00:00Je vous rappelle que là, pour moi, le sujet essentiel, c'est les salaires, c'est la question de Total,
00:06qui est un groupe français,
00:07parce que j'entends toutes les discussions passionnantes par ailleurs, et qu'on leur parle d'intérêt, je suis un
00:10internationaliste,
00:11sur les questions géopolitiques internationales, mais il y a aussi cette réalité d'un groupe français,
00:16et je vois que, en fait, dans ce bal politique et cette campagne électorale qui a commencé,
00:21on entend une multitude de mesures qui sont suggérées pour surtout ne pas toucher au profit de Total,
00:26qui se gave, qui est un groupe français, qui a une multitude de défenseurs en permanence pour nous expliquer
00:33qu'en réalité c'est plus compliqué que ça, la réalité c'est qu'ils ont explosé les scores,
00:36plus de 72% d'augmentation sur le premier trimestre, c'est-à-dire un groupe qui, en effet, a
00:42profité d'une crise
00:43qui, pour le coup, a des racines internationales, mais qu'on a vraiment profité,
00:46quand le Financial Times explique que, par exemple, il y a quelques mois, Total a fait une opération de spéculation,
00:52c'est-à-dire a racheté massivement des stocks de pétrole dès le mois de mars,
00:56qui devait être prévu à l'achat au mois de mai, et a fait une opération d'un milliard.
01:00Je veux dire, on passe notre temps en France à discuter du fait qu'il faut faire des économies,
01:04qu'on est au bord de la banqueroute, qu'il faut que chacun fasse des efforts,
01:07et on a ces milliards qui volent au-dessus de nos têtes, et dans ces milliards, il y a ce
01:10qu'on trouve à la pompe.
01:10Il faut nationaliser Total, comme Sandrine Rousseau, elle disait sur ce plateau,
01:14juste avant vous, qu'il faudrait nationaliser Total.
01:16Moi, je pense qu'il faut la question de remettre, en effet, dans le giron public Total,
01:21qui est une création publique.
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