00:00Sud Radio, la France dans tous ses états, les perles du jour.
00:05Faut-il faire raquer les vieux ? That is the question.
00:09Le gouvernement est déchiré, le dossier est ancien, mais le problème c'est que les vieux,
00:12je parle des retraités, bien entendu, de nos ordres à me retraiter,
00:15chez lesquels il y a des gens qui sont vraiment presque dans le dénuement
00:18et d'autres qui ont des retraites extrêmement confortables.
00:20J'ai vu des sommes l'autre jour, j'ai appris qu'il y avait des hauts fonctionnaires de l
00:24'État
00:24qui sont à plus de 20 000 euros de retraite.
00:26Ceux-là pourraient peut-être très bien vivre avec 10 ou 15 000.
00:29Vous voyez, je ne me permets pas, mais bon voilà.
00:31Et puis je connais des gens qui se traînent à la fin du mois avec 650-700 euros de retraite.
00:36Toujours est-il que le gouvernement considère que vu les faillites,
00:39les différentes faillites de l'État, il n'y en a pas qu'une,
00:41il faut absolument que les retraités contribuent.
00:45Sébastien Lecornu a dit qu'il devait se fixer 30 milliards d'économies dans le budget 2026
00:50pour l'exercice 2027.
00:52Bien entendu, il a estimé que la part de l'effort des retraités devait être de 6 milliards.
00:57Donc il faut qu'il trouve 6 milliards.
00:59Donc il y a deux possibilités.
01:02Et je voudrais juste entendre l'avis d'Emmanuel Bompard qui a une idée très précise là-dessus.
01:06Parce que c'est une mesure qui va reposer sur des retraités.
01:09Alors le gouvernement nous dit oui, on va cibler que les retraités riches.
01:11Et puis après quand on rentre dans le détail,
01:13on nous dit qu'un retraité qui gagne 1 500 euros ou 2 000 euros de pension de retraite,
01:17on va le mettre à contribution.
01:18Je ne comprends pas cette manière de trouver tous les moyens possibles
01:21pour mettre à contribution les retraités.
01:23Retraités ou pas retraités, si quelqu'un a davantage, fait partie des 1% ou des 0,1% les
01:28plus riches,
01:28c'est lui qu'il faut mettre à contribution.
01:30Je ne suis pas toujours d'accord avec le porte-parole de la France insoumise,
01:34mais là, Emmanuel Bompard, il ne parle qu'avec du bon sens.
01:37Effectivement, c'est où les seuils ?
01:39On se souvient que François Hollande avait pendant sa campagne de 2011,
01:42par les riches, commencé à 4 000 euros.
01:44Et là, le retraité riche, il est à quoi ?
01:46Il est à 1 500, 1 200, 2 000, 3 000, enfin, c'est hallucinant.
01:50Donc, deux options se présentent au gouvernement pour tailler dans les retraites,
01:54soit ne plus désindexer la retraite à l'inflation.
02:00Aujourd'hui, elle est indexée, alors c'est 0,33, 0,1.
02:03Là, on serait à presque 6 milliards d'économies,
02:06ou alors on supprime l'abattement fiscal de 10%,
02:09et là, on serait vraiment dans les 6 milliards d'économies.
02:11Sauf que l'abattement fiscal des 10%, vous en avez plein de retraités
02:14qui ne payent pas d'impôts, qui ne seront pas concernés,
02:17et ceux qui touchent beaucoup, ce n'est pas énorme.
02:20Enfin, toujours utile que le gouvernement est entre eux.
02:23C'est comme l'âne de Muridan, vous savez, il est mort,
02:25parce qu'il avait un seau d'avoine et un seau d'eau,
02:27il ne savait pas s'il avait plus soif que faim,
02:29et du coup, comme il n'a pas pu décider,
02:31l'âne de Muridan est mort,
02:33pourvu que Sébastien Lecornu ne fasse pas une attaque,
02:35en ne sachant pas s'il doit soit désindexer,
02:38soit supprimer l'abattement fiscal de 10%.
02:42Anissa, alors c'est Rachid Danati qui fait parler d'elle maintenant.
02:45Écoutez-la.
02:45On a besoin de comprendre, Rachid Danati.
02:47Je comprends que vous ayez besoin...
02:49Non, mais attendez, qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?
02:50Vous connaissez cette affaire par cœur.
02:51Non, mais qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?
02:52Ceux qui nous écoutent ce soir ne connaissent pas
02:53tous les tenants et les aboutissants du dossier.
02:55Je vous explique, vous me dites,
02:56qu'est-ce que vous avez fait pour Renault ?
02:58Donc, vous avez été rémunéré 900 000 euros.
03:01Pendant cette période,
03:02sur les 4 pays que je viens de vous indiquer.
03:04Exactement, pour avoir protégé les intérêts de Renault
03:07dans ces 4 pays, les investissements et le développement.
03:10Les développements et éviter une expropriation.
03:12Vous assurez qu'il n'y ait pas d'expropriation des...
03:14Notamment en Iran.
03:15En Iran.
03:15Parce qu'il y avait des sanctions sur l'Iran.
03:17C'est confus.
03:18Elle a quand même touché 900 000 euros pour cette...
03:21Alors, une question se pose Péricault.
03:22Est-ce que Rachida Dati voulait épuiser la justice
03:25avant que la justice ne puisse la juger ?
03:28En tout cas, c'est la question qui a été posée ce matin
03:30par nos confrères du journal Le Nouvelle Obs.
03:32On va rappeler l'affaire vite fait.
03:34Entre 2010 et 2012,
03:35alors qu'elle était à la fois avocate et députée européenne,
03:37Rachida Dati reçoit 900 000 euros,
03:39vous venez de le dire,
03:40d'une filiale néerlandaise de Renault-Nissan.
03:43En vertu d'un contrat signé avec Carlos Ghosn.
03:46Alors, elle affirme avoir réalisé des prestations juridiques.
03:48Mais les juges disent avoir retrouvé très peu
03:52de traces concrètes de ce travail
03:53et soupçonnent ses honoraires
03:55d'avoir plutôt dissimulé une activité de lobbying
03:58au Parlement européen en faveur du constructeur.
04:00Bon, pour éviter ce procès,
04:02sa défense aurait reposé sur plus de 45 recours
04:05pour voies et demandes d'actes,
04:07mobilisant une trentaine de magistrats.
04:09Elle aurait également invoqué sa fille,
04:11produit un certificat médical
04:12et choisit à un moment décisif
04:14les avocats indisponibles aux dates proposées.
04:17Bon,
04:18après cette année d'enquête,
04:19Rachida Dati compare aujourd'hui
04:20pour corruption passive,
04:22trafic d'influence et recel d'abus de pouvoir.
04:24Elle conteste fermement les accusations
04:25et reste présumée innocente.
04:28L'ironique est un petit peu plus savoureuse,
04:30enfin drôle et sarcastique.
04:32Après plus de 20 ans de disponibilité,
04:34l'ancienne garde des Sceaux
04:34vient de demander à réintégrer la magistrature.
04:37La voilà donc devant ceux
04:38qui pourraient redevenir ses collègues,
04:39mais sur le banc des prévenus.
04:40J'avoue que cette femme
04:42qui a été confrontée à des situations
04:43souvent extrêmement sensibles,
04:45elle est indévontable.
04:46Incroyable.
04:47La verse qu'elle a.
04:48Oui.
04:48Bon, et puis rien ne lui fait peur
04:50et elle tient tête.
04:52Quelque part,
04:53il y a une personnalité exceptionnelle.
04:56On peut le dire.
04:56Sauf qu'à un moment donné,
04:57il faudra bien que si elle a commis...
04:59Voilà.
04:59Dans la mesure où elle est un petit peu
05:00donneuse de leçons,
05:01si elle a commis des choses pas bien,
05:03il faudra...
05:04Elle sera la première à admettre
05:05qu'à un moment donné...
05:06Voilà.
05:06La justice est là pour tous.
05:08On ne peut pas toujours échapper,
05:09on ne peut pas toujours gagner.
05:10Espérons qu'elle s'en sortira
05:11le mieux possible.
05:12Mais si la faute est avérée,
05:14elle devra évidemment...
05:15Elle a été gardée saut.
05:16Gardée saut.
05:17Elle connaît bien les rouages de la justice.
05:19Elle doit donner l'exemple.
05:22Et tout de suite,
05:23Perico,
05:24alors nous allons revenir
05:25sur une possible libération
05:27qui a retenu votre attention.
05:28Oui,
05:29il s'agit de la libération probable
05:31en Belgique
05:32de Mohamed Bakali
05:34qui était le logisticien
05:35des attentats du 13 novembre 2015.
05:37On se souvient du Bataclan
05:39puisque c'est lui
05:39qui avait coordonné
05:40les six caches
05:41dans lesquelles
05:42les terroristes avaient pu agir.
05:44Il a été condamné en France
05:45à 30 ans de réclusion
05:47dont les deux tiers
05:49en incompressible
05:50sauf qu'il a bénéficié
05:52comme il est belge
05:52d'une clause de retour
05:54en Belgique.
05:55Il a donc été incarcéré
05:56en Belgique
05:57et en Belgique,
05:58la législation pénitentiaire
06:00est beaucoup plus souple
06:01que la française.
06:02Il a déjà profité
06:03d'une liberté conditionnelle
06:05avec cinq permissions
06:06de 12 heures.
06:07Il paraît qu'il a
06:08un comportement exemplaire,
06:09qu'il est en phase
06:10de réinsertion.
06:11Enfin bon,
06:11il donne un exemple
06:12parfait
06:12et la justine belge
06:15considère qu'il pourrait
06:16peut-être être libéré
06:17le 29 septembre.
06:19Le jugement
06:20pendant le procès français,
06:21on a parlé du surintendant
06:23de la terreur.
06:23C'est quand même grâce à lui
06:25que les attentats
06:25en puissent faire
06:26puisqu'il avait la logistique.
06:27Donc effectivement,
06:28les familles des victimes
06:29et les magistrats français
06:31sont absolument indignées
06:32par cette hypothèse
06:33de voir sa libération
06:34le 29 septembre.
06:35Il y a eu une réunion
06:36à Bruxelles en ce moment
06:37avec toutes les parties
06:38pour savoir,
06:39mais les Belges ont dit
06:40nous on a une loi pénale
06:42et on a des règles
06:44pénitentiaires
06:44qui fait que normalement
06:45il aurait pu être libéré
06:46en février 2024.
06:47C'est parce que Paris
06:48a fait pression,
06:49enfin la France a fait pression
06:50qu'il n'y ait pas
06:50et là visiblement
06:51ses avocats se sont munis
06:53de tous les arguments judiciaires
06:55que le droit pénal belge propose
06:58et là il semblerait
06:59que sa libération
07:01serait difficilement évitable
07:02le 29 septembre.
07:04Là aussi,
07:04une forme de dysfonctionnement
07:06ou d'incohérence.
07:06La Belgique et la France
07:07sont dans l'Europe.
07:08Comment il peut y avoir
07:09un tel écart de législation
07:10pour des faits aussi graves ?
07:12Là on est vraiment
07:12dans la tragédie absolue.
07:14On ne parle que de tragédie
07:14en ce moment ma chère Anissa.
07:16Mais là s'il sort le 29 septembre
07:17je pense qu'il y a des gens
07:18à qui ça provoquera certainement
07:20un choc psychologique
07:21et une source de colère
07:24incommensurable.
07:26Anissa et l'amiante
07:27est toujours là.
07:29C'est une élève
07:30qui ne quitte pas
07:31les salles de classe.
07:33C'est vrai qu'on parle
07:33beaucoup d'école
07:34en ce mois de septembre.
07:35On n'en a pas fait
07:36une obsession disons-le
07:37mais il faut dire
07:37qu'il y a beaucoup
07:38de choses à dire
07:39et chaque jour apporte
07:40son lot de surprises.
07:41Et la dernière n'est pas mal
07:42non plus puisqu'on apprend
07:43qu'il y en a une
07:44qui ne fait pas sa rentrée
07:46parce qu'elle n'a jamais
07:46quitté l'école.
07:47C'est bel et bien l'amiante.
07:49Vous savez,
07:49c'est ce petit matériau
07:50qu'on a mis partout.
07:51Une roche naturelle,
07:53fibreuse,
07:53très utilisée
07:54dans le bâtiment
07:55parce qu'elle était
07:55peu coûteuse,
07:56résistante au feu,
07:57à la chaleur
07:58et à l'électricité
07:59tout en étant
08:00un excellent isolant.
08:01Il faut savoir aussi
08:02qu'elle a été interdite
08:03en France
08:03à partir de 1997
08:05parce qu'elle a été
08:06identifiée
08:07comme dangereusement
08:09cancérigène.
08:09Des dizaines de milliers
08:11de cancers du...
08:11Complètement.
08:12Et documenté.
08:13Et on précise
08:14le danger quand même
08:15pour que tout le monde
08:16ne panique pas,
08:17le danger apparaît
08:17lorsqu'il se dégrade,
08:18lorsque le matériau se dégrade,
08:20lorsqu'un plafond s'effrite
08:21ou qu'un mur est percé
08:22pendant des travaux.
08:23Des fibres invisibles
08:25peuvent alors être inhalées
08:26et provoquées
08:27parfois 20, 30 ou 40 ans
08:28plus tard
08:29des cancers du poumon
08:29ou de la plèvre.
08:31Alors pourtant là,
08:33près de 30 ans plus tard,
08:34il est toujours présent
08:35dans un nombre considérable
08:36d'écoles,
08:37de collèges et de lycées.
08:38Les premiers résultats
08:39d'une enquête nationale
08:40indiquent que 58%
08:41des établissements scolaires
08:42ont été construits
08:43donc avant son interdiction.
08:45Une précédente enquête
08:46portant sur plus de 19 000 écoles
08:48avait confirmé la présence
08:49dans 28,4% d'entre elles.
08:51Alors, la réglementation
08:53impose pourtant
08:54à chaque bâtiment
08:54construit avant juillet 97
08:56de disposer
08:57d'un dossier technique
08:58amiant,
08:58précisant où il se trouve
09:00et dans quel état.
09:01Mais dans de nombreux établissements,
09:02les enseignants ne savent même pas
09:04si ce dossier existe.
09:05Les parents n'y ont pas accès,
09:06évidemment,
09:07et les collectivités non plus.
09:08Propriétaires des murs
09:09repoussent souvent,
09:10parfois,
09:10des travaux trop coûteux.
09:12Alors voilà le scandale,
09:13finalement,
09:13c'est que nous sommes capables
09:14d'interdire l'amiante,
09:15mais pas de dire précisément
09:17dans quelle école
09:18il se trouve,
09:19ni quand il sera retiré.
09:20Et pendant ce temps,
09:21les jeunes gens étudient
09:22au milieu d'un poison invisible
09:23dont les conséquences
09:24se révéleront
09:25lorsqu'ils auront l'âge
09:26de leur professeur.
09:27Est-ce que vous vous souvenez
09:28du nom
09:30que l'on donne
09:31à l'opération
09:31qui consiste à retirer l'amiante ?
09:33On appelle ça du
09:35déflocage.
09:36Voilà.
09:36Et donc,
09:37le nombre de bâtiments
09:38qui ont été défloqués
09:38pour apprendre
09:39qu'il y en a toujours
09:40quasiment autant
09:41et que ça continue à sévir.
09:42Voilà.
09:43Alors,
09:43les villes de Paris connaissent
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