00:00J'ai une question pour vous, ça concerne le dernier sondage qui est paru dans Le Parisien aujourd'hui.
00:04Je rappelle que vous êtes devenu conseiller politique de Gabriel Attal.
00:08Quand vous voyez que selon ce dernier sondage, Edouard Philippe est crédité de 19% des intentions de vote,
00:16susceptible de se qualifier au second tour face à Marine Le Pen,
00:19est-ce qu'il n'est pas temps, est-ce qu'il n'est pas grand temps même de dire
00:23à Gabriel Attal
00:24de se retirer, de se ranger derrière ?
00:27Madame, le problème de la politique pour les Français, c'est de la transparence, de la probité et de l
00:32'échange.
00:33En 2022, la Macronie, dont je faisais partie, on n'a pas fait campagne.
00:38Moi, j'encourage mon candidat. Avec Edouard Philippe, on n'est pas adversaire.
00:43On a aujourd'hui besoin d'aller rencontrer les Français, ceux qu'on a oubliés
00:47et qui aujourd'hui votent Front National, notamment les territoires ruraux et les quartiers populaires
00:54que nous avons laissés.
00:55Oui, mais il n'est pas obligé d'être candidat à la présidentielle pour aller à la rencontre des Français.
00:58Il peut le faire tous les jours.
00:59Mais bien sûr.
01:00Thierry, là-dessus.
01:01Allez-y, Thierry.
01:02Aujourd'hui, on a besoin de faire campagne.
01:05Donc, ça me pose comme problème.
01:06Dernier point, je vous signale qu'il y a une primaire socialiste.
01:10On va attendre de voir ce qui va se passer avec les socialistes.
01:13Eux, ils sont en ligne de marche.
01:13Ah, parce que vous attendez de voir ce qui se passe à gauche pour vous organiser à droite et au
01:18centre ?
01:18Je vais vous faire une confidence.
01:19Je vais vous faire une confidence très qu'à vous ce soir.
01:22Si vous avez Mélenchon, si vous avez Marine Le Pen, si vous avez un candidat du Bloc central,
01:28si vous avez un socialiste et si vous avez Bruno Rotaillot, vous aurez un débat entre les extrêmes.
01:34Donc, quoi qu'il est en route, il y a besoin d'une droite sociale et une gauche sociale démocrate.
01:39Thierry Arnault.
01:42Il y a une chose qui est parfaitement claire, c'est qu'Edouard Philippe et Gabriel Attal ne peuvent pas
01:46être candidats tous les deux
01:48parce que c'est un suicide politique de leur camp.
01:51Donc, je pense qu'ils le savent parfaitement.
01:52Et donc, la question n'est pas de savoir si l'un des deux doit partir, c'est plutôt lequel
01:57et surtout quand.
01:59Il est évident que ce que nous dit le sondage ce soir, c'est que si cette décision devait se
02:02prendre aujourd'hui,
02:03la réponse allait claire et c'est effectivement Gabriel Attal qui devrait se retirer.
02:07Mais simplement, la question qui vient derrière, c'est est-ce que c'est le bon moment ?
02:10Est-ce qu'on continue à faire campagne ?
02:11Et franchement, c'est une question assez difficile parce que se retirer maintenant,
02:16ça présenterait l'avantage d'apporter assez tôt de la clarté aux électeurs.
02:20Mais qui dit que...
02:21Mais qui a le plus-value ?
02:22Oui, mais qui dit que, pour une raison X que personne n'est capable de prévoir,
02:28la campagne d'Edouard Philippe, dans les semaines ou d'ici la fin de l'année,
02:32peut prendre un mauvais virage, un peu s'effondrer.
02:36Et dans ce cas-là, les mêmes comptateurs qui invitent aujourd'hui Gabriel Attal à se retirer
02:41diraient finalement pourquoi il n'est pas resté, il avait encore le temps.
02:45Donc, c'est un sujet...
02:46Encore une fois, je pense que le principe est clair, ils ne peuvent pas être candidats ensemble.
02:50Donc, ça ne vous paraît pas aberrant qu'ils ne se retirent pas tout de suite ?
02:53Non, ça ne me paraît pas aberrant qu'ils ne se retirent pas tout de suite.
02:56Ça nécessite néanmoins, et j'en termine juste par là, une condition,
02:59c'est qu'ils ne sont pas adversaires, mais un peu quand même, ils sont rivaux.
03:05Et donc, ça nécessite qu'il y ait une sorte de faute conduite
03:09dans la manière dont ils conduisent leur campagne parallèle.
03:12Thierry a raison, rapidement, le danger qui guettent Edouard Philippe et Gabriel Attal,
03:18on avait titré la semaine dernière sur le jeu dangereux entre ces deux candidats,
03:22c'est qu'une campagne qui durerait, ce qu'ils ont prévu,
03:25c'est-à-dire, en gros, de se décider entre janvier et février, c'est tard.
03:29Parce que les coups bas vont forcément apparaître, il y a des entourages,
03:35il y a aussi des paroles mal maîtrisées, et forcément, cette compétition peut mal tourner.
03:42Mais à mon avis, c'est une affaire de timing.
03:45Pour ça que ce que disait Patrick Vidal n'est pas faux.
03:47Là, il y a la primaire du PS qui va quand même occuper une partie du mois d'octobre.
03:50Et à mon avis, à l'entrée de l'hiver, en novembre,
03:53enfin, j'allais dire, novembre, là, la question, elle va franchement se poser.
03:59Mais encore une fois, les présidents, alors pas la 2022,
04:03mais la présidentielle 2017 ou 2012, il y a eu des primaires qui vont occuper tout l'automne.
04:08Pour les Français qui regardent, qui écoutent...
04:09Non, là, ils sont inquiets.
04:10Et Mme Darfeuil, ils sont inquiets.
04:11Ils sont inquiets parce qu'il y a un risque que les deux candidats des extrêmes
04:15se retrouvent au second tour.
04:17Et objectivement, sur ce sondage-là, comme sur celui de la semaine dernière,
04:20ce qui apparaît, c'est que Jean-Luc Mélenchon est à un niveau assez haut
04:23pour démarrer cette campagne.
04:24Je pense que Marine Le Pen est qualifiée pour le second tour.
04:26– C'est ça, tous les Français ne sont pas inquiets
04:27parce qu'il y en a 52, 68, 70 qui veulent voter pour Marine Le Pen.
04:32– Non, mais pas là, Mme Darfeuil.
04:33– Ces Français-là, ils ne sont pas inquiets.
04:34– D'ailleurs, ce que dit le sondage, c'est qu'en cas de...
04:37– Si c'est Gabriel Attal qui représente la droite et le bloc central,
04:41Jean-Luc Mélenchon arrive au second tour.
04:43– Cette élection, elle est folle, cette élection.
04:45– Il y a quand même un petit côté, bon, ils font campagne tous les deux,
04:47aussi longtemps qu'ils le souhaitent, ils se font plaisir.
04:49– Je vais vous dire, le plus important, c'est qu'eux s'entendent bien.
04:52Et je vais peser mon mot.
04:53Les entourages, ils m'emmerdent, comme ça c'est clair.
04:56L'important, c'est que le candidat se respecte et se parle très souvent.
05:00– Pourquoi ? Parce que les entourages, pour le coup, ils se...
05:03– Parce que dans un entourage, on est content de dire, j'aime Édouard,
05:05je vais vite à Édouard, qu'on s'en récupère un marocain.
05:08Chez nous, on peut avoir aussi des gens.
05:09Nous, on ne veut pas des gens, vous savez,
05:11qui viennent uniquement pour préparer leur suite.
05:14– Qu'est-ce que vous notez, Aurélie, trouvée sur votre feuille, là ?
05:16– Je suis heureuse de savoir ce que vous avez noté sur votre feuille.
05:20– Bien sûr, avant, je me permets que vous me donniez la parole.
05:22– Je dis juste que ça me permet de vous dire ce que j'en retire,
05:26moi, quand je vous entends, en fait, en vérité, je crois que les Français,
05:29y compris que Gabriel Attal ou Édouard Philippe,
05:32c'est en fait la poursuite de la politique d'Emmanuel Macron.
05:35Ça a été ses deux premiers ministres principaux.
05:38Et en l'occurrence, je crois que les Français,
05:40beaucoup, beaucoup, beaucoup de Français ne veulent plus,
05:43mais alors plus du tout, la poursuite de la politique d'Emmanuel Macron.
05:47Et maintenant, la question, elle sera, les Français veulent-ils une alternative de progrès,
05:51une rupture écologique, sociale et démocratique ?
05:53Il y en a une aujourd'hui, c'est celle avec Jean-Luc Mélenchon, je vous l'ai dit, c
05:57'est carré.
05:57Et quand même, c'est un, excusez-moi, un petit événement quand même aujourd'hui.
06:01Et voir un gros, on est 12 000 personnes à Lille pour un meeting,
06:04encore après l'université d'été avec 10 000 personnes,
06:08après Saint-Denis où nous étions 26 000 avec 350 000 parraînés citoyens.
06:12Madame Trouvé, le problème, c'est que vous ne rassemblerez pas le reste de la gauche pour gagner.
06:18Et je vais vous dire, vous ne poursuivrez pas ce débat.
06:20Vous servez d'idiot utile au rassemblement national, malheureusement.
06:23Et ça nous fait mal de le dire.
06:25On poursuivra ce débat, je devais vous arrêter.
06:27Je voudrais qu'on écoute les expériences aujourd'hui.
06:30C'est que nous pouvons gagner face à l'Église.
06:32Non, on ne gagnerait pas.
06:33Les explications de Jordan Bardella.
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