tôt.
04:26Et en même temps, dans l'année, on travaille presque 200 heures de moins,
04:29par exemple, que les Allemands.
04:30Donc là, il y a un moment, il faut très concrètement avoir des mesures...
04:36qui reviennent au travail.
04:37C'est correct avec ça, au RN ?
04:38Alors, une petite réflexion avant d'aller sur les arrêts maladie,
04:40sur la question de, est-ce qu'on travaille collectivement moins
04:42que nos partenaires européens ?
04:43Collectivement, oui.
04:44Mais individuellement, non.
04:46La plupart des Français, individuellement,
04:47travaillent plus d'heures que les partenaires européens.
04:49Donc, le vrai sujet, c'est de savoir pourquoi il n'y a pas assez
04:51de Français au travail.
04:52Et là, se posent toutes les questions de politique de retour à l'emploi,
04:55de politique de création d'emploi.
04:56D'entrée aussi sur le marché du travail.
04:59En France, on en faut plus tardivement sur le marché du travail qu'en Allemagne, par exemple.
05:02Exactement.
05:03Le premier emploi de stable, le premier contrat stable pour un jeune en France,
05:06c'est 27 ans, quand il est à 23-24 ans, je crois, en Allemagne.
05:08Et tout ça, c'est évidemment des cotisations,
05:10notamment pour notre système de retraite en moins,
05:12de la création de richesses en moins, donc de la productivité.
05:14D'accord.
05:14Mais sur les arrêts maladie ?
05:15Sur les arrêts maladie.
05:16On fait quoi ?
05:16Alors, il y a l'objectif et il y a le moyen d'y parvenir.
05:19Comme on l'a dit d'abord, les délais de carence, ils existent.
05:21De un jour pour la fonction publique,
05:23nous avions d'ailleurs proposé de leur allonger,
05:24de l'aligner sur le modèle du privé qui est aujourd'hui à trois jours.
05:27On sait que le privé, eux, peuvent bénéficier de complémentaires,
05:30de mutuelles qui font que, du coup,
05:31ils prennent en charge, par le biais de ces complémentaires,
05:34les délais de carence qui sont mis en place.
05:35Mais une fois qu'on a parlé de la question de l'objectif,
05:38qui est de se dire si jamais il y a des recours abusifs à ces arrêts maladie,
05:42qu'est-ce qu'on met en œuvre, qu'est-ce qu'on met comme moyen en face ?
05:45Là, le problème avec les solutions qui, pour l'instant, sont mises sur la table,
05:47c'est qu'en fait, on va pénaliser tout le monde,
05:48y compris ceux qui sont sincèrement malades.
05:50Et de faire culpabiliser systématiquement les Français qui travaillent
05:53en leur disant qu'il y a toujours une suspicion de quelqu'un
05:56qui serait paresseux, qui ne veut pas aller travailler, etc., c'est faux.
05:58Aujourd'hui, vous prenez par exemple sur les comparaisons européennes,
06:00vous avez un Français sur trois qui, plusieurs fois dans l'année,
06:03s'est retrouvé à aller travailler malade.
06:05Je ne voudrais pas prendre votre exemple actuellement,
06:06mais qui se retrouve à aller quand même travailler malgré le fait qu'il est malade.
06:10C'est dix points de plus que la moyenne européenne.
06:12Donc, à un moment donné, ce discours environnement des Français féminins,
06:15désolé, il est plus supportable, d'autant plus...
06:17Donc, vous dites que la proposition de Patrick Martin,
06:20elle est injuste parce qu'elle va pénaliser tout le monde, même les vrais malades.
06:22Exactement.
06:23Mais en fait, à chaque fois, ils font des tirs en gros,
06:25et en fait, ce sont les honnêtes citoyens qui sont plein de la figure.
06:28Et puis de l'autre côté...
06:29Plus rigoureux dans les contrôles aussi.
06:30Exactement.
06:31Pour peu qu'on donne encore des moyens justement à ces contrôles.
06:34On peut aussi penser au-delà des caricatures de tibes.
06:37Il y aurait des médecins complaisants.
06:38Amandine, courage, absolument.
06:40Au-delà des salariés courageux comme Amandine,
06:44on peut aussi dépasser l'idée qu'il y aurait des salariés fainéants,
06:47de l'autre des médecins complaisants,
06:49et que toute velléité de contrôle relèverait d'une société de surveillance,
06:53parce qu'il y a une frange de la classe politique,
06:56dès lors que vous évoquez l'idée qu'il puisse y avoir des contrôles sur les arrêts maladie.
07:00Le fait, par exemple, que sur la première prescription d'arrêt maladie,
07:03ça ne puisse pas excéder un mois.
07:04Certains, tout de suite, vous disent société de surveillance,
07:06vous sortent Michel Foucault, enfin, vraiment, s'indignent à tout va.
07:10Moi, je ne crois pas que ce soit scandaleux.
07:12Je crois que c'est vraiment, ça fait partie d'un bien commun que nous avons en partage,
07:17l'assurance maladie.
07:18Il n'est pas scandaleux que nous allons regarder.
07:20Quand vous savez, par exemple, qu'il y a 13 000 personnes par an
07:22qui se voient prescrire des arrêts maladie par 5 praticiens différents,
07:28c'est que 13 000 personnes par an, c'est sûr, c'est de l'ordre du symbole.
07:31Mais ça compte, parce que tout ça, mis bout à bout, mine le pacte social.
07:35Oui, mais là, aujourd'hui, est-ce que ce n'est pas à la marge, finalement, les fraudeurs,
07:38par rapport à des gens qui, aujourd'hui, sont vraiment en arrêt maladie ?
07:42Ça fait au bout du compte, quand même, François le disait tout à l'heure,
07:4418 milliards par an et un boom de plus de 50 % en 6 ans.
07:48C'est-à-dire que, moi, il y a des nouvelles pathologies.
07:50Oui, mais vous savez ce que vous dites ?
07:51Les médecins, ils disent, moi, quelqu'un vient me voir en me disant,
07:54écoutez, je ne me sens pas bien, je veux m'arrêter.
07:57Le médecin, il ne veut pas prendre de risques.
07:58Moi, j'ai prêté serment, le médecin dit.
08:00Le médecin, il dit, ok, je vous arrête.
08:02Je préfère ce principe de précaution et de prévention,
08:04plutôt que d'avoir quelqu'un, ensuite, qui peut-être va faire un burn-out
08:09ou va faire un arrêt de jour, de votre exemple.
08:14Parce qu'évidemment, il y en a qui sont en vraie difficulté, il faut accompagner.
08:16Mais un arrêt de 1 jour, 2 jours, 3 jours, c'est ça dont on parle, je crois.
08:21C'est pas la même chose.
08:23C'est pas la même chose.
08:24La question, vous n'avez toujours pas répondu, c'est pourquoi les jeunes,
08:27pourquoi les moins de 30 ans tombent plus malades qu'avant ?
08:31Parce qu'il y a eu un avant et un après-Covid.
08:33Oui, c'est après le Covid.
08:34Il y a un certain nombre de gens qui sont entrés sur le marché du travail,
08:37y compris de ma génération, génération 98,
08:40qui sont entrés sur le marché du travail au moment de la Covid.
08:43Donc c'est un état d'esprit de génération qui ne veut plus bosser ?
08:45Génération flemme ?
08:46Ne généralisons pas.
08:47C'est génération flemme ?
08:48Génération fragile ?
08:50Un peu.
08:51Amandine ?
08:52Alors Amandine, c'est la génération courage,
08:54puisqu'elle est là malade, avec son mouchoir à papier.
08:57Mais du coup plus avais.
08:57Médaille du travail, bientôt.
08:58Non, mais ce qui est compliqué, c'est qu'on n'a pas les informations, en fait.
09:01C'est-à-dire qu'on fait quand même des généralités,
09:03mais il y a un gros flou.
09:04Et on ne sait pas vraiment pourquoi il y a cette tendance et cette aggravation,
09:07alors qu'il y a effectivement dramatique pour les finances publiques.
09:09C'est spectaculaire.
09:10C'est une explosion qu'on ne peut plus continuer à gérer.
09:13Donc il est compréhensible que l'État veuille prendre des mesures.
09:16Après, la proposition de Patrick Martin,
09:18elle est quand même franchement assez radicale.
09:20Ne plus couvrir les trois premiers jours.
09:22Encore une fois, on ne sait pas pourquoi il se multiplie aujourd'hui.
09:24Est-ce que les conditions de travail sont aussi en cause ?
09:28Non, mais elles se dégradent dans certaines entreprises.
09:31C'est aussi un fait.
09:32Il y a certainement les deux qui se cumulent.
09:33Des abus d'une part, c'est certain.
09:35De l'autre, une dégradation des conditions, c'est certain aussi.
09:38En tout cas, globalement...
09:39Est-ce qu'il n'y a pas un état d'esprit différent aussi ?
09:41Si, certainement.
09:42Il y a une génération qui prenait sur elle,
09:44qui pouvait aller bosser malade.
09:46Alors je ne sais pas si c'est une bonne chose d'aller bosser malade.
09:48Et puis une autre qui fait plus attention à elle.
09:50C'est certain qu'il y a un grand changement
09:51et qu'on entend beaucoup les entrepreneurs aujourd'hui,
09:53et vous le savez très bien,
09:54décrire cette nouvelle génération, la génération Y,
09:57qui n'a plus envie de se voir imposer
09:59des horaires de fin de journée excessifs,
10:01qui, dès qu'elle négocie un contrat de travail,
10:04négocie également d'avoir beaucoup de télétravail.
10:06Ça fait partie de leurs conditions.
10:08Et quand il y a un conflit, on s'en arrête.
10:09Oui, oui, exactement.
10:10Elle a vraiment beaucoup d'exigences
10:12par rapport à la génération précédente.
10:14On connaît tous des exemples de gens
10:16qui ont un conflit avec leur employeur,
10:18et pour essayer de le régler,
10:20il y a une espèce de chantage qui se met en place,
10:21on se met en arrêt.
10:21Est-ce qu'on n'est pas finalement en France
10:22dans un management un peu daté,
10:25là où bon nombre d'entreprises aux Etats-Unis
10:27prennent en compte le bien-être au travail,
10:31aménagent des espaces aussi ?
10:32Il y a une responsabilité des chefs d'entreprise ?
10:33Il y a de tout.
10:34Il y a des très bons chefs d'entreprise,
10:37il y a des très bonnes entreprises
10:38dans lesquelles tout se passe bien
10:39et que les gens sont heureux
10:41de venir travailler.
10:41Vous avez beaucoup d'arrêt de travail,
10:42vous, si l'on regarde, du vendredi au lundi ?
10:44Non, moi, j'ai la chance d'avoir...
10:46Je ne vais pas trop parler de...
10:49Vous l'avez dit, c'est bien sûr.
10:50Il a installé une salle de yoga dans son mariage.
10:52Bien sûr.
10:52Il ne le dit pas, mais en réalité...
10:54Vous n'êtes pas loin de dire...
10:56Qu'on fait d'accompagnement, de...
10:58Donc, vous privilégiez le bien-être au travail.
11:00C'est tout simplement,
11:01si vous voulez avoir les meilleurs,
11:02vous faites en sorte que vous accompagnez.
11:03Moi, je suis en plus parisien,
11:04et vous savez bien que c'est la course
11:06pour trouver les profils
11:07et que vous accompagnez.
11:09Mais il y a aussi des entreprises
11:10qui n'ont absolument pas les moyens
11:12d'accompagner,
11:13où c'est difficile.
11:14On parlait tout à l'heure des chauffeurs,
11:16des routiers.
11:17Vous voyez bien que les conditions de travail sont...
11:18Donc, on ne peut pas mettre tout le monde
11:19dans le même sac.
11:20Il faut regarder.
11:21Mais c'est vrai que, je vous le redis,
11:23il faut absolument qu'on puisse...
11:25Si on veut augmenter le salaire net
11:27de chacun d'entre nous,
11:28on voit bien que les salaires doivent être augmentés.
11:29Il y a un moment,
11:30les coûts sociaux doivent être moins importants.
11:32Et donc, il faut dire la vérité
11:33et regarder ceux qui abusent.
11:36Dans un instant,
11:37on parlera du budget
11:37avec l'ancien premier président
11:38de la Cour des Comptes,
11:39Pierre Moscovici,
11:40qui est aujourd'hui
11:41à la Cour des Comptes européenne.
11:43Sébastien Lecornu a écrit,
11:44d'ailleurs, aux socialistes,
11:45il veut les rencontrer,
11:46travailler à un compromis.
11:47Qu'est-ce que vous en pensez,
11:48monsieur le député du SAUC?
11:49On va voir ce qu'ils vont nous proposer.
11:51La dernière fois qu'ils ont fait le coup,
11:52ils ont augmenté de 9 milliards d'euros
11:54les prélèvements obligatoires
11:55et ils ont augmenté
11:56la dépense publique
11:56de 37 milliards d'euros.
11:57Et puis, à un moment donné,
11:58c'est pour revenir à ce résultat-là.
12:00Je ne suis pas compris
12:00parce que j'avais l'impression
12:01que c'était Marine Le Pen
12:02qui allait sauver Lecornu cette fois-ci.
12:03Non, finalement,
12:04c'est quand même les socialistes
12:05pourraient le faire.
12:06Sébastien Lecornu se dit aussi
12:07que vu ce qu'il en a coûté
12:08à Michel Barnier
12:09de faire confiance à Marine Le Pen,
12:10peut-être qu'il faut quand même
12:10encore poursuivre son partenariat
12:12sans compagnonnage
12:13avec Olivier Faure,
12:14mais avec les socialistes,
12:15c'est pas de bras,
12:16pas de chocolat.
12:17Et sur l'exercice précédent,
12:18Sébastien Lecornu
12:19leur a quand même donné
12:19la suspension de la réforme des retraites.
12:21Il va falloir la remettre au panier.
12:22Je ne sais pas ce qu'il va.
12:23Ma Vandine ?
12:23En plus, les socialistes sont en campagne
12:25donc ils ne vont rien donner du tout
12:26à Sébastien Lecornu.
12:27Ce n'est pas du tout leur priorité.
12:29Je ne crois pas, Noël.
12:29Et M. Maillard,
12:30il faut encore donner à gauche ?
12:33Écoutez, moi je suis très mécontent
12:35du fait qu'on suspende
12:36la réforme des retraites.
12:37D'ailleurs, on en paye les conséquences
12:39l'année d'après.
12:41Tout simplement,
12:42il y a encore moins d'argent
12:42et donc il faut faire des réformes.
12:45Nous, on va apporter,
12:45en naissance,
12:46on va apporter tout simplement,
12:50sur les baisses de dépenses de budget.
12:52Donc je suis très heureux
12:54de voir les différents groupes
12:55et on va regarder vote par vote
12:56les positions les uns les autres.
12:58Dans un instant,
12:58on verra ce qu'en dit Pierre Moscovici,
13:00l'ancien premier président
13:01de la Cour des comptes,
13:02devenu aujourd'hui membre
13:02de la Cour des comptes européenne.
13:03Il a été ministre de l'économie
13:04aussi, François Hollande.