- il y a 12 minutes
Alain Bauer, professeur émérite, était invité sur le plateau de BFMTV, ce vendredi 18 septembre. Il s'est notamment exprimé sur le cas de la Russie.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Et notre premier invité c'est Alain Bauer. Bonsoir Alain Bauer.
00:03Bonsoir.
00:04Bienvenue sur ce plateau, professeur émérite de criminologie,
00:07conservateur national des arts et métiers, fondateur du pôle sécurité, défense, renseignement
00:11et auteur évidemment aussi de la vérité sur le système Epstein aux éditions First.
00:18On va écouter tout d'abord un extrait de cette conférence de presse du président de la République
00:21qui a pris la parole longuement et qui a dit beaucoup de choses importantes ce soir.
00:26Écoutons.
00:28Ces dernières semaines, la menace en particulier, la menace hybride russe à l'égard des Européens et de la France
00:36s'est intensifiée.
00:37Je veux ici dire que la nature de l'agressivité russe et de ces menaces en Europe change.
00:44Alain Bauer, est-ce qu'on peut dire ce soir que la France est encore en paix ?
00:49Tant qu'elle n'est pas en guerre, elle est en paix.
00:51C'est pas elle qui a déclenché la guerre, elle n'est pas participante à la guerre,
00:55elle supporte un pays qui a été agressé en y mettant les formes, en choisissant d'être toujours en dessous
01:03du passage à l'acte.
01:06On l'a vu dans un débat qui a commencé il y a très longtemps d'ailleurs sur l'interdiction
01:11du survol de l'Ukraine
01:14pour protéger le pays contre les attaques russes, position et posture que pas plus la France que l'Alliance Atlantique
01:21ou les autres pays en capacité n'ont jamais décidé d'assumer,
01:27ce qui explique la difficulté qu'il y a à l'Ukraine de résister.
01:31Alors, contre les drones, même si de ce point de vue-là, elle est très en avance sur l'ensemble
01:36des autres pays,
01:37de l'Alliance Atlantique, Etats-Unis y compris, mais sur les missiles.
01:41Donc, nous en sommes restés systématiquement à une posture défensive, moyennement protectrice,
01:49sans jamais aller au-delà.
01:51D'abord parce que l'état de nos armées, après 40 ans de dividendes de la paix, est à l
01:58'os,
01:58c'est que la reconstruction d'une armée, c'est des investissements, des surinvestissements,
02:03une capacité à commander, une capacité à s'adapter, des vraies start-up qui ont des vraies commandes.
02:09Alors, on a les vraies start-up, mais on n'a pas les vraies commandes.
02:11Bref, tout ceci amène à dire que la France n'est pas en guerre et n'est pas en situation
02:16de mener une guerre
02:18si elle le décidait.
02:19Par contre, elle serait probablement en situation de se défendre le jour où elle serait attaquée,
02:24c'est-à-dire au-dessus de la ligne rouge.
02:26Pour l'instant, Vladimir Poutine, il côtoie la ligne rouge, il teste, il regarde,
02:30il se rend compte que le morceau le plus dur, sur quoi il avait raison d'ailleurs, c'est l
02:35'Ukraine.
02:36C'est-à-dire qu'il dit que l'Ukraine, c'est comme nous, c'est vrai.
02:39L'Ukraine est aussi résistante, aussi résiliente, aussi capable de se défendre et de supporter que la Russie.
02:47Par contre, il se dit que derrière l'Ukraine, les autres sont mous ou plus tendres.
02:51Il teste donc notre capacité à répondre.
02:54Mais ça, on aurait pu le dire il y a déjà trois mois.
02:57Est-ce que là, il se passe quelque chose malgré tout ?
02:59La pénétration massive du test, la pénétration du test, le nombre de tests,
03:05ce que les services de renseignement perçoivent, vérifient, les sabotages,
03:13les tentatives d'élimination encore il y a quelques jours dans des pays occidentaux
03:20sur d'anciens dissidents russes ou soviétiques d'ailleurs,
03:26parce qu'il y a plusieurs strates historiques, y compris des très anciens,
03:29sont des sujets qu'il ne faut pas du tout prendre.
03:31Non, non, il y a une augmentation en quantité et en intensité
03:36et sur l'ensemble de la façade des pays soutenant l'Ukraine.
03:39Mais du coup, quand va-t-on arrêter de parler de guerre hybride ?
03:42Pourquoi ne parle-t-on pas de guerre tout court ?
03:46Parce qu'il n'y a pas d'affrontement.
03:48C'est pour montrer la diversité des opérations de guerre
03:51quand il n'y a pas vraiment la guerre.
03:53D'affrontement direct.
03:54Mais toutes les guerres sont hybrides, il n'y a pas de guerre pas hybride.
03:56Disons qu'il y a des degrés d'intensité de la guerre.
03:59Là, on est dans les prémices de la guerre avec des opérations
04:02qui sont de la désinformation.
04:03La dépêche d'Ems, c'était de la désinformation.
04:06Louis XI faisait de la désinformation pour liquider le duc de Bourgogne.
04:09Il n'y a pas de nouveauté à part la technologie.
04:11Et puis, le fait que désormais, on a aussi Internet.
04:14On peut aussi faire de la désinformation massive
04:16et pas seulement enfumer des diplomates ou des généraux.
04:23Voilà, il y a une intensification, un élargissement du champ de la guerre.
04:28Mais toutes les guerres sont toujours hybrides.
04:30Et vous nous direz, évidemment, quelle forme cela peut prendre.
04:33On va vraiment prendre le temps.
04:34Parce qu'il y a beaucoup de choses qui ont été dites aujourd'hui
04:36de la part du président de la République.
04:38Mais peut-être un mot aussi, quand même, sur l'événement.
04:40Ce qui s'est passé, ça s'est passé dans l'équivalent
04:42de la Situation Room aux Etats-Unis.
04:45Les patrons des services de renseignement, les chefs de parti,
04:48ça a duré quasiment trois heures.
04:50Quel est le signe de cette réunion ?
04:53Quel est le message envoyé aujourd'hui ?
04:54Le premier message, c'est que la menace est sérieuse
04:56et le risque est important.
04:58Et il était... Moi, je trouve que c'est vraiment bien.
05:00Et ça prouve que notre démocratie est une démocratie
05:03quand même relativement mûre.
05:05Là-dessus, on se plaint suffisamment souvent
05:08du fait que ça ne marche pas bien.
05:09Je trouve que c'est bien que l'appareil d'État
05:12et le chef de l'État, le chef de gouvernement,
05:14donnent aux chefs des partis,
05:16alors qu'on est quand même dans une année électorale,
05:18c'est fondamental pour les Français d'avoir un débat sain,
05:22donnent à l'ensemble des partis,
05:24d'extrême-gauche à l'extrême-droite,
05:25les éléments des services de renseignement
05:28qui sont les éléments partagés avec nos alliés européens.
05:31Pourquoi ? Parce que sinon, il y a un doute.
05:33On ne peut pas dire, est-ce qu'ils vont utiliser...
05:35Est-ce que le gouvernement utilise la menace russe
05:38pour faire peur à tout le monde
05:40et d'un point de vue politique ?
05:41Pas du tout.
05:42Là, je pense que c'est très bien
05:43que de la bouche des spécialistes,
05:47du directeur général de la sécurité extérieure,
05:49de la DGSI, du directeur du renseignement militaire,
05:52et de leurs spécialistes,
05:54que les chefs de partis
05:56aient les briefings qu'a le président
05:58et que c'est ceux qu'ils auraient,
06:00si eux, étaient élus.
06:01Donc ils ont des informations secret défense ?
06:02Ils ont des informations secret défense
06:04qui sont déclassifiées
06:05à la décision du chef de l'État
06:07et des dirigeants des services.
06:09Mais vous savez,
06:10moi je trouve que c'est vrai.
06:11Nous, on l'a régulièrement
06:13pour faire notre travail.
06:14Parce que c'est important de le savoir.
06:15De savoir où on en est.
06:17Typiquement, on sait que depuis le 15 août,
06:19on a une augmentation majeure
06:20des opérations russes
06:22qui sont justement ce qu'on appelle
06:24« hanskoum-nusoye ».
06:25Pourquoi on dit que ce n'est pas la guerre ?
06:26Parce que la guerre,
06:26c'est l'affrontement pour détruire l'autre.
06:28Aujourd'hui, pour les militaires,
06:30vous savez, on a la compétition.
06:32Après la compétition,
06:34on a la confrontation.
06:36Et après, on passera à la guerre.
06:38Là, on est dans un stade
06:38qui est justement juste en dessous de la guerre.
06:40Qui est où Vladimir Routine a compris
06:43que la profondeur stratégique de l'Ukraine,
06:45c'est l'Europe.
06:46Et que les Ukrainiens,
06:48comme le disait Alain Moher,
06:49sont des durs à cuire.
06:50Et que nous, on sera peut-être un peu plus tendres
06:52parce qu'il y a des élections,
06:53des enjeux en Allemagne.
06:54On le voit avec l'AFD, etc.
06:55Et donc, il faut qu'il nous fasse lâcher
06:57le soutien à l'Ukraine.
06:58Et donc, il a décidé,
06:59depuis le 15 août,
07:00on voit une augmentation
07:01du nombre de drones,
07:02du nombre d'attaques.
07:03On a eu un navire russe
07:04qui a tiré sur un hélicoptère.
07:06Enfin, en mer Baltique.
07:08On est sur des choses
07:09où on voit tous les jours,
07:10tous les jours,
07:12monter en puissance
07:13les provocations.
07:14Donc, quelle peut être
07:15l'étape d'après ?
07:17Qu'est-ce que craint aujourd'hui
07:19le président de la République
07:20pour la France ?
07:21Il craint qu'on passe au-dessus du seuil.
07:23Mais comment ça se manifesterait ?
07:25Et qu'est-ce qui ferait
07:25qu'on passerait au-dessus du seuil ?
07:27Toutes les guerres précédentes
07:27ont commencé par un incident mineur
07:30et isolé
07:30qui a déclenché
07:32un effet en chaîne
07:33que personne n'a réussi
07:34à maîtriser,
07:35y compris,
07:36probablement,
07:37le générateur immédiat
07:39qui, tout d'un coup,
07:40ayant joué
07:41à l'apprenti sorcier,
07:42a vu arriver Frankenstein.
07:44Et donc,
07:45le débat qui existe aujourd'hui,
07:46c'est...
07:47Vladimir Poutine a eu
07:48une occasion exceptionnelle
07:50que lui a présentée
07:51sur un plateau
07:51Donald Trump
07:52à en Corée
07:53de trouver la solution
07:54de la fin de la guerre.
07:56Tout était prêt
07:57pour qu'il y ait une signature,
07:59un accord,
08:00y compris par le gel,
08:02la finlandisation,
08:03la neutralisation
08:04du petit bout de donbasse
08:06qui lui permet de dire
08:07« j'ai gagné ».
08:09J'ai gagné
08:09parce que l'intégration
08:11des éléments ukrainiens
08:12dans la République russe
08:15est réalisée.
08:16Ce que j'ai dit au début
08:18est arrivé à la fin
08:19et le petit bout de donbasse
08:20il n'est peut-être pas
08:21totalement à moi
08:21mais il n'est plus totalement à eux
08:23et la question est résolue.
08:24Il l'a rejeté
08:25parce qu'à un moment donné,
08:27nul ne sait pourquoi
08:28et un jour les historiens
08:29nous le raconteront,
08:30il s'est passé quelque chose
08:32dans sa tête.
08:33Ensuite,
08:33il y a eu ce débat
08:34sur « je vais quand même
08:35arriver à faire céder
08:36les Ukrainiens
08:37parce qu'il ne va plus y avoir
08:39assez de missiles »
08:40et en fait non,
08:41ça ne marche pas.
08:42Et donc on est dans cette phase
08:43qui a très bien expliqué Didier
08:45qui est qu'il faut taper
08:47sur ceux qui permettent
08:48aux Ukrainiens
08:49de tenir.
08:50Alors sur les drones
08:51ils n'ont besoin de personne
08:52mais par contre
08:53vous avez pu noter
08:53que sur l'ensemble
08:54des missiles
08:55qui ont été envoyés
08:55au cours des derniers jours
08:56aucun,
08:57aucun n'a été intercepté.
08:59Aucun.
08:59Parce qu'il n'y a plus
09:00d'intercepteurs.
09:01Il n'y en a plus
09:01parce qu'il n'y en a plus là,
09:02il n'y en a plus
09:02parce qu'il n'y en a plus
09:03au Moyen-Orient non plus,
09:04il n'y en a plus nulle part,
09:05il reste le stock
09:07minimum
09:08aux Etats-Unis
09:09qui pose un problème
09:10d'ailleurs à Donald Trump
09:11sur le fait
09:12qu'il ne peut pas soutenir
09:13l'Arabie saoudite
09:14contre les Houthis
09:14parce qu'il n'en a plus
09:16les moyens
09:17en termes de munitions.
09:18Et donc tous ces éléments-là
09:19cumulés disent à Donald Trump
09:21j'ai eu une opportunité.
09:23Vous voyez,
09:23et pendant qu'on regarde ça
09:24et Vladimir Poutine,
09:26on rate d'autres éléments.
09:27Pendant le sommet
09:28de l'Organisation de coopération
09:29de Shanghai
09:30au milieu de nulle part
09:32alors qu'il n'y avait
09:33aucun débat,
09:34l'un des principaux
09:36responsables
09:36de la doctrine stratégique
09:37chinoise
09:38est venu à la télévision
09:39et disant
09:40à propos,
09:41on voulait vous dire
09:41pour Taïwan
09:42on a déjà trop attendu
09:43c'est maintenant.
09:46Maintenant.
09:47C'est-à-dire que même
09:47les Chinois se disent
09:48en fait,
09:49comme les Russes
09:50et ils sont dans
09:51la même relation
09:52que les Allemands
09:53et les Autrichiens
09:53lors du précédent,
09:55du premier conflit mondial
09:56ils ne peuvent pas
09:57laisser tomber les Russes
09:58ils ne veulent pas
09:59non plus se laisser
09:59entraîner trop loin
10:00c'est pour ça que
10:01le seuil nucléaire
10:02n'est pas à l'ordre du jour
10:03par contre
10:04le seuil conventionnel
10:05il est naturellement là
10:06les provocations
10:07sont naturellement là
10:08et elles vont s'intensifier
10:10jusqu'au moment
10:10où quelqu'un va
10:11craquer
10:12craquer dans un sens
10:13qui va donner raison
10:14à Poutine
10:14vous voyez
10:15nous sommes en fait
10:16agressés
10:16ce qui le ment
10:17comme un arracheur de dents
10:18mais comme tous les autres
10:19d'ailleurs
10:19ou craquer en disant
10:21bon maintenant
10:21il y en a marre
10:22nous n'allons pas mourir
10:23pour Kiev
10:24pas plus qu'on allait mourir
10:25pour Danzig.
10:26Sauf que là
10:27ce que disait
10:28le président
10:28il a répondu
10:29en partie à cela
10:30en disant
10:30plus que jamais
10:31il faut continuer
10:32le soutien à l'Ukraine
10:33mais je suis désolée
10:34sans vouloir être
10:35un nombriliste
10:36il dit aussi des choses
10:37qui concernent directement
10:38la France
10:38il parle d'attaques potentielles
10:40dans nos villes
10:41et nos capitales
10:42donc à quoi fait-il référence
10:45exactement ?
10:46Je veux dire
10:46quand on dit
10:47qu'il y a des informations
10:49secrets défense
10:50qui ont été données
10:50aujourd'hui
10:51aux chefs de parti
10:53de quelles informations
10:54on peut parler ?
10:55De quoi s'agit-il ?
10:56Est-ce qu'on a vu des cartes ?
10:57Est-ce qu'on a vu des mouvements
10:58qui pourraient nous indiquer
11:00qu'il pourrait se passer
11:01quelque chose
11:01dans les jours qui viennent ?
11:02On parle de quoi
11:03concrètement Alain Bauer
11:04quand on parle
11:05de potentielles attaques
11:06sur nos villes
11:06et nos capitales ?
11:08D'abord de choses
11:09qui ont déjà eu lieu
11:10vous avez eu une attaque
11:11ratée mais pas très loin
11:12à Leipzig
11:13contre un avion
11:14devant l'aéroport
11:15des survols d'aéroports
11:16Avec un drone ?
11:17Il y en a trois
11:18Mais il y en a eu plusieurs
11:19Et ça, ça a été un tournant
11:21selon vous
11:21pour les patrons
11:22des renseignements
11:22notamment français ?
11:23C'est un tournant
11:24parce que ce n'est pas un drôle
11:24qui a survolé l'aéroport
11:25c'est un drone
11:26qui avait pour mission
11:27de faire exploser
11:28un avion
11:28sur un aéroport allemand
11:30des tentatives d'assassinat
11:31y compris du dirigeant
11:33de Rheinmetall
11:34qui n'est pas un russe
11:35dissident
11:35mais un allemand
11:36qui dirige
11:37une très importante entreprise
11:38de réarmement allemand
11:40et puis pas n'importe laquelle
11:41sont des faits acquis
11:43pour le renseignement allemand
11:44donc quand tout le monde
11:45met en commun
11:46tout ce qu'il sait
11:47dans les pays baltes
11:48mais aussi en Norvège
11:49en Suède
11:50qui est un sujet
11:51extrêmement important
11:52En Bulgarie
11:53en Italie
11:53et ailleurs
11:54les dépôts de munitions
11:59qui explosent
12:00ne sont pas un fait du hasard
12:01les attaques
12:02contre le réseau ferré
12:03ne sont pas un fait du hasard
12:04donc au bout d'un moment
12:05tous les services d'enseignement
12:06font leur métier
12:07ils prennent tout ce qu'ils savent
12:09ils papotent avec leurs alliés
12:10pour partager ce qu'ils savent
12:12et au bout d'un moment
12:12ils disent
12:13ah oui quand même
12:14ce qui apparaît
12:15comme des petits points isolés
12:16devient une logique
12:18et un processus coordonné
12:19ensuite ils essayent
12:20d'identifier
12:21à qui profite le crime
12:22vous savez la criminologie
12:23c'est assez idiot
12:24à qui profite le crime
12:25et quand à qui profite le crime
12:26apparaît comme assez clairement
12:28dans tous les cas de figure
12:29comme allant vers
12:30un seul et unique opérateur
12:33on dit
12:34bon ben voilà
12:35c'est ça qui se passe
12:36et effectivement
12:36je suis d'accord avec Didier
12:37c'est un immense progrès
12:39qui a été lancé
12:40depuis les années 80
12:42par Michel Rocard
12:43c'est ma minute d'autosatisfaction
12:44quand il a décidé
12:45que le renseignement
12:46ça devait être démocratique
12:47ça devait être contrôlé
12:48ça devait être partagé
12:49ça devait être visible
12:50on devait lui donner
12:51une logique
12:52un plan
12:52et que l'intérieur
12:53et l'extérieur
12:54c'était désormais
12:55la même chose
12:55qui s'appelait
12:56la sécurité globale
12:57et bien nous sommes
12:58allés presque au bout
12:59d'un processus
13:00qui ressemble beaucoup
13:01à un processus britannique
13:02d'ailleurs
13:02puisque c'est comme ça
13:03que Winston Churchill
13:04avait réussi à allier
13:05la nation britannique
13:06autour de lui
13:07durant la deuxième guerre mondiale
13:09c'est nous sommes devenus
13:10une nation adulte
13:11en termes de partage
13:12du renseignement essentiel
13:14et évidemment
13:15c'est pas ici
13:15qu'on va détailler
13:17si l'attaque aura lieu
13:20devant le siège
13:20de BFM
13:21par exemple
13:21qui est un site stratégique
13:23majeur
13:24qui fait partie
13:24des sites stratégiques
13:26aussi majeurs
13:26sur cet attaque
13:28le président a parlé
13:30d'infrastructure critique
13:31voilà
13:31infrastructure critique
13:32c'est le terme
13:33qu'il faut employer
13:34et la vraie nouveauté
13:35aujourd'hui
13:35c'est pas vraiment
13:36les informations
13:37qu'il a communiquées
13:38parce que
13:38elles sont connues
13:39des services de renseignement
13:40et des experts
13:41mais la nouveauté
13:42c'est qu'il en parle
13:44qu'il en parle
13:45aux chefs des partis
13:46et ça ne vient pas
13:48n'importe quand
13:49on est dans une crise
13:52énergétique
13:52sociale
13:53politique
13:54et donc le président
13:55a choisi ce moment-là
13:56assez grave
13:57pour informer
13:58les chefs de partis
14:00et il a mis au point
14:01une idée
14:02qui est importante
14:03dans le contexte
14:04c'est de lancer
14:04un plan de révision
14:06de la protection
14:07de toutes les infrastructures
14:08critiques
14:09vous demandez
14:09qu'est-ce que ça peut être
14:10une attaque
14:11contre la France
14:11ça peut être une attaque
14:13contre un barrage
14:14une usine
14:15de production d'énergie
14:16une centrale nucléaire
14:18un hôpital
14:19et je cite
14:21souvent l'exemple
14:22qui est important
14:23pour l'année prochaine
14:23il va y avoir
14:24un exercice
14:25une simulation
14:27d'un blackout
14:28total de la France
14:29là où
14:30par une attaque cyber
14:31toutes les installations
14:32électriques
14:33seraient finalement
14:34aveuglées
14:35et la France
14:36n'aurait plus d'électricité
14:37dans ce cas-là
14:38qu'est-ce qu'on fait
14:39qu'est-ce qui se passe
14:39c'est-à-dire qu'on veut
14:41donner aux chefs
14:42des partis
14:42et aux français
14:44la notion
14:45de la menace
14:45celle qu'elle est
14:46et en quoi
14:47concrètement
14:47ça pourrait nous affecter
14:49et en même temps
14:49on est bien d'accord
14:50que si Emmanuel Macron
14:51tient cette réunion
14:52aujourd'hui
14:53c'est qu'on y est là
14:54on y est dans cette réalité
14:56possible
14:56qu'est-ce qu'il va continuer
14:58à dire
14:58on soutient l'Ukraine
14:59ce qui est nouveau
14:59c'est que
15:00jusqu'à présent
15:01il y avait des actes
15:02isolés
15:03des drones
15:04une fois par là
15:05par là
15:05maintenant on est dans une campagne
15:07et il y a une accélération
15:08et la France
15:09n'est pas d'ailleurs
15:10en première ligne
15:11en première ligne
15:12vous avez les pays baltes
15:13vous avez la Pologne
15:14et puis vous avez l'Allemagne
15:15avec le fameux drone
15:16de Leipzig
15:17qui voulait frapper
15:18un avion
15:18là-dessus on a un son
15:20d'Emmanuel Macron
15:20je voudrais qu'on l'écoute
15:22parce qu'on sent quand même
15:23que ça a été
15:23un événement important
15:25pour les dirigeants
15:26et aussi patron
15:27des services de renseignement
15:30ces dernières semaines
15:32la menace en particulier
15:33la menace hybride russe
15:35à l'égard
15:36des Européens
15:37et de la France
15:38s'est intensifiée
15:39si ce qui se passe
15:40à Leipzig
15:41peut se passer
15:42dans toute autre ville
15:43européenne
15:45les intrusions
15:46de drones
15:47dans l'espace aérien
15:48de plusieurs pays
15:49d'ailleurs
15:50avec une réelle profondeur
15:52dans l'action russe
15:54nous montre que nul
15:55n'est à l'abri
15:55nous devons tous être
15:57vigilants
15:57en action
15:59conscients que de telles manœuvres
16:00et de telles attaques
16:01sont possibles
16:02dans nos villes
16:03et nos capitales
16:04et sur les emprises
16:04les plus sensibles
16:05et donc tout faire
16:07pour prévoir
16:09planifier
16:09nous protéger
16:10et rester extrêmement vigilants
16:13donc pour bien comprendre
16:14ça veut dire que
16:15si l'attitude de la France
16:16reste la même
16:17à l'égard de l'Ukraine
16:18ce qui s'est passé
16:20à l'aéroport de l'Apschis
16:21pourrait se passer
16:22sur le tarmac
16:22d'un aéroport
16:24parisien
16:25bien sûr
16:26c'est très exactement
16:27peut-être pas
16:28plus batterie
16:29que Charles de Gaulle
16:30on va dire
16:31pour donner des éléments
16:33parce que c'est plutôt
16:33là c'était plutôt
16:35du fret
16:35mais il suffit
16:36qu'un drone
16:37survole
16:37les aéroports parisiens
16:38pour qu'il n'y ait plus
16:39de trafic aérien
16:40il suffit
16:40qu'une cyberattaque
16:41mette à bas
16:42le contrôle aérien européen
16:44je rappelle que la France
16:45c'est le nœud
16:45de l'ensemble
16:46du trafic aérien
16:47en Europe
16:48pour qu'il n'y ait plus
16:48de trafic aérien
16:50en Europe
16:50vous avez vu ce qui s'est passé
16:51on ne sait pas très bien
16:52si c'est un incident
16:53ou autre chose
16:54en Grande-Bretagne
16:55l'autre jour
16:56à Heathrow
16:57et Gatwick
16:59il y avait zéro avion
17:00pendant 48 heures
17:02donc le système
17:03est tellement intégré
17:05qu'il est extraordinairement
17:06fragile
17:07vous avez un outil
17:08en France remarquable
17:09qui est le secrétaire général
17:10à la défense
17:10et désormais
17:11la sécurité nationale
17:12qui fait par exemple
17:13depuis de très nombreuses années
17:14le recensement
17:15et la liste des opérateurs
17:16d'importance vitale
17:17les OIV
17:18ce qui donne déjà
17:19une idée assez précise
17:21des sites sensibles
17:22et stratégiques
17:23qui sont chacun
17:24obligés
17:24d'avoir des plans
17:25etc
17:27rappelons en quelques mots
17:28quels sont ces sites
17:29l'eau
17:29l'électricité
17:30les transports
17:31les dépôts de médicaments
17:33les centres de production
17:34par exemple
17:35de munitions
17:35beaucoup ont été survolés
17:36et puis les sites
17:38d'importance militaire
17:39stratégique
17:39qui eux font l'objet
17:40d'un classement
17:41et d'une gestion
17:43toujours par le même
17:44secrétaire général
17:45mais qui n'est pas
17:46exactement la même
17:47la plupart des autres
17:47sont des sites civils
17:49ou mixtes
17:50mais là-dessus
17:51Emmanuel Macron dit
17:51à partir de maintenant
17:52vigilance renforcée
17:54on est d'accord
17:54ça fait partie des annonces
17:55je vais vous donner un exemple
17:56on a un petit problème
17:57la liste est évidemment secrète
17:59pour des raisons bien évidentes
18:00mais la loi en France
18:02fait que normalement
18:05ces organismes vitaux
18:06doivent être plus durs
18:09sur leur capacité
18:10de propre de défense cyber
18:12mais aujourd'hui
18:13il y a le problème
18:13de la menace drone
18:14je prends un exemple
18:15en France
18:16aucune entreprise
18:17française civile
18:18n'a le droit
18:18d'abattre des drones
18:19parce que s'ils tombent
18:20quelque part etc
18:21et que ça fait des dégâts etc
18:22donc on est en train
18:23de travailler là aujourd'hui
18:24à mettre en place
18:25des structures de formation
18:27et le cadre législatif
18:29qui permettrait
18:29de pouvoir faire
18:30de l'interception de drones
18:31au-dessus de ces entreprises
18:32parce que si
18:34typiquement ça
18:35c'est un vrai problème
18:35on est en temps de paix
18:37donc on n'a pas prévu
18:38et on est organisé
18:40pour le temps de paix
18:41grâce à Dieu
18:42mais on n'a pas prévu
18:44comment ces entreprises
18:46peuvent prendre en charge
18:47la lutte anti-drone
18:48et l'interception
18:49ou le brouillage
18:50de drones
18:51qui survolerait
18:52les emprises
18:53civiles
18:54mais d'un stérévito
18:55vous pouvez bien imaginer
18:57une centrale nucléaire
18:58en éteint
18:59que voilà
19:00même si on n'a pas
19:00la liste officielle
19:01on a aujourd'hui
19:02ce problème là
19:03donc on est bien obligé
19:04de travailler
19:05d'organiser
19:05c'est pas un débat
19:06en l'air
19:07c'est pas de l'idéologie
19:08c'est comment
19:09on organise
19:10on organise
19:11la défense civile
19:12la cohésion nationale
19:14et la capacité de tenir
19:15un exemple tout bête
19:17parce qu'on se parle
19:18entre nous
19:19les finlandais
19:20ont été obligés
19:20d'arrêter une partie
19:21de leur vol
19:21pourquoi ?
19:22parce qu'il y avait
19:23les attaques GPS
19:24les russes brouillent le GPS
19:26un avion quand il se pose
19:27il a besoin du GPS
19:28pour se poser
19:29la finair
19:30qui est la compagnie nationale
19:31l'équivalent d'Air France
19:32en Finlande
19:33a été obligé
19:34d'arrêter
19:35pendant plusieurs semaines
19:36l'arrêt
19:37des vols
19:39à Tartou
19:39qui est une ville
19:40importante pour eux
19:41parce qu'elle est sur la frontière
19:42donc vous voyez bien
19:43qu'on a cette multiplication
19:44de petits incidents
19:45entre 2024
19:46et 2025
19:47les services de renseignement
19:49occidentaux
19:49ont montré
19:51qu'il y avait
19:51les incidents
19:52de sabotage
19:53et d'intervention
19:54de ce type
19:54ont été multipliés
19:55par 4
19:56de venants
19:57attribuables
19:59aux Russes
20:00sachant qu'on a même
20:01sur les derniers éléments
20:03que les Russes
20:04et les Polonais
20:05ont sorti
20:05on a identifié
20:06une unité particulière
20:08la fameuse unité
20:092955
20:09du Garou
20:10qui a
20:11puisqu'il y a
20:12plusieurs de ces hommes
20:13dont on a même
20:13les noms
20:15et les identités
20:16donc c'est pas simplement
20:18à qui profite le crime
20:18ça va bien plus loin que ça
20:20on a carrément
20:21identifié
20:22un certain nombre
20:23d'opérateurs
20:24du renseignement
20:24militaire russe
20:25qui étaient derrière
20:26ces sabotages
20:27donc menace
20:28accrue
20:29indéniablement
20:30hybride
20:30parce qu'elle prend
20:31plusieurs formes
20:32quand on dit
20:33hybride
20:34non
20:34non mais parce que
20:35les gens
20:35non mais c'est important
20:37les mots valises
20:39ont ceci de formidable
20:40c'est qu'une fois
20:41qu'ils sont là
20:41ils sont là
20:42mais si vous voulez
20:42on arrête de parler
20:43de guerre hybride
20:44on dit guerre
20:45tout le monde
20:46parce que nous
20:46ne sommes pas en guerre
20:47c'est bien la difficulté
20:48oui mais parce que je pense
20:49que les gens
20:50qui nous regardent
20:50entendent parler
20:51attendez
20:52les gens entendent
20:53parler de guerre hybride
20:54d'ingérence
20:54de cyberattaque
20:55je pense que c'est important
20:57tout ça fait partie
20:57de nouvelles formes
20:59de conflits
21:00juste en dessous
21:01de la guerre
21:02telle que nous la
21:03concevons
21:04classique
21:04mais sauf que
21:05est-ce que vous imaginez
21:07c'est quoi les scénarios
21:08d'ici dix ans
21:09vous imaginez vous
21:10une confrontation directe
21:11aujourd'hui avec les russes
21:13ou vous pensez
21:13que c'est impossible
21:14la confrontation
21:15on est dedans
21:15en fait pour que vous sachiez
21:17je vais vous redonner
21:17la définition des militaires
21:19les militaires ils voient
21:20les choses
21:21il y a quatre façons de voir
21:22il y a en fait au départ
21:23la compétition
21:24c'est le monde normal
21:25où on est en compétition
21:26c'est économique etc
21:28on s'espionne beaucoup
21:29après il y a la contestation
21:31c'est à dire que là
21:31quand on commence
21:32dans des zones grises
21:33ou dans des zones
21:33qui sont pour le coup
21:34des zones publiques
21:36en haute mer
21:37prenons le Niger
21:38prenons le Mali
21:38là on est en contestation
21:40où on essaie
21:41de se gratouiller
21:42la confrontation
21:44on est passé
21:45de cette contestation
21:46là à la confrontation
21:48c'est quand on commence
21:49à utiliser
21:50des actes de sabotage
21:52de la guerre informationnelle
21:54de l'espionnage
21:54de l'espionnage
21:55c'est tout le temps
21:56mais oui
21:58de l'élimination individuelle
21:59de l'élimination individuelle
22:01des assassinats
22:02où on a eu en France
22:03rappelez-vous
22:04un jeune russe
22:05arrêté
22:06parce qu'il a fait péter sa bombe
22:07donc là on est dans la
22:08chambre d'hôtel
22:09là on est dans ce qu'on appelle
22:11la confrontation
22:11qui vient avant l'affrontement
22:13ce qu'on veut éviter
22:14c'est l'affrontement
22:14où là on engage le gabarit
22:16c'est-à-dire que l'affrontement
22:17c'est le jour où il y aura
22:18un problème sur une frontière
22:19et que nos amis polonais
22:20allemands
22:21ou baltes
22:22ou roumains
22:23seront obligés d'intervenir
22:24et que nous par solidarité
22:25parce que
22:25on est
22:27on peut pas penser
22:28qu'il se passerait
22:28quelque chose de militaire
22:30hors de nos frontières
22:31et que nous on resterait
22:31derrière le Rhin
22:32en se disant
22:32oulala ça nous touche pas
22:34on est tranquille
22:34on a les mêmes économies
22:36on a la même monnaie
22:37on a la même électricité
22:38donc on serait obligés d'agir
22:40c'est pour éviter l'affrontement
22:41qu'on est obligés
22:42d'être forts
22:42dans la confrontation
22:43qu'est-ce qui fait dire
22:44à Emmanuel Macron aujourd'hui
22:45que la menace
22:46est plus sérieuse
22:48et que la confrontation
22:49se rapproche
22:50il y a une chose
22:51qui est nouvelle aujourd'hui
22:53de la part d'Emmanuel Macron
22:54une nouvelle chose
22:56qu'il a dite
22:56c'est
22:56cela ne peut pas rester
22:58sans réponse
22:59et la question
23:00qui est posée
23:00aux autorités françaises
23:01au-delà de l'information
23:02des partis et des citoyens
23:03c'est
23:04est-ce qu'on envisage
23:05une riposte
23:06et quelle riposte
23:07et par exemple
23:08est-ce qu'on peut
23:09au niveau français
23:11lancer des cyberattaques
23:13contre ceux
23:13qui nous attaquent
23:14c'est-à-dire
23:14contre la Russie
23:15sur ce plateau
23:16il y avait un général
23:17en fin d'après-midi
23:17qui a dit
23:18mais on l'a déjà fait
23:19et on se doit de le faire
23:20pour bien montrer aux Russes
23:22qu'ils ne peuvent pas
23:23continuer à nous attaquer
23:24sans qu'il y ait de réponse
23:25mais c'est la première fois
23:26qu'on entend le président
23:27de la République dire
23:28cela ne peut pas rester
23:29sans réponse
23:29c'est-à-dire qu'on atteint
23:30un niveau de tension
23:31qui est rare
23:32parce que la guerre hybride
23:33ce même général
23:34disait que
23:36déjà en 2024
23:38il donnait des cours
23:39aux officiers de l'OTAN
23:40pour leur expliquer
23:41ce que c'était
23:41aujourd'hui on est dedans
23:43donc quand on est dedans
23:44et quand on est attaqué
23:45en permanence
23:46est-ce qu'à un moment donné
23:48on riposte au risque
23:49là de tomber
23:50au-delà du seuil
23:51qui est actuellement atteint
23:53qu'est-ce que ça veut dire
23:55lorsque le président
23:56dit ça ne restera pas
23:57sans réponse
23:57quelle peut être
23:58la réponse
23:59qu'est-ce qu'on est
23:59en mesure de faire
24:00écoutez on fait
24:01des tas de choses
24:02le seul président
24:03de la République
24:03qui s'est cru autorisé
24:04à écrire dans un livre
24:05qu'il n'aurait pas dû écrire
24:06s'appelle François Hollande
24:07que je recommande
24:09de lire
24:09franchement
24:10non
24:10mais qui est intéressant
24:12du point de vue
24:13de
24:13dans un pays
24:14qui a supprimé
24:15la peine de mort
24:15j'ai donné instruction
24:16de liquider physiquement
24:18des terroristes
24:19je ne fais pas de moraline
24:20donc ce n'est pas mon sujet
24:21de savoir si c'est bien ou mal
24:23légalement
24:24il y a un sujet
24:24mais voilà
24:25mais la question
24:27est exactement la même
24:29on n'en parlera
24:30certainement pas ici
24:31et effectivement
24:32on n'a pas attendu
24:33cette semaine pour le faire
24:33c'est Jean-Yves Le Drian
24:34qui le premier
24:35a expliqué
24:36que la cyber-guerre
24:37c'était pas seulement
24:38de la cyber-défense
24:39mais qui avait
24:39une dimension offensive
24:41alors que jusque-là
24:42on se défendait
24:43mais on n'attaquait jamais
24:44je cite le moment
24:45où on a créé
24:46l'espace cyber-militaire
24:48de nouvelle génération
24:49donc en la matière
24:51on n'a pas attendu
24:52cette semaine
24:53pour faire ce qu'il fallait faire
24:55le moment où il fallait le faire
24:56y compris dans des opérations
24:58décrites par François Hollande
24:59sur lesquelles
25:00je ne m'étendrai pas
25:01c'est quoi faire ce qu'il fallait faire ?
25:02et bien tout ce qu'on ne va pas discuter
25:04sur votre plateau
25:04non par exemple
25:05non mais par exemple
25:05si la Pologne
25:07est attaquée par la Russie
25:08ça c'est autre chose
25:09ça c'est de l'ambiguïté
25:10il faut préserver l'ambiguïté
25:11pour ne pas donner
25:12à l'adversaire
25:13des informations
25:13au moment où
25:14mais comme l'a dit Didier
25:16je rappelle qu'on est alliés
25:18dans une alliance atlantique
25:19dans laquelle il y a un article 5
25:22qui ne nous impose rien
25:23mais nous oblige beaucoup
25:24et sur lequel
25:26en général
25:26une attaque massive
25:27contre la Pologne
25:28plus grande force
25:29conventionnelle de l'OTAN
25:30aujourd'hui
25:31je le précise quand même
25:32je ne pense pas
25:33que c'est là
25:33que ça se passera
25:34mais on peut
25:35le corridor de Souvalki
25:36un gros incident naval
25:37un avion abattu par erreur
25:40et ce n'est pas la première fois
25:41je rappelle qu'un avion malaisien
25:44a été abattu
25:44par les dissidents ukrainiens
25:47d'ailleurs
25:47enfin russes
25:49c'était les russes
25:50non non je sais
25:51mais officiellement
25:52la batterie
25:52oui oui
25:53la batterie officielle
25:54la batterie de l'UQ
25:54il y a eu 370 morts
25:57il me semblait
25:57Chil
25:58essentiellement des Hollandais
25:59donc vous ne pouvez pas
26:00me dire ce que fera la France
26:01si la France répond
26:02non si c'est ce que je peux vous dire
26:03et Didier me le confirmera
26:05sans doute mieux que moi
26:06c'est d'abord que la France
26:08ne fera pas rien
26:09ce qui est la bonne nouvelle
26:10mais elle a les moyens
26:11de ne pas rien faire
26:12oui bien sûr
26:13évidemment
26:13elle a tout ce qu'il faut
26:15pour ne pas rien faire
26:16on est d'accord
26:16en dessous du seuil
26:17et qu'est-ce que serait
26:18ne rien faire
26:19ne pas rien faire
26:20puisqu'il faut
26:20mais là le président
26:21de la République a dit
26:22aujourd'hui
26:22cela ne peut pas rester
26:23sans réponse
26:24ça veut dire que la réponse
26:25elle a déjà
26:26oui mais
26:26donc qu'est-ce que c'est
26:27moi je vous l'ai dit
26:28tout à l'heure
26:28à des cyberattaques
26:29on peut répondre
26:30par des cyberattaques
26:31on peut lancer par exemple
26:32des attaques
26:33contre des institutions russes
26:35ça n'a pas déjà commencé
26:37cette guerre cyberattaque
26:38bien sûr que si
26:39c'est ce que disent
26:39les renseignements
26:41ouvertement
26:41quasiment ouvertement
26:42maintenant
26:42sauf que là
26:43on avait le sentiment
26:43mais Anna Boer
26:43ne veut pas dévoiler
26:44les cibles
26:45parce qu'on ne donne pas
26:46à l'ennemi
26:47les renseignements
26:47il a raison
26:48mais sans dévoiler
26:50à l'ennemi
26:51l'opération précise
26:52et le déroulé
26:53de l'opération
26:54vous pouvez nous expliquer
26:55en gros
26:55quels peuvent être
26:56les différents scénarios
26:57de ripostes
26:58on va vous expliquer
26:58une chose
26:59d'abord la première chose
27:01c'est justement
27:01encore une fois
27:02d'éviter d'arriver
27:04à l'affrontement
27:04d'éviter d'arriver
27:05au stade
27:07notre but à nous
27:08c'est d'empêcher la guerre
27:09c'est simple
27:09d'empêcher la guerre
27:11parce qu'elle nous intéresse
27:12Ah Serge Gironov n'est pas d'accord
27:13c'est fini ça
27:14c'est ce que vous retenez
27:15de cette prise de parole
27:16non mais c'est intéressant
27:17en fait
27:17moi je dirais
27:18cette réunion
27:19bon
27:21on est déjà
27:22on a dépassé déjà
27:23cette ligne
27:24ça veut dire
27:24qu'en fait
27:25on a compris
27:26que les russes
27:27poussent
27:27et que les russes
27:28en fait le caractère russe
27:29si vous faites les gentils
27:31ça veut dire que
27:32vous les prévenez
27:33vous les mettez en garde
27:34vous leur dites
27:35que nous
27:36nous pouvons répondre
27:37etc
27:37eux ils comprennent ça
27:38comme une faiblesse
27:40et donc en fait
27:40les russes ne comprennent
27:41que la force
27:42et c'est malheureusement ça
27:43et on est
27:44on est arrivé
27:45à ce seuil
27:46où il faudra
27:47peut-être aussi
27:48frapper
27:49frapper
27:49ne veut dire
27:51envoyer des chars
27:52sur la Moscova
27:54mais bien évidemment
27:55répondre au niveau
27:57de la menace
27:58et des actions russes
27:59mais ce qui est important
28:01pour moi
28:01dans cette réunion
28:02aujourd'hui
28:03c'est que tout ça
28:04le président Macron
28:05et les gens autour de lui
28:06ils le savaient déjà
28:08et donc en fait
28:08c'est pas la nouveauté
28:10la nouveauté
28:10c'est qu'il a convoqué
28:11ceux qui participent
28:13à l'élection présidentielle
28:15en leur disant
28:16écoutez
28:16vous avez commencé
28:17à donner des interviews
28:18vous avez commencé
28:20les chamailleries
28:21les petits mots
28:22qui fâchent
28:23l'un de vous a dit
28:25que Poutine
28:25est un meilleur des hommes
28:28amateur de la paix
28:29etc
28:29et donc on va vous donner
28:31l'idée réelle
28:32du monde réel
28:34votre monde
28:35était un tout petit peu
28:36le monde de bisonours
28:37parmi vous
28:38entre nous
28:39si les partis politiques
28:40et leurs dirigeants
28:41ne savaient pas déjà
28:42la gravité de la situation
28:43c'est à désespérer
28:44c'est à se demander
28:45qui va diriger la France
28:46de demain
28:46c'est ça le problème
28:47je pense qu'à cet égard
28:49je pense qu'il y a des conseillers
28:50dans les états-majors
28:52qui informent
28:52peut-être pas dans tous les partis
28:53mais il y en a certains
28:55que je connais
28:55qui informent
28:56et qui savent
28:57et qui ont des conseillers militaires
28:58ne soyons pas complètement
28:59c'est pas un monde de bisounours
29:01la politique française
29:02est-ce qu'il n'y avait pas
29:03une volonté aussi
29:04peut-être
29:04de faire passer un message
29:06à Moscou
29:06après tout
29:07la Russie joue aussi
29:08sur l'instabilité politique
29:10en France
29:11si la menace
29:13s'accentue aussi
29:14en direction de l'Europe
29:14et de la France
29:15c'est parce qu'il y a aussi
29:16une situation politique
29:17qui n'est pas anodine
29:18est-ce qu'il y a aussi
29:19peut-être une volonté
29:20de faire passer un message
29:20à Poutine
29:21sur la mobilisation
29:24l'anticipation
29:25la préparation
29:26non ?
29:27Si ça se termine
29:28par un gouvernement
29:28d'Union Nationale
29:29et tout le monde s'aligne
29:30avec Winston Churchill
29:32comme Premier Ministre
29:33et le principal dirigeant
29:34travailliste
29:35comme vice-premier ministre
29:36le temps de la guerre
29:37puis qu'il se remette
29:38sur la figure
29:38aux élections suivantes
29:39d'ailleurs c'est le travailliste
29:40qui gagne
29:40je rappelle qu'on n'est jamais
29:41tout à fait prophète
29:43en son pays
29:44bien sûr
29:45mais on n'en est
29:45certainement pas là
29:46non je pense que le message
29:47il est très national
29:48il est très européen aussi
29:50d'ailleurs probablement
29:51il est très ukrainien
29:53et puis il met aussi
29:53devant leur responsabilité
29:55une partie de ceux
29:55qui savent beaucoup de choses
29:57sur la réalité
29:58y compris dans les partis politiques
29:59pas tous
30:00il ne faut pas surestimer
30:02le niveau de compétence
30:04des partis politiques
30:04pour en rencontrer
30:05un certain nombre
30:06hors plateau
30:07parfois on peut être
30:08un peu surpris
30:09mais sur le fond
30:11c'est aussi leur dire
30:12vous ne pouviez pas ignorer
30:13vous ne pouvez pas continuer
30:14de faire semblant
30:15comme si ça n'existait pas
30:18voilà
30:18ça n'empêche rien
30:19et je ne pense pas
30:20que ça va peser massivement
30:21sur les postures
30:22des uns et des autres
30:24mais il se trouve
30:25qu'en la matière
30:26le fait de rendre
30:28cette réunion publique
30:30de cette manière là
30:31est un élément
30:32extrêmement important
30:33et puis il y a un deuxième événement
30:34c'est que pendant ce temps là
30:36il y a aussi un problème social
30:37bien sûr
30:38ce n'est pas le sujet
30:39de la soirée
30:39mais il n'existe pas
30:42on ne peut pas faire
30:43comme s'il n'existait pas
30:44et le fait de remettre
30:46à un autre niveau
30:47le risque souverain
30:49par rapport au risque social
30:50est aussi de bonne politique
30:52on parlera aussi évidemment
30:54de la crise sociale
30:55en tout cas ce qu'on a compris
30:56c'est que les conséquences
30:58sur les prix énergétiques
30:59ça ça va durer
31:00ça va durer longtemps
31:02c'est aussi le message
31:02qu'a voulu faire passer
31:03le président de la République
31:04en insistant bien
31:05sur le fait que ça n'était pas
31:07lié à des décisions
31:08prises sur le plan intérieur
31:09mais à des conflits internationaux
31:11mais le message
31:12encore une fois aujourd'hui
31:13c'était de dire
31:14les services de renseignement
31:15font le job
31:16ou la menace
31:17va monter en gravité
31:19les deux
31:20les deux
31:21d'abord parce que
31:21ce n'est pas lui qui dit
31:22ce sont les services
31:23qui font leur travail
31:24et qui le font remarquablement bien
31:26et en termes de collecte
31:27ce qui a toujours été le cas
31:28et en termes d'analyse
31:29où ça s'est énormément
31:30amélioré
31:31je ne sais pas si Didier
31:31a le même point de vue que moi
31:32mais pour avoir beaucoup
31:35de gens qui sont désormais
31:37dans le service
31:37je les ai eus comme étudiants
31:38et franchement
31:39je trouve que le niveau
31:40s'est considérablement amélioré
31:41notamment grâce à des institutions
31:43comme l'Académie du renseignement
31:44et quelques autres
31:45le travail inter-service
31:46il y a vraiment
31:47un niveau qualitatif
31:52extrêmement important
31:52et même impressionnant
31:54des services
31:54qui sont beaucoup plus
31:56anticipateurs qu'avant
31:57et pas seulement réactifs
31:58ils sont proactifs
31:59je pense qu'il y a assez peu
32:01d'exemples
32:01où ce sont les patrons
32:03des services
32:03qui donnent la ligne
32:04et pas le ministre de l'Intérieur
32:05le ministre de la Défense
32:07les politiques pures
32:08donc c'est un renforcement
32:09c'est pas moi qui vous le dit
32:11c'est le réel
32:12et le retour du réel
32:13c'est toujours très brutal
32:14et puis le troisième élément
32:16c'est qu'il va être
32:17très très difficile
32:18grâce à vous
32:18c'est-à-dire les journalistes
32:19les experts
32:20ceux qui vont interroger
32:22les candidats
32:22de leur dire
32:23non mais vous ne pouvez pas
32:24continuer à dire
32:25d'abord vous savez
32:27est-ce que vous pensez
32:28qu'ils vous ont menti
32:29ça va être très très compliqué
32:30et ensuite
32:31qu'est-ce que vous allez faire
32:32maintenant que vous savez
32:33puisque vous n'êtes plus
32:34dans la posture idéale
32:35de le gentil Vladimir
32:39lui est prêt à la paix
32:40depuis toujours
32:40et il est juste incompris
32:41ça ne marche plus
32:42à cause
32:43non pas de la posture russe
32:45historique
32:46sur
32:47c'est à nous
32:48mais sur les attaques
32:49nombreuses
32:50qui ont lieu
32:51le nombre d'attaques
32:52la nature des attaques
32:53l'ampleur des attaques
32:54et le fait
32:56qu'on a passé un seuil
32:57en quantité
32:58et en gravité
32:59j'ai bien compris
33:00que vous ne pouviez pas
33:01dire aujourd'hui
33:02quelle serait la nature
33:03de la riposte française
33:05européenne
33:05mais jusqu'à présent
33:06elles font quelle forme
33:07on peut le dire
33:07justement
33:08le problème c'est que
33:09on ne parle pas
33:10de la même chose
33:11vous parlez de la riposte
33:13à une agression
33:13d'un déboulé de char
33:14qui traverserait une frontière
33:16non pas forcément
33:16donc c'est pour ça
33:18que j'essaye de faire
33:20un petit peu de pédagogie
33:21et de séparer les deux choses
33:22voilà
33:23le déboulé de char
33:24on ne peut pas y répondre
33:24tout de suite
33:25parce que ça serait
33:25une question de solidarité
33:26on irait
33:27la réponse
33:28elle est d'abord
33:29Didier
33:29on est dans une guerre
33:30des drones aujourd'hui
33:31c'est ça la grande différence
33:32les chars
33:32ça n'a plus d'importance
33:33aujourd'hui
33:34c'est la guerre
33:35des drones
33:35qui est aujourd'hui
33:36en train de se faire
33:37en Ukraine
33:38et en Russie
33:41laissant terminer Didier
33:42c'est une des boulets de char
33:43comme dit Didier
33:44on est dans un autre monde
33:45on n'est pas dans un autre monde
33:47justement
33:47une menace
33:48n'enlève pas l'autre
33:49c'est bien ça le problème
33:50ce serait tellement simple
33:52et ça serait tellement beau
33:53donc la question
33:54elle ne se pose pas
33:55en ces termes là
33:55la question elle se pose
33:56en deux termes
33:57s'il y avait
33:58la question du déboulé de char
34:00entre guillemets
34:00qui se pourrait se faire
34:01par le billet
34:02de petits groupes
34:04de type Donbass
34:05sur les Pays-Bas
34:08le corridor de souveraineté
34:09où en ce moment
34:09il y a 9000 hommes
34:10de mobilisés
34:11qui sont en exercice
34:12Bélorus
34:13c'est un des sujets
34:14qui est regardé
34:15et ça c'est en cours
34:16et ils y sont avec du char
34:17et avec du char lourd
34:18il y a 9000 mecs
34:19sur ce corridor
34:20en ce moment même
34:21pendant la prochaine semaine
34:22donc ça explique aussi
34:24pourquoi on monte un petit peu
34:25en gamme sur cette question là
34:26se poserait la question
34:27qui est prévue
34:28depuis la revue nationale stratégique
34:31de l'engagement majeur
34:32en dehors de nos frontières
34:33au niveau d'une division
34:34aux côtés de nos alliés
34:35c'est ce dont on a parlé
34:37concrètement
34:38c'est ce qu'on en a parlé
34:39je rappelle sur ce plateau
34:41à plusieurs reprises
34:42c'est ce qu'il nous a annoncé
34:43le chef d'état-major des armées
34:45et ça fait les gorges de chaude
34:46parce qu'il a dit
34:47la réalité des prix
34:48que notre réponse
34:53en cas de problème
34:54serait la capacité
34:55d'engager
34:56l'équivalent
34:57de 30 000 hommes
34:57aux côtés
34:59de nos alliés européens
35:00en dehors
35:00des territoires
35:01nationales français
35:01pour soutenir
35:03face à une agression
35:05de cette nature
35:05pour éviter
35:07d'arriver
35:07à ce niveau-là
35:10qui est l'affrontement
35:11donc pour éviter la guerre
35:12au frontière de l'Ukraine ?
35:14non
35:14au frontière de
35:15la Pologne
35:18la Lituanie
35:19la Moldavie
35:20de la Roumanie
35:21une information
35:21Didier
35:22une information quand même
35:23qui est importante
35:23qu'a révélée aujourd'hui
35:24l'Elysée
35:26c'est qu'il va y avoir
35:27au printemps prochain
35:28pardon
35:29en octobre prochain
35:30octobre-novembre
35:31des manœuvres
35:33européennes
35:34de membres
35:34de la coalition
35:35des volontaires
35:36c'est-à-dire
35:36les pays qui soutiennent
35:38l'Ukraine
35:38dont la France
35:39la Grande-Bretagne
35:40l'Allemagne
35:40la Pologne
35:41l'Italie
35:41des manœuvres
35:43qui vont être
35:43à la frontière russe
35:45finalement
35:45c'est aussi pour ça
35:46que Poutine
35:48intensifie sa campagne
35:49parce qu'il a bien compris
35:50que l'Europe
35:51quand vous demandez
35:52qu'est-ce que peut faire l'Europe
35:53ou qu'est-ce que peut faire la France
35:54mais là collectivement
35:55cette fameuse coalition
35:56des volontaires
35:57dont on entend parler
35:58depuis des mois
35:58et on se demande
35:59qu'est-ce qu'elle fait
36:00ou qu'est-ce qu'elle pourrait faire
36:02et bien là
36:02elle va faire des manœuvres
36:03pour la première fois
36:04de façon groupée
36:05et ça c'est un symbole
36:06très important
36:06et c'était ma question
36:07effectivement
36:08pourquoi une intensification
36:09allez-y Didier
36:11parce que comme on est
36:12toujours obsédé
36:13par ce coup d'après
36:14on oublie ce qu'on fait maintenant
36:16d'accord
36:16donc ça ce serait
36:17le coup d'après
36:18l'affrontement
36:19ce qu'on veut éviter
36:20c'est l'affrontement
36:20pour éviter l'affrontement
36:21il faut être fort
36:21et comme le disait Sergei
36:23il faut montrer aux Russes
36:24qu'on est capable
36:24de répondre
36:25à un certain nombre
36:26de leurs actions indirectes
36:28et on le fait
36:29je vous prends un exemple
36:30tout bête
36:30vous pensez que les missiles
36:32Scalp ou Tom Chardot
36:33qui peuvent s'abattre
36:34sur un certain nombre
36:35de cibles en Russie
36:37tirées par les Ukrainiens
36:38peuvent être tirées comme ça
36:39sans ciblage
36:40donc voilà
36:41la question de monter en gamme
36:43par exemple
36:43sur la capacité du ciblage
36:45qui continue à nous péter
36:46les rouleaux
36:46et à nous faire chier
36:47à nous balancer du drone
36:48et bien c'est une réponse
36:50qui est en dessous
36:51de l'affrontement
36:51qui leur montre
36:52qu'on n'est pas prêt
36:53à se laisser marcher
36:54sur les pieds
36:55et qui rentre dans le cadre
36:57de la confrontation
36:58puisque nous voulons
36:59éviter l'affrontement
37:00en faire des choses
37:02en montrant
37:03une certaine fermeté
37:04voire un peu
37:06voire même
37:07sérieusement
37:08en aidant nos partenaires
37:10à pouvoir riposter
37:11de manière efficace
37:12et ça les Russes
37:13savent parfaitement le dire
37:14on n'a pas besoin
37:14de faire une conférence de presse
37:15parce qu'ils savent
37:16d'où vient le missile
37:16ils savent par où il est passé
37:18et ils savent qui l'a fait
37:19voilà c'est tout
37:19Certains responsables politiques
37:21ont parlé
37:22pour qualifier
37:22de cette guerre hybride
37:24menée par les Russes
37:24contre l'Europe et la France
37:25de terrorisme d'Etat
37:27est-ce que le terme
37:28est approprié selon vous ?
37:29Oh là
37:29Alors je rappelle
37:30que le terrorisme
37:31est un terme indéterminé
37:33utilisé n'importe comment
37:34par à peu près n'importe qui
37:35on est toujours le terrorisme
37:36de quelqu'un d'autre
37:37et donc pour l'instant
37:38c'est une guerre
37:39la Russie a déclenché
37:41une guerre
37:41qui s'appelle
37:41l'opération spéciale
37:42mais dans ce temps
37:43ils bafouillent maintenant
37:43ils arrivent à dire guerre
37:45à plusieurs reprises
37:46à plusieurs reprises
37:48voilà c'est une guerre
37:49dans une guerre
37:50à peu près tout est permis
37:51contrairement à ce que
37:52tout le monde raconte
37:53les lois de la guerre
37:54ne sont que des conventions
37:56à géométrie variable
37:57et extrêmement élastiques
38:00on essaye de faire
38:01le moins de dégâts possibles
38:02les Russes en font beaucoup
38:04sur des cibles civiles
38:06les Ukrainiens sont plutôt
38:08orientés sur des cibles
38:09stratégiques
38:10dont certaines
38:11ne sont pas purement militaires
38:13c'est-à-dire la destruction
38:13des entrepôts
38:14de l'Amazone russe
38:18c'est un sujet
38:19même plutôt intéressant
38:21d'un point de vue conceptuel
38:22parce que de manière militaire
38:24en Occident
38:25on n'a jamais imaginé
38:26bombarder Amazon
38:27le fait de bombarder Amazon
38:29qui est une idée ukrainienne
38:30est extrêmement intéressant
38:31parce que ça montre
38:32le changement
38:33des réseaux de distribution
38:35et les habitudes
38:36qui sont prises
38:37le fait qu'on puisse
38:38quasiment plus utiliser
38:39Internet
38:39et les applications mobiles
38:42et les apps
38:42à Moscou
38:43et pas seulement à Moscou
38:45sont des éléments
38:45qui perturbent totalement
38:47la vie des Russes
38:48sans détruire
38:49des logements
38:50des immeubles
38:50et des hôpitaux
38:51vous voyez
38:52c'est pas la même guerre
38:53et bien faire tout ça
38:54c'est une réponse adaptée
38:56le président de la république
38:57a mis en parallèle
38:58évidemment le conflit
38:59en Ukraine
39:00et aussi la situation
39:01au Moyen-Orient
39:02la guerre contre l'Iran
39:03et là ses conséquences
39:04sur les prix énergétiques
39:05on avait le sentiment
39:06qu'il parlait
39:07même si ce sont
39:07deux terrains
39:09deux conflits différents
39:10de deux guerres
39:11éternelles
39:12qui se profilent en fait
39:13sans solution diplomatique
39:15en Moyen-Orient
39:16la guerre éternelle
39:16est éternelle
39:17en Ukraine
39:18pas encore
39:19guerre sans se calmer
39:21un peu
39:22non
39:22les guerres éternelles
39:23on a pour l'instant
39:24à part le Moyen-Orient
39:26pas grand chose d'autre
39:27il y a beaucoup
39:28de guérillas
39:29de conflits locaux
39:31certains étant
39:32effectivement très anciens
39:33non mais il y avait
39:33un côté quand même
39:34ça va durer très longtemps
39:35à ceux qui pensaient
39:36qu'on peut encore discuter
39:37avec Vladimir Poutine
39:38la preuve est
39:39qu'on ne peut pas
39:40non
39:41il y avait une forme
39:42d'aveu d'impuissance
39:43dans la parole
39:43du président de la république
39:45je n'ai pas senti ça
39:46comme ça
39:47chacun sait que
39:49je ne suis pas
39:49le plus grand laudateur
39:50des activités
39:51du président de la république
39:52mais aujourd'hui
39:52c'est un peu quand même
39:54parce qu'en fait
39:54en gros
39:55ce qu'il a voulu passer
39:57comme message
39:57c'est que
39:58Hormuz
39:59ce n'est pas la France
40:00qui a choisi ça
40:00et ce n'est pas la France
40:02qui possède les clés
40:03de règlement de ce conflit
40:04le règlement de ce conflit
40:05ce sont les Etats-Unis
40:06et l'Israël
40:07qui ont attaqué l'Iran
40:08et c'est eux
40:09qui doivent régler ce conflit
40:10et d'ailleurs
40:11en fait
40:13peut-être l'idée aussi
40:14c'est qu'il ne faut pas
40:15parce qu'il y a un certain
40:16nombre de responsables politiques
40:17qui ont dit
40:17c'est l'Ukraine
40:18qui est responsable
40:19de la crise mondiale
40:20de pétrole
40:21ce qu'il faut
40:22en fait
40:22la crise mondiale
40:23vient d'Hormuz
40:24d'abord et avant tout
40:26l'Ukraine participe
40:27à ça
40:27un tout petit peu
40:28mais même
40:29en fait
40:30c'est une contre-idée
40:32parce que
40:32quand les Ukrainiens
40:33ont détruit
40:34par exemple
40:34les capacités de raffinerie
40:36du coup
40:37les Russes sont retrouvés
40:38avec le pétrole brut
40:39qu'ils ne peuvent pas raffiner
40:40et donc du coup
40:41ils ont exporté
40:42plus de pétrole brut
40:43en régulant
40:45la crise mondiale
40:46il y a des sujets
40:47secondaires
40:48qui sont
40:48le diesel de l'un côté
40:49le gaz naturel
40:50liquéfié de l'autre
40:51le problème
40:52c'est que dans un marché mondial
40:53dès qu'il y a un bout
40:54de truc qui dysfonctionne
40:56l'effet sur les prix
40:57est majeur
40:58de la même manière
40:58que quand le prix
41:00de l'électricité nucléaire
41:01est calculé
41:01à partir du prix
41:02des énergies fossiles
41:04quand on se demande
41:05comment ça peut arriver
41:06à la tête de quelqu'un
41:07parce qu'un énarque politique
41:08technicien en mal
41:09d'activité
41:10l'après-midi
41:11a dû trouver ça
41:12à défaut d'autre chose
41:12on sent bien
41:13qu'il y a des difficultés
41:14aux Etats-Unis
41:14qui sont exportateurs
41:16de pétrole
41:16le prix du pétrole
41:17est tellement élevé
41:18qu'ils ne comprennent pas
41:19pourquoi il est aussi élevé
41:21alors qu'ils en surproduisent
41:22et qu'ils en exportent
41:23simplement parce que
41:24le marché est mondial
41:25et qu'ils ont créé
41:26les conditions de ce problème
41:27le vrai sujet aujourd'hui
41:29c'est que la Chine
41:29recommence à acheter
41:31du pétrole
41:32pendant 6 mois
41:33elle n'en a pas acheté
41:34elle a tenu
41:35les prix
41:36parce que son grand problème
41:37est la stabilité du monde
41:38dans le chaos général
41:39parce que
41:40c'est l'usine du monde
41:42et qu'eux
41:42ils ont besoin
41:43que tout fonctionne
41:44et que par ailleurs
41:44le coeur du problème
41:46du pétrole aujourd'hui
41:47c'est ni l'Europe
41:47ni les Etats-Unis
41:48c'est l'Asie
41:49c'est en Asie
41:50où on en manque le plus
41:51c'est là où le prix du pétrole
41:53en Asie et Indo-Pacifique
41:54c'est là où le prix
41:55augmente le plus
41:56parce que la Chine
41:56a recommencé
41:57à acheter massivement
41:59du pétrole
41:59du pétrole russe
42:00le problème
42:01c'est qu'il n'est pas
42:01qui n'est pas
42:03totalement formaté
42:04au niveau de qualité
42:05c'est pour ça que le pétrole
42:06du Venezuela
42:07il y a un élément nouveau
42:08qui est quand même
42:08très important aujourd'hui
42:09trop lourd
42:10j'ai pas fini
42:11et trop lourd
42:12et difficile à raffiner
42:13donc tout ceci
42:14perturbe totalement
42:15les marchés
42:16nous on est victime
42:17du gaz naturel liquéfié
42:18à cause de Babel Mandel
42:19et des engrais
42:21et des phosphates
42:21c'est à la partie agricole
42:23donc personne ne parle
42:23comme si ça n'avait
42:24aucune incidence
42:25dont nous payerons le prix
42:26dans les prochains jours
42:27donc il y a vraiment
42:28une interconnection
42:29la globalisation
42:30elle est face à nous
42:31sauf que c'est pas
42:32la globalisation heureuse
42:33c'est la globalisation
42:34désastreuse
42:35Alain sur le rôle
42:36de la France
42:36il y a quand même
42:37un élément nouveau
42:38aujourd'hui
42:38c'est que le président
42:39de la république
42:40a annoncé
42:40qu'il avait parlé
42:41avec l'Arabie Saoudite
42:42avec le prince héritier
42:44en disant
42:44l'Arabie Saoudite
42:46étant attaquée
42:47elle-même
42:47par les outils
42:48mettant en péril
42:49la fourniture de pétrole
42:51par le pipeline
42:52de Yambou
42:53la France
42:54aujourd'hui
42:54dit
42:54nous sommes prêts
42:55à aider l'Arabie Saoudite
42:56avec nos moyens militaires
42:58c'est très important
42:59parce que vous vous souvenez
43:00quand il y a eu
43:00la guerre en Iran
43:02la France avait dit
43:03à Donald Trump
43:03si on veut rétablir
43:05le passage
43:06des pétroliers
43:07nous sommes prêts
43:08à avoir une escorte militaire
43:10à condition que la guerre
43:10s'arrête
43:11ça ne s'est jamais produit
43:12aujourd'hui
43:13c'est le deuxième
43:14des trois
43:14qui est touché
43:15et qui bloque
43:16encore une fois
43:17un peu plus
43:18la circulation
43:19des pétroliers
43:20la France dit
43:21on est prêt
43:21à engager nos moyens
43:22avec l'Arabie Saoudite
43:23c'est un changement
43:24important
43:26suite au refus
43:27des Etats-Unis
43:28de faire de même
43:29je précise quand même
43:30qu'il y a
43:30un petit codicil
43:31à cette jolie histoire
43:34autant nous l'avons fait
43:35avec Abu Dhabi
43:35parce que nous avons
43:36un pacte
43:38mutuel de défense
43:39autant avec l'Arabie Saoudite
43:40nous n'en avons jamais eu
43:41au contraire
43:42même ça s'est plutôt mal passé
43:43le fait que Donald Trump
43:44ait refusé d'aider
43:45l'Arabie Saoudite
43:46ouvre effectivement
43:46une perspective
43:47dont il faudra voir
43:48les limites
43:49parce que je ne pense pas
43:50qu'on va circuler
43:51dans le D3
43:51allez merci beaucoup
43:53Alain Bauer
43:53d'avoir été avec nous
43:54je vous remercie
Commentaires