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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:0122h26, bienvenue dans cette émission spéciale.
00:04Aucune sortie de crise n'est à prévoir.
00:06L'heure est grave et la guerre hybride que la Russie mène contre l'Europe et contre la France est
00:11augmentée plus sérieuse.
00:13C'est le message qu'a voulu faire passer le président de la République aujourd'hui à l'issue d
00:18'une réunion de plus de deux heures
00:19avec les différents chefs de parti et les patrons des services de renseignement.
00:23Il y avait une volonté aussi de prévenir la population en abordant aussi la crise au Moyen-Orient
00:31et la menace qu'elle fait planer évidemment sur les prix de l'essence.
00:34Ces prix de l'essence qui vont très probablement continuer à augmenter.
00:39Parlons d'abord donc de cette guerre hybride que mènent les Russes, cette menace russe plus importante,
00:44extrait de la prise de parole d'Emmanuel Macron.
00:46Ces dernières semaines, la menace en particulier, la menace hybride russe à l'égard des Européens et de la France
00:54s'est intensifiée.
00:56Je veux ici dire que la nature de l'agressivité russe et de ces menaces en Europe change.
01:03Est-ce que la guerre hybride, Didier François, est une vraie guerre ?
01:07Alors, encore une fois, oui, enfin...
01:09Alors on va un peu refaire le fil de ce qu'on a déjà vu tout à l'heure.
01:12Oui, je suis désolé, je vais vous savoir comment ça marche.
01:13Oui, non, je suis désolé, mais juste pour ne pas trop vous agacer, vous embêter avec ça.
01:17En fait, les militaires voient les choses un peu à quatre niveaux.
01:25Je caricature, mais il y a la compétition qui est un peu le stade où on se tire à la
01:31bourre économiquement, militairement, etc.
01:33Mais ça reste les relations normales.
01:36Après, on passe à la contestation.
01:39La contestation, c'est qu'on essaie de piquer un peu des parts de marché à l'autre dans certains
01:43secteurs, côté de l'Afrique, côté de l'Asie, etc.
01:46Là, on est arrivé à une phase un peu plus compliquée qui est la confrontation.
01:49C'est-à-dire que là, on a des intérêts vraiment divergents.
01:51Nous, on soutient l'Ukraine.
01:53Eux veulent les mettre à genoux.
01:54Vladimir Poutine a bien compris que l'Ukraine ne pourrait pas tenir sans la profondeur stratégique européenne.
01:59Et puis il se dit finalement, c'est des durs à cuire.
02:01Les Européens, ils sont peut-être un petit peu plus au bout du genou.
02:03On va aller faire pression sur eux.
02:05Et on est dans cette phase-là où ils essayent de nous tester, de peser sur nos opinions publiques, d
02:11'envoyer des drones, des câbles sous-marins.
02:15Enfin, vous voyez, tout ce genre.
02:16Le brouillage de GPS, les attaques cyber, ce genre de choses.
02:19Et ils montent en gamme pour montrer qu'ils ne sont vraiment pas contents qu'on continue à aider l
02:24'Ukraine.
02:25Mais on est d'accord.
02:26C'est donc ça, cette guerre hybride qu'on est en train de voir.
02:28Oui, mais quand il y avait juste de la désinformation, on parlait déjà d'une guerre hybride.
02:31Oui, parce que la désinformation fait partie. Pourquoi ?
02:33Et je finis juste.
02:35La quatrième phase, qui serait la guerre, telle qu'on l'entend d'un point de vue militaire, c'est
02:39l'affrontement.
02:40C'est-à-dire que là, on utilise la violence pour casser la volonté et les capacités de l'autre
02:44à vous faire plier.
02:46Donc on n'en est pas là.
02:48On est dans la phase juste en dessous.
02:49Et on voit monter le jeu.
02:53Durcir le jeu, comme on dirait en rugby.
02:57On voit les Russes, particulièrement depuis le 15 août, où on a vu augmenter les opérations typiquement sur les pays
03:05de la frontière, les pays européens de la frontière,
03:08des pays baltes, les polonais, jusqu'aux allemands et les roumains, avec des drones.
03:16Parce que, en plus maintenant, les Russes ont des capacités de projection un peu plus lointaines.
03:20Et on l'a vu avec l'affaire de Leipzig, où, pour la première fois, des unités du renseignement militaire
03:26russe se sont fait prendre aux pattes,
03:29parce que c'est comme ça que ça s'est passé, par les Allemands, qui ont réussi à identifier les
03:33agents qui avaient utilisé des drones armés,
03:36trois drones, pour essayer de faire péter des avions de transport sur un aéroport qui aide l'Ukraine.
03:41Donc on voit bien qu'il y a cette volonté de Vladimir Poutine, aujourd'hui, de nous tester et de
03:46voir notre volonté.
03:47En fait, tous les pays européens, les agences de renseignement se parlent et se sont rendus compte de cette manœuvre.
03:54Par exemple, en 2005, on a une augmentation par 4 du nombre de sabotages par rapport à l'année précédente.
04:01Donc on voit bien qu'on est sur une logique d'intensification.
04:04On peut peut-être les décrire, Général Sidos, au-delà de ce qui s'est passé à Leipzig en Allemagne.
04:09Mais ces dernières attaques, quelle que soit la forme qu'elles ont pu prendre,
04:14qui se sont donc passées sur le territoire européen ces dernières semaines,
04:19on parle des dernières semaines, pas des derniers mois, mais des dernières semaines, il y a eu vraiment une intensification.
04:24Oui, il y a eu une intensification.
04:25Il y a eu le dernier incident dont le président a parlé.
04:29C'est la frégate russe qui était un petit peu observée de près par un hélicoptère danois.
04:33Bon, une riposte quand même, soyons honnêtes, elle est un peu soft de lancer des fusées éclairantes.
04:37Mais effectivement, on a tout le reste avec toutes ces tentatives, ces infiltrations.
04:42Alors c'est plus ou moins bien fait en fait.
04:44Donc 5 août, Leipzig, en Allemagne.
04:45Oui, l'affaire de Leipzig et puis des survols un peu partout.
04:48Et après, c'est quand même très rapproché.
04:5013 septembre, Bologne, 14 septembre, Danemark, 15 septembre, Norvège,
04:55deux bombardiers russes interceptés, 17 septembre, Lituanie.
04:58Le plus intéressant reste pour moi ce qui s'est passé la semaine dernière avec le train.
05:03Le tir sur le train à quelques kilomètres, à deux kilomètres,
05:05et 800 mètres même pour une autre intervention de la frontière polonaise.
05:09Parce que là, c'est un vrai signal.
05:10Alors on peut dire que les russes étaient extraordinairement bien renseignés
05:13parce qu'ils savaient qu'il y avait dans le train ou dans les trains.
05:15Les coïncidences, il faut se méfier.
05:17Et pas n'importe qui en le cas.
05:18Et pas n'importe qui.
05:18Loin de n'importe qui d'ailleurs.
05:20On rappelle Premier ministre, ex-Premier ministre britannique.
05:22Boris Johnson.
05:23Le général Petraüs qui est quand même une statue.
05:26L'ancien chef de la CIA.
05:28L'ancien patron de Senkom.
05:30L'ancien patron.
05:31Un grand stratège.
05:32Attention, c'est quand même quelque chose de très important.
05:34Ça, c'est encore un tournant.
05:35C'est quasiment MacArthur.
05:37Presque.
05:38J'exagère à peine.
05:39Donc, il ne faut pas toucher à Petraüs.
05:41Et là, c'est très bien ciblé comme par hasard.
05:44Comme l'attaque le 9 septembre à Kiev
05:47contre le bureau du patron des services secrets.
05:49C'est très bien ciblé.
05:50Alors, ils font plein d'erreurs.
05:51Ils tirent sur les civils.
05:52Ce n'est pas nous.
05:53On n'a jamais voulu tirer sur les civils.
05:54Mais là, c'est très bien ciblé.
05:55Alors, si on ne prend pas ça comme un avertissement opérationnel létal,
06:00puisque ce sont des armes létales,
06:02ça, c'est quand même grave.
06:04Ensuite, il y a des manœuvres biélorusses en ce moment.
06:05Pas très loin de la frontière avec la Pologne et la Lithuanie.
06:08Mais ça, ce sont aussi des avertissements en direction de la France ?
06:12Et c'est aussi ça à quoi fait référence Emmanuel Macron ?
06:14Ce sont des avertissements face aux noyaux durs.
06:16Les Polonais, les Français, potentiellement les Allemands.
06:19Et oui.
06:20Les noyaux durs.
06:20Les Polonais, c'est un noyau dur.
06:21Et on voit la réaction du ministre des Affaires étrangères et du Premier ministre polonais
06:26qui sont quand même très violentes.
06:27Là, on a quand même tout un passif historique qui est ressorti.
06:30Alors, ils ont eu la réponse du berger à la bergère,
06:32de Patrouchev, l'ancien patron du KGB,
06:34qui est ressorti en disant
06:36« Nous, on va vous éliminer en deux, trois jours ».
06:38Alors, c'est embêtant de faire ça
06:39au moment de l'anniversaire du 17 septembre 1939,
06:42quand l'Union soviétique a frappé dans le dos la Pologne.
06:45Donc, ça ravive un peu les mauvais souvenirs.
06:47C'est le cas de le dire.
06:48On est exactement là-dedans.
06:49Tous ces gens-là connaissent parfaitement l'histoire.
06:52Ils s'appuient là-dessus.
06:53Ça ne tombe pas au mauvais moment.
06:55Ça tombe.
06:56C'est une bonne coïncidence.
06:57Donc, c'est ce dernier incident qui m'intéressait le plus
06:59par rapport à tous les autres
07:02qui maintiennent une pression.
07:04Ulysse Gosset,
07:04qu'est-ce que le président de la République a dit aujourd'hui
07:07qu'il n'avait jamais dit jusqu'à présent ?
07:10Sur la menace russe,
07:12sur la forme qu'elle prend,
07:14qu'elle pourrait prendre ?
07:15Qu'est-ce qu'il y avait d'important à retenir ?
07:17Ce qui est important, c'est qu'il l'ait dit
07:18aux dirigeants des partis politiques.
07:20Et ça, c'est une vraie nouveauté.
07:21Aux États-Unis, ça se fait régulièrement.
07:23Le président voit les patrons
07:25des commissions de la défense des affaires étrangères.
07:27Il y a un dialogue important.
07:29Ensuite, il y a le lieu,
07:30la salle Vega,
07:31qui est la salle de crise,
07:32qui vient d'être rénovée.
07:33Donc, ça donne un caractère très particulier
07:35à cette réunion.
07:37Pour moi, le plus important,
07:38c'est une chose.
07:39On la voit juste, la situation,
07:40la fameuse...
07:41La situation, la française.
07:42C'est un peu ça, non ?
07:43Oui, c'est ça.
07:44Non, mais c'est tout à fait ça.
07:45Donc, elles sont importantes ces images ?
07:47Oui, alors, surtout,
07:48c'est les gens qui sont autour
07:49de l'adaptation important.
07:50En dehors des dirigeants des partis politiques,
07:52qui représentent l'opinion publique française,
07:54il y a le patron du secrétaire général
07:58de la Défense nationale, Nicolas Roche.
07:59Il y a le patron des services de la DGSE.
08:02Il y a la patronne de la DGSI,
08:04qui est responsable de la situation intérieure.
08:07Et ce sont des gens qui, toute l'année...
08:09Le patron de la DRM, le patron de la DRM.
08:10Et le patron des services de renseignement militaire.
08:12Mais ce qui est important,
08:13c'est que ce sont des fonctionnaires
08:16de très haut niveau,
08:17mais qui passent leur temps, chaque année,
08:20chaque jour, chaque nuit, même,
08:21à récolter des informations.
08:22Et ce sont eux qui ont les informations
08:25dont dispose le président de la République,
08:26normalement, en temps normal.
08:27Et là, ils les ont données
08:29aux partis politiques.
08:31Pour moi, ça, c'est...
08:31Quel type d'informations,
08:32c'est les journeufs ?
08:33Et après, je retourne vers vous.
08:34Non, j'ajoute que la nouveauté,
08:35c'est que le président a dit
08:37« cela ne peut pas rester sans réponse ».
08:40C'est-à-dire que la France affiche
08:42que les attaques russes,
08:43qui ne sont pas simplement des menaces,
08:45mais qui sont aussi des attaques cyber,
08:46ne peuvent pas rester sans réponse.
08:47Ça veut dire que la France
08:48se donne la capacité éventuelle
08:50de riposter.
08:51Et ça, c'est nouveau.
08:53Et on va l'entendre dans un instant,
08:54le président, lorsqu'il dit cela,
08:56mais sur ces informations
08:57secrètes défense.
08:58C'est vrai.
08:59Enfin, vraiment, je veux dire,
08:59aujourd'hui, le président,
09:01les patrons des services de renseignement
09:02ont donné des informations
09:04aux chefs de parti,
09:05informations de la plus haute importance,
09:08pour les informer sur la situation
09:11en France, en Europe,
09:12et la menace russe.
09:13Et quel type d'informations cela peut être ?
09:16Vous savez, je ne me souviens plus
09:17qui exactement,
09:18je crois que c'était Éric Souty,
09:20qui a dit
09:20« nous attendons les informations
09:22qu'on va nous donner
09:23et nous espérons qu'on ne va pas apprendre
09:25ce qu'on apprend sur les plateaux télé ».
09:27Et donc, là, à mon avis,
09:29ils étaient servis.
09:30Parce qu'en fait,
09:31les patrons des services de renseignement,
09:33bien évidemment,
09:33ils n'ont pas raconté
09:34toutes les informations
09:36que possèdent eux
09:37et que possèdent
09:38le président de la République,
09:40SEMA,
09:41le chef d'État-major,
09:42mais en particulier
09:43le président de la République,
09:45mais ils ont donné une partie.
09:47Entre autres,
09:48je crois que
09:48tout ce qui n'a pas été publié
09:50dans les journaux,
09:50justement,
09:51ça veut dire,
09:52pour montrer l'ampleur,
09:53ça veut dire que,
09:54en fait,
09:54les services de renseignement
09:55ne communiquent pas
09:56sur tout ce qu'ils font
09:57et sur tout ce qu'ils découvrent,
10:00sur, y compris,
10:00vous savez,
10:01il y a les tentatives d'attentat,
10:03il y a les tentatives aussi
10:04de ces actions
10:05qui ont été,
10:06par exemple,
10:08qui ont été éliminées
10:10ou qui étaient stoppées
10:11au niveau de,
10:13au stade de préparatif.
10:14Et à mon avis,
10:15ils ont raconté
10:16un peu tout ça
10:18sur les derniers temps,
10:19ce qui fait que
10:20certains dirigeants politiques,
10:23parmi eux,
10:23il y en a qui ont mis
10:25déjà les pieds
10:26dans cette salle
10:26ou dans l'Elysée.
10:28Vous avez
10:29Édouard Philippe,
10:29l'ancien Premier ministre,
10:31qui lui y était,
10:32vous avez Rotaillot,
10:33ministre de l'Intérieur,
10:34qui y était,
10:34mais il y avait
10:35d'autres représentants
10:36du parti,
10:37par exemple,
10:38Jordan Bardéa,
10:38il n'a jamais pris
10:39et mis les pieds
10:40dans les salles comme ça.
10:41Pour lui,
10:42c'était impressionnant
10:43en fait,
10:44de se retrouver
10:45dans un lieu
10:45qui est aussi secret
10:47et d'avoir
10:48ces fonctionnaires,
10:49ces professionnels
10:50de renseignement
10:50qui sont face à eux
10:52et qui ont dit,
10:53écoutez,
10:54nous,
10:55on vit ça
10:55tous les jours
10:56et donc là,
10:57on va vous faire
10:58un tableau
10:59qu'ils n'ont jamais entendu.
11:00Et donc,
11:01il y a certains
11:02qui sont sortis
11:02quand même
11:03avec les traits
11:03un peu tirés
11:04parce que certainement,
11:06ils ont appris
11:08que cette guerre hybride
11:11que vous voulez
11:12absolument connaître,
11:14ce qui se cache
11:16derrière ce terme,
11:18en fait,
11:19je crois qu'il y a
11:20un tableau
11:20assez noir,
11:22assez impressionnant
11:23qui leur a été livré
11:25et donc
11:26qu'ils les a mis
11:27face à leurs responsabilités
11:28politiques.
11:29C'est quoi exactement,
11:30Général Sido,
11:31cette guerre hybride ?
11:32Il y a toutes ces attaques
11:33que Didier François
11:34a parfaitement décrites
11:36mais est-ce que ça va
11:37au-delà ?
11:37Est-ce que cette guerre hybride,
11:39elle prend par exemple
11:40parfois des formes
11:40que nous,
11:41le grand public,
11:42nous ne connaissons pas ?
11:43Comment elle se manifeste
11:45cette guerre hybride
11:46et à quel niveau ?
11:47Alors,
11:47la définition,
11:48ça date depuis pas mal d'années,
11:50chercher une définition
11:51de la guerre hybride,
11:53ça correspond un petit peu aussi
11:54un petit peu
11:55à ce qu'on a appelé
11:56la doctrine Gerasimov.
11:57Ça correspond aussi
11:58à une nouvelle guerre,
12:00nouvelle génération de guerre
12:01des Russes.
12:02En fait,
12:03la doctrine Gerasimov,
12:04c'est un article de 2013
12:06en plein pendant la guerre
12:07d'Afghanistan
12:10où les Russes
12:11ont analysé
12:12un peu ce que les Américains
12:13faisaient
12:13pour les changements de régime,
12:15pour leurs interventions,
12:15etc.
12:16Bon,
12:16alors ils ont fait une liste
12:18un peu de tout ce qui se passait
12:19et surtout,
12:20ils ont estimé
12:22que l'aspect
12:23purement militaire
12:25représentait
12:26un quart
12:28de la guerre hybride.
12:29Le reste,
12:30c'est de l'économie,
12:31c'est de la politique,
12:32c'est de l'influence
12:32sur les populations,
12:33c'est de la déstabilisation,
12:35c'est la discorde
12:35chez l'ennemi.
12:36Ça, c'est pas nouveau
12:37la discorde chez l'ennemi.
12:38La quoi ?
12:39La discorde
12:40chez l'ennemi.
12:40Il y a quelqu'un
12:41qui fait 6 millions
12:42d'entrées
12:42pour un film,
12:43il a écrit
12:44la discorde
12:45chez l'ennemi
12:45avant 1940.
12:47Donc vous voyez,
12:47c'est un petit peu ça.
12:48On crée l'instabilité,
12:50la désinformation,
12:51la déstabilisation
12:52chez l'ennemi.
12:52Dans tous les secteurs.
12:54Tous les secteurs.
12:55Tous les secteurs.
12:56Donc,
12:57douter de ce que disent
12:59les autorités.
13:00Alors,
13:01là,
13:01vous avez insisté
13:02effectivement
13:02sur les quatre patrons
13:03du renseignement
13:04qu'il y a en France.
13:05Alors,
13:05les quatre patrons
13:06du renseignement,
13:06c'est pas Colin Powell
13:08qui fait son devoir
13:09de petit soldat
13:10à l'Assemblée
13:10des Nations Unies.
13:12Bon,
13:12par exemple,
13:13je vais vous parler
13:13du patron de la DRM,
13:14de la Direction
13:15du Renseignement Militaire,
13:16Patrick Justel.
13:17Il se trouve que là,
13:18on a une coïncidence
13:19absolument extraordinaire
13:20de l'excellente personne
13:22au bon endroit.
13:22Je l'ai eu comme stagiaire
13:23au Kyrgyzstan.
13:24Il parle russe.
13:26Il est polytechnicien.
13:27Il était dans les transmissions
13:29en guerre électronique.
13:29Il connaît parfaitement
13:31le sujet du renseignement.
13:32On a une perle
13:33à la tête
13:34de la Direction
13:34du Renseignement Militaire.
13:35Il dit les choses
13:36comme elles sont.
13:37inventées.
13:38Ce n'est pas un officier politique.
13:39Il va dire commencer.
13:41Donc, vous voyez,
13:43là, c'est une forme
13:44de résistance également.
13:45Comment résister
13:46à la guerre hybride
13:47en étant ferme
13:48sur les prix,
13:48en étant droit
13:49dans ses bottes
13:50et en parlant
13:50la vérité des prix ?
13:51Il y avait aussi
13:52une volonté
13:53de faire passer
13:53un message aux Français,
13:55Olivier Weber.
13:56D'ailleurs,
13:56c'est Gabriel Attal,
13:57le candidat à la présidentielle,
13:58qui écrit il y a quelques instants
13:59sur X.
14:01Désormais,
14:01plus personne ne peut faire semblant
14:02de ne pas voir la menace
14:03que fait peser la Russie
14:04sur la France et l'Europe.
14:05Les choses ont été dites
14:06clairement aux Français.
14:07Nous sommes testés
14:08chaque jour
14:09un peu plus
14:09par un régime
14:10qui nous désigne
14:11comme son ennemi.
14:13Nous sommes l'ennemi
14:14de la Russie.
14:15Oui, absolument.
14:16Le message est très fort.
14:16D'abord, il y a ce message
14:17de cohésion
14:18par rapport à l'ensemble
14:19ou presque
14:19du personnel politique français
14:21représenté par des chefs
14:22de partis.
14:22Ce n'est quand même pas rien.
14:23Et puis, bien sûr...
14:24Cohésion,
14:25l'espace d'un instant.
14:26Oui, et puis surtout
14:27cette demande de cohésion,
14:28grosso modo,
14:29parce que ce que veut dire
14:30le président Macron,
14:30c'est que la Russie
14:32cherche à déstabiliser
14:33d'une part
14:34les pays de l'OTAN.
14:35C'est déjà un peu fait
14:36avec ce coin
14:36qui est en français
14:37entre les Etats-Unis
14:37et le reste du monde
14:39Atlantique,
14:40on va dire l'Europe.
14:40Deuxièmement,
14:41enfoncer aussi un coin
14:42au sein de la coalition
14:43des volontaires,
14:44donc surtout
14:44polonais, allemands, français.
14:46Ça a déjà été un peu fait
14:46aussi avec ce retour
14:48de flamme
14:49avec l'élection
14:50du parti AFD
14:52il y a quelques jours
14:53en Saxena,
14:54ce qui embête
14:54beaucoup le chancelier allemand.
14:55Parti d'extrême droite.
14:56Parti d'extrême droite.
14:57Et troisièmement,
14:58bien sûr,
14:59déstabiliser les opinions publiques,
15:00c'est-à-dire faire en sorte
15:01que les Allemands
15:02se retournent
15:03contre le chancelier,
15:04que les Français aussi
15:04a un vote politique différent
15:06dans quelques mois.
15:07Et donc,
15:07la guerre hybride,
15:08pour moi,
15:09je l'ai vu dans quelques pays,
15:10elle fait partie
15:11de la guerre maintenant.
15:12Elle est vraiment
15:12à l'intérieur du corpus
15:13guerre conventionnelle
15:15ou classique.
15:16Et ça peut être
15:16du médiatique,
15:17ça peut être
15:18avec la désinformation,
15:18c'est de l'économique,
15:19c'est du politique,
15:20c'est aussi de la peur.
15:21Et la peur,
15:22c'est une langue quand même
15:23qui fait autant de mal
15:25que quelques divisions.
15:26Et là,
15:27la réponse,
15:28c'est la fermeté.
15:28Macron a donné
15:29une réponse de fermeté,
15:30en mettant tous les partis
15:31politiques dans le package,
15:32dans la réponse potentielle
15:34et en élevant
15:35le niveau de la menace.
15:36Mais on voit bien aussi
15:37que la Russie cherche
15:39justement à tester
15:40les opinions publiques
15:42et deuxièmement,
15:42la fermeté.
15:43La seule réponse
15:44face à cela,
15:45c'est appeler une riposte,
15:47appeler des représailles,
15:48évidemment,
15:48ne pas laisser Poutine
15:49continuer sur la guerre.
15:50Alors, il y a qu'une des mesures.
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