- il y a 1 heure
Avec Elisabeth Levy, Sydney Sweeney, Fatima Benomar (militante féministe)
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, La Vérité en Face, Jacques Cardoz.
00:05Et dans La Vérité en Face, on aborde ce sujet.
00:08Sydney Sweeney, cette actrice américaine, a fait polémique depuis qu'elle a effectivement tourné un clip,
00:15avec des photos qui ont été reprises, et évidemment tout le monde commente.
00:19Alors peut-on poser nu et être féministe ? C'est un peu la question que l'on pose.
00:23A Elisabeth Lévy et Eric Revelle pour le grand face à face dans La Vérité en Face.
00:27Le vrai féminisme, est-ce lutter contre l'hypersexualisation ?
00:31Tout à l'heure, on sera avec Fatima Benomar d'Oser le Féminisme,
00:35parce qu'Oser le Féminisme a été très très clair et très critique contre le choix de Sydney Sweeney.
00:41Je vais d'abord vous interroger l'un et l'autre, tout simplement sur ce sujet-là,
00:46puis ensuite avec Félix, on verra quelles sont les réactions de nos auditeurs,
00:50et quelles sont les réactions sur les réseaux sociaux, parce qu'il y en a beaucoup.
00:53Elisabeth, pour vous c'est clair, il n'y a pas de sujet dans ce sujet, ou il y en
00:57a un ?
00:58Ah bah si, il y a un sujet qui parle du féminisme en réalité.
01:01Moi j'adore sexy Sweeney, je vous le dis, pour moi c'est une icône féministe.
01:06Pourquoi ? Eric l'a dit, parce que c'est d'abord une femme libre.
01:11Pour moi aujourd'hui, si vous voulez, la question de l'égalité comme norme est réglée,
01:14et donc ce qui est important, ce qui est fondamental, ce qui caractérise nos sociétés,
01:20c'est la liberté des femmes.
01:21Mais la deuxième chose qui me frappe dans cette affaire, une fois de plus,
01:24c'est la haine des féministes pour la sexualité.
01:27Le fait d'être sexy, désirable, d'aller à Times Square à New York,
01:32ça a pu m'épasser, à mon avis, Eric nous dira ce qu'on pense à un homme.
01:38Mais pour ça, pour elle, c'est vraiment affreux, c'est une femme objet.
01:43Et j'interrogerai aussi Mme Benomar sur ce concept de sexualisation,
01:48parce que le corps féminin et le corps masculin sont quand même passablement sexuels,
01:53me semble-t-il, et c'est très bien comme ça.
01:55Ils ne sont pas que ça, je veux dire, c'est pas...
01:57Mais en même temps, le fait de susciter le désir, c'est plutôt une bonne chose,
02:03ça rend la vie agréable.
02:04Alors, sexy, Sweeney, comme vous dites, effectivement, les photos...
02:08Eric réfléchit à ce qu'il va dire sur ce sujet.
02:13Mais ça y est, je sais ce qu'il va dire.
02:15Non, non, mais je voulais juste préciser, parce que je me dis toujours,
02:17quand on cite des actrices américaines, que peut-être un certain nombre de gens
02:19ne voient pas très bien de qui il s'agit.
02:22Grâce au clip, maintenant, je la connais un peu mieux.
02:24On l'a vu dans des belles séries, moi qui suis très friand,
02:28d'une grande plateforme américaine, je l'ai vu dans une série,
02:32c'est le lotus, je ne sais plus comment, mais c'était...
02:35Le bleu ?
02:36Non, le white lotus, exactement, le white lotus.
02:39Et c'est une super série.
02:40C'est une super série.
02:41Non, non, elle est...
02:42Et je sais qu'il est Pompidou.
02:45Oui, je sais qu'il est Pompidou.
02:48Je ne sais pas, j'étais pas né.
02:49Vous étiez ou pas ?
02:50Et dans tous les cas, Sidney Sweeney, on était né, elle est toute jeune,
02:53elle est blonde, c'est cela aussi qui provoque un certain nombre de réactions.
02:57Qu'est-ce que blonde ?
02:58Non, je ne sais pas, je vais aussi vous écouter sur ce sujet-là, Eric.
03:01Elle a une plastique intéressante.
03:02Elle a une plastique intéressante, elle est jeune,
03:06pour moi, elle est le symbole d'une certaine Amérique,
03:09et j'ai cru comprendre dans un certain nombre de critiques
03:12qu'il y avait aussi une critique de cette Amérique-là,
03:15parce qu'elle est blanche, parce qu'elle est blonde, parce qu'elle est belle.
03:17Mais on abordera cette question-là après.
03:20D'abord, sur le féminisme,
03:22est-ce que le vrai féminisme,
03:24c'est de lutter contre l'hyper-sexualisation ou pas ?
03:27Non, bien sûr que non.
03:28C'est d'offrir aux femmes des droits équivalents à ceux des hommes,
03:33des salaires équivalents, ça c'est le vrai féminisme.
03:35Bon, maintenant je vais vous dire,
03:37j'ai découvert qu'il était Sidney,
03:38pour moi c'était une ville en Australie, vous voyez.
03:40Donc quand j'ai regardé le clip, évidemment,
03:41je me suis aperçu qu'il y avait des montagnes,
03:43qu'il y avait des câbles,
03:45qu'il y avait des...
03:46Enfin, voilà.
03:47Donc je ne savais pas qui était cette femme.
03:50Moi j'ai écouté attentivement votre interview de Mme Rousseau,
03:53donc je suis devenu rousseauiste, vous voyez, sur le tard.
03:56J'étais plutôt voltairien,
03:57mais maintenant je suis rousseauiste grâce à Mme Rousseau,
03:59parce qu'en fait, elle vous donne les arguments
04:01pour ne pas condamner cette femme.
04:03Elle vous dit, un, la femme est libre de son corps,
04:05ben très bien, donc Mme Sidney Suisy...
04:07J'avoue que je ne m'attendais pas à ça, mon avis.
04:08Voilà, Mme Sidney Suisy, c'est ça ?
04:10Sweeney.
04:11Sweeney, vous voyez, j'ai même...
04:12Sexy Sweeney.
04:13Sexy Sweeney.
04:14Ben, elle est libre de faire ce qu'elle veut,
04:15en plus elle est payée pour le faire.
04:17Bon, alors après, bon, très bien.
04:18En plus elle est actionnaire de la boîte pour la gérer de la boîte.
04:20Quand Camin Glaze lui dit,
04:22mais vous avez vu, depuis qu'elle est harcelée sur les réseaux sociaux,
04:26mais vous, vous défendez les femmes harcelées.
04:28Oui, je la défends donc aussi.
04:29Et non au harcèlement.
04:30Alors qu'est-ce qui manque à Mme Rousseau
04:31pour apprécier ce clip, finalement ?
04:33Elle le trouve quand même sexiste.
04:35Bon, oui, elle le trouve sexiste.
04:37Elle nous explique que ça nous renvoie.
04:39Elle n'a même pas un peu d'eau dans son vin, Mme Rousseau.
04:42Moi, je trouve aussi.
04:43Mais ça nous renvoie aussi, c'est ce qu'elle dit,
04:46à une vieille époque.
04:47Et qu'on fait plus ça.
04:48Oui, oui, oui.
04:49En fait, ce que nous allons, le progrès consiste,
04:53si vous voulez, à fermer la porte une fois pour toutes
04:56au charme et au tourment de la sexualité,
05:00du marivaudage, du désir.
05:02Tout cela doit être effacé au nom de la lutte contre la sexualisation.
05:07Mais encore une fois, je vous le répète,
05:08j'aimerais savoir pourquoi il faut lutter contre la sexualisation.
05:12Je comprends bien que ça ne doit pas être partout, tout le temps,
05:15mais il me semble que ça fait partie de la vie humaine.
05:19C'est même, pour l'instant, encore nécessaire à la vie humaine.
05:22Bon, pas pour longtemps.
05:23Bientôt, vous n'aurez plus besoin de rencontrer l'autre sexe
05:26pour faire des enfants.
05:27D'ailleurs, c'est déjà le cas.
05:29Oui, c'est déjà le cas.
05:31Mais il y a quand même une détestation.
05:33Il y a une détestation.
05:35Il y a un refus de prendre en compte la libido
05:38comme une des dimensions de l'existence humaine.
05:41Oui, alors, ce qui est intéressant, c'est de prendre connaissance
05:46des arguments de ceux qui ne sont pas d'accord avec la femme
05:51telle qu'elle est représentée par Sidney Sweeney.
05:54Félix Mathieu, non seulement vous avez un sondage,
05:56mais vous avez également quelques repères à nous donner.
05:58Oui, on a posé cette question sur la chaîne YouTube de Sud Radio notamment.
06:02Est-ce que c'est cohérent d'être féministe et de poser nue ?
06:05Alors, on a par exemple une auditrice qui explique
06:08que je suis plutôt tradi, pas vraiment féministe,
06:10mais cette objectification volontaire matriste.
06:13Alors, d'autres au contraire...
06:15Elle a deux objets.
06:15D'autres au contraire, comme Stéphanie...
06:17Attention à ce que vous dites, Eric.
06:18...objet.
06:19D'autres au contraire, comme Stéphanie sur Twitter,
06:22répondent que le féminisme devrait justement permettre
06:25à une femme de choisir son image
06:26sans avoir à demander la validation de qui que ce soit.
06:29C'est ce que nous dit Stéphanie.
06:30Sylvain est d'accord avec elle.
06:31Il évoque l'exemple des fémenes
06:33qui, effectivement, revendiquaient de pouvoir disposer
06:36de leur corps en se dénudant.
06:38En tout cas, c'est notamment chez les sportives
06:40que ça a provoqué un tollé, ce clip vidéo
06:43où elle est très dénudée.
06:44Et les rugby-mêmes ?
06:46Alors, pour vous parler juste des sportives...
06:47Il y a des handballeuses qui ont réagi, d'abord.
06:49On a, par exemple, une triathlète, Mathilde Thilly,
06:52une triathlète française,
06:54qui a réagi à ce clip.
06:56« Aucune somme d'argent ne devrait convaincre une femme
06:59d'offrir cette image »
07:00ou encore une nageuse australienne,
07:02Brianna Tossel,
07:04qui a publié une vidéo d'elle-même
07:06dans différents bassins,
07:07donc vraiment en train d'exercer son métier
07:11de nageuse, si j'ose dire,
07:12avec ce commentaire.
07:14« Voilà à quoi ressemblent les femmes dans le sport. »
07:16Sydney Sweeney,
07:17puisque, effectivement, vu que ce clip
07:18où Sydney Sweeney est très dénudée,
07:20a vocation à nous vendre un site de pari sportif,
07:25il y a cette idée chez beaucoup de sportifs
07:27qu'on assimile le sport féminin
07:29à ce contexte hyper-sexualisé
07:32dans lequel on voit l'actrice dans le clip.
07:35Elles n'ont jamais entendu parler de la publicité,
07:37tout simplement.
07:38Il me semble que quand des footballeurs
07:40ou des sportifs, des tennismens,
07:42ou je ne sais pas quoi,
07:43font de la pub pour bien montrer
07:45que tel haut de toilette,
07:47ou je ne sais pas quoi,
07:47c'est super viril,
07:48ou super ce que vous voulez,
07:50et quand Eric Biment pose
07:52en tenue assez légère
07:55pour des calendriers,
07:57personne...
07:57Non mais quoi ?
07:58Je dirais, pourquoi ?
07:59Et pourquoi donc des hommes
08:00auraient le droit
08:01de se servir de leur corps
08:03à des fins commerciales
08:04et pas des femmes ?
08:05Non mais...
08:06Et par ailleurs,
08:07ça te montre aussi
08:08la nature flicarde.
08:10C'est surveiller et punir le féminisme.
08:13Parce que...
08:14Mlle, Mme Thilly,
08:15je ne sais plus son prénom.
08:17L'athlète.
08:18Ah oui, l'athlète Mathilde Thilly.
08:20Je l'ai citée dans ma chronique.
08:22C'est extraordinaire sa phrase.
08:24Aucune femme ne devrait
08:26faire ça,
08:27même pour une somme d'argent.
08:28Mais de quoi je me mêle ?
08:29Et si moi,
08:30à ce moment-là,
08:30aucune femme ne devrait courir,
08:32je veux dire,
08:3310 kilomètres,
08:34sur un vélo,
08:35puis, je ne sais pas quoi,
08:36y accepter de l'argent pour ça.
08:38C'est sûr que ce n'est pas le sujet.
08:39La question de l'argent...
08:41Elle dit au moment
08:41où les athlètes féminines
08:42se battent pour encore plus
08:43de reconnaissance
08:44pour les mêmes primes
08:45que les hommes,
08:45et bien plus encore.
08:46Donc, vous entendez,
08:47on ramène les femmes à ça.
08:48Il est légitime de se battre
08:50quand il y a une athlète
08:51pour être mieux payée
08:52pour les performances physiques
08:54que tu fais,
08:55parce que c'est quand même
08:56pour ça que tu es payée.
08:57Par contre,
08:57il n'est pas légitime
08:58pour une belle fille
08:59et une comédienne
09:00comme Sidney Sweeney
09:06de se servir,
09:08entre autres,
09:08parce qu'elle a du talent aussi,
09:09elle est marrante,
09:10de se servir de...
09:12On aurait même peut-être
09:13dû commencer par là,
09:13c'est une excellente actrice.
09:14Ce n'est pas une bimbo.
09:15Ce n'est pas une bimbo,
09:17qui compris dans ce clip,
09:18mais peu importe,
09:19même si c'était...
09:19C'est quand même
09:20de la même façon
09:21que t'as le droit
09:22de te faire payer
09:24quand tu skis
09:24ou quand tu fais de la nage
09:25ou quand tu fais ce que tu veux,
09:26t'as le droit de te faire payer
09:28quand il y a une belle fille
09:28que tu poses.
09:29Je pense surtout
09:30que la question de l'argent,
09:31moi je trouve qu'elle est éloignée
09:32du débat.
09:34Le débat que posent
09:36un certain nombre de féministes,
09:37c'est qu'on n'est pas
09:39des femmes objets.
09:40C'est ce qu'elles disent.
09:41Mais on ne parle pas d'elles.
09:42Mais non.
09:43On ne parle pas d'elles.
09:44Et puis,
09:44il y avait la raison de rappeler
09:45que ça avait été
09:46le top départ donné
09:48par Max Guadzeny
09:49au stade français.
09:50Des calendriers
09:50de rugbyman à poil.
09:53Avec des ballons de rugby
09:54aussi bien placés,
09:55mais je veux dire
09:55luisants sous de l'huile de corps.
09:58On ne savait pas ça.
09:59On devinait des corps
09:59de d'homme.
10:00Non, on ne les devine pas.
10:01Je pensais
10:02qu'elle serait interpellée
10:04sur son manque de vocabulaire
10:06dans le clip.
10:07Parce qu'elle ne dit
10:08que le mot sport.
10:09Sport, sport, sport, sport.
10:11Et puis,
10:11je vais vous dire un autre truc.
10:13Et puis,
10:13je vais vous dire un autre truc.
10:13La marque de Paris en ligne
10:16qui a payé ce clip,
10:18ils loupent complètement
10:20leur cible.
10:21Je ne crois pas.
10:22Mais on en parle
10:22dans un instant.
10:23C'est quoi le nom ?
10:24On n'en parle que de ça.
10:26On ne parle que de ça.
10:27Covid, Covid.
10:28Tout le monde va se ruer
10:29sur la pub.
10:31On s'en fout de savoir
10:32si c'est une bonne pub
10:33ou pas pour la marque.
10:35C'est quand même pour ça
10:36qu'ils l'embauchent.
10:37Elisabeth et Eric,
10:39je vais sortir le gong.
10:40Je vais demander à John
10:41de sortir le gong.
10:42Dans une seconde,
10:43on ne s'entend plus.
10:44Dans une seconde,
10:45on se retrouve avec vous
10:46et avec également
10:48Fatima Benomar
10:49d'Oser le Féminisme.
10:50A tout de suite
10:50et on poursuit ce débat.
10:51A tout de suite.
10:52C'est un débat apparemment
10:55qui vous passionne.
10:56S'il n'est souillis.
10:57Ça suffit maintenant.
10:58Peut-on poser nu
10:59et être féministe ?
11:01Le vrai féminisme,
11:02est-ce lutter
11:03contre l'hypersexualisation ?
11:04Alors,
11:04on a déjà bien abordé
11:05ce sujet.
11:06On va essayer d'avancer.
11:08On est avec Fatima Benomar
11:09d'Oser le Féminisme.
11:11Bonjour Fatima Benomar.
11:14Bonjour.
11:14Salut,
11:15je suis le Féminisme.
11:18Je suis présidente
11:19de l'association
11:19pour un côté.
11:20Je suis absolument navré.
11:23C'est ce qu'on m'avait mis
11:23sur ma fiche.
11:24Mais c'est de notre faute.
11:26Pardon.
11:26Pour cela,
11:27si vous pouvez juste
11:27un tout petit peu améliorer
11:28la ligne téléphonique
11:30pour qu'on puisse bien bien
11:31écouter vos arguments.
11:32Vous souhaitiez intervenir
11:34et je ne sais pas
11:34si vous avez entendu
11:35les arguments précédents
11:37à l'antenne.
11:38Est-ce que cette vidéo
11:40vous choque
11:40et pourquoi elle vous choque ?
11:43En fait,
11:44oui,
11:44on a toutes et tous grandi
11:45avec beaucoup de publicité.
11:47Que ce soit
11:47les galeries Lafayette,
11:49Paco Rabanne,
11:50Yves Saint Laurent
11:51qui avait fait scandale
11:52il y a quelques années
11:54ou encore
11:55les fameuses publicités
11:56avec des femmes
11:58avec un lampadaire
11:59à la place de la tête.
12:00Et donc,
12:01souvent,
12:01on est amené
12:02à commenter
12:03une telle publicité sexiste
12:05comme si c'était
12:06la première.
12:07Alors que c'est quelque chose
12:08qui est non seulement
12:10très habituel
12:10dans la publicité,
12:11mais même dans le reste
12:12de la pop culture.
12:13Ce n'est pas pour rien
12:14qu'aujourd'hui,
12:15les femmes sont systématiquement
12:16déshabillées par Grock,
12:18même des femmes lambda
12:19sur les réseaux sociaux.
12:20Ce n'est pas pour rien
12:21que les sportifs
12:22se plaignent
12:23et que dans les replays,
12:24il y a des ralentis
12:25sur leur corps.
12:26Les streameuses aussi,
12:28celles qui font
12:28des lives sur Twitch,
12:30disent qu'elles sont
12:30terrorisées,
12:31que des hommes
12:33prennent des extraits
12:33de leurs vidéos
12:34pour les super-sexualiser
12:37ou même encore
12:38le jeu vidéo.
12:39Donc,
12:39c'est quelque chose
12:40qui sature absolument
12:42la représentation
12:43des femmes
12:44avec une hyper-sexualité
12:45qui,
12:46du côté des femmes
12:47et de la manière
12:47de les représenter,
12:49est synonyme
12:50de vulnérabilité.
12:51C'est-à-dire que
12:52quand vous analysez
12:53toutes ces photos
12:55publicitaires,
12:56entre autres,
12:57il y a toujours
12:58l'idée
12:58de faire rimer
13:00le corps vulnérable
13:02des femmes
13:02avec l'hyper-sexualisation,
13:04alors que les hommes
13:05sont toujours
13:06dans des postures
13:07de regard,
13:08de domination
13:08et de force.
13:09Juste une précision,
13:12Fatima Benomar,
13:13et on va instaurer
13:14le débat,
13:14évidemment,
13:15avec Elisabeth et Eric,
13:16mais en quoi est-ce
13:17un problème
13:17qu'une femme
13:18se présente
13:20hyper-sexualisée ?
13:22C'est tout le problème
13:23qu'on a aussi analysé
13:24dans le cinéma,
13:25dans les bandes-annonces,
13:26c'est que la représentation
13:28des femmes
13:28comme objet sexuel,
13:30c'est quelque chose
13:31qui la présente
13:34comme quelqu'un
13:35de vulnérable
13:36et à disposition.
13:37Si vous vous souvenez
13:37de la publicité
13:39d'Yves Saint-Laurent
13:39qui avait fait scandale,
13:41c'était,
13:41il l'a montré
13:42à la fois à poil,
13:43à la fois avec
13:44un regard fragile
13:45et donc l'idée
13:46qui est souvent
13:47sous-entendue,
13:48c'est que c'est une femme
13:49qui est en situation
13:50de vulnérabilité.
13:53Elisabeth vous pose
13:53une question.
13:54Pardon,
13:55pardon Eric.
13:56Attendez,
13:56juste on s'entend.
13:58Elisabeth d'abord,
13:58une question.
13:59Fatima Benomar,
14:01bonjour,
14:01merci de ce débat
14:03et je ne suis d'accord
14:04avec absolument rien
14:05de ce que vous avez dit
14:06mais je vais juste
14:07vous reprendre peut-être
14:08sur deux points.
14:09La première,
14:10c'est qu'il y a
14:10des tas de publicités
14:11où on voit des hommes
14:13en position,
14:14je veux dire,
14:15qui montrent
14:15leurs beaux biscottos
14:16et moi je trouve
14:17que c'est sexy
14:18et super.
14:19Voilà,
14:20et deuxièmement,
14:21je ne sais pas
14:21si vous avez regardé
14:22la vidéo
14:23de Sidney Sweeney
14:24mais comme femme vulnérable,
14:26j'ai déjà vu
14:27plus vulnérable.
14:28En fait,
14:28on dirait que
14:29ce qui vous choque,
14:30c'est que
14:30les femmes
14:31et les hommes
14:33soient effectivement
14:33également aussi
14:34des êtres sexuels
14:37qui suscitent le désir,
14:38qui aiment le susciter,
14:39qui aiment le provoquer,
14:40qui aiment l'éprouver
14:41et ça fait partie
14:44de la vie
14:44de l'humanité
14:45et par ailleurs,
14:47oui,
14:48je veux dire,
14:48la conversion
14:49de la libido
14:49en fièvre acheteuse,
14:51c'est vieux
14:52comme le commerce
14:52comme je l'ai dit
14:53tout à l'heure
14:53mais on voit aussi
14:55des hommes
14:56qui font de la pub
14:57avec leurs beaux biscottos.
14:58Fatima Benomar
14:59vous répond,
14:59Elisabeth.
15:01En fait,
15:01tout simplement
15:02parce qu'on est héritier
15:03d'une société
15:03où la sexualisation
15:04des femmes et des hommes
15:05n'a pas été mise
15:06sur le même plan
15:07et d'ailleurs,
15:08vous avez cité
15:08les biscottos,
15:09vous pouvez aussi citer
15:10le regard dur,
15:12les sourcils français.
15:13Chaque fois qu'on représente
15:14les hommes,
15:15et c'est pour ça
15:15que je n'ai très rarement
15:16entendu des hommes
15:17se plaindre
15:18de se sentir humiliés
15:19par une publicité
15:20des objectifs
15:20en sexuellement,
15:22c'est qu'ils sont
15:22toujours présentés
15:23quand même dans la dignité,
15:25dans la force
15:25et dans l'idée
15:26de la domination.
15:26D'ailleurs,
15:27on hyper-sexualise,
15:28on érotise
15:28du côté des hommes
15:30leur érotisation.
15:31C'est pour ça aussi
15:32qu'il y a très peu d'hommes
15:32par exemple
15:33qui vont se plaindre
15:33de se sentir humiliés
15:34par un contenu pornographique
15:36alors que du côté des femmes,
15:38il y a toujours
15:39dans la manière
15:40de les représenter
15:41au contraire
15:41comme quelque chose
15:42qui est fragilisé.
15:44Et beaucoup de femmes...
15:45Vous trouvez humiliant
15:46d'être désiré,
15:46mais non,
15:47ce n'est pas du tout
15:48humiliant d'être désiré.
15:49Osez l'érotisme !
15:51Je ne sais pas...
15:51Bien sûr,
15:52c'est pour ça
15:53que beaucoup de féministes
15:57utilisent le corps
15:57et justement
15:58elles donnent
15:58des alternatives à ça
16:00déjà en ne présentant
16:01pas qu'une seule forme
16:02de morphologie,
16:03en ayant essayé
16:04vraiment par leur contenu
16:05de diversifier
16:06la représentation
16:09des corps féminins
16:09et aussi
16:10en diversifiant
16:12leur posture.
16:13Par exemple,
16:14si vous voyez,
16:14je ne sais pas,
16:14les femelles,
16:15vous verrez toujours
16:16que dans la manière
16:17de poser leur corps,
16:18de poser leurs jambes,
16:19etc.,
16:20elles utilisent le corps
16:21et l'érotisation
16:22dans la force
16:23et pas dans
16:24l'objectivation sexuelle.
16:25Et je pense que c'est
16:26quelque chose
16:26qui est ressenti.
16:29Sinon,
16:30on ne verrait pas
16:30des femmes se plaindre
16:32et justement
16:32et faire campagne
16:33contre la représentation
16:35des femmes objets
16:35dans la rue.
16:37Mais c'est
16:37Eric Rebelli,
16:38c'est une force
16:38de société et désir.
16:39Bonjour madame.
16:41Moi,
16:42je voulais vous poser
16:43une double question
16:44d'ailleurs
16:45à laquelle
16:46Sandrine Rousseau
16:47a répondu tout à l'heure.
16:48Vous êtes d'accord
16:48pour dire
16:50qu'une femme
16:50a la libre utilisation
16:53de son corps,
16:54quelle que soit
16:55cette femme.
16:56Si Sidney décide
16:58contre rémunération
17:00de montrer ses atours,
17:02où est la question ?
17:04Puis je regardais,
17:05est-ce que vous êtes
17:05monté au créneau
17:06pour condamner
17:08la publicité,
17:09la fameuse publicité
17:10où Tristan Riedel,
17:12qui est un danseur
17:13et un acteur français,
17:14fait une pub torse nue,
17:16plongeant dans la mer
17:18pour un parfum à la coste ?
17:20Est-ce que vous considérez
17:21aussi que c'est une forme
17:22de marchandisation
17:23mais du corps des hommes ?
17:24Les femmes seraient
17:25trop faibles
17:26pour savoir
17:27ce qu'elles veulent faire
17:28alors que les hommes,
17:29eux, le sauraient ?
17:31Désolée,
17:31parce que quand vous avez
17:32posé une double question,
17:33vous pouvez me rappeler
17:33la première ?
17:34La première,
17:35c'est que souvent
17:36les féministes,
17:37et j'entends l'argument,
17:38disent mais une femme
17:38est libre de faire
17:39ce qu'elle veut de son corps.
17:41C'est si elle soit
17:42de cette actrice américaine.
17:43On répond à cette première question.
17:47Encore une fois,
17:48vous faites comme si
17:49ça ne se situait pas
17:50dans un contexte
17:51et à ce moment-là,
17:52il va bien falloir
17:53que vous expliquiez
17:54pourquoi,
17:54comme par hasard,
17:56que ce soit dans les contenus
17:58cinématographiques,
17:58c'est ce qu'on appelle
17:58le « main gaze »
18:00ou de la vente
18:02des jeux vidéo,
18:02de la vente
18:03et de tout ce que vous voulez,
18:05c'est toujours
18:06à une écrasante majorité
18:07la mise en scène
18:08des corps objectifs
18:09sexuellement.
18:09Alors on peut avoir
18:10un point de vue libéral
18:11et dire que le hasard
18:13fait que les femmes
18:14de manière extrêmement
18:16hégémonique,
18:17dans la mode,
18:18dans la publicité,
18:19dans tout ce que vous voulez,
18:21aiment mettre en scène
18:22leur corps
18:23Mais vous la trouvez vraiment vulnérable ?
18:24Moi, je pense...
18:26Vous la trouvez vraiment ?
18:27Vous trouvez vraiment
18:27qu'elle fait faible
18:28et vulnérable ?
18:29Enfin, moi je vois
18:30une femme puissante,
18:31je vois une femme libre
18:32et je ne vois pas du tout
18:33quelqu'un de vulnérable.
18:34Je vois quelqu'un
18:35qui fait danser les hommes
18:36sur son petit doigt
18:37et qui a du pouvoir.
18:39Pas du tout ce que vous pouvez...
18:40Oui, mais ça c'est toujours
18:41le même refrain
18:43pour faire bouger les hommes
18:44et leur donner du pouvoir.
18:45Montrez-vous
18:46si tu es disponible.
18:47Vous voulez ça ?
18:48Pardon ?
18:49Après c'est votre subjectivité.
18:50On est en train de faire
18:51un dépasser des subjectivités.
18:52Non, j'ai dit que c'est elle
18:52qu'il y avait du pouvoir.
18:55Ne transformez pas ce que je dis.
18:56Ça vous plaît,
18:57j'ai dit que c'est elle
18:57qu'il y avait du pouvoir.
18:58On ne fait pas
18:58de rencontrer les hommes
18:59parce qu'il y a des ex-cives.
19:00Je pense qu'on peut
19:00à un moment dépasser ça.
19:02La deuxième question d'Éric
19:03par rapport aux hommes.
19:05C'est une célèbre pub
19:06qu'on voit partout
19:07de Tristan Riedel
19:08qui est un danseur
19:09et un acteur
19:10qui fait une pub
19:11pour un parfum lacoste
19:13qui est torse nu,
19:14qui plonge.
19:16Est-ce que les arguments
19:17que vous employez
19:18pour dénoncer
19:19l'utilisation du corps
19:20de la femme,
19:20vous emploriez les mêmes
19:22pour dénoncer
19:22l'utilisation du corps
19:23des hommes ?
19:24Non, on ne peut pas
19:25utiliser les mêmes
19:26puisque de toute manière
19:27les hommes, déjà,
19:29nous ne sommes pas héritiers
19:30d'une culture
19:32où les hommes
19:33sont des proies sexuelles.
19:34C'est pour ça que les hommes
19:34se baladent torse nu
19:36dans la rue
19:36à aucun moment.
19:37Non, c'est interdit.
19:38Il se doute.
19:41Écoutez, on sort
19:42d'une canicule,
19:42tout le monde a vu
19:43que même à Paris,
19:44ils pouvaient se balader
19:45torse nu
19:45et les policiers
19:46n'allaient pas
19:47les embêter pour autant.
19:49Même si c'est formellement
19:50interdit, en vérité,
19:51c'est très intoléré.
19:52Et pourquoi ils le font ?
19:54Pourquoi moi,
19:55à aucun moment,
19:56je n'aurais même
19:57l'idée de le faire ?
19:58Parce qu'ils savent
19:59très bien que
20:00leur corps sexuel
20:01n'est pas une menace
20:02pour eux-mêmes.
20:03Alors moi,
20:04j'adorais qu'on passe
20:05à une autre société
20:06et d'ailleurs,
20:07on voit que ne serait-ce
20:08qu'en Espagne,
20:08par exemple,
20:09moi, je porte
20:10déjà note de soutien-gorge
20:11et dès que je passe
20:12un tour de guerre espagnole,
20:13il vaut bien
20:14qu'on change de culture
20:15et qu'il y a beaucoup
20:17moins de personnes
20:18qui vont me regarder
20:18de travers, etc.
20:20Donc ça, c'est des choses,
20:21le rapport qu'on a
20:23au corps des femmes,
20:24c'est quelque chose
20:25qui peut évoluer.
20:26Selon vous...
20:26Le tout à l'instant,
20:27on en a.
20:28Et je suis sûre
20:29que les publicitaires,
20:30à un moment,
20:30ils s'étaient fait
20:31un peu influencer
20:31par les contenus féministes
20:33et ils avaient un peu plus
20:35diversifié la manière
20:36de représenter les femmes
20:37et leur corps.
20:39Mais il y a une sorte
20:40de régression.
20:40Selon vous,
20:41Sydney Swinney,
20:42elle dessert
20:42la cause des femmes ?
20:45Je n'ai aucune idée.
20:47Déjà, en général,
20:47c'est très peu elles
20:48qui sont...
20:49Ce que vous avez dit
20:49tout à l'heure,
20:50mon corps,
20:50mon choix,
20:51il faut arrêter de rigoler.
20:52Dans l'industrie de la mode
20:53ou de la publicité,
20:54ce ne sont pas les femmes
20:55qui, en général,
20:56sont décisionnaires
20:57des pubs dans lesquels
20:58elles posent des titres.
20:59Je pense que Sydney Swinney,
21:00elle mène sa carrière
21:01comme elle veut.
21:02Oui, évidemment.
21:03Je pense que c'est une commande...
21:04Elle est actionnaire
21:04de la boîte.
21:05Elle est actionnaire.
21:06Sydney Swinney,
21:07elle mène sa carrière
21:08comme elle veut.
21:08C'est une femme d'affaires.
21:10qui est sur le dévouage.
21:12Oui, mais c'est sûr
21:13que ce n'est pas elle
21:14la directrice artistique.
21:15Je connais un peu
21:16ce monde.
21:17C'est vraiment une personne
21:17qui vient avec un bris.
21:19Mais attendez,
21:20vous connaissez
21:20ce que je pense
21:21qui va marquer.
21:22C'est une star
21:23qui a tout décidé.
21:25Mais enfin,
21:25vous comprenez bien...
21:26Les contrats aux Etats-Unis,
21:26mais sur la moindre façon
21:28de filmer,
21:29il y a des clauses
21:30de partout.
21:31Donc, tout est storyboardé.
21:33Elle sait exactement
21:33où elle va.
21:34Mais c'est tout
21:35elle qui décide.
21:36Enfin, en l'opéron,
21:36c'est elle la star
21:37de cette affaire.
21:43Est-ce qu'on peut se mettre
21:44d'accord à ce moment-là
21:45sur un cas très particulier
21:46que 99% des femmes
21:48qu'on voit dans les publicités
21:49partout n'ont pas eu
21:50de mots à dire
21:51sur la nature du contrat.
21:53Enfin, revenez sur Terre,
21:55s'il vous plaît.
21:56Bon, écoutez,
21:56en tous les cas,
21:57chacun a pu s'exprimer.
21:58Merci beaucoup,
21:59Fatima Benomar,
22:00d'avoir participé
22:01à notre vérité en face
22:02sur ce sujet
22:03qui, en tous les cas,
22:04continue d'intéresser.
22:05Vous pouvez nous appeler
22:06au 0826 300 300
22:08Félix, peut-être
22:09quelques commentaires ?
22:10Avec, par exemple,
22:12Donna qui nous dit
22:12la question serait plutôt
22:13est-ce qu'on peut poser
22:14nu tout court
22:15surtout quand on est
22:16une célébrité
22:17qui est un modèle
22:18qui a une aura d'influence
22:19assez élevée
22:19sur beaucoup de gens.
22:21Louis, au contraire,
22:22dit cette façon
22:22de faire réagir,
22:23c'est normal,
22:23il faut saluer
22:24le coup de communication.
22:26C'est du génie,
22:27en tout cas,
22:27à cette question.
22:28Est-ce que c'est cohérent
22:28de poser nu
22:29et d'être féministe ?
22:30Vous répondez oui
22:31à 82%
22:33sur la chaîne YouTube
22:33de Sud Radio.
22:34C'est clair
22:35et on continue
22:35d'en parler.
22:36Vous nous appelez
22:36au 0826 300 300.
22:38A tout de suite.
22:409h10,
22:40la vérité en face.
22:43Et vous êtes nombreux
22:44à nous appeler
22:44sur cette affaire
22:46autour de l'actrice
22:47américaine
22:48Sydney Sweeney
22:49et de ce clip
22:51qu'elle a tourné
22:51pour le compte
22:52d'un site de Paris
22:54en ligne.
22:55Alors,
22:55Sydney Sweeney,
22:56c'est une actrice
22:57assez connue,
22:59enfin,
22:59très connue
22:59aux Etats-Unis
23:00puisqu'on le disait,
23:01elle a tourné
23:02dans une série
23:03de White Lotus
23:04qui a fait un carton
23:05sur une célèbre
23:06plateforme américaine
23:07et puis,
23:08elle avait déjà
23:09posé pour une photo
23:11à propos de gênes,
23:13à propos de jeans
23:14exactement,
23:15mais c'est le même mot
23:16en anglais
23:17que les gênes,
23:18G-E-N-E
23:19et il y avait
23:21une ambiguïté,
23:22elle avait joué
23:22sur cette ambiguïté
23:23donc elle avait déjà
23:24été à l'origine
23:25d'une polémique.
23:26En tous les cas,
23:26vous êtes nombreux
23:27à nous appeler
23:27et on accueille
23:28Noélie
23:29qui nous appelle
23:30de Bouliac.
23:31Bonjour Noélie.
23:33Oui,
23:33allô,
23:34bonjour.
23:34Bonjour,
23:35soyez et bienvenue
23:35sur Sud Radio.
23:37Vous souhaitiez intervenir ?
23:38Vous l'avez vue,
23:39cette vidéo ?
23:41Alors,
23:41j'ai aperçu,
23:42oui,
23:42des actrices
23:42de cette vidéo.
23:43Est-ce qu'elle vous choque ?
23:45Elle ne me choque pas du tout.
23:47Justement,
23:48je pense que les féministes,
23:48elles en font vraiment trop.
23:49Je pense que justement,
23:50être une vraie féministe
23:52c'est aussi apporter
23:54son support
23:54à des femmes
23:55qui veulent montrer
23:56leur sexualité,
23:57pouvoir montrer
23:58leur féminité
23:58et surtout la beauté.
24:00On a tendance,
24:00je trouve,
24:01ces dernières décennies
24:02à tout tirer vers le bas.
24:03Moi,
24:03je trouve que montrer
24:05de la beauté,
24:06montrer quelque chose
24:06de sexy,
24:07qui donne envie,
24:08je trouve que c'est aussi bien
24:09et je trouve que souvent,
24:10les féministes,
24:11elles tapent sur ces femmes-là
24:12plutôt que d'apporter
24:13leur support
24:14et c'est pour ça
24:15que ce mouvement-là,
24:16moi,
24:16je ne le supporte pas du tout.
24:17Oui,
24:18vous avez entendu
24:20le débat à l'instant
24:21avec un certain nombre
24:22d'arguments
24:23qui sont avancés
24:24par Fatima Benhamar
24:27à l'instant
24:28et qui dit que
24:30la femme,
24:30ça la rend vulnérable
24:31d'une certaine façon,
24:32que ça n'est pas
24:33lui rendre service.
24:34Qu'est-ce que vous
24:35répondez à cela ?
24:37Je ne sais pas,
24:37je pense qu'il y a
24:38beaucoup d'autres choses
24:38dans les médias
24:40en ce moment
24:40ou dans ce qui se passe
24:41en France
24:41qui montrent plus
24:42de lutte à mérite,
24:43qui décerrent plus
24:44la cause de la femme
24:45que cette chose-là.
24:46Pour moi,
24:47c'est futile.
24:48Les arguments
24:49même avancés,
24:49je les ai trouvés
24:50un peu dérisoires.
24:53En effet,
24:54Sydney Touni
24:55prend ses propres décisions,
24:57je pense que c'est
24:57une femme affirmée,
24:58je pense qu'il y a
24:58beaucoup de femmes
24:59affirmées dans ce monde
25:00et dans le monde
25:00des médias.
25:01Il faut apporter
25:02plutôt son support
25:04aux femmes
25:04pour qu'elles prennent
25:04des décisions
25:05avec lesquelles
25:06elles sont en accord,
25:07que ce soit
25:08d'être sexy
25:09ou de ne pas l'être.
25:10Vous restez avec nous,
25:11Noëlie,
25:12on instaure un ébat,
25:13un échange entre vous
25:14parce qu'on est avec
25:15Baptiste qui nous appelle
25:16de Paris.
25:16Bonjour Baptiste.
25:18Bonjour Jeanne,
25:18bonjour Noëlie.
25:19Soyez le bienvenu Baptiste.
25:22Vous au contraire,
25:23ça vous a fait réagir
25:24je dirais
25:24plutôt négativement.
25:27Oui,
25:28mais juste parce qu'en fait
25:29pour moi
25:29ce n'est même pas
25:30une question de féminisme
25:31ou pas.
25:32En fait,
25:33c'est une question que
25:34j'aimerais bien
25:35avoir votre avis Jacques
25:36parce que je sais
25:36que vous avez un peu
25:37un background
25:37en communication.
25:39Mais là vraiment,
25:40un gars
25:41parler de sport,
25:42parler de Paris sportif
25:43en montrant
25:44une meuf à poil,
25:46mais c'est nul
25:47franchement.
25:48quel est l'intérêt
25:49si on veut parler
25:50du sport
25:50ou du sport féminin ?
25:52Mais montrons
25:52Pauline Ferrand-Prévot,
25:53montrons
25:54Kétine Kersk
25:55au basse-et,
25:56montrons
25:56Mégane Répineau
25:57au foot,
25:58montrons Wendy Renard,
25:58mais franchement
26:00en 2026,
26:01qu'il y ait
26:02un annonceur
26:02ou une agence
26:04de com
26:04qui dise
26:05qu'on va vendre
26:06des paris sportifs
26:07en foutant
26:08Sidney Swinney
26:09à poil,
26:10mais quel enfer !
26:12Mais quel enfer !
26:13Franchement,
26:13ce n'est même pas juste
26:14que c'est féministe
26:15ou pas féministe,
26:16évidemment,
26:16Sidney Swinney,
26:17elle fait ce qu'elle veut
26:18si elle est d'accord
26:18avec le fait
26:19de tourner dans cette publicité,
26:21elle a parfaitement
26:21le droit de le faire,
26:22elle a suivi ses choix
26:23et il n'y a aucun problème
26:24avec ça.
26:24Ça, vraiment,
26:25elle a la liberté totale
26:27de choisir.
26:27Mais franchement,
26:28vous qui avez bossé
26:29dans la com,
26:30Jacques,
26:30dites-moi que là,
26:31ce n'est pas juste
26:32un kiff,
26:33soit d'un annonceur,
26:34soit d'un directeur artistique
26:36d'agence
26:37qui a juste voulu
26:38passer une journée
26:38à voir Sidney Swinney
26:39à poil
26:40sur un studio de tournage.
26:41Franchement,
26:41dites-moi que c'est
26:42autre chose que ça.
26:42Là où je m'interroge,
26:44Baptiste,
26:44c'est qu'elle est actionnaire
26:45de cette propre société,
26:46donc je pense que...
26:48Eh bien, voilà,
26:48vous avez tout dit.
26:49Voilà,
26:49c'est un choix évident,
26:51c'est qu'elle a voulu
26:53donner un coup d'éclat.
26:54Elle a fait parler
26:54de sa marque,
26:55eh bien,
26:55dans ce cas-là,
26:56en termes de com,
26:57c'est bien joué.
26:58Exactement.
26:58Voilà,
26:58ça,
26:59c'est le premier point.
26:59Après,
27:00sur le deuxième,
27:01qui est assez pertinent
27:02quand vous dites
27:03que ce n'est pas très novateur,
27:05là,
27:05je vous rejoins.
27:06C'est vrai que c'est...
27:07Aujourd'hui,
27:07on voit des pubs
27:08En 1980,
27:09quoi.
27:09Exactement.
27:10Je vois beaucoup de pubs
27:11aujourd'hui qui sont
27:12très bien pensées,
27:13très bien réfléchies,
27:14et c'est vrai que
27:15là,
27:15c'est assez classique.
27:17C'est assez classique
27:18années 80.
27:20Les pubs qui cartonnent,
27:21récemment,
27:21Jacques,
27:21franchement,
27:22c'est des dessins animés
27:23où on s'est passé
27:23un vrai message.
27:25C'est des pubs
27:25qui sont fiadés
27:26avec une histoire,
27:27avec des dialogues,
27:28avec une vraie direction
27:29artistique.
27:29Le loup,
27:30vous faites référence au loup ?
27:31Au loup.
27:31Notamment au loup,
27:32et globalement,
27:33à la com d'intermarché,
27:34parce qu'avant le loup,
27:35il y avait eu une pub
27:35où il faisait la promotion
27:36des légumes
27:37et qui était absolument
27:38magnifique.
27:38C'est une pub qui durait
27:39trois minutes
27:39avec une histoire d'amour
27:40entre un jeune
27:42qui n'achète que de la merde
27:43et qui se fait juger
27:45par le regard
27:45par la caissière
27:46et qui, du coup,
27:47décide,
27:47comme il a un crush pour elle,
27:48il décide de changer
27:49ses habitudes
27:49et d'apprendre à cuisiner
27:51et de faire des légumes,
27:51etc.
27:53En vrai,
27:54il y a vraiment moyen
27:54de faire des trucs
27:55très stylés dans la com.
27:56Là,
27:56je m'interroge
27:58sur le fait
27:58de vendre un produit
27:59en montrant un cul
28:01ou des fesses.
28:02Et ça n'a rien à voir
28:03avec Sidney Swinney
28:04parce qu'encore une fois,
28:05c'est la liberté de femme
28:06et sans doute de féministe,
28:07c'est de faire ce qu'elle veut.
28:08Mais franchement,
28:09quel enfer,
28:10quel ringardisme !
28:12Vous restez avec nous,
28:13Baptiste,
28:13on va prendre l'avis de Noélie.
28:16Est-ce que vous comprenez
28:17ce que nous dit Baptiste,
28:18ce côté un peu vieillot
28:20et ringard à travers ce clip ?
28:23Vous rejoignez ce sentiment,
28:24vous, ou pas ?
28:25Non, mais...
28:27Je n'ai pas vraiment
28:28d'opinion par rapport à ça.
28:29J'entends complètement
28:30ce qu'il dit.
28:31Après,
28:32en effet,
28:33les pubs intermarchés
28:34sont exceptionnelles
28:35et c'est pour le marché français.
28:37Cette pub,
28:38c'est pour le marché,
28:38je pense déjà,
28:39à la base d'aux américains.
28:40Excusez-moi,
28:41mais depuis quand
28:41les Américains
28:42ne sont pas ringards ?
28:43C'est complètement
28:46le miroir
28:47de cette société.
28:48Là aussi,
28:49et aussi,
28:49ils savent que ça va marcher.
28:50Excusez-moi,
28:51mais la plupart des publics
28:52qui font des paris,
28:53c'est quoi ?
28:53Excusez-moi,
28:54mais ça va être des mecs
28:55qui aiment voir ça.
28:56Et ça va marcher avec eux.
28:58Et ils vont vendre.
28:59C'est du marketing,
29:00donc,
29:00je veux dire...
29:02Oui,
29:03c'est vrai,
29:04Baptiste,
29:05c'est que d'un point de vue
29:07de la cible,
29:09la cible est parfaitement
29:10trouvée
29:11avec ce type
29:12de vidéos
29:13et de photos
29:15à l'évidence
29:15pour les paris sportifs.
29:16Elle n'a pas tort,
29:17Noélie,
29:18dans ce qu'elle dit.
29:18Non,
29:19mais moi,
29:19je suis absolument d'accord
29:20avec ce que dit Noélie
29:21et je suis d'accord aussi
29:22avec la vulgarité
29:23du marché américain
29:24et même du marché mondial
29:25parce que là,
29:25j'ai l'impression
29:26que c'est quand
29:26un marché mondial
29:27le marché des paris sportifs.
29:27Oui, je crois,
29:28oui, tout à fait.
29:29Mais en fait,
29:29c'est pour ça
29:30que c'est important
29:30de dire
29:31qu'il ne faut pas
29:31transformer cette polémique,
29:33il ne faut pas
29:33l'amener sur un terrain
29:34qui n'est pas
29:36le vrai terrain,
29:36en fait.
29:37Le vrai terrain,
29:37ce n'est pas
29:38le féminisme,
29:39etc.
29:39En fait,
29:40une fille née Sweeney,
29:40elle sait ce qu'elle veut.
29:41Si elle a envie
29:42de montrer son cul,
29:43elle monte son cul.
29:43Si ça lui permet
29:44de faire du fric,
29:45c'est très bien.
29:46C'est sa liberté de femme.
29:48Il n'y a aucun problème.
29:49Sauf qu'en vrai,
29:50on peut juste replacer
29:51sur le bon terrain
29:52et sur le bon terrain,
29:52c'est juste
29:53qu'en termes de com',
29:54c'est nul.
29:55C'est tout.
29:56C'est facile.
29:57Je comprends
29:59là où vous voulez
29:59emmener le débat
30:01et vous avez tout à fait
30:01raison, Baptiste.
30:02Mais c'est vrai
30:03qu'au départ,
30:04sur ces dernières heures,
30:05sur les réseaux,
30:07ce sont des basketteuses,
30:08ce sont des handballeuses,
30:10ce sont des athlètes.
30:11On l'a entendu
30:11tout à l'heure
30:12avec Félix Mathieu.
30:13Ce sont elles
30:13qui réagissent
30:14en disant
30:15que ça n'est pas...
30:17Encore heureux, Jacques.
30:19Encore heureux, Jacques.
30:20En fait,
30:20si Nessouni,
30:21sur le terrain
30:22de l'acteur
30:24et de l'actrice
30:24qu'elle est,
30:25évidemment qu'elle est
30:26en position légitime,
30:28mais quand on fait
30:29une pub qui montre
30:30le sport,
30:32les filles,
30:32elles ont quand même
30:33raison de dire
30:34que le sport,
30:34ce n'est pas ça.
30:35Bien sûr.
30:37Leur réaction,
30:38elle est normale.
30:38Moi, je me mets
30:39à leur place
30:39et je me dis
30:40que le sport féminin
30:42n'a déjà pas
30:43une exposition incroyable
30:45même si ça a tendance
30:46à s'améliorer.
30:47Putain, merde,
30:48on parle enfin
30:49du sport féminin.
30:49C'est pour montrer
30:50une meuf après
30:51avec deux ballons
30:51de basket à la place
30:52des seins.
30:53Moi, je comprends
30:53qu'elles soient saoulées.
30:56À leur place, Jacques,
30:58on serait saoulés
30:58de la même façon.
31:00C'est vrai.
31:01Sans doute.
31:02Leur réaction est normale.
31:04Merci à tous les deux,
31:05en tous les cas,
31:05Noélie et Baptiste,
31:06d'avoir participé
31:07à ce débat.
31:08Dans quelques secondes,
31:10on va se retrouver
31:10pour évoquer la question
31:12du périscolaire parisien.
31:13Je vous pose la question.
31:15Est-ce que cette première
31:16condamnation ferme
31:17dans ce scandale
31:18est à la hauteur
31:18des attentes ?
31:19On était avec l'avocat
31:20des familles de victimes
31:21ce matin à 7h40.
31:23Il disait clairement non.
31:24Vous avez un avis ?
31:25Vous nous appelez
31:26au 0826 300 300.
31:27A tout de suite.
31:28Radio La Vérité en Face,
31:31Jacques Cardoze.
31:32C'est une première condamnation
31:34ferme dans le scandale
31:35du périscolaire parisien.
31:36Un animateur a été reconnu
31:38coupable d'agression sexuelle.
31:39Il a écopé hier
31:40de 50 prisons,
31:41dont un sous bracelet électronique.
31:44Il a d'ailleurs annoncé
31:45faire appel.
31:46On est avec Karine
31:48qui nous appelle
31:48de Pont-sur-Seine
31:49sur cette affaire
31:50du périscolaire.
31:52Et notre interlocuteur
31:54ce matin,
31:55qui nous disait
31:57que derrière cette affaire,
31:59il y en a 200 autres.
32:00Parce qu'il y a
32:02beaucoup de plaintes.
32:03Bonjour Karine.
32:04Bonjour.
32:05Vous souhaitiez intervenir
32:06sur ce sujet
32:07avec cette question de fond.
32:09Est-ce que c'est à la hauteur
32:10des attentes
32:11des familles de victimes ?
32:13Je ne pense pas
32:14parce que je pense
32:15que de toute façon,
32:16les enfants,
32:17ils ont pris cher
32:19et c'est à vie.
32:21Donc après,
32:23je suis quand même
32:25un petit peu surprise
32:26quelque part
32:26et contente
32:28parce qu'il y a
32:28une condamnation ferme.
32:30Parce qu'avant,
32:31moi, j'aurais plutôt pensé
32:32que ça serait passé
32:33aux oubliettes.
32:35Après, c'est un an ferme.
32:37Après, c'est 4 ans
32:38sous bracelet électronique.
32:39Donc, ça va être
32:40chez lui
32:40ou dans un univers restreint.
32:44Oui.
32:45Bon.
32:45Ce n'est pas
32:46la pire des peines
32:47quand on a frappé
32:49la vie des enfants.
32:51Ça signifie pour vous
32:52que la prise de conscience
32:53n'est pas suffisante ?
32:55Non.
32:56Non, non.
32:56La prise de conscience
32:57n'est pas suffisante
32:58et je pense que
32:58pour ces gens-là,
32:59en fait,
33:01il faut travailler
33:02avec eux aussi
33:03en parallèle
33:05sur tout ce qui est
33:05psychologique
33:06et puis tout ça
33:07et ils ont des problèmes.
33:10Donc,
33:11c'est un peu
33:11comme avec les drogués.
33:13On ne peut pas...
33:14Enfin,
33:15il y a tout un ensemble
33:17et se contenter
33:18de condamner.
33:19Là,
33:19ce n'est encore même
33:19pas condamné
33:20parce que moi,
33:20je vois,
33:21par exemple,
33:21j'aime bien être chez moi.
33:22Je ne sais pas si...
33:23Je ne serais pas contente
33:24d'être avec un bracelet électronique.
33:28Voilà, quoi.
33:29La prise en ferme,
33:30ça marque les esprits quand même.
33:32Je suis un peu de votre avis
33:34et d'ailleurs,
33:34Maître Jean Sagné,
33:35qui est l'avocat
33:36de l'association
33:36Innocence en danger
33:38et qui est également
33:39l'avocat de famille
33:40victime dans ce procès,
33:41rappelait qu'effectivement,
33:44le cap de l'enfermement
33:46et de la privation
33:46de la liberté
33:47n'est pas franchi
33:48puisqu'il y a bien
33:50un an ferme
33:50mais le tribunal
33:51a ordonné
33:52l'aménagement
33:52de la partie ferme
33:53sous bracelet électronique.
33:55Donc,
33:55il aura des obligations,
33:59notamment 10 ans
34:00de suivi socio-judiciaire.
34:02D'abord,
34:03il a fait appel
34:03donc on verra
34:04si effectivement
34:04en appel,
34:05tout cela est maintenu.
34:07Mais,
34:09je trouve que
34:11c'est quelqu'un
34:12qui a fait du mal
34:12pendant...
34:13à 9 fillettes
34:14pendant 2 ans.
34:16Et le pire,
34:17c'est que
34:18tout le monde le savait.
34:19Donc,
34:20je pense que
34:21les responsables,
34:22c'est vraiment
34:22ceux qui le devaient
34:23qui n'ont rien fait.
34:25Il y a deux aspects.
34:26Il y a deux aspects.
34:27C'est ce que vous disiez
34:28à l'instant,
34:29Karine.
34:30C'est que lui,
34:31d'une certaine façon,
34:32il est malade.
34:33Moi,
34:33il m'est arrivé
34:34dans ma vie
34:35de reporter
34:36de rencontrer
34:36des gens
34:37qui ont fait du mal
34:38à des enfants,
34:39des pédophiles,
34:39disons-le clairement,
34:41des agresseurs sexuels.
34:43Certains me disaient
34:44très clairement,
34:45moi,
34:46je suis conscient
34:47que je suis quelqu'un
34:47de malade
34:48et de dangereux
34:48et je veux qu'on me soigne.
34:50Donc,
34:50c'est aussi une réalité.
34:51C'est que ces gens-là,
34:52ils ont besoin
34:53d'être soignés.
34:53Il faut des...
34:54Il n'y a pas de suivi.
34:55Il n'y a pas de psychologie
34:56qui n'est pas...
34:58C'est le parent-poc de la médecine.
35:00Et il faut des infrastructures
35:02pour cela également.
35:03C'est ça.
35:04On est avec Dominique
35:06parce que vous êtes nombreux
35:07à nous appeler
35:07au 0826 300 300.
35:09Vous nous appelez
35:10de Roussillon.
35:11Dominique,
35:11bonjour.
35:12Oui,
35:13bonjour.
35:13Bonjour à tous les auditeurs.
35:15Soyez le bienvenu
35:15sur Sud Radio.
35:16Vous souhaitiez intervenir
35:17également sur cette peine.
35:18Est-ce qu'elle est à la hauteur
35:19des attentes des victimes
35:20et vous,
35:20qu'est-ce que vous en pensez ?
35:21Alors,
35:22les attentes de les victimes
35:23ne seront jamais satisfaites.
35:24Et il faut bien le comprendre.
35:26Mettons-nous à la place
35:27aujourd'hui
35:27de toutes les victimes
35:29qui ont eu à subir ça
35:30pour leurs enfants.
35:32C'est impossible
35:32de satisfaire
35:33les attentes des victimes
35:34parce que ça n'est jamais assez.
35:36Et effectivement,
35:37comme vous venez de le dire,
35:38moi j'ai une formation
35:38de psychologue.
35:40Je peux vous dire
35:41qu'aujourd'hui,
35:41ce sont des gens
35:42qui effectivement sont malades.
35:44Mais comment est-ce
35:45que vous pouvez expliquer
35:46que dans une ville
35:47notamment comme Paris,
35:48mais à l'échelle aussi
35:49du pays,
35:50nous ayons aujourd'hui
35:53découvert ce tsunami
35:54de pédophilie,
35:55ce tsunami d'agression sexuelle
35:56sur les enfants.
35:57Comment est-ce que
35:57l'on peut l'expliquer
35:58qu'il n'y a eu non pas
36:00la libération de la parole
36:01comme ça a été dit
36:02par Emmanuel Grégoire hier
36:03et qui m'a fait bondir,
36:05mais cette espèce
36:06d'émancipation,
36:07des mœurs
36:08qui a fait qu'à un moment donné,
36:09on s'est senti
36:11libérés
36:11de toutes nos pulsions
36:12pour aller vers
36:15cette déviance
36:16et l'accepter
36:18dans notre société.
36:19Parce que
36:20ce qui est le plus terrible
36:21Jacques,
36:22c'est qu'on découvre
36:23qu'énormément de gens
36:24savaient,
36:25énormément de gens
36:26étaient au courant,
36:26mais personne n'a préconisé
36:28de soins,
36:29personne n'a préconisé
36:30d'ouverture de centres,
36:31personne n'a préconisé
36:32de formation,
36:34de médecins
36:34capables d'encadrer
36:35ces gens
36:36qui sont déviants.
36:38Maître Jean Sagné
36:39nous rappelait
36:40que les premières alertes
36:41remontent à 2025
36:43et peut-être même avant
36:44de la part
36:45de certaines familles.
36:47On verra ce qui se dira
36:48effectivement
36:49au cours
36:49de cette première enquête
36:52au Sénat.
36:53Je vois d'ailleurs
36:54qu'Emmanuel Grégoire
36:55vient de à nouveau
36:56exprimer ses profonds regrets.
36:58C'est bien tout cela,
36:59mais ce n'est pas suffisant.
37:01Non,
37:02ce n'est pas suffisant.
37:03Et je regrette
37:05qu'une chose,
37:05c'est qu'au moment
37:06de la campagne municipale,
37:08quand certaines personnes
37:10se sont saisies du dossier
37:11et que certaines personnes
37:12ont voulu justement
37:14en parler
37:15et demander des explications
37:16à Emmanuel Grégoire
37:17et à Anne Hidalgo,
37:19tout cela a été mis
37:19sous le silence.
37:20Le silence en partie politique,
37:22mais aussi en partie médiatique.
37:23Et je pense
37:24qu'il aurait été très intéressant
37:26que tout cela
37:26sorte à ce moment-là
37:28pour qu'on évite
37:28d'avoir encore
37:29Emmanuel Grégoire
37:30à la tête de la mairie de Paris.
37:31Vous avez tout à fait raison,
37:32Dominique.
37:33Et d'ailleurs,
37:34Rachida Dati
37:35l'a beaucoup dit
37:35durant la campagne,
37:36c'est parce qu'il y a eu
37:37un cache-investigation
37:38sur le sujet
37:39que le sujet est venu
37:42sur le terrain médiatique.
37:43S'il n'y avait pas eu
37:44cette émission,
37:45s'il n'y avait pas eu
37:45cette sortie-là,
37:47peut-être qu'on n'en aurait
37:47absolument pas parlé.
37:49Il fallait le préciser.
37:50Merci à Karine
37:51et merci à vous,
37:52Dominique.
37:52Bonne journée en tous les cas.
37:54Et c'est évidemment
37:54un des sujets
37:55sur lesquels
37:55on reviendra sur l'antenne
37:57de Sud Radio.
37:57J'accueille maintenant
37:59Stéphanie Demuru
38:00qui va reprendre le micro
38:01dans quelques secondes.
38:02Bonjour Stéphanie,
38:02comment allez-vous ?
38:03Bonjour Jacques.
38:04Très très bien et vous ?
38:05Alors, ça va très bien.
38:06Quels sont les sujets
38:07que vous allez aborder aujourd'hui ?
38:07Alors Jacques,
38:08est-ce que vous souffrez
38:09par hasard
38:10de fatigue persistante,
38:11de douleurs musculaires
38:12ou articulaires,
38:14de troubles de sommeil ?
38:14Bon, vous ne vous dormez pas.
38:15De toute façon,
38:16vous vous mettez votre réveil
38:17à 3h du matin ?
38:18Non, ça va.
38:18Non, non, non,
38:19quand même à 4h30.
38:21Non, j'arrive à dormir
38:215h.
38:22Ça va.
38:22Alors, vous n'avez pas
38:24d'inflammation chronique ?
38:25Non, je n'ai pas tout ça.
38:26On va en parler
38:27parce qu'on n'en parle jamais
38:28de ces inflammations chroniques.
38:30C'est extrêmement intéressant.
38:31Il y a beaucoup,
38:32alors on n'a pas vraiment
38:33le chiffre exact de français
38:34en tout cas qui en souffre.
38:35On va recevoir le docteur Cohen
38:37pour parler de tout ça
38:38avec Gilles Gansman
38:39de 10h à 10h30.
38:41N'hésitez pas, vous,
38:42à venir prendre part
38:43aux discussions,
38:44poser peut-être
38:44des questions
38:45au docteur Cohen
38:47et puis après,
38:47on reparlera du budget
38:49parce qu'à qui tour ?
38:50C'est sûr qu'on tremble
38:5115 jours encore
38:52pour trouver
38:5330 milliards d'économies.
38:54Alors, les retraités,
38:55eux, c'est sûr.
38:56J'ai l'impression
38:56qu'ils passeront à la caisse.
38:58On ne connaît juste pas
38:58la ventilation,
38:58mais c'est sûr qu'ils vont y aller.
39:00Oui, mais est-ce que vous trouvez
39:00ça normal ?
39:01C'est toujours...
39:02Moi, je dis clairement non.
39:02On les traite de Nanty,
39:03ils ont quand même cotisé.
39:05Bon, ça interroge fortement.
39:07Venez réagir.
39:08On parlera aussi
39:08de cette polémique
39:10qu'il y a un MAP
39:11qui fait, d'une certaine manière
39:12encore, de la politique.
39:13Il a refusé
39:14de porter un t-shirt
39:15en soutien aux habitants
39:16de Ceuta,
39:17vous savez,
39:17qui manifeste.
39:18Cette enclave
39:20qui est en prise
39:21effectivement
39:22à l'afflux des migrants.
39:23Alors bon,
39:24j'imagine qu'Embapé
39:25ne trouve pas ça génial.
39:27Mais enfin,
39:27vous,
39:28qu'est-ce que vous en pensez ?
39:290826 300 300
39:30avec Manu
39:31qui vous accueillera
39:32au standard.
39:33À tout à l'heure.
39:34Et c'est dans quelques secondes
39:35avec vous,
39:36Stéphanie Demuru.
39:37Merci à John.
39:39Merci à Manu.
39:41Et bien sûr,
39:42Juliette et Joseph
39:43qui m'ont aidé
39:44à préparer ce matin.
39:45Je vous dis à demain.
39:45Très belle journée à tous.
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