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Ce mercredi 23 septembre, Sandra Gandoin a reçu Alexandra Baum et Olivia Baum, cofondatrices de Lison Paris, dans l'émission BFM Entreprise, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez la en podcast.
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00:01BFM Business présente
00:07BFM Entreprises, croissance, la stratégie.
00:11Sandra Gondoyne.
00:12Bonjour à tous, bienvenue dans BFM Entreprises,
00:15l'émission qui plonge au cœur des boîtes tout au long de la semaine.
00:18Vous le savez, le lundi, on parle de leadership,
00:20le mardi des outils RH, le mercredi de croissance,
00:23le jeudi de transmission.
00:24On vit la vie de l'entreprise au plus près.
00:28On parle croissance aujourd'hui.
00:30Et on va s'adresser finalement à toutes les personnes
00:32qui veulent passer du salariat à une vie d'entrepreneur.
00:35C'est le pari qu'on fait les sœurs Lison.
00:37C'est comme ça que je les appelle, vous allez voir.
00:38Il y a plus de 10 ans et on va parler franchement des bons côtés
00:41et des difficultés de la vie de patronne.
00:44Difficultés qui pourtant ne font rien regretter de cette décision.
00:47A mes côtés donc pour cette émission,
00:49Olivia et Alexandra Beaume, cofondatrices toutes les deux de Lison Paris.
00:54Bonjour mesdames, ravie de vous avoir sur ce plateau.
00:56BFM Entreprises, comment on fait croître sa boîte ?
00:59C'est parti.
01:01Le témoignage.
01:02Un témoignage à deux têtes aujourd'hui.
01:05Deux cofondatrices qui ont créé Lison.
01:07C'était quelle année, Olivia ?
01:082015.
01:09Avril 2015.
01:10Plus de 10 ans, effectivement, c'est ce que je disais.
01:13Et vous allez nous expliquer déjà pour commencer,
01:14parce que c'est ça en fait, c'est un petit peu
01:16pourquoi on prend cette décision-là,
01:18de ce dont on va discuter aujourd'hui.
01:20Vous n'étiez pas du tout dans le monde de l'entrepreneuriat.
01:24Vous étiez complètement soit en recherche,
01:27soit dans une vie autre.
01:28Alexandra, qu'est-ce que vous faisiez à cette époque-là, en avril 2015 ?
01:31Alors moi, j'étais maman de cinq enfants.
01:33Déjà, oui.
01:34Voilà, déjà.
01:35Maintenant, il y en a six, mais à l'époque, il y en avait cinq.
01:37Et en fait, c'est vrai que l'idée de Lison est vraiment partie d'un constat.
01:40C'est-à-dire qu'en fait, moi, j'habite au bord de la mer.
01:44Et en fait, je me rendais compte qu'il y avait des très belles marques de pré-tapes
01:47enfants françaises.
01:49Prêt-à-porter.
01:49Voilà, prêt-à-porter, pardon.
01:51Et en fait, arrive l'été, et on ne trouvait pas de maillot
01:53qui soit ni élégant, raffiné, et qui soit tendance et stylé.
01:59Et donc, j'ai dit à Olivia, viens, viens, on va monter une marque de maillot de bain.
02:02Elle m'a dit non trois fois.
02:05Et c'est intéressant parce que moi, de prime abord,
02:08je pensais que des marques de maillot de bain, il y en avait plein.
02:10Mais en fait, non.
02:11Réellement, il y avait un manque pour l'âge auquel vous vous adressiez,
02:15c'est-à-dire la grande fille, la pré-adolescente.
02:19Sur ce créneau-là, il y avait un véritable manque sur le marché.
02:23Toutes les marques de prêt-à-porter font un peu de maillot de bain.
02:26Mais vraiment une marque spécialisée dans le bain,
02:29avec des tissus qui soient éco-responsables, durables,
02:33qui soient anti-UV, qui soient aussi 100% faits en France,
02:37avec des vraies qualités, avec des différences de style, il n'y en avait pas.
02:42On va y revenir sur ce produit et l'importance de ce produit.
02:45Mais vous, vous étiez salariée, Olivia, dans le vêtement déjà.
02:48Alors oui, moi j'ai passé plus de 10 ans chez Monoprix
02:51au développement produit, chef de groupe, chef de produit.
02:55Donc j'avais déjà cette habitude-là.
02:56Je n'avais jamais fait de lingerie,
02:57parce que c'est vrai que le bain, on oublie souvent que c'est vraiment de la lingerie.
02:59C'est vraiment un métier assez précis.
03:02Donc je travaillais déjà quand même là-dedans.
03:04J'avais quand même une bonne connaissance des tissus,
03:07comment on travaille avec une usine.
03:08Ensuite, je travaillais dans la chaussure et j'avais arrêté.
03:10J'étais en petite pause, j'avais besoin d'un petit break.
03:13Et ma soeur m'a convaincue.
03:17Le début de l'aventure Lise en Paris se fait progressivement.
03:20Vous lancez, vous avez cette idée,
03:23mais réellement, vous vous donnez quand même une année ou deux
03:26pour voir si ça fonctionne, Alexandra.
03:27Voilà, c'est ça.
03:28Donc en fait, nous, on a vraiment monté la marque
03:30avec l'idée de se faire plaisir, de prendre du temps,
03:33de voir où ça allait nous mener, en fait.
03:37La chance, c'est que très rapidement,
03:39la marque a eu beaucoup de succès auprès de revendeurs,
03:43on va dire, un peu iconiques.
03:45Notre premier revendeur a été le Club 55.
03:48Évidemment, c'était vraiment la clientèle parfaite pour ce produit,
03:50qui à l'époque était un produit extrêmement niche,
03:53parce qu'on faisait du maillot de bain en coton.
03:57Et puis ensuite, de fil en aiguille, on a fait un premier salon,
04:00on a été choisi par Small Label,
04:01on a été choisi par Melijo.
04:03Alors en fait, l'aventure, disons,
04:04qui à la base n'était pas pensée pour être un gros succès,
04:07on va dire, a énormément plu très vite.
04:10C'est intéressant.
04:11Et comment vous avez décidé de partager les tâches au départ ?
04:15On va voir si d'ailleurs ça a évolué,
04:17mais qui faisait quoi au départ, Olivia ?
04:19Ça s'est fait en fait assez naturellement.
04:21Toute la partie vraiment design, style, développement, produit,
04:24on l'a faite ensemble,
04:25parce qu'on commençait par faire des produits,
04:27on était en voyage, en Inde,
04:28tout était fait à la main, au bloc print.
04:30Et puis c'est vrai que c'était un kiff de le faire à deux.
04:35C'était vraiment cette aventure-là qui nous a driveés au départ.
04:38Et donc ensuite, naturellement,
04:39moi je me suis plus focussée sur toute la partie mise au point des produits,
04:43gestion des échanges avec les partenaires,
04:46avec les usines, avec les fabricants de tissus.
04:48Et Alexandra, elle a géré aussi parce qu'elle n'était pas sur Paris.
04:54Elle a géré toute la partie réseau.
04:56Et Alexandra, elle a une formation de journaliste.
04:58Moi, je faisais beaucoup de marketing, communication.
05:01On a fait des collaborations.
05:03Et après, petit à petit, comme tu disais,
05:06les rôles ont changé.
05:08Les rôles ont évolué.
05:09Et en fait, je me suis retrouvée dans la position de directrice commerciale.
05:13Le fameux rôle commercial.
05:14Je ne m'ai pas trop convaincue.
05:15Mais qui, en fait, aujourd'hui, voilà, c'est vraiment pour moi une énorme...
05:20Enfin, j'adore vendre l'ISON.
05:21J'adore présenter l'ISON parce que je suis absolument certaine du produit.
05:25On l'adore.
05:25Et je sais qu'aujourd'hui, c'est un produit qui plaît énormément,
05:28qui se vend facilement.
05:29On a commencé, effectivement, avec cette idée qu'on allait voir si ça plaisait,
05:34si ça marchait, si ça prenait, justement, chez les bons partenaires.
05:37Et vous les trouvez, les bons partenaires.
05:39Qu'est-ce qui se passe au moment du Covid ?
05:41Parce que le Covid, c'est une phase dans laquelle, finalement,
05:45l'activité s'accélère, Alexandra ?
05:47Absolument.
05:48En fait, pour nous, c'est vrai qu'on rentrait d'Inde
05:52et qu'on s'est vraiment pris le Covid comme ça, par surprise,
05:55juste avant le début d'une nouvelle collection.
05:57Et en fait, la chose qu'on a eue, c'est qu'on a continué les ventes en ligne.
06:01Et les ventes ont très, très bien marché.
06:03Donc, pour nous, ça a été un peu, on va dire, un tremplin.
06:06Oui, c'est ça.
06:06Parce que les ventes qui marchent derrière, ça veut dire la production qu'il faut accélérer.
06:11Oui, c'est vrai qu'au-delà du Covid, je reviens,
06:15pour la partie B2B, ça a été compliqué,
06:18puisqu'on a beaucoup de boutiques qui étaient fermées,
06:20mais qui, Dieu merci, ont ouvert fin mai.
06:22Vous vous souvenez, ça a un peu réouvert fin mai.
06:23Et on a quand même beaucoup de boutiques qui sont des boutiques de plage,
06:27des boutiques d'hôtels, de l'hôtellerie plutôt haut de gamme.
06:30Et ces clients-là, ils ont rouvert.
06:31Et même s'ils n'ont pas passé de commande, on a été super réactifs.
06:33Et on a pu, puisqu'on avait quand même nos collections,
06:36on les lance six mois à l'avance.
06:37Donc, on avait déjà fabriqué avant le Covid.
06:39Donc, il fallait quand même écouler les stocks.
06:41Et du coup, on a, Dieu merci, toutes ces boutiques-là
06:43qui ont réouvert et qui se sont retrouvées avec des besoins.
06:45Et on a beaucoup travaillé pour accepter des commandes
06:48et pour pouvoir livrer à temps pour le démarrage des vacances.
06:51Et après, c'est vrai que juste avant, en plus, le Covid,
06:53on avait déjà décidé qu'il fallait vraiment pousser le digital.
06:57Et on a été, on a signé Alexandra à trouver un gros revendeur aux Etats-Unis
07:01qui a un très gros site internet américain.
07:03Et ça nous a beaucoup aidé à se développer aussi sur la partie digitale
07:06et notamment pour attaquer les Etats-Unis.
07:08On va le voir, justement, parce que ce qui est intéressant,
07:11c'est qu'assez vite, effectivement, vous attaquez les marchés étrangers.
07:14Il y a cette question de saisonnalité.
07:16Il y a cette question de qui est dispo.
07:17Comment ça se met en place, entre guillemets,
07:20finalement, assez vite, cette internationalisation ?
07:23En fait, on a tout de suite compris qu'avec un marché seulement européen,
07:27on aurait du mal à atteindre une rentabilité rapide, on va dire.
07:31Donc, il a fallu qu'on regarde où est-ce que les gens étaient en vacances,
07:33soit toute l'année, soit il y avait des zones géographiques
07:37où il faisait beau, en fait, toute l'année.
07:39Et ensuite, évidemment, le marché de l'hôtellerie, des resorts, des beach clubs.
07:43Et donc, les Etats-Unis, ça a été forcément une belle cible.
07:47dure à atteindre.
07:48C'est très compliqué, les Etats-Unis.
07:52Mais voilà, ça faisait partie absolument de la stratégie Lison
07:56pour internationaliser la marque.
07:58C'est intéressant.
07:58Oui, pardon, Olivier.
07:59Non, non, c'est vrai que les Etats-Unis, en plus,
08:01notre papa est américain, donc on avait vraiment...
08:03Ce n'est même pas une revanche, mais on avait vraiment cette envie.
08:05Enfin, vraiment, ça nous tenait à cœur.
08:07Vous aviez un prisme.
08:09Voilà, que Lison Paris soit présent là-bas.
08:12Et en fait, ça plaît tellement.
08:13Et puis, on est une marque française, on a le chic français,
08:16tout en ayant...
08:17On a beaucoup joué sur le côté...
08:19Frenchy.
08:20French, mais à la fois, c'est beau, mais c'est éco-responsable.
08:23C'est beau, mais c'est bon pour la peau de vos enfants.
08:25Et ça, ce n'était pas négociable.
08:27Il fallait à la fois le style, à la fois la qualité,
08:29et surtout, il fallait que ça protège l'enfant du soleil.
08:32Parce qu'on vend très bien l'adolescente,
08:34mais on a aussi toute cette cible qui va du bébé.
08:36Vraiment, on commence aux 12 mois.
08:37Et il fallait qu'on accompagne les mamans, qu'elles soient sûres du produit.
08:40Oui, c'est très intéressant.
08:41Vous m'aviez parlé aussi, quand on a préparé l'émission, Alexandra,
08:45de ce côté, on a choisi une plateforme,
08:47et puis à un moment, on a dû changer.
08:48C'est intéressant parce que je pense que toute personne
08:51qui se lance dans un business comme ça de retail
08:53va devoir faire ce choix à ce moment-là.
08:55Il y a plusieurs options.
08:56On ne sait pas laquelle sera la bonne.
08:58Et vous avez changé en cours de route, en réalité.
09:00On a changé en cours de route.
09:01Alors en fait, nous, on travaillait sur une plateforme française
09:04qui marchait très bien.
09:05Mais en fait, c'est vrai que
09:07pour une croissance plus rapide, plus efficace,
09:10et surtout pour pouvoir, on va dire, attaquer les Etats-Unis,
09:14on a fait le choix de passer sur une autre plateforme
09:17et très bénéfique.
09:19Qui prend une commission ?
09:20C'est vrai que moi, je ferais un petit levé.
09:22Oui, c'est ça, vous n'étiez pas d'accord.
09:23En fait, voilà.
09:23Mais aussi, un conseil que je donnerais aux entrepreneurs
09:26ou ceux qui veulent se lancer,
09:27il ne faut pas avoir peur de changer les choses,
09:30de bouger les choses.
09:31Parce que nous, on a fait ce choix-là plus,
09:33enfin, de casser ce qu'on avait construit.
09:36Et c'était à chaque fois...
09:38Oui, que ce soit changer de plateforme,
09:40changer de partenaire de fabrication
09:41ou même changer de personne.
09:44Parce qu'on est une petite structure vraiment interne.
09:47Mais après, on a beaucoup de freelances,
09:49d'agences qui gravitent autour de nous.
09:50Et c'est vrai que ce soit typiquement
09:52pour développer le digital,
09:54on était obligés de s'accompagner.
09:56Je veux dire, moi et Alexandra,
09:57on n'est pas des pros du digital.
09:59Et c'est bien d'essayer de tout faire soi-même,
10:01mais à un moment, ce n'est pas possible.
10:02Et en fait, on le fait moins bien que des pros.
10:03Donc, on s'entoure de certaines personnes.
10:05Et parfois, il faut arriver à dire,
10:07en fait, cette personne ne convient plus
10:08ou cette manière de travail ne me convient plus.
10:10Et c'est difficile quand on...
10:11Ces gens-là sont presque comme des salariés, en fait,
10:14parce qu'on les connaît,
10:15parce que nous, on est...
10:16Voilà, c'est presque des amis.
10:18Et parfois, de dire, on arrête là.
10:19Et ça, c'est difficile.
10:21C'est un système de freelancing, en réalité ?
10:23Les experts auxquels vous faites appel
10:26pour la plateforme,
10:27pour la comptabilité, pour tout ça,
10:29c'est comme ça que vous travaillez ?
10:30Oui, principalement comme ça, oui.
10:31Pourquoi ce choix-là ?
10:33Ça permet d'avoir, finalement,
10:35de travailler par mission ?
10:36Ça permet de travailler par mission.
10:38Ça permet beaucoup de limiter les coûts,
10:39il faut être honnête,
10:40parce qu'aujourd'hui,
10:41salarié des personnes, ça coûte cher,
10:43même si on est bien aidé,
10:45donc on a des équipes.
10:47Mais c'est vrai qu'il y a certaines missions
10:48pour lesquelles on n'a pas besoin
10:49de quelqu'un à temps plein.
10:51Et encore une fois, où c'est bien,
10:52on sait que c'est bien,
10:53peut-être, de changer tous les 2-3 ans,
10:55de changer d'agence SEO,
10:56de changer de plateforme,
10:58de changer peut-être même de comptable,
10:59vous voyez, pour voir d'un autre œil,
11:01pour être accompagné un peu différemment.
11:03Et c'est vrai que pour ça,
11:04être avec des freelances ou des agences,
11:07c'est plus facile.
11:10En termes de financement,
11:12comment on se lance là-dedans ?
11:14On l'a dit au début de l'émission,
11:16au départ, vous étiez dans certaines situations
11:20personnelles, professionnelles.
11:21Le salariat, ça assure un confort.
11:22Évidemment, si on n'est pas tous à franchir le pas,
11:25c'est parce qu'il y a cet aspect, justement.
11:26Bon, financement, comment on lance une marque comme ça
11:29et comment on la finance au départ, Alexandra ?
11:31Alors, nous, on a commencé,
11:32comme je t'ai dit,
11:33on a commencé vraiment au début tout doucement.
11:36Donc, on n'avait pas des gros besoins financiers.
11:39Ce qui nous a permis d'avoir la vie familiale à côté,
11:42en tout cas pour moi, Olivia,
11:43de faire ce petit break et d'avoir un chômage.
11:47Et en fait, rapidement,
11:49quand la marque a commencé à beaucoup plaire,
11:50là, on a dû trouver des financements
11:51parce qu'en fait, le maillot de bain,
11:52ce qui est compliqué,
11:53c'est qu'on a des frais avant que...
11:56Il y a un décalage.
11:57C'est ça, il y a un décalage, en fait.
11:58Donc, là, on a dû faire appel à Angel.
12:03On a eu un Ness Angel
12:05qui est un peu tombé du ciel, d'ailleurs.
12:06Au départ, c'était de la love money.
12:07C'était quand même...
12:08Exactement.
12:09C'était un client, d'ailleurs.
12:10Et au final, un investisseur,
12:12vous l'avez trouvé principal.
12:13Exactement.
12:14Et c'est vrai que c'était de la love money.
12:16Et on a commencé comme ça.
12:18Et comme disait Alexandra,
12:19notre gros problème, effectivement,
12:20c'est la saisonnalité, encore une fois,
12:21et pour le produit et pour le BFR.
12:23On a besoin d'argent l'hiver
12:24parce qu'on fabrique l'hiver.
12:26Et en gros, notre chiffre d'affaires
12:28et la trésorerie,
12:29elle est plutôt présente
12:30à partir du mois de mars.
12:32Donc, il faut arriver à jongler
12:34avec tout ça.
12:35Et en même temps,
12:36on a vraiment envie
12:38de garder vraiment le contrôle
12:39quand même de notre entreprise.
12:40Oui, bien sûr.
12:41Ça appartienne à vous.
12:43Vous me disiez,
12:44en préparant l'émission, Alexandra,
12:45qu'il n'y avait pas beaucoup de soutien
12:46pour les jeunes entrepreneurs.
12:48Nous, ici, de notre point de vue,
12:49il y en a beaucoup.
12:49Est-ce que le problème,
12:51c'est surtout
12:51qu'on ne sait pas
12:53où aller chercher
12:54toutes ces aides multiples
12:56qui sont proposées
12:56par plein, plein, plein d'organismes ?
12:58On ne sait pas exactement
12:59où elle est,
13:00à quelle porte elle est sonnée
13:01quand on en a besoin.
13:02C'est ça, le problème ?
13:03C'est vrai qu'il y a beaucoup d'aides.
13:06En revanche,
13:07aller les chercher,
13:08trouver le bon interlocuteur,
13:12ça, c'est compliqué.
13:13Mais encore une fois,
13:13on a trouvé des gens
13:14dont c'est le métier,
13:15en fait,
13:15et donc ils regroupent
13:16toutes les aides
13:17auxquelles votre marque
13:19ou votre entreprise a droit
13:20et ensuite,
13:22ils s'occupent
13:22de faire les dossiers,
13:23de vous aider.
13:24Donc ça, c'est vraiment bien.
13:25Encore une fois,
13:26savoir déléguer,
13:27c'est très bien.
13:27Olivia ?
13:28Non, et c'est vrai
13:29que quand on dit entrepreneur,
13:30parfois, on pense,
13:31surtout au début,
13:32on pense qu'on doit savoir
13:33tout faire.
13:34Mais je ne suis pas comptable.
13:36Alexandra n'est pas
13:37une pro du SEO,
13:38même si on le devient
13:39par la force des choses.
13:40Mais effectivement,
13:41il faut quand même
13:41s'entourer,
13:42et ça a souvent un coût,
13:43mais il faut quand même
13:44s'entourer,
13:45d'où tous ces petits freelances
13:46qui gravitent souvent,
13:47de personnes dont c'est le métier
13:48parce qu'eux,
13:49c'est leur job,
13:49ils aiment le faire
13:50et moi,
13:50aller chercher des aides
13:51ou ma sœur aller chercher,
13:53aller deviner comment on fait
13:54un bon SEO
13:55pour attaquer le marché américain,
13:57c'est inefficace en fait.
13:58Donc c'est inefficace
13:59et ça vous fait faire des choses
14:00que vous n'avez pas forcément
14:02envie de faire
14:02et en plus,
14:03on est moins bon que les autres.
14:04Donc c'est vrai
14:04qu'il faut savoir s'entourer.
14:07L'accompagnement,
14:07ça fait gagner du temps.
14:08C'est ça.
14:09On est d'accord.
14:09Mais en fait, vraiment,
14:10je pense que savoir déléguer
14:11et ne pas avoir peur
14:12de ne pas savoir
14:14et ne pas avoir peur
14:15de demander de l'aide
14:16à des gens
14:16dont c'est le métier
14:17ou dont c'est l'expertise,
14:18c'est vraiment très important.
14:20Et ça s'apprend.
14:20Je ne suis pas très douée pour ça.
14:22Ça met des années,
14:23effectivement.
14:24On met des années
14:24à l'apprendre
14:25et à tester tout ça.
14:27Je veux revenir
14:28sur la distribution.
14:29Vous êtes aujourd'hui présente
14:30dans 60 boutiques
14:31réparties dans 30 pays,
14:33les maillots,
14:34l'ISON.
14:34Comment on organise ça
14:35entre le digital
14:36et les boutiques ?
14:38C'est quoi la répartition
14:39aujourd'hui des ventes,
14:39?
14:40On est quasiment
14:41à 50-50.
14:43Sachant que sur la partie digitale,
14:45on n'était qu'à 20%
14:45du chiffre d'affaires
14:46en 2022.
14:47Donc, on a vraiment,
14:48suite au Covid,
14:49c'était déjà une stratégie
14:51que, bien entendu,
14:52on avait prévu de pousser,
14:54mais c'est vraiment
14:55depuis le Covid,
14:56on s'est forcés
14:57entre guillemets
14:58et on a vu surtout
14:58qu'il y avait un vrai intérêt
15:01à pousser le digital.
15:03Donc, effectivement,
15:04maintenant,
15:04on est quasiment à 50-50
15:07et sur toute la partie
15:09et le e-shop,
15:10pour le coup,
15:11le chiffre d'affaires
15:12a fait fois 10
15:13en 4 ans,
15:14alors que le B2B,
15:15toute la partie retail,
15:16on est à fois 2,
15:17mais on n'a pas du tout
15:18les mêmes croissances
15:20sur l'un ou l'autre.
15:21Après,
15:21ça coûte aussi
15:24de l'argent
15:24d'être en digital.
15:25Les gens pensent
15:25qu'il suffit d'avoir,
15:26enfin,
15:26beaucoup de personnes
15:26pensent qu'il suffit
15:27d'avoir un e-shop,
15:27mais il faut investir dedans.
15:29Il faut investir,
15:30il faut le changer,
15:30il faut se faire accompagner,
15:32comme disait Alexandra.
15:33Et c'est vrai que
15:33ce n'est pas quelque chose,
15:34il ne suffit pas
15:34d'avoir un site internet,
15:35sinon vous êtes en page 42
15:36quand les gens tapent
15:37maillot de bain enfant,
15:38il n'y a pas que nous.
15:39Oui, oui, oui.
15:40Donc, il faut vraiment
15:41se faire bien accompagner
15:42et être capable
15:43et avoir la volonté
15:44d'investir financièrement dedans.
15:46Ce n'est pas juste
15:47ouvrir une boutique.
15:47Alexandra ?
15:48Non, mais je voulais dire
15:49qu'on est dans des
15:50très belles boutiques
15:51à travers le monde.
15:52Donc, on a des boutiques iconiques,
15:54on est chez Harold's,
15:57endroits qui font rêver,
15:59on va dire.
16:00Mais ça, c'est pareil,
16:01c'est vraiment un travail de fond
16:02d'aller étudier son marché,
16:04étudier sa clientèle,
16:06comprendre que peut-être
16:06que le produit,
16:07on ne va pas le pousser
16:08dans une certaine zone,
16:09mais qu'on va vraiment pousser
16:10soit aux Etats-Unis,
16:12soit dans le Moyen-Orient.
16:14Donc, vraiment, voilà,
16:15c'est vraiment connaître
16:15très bien son produit,
16:17très bien sa clientèle.
16:18Oui, et effectivement,
16:19savoir de temps en temps
16:20abandonner des choses
16:21ou pousser,
16:22comme tu parlais des Emirats,
16:24ils n'achètent pas
16:25de la même manière.
16:26On se dit, c'est canon,
16:27il fait beau toute l'année,
16:28il faut y aller,
16:29c'est facile,
16:29mais ils achètent...
16:30Les mamans,
16:33sauf les expats,
16:34mais les mamans,
16:34elles couvrent les fesses
16:34de leurs enfants.
16:35Donc, il faut avoir
16:36un maillot, c'est bien,
16:37mais il faut avoir
16:37la petite jupe assortie
16:38ou il faut avoir
16:39le petit short assorti.
16:41Il y a une culture,
16:41il y a une culture.
16:42Chaque marché a ses spécificités.
16:44Exactement.
16:44Et c'est très intéressant,
16:46mais c'est pour ça que parfois,
16:47c'est bien de se dire,
16:47bon, on ne peut pas attaquer
16:48tous les marchés en même temps,
16:50il faut faire des choix.
16:51Donc, les US,
16:51ça y est,
16:52maintenant,
16:52on comprend bien la cible.
16:53Maintenant,
16:53on attaque aussi
16:54d'autres marchés,
16:55les Emirats,
16:56et de voir comment ça répond.
16:57Et depuis qu'on est chez Arode,
16:59on attaque plus doucement,
17:00mais on y va maintenant au UK.
17:02Voilà,
17:02il faut quand même savoir
17:04quand aller où
17:04et surtout se préparer.
17:06Et ça,
17:06ça prend longtemps
17:07à le comprendre.
17:08Ça prend longtemps.
17:09Encore une fois,
17:09mais c'est parce que vraiment,
17:10il faut, déjà,
17:11une fois qu'on a compris son produit,
17:12qu'on sait qu'il plaît,
17:13après,
17:14c'est ce que je disais,
17:14il faut vraiment étudier
17:15sa clientèle,
17:16comprendre le besoin
17:18de chaque client,
17:18parce que le besoin américain
17:19n'est pas le même
17:20que le besoin au Moyen-Orient,
17:22ni le même qu'en Asie.
17:23Ce n'est pas la même culture du bain.
17:25On ne couvre pas ses enfants
17:27de la même façon
17:27dans chaque pays.
17:28Donc,
17:28vraiment connaître bien son produit
17:30et comment l'offrir
17:31et le présenter à sa clientèle.
17:33Voilà,
17:33les leçons à retenir.
17:35On va passer au conseil de l'expert
17:36tout de suite.
17:38Le conseil de l'expert.
17:39C'est la partie de l'émission
17:41où, finalement,
17:41on prend des leçons
17:43de tout ce qu'on a vécu
17:44pendant cette aventure
17:46entrepreneuriale.
17:47Lison a 11 ans aujourd'hui.
17:48Vous allez où, déjà ?
17:50Quel est l'objectif
17:51sur la distribution,
17:53sur le produit,
17:53sur arrêter certains marchés ?
17:54C'est quoi l'objectif
17:55dans les années qui viennent ?
17:56Vous avez quoi en ligne de mire ?
17:59Alexandra ?
18:00Vraiment,
18:00c'est vraiment
18:02faire réunir la marque
18:03à travers le monde
18:04et devenir vraiment
18:06la marque référente
18:07du maillot de bain.
18:08Partez en vacances,
18:09vous vous dites
18:09« Tiens,
18:10il faut que j'aille
18:10chez Lison
18:10acheter les maillots
18:11pour mes enfants.
18:12Que ce soit un bébé,
18:14une petite fille
18:14ou une ado. »
18:15Parce que la marque
18:16a vraiment grandi
18:17dans ses trois étages.
18:20Et c'est vrai que
18:20l'adolescence,
18:21on a des très belles performances.
18:23C'est intéressant
18:24parce que quand on en a parlé
18:25de la marque,
18:26on s'est posé la question
18:27de pourquoi vous n'alliez pas
18:28sur la femme.
18:29Parce que la femme,
18:29le maillot,
18:30on se dit
18:30qu'il y a des possibilités
18:32multiples.
18:34Mais il y a une raison,
18:34c'est que vous restez
18:35vraiment sur votre cible
18:38de départ.
18:39La petite fille...
18:39Je pense que Lison,
18:40on n'a pas du tout fini
18:41ce qu'on a envie de faire.
18:44Et surtout que la femme,
18:46c'est vraiment
18:47une cliente différente,
18:49un marché différent,
18:50un savoir-faire différent
18:52et surtout,
18:52il y a une compétition
18:54peut-être plus ardue.
18:55Beaucoup,
18:55beaucoup de concurrents.
18:56Et on sait
18:57qu'on a encore
18:58plein de belles choses
19:01à faire avec l'enfant
19:01et on trouve ça intéressant
19:03de ne pas faire
19:05comme tout le monde.
19:06en fait.
19:06C'est bien sûr
19:07que c'est...
19:09Et voilà,
19:09on préfère que ça continue
19:11à bien faire
19:11ce qu'on sait faire
19:12pour l'instant.
19:13Et encore une fois,
19:14on a encore beaucoup
19:14de choses à faire.
19:15On a envie de développer...
19:16On va agrandir
19:17un petit peu la gamme.
19:18Comme je vous disais,
19:19on a développé vraiment
19:19des petites jupes,
19:20des petits shorts
19:21pour les filles.
19:22On a la collection garçons.
19:23On a un nouveau produit
19:24qui va sortir cet été
19:25qui va, je pense,
19:27révolutionner le marché
19:28du milieu garçon.
19:29Non, mais on a vraiment
19:30un produit qui va être...
19:31Pour l'instant,
19:32il est plutôt adopté
19:33par tous les petits garçons
19:34à qui on monte
19:34les échantillons.
19:36Et après,
19:36on a des petites nouveautés
19:37qui vont venir graviter
19:38un petit peu
19:38autour du maillot,
19:39des petits accessoires
19:40de plage.
19:42Voilà.
19:43On développe au fur et à mesure
19:44des petites idées
19:45pour que la marque,
19:46qui a un vrai univers,
19:47l'ils ont au-delà du bain.
19:48Pour mettre tout ça
19:50en musique,
19:51des possibilités d'embauche,
19:53on embauche
19:53dans les deux années qui viennent
19:54ou vous allez rester
19:55très prudente
19:56sur cette partie-là ?
19:57Alors, on embauche
19:59idéalement, oui.
20:00Après, voilà,
20:01malheureusement,
20:02le marché est quand même...
20:03Alors, on a une belle
20:04croissance et franchement,
20:05on est contente
20:05et on n'a jamais fait
20:07une année sans croissance.
20:08Donc, on est vraiment ravis.
20:09Mais voilà,
20:10une embauche,
20:11c'est vraiment un step.
20:12On a des alternants
20:13tous les ans.
20:14Mais c'est vrai que c'est un step.
20:15Mais oui,
20:15dans les objectifs,
20:16c'est d'avoir deux personnes
20:17dans les deux années.
20:18Oui, c'est une maîtrise
20:18millimétrée des coûts quand même.
20:19Exactement.
20:20Donc, cette partie-là.
20:22J'aimerais bien
20:22qu'on parle de ce à quoi
20:25il faut faire attention
20:26peut-être quand on plonge
20:27dans cette aventure.
20:27Quand on a préparé cette émission,
20:28vous m'avez dit
20:29qu'il ne faut pas écouter
20:34ça sur ce plateau
20:35de la part d'entrepreneurs.
20:36Par exemple,
20:37l'entourage peut être
20:37un peu négatif,
20:39peut être inquiet,
20:39simplement.
20:40C'est de l'inquiétude.
20:40Mais en tout cas,
20:41on récolte beaucoup
20:42de négativité, Alexandra.
20:45Oui, enfin,
20:46c'est vrai que déjà,
20:46nous, à la base,
20:47on était...
20:48Ce n'était pas du tout
20:50imaginable qu'on travaille
20:50ensemble.
20:51Ce ne faisait pas partie
20:52vraiment des plans.
20:54Donc, on a eu aussi
20:56beaucoup d'inquiétudes
20:56par rapport au financement
20:58que moi,
20:58je n'habite pas à Paris.
20:59Donc, comment est-ce
21:00qu'on va travailler ensemble
21:01à distance ?
21:01C'est compliqué.
21:02Moi, j'avais cinq enfants.
21:04Et après,
21:05il y avait toute la partie,
21:05on va dire, mathématiques
21:07que peut-être,
21:08on n'avait pas vraiment
21:09voulu étudier.
21:10On avait un vrai coup de cœur.
21:12On avait une intuition.
21:13Et beaucoup de gens,
21:14en voulant faire bien,
21:16nous ont dit
21:16attention, attention, attention.
21:18Heureusement,
21:18on ne les a pas écoutés.
21:19Donc, petit conseil aussi,
21:20c'est vraiment,
21:21si vous avez un produit
21:22ou si vous avez une idée
21:23en laquelle vous croyez
21:23énormément,
21:25écoutez les conseils,
21:26mais ne vous faites pas
21:27écraser votre rêve.
21:28Oui, c'est ça.
21:28C'est vraiment important.
21:29Par la négativité
21:30ou même ne serait-ce
21:30que la prudence de l'entourage.
21:32Oui, c'est ça, Olivia.
21:33Oui, c'est ça.
21:34Si vous pouvez vous permettre
21:35pendant un certain temps
21:37de vivre votre rêve,
21:38d'aller à l'aventure,
21:39ce n'est pas facile.
21:39Mais déjà,
21:40je pense qu'on ne le regrette jamais.
21:41Franchement,
21:42on ne le regrette jamais.
21:43Et nous,
21:44de toute façon,
21:44maintenant,
21:44on ne peut plus s'arrêter.
21:46On est allé trop loin
21:47pour s'arrêter.
21:49Mais c'est vrai
21:49qu'on a dû un peu
21:52mettre des bouchons
21:53et des œillères.
21:54Et encore une fois,
21:55comme vous le disiez,
21:56par bienveillance.
21:57Jamais personne ne nous a dit
21:58que notre famille
21:59nous a toujours soutenus.
22:00Vraiment,
22:00on a beaucoup de chance.
22:00On a toujours été soutenus
22:01alors qu'on ne vient pas
22:02d'une famille d'entrepreneurs
22:03non plus.
22:03Mais on a été très soutenus
22:05et on l'est toujours.
22:07C'est nos plus gros fans.
22:08Mais voilà,
22:09c'est vrai qu'il y a
22:10beaucoup de gens
22:10qui sont bienveillants
22:11mais qui, en fait,
22:12peuvent casser un petit peu
22:13cette audace qu'on a.
22:14Oui, par protection.
22:15Et partage leur inquiétude.
22:18Pour terminer,
22:19qu'est-ce que vous a amené
22:19l'entrepreneuriat ?
22:20Parce que j'allais vous demander
22:21si vous regrettiez
22:22votre vie d'avant.
22:22Bon, la réponse est venue
22:24comme ça d'un coup
22:25sans problème.
22:25Mais c'est ça.
22:26Qu'est-ce que ça amène
22:27dans vos vies ?
22:28L'entrepreneuriat,
22:29vous avez toutes les deux
22:30des familles.
22:30Je veux dire,
22:31c'est l'entrepreneuriat,
22:32tout le monde le dit
22:32sur ce plateau.
22:33C'est la semaine,
22:34le week-end,
22:34la nuit,
22:35le jour,
22:35c'est tout le temps.
22:36On ne décroche jamais.
22:38Donc, ça amène quoi ?
22:39Olivia ?
22:40Alors, de la liberté.
22:42Et moi,
22:43ça m'a quand même...
22:44J'ai toujours...
22:45Moi,
22:45j'avais aucun problème
22:47à être salariée.
22:47Je ne pensais pas
22:48que j'avais ce besoin
22:49de liberté.
22:50Et je ne pensais pas
22:51que j'étais capable
22:52d'être entrepreneur.
22:53Et en fait,
22:54je suis vachement fière.
22:55Moi,
22:56ça m'a beaucoup de fierté.
22:57Bien sûr,
22:57de la flexibilité dans le travail,
22:59tout ça,
22:59il n'y a aucun problème.
23:00Après,
23:00j'ai un bureau,
23:01j'y vais tous les jours.
23:02Je pourrais bosser de chez moi,
23:03de mon canapé.
23:04On l'a fait pendant trois ans.
23:05Maintenant,
23:05j'ai un bureau,
23:05que je sois seule,
23:07ma soeur est là,
23:08pas là,
23:08j'y vais.
23:08Oui, c'est ça.
23:09Parce que j'ai besoin
23:10quand même d'un cadre.
23:11Mais effectivement,
23:12j'ai cette liberté
23:13et voilà.
23:13et en fait,
23:14beaucoup de fierté.
23:15Alexandra ?
23:15Surtout de la fierté.
23:16Fierté,
23:17parce que pareil,
23:17moi,
23:17je vous dis,
23:18j'étais maman,
23:18alors je ne me suis jamais imaginée
23:22entrepreneuse
23:22et les femmes autour de moi
23:24qui étaient entrepreneuses,
23:24je trouvais ça incroyable.
23:26Je suis vraiment super fière
23:27et ça nous a rapprochés.
23:30Ça nous a rapprochés.
23:31En tant que soeur,
23:31ça peut consolider une famille.
23:34C'est pas seulement
23:36des problèmes à règle.
23:37Tous les jours,
23:37ça fait ça aussi.
23:38Merci à toutes les deux
23:39d'être venus
23:39dans cette émission
23:40BFM Entreprises
23:41consacrée à la croissance
23:42de Lison Paris.
23:44Olivia Baume,
23:44Alexandra Baume,
23:45cofondatrice toutes les deux
23:46de cette marque
23:47de maillots de bain.
23:48Émission à retrouver
23:49en podcast,
23:49en replay,
23:50sur notre appli,
23:50sur notre site,
23:51sur nos réseaux sociaux
23:52évidemment aussi.
23:54Je vous laisse tout de suite
23:55pour la suite
23:56des programmes
23:56sur BFM Business.
23:57Passez une très bonne journée.
24:00BFM Entreprises.
24:01Croissance,
24:02la stratégie
24:03sur BFM Business.