- il y a 13 heures
Chaque soir, Alice Darfeuille vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Promis, pas de questions avec des chiffres pour Didier François ce soir.
00:03Évitez ce soir.
00:03Moi les chiffres en général, je suis complètement...
00:05Il faudra que je me concentre sur les chiffres.
00:07Bonsoir, bienvenue. Il est 21h et vous êtes sur BFMTV évidemment.
00:11Faut-il redouter une nouvelle nuit d'horreur à Kiev alors que la pire attaque depuis le début du conflit
00:16a été menée sur la capitale la nuit dernière ?
00:18Le bilan est ce soir d'au moins 21 morts, 85 blessés.
00:23Il n'a cessé de s'alourdir.
00:25On sera sur place dans un instant.
00:26Nous allons longuement en parler avec notre invité ce soir, c'est Alain Boer.
00:30Mais d'abord, regardez les images, les images des conséquences de ces barrages de missiles et de drones qui ont
00:36donc été lancés par les Russes.
00:38La panique a régné pendant plusieurs heures.
01:09Bonsoir Alain Boer.
01:11Bonsoir.
01:11Bienvenue sur ce plateau, professeur émérite de criminologie et auteur de « La vérité sur le système Epstein » aux
01:17éditions First que je montre ici à l'antenne.
01:20Bonsoir Elsa Vidal, Vivian François évidemment.
01:23Et bonsoir à vous, Luisa Hadef.
01:25Ravi de vous retrouver.
01:26Sergei Jernov se met aussi en place.
01:29Alain Boer, derrière chaque attaque, il y a aussi un message.
01:32Quel est le message qu'a voulu faire passer selon vous Vladimir Poutine la nuit dernière ?
01:36Je ne suis pas affaibli, je ne suis pas prêt à rendre les armes et tout va bien, la vie
01:41est belle.
01:42Et d'ailleurs, je montre ma capacité à taper partout où ça fait mal puisque je ne sais pas quoi
01:48faire d'autre pour l'instant.
01:51Mais là, on est d'accord que ça a fait particulièrement mal sur Kiev.
01:54On parle de 50 000 personnes, donc 4 500 enfants réfugiés dans les stations de métro.
02:00C'est un chiffre jamais vu ces dernières années.
02:03Il y a une attaque massive, ce bilan, au moins 21 morts, 85 blessés.
02:07Le message, c'était aussi de marquer le coup quand même.
02:10Oui, c'est exactement ça.
02:12Vous savez, le système russe, tsariste, stalinien et de Novorossia, Sergei connaît ça, c'est l'escalade pour la désescalade.
02:20Là, c'est l'escalade pour l'escalade puisqu'il n'y a pas de désescalade.
02:23C'est-à-dire que chaque fois qu'il y a une opportunité de trouver une solution offerte sur un
02:27plateau doré par le président Trump à Anchorage,
02:30où c'était vraiment la solution rêvée pour Vladimir Poutine, il ne perdait pas, il ne gagnait pas plus que
02:37nécessaire.
02:38Le petit morceau de Donbass qui est le cœur de la démonstration de sa victoire absolue, il ne l'obtenait
02:45pas, mais il le neutralisait, le gelait, le finlandisait.
02:49Bref, voilà, il pouvait partir avec une victoire.
02:52Donald Trump était ravi, il montrait qu'il était un tafeuseur de paix.
02:55Et au dernier moment, Vladimir Poutine, dans son hubris, son égo, tout ce qu'on analyse ici très bien avec
03:02Sergei régulièrement, n'a pas été jusqu'au bout de ça.
03:06Je pense que le ministre Lavrov y est pour beaucoup, c'est mon avis personnel, parce que quand il est
03:12arrivé avec son URSS sur le t-shirt, c'était aussi un message qui était très direct et très personnel.
03:19Il y a eu cette opportunité et depuis Donald Trump boud, les Ukrainiens regagnent du terrain et attaquent partout, là
03:28-bas ça fait mal, mais sur des cibles, je dirais soit duales, soit militaires, mais très peu de cibles civiles
03:34ou quasiment pas à ma connaissance.
03:35Et les Russes, ils tapent sur les cibles civiles en pensant que ça affaiblit les Ukrainiens.
03:40Et en fait, je crois que dans sa longue lettre de juillet-août avant l'invasion de l'Ukraine, le
03:47président Poutine avait écrit que l'Ukraine et la Russie, c'était la même chose.
03:51Ils sont les mêmes. Et oui, ils sont les mêmes en résilience, en résistance, en détermination.
03:56En fait, il a trouvé un os parce qu'il se bat contre une culture qui est la même, une
04:01culture de résistance incroyable, mais surtout une innovation, une capacité à la décentralisation, à l'innovation.
04:11La plupart de ceux qui dirigent aujourd'hui la technologie militaire ukrainienne, c'est des artistes, des chanteurs, des poètes,
04:18des start-upeurs.
04:19– Une reconversion générale, vous nous direz dans un instant.
04:23– Oui, mais un tiers, n'oubliez pas qu'un tiers du système militaro-industriel soviétique était ukrainien.
04:29Il y a une histoire et une tradition des officiels militaires et donc ce n'est pas une nouveauté.
04:34Par contre, leur capacité à changer alors que la Russie ne change pas est une force.
04:40– Est une force. – Remarquable.
04:43– De là à les faire gagner, vous nous direz si cela est possible ou pas.
04:46Retournons sur le terrain, on nous attend Alexandre Kery qui est évidemment à Kiev pour BFM TV.
04:52Est-ce qu'on se prépare encore au pire ces prochaines heures, à une prochaine nuit d'horreur ?
04:57Donnez-nous les dernières informations sur place, Alexandre.
05:00– Oui, alors aujourd'hui ici sur les chaînes Telegram, notamment une rumeur circule
05:04sur laquelle une nouvelle attaque pourrait advenir dans les 48 à 72 heures prochaines.
05:09ce serait un coup très très dur pour l'Ukraine après cette nuit d'anteste ponctuée par le tonnerre constant
05:13des missiles
05:14et un bilan qui s'alourdit notamment avec 22 morts, 86 blessés, 70 morts, la plupart des morts
05:20et justement les opérations de secours continuent sur ce fameux, maintenant, fameux immeuble
05:24qui se trouve à Darnissa sur la rive gauche de Kiev.
05:26Les opérations de secours qui, bien entendu, pourraient amener vers un bilan encore plus lourd.
05:31Aujourd'hui, Zelensky a besoin de patriotes et c'est sans doute ce qu'il va demander la semaine prochaine
05:36à Ankara.
05:38– Sander, le porte-parole du Kremlin disait un peu plus tôt Alain Bauer
05:42« on va continuer à augmenter la pression », ça pourrait être une nouvelle attaque
05:46avec la même intensité dans un délai si court sur Kiev à nouveau ?
05:50– Alors en drone, sans aucun doute, puisque la fabrication de drones
05:54qui sont des chahides devenus des gérants de nouvelle génération
05:58mais qui sont grosso modo de la copie et puis beaucoup d'équipements qui viennent de Corée du Nord,
06:02alors la production est immense, elle est de plusieurs milliers de drones
06:09donc c'est assez facile, mais 99% sont abattus désormais.
06:13– 96% la nuit dernière.
06:15– Pardon, voilà, je veux dire, il n'y a pas grand-chose qui passe.
06:19Les équipements intermédiaires sont plutôt détruits effectivement par les patriotes
06:23mais ce qui est passé quasiment à 100% c'est le zircon.
06:27– C'est les balistiques.
06:28– Le balistique, et là le patriote et le balistique.
06:30Le patriote il ne peut rien contre le balistique.
06:32Il n'y a que deux outils qui aujourd'hui peuvent abattre du balistique, peut-être,
06:37c'est le SM3 et le SM6 américain qui sont là en expérimentation
06:42et qui a été mis en développement en avril seulement
06:45et d'ailleurs dans le Golfe sur un des nouveaux bâtiments.
06:48– Les patriotes marchent très bien en Ukraine, en fait les Ukrainiens sont arrivés.
06:52– Oui, oui, mais attention, ne soyons pas non plus trop mécaniques.
06:56– Non, mais le zircon c'est un missile balistique hyper véloce, très rapide
07:00qui change de direction au moment où il arrive.
07:02– D'accord.
07:03– Il a un côté extrêmement perturbant et en fait…
07:07– Mais il est très cher.
07:08– Il est très cher, il n'y en a pas beaucoup
07:10mais les Russes en ont probablement envoyé une moitié d'après les experts.
07:15– Quatre cette nuit.
07:16– Oui, il y en a une quarantaine en stock, paraît-il.
07:18C'est un outil qui a beaucoup perturbé les experts occidentaux et de l'OTAN
07:23en disant ce que ce truc va marcher, ce qui ne va pas marcher.
07:25Les premiers essais avaient été des échecs terribles.
07:28Là, ils en ont envoyé beaucoup et il se trouve que pour tous ceux
07:31qui ont été envoyés, des missiles balistiques, hyper véloces, très rapides,
07:35la quasi-totalité a passé parce que même les patriotes
07:38ne sont pas en mesure de les intercepter, disent les Américains.
07:41– Ils en ont intercetté les patriotes déjà de ce type-là
07:44mais ils n'ont plus assez de patriotes.
07:45– Voilà, mais ils ont deux nouveaux types de missiles
07:48qui ont été créés sur le nouveau bâtiment qui s'appelle le Zumwalt,
07:52la nouvelle classe de bâtiments américains,
07:53qui sont faits pour le Zircon et l'hyper-baïd.
07:56Et ça, malheureusement, il n'y en a pas du tout.
07:58– Donc, dans son arsenal, la Russie a tout ce qu'il faut pour gagner cette guerre ?
08:03Et comment on gagne une guerre ?
08:05– Je ne pense pas qu'elle la gagnera avec ça.
08:06La démonstration, c'est justement qu'elle est en train de perdre cette guerre
08:09et que pour la perdre le moins mal possible…
08:12– Oui, mais on verra dans quel état est l'armée russe ?
08:14Ça est un autre sujet, il y a un autre…
08:17– Oui, mais si on se concentre d'abord sur l'arsenal russe,
08:20les missiles, les drones, est-ce qu'ils ont tout ce qu'il faut ?
08:23Pourquoi ça ne marche pas comme ça ?
08:24– Ça ne marche pas comme ça, les missiles ne gagnent pas les guerres tout seuls,
08:26pas plus qu'une campagne aérienne ne bat l'Iran par l'opération du Saint-Esprit.
08:31Ça ne marche pas comme ça.
08:32Les missiles, c'est si vous avez une opération coordonnée centralisée,
08:37là pour l'instant, c'est une opération désespérée,
08:40désespérée, c'est une opération désespérée sur le thème
08:42« je suis en train de perdre la guerre et je ne veux pas la perdre ».
08:45Pour la perdre le moins mal possible,
08:47je vais pousser tout le monde dans ses retranchements
08:50en disant l'arme nucléaire pour la 712e fois,
08:53une arme nucléaire tactique pour la 42e fois,
08:56ou je vais lancer tout ce que j'ai en stock
08:57parce que je suis en train de tout perdre.
09:00– C'est la première fois que je vous entends dire ça, Alain Beur,
09:02opération désespérée.
09:03Là, il est en train d'intégrer Vladimir Poutine
09:06qu'il est en train de perdre cette guerre.
09:08– Oui, enfin, il veut la perdre la moins mal possible
09:10parce qu'il sait que s'il la perd, il se perd.
09:13– Vous savez, je partage absolument cette opinion d'Alain
09:17parce que, regardez, restons très cyniques
09:21puisque vous parlez d'arsenaux, d'arsenaux, de missiles, etc.
09:23Il y a eu 22 morts la nuit dernière, plus une centaine de blessés.
09:28Vous savez, le coût de l'opération de la nuit dernière,
09:31c'est 300 millions d'euros, de dollars.
09:35300 millions de dollars pour tuer 20 personnes.
09:38En fait, militairement, ça n'a aucun sens.
09:40Ça n'a aucun sens.
09:42Et les Russes continuent comme ça.
09:44Mais le fait aussi, c'est que tous les services de renseignement
09:47disent maintenant que les missiles qu'ils envoient,
09:49parce qu'après, c'est analysé, vous savez, ils ont des débris,
09:52et ils disent que c'est quasiment produit le mois dernier.
09:55Ça veut dire qu'ils n'ont plus cet énorme stock qu'ils avaient,
09:58le stock soviétique.
09:59Ils n'ont plus l'artillerie que les Coréens du Nord leur ont donnée.
10:03Parce que l'artillerie, actuellement, ça ne joue plus sur le front.
10:06Il n'y a que les drones qui sont sur le front.
10:09Soit 80% des pertes qui sont sur les drones.
10:12– Les Russes sont principalement tués par des drones.
10:14Ils ne sont pas tués par des fantassins, par des soldats.
10:17Ils sont tués par des drones.
10:18– Donc, c'est une opération désespérée, Alain Bauer.
10:20Je reprends vos mots.
10:22– Qui a été lancée la nuit dernière.
10:23Mais qu'est-ce que ça annonce, du coup ?
10:25Désespérée, pourquoi ?
10:26Parce que les Ukrainiens se révèlent de plus en plus efficaces,
10:29ou parce que les Russes ont de plus en plus de problèmes,
10:32problèmes humains, problèmes militaires ?
10:35Comment interpréter ?
10:36– L'un va avec l'autre.
10:37C'est parce que les Ukrainiens sont de plus en plus efficaces
10:39qu'ils tapent dans la vie quotidienne des Russes
10:42sans atteindre des cibles civiles,
10:44ce qui est la grande différence avec ce que font les Russes,
10:46malheureusement, contre les cibles ukrainiennes aujourd'hui,
10:49que la plupart des usines de production,
10:51la plupart des centres de recherche et de développement,
10:54y compris sur les drones et les équipements militaires,
10:56la plupart des raffineries,
10:58la plupart des équipements, y compris de télécommunications,
11:01sont détruits par des drones qui vont de plus en plus loin,
11:04qui tapent de plus en plus fort,
11:05y compris en face des moscovites
11:07qui voient leur principale raffinerie brûlée.
11:10– Ou du forum international de Saint-Pétersbourg.
11:14Et puis qu'il semblerait que, par anticipation,
11:17un certain nombre d'équipements symboliques de la puissance russe
11:21soient soit évacués, soit détruits par anticipation,
11:25donc sous réserve de vérification,
11:27parce que, comme toujours, il faut toujours vérifier.
11:28Mais il semble que nous soyons véritablement là,
11:31dans un moment où le président russe,
11:34qui explique en même temps qu'il faut trouver les moyens de négocier
11:38et qu'on ira jusqu'au bout de la fin du monde,
11:42sont là, et il y avait une très belle présentation hier
11:44sur la télé de la propagande officielle,
11:48la chaîne Une, c'est ça ?
11:49– Oui, peut-être que là.
11:50– Où il y en a un qui dit,
11:51vous vous rendez compte qu'on est en train de perdre
11:54ce à quoi le présentateur, Soloviev, c'est ça ?
11:57– Je crois, oui, oui, tout à fait.
11:59– Il dit, oui, mais à ce moment-là,
12:01il faudra tout détruire pour que ça ne se voit pas trop.
12:05Si je trouvais que c'était une expression d'une lucidité
12:08et d'une honnêteté étonnante,
12:13le propagandiste est un peu étonnant par moments.
12:15– Mais oui, c'est étonnant que même le propagandiste
12:19en vienne à dire ça.
12:20– Il faut voir la séquence complète,
12:21j'avais un monsieur qui dit, non, mais là, ça ne va pas bien du tout,
12:24et l'autre qui regarde comme ça en marmonne et dit,
12:26oui, il va falloir tout détruire,
12:28sous-entendu, comme ça ne va pas du tout,
12:31on n'a pas d'autre option que…
12:32C'est pour ça que je dis qu'on est passé de l'escalade
12:34pour la désescalade,
12:35qui laissait toujours un espace à la négociation,
12:37à l'escalade pour l'escalade,
12:38parce qu'il ne voit pas la sortie de son truc,
12:41et qu'en fait, une partie de ce qu'il a dit la dernière fois
12:43est un nouvel appel à l'aide à Trump
12:45qui boude, puisqu'il dit,
12:47tu n'as pas voulu mon encourage,
12:48tu es un loser.
12:50Zelensky est un winner,
12:51ce qui est l'enversement de la période,
12:54et donc le problème de Vladimir Poutine,
12:56c'est de trouver quelqu'un qui soit assez gentil
12:58pour venir faire un sauvetage en disant,
13:00bon, on va trouver un accord,
13:02peut-être qu'on pourrait remettre encourage sur la table,
13:05c'est-à-dire on reneutralise.
13:07– Mais à qui parle-t-il en ce moment Vladimir Poutine ?
13:09– Ah ben personne, il nous lance des messages à nous !
13:11– À nous, il nous parle à nous !
13:12– Parce que ce qu'il nous dit en substance,
13:14et ce que résumait Alain Beauvoir,
13:15c'est « donnez-la-moi ou je casse tout »,
13:18y compris vous.
13:20l'étape, le langage qui nous est destiné,
13:22ça va être à nouveau d'exhiber du matériel militaire
13:26très très impressionnant,
13:28des navires de guerre qui vont nous faire peur
13:30de tirer des missiles,
13:31et sans doute cette rhétorique nucléaire
13:33à laquelle nous sommes désormais habitués,
13:35même si on ne peut pas avoir ce pays luxe,
13:38de ne pas y répondre,
13:39de ne pas en tenir compte.
13:41Donc ça, c'est pour nous.
13:42Et puis, par ailleurs, il nous dit,
13:44non pas pour nous impressionner,
13:46mais pour impressionner les Ukrainiens,
13:47et je vais détruire toute l'Ukraine.
13:49Parce que jusque-là, c'est vrai,
13:50ce n'est pas une guerre totale.
13:51C'est une guerre d'intimidation très brutale,
13:54absolument illégale,
13:54mais ce n'est pas une guerre totale.
13:56– Une guerre d'intimidation
13:57avec quand même des pertes humaines très importantes.
13:59On a ces chiffres qui ont été donnés aujourd'hui
14:01par le Center for Strategic and International Studies.
14:041,4 million côté russe,
14:07donc 400 à 4 500 soldats russes
14:10qui sont tués sur le champ de bataille,
14:12avec un ratio de pertes russes-ukrainiennes
14:14qui au début se situait
14:15entre 2 à 3 pertes russes
14:17pour une perte ukrainienne.
14:19Mais ce ratio, dit toujours ce même centre,
14:21a très probablement atteint
14:22près de 8 contre 1
14:24au cours du premier semestre.
14:26– Ce qui était l'objectif,
14:28car lors de la première réunion
14:30que nous avons eue ici,
14:31et je crois que nous étions là,
14:33on a dit que l'écart
14:34devait être supérieur à 4
14:36pour que la différence démographique
14:38ukraino-russe
14:39et la différence démographique sur le terrain,
14:42comptant le 1 million de jeunes russes
14:44qui avaient fui
14:45avec la bénédiction d'ailleurs Poutine,
14:47du genre,
14:47va voir ailleurs si j'y suis,
14:49et les Ukrainiens
14:51qui eux-mêmes étaient partis
14:53puis avaient été revenus se battre,
14:54etc.,
14:55était qu'il fallait que les Ukrainiens
14:57éliminent 4 russes
14:59pour retrouver l'équilibre de la guerre.
15:01Non seulement cet équilibre est atteint,
15:03mais il est dépassé.
15:04Et cet élément fait partie
15:05de la problématique russe,
15:07parce qu'eux, ils ont les vachilles
15:08de ce qui se passe vraiment.
15:09Mais à quoi, Alain Bauer ?
15:10Comment expliquer ?
15:11C'est les drones, les drones, les drones.
15:12Les drones et les drones.
15:13Et les robots.
15:14Oui, enfin, les drones
15:15et la robotisation qui vont avec.
15:16Il y a quand même des soldats russes
15:17qui se sont rendus à des robots
15:19sur le champ de bataille.
15:21Il faut quand même envisager ça
15:22à des robots qui ne sont pas du tout humanoïdes,
15:24qui ressemblent à des grandes roues
15:25qui se déploient.
15:27Et donc, il y a quand même eu
15:28des soldats russes
15:29qui ont rendu les armes à ces robots.
15:30Pardon, mais c'est quand même frappant.
15:32On a le sentiment qu'en ce moment,
15:34les Ukrainiens sont en train d'atteindre
15:38tout ce qu'il s'est...
15:39Il ne faut pas y dégérer.
15:40Vous savez, la bataille est rude.
15:42Non, c'est très mesuré, les Ukrainiens.
15:44Leur stratégie est quand même
15:44très efficace en ce moment, Alain Bauer.
15:46Parce que décentralisation,
15:48innovation, R&D, débureaucratisation,
15:52allez-y sur le terrain, faites-vous mieux.
15:54La plupart des innovateurs militaires
15:56sont des gens qui n'ont aucune culture militaire
15:58mais une culture d'ingénieur.
16:01Parfois, de penseurs.
16:02Il y a même un poète qui dirige
16:04une des principales unités de développement
16:06de robots à Dnipro.
16:08C'est-à-dire qu'il faut voir ce que c'est.
16:09C'est un peuple en armes.
16:11Voilà, c'est un peuple en armes
16:12où toutes les compétences ont été réunies
16:15pour dire faites ce que vous voulez
16:16pourvu que ça marche.
16:17Didier François, ça veut dire
16:18que sur le champ de bataille,
16:19les Russes n'avancent plus du tout ?
16:20Non, ils avancent.
16:22Ils continuent à avancer malgré tout ?
16:24Si on remet les choses un petit peu en perspective,
16:26d'abord, un, les Ukrainiens font des contre-attaques
16:29dans la direction du sud,
16:32du côté de Zaporizhia,
16:33même si pour l'instant,
16:34on ne voit pas encore tous les effets
16:35parce qu'il y a de la sécurité opérationnelle.
16:38En revanche, les Russes continuent de progresser
16:40sur les axes qui sont leurs axes principaux
16:42dans le Donbass.
16:44Simplement, ils progressent très lentement
16:46et avec des pertes terribles.
16:47On n'est pas dans des effondrements.
16:49On n'est pas dans des ruptures.
16:51Les Ukrainiens ne sont pas en train
16:52de reprendre leur territoire
16:53et les Russes ne sont pas en train de perdre.
16:57Les choses sont beaucoup plus complexes.
16:58Arrêtez de dire qu'il faut arrêter.
17:00On essaie de comprendre.
17:01Oui, justement.
17:02Mais pour essayer de comprendre,
17:04il faut mettre un peu de nuance.
17:05Donc, les Ukrainiens arrivent à faire
17:08ce que ne font pas les Russes.
17:09C'est une campagne de frappe dans la profondeur.
17:13La campagne ukrainienne
17:14qui a commencé contre les structures pétrolières
17:18qui sont 40% de l'économie russe,
17:20en 2024,
17:22est en train de se développer
17:23et touche aujourd'hui des centres
17:25qui sont les centres les plus sensibles
17:28névralgiques de la Russie.
17:30Donc là, on a une stratégie.
17:32Alors qu'on a des Russes
17:33qui, eux, frappent par dépit,
17:36politiquement,
17:36parce qu'ils n'ont pas aujourd'hui
17:38de stratégie de frappe en Ukraine.
17:40La seule stratégie de frappe qu'ils auraient,
17:41c'est celle qu'ils ont en hiver
17:43et qui fonctionne,
17:44qui est de casser l'électricité ukrainienne.
17:46On a eu du mal, l'hiver dernier,
17:50à maintenir les capacités électriques ukrainiennes.
17:53Or, si vous n'avez plus d'électricité,
17:55vous n'avez plus de front.
17:56Donc ça, c'est un sujet.
17:57Et donc, les Russes sont en train de faire
17:58le dos rond face à l'attaque ukrainienne
18:01pour tenir l'hiver prochain
18:02en espérant que leur frappe l'hiver prochain
18:04détruira les capacités électriques.
18:07Donc on a une opportunité aujourd'hui
18:10de peser avec deux attritions.
18:13Une attrition sur l'économie russe
18:14qui ne va pas s'effondrer,
18:15mais qui va faire que le coup de la guerre
18:17est trop important.
18:18Et une attrition sur les hommes
18:20en augmentant le nombre de soldats russes
18:24tués dans l'offensive de grignotage
18:26qu'ils ont dans le Donbass
18:28pour qu'on ne le leur donne pas
18:29et pousser potentiellement à des négociations.
18:32C'est ça qu'on est en train d'essayer de faire.
18:34On n'est pas dans un basculement de la guerre
18:37où les Russes n'arrêteraient d'avancer
18:38et où les Ukrainiens reprendraient leur territoire.
18:40On n'est pas du tout là-dessus.
18:40C'est plus compliqué que ça.
18:41Parlons justement de cette armée russe.
18:43Je voudrais vous faire entendre, Alain Bauer,
18:45cette guerre racontée
18:46dans des lettres de soldats russes.
18:48Et on va en parler avec vous, Lisa Hadev.
18:50Ça a été publié par un média indépendant.
18:52Et visiblement, il y a un argot du front
18:54qui s'est développé
18:55pour raconter les sévices subis
18:58par ces militaires russes.
19:00Oui, c'est une anthropologue et un psychologue
19:02qui ont eu accès à ces écrits.
19:03Ils ont retenu effectivement cinq mots.
19:04Cinq mots qui sont entrés
19:05dans le langage courant des soldats
19:07et très représentatif du quotidien sur le front.
19:10Dans ces lettres du front,
19:11les soldats russes confient les tortures
19:13et les humiliations perpétrées par les commandants,
19:15parfois jusqu'à la mort, jusqu'à...
19:17Je parle sous votre contrôle à tous.
19:19L'abdoumé est ligné.
19:20L'annulation, littéralement,
19:21c'est la réduction à zéro.
19:23Et pour n'importe quelle faute,
19:24un soldat peut être fusillé
19:25sans jugement, sans enquête,
19:27pour des raisons diverses et variées,
19:28mais toutes arbitraires.
19:29Par exemple, si le soldat est considéré comme lâche,
19:31s'il a refusé de payer des pots de vin au commandant
19:34ou s'il a tenté d'éviter une mission mortelle,
19:37ce sont les annulateurs,
19:38les commandants qui ont cette pratique.
19:40Ils fusillent, torturent jusqu'à la mort
19:42ou déguisent la condamnation
19:43en envoyant les soldats sur des missions
19:45dont ils ne pourront évidemment jamais sortir vivants.
19:48Ça a un nom là aussi,
19:50Miyasa, pour viande,
19:51pour décrire les soldats d'assaut
19:53transformés en chair à canon.
19:54Donc les commandants envoient des assauts de Miyasa,
19:57comprenaient donc des groupes de soldats,
19:58destinés à épuiser l'ennemi.
20:00Personne ne peut refuser.
20:02Si un soldat essaie de refuser,
20:03le commandant menace de le punir,
20:05notamment avec une pratique illégale
20:07mais totalement courante pour les soldats russes,
20:10le yama, le trou,
20:11une fosse creusée profondément dans la terre,
20:13parfois fermée par une grille,
20:15et les soldats punis sont déshabillés,
20:18ligotés aux mains et aux pieds
20:18et jetés dans ce trou
20:19qui peut mesurer 2 ou 3 mètres de profondeur.
20:22Il arrive même qu'ils y soient suspendus
20:24dans des sacs de couchage,
20:25la tête en bas,
20:26la bouche scotchée,
20:27parfois arrosée
20:28avant de recevoir des charges électriques
20:29et ils peuvent y rester plusieurs jours
20:32sans boire ni manger.
20:33Quand les soldats se retrouvent à la yama,
20:35au trou, c'est souvent qu'ils ont voulu
20:37dénoncer l'octouple pour rançon,
20:39les fameux pots de vin.
20:40Les commandants russes savent très bien
20:41que les contrats des soldats sont rémunérés,
20:43c'est au moins 4 600 euros,
20:44au moins sans les primes diverses et variées.
20:46Et d'après ces témoignages du Front,
20:48cette somme,
20:49elle est bien souvent destinée
20:50à négocier pour sa survie
20:51et tout est très organisé.
20:53Une permission, regardez,
20:54coûte au moins 50 000 roubles,
20:56l'équivalent de 600 euros.
20:57Le sursis avant l'envoi
20:58en territoire ukrainien occupé,
21:00c'est 150 000 roubles,
21:011 800 euros.
21:02Et le transfert à un poste non combattant,
21:05250 000 roubles,
21:06l'équivalent de 3 000 euros.
21:07Et évidemment,
21:07c'est une liste qui n'est pas exhaustive.
21:09Alain Bauer,
21:09c'est édifiant ce récit
21:11et ça pose aussi la question
21:13de l'état dans lequel se trouve
21:16cette armée russe.
21:17On parle de déserteurs
21:18de plus en plus nombreux.
21:20Est-ce qu'à terme,
21:21cette armée russe
21:21pourrait manquer d'hommes ?
21:23Est-ce que ça aussi,
21:24c'est un des problèmes
21:24auxquels le président russe
21:25pourrait faire face ?
21:26Le Premier ministre
21:27a répondu à cette question.
21:28Mikostin a expliqué
21:29qu'il n'avait pas assez d'argent
21:30pour finir le budget de l'année.
21:33Aladouma.
21:34Et deux,
21:35qu'il manquait un million de bras
21:36pour faire fonctionner
21:37l'économie de guerre.
21:38L'économie de guerre russe,
21:40tout compris.
21:41Alors, on n'avait pas le détail
21:42entre civils et militaires,
21:43mais il se trouve
21:44que nous passons notre temps
21:45à essayer de trouver
21:46des sources bizarres
21:48alors que les Russes
21:49nous disent tout.
21:49En bonne bureaucratie,
21:51nous disent tout.
21:52Alors ça,
21:53ils ne le disent pas en l'occurrence
21:54ce que vient de raconter
21:54pas les officiels.
21:56Si, si, ça circule.
21:57Ça, mais ça, c'est connu
21:58depuis l'armée du Tsar.
21:59On parle des chiffres économiques.
22:01Mais ça, c'est connu
22:02depuis l'armée du Tsar.
22:03C'est une méthode ?
22:04Oui, ça s'appelle la Tsar.
22:04Et ça se passe comme ça
22:05dans de nombreuses armées ?
22:07Non, c'est très particulier,
22:09mais il y a d'autres armées.
22:10C'est connu et ça sert
22:11à ce que ce soit connu
22:12parce que ça fait peur.
22:13Mais bien sûr,
22:13ça fait partie de la tradition.
22:14C'est le but.
22:15C'est de la propagande aussi ?
22:16Si vous prenez la Grande Guerre du Nord,
22:18dont personne n'a entendu parler
22:19à part Sergueï, ici, peut-être,
22:22et probablement Didier,
22:23c'est la guerre des Russes
22:24contre les Suédois.
22:26Moi aussi, je la connais tout de même.
22:28Et j'allais direz Elsa !
22:31Les Russes perdent, perdent, perdent,
22:33perdent, perdent, perdent, perdent,
22:35gagnent à Poltava en Ukraine.
22:36Pourquoi ?
22:37Parce que c'est une boucherie permanente
22:40où la logique est,
22:42de toute façon,
22:43je perds beaucoup plus d'hommes
22:45que les autres,
22:46mais ils n'en ont pas assez
22:47pour tenir jusqu'au bout.
22:48Et les Suédois se retirent
22:50sans avoir perdu une seule bataille,
22:52mais par défaut d'hommes
22:54pour continuer à faire la guerre.
22:58Patrouchev,
22:59le bras droit historique
23:00de Vladimir Ilysses,
23:02disait
23:03les Russes savent souffrir
23:05comme personne.
23:06Mais les Ukrainiens aussi.
23:08Et les Ukrainiens aussi.
23:09Et ça, c'est la grande erreur
23:12culturelle de Vladimir Poutine.
23:14Les Ukrainiens,
23:15c'est comme des Russes
23:16du point de vue
23:17de la résistance,
23:18de la résilience,
23:19de la gestion,
23:19de la souffrance,
23:20de la volonté de résister.
23:22Et voilà.
23:23Et quand il dit
23:23c'est les mêmes,
23:24il a raison,
23:24c'est les mêmes
23:25sauf que c'est l'envers du décor.
23:27Donc tout ça est connu.
23:29Je ne crois pas
23:30que l'armée russe
23:30va se soulever.
23:33Et puis,
23:33c'est rarement comme ça
23:35que ça peut se passer.
23:36Je pense que c'est plutôt
23:37le système
23:38qui va s'effondrer
23:38et que quelqu'un
23:39un beau matin
23:40va pousser Vladimir Poutine
23:41du haut d'un escalier
23:42au mieux
23:44ou qu'il va avoir
23:45une crise cardiaque au pire.
23:46Si je vous suis ce soir
23:47les uns et les autres,
23:49tout est en train
23:50de s'aligner
23:51pour que les Ukrainiens
23:52arrivent plus fort
23:53à la table des négociations.
23:54Si une négociation il y a...
23:55C'est déjà la question.
23:57C'est ce que veut Vladimir Poutine,
23:58c'est le retour
23:59à la négociation.
24:00Mais le problème,
24:00c'est que plus personne
24:01n'est aujourd'hui
24:02prêt à la négociation.
24:04Lui, parce qu'il sait
24:05que s'il va négocier,
24:05il va perdre.
24:07Donald Trump,
24:07parce qu'il dit
24:08j'ai essayé,
24:09je boude.
24:10Les Européens,
24:11parce qu'ils disent
24:11bon, on a peut-être
24:12une opportunité
24:13que ça réussisse à la fin.
24:15On ne sait jamais.
24:15mais il n'y a personne
24:17pour négocier.
24:18Donc qu'est-ce qui se profile
24:18selon vous ?
24:19Quelle est votre intuition ?
24:20Qu'est-ce qui se profile ?
24:21Je pense que ça va être
24:22un champ du signe
24:23désespéré et très violent,
24:25mais qui se terminera
24:26par peut-être le moment
24:29où les Ukrainiens
24:31réussiront une opération
24:33extrêmement spectaculaire.
24:38Sortant Poutine
24:39du piédestal
24:39sur lequel il a été
24:40aux yeux de tous les Russes,
24:42le rendant ridicule.
24:44Ce qui explique d'ailleurs
24:45que la fête
24:46de la Grande Gare
24:47Patriotique dure deux heures.
24:49C'est déjà fait le 9 mai.
24:50Vous vous souvenez
24:51avec Lucas de Zelensky
24:52qui a dit à Poutine
24:54je te permets
24:55d'avoir le défilé
24:56sur la place Moule.
24:56Ce qui serait bien,
24:57c'est le jour
24:58où il ne permet pas
24:59d'avoir le défilé.
24:59Oui, c'est ça.
25:00Voilà.
25:01Il y a encore une case à monter.
25:02Il a dit 40 jours,
25:03Zelensky.
25:04On n'y est pas.
25:05On est à 10 jours.
25:06On est à 10 jours.
25:07On est à 10 jours
25:08avec des sites
25:08et infrastructures énergétiques
25:10particulièrement visés.
25:11Mais vous parlez de...
25:12Vous voyez, le jour
25:12où ce truc-là,
25:13il prend un drone
25:14et qu'il s'effondre,
25:15ça ne fait pas la même chose.
25:16C'est ça.
25:17Ça s'est passé déjà
25:18dans les films d'Hollywood.
25:19Je regardais ce qui était
25:20derrière moi.
25:20Vous parlez d'une opération
25:22spectaculaire
25:23qui pourrait peut-être
25:24accélérer les choses.
25:25Est-ce que ça pourrait être
25:27ou là encore
25:27ça manque de subtilité
25:29de reprendre le contrôle
25:30de la Crimée
25:31où on n'y est pas du tout
25:32parce que c'est aussi
25:33l'un des objectifs
25:34des Ukrainiens
25:34assiéger tout d'abord la Crimée
25:36par reprendre le contrôle
25:37de la Crimée.
25:38Ça semble peu probable.
25:39À ce stade,
25:40aujourd'hui,
25:41les Ukrainiens n'ont aucun intérêt
25:42à se lancer dans une offensive
25:43où ils vont perdre.
25:44Encore une fois,
25:45on est dans une guerre
25:45d'attrition.
25:46L'attrition,
25:47ça veut dire l'usure.
25:48Les Ukrainiens,
25:49leur but dans la vie
25:50aujourd'hui,
25:51c'est de tuer
25:51le plus de Russes possibles
25:53qui viennent se...
25:55En fait,
25:55quand on parle de Miassa,
25:56ce que eux,
25:57les Russes appellent
25:58le hachoir à viande,
25:59c'est qu'ils envoient
26:00des masses d'hommes
26:01non formés
26:02pour saturer
26:03les défenses ukrainiennes
26:04et après,
26:06une fois qu'ils ont fait ça
26:07pendant un certain temps
26:07et qu'ils ont perdu
26:10qui ont été mobilisés,
26:11ce qu'on appelle les mobiques.
26:12Là,
26:12ils envoient les troupes
26:14d'assaut formées
26:15qui sont leurs meilleurs
26:16combattants
26:17pour coiffer...
26:18Donc,
26:19vous voyez bien
26:19que les Ukrainiens
26:21reculent doucement
26:22en se mettant
26:23sur des positions...
26:24Au fur et à mesure,
26:25ils lâchent
26:26les positions
26:26qu'ils avaient devant
26:27pour se remettre
26:28dans une position derrière
26:29et continuer
26:30à tuer le plus de Russes
26:31possible
26:31pour faire en sorte
26:32que Vladimir Poutine
26:34soit posé
26:35sur cette équation,
26:37soit je décrète
26:38une mobilisation générale.
26:39Ce qui posera
26:40un problème politique
26:41majeur à la Russie,
26:42ce qu'il a refusé
26:43de faire depuis le début,
26:45soit je négocie,
26:46j'accepte un cessez-le-feu.
26:48Il faut savoir
26:48qu'il y a trois choses,
26:49on l'avait toujours dit,
26:51qui pouvaient faire basculer
26:52la guerre à ce stade.
26:53C'était soit
26:54une mobilisation générale
26:55de la Russie,
26:55ce qu'il se refuse à faire,
26:57soit une entrée massive
26:58de l'aide chinoise
26:59au niveau militaire,
27:00ce que les Chinois
27:01se refusent à faire,
27:02soit on avait
27:03l'élection de Donald Trump,
27:04soit on a réussi
27:05à le neutraliser aujourd'hui.
27:06Donc c'était les trois éléments
27:08qui pouvaient changer
27:09fondamentalement
27:09la donne pour les Russes.
27:10Aujourd'hui,
27:11ce qu'ils essayent de voir,
27:13c'est s'ils peuvent tenir
27:14un peu plus longtemps
27:15pour arriver
27:16dans de meilleures positions
27:17à des négociations
27:18et prendre le Donbass
27:19à un prix monstrueux.
27:21C'est ça la question.
27:22Les Ukrainiens
27:22ne vont pas attaquer
27:23la Crimée,
27:24ils vont attendre
27:24tranquillement
27:25que sous les brutes,
27:27les URUS
27:27s'en partent
27:28parce que ce n'est plus vivable,
27:29ce qu'on est en train de voir.
27:29Parlons de la pénurie
27:31de carburant
27:32justement en Russie.
27:33Vous avez raison
27:33de dire que finalement
27:34ce sont les Russes
27:35qu'il faut écouter
27:36puisqu'ils disent
27:37les choses haut et fort
27:38et le vice-premier ministre
27:39a lui-même reconnu,
27:41tout en le minimisant
27:42évidemment,
27:43mais qu'il y avait quand même
27:43oui un problème de carburant.
27:46Il est vrai
27:47qu'il existe actuellement
27:48des pénuries
27:48et des perturbations
27:50d'approvisionnement
27:51dans certaines stations-service
27:52de notre marché national.
27:55Celles-ci sont principalement
27:56liées à des changements
27:57logistiques
27:58dans les livraisons
27:59depuis les raffineries
28:00vers certains dépôts
28:01de carburant.
28:01Mais ces perturbations
28:03sont rapidement résolues
28:04et nous travaillons
28:05quotidiennement
28:05avec nos compagnies pétrolières
28:07pour traiter
28:08et éliminer les problèmes
28:09qui surviennent
28:10occasionnellement.
28:12Et regardez les scènes
28:13que cela provoque
28:14dans les stations-service
28:15en Russie.
28:16On parle bien
28:16d'essence de Russie
28:18et pas de climatiseurs
28:19et de la France.
28:20On est en Russie
28:20et c'est l'essence
28:21qui manque.
28:49Sous-titrage Société Radio-Canada
28:54Il fait bon vivre
28:55en Russie
28:55en ce moment
28:56Alain Bauer.
28:57Ah mais vous n'avez pas passé
28:57le meilleur moment.
28:59C'est Dimitri Peskov
29:00expliquant que la Russie
29:01va racheter
29:02du pétrole
29:02qu'elle a vendu
29:03en espérant trouver
29:04un bon prix.
29:05à l'Inde
29:05et au Kazakhstan.
29:09Mais est-ce que ça
29:10c'est vraiment
29:10en train de devenir
29:11un vrai sujet ?
29:12C'est un sujet
29:13de tous les jours.
29:14Rappelez-vous
29:14quand il y a
29:15une petite pénurie
29:16même pas de pénurie
29:17quand le prix
29:18de l'essence
29:19va augmenter
29:20et que vous avez
29:20des files d'attente
29:21là il n'y en a pas
29:22du tout.
29:24En Crimée
29:24on vous explique
29:25qu'on fait 200 km
29:26pour trouver un plein
29:27qui permet de refaire
29:28les 200 km
29:29dans l'autre sens
29:29et de repartir
29:30pour un tour
29:31avec quelqu'un
29:32qui vous dit
29:33bon bah je vais
29:33commencer à prendre le bus
29:34ah non il n'y a plus de bus
29:35bah je vais partir.
29:36Et ça ça ne peut pas
29:37le ramener à la table
29:37des négociations
29:38d'admire Poutine ?
29:39L'idée générale
29:40des Ukrainiens
29:40c'est ça.
29:41Mais le message
29:43de Poutine
29:43c'est je veux bien
29:44revenir à la table
29:45des négociations
29:45mais je ne veux pas
29:46être humilié
29:47parce que l'humiliation
29:48est l'élément moteur
29:49de vous avez voulu
29:50nous liquider
29:52après les années 90
29:53et ratati ratata.
29:54Le problème
29:55c'est que cette histoire
29:56en fait il s'en convient lui
29:57à passer sans fin
29:59jusqu'au moment
29:59où tu perds pieds.
30:00Par exemple
30:01Madame Nabiulova
30:02la patronne
30:03de la banque centrale russe
30:04qui a quand même
30:04sauvé les finances
30:05pas l'économie
30:06elle a disparu
30:07elle est soit malade
30:09soit arrêtée
30:09soit démissionnaire
30:13soit empoisonnée
30:14il y avait eu un débat
30:15mais l'idée même
30:16qu'elle explique elle-même
30:17dans le bulletin mensuel
30:18de la banque centrale russe
30:20qu'en fait
30:20il n'y a plus d'argent
30:21du tout
30:22il n'y a plus d'argent
30:23sur le fonds de pension
30:24il n'y a plus d'argent
30:24sur le fonds de retraite
30:25il n'y a plus d'argent
30:25pour les médicaments
30:27il n'y a plus d'argent
30:28il y a eu
30:29une bouffée d'oxygène
30:30à cause de la Hormuz
30:32qui est finie
30:33parce que tout est reparti
30:34et maintenant
30:34l'opération ukrainienne
30:36amène les russes
30:38à importer
30:40de leur propre essence
30:42non pire
30:43l'essence qui est produite
30:44par les indiens
30:45de leur propre pétrole
30:46oui c'est ça
30:47on est dans un truc
30:48qui est aberrant
30:49vous avez raison
30:52de poser la question
30:53c'est comment on sort de ça
30:54comment on sort
30:55de l'équation
30:56qui est refus
30:58de l'humiliation
31:00entre guillemets
31:00de Poutine
31:01c'est pas un terme
31:03oui et non
31:03c'est toujours pareil
31:04si au bout d'un certain temps
31:06par exemple
31:06ça pouvait commencer
31:08sur la question
31:09de ok très bien
31:10les américains
31:10re-rentrent dans le jeu
31:11avec deux choses
31:12un
31:13dire
31:14si jamais
31:15on commence par
31:16un cessez-le-feu
31:17sur les frappes
31:18dans les profondeurs
31:18qui pourraient être ensuite
31:20un cessez-le-feu
31:20sur les lignes de front
31:21telles qu'elles sont
31:22en échange
31:23d'une discussion
31:24sur la levée des sanctions
31:25et de l'investissement
31:26financier
31:28sur la reconstruction
31:31du système pétrolier
31:32c'est ça en fait
31:33qui est derrière
31:34après on va voir
31:34quand Vitkov
31:35et Jarret
31:36qui sont leurs négociateurs
31:37habituels
31:37auront fini
31:38la question de l'Iran
31:39c'est sur des questions
31:40comme ça
31:40que sont en train
31:40de se réfléchir
31:41l'idée est de sortir
31:42de la question territoriale
31:44parce que si on reste coincé
31:45sur la question territoriale
31:46et les revendications russes
31:47sur le Donbass
31:49qui serait
31:49ce qui avait été
31:50en fait
31:50l'affaire de l'Alaska
31:52ça ne marchera pas
31:53d'abord parce que
31:54les ukraïens ne peuvent pas
31:54l'accepter
31:55que nous
31:55nous ne pouvons pas l'accepter
31:56et que finalement
31:57la Russie
31:58le paye
31:58donc la vraie question
32:00c'est est-ce que
32:01Vladimir Poutine
32:01pense
32:02ce que lui disent
32:03ses chefs militaires
32:04c'est que s'il tient encore
32:05un ou deux ans
32:06il arrivera à l'avoir
32:07et là
32:08on y arrivera
32:09soit
32:10le prix sera trop fort
32:12à payer
32:12il vaut mieux s'arrêter avant
32:13mais sans échanges
32:15territoriaux
32:15il faudrait avoir
32:16un accord
32:17sur d'autres choses
32:18sur trouver
32:19autre chose
32:20qui soit la question
32:21économique
32:21et de relance
32:22de l'économie russe
32:23et de la reconstruction
32:24de la Russie
32:25pas sur l'échange
32:26territorial
32:26c'est ça la difficulté
32:27c'est pas gagné
32:28je ne dis pas que ça
32:29mais c'est ça l'objectif
32:30sur lequel travaille tout le monde
32:31en ce moment
32:31le président Zelensky
32:32a adressé un message
32:33aux membres de l'OTAN
32:34aujourd'hui
32:35Alain Bauer
32:35alors qu'ils se réunissent
32:36la semaine prochaine
32:37à Ankara
32:38en leur disant
32:39nous avons besoin
32:40de systèmes
32:41de défense
32:42anti-aérienne
32:43nous avons besoin
32:44de plus
32:45que veut-il obtenir
32:47qu'est-ce qui pourrait
32:47être annoncé
32:49parce qu'on imagine
32:49que le sujet
32:50va être au cœur
32:50de ce sommet de l'OTAN
32:51la semaine prochaine
32:52est-ce qu'on doit
32:53s'attendre à des annonces
32:54à un soutien accru
32:55des membres de l'OTAN
32:55ou pas forcément
32:57d'un point de vue
32:59philosophique
32:59politique
33:00financier
33:01il n'y a aucun problème
33:01tout ça est déjà acté
33:02y compris avec des
33:04membres de l'OTAN
33:05plus réticents
33:06ou plus modérés
33:07que d'autres
33:08la question hongroise
33:09a été en partie levée
33:11non la question c'est
33:12il n'y a pas de patriote
33:13donc il ne va pas en avoir
33:14il veut la licence
33:16des patriotes
33:16il veut pouvoir fabriquer
33:17ses patriotes
33:18en Ukraine
33:19c'est plutôt une bonne idée
33:21il les fabriquerait
33:22plus vite
33:23plus rapidement
33:23et comme les israéliens
33:25le font
33:25avec
33:26beaucoup moins cher
33:27et c'est le problème
33:28d'ailleurs
33:29il a l'air de dire
33:30le président Zelensky
33:31que ça peut être crucial
33:32à ce moment là
33:33du conflit
33:33il a raison ou pas ?
33:35alors pourquoi on ne lui donne
33:36pas cette licence ?
33:37c'est la meilleure question
33:37de la guerre
33:38il faut demander ça
33:39à Donald Trump
33:39d'abord parce que
33:41personne d'autre
33:42que les américains
33:42n'a cette licence
33:43c'est un élément
33:43de leur propre puissance
33:45les seuls qui ont
33:46une version améliorée
33:48c'est les israéliens
33:48pour des raisons historiques
33:49les japonais non ?
33:51non
33:51ils n'ont pas la licence
33:52ils ont des patriotes
33:53et des patriques
33:54on leur a piqué d'ailleurs
33:55les coréens du chute
33:56durant la guerre
33:58avec l'Iran
33:59non non
33:59personne n'a la licence
34:00personne ne sait
34:03comment construire
34:03des patriotes
34:04sauf les israéliens
34:06parce que dans la construction
34:07complexe du dôme
34:08de fer
34:08et des trois niveaux
34:09ils ont obtenu
34:11ça de la même manière
34:12qu'ils ont obtenu
34:12des accès particuliers
34:13au F-35
34:14pour faire
34:15leur F-35 à eux
34:17qui vont plus loin
34:17qui sont plus précis
34:18et qui sont mieux dotés
34:19et qui sont nucléaires
34:20mais on voit que le discours
34:21du président américain
34:22a changé ces derniers jours
34:24à l'égard de Zelensky
34:24est-ce qu'on peut s'attendre
34:25du coup
34:26est-ce que les lignes bougent
34:27aussi sur cette question-là
34:29c'est un enjeu
34:30ou c'est un des enjeux
34:31de la semaine prochaine
34:32on est d'accord
34:32la question de l'anti-balistique
34:36est un enjeu pour tout le monde
34:36y compris pour nous
34:37parce que nous on n'est pas capable
34:38de produire suffisamment
34:39en allemand bas
34:39on pourrait faire la même chose
34:40par exemple
34:41on est en train de discuter
34:42avec les ukrainiens
34:43le fait de leur donner
34:44la capacité de produire
34:45des scalps
34:45en Ukraine
34:46c'est en négociation
34:47donc on donne
34:49un certain nombre de choses
34:50mais en anti-missile
34:52c'est un sujet
34:53qui se pose à nous tous
34:54donc on est en train
34:55d'y travailler
34:55y compris avec les pays du Golfe
34:57pourquoi ?
34:57parce que comme les patries
34:58les russes
34:59pardon les américains
35:00sont en train de reconstituer
35:01leur stock
35:01parce qu'ils en ont usé
35:02mais alors
35:04what's million
35:05en Iran
35:06et bien
35:07tout le monde
35:08est en attente
35:08et les rues
35:09les américains
35:11j'y arriverai
35:12se reconstituent leur stock
35:13avant de fournir aux autres
35:14donc nous-mêmes
35:15oui tout est une question
35:17de timing
35:18voilà
35:18donc on est en train
35:19de voir des investissements
35:20croisés
35:21qui permettraient aux européens
35:22et aux pays du Golfe
35:23de construire des missiles
35:24anti-balistiques
35:25et ça ça va prendre du temps
35:26il n'y a pas de solution
35:26immédiate
35:27une réaction quand même
35:27à ce nouveau rapport
35:28d'un think tank britannique
35:30qui indique que les incursions
35:31de drones russes
35:33en Union Européenne
35:34ont permis à Moscou
35:35ça vous fait sourire
35:36Alain Bauer
35:37parce que
35:37j'étais toujours fasciné
35:38quand on découvre
35:39alors j'étais sûre
35:40que vous alliez me dire ça
35:41mais malgré tout
35:42je peux vous dire
35:44alors je ne suis pas
35:45une spécialiste de la question
35:47mais j'essaie de travailler
35:48un petit peu
35:48quand je prépare ces émissions
35:49et je peux vous dire
35:50qu'en lisant ça
35:51moi ça m'a fait froid
35:52dans le dos
35:52je vais donc jusqu'au bout
35:53de ma phrase
35:54ces drones russes
35:56qui sont allés sur le territoire
35:59de l'Union Européenne
35:59ont permis à Moscou
36:00de cartographier les failles
36:02de notre système de défense aérienne
36:04celui des Européens
36:05on parle de 144 incursions
36:08dans l'espace aérien européen
36:09entre août 2024
36:10et janvier 2026
36:13vous dites qu'il faut relativiser
36:15ces informations ?
36:16non non il ne faut rien relativiser
36:17ça montre notre extraordinaire dénuement
36:19notre incapacité à lutter
36:20contre les drones
36:21et notre incapacité surtout
36:23à comprendre
36:23ce qui était en train de nous arriver
36:24parce que quand un petit drone
36:25arrive sur l'aéroport
36:27de machin
36:28sur nos bases militaires
36:30sur nos centrales nucléaires
36:32c'est toujours considéré
36:33comme un incident
36:35alors parfois c'est
36:36un amateur pas très éclairé
36:38qui veut faire mumuse
36:39mais la quantité de drones
36:41tous les services de renseignement européens
36:43expliquent depuis au moins deux ans
36:45que les incursions de drones
36:47sont massives
36:49qu'une partie de ces drones
36:50sont opérés
36:50à partir de la flotte
36:52fantôme russe
36:54qui croise au large régulièrement
36:55au large de nos propres côtes
36:58et avec notre incapacité particulière
37:00à gérer intelligemment
37:02cet espace
37:03au nom de grandes conventions internationales
37:05où nous décidons
37:06de nous désarmer
37:08pour laisser les autres
37:09mais donc on fait quoi Alain Bauer
37:10et est-ce que ça veut dire
37:11que les russes
37:12franchement se préparent à long terme
37:14à une confrontation
37:15avec les européens ?
37:17ils le disent tout le temps
37:18pourquoi on ne les croit pas ?
37:19mais donc ça c'est une preuve supplémentaire
37:21disons que c'est important
37:22de le rappeler Alice
37:23parce que les français
37:24l'entendent régulièrement
37:25sous plein d'autres formes
37:27et qu'est-ce qu'il faut faire ?
37:28se réarmer
37:30se redroniser
37:31apprendre ce qu'on fait
37:33arrêter de se préparer
37:34à la garde d'après
37:34et se préparer à la garde
37:35de là
37:36et puis répondre
37:38ils ne respectent que la force
37:40ils le disent eux-mêmes
37:41d'ailleurs
37:41pour nous la violence
37:42c'est le dernier refuge
37:43de l'incompétence
37:44pas pour les russes
37:45mais concrètement
37:45ça ne voudrait dire quoi
37:46répondre à ces incursions ?
37:47il faut abattre les drôles
37:49on l'a fait
37:49tous
37:49mais on ne le fait pas à chaque fois
37:50on ne le fait pas du tout
37:52on ne le fait pas du tout
37:52maintenant ça pourrait tomber
37:54très peu
37:54merci Alain Bauer
37:55merci d'avoir été avec nous
37:57et je rappelle évidemment
37:59le titre de votre livre
38:00La vérité sur le système Epstein
38:03à très vite
38:04je crois que vous partez
38:05quelques jours en congé
38:06et du coup c'était
38:07non pas du tout
38:08mes étudiants outre-Atlantique
38:09je ferai aussi des congés
38:11oui mais en tout cas
38:12c'était votre dernier passage
38:14avant de partir
38:15prendre un peu l'air ailleurs
38:18merci beaucoup Alain Bauer
38:19d'avoir été avec nous
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