- il y a 13 minutes
Avec Françoise Degois et Elisabeth Levy
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, la vérité en face, Jacques Cardoz.
00:05Et nous retrouvent Françoise Degoy et Elisabeth Lévy pour nos débats enflammés de 9h, avec deux débats aujourd'hui.
00:13D'ailleurs, d'une certaine façon, c'est un peu la même idée.
00:15Le premier, on pose cette question-là de cette façon-là.
00:18Priorité d'accès aux Français pour les HLM, bonne ou mauvaise idée, c'est assez simple.
00:23Et deuxième idée, dans le deuxième quart d'heure, tout à l'heure, Marine Le Pen est-elle devenue la
00:27candidate du social ?
00:29Avec nous, Félix Mathieu.
00:31Pour le moment, c'est non à 58% sur la chaîne YouTube de Sud Radio sur cette question.
00:36Marine Le Pen est-elle la candidate du social ?
00:38Donc, elle doit encore faire du chemin, mais ça, on en parlera encore après.
00:42D'abord, Françoise Degoy et Elisabeth Lévy.
00:45On va donc détailler, revenir sur ses propositions autour des HLM et du logement.
00:51D'abord, sur le choix, Françoise, Elisabeth, le fait que Marine Le Pen décide de consacrer, je crois,
00:57les trois quarts de son discours au logement.
01:00Est-ce que c'est bien vu ?
01:01Et est-ce que, précisément, ça a la place au cœur des préoccupations des Français ?
01:06Oui, je pense que le logement, on sait tout ce que ça représente.
01:08Pour certains Français, plus de 50% de leur revenu.
01:11Donc, je trouve ça assez intelligent.
01:13Mais globalement, je vais dire des choses sur le discours de Marine Le Pen.
01:16D'abord, très vite, en disant véritablement que, voilà, c'est un discours, elle n'est pas tombée dans ses
01:21pièges habituels.
01:22Vous savez, Marine Le Pen, elle peut très vite être ricaneuse, aigrie, faire un peu des blagues à la haute
01:28diarre.
01:28Là, il n'y avait rien.
01:29Donc, elle était vraiment sur un surplomb présidentiel.
01:32Sur le logement, écoutez, c'est le grand retour de la préférence nationale.
01:36On tombe toujours, Mitterrand disait cette phrase très belle, que j'ai toujours adorée,
01:39on tombe toujours du côté où on penche.
01:41Quoi que vous fassiez de Marine Le Pen, quoi que vous preniez pour Marine Le Pen,
01:45je l'écoutais l'autre jour au débat du MEDEF sur sa trajectoire budgétaire,
01:49je l'écoute hier sur le logement, l'immigration va tout régler.
01:53L'immigration est au cœur de tout, sur ses 120 milliards d'économies, il y a, voilà.
01:58Et là, maintenant, sur le logement, c'est la priorité aux Français.
02:01C'est de la préférence nationale qui ne dit pas son nom.
02:03La réalité, c'est que ça sera retoqué par le Conseil constitutionnel.
02:06Et dans le même temps, elle est totalement incohérente, Marine Le Pen,
02:08parce qu'elle dit les logements aux Français, en gros,
02:12et dans le même temps, elle dit, ah, on supprime la loi SRU.
02:15La loi SRU qui oblige les communes à faire 25% de logements sociaux.
02:19Donc, je ne vois pas comment elle arrive à régler le problème.
02:21La même Marine Le Pen, qui, il y a deux ans, dans l'hémicycle,
02:24disait, il faut maintenir la loi SRU.
02:26Mais en tous les cas, on verra sur l'applicabilité des mesures.
02:30Heureusement qu'il essaye de séquencer ses questions.
02:32Oui, c'est ça.
02:33Françoise, elle a répondu à tout.
02:35Donc, sur la loi SRU, on y est.
02:37Non, mais la question de... Je vais d'abord répondre à la question de Jacques,
02:40si ça vous n'envenue pas, ma chère Françoise.
02:42Et j'aurai un bon point et peut-être une image que vous n'aurez pas.
02:46Non, oui, elle a raison de parler du logement.
02:49Et elle a raison de parler du logement social.
02:51Moi, je pense qu'il faut, c'est comme l'école,
02:53il faut tout détruire.
02:54Je ne parle pas des immeubles, mais il faut détruire ce système,
02:56si vous voulez, qui vire à la cistana.
02:59Et tout recommencer.
03:00Mais comme on ne va pas le faire d'un coup de baguette magique,
03:02je réponds maintenant, j'essaye de...
03:05Un, la priorité nationale en tant que telle ne me gêne pas.
03:08Il n'y a pas de nation s'il n'y a pas une préférence nationale.
03:11Si vous traitez des citoyens de votre pays exactement comme tous les autres,
03:15si vous traitez un Ouzbék,
03:17et je dis ça avec toute amitié pour les Ouzbéks,
03:21si vous traitez un Ouzbék comme un Français,
03:24eh bien, l'Ouzbékistan, c'est la France.
03:26Si vous voulez, c'est tout ça.
03:27Si un Ouzbék a les mêmes droits qu'un Français...
03:29Donc, sur le principe, ça ne me choque pas.
03:32Sur le logement, il est évident qu'il y a un problème,
03:35c'est que le parc social,
03:37qui a été fait aussi pour permettre à des travailleurs,
03:40à des gens qui ne gagnaient pas assez,
03:41à des salariés,
03:43enfin, des gens qui travaillent mais qui ne gagnent pas assez,
03:46de se loger décemment,
03:49un n'est plus décent pour une partie d'entre lui,
03:51mais enfin bon, ça, c'est quand même un peu...
03:53Il y a eu beaucoup de rénovation,
03:55mais surtout, il y a une préférence étrangère
03:59qui s'est installée,
04:00c'est des trappes à pauvreté,
04:01c'est-à-dire qu'il y a des gens qui entrent
04:02dans le logement social,
04:03ils ne peuvent plus jamais en sortir.
04:05Donc, premièrement,
04:06vous ne pouvez pas faire venir des gens
04:07via le regroupement familial.
04:10Donc, vous n'élargissez pas, vous, par hasard.
04:13C'est moi, mais au bout de mon raisonnement,
04:16ma chère Françoise,
04:17non mais maintenant, je fais comme vous.
04:18Ben oui, vous avez raison.
04:20Donc, vous ne pouvez pas faire d'un côté,
04:23faire venir des gens
04:24sans leur demander d'avoir de quoi vivre,
04:26sans les faire venir parce qu'ils travaillent,
04:28vous les faites venir juste
04:29parce qu'ils sont la famille
04:30de quelqu'un qui est déjà en France.
04:32Donc, des gens qui ne peuvent pas se loger
04:34et après dire je ne les loge pas.
04:36Donc, en dehors des questions constitutionnelles,
04:40ça me paraît extrêmement compliqué
04:42à mettre en oeuvre aujourd'hui.
04:43Et ce qui m'intéresse,
04:44c'est le thème de la priorité nationale.
04:48Parce que, oui, c'est au centre de ces débats,
04:50mais on a le sentiment, Françoise,
04:52que ça ne choque plus grand monde dans le pays.
04:54Mais vous n'en savez rien.
04:55D'abord, vous n'avez pas vu.
04:56Écoutez...
04:57Regardez les réactions depuis hier.
04:58C'est un indicateur.
04:59Les réactions politiques,
05:00est-ce qu'elles sont sur ce thème-là ?
05:02Alors oui, sur le logement, bien sûr.
05:03Ça s'est engueulé toute la soirée hier soir
05:05sur les chaînes infos là-dessus.
05:06Non, Jean-Luc Mélenchon dit
05:07« Ah, vous voulez faire des ghettos de riches ? »
05:09Non, non, mais je ne vous parle pas de ça.
05:10J'ai eu les débats hier soir.
05:12Moi, je regarde, je travaille
05:13et je prépare mes matinales.
05:14Et vous aussi, d'ailleurs.
05:16Mais moi, j'étais vraiment...
05:16Non, pas du tout, moi, je crois en rien.
05:18Moi, j'étais focus.
05:19Je disais, vous, collectif,
05:20j'étais focus là-dessus.
05:22Ça s'est engueulé.
05:22C'est presque faillir en venir aux mains
05:24entre François Calfon sur le plateau de LCI.
05:27Hier soir, entre François Calfon
05:29et le représentant du RN.
05:31Donc, honnêtement, c'est un sujet,
05:33elle sait très bien qu'elle va cliver.
05:34Ça, c'est le premier point.
05:35Vous dites, ça ne choque plus personne.
05:37Attendez le résultat des élections l'an prochain.
05:39On verra bien si le fait de revenir
05:41aux fondamentaux de Jean-Marie Le Pen
05:44en le remaquillant avec d'autres mots,
05:47je termine, Jacques,
05:48est-ce que ça, ça fait, comment dirais-je,
05:51voter les Français ?
05:52Justement.
05:52Sur la priorité, on va donner des chiffres un peu.
05:55Attendez, non, non, non, parce que sinon, c'est trop long.
05:56Sur ce point-là, ce premier point que vous évoquez,
05:59c'est très intéressant.
06:00Vous dites, elle réutilise les mêmes rengaines que son père.
06:04Tu n'as pas dit, ça va comme ça.
06:05J'ai dit, elle n'est dit Pauline.
06:07Vous l'avez dit mieux.
06:07Vous l'avez dit mieux.
06:08Mais là, dans sa phrase,
06:10elle explique que peu importe les religions,
06:13peu importe les races,
06:15peu importe les origines...
06:16Ça favorise un Français d'origine arabe
06:18sur un Suédois.
06:20Ça va mieux en disant,
06:21on parle de Français qui ont la nationalité française,
06:24peu importe d'où ils viennent.
06:25Et qu'à partir de là,
06:27le critère, ce sera celui-là, Elisabeth.
06:29Non, mais écoutez...
06:30Donc, en ce sens,
06:31est-ce que vous ne trouvez...
06:32Est-ce qu'il y a...
06:32Pour vous, ça ne fait pas de différence, finalement ?
06:35Aucune différence.
06:35Strictement aucune.
06:36Ça s'appelle vraiment un cash-sexe.
06:38C'est vraiment, absolument...
06:39Vous savez, il y a les étrangers.
06:42Elisabeth, je sais que vous piaffez.
06:44Je termine.
06:44Je réponds directement.
06:45Les étrangers qui sont...
06:47Je mange tout de suite.
06:47Il y en a 2 millions, à peu près.
06:48Les Français, purement Français,
06:50puisqu'on va parler comme ça,
06:51de nationalité française,
06:52il y en a 6 millions.
06:53Il n'y a pas purement.
06:54Non, non, non, mais soyons clairs.
06:55Non, non, mais il n'y a pas purement.
06:56Il y a Français de nationalité
06:57ou Français en cours de...
06:58Je pousse la caricature jusqu'au bout.
07:00Je comprends.
07:00Il y a 2 millions de gens étrangers
07:02qui sont dans les logements sociaux aujourd'hui
07:04et 6 millions.
07:05Pourquoi est-ce que 2 millions ?
07:07Parce que, généralement,
07:08des salaires plus pauvres, etc.
07:09Mais ces gens-là,
07:10ils produisent aussi dans la société.
07:12Ils travaillent.
07:12C'est la femme de ménage que vous croisez
07:14quand vous arrivez à 4h du matin ici.
07:16C'est la caissière que vous ne regardez même pas
07:18quand vous allez faire vos courses.
07:19Donc, soyons sérieux.
07:21Ces gens-là aussi produisent de la richesse.
07:22Elisabeth ?
07:23Non, mais d'abord, je répète,
07:25la préférence nationale n'introduit pas
07:28de différence entre un blanc et un noir.
07:30Et heureusement, bien entendu,
07:31personne ne propose ça.
07:33Et même Jean-Marie Le Pen ne proposait pas, d'ailleurs.
07:36Elle introduit une différence
07:38entre des nationaux et des étrangers.
07:40Chose que pratiquent tous les pays du monde.
07:42Vous n'êtes pas traité aux Etats-Unis
07:44comme un Américain
07:45si vous n'êtes pas Américain.
07:46Vous n'avez pas les mêmes droits
07:48et personne ne pense que c'est un pays fasciste.
07:51Enfin, si maintenant,
07:52mais c'était déjà le cas avant.
07:53Donc, de toute façon,
07:55c'était déjà le cas avant
07:57que les étrangers et les Américains
07:59n'avaient pas les mêmes droits.
08:00Si vous enlevez ça,
08:01je vous le répète,
08:02il n'y a pas de nation.
08:03Maintenant, je réponds à ce que vous dites.
08:05Que beaucoup de gens,
08:06le problème, en fait,
08:07pour moi, le logement social
08:08est plutôt le problème,
08:10c'est qu'il profite à des gens
08:11qui...
08:11Beaucoup de gens qui ne travaillent pas
08:13et que nous faisons venir,
08:14c'est pour ça que j'ai parlé
08:15du regroupement familial,
08:16des gens qui ne travaillent pas.
08:17Je pense que la distinction,
08:19ce n'est pas tant.
08:19Là, elle ne devrait pas être faite entre eux.
08:21Pour moi,
08:22bien que ce n'est pas scandaleux
08:24la proposition de Marine Le Pen,
08:25elle ne devrait pas être faite
08:26entre les Français et les étrangers,
08:27mais elle devrait permettre aussi
08:29à des classes moyennes,
08:30à des classes populaires qui travaillent,
08:31et non simplement,
08:33il y a de plus en plus de familles
08:35où, je veux dire,
08:36où finalement,
08:37tout le monde vit plus ou moins
08:40de l'argent public.
08:42Et juste, maintenant,
08:45vous me dites, les gens...
08:47L'acceptabilité ?
08:47Accepte.
08:49Oui, pour une raison bien simple.
08:51C'est qu'ils constatent,
08:52et je suis désolée,
08:53j'ai parlé du sentiment populaire
08:55tel qu'il peut s'exprimer,
08:56vous allez à la CAF,
08:58ah, madame,
08:59quand vous allez à la CAF,
09:00qu'est-ce que vous voyez ?
09:01Ils constatent que,
09:02pour ce plein de domaines,
09:03il y a ce que Hervé Algarondo,
09:06qui n'était pas un journaliste fasciste,
09:08mais au Nouvel Observateur,
09:10avait appelé la préférence immigrée.
09:12Et, si vous voulez,
09:13il y a une sorte de réaction
09:14de dire,
09:14pourquoi les Français
09:15passent toujours derrière ?
09:16Bien sûr,
09:17il faudrait expliquer à ces gens
09:18qu'il faudrait dire,
09:20mais enfin, monsieur,
09:20vous déconnez complètement,
09:22car la plupart de ces gens
09:23dont vous pensez
09:24qu'ils ne sont pas Français,
09:25déjà,
09:25il y en a une bonne moitié
09:26qui le sont.
09:27Donc, vraiment...
09:28Mais c'est ce sentiment-là
09:30des gens,
09:30si vous ignorez...
09:31Bien sûr, bien sûr.
09:32Si vous ignorez cette idée
09:33qu'il y en a...
09:35Vous entendez ça
09:36de gens qui ne sont pas
09:37des salauds racistes,
09:38qui disent,
09:39mais quand même...
09:39C'est pour ça, François,
09:40ce que je disais...
09:41Alors, après,
09:42on ne fréquente peut-être pas
09:43les mêmes...
09:43Mais moi, je rigole.
09:44Les mêmes bistrôles,
09:45mais honnêtement,
09:46ce sentiment-là
09:47est un sentiment
09:47que j'entends énormément.
09:49Alors, vous pouvez...
09:50Et dans des secteurs différents.
09:51Non, mais écoutez,
09:52Jacques et Elisabeth,
09:54cette conversation,
09:55je l'entends depuis 15 ans.
09:56Ça fait à peu près 15 ans
09:57que je débat,
09:58radio, télé, etc.
09:59J'entends toujours
10:00la même...
10:01Vous ne pouvez pas nier
10:03ce sentiment d'eux.
10:04Vous ne pouvez pas nier
10:05ce sentiment d'eux.
10:06Mais à part de l'hier,
10:06regardez le score du RN.
10:08Mais peut-être.
10:09Mais je le dis,
10:10regardez le score du RN,
10:11je le dis clairement.
10:12Je regarde le score du RN
10:14aux dernières élections législatives.
10:16Le RN, excusez-moi,
10:17il est battu.
10:18Jandane Bardella,
10:19si j'écoute l'ensemble
10:20des commentateurs...
10:21Ça, on verra.
10:22Non, non, mais écoutez,
10:23il n'y a pas de...
10:23Mais vous êtes de mauvaise foi.
10:24Je vous dis qu'il est passé
10:25de 10 à 25%
10:27avec vos grandes théories.
10:30Je voudrais terminer.
10:31Vraiment,
10:31soyez assez aimable, Elisabeth.
10:33Je vous dis juste
10:33qu'il y a ce qu'on ressent
10:38et ce qu'on voit à la loupe
10:40et il y a la réalité de la vie.
10:42Et dans la réalité de la vie,
10:43on nous vend de l'immigration
10:45comme l'obsession française.
10:46Elle se trompe de France,
10:48Marine Le Pen.
10:48Et je pense qu'on se trompe de France.
10:50Regardez,
10:51et ce ne sont pas que les enquêtes,
10:52regardez qu'est-ce qui arrive en tête
10:54des angoisses des gens.
10:56Le pouvoir d'achat,
10:57la vie chère,
10:58le logement,
10:58la santé.
10:59Donc, excusez-moi.
11:00Non, mais si elle se trompe de France,
11:01j'aimerais bien savoir
11:02pourquoi elle est en tête
11:03des sondages.
11:04Mais ça, Françoise,
11:06ce que vous ne voulez pas voir
11:08et pas entendre d'ailleurs,
11:09c'est que depuis des années,
11:11vous répétez ça.
11:12Ah oui,
11:13votre seule réponse
11:14quand on vous dit quelque chose,
11:15c'est vous me le dites
11:16depuis des années.
11:17Mais non,
11:17je n'ai pas que celle-ci
11:18comme réponse.
11:19Attendez, Françoise,
11:20laissez Elisabeth terminer
11:21et ensuite on passera
11:22au deuxième débat.
11:23Allez-y, Elisabeth.
11:23C'est clair ?
11:24Allez-y, Elisabeth.
11:25Donc, votre seule réponse,
11:27c'est de nous dire
11:27que vous me dites ça
11:28depuis des années.
11:28Mais moi, je vous dis
11:29que votre déni
11:31depuis des années
11:32n'a fait,
11:32je vous le dis,
11:34ça me fait marrer
11:35en quelque sorte,
11:35votre déni général
11:37n'a fait que scander
11:38l'ascension
11:39du Rassemblement National.
11:41Est-ce que la gauche
11:42est au pouvoir ?
11:43Qui nous vient
11:43depuis dix ans
11:44dans ce pays ?
11:45La droite et même Macron.
11:46Dans le deuxième...
11:47Soyez marre, quand même.
11:48Dans quelques secondes,
11:50Marine Le Pen
11:50est-elle devenue
11:51la candidate du social ?
11:53Je vous pose la question ainsi,
11:54c'est un peu la suite
11:55de ce dont on vient parler
11:56et on va rentrer
11:57dans le détail aussi
11:58de l'applicabilité
11:59de certaines de ces lois
12:00parce que je pense
12:01que c'est le vrai sujet
12:02qui vient.
12:02A tout de suite.
12:04Prouve avec cette question,
12:05Marine Le Pen
12:05est-elle devenue
12:06la candidate du social ?
12:07Moi, lorsque j'écoute
12:09ce discours hier,
12:11j'ai l'impression
12:12qu'elle s'adresse
12:13avant tout
12:13aux petites gens,
12:14avant tout
12:15aux personnes,
12:16aux jeunes justement
12:17qui ont du mal
12:18à trouver un emploi
12:19dont parlait Julien Oudoul
12:20tout à l'heure
12:20et que la question
12:21du logement,
12:22je me dis,
12:22ils ont trouvé cette idée-là
12:24qui est effectivement
12:25au cœur
12:25de la préoccupation
12:26des Français.
12:27Alors, on va un peu plus loin
12:29avec vous,
12:30Elisabeth Lévy.
12:30Est-ce qu'elle est devenue
12:31la candidate du social ?
12:32Est-ce qu'elle s'adresse
12:33d'abord,
12:34j'ai envie de dire,
12:35avec des propositions
12:36de gauche,
12:36entre guillemets,
12:37ou sociale
12:37à cette France
12:39qui tire la langue ?
12:40Je ne veux pas piquer
12:41sur mots à Françoise,
12:42mais elle va nous parler
12:43de triangulation.
12:44Je ne sais pas
12:45ce qu'elle me l'a dit
12:46par SMS hier.
12:47Mais, en fait,
12:48ce que je pense,
12:48c'est qu'il y a deux,
12:50si vous voulez,
12:50publics,
12:51pour aller très vite,
12:52il y a deux publics.
12:54Je sais que vous allez,
12:55si vous voulez,
12:56en gros,
12:56le public de Mélenchon,
12:57c'est un public
12:57qui vide la dépense publique.
12:59Mais, ça veut dire
13:00des profs,
13:01des sociologues,
13:02subventionnés,
13:03des militants associatifs,
13:04comme vous voulez.
13:06Non, mais c'est des gens
13:07qui veulent que la dépense
13:08publique continue.
13:09En revanche,
13:11les pauvres
13:12ou les moins riches
13:13ou ce que vous voulez,
13:14auxquels s'adresse
13:15Marine Le Pen,
13:16ce sont plutôt
13:16les indépendants,
13:18les petits patrons
13:19qui ne gagnent pas plus de fric.
13:20Ce sont des gens
13:21qui ne gagnent pas
13:22plus d'argent,
13:23mais qui ne sont pas
13:24le même public sociologique.
13:26Donc, je pense que
13:27ce n'est pas le même social
13:28quand vous voudrez
13:29adresser un petit patron
13:30qui gagne 2000 balles par mois.
13:32Oui, mais...
13:33Elle est aussi sociale
13:34mais elle ne s'adresse pas
13:36aux membres publics.
13:37Je pense qu'elle s'adresse
13:37aux classes populaires
13:38qui ne vont pas voter.
13:39Moi, je pense que c'est ça.
13:40De la même manière
13:40que Jean-Luc Mélenchon
13:41s'adresse à tous ceux.
13:42C'est leur stratégie
13:43à tous les deux.
13:44Il faut aller chercher
13:45les abstentionnistes.
13:46Je vais faire
13:47de la politique pure.
13:49Marine Le Pen
13:50ne peut pas gagner
13:52si elle ne fait pas
13:5250% plus une voix.
13:54Elle le sait.
13:54Son problème,
13:55c'est le second tour.
13:56Elle peut très bien
13:56être à 34% au premier.
13:58À chaque fois,
13:59ça foire.
14:00C'est normal,
14:00ça fonctionne comme ça.
14:01Elle a besoin
14:02d'aller chercher
14:03les abstentionnistes
14:04qui sont dans les classes populaires.
14:06Et là, je rejoins Elisabeth.
14:07Mais Jean-Luc Mélenchon,
14:08il a le même problème.
14:09Il a le même problème.
14:10Pour être au second tour,
14:11se détacher
14:12de la gauche républicaine
14:13et éventuellement
14:14pas finir à 70-30,
14:17il faut qu'il aille chercher
14:18les abstentionnistes.
14:19Donc, la réalité,
14:20c'est un concours
14:20de deux démagos
14:21qui vont viser
14:23le même camembert,
14:25c'est-à-dire
14:25les classes populaires
14:27et je rejoins Elisabeth
14:28qui ne sont pas
14:28tout à fait les mêmes.
14:29Les classes populaires,
14:30pauvres,
14:31etc.
14:32Ou les classes
14:32de petits patrons
14:33qui ne votent plus.
14:34Ça, d'accord.
14:35Mais qu'est-ce que vous voyez
14:36de très libéral
14:37dans la proposition
14:38de Marine Le Pen hier ?
14:39Par exemple,
14:40de supprimer la loi SRU,
14:41de laisser la dérégulation sauvage
14:43et de donner
14:44des terrains gratuits
14:45pour que chacun construise
14:47et de laisser finalement...
14:48Des terrains gratuits ?
14:49Oui, c'était dans son discours.
14:50Je sais,
14:51mais est-ce que c'est
14:52une proposition très libérale ?
14:53Ça permet à tous les promoteurs,
14:54c'est au bonheur des promoteurs.
14:55Moi, j'ai plutôt l'impression
14:55que dans des pays communistes,
14:57on donne des terrains gratuits.
14:58Je ne suis pas d'accord avec vous.
14:59Non, mais écoutez,
15:00on donne,
15:01vous avez vu la doule phrase,
15:03on donne des terrains gratuits
15:04et c'est la liberté
15:05aux promoteurs.
15:06Et si vous ne faites pas
15:06de régulation
15:07pour imposer
15:09aux villes les plus riches
15:10de faire 25%
15:11de logements sociaux,
15:12mais il n'y en aura pas.
15:13Donc, c'est complètement libéral.
15:14Bon, je crois qu'il y a
15:15très peu de libéraux en France.
15:17Malheureusement,
15:18je ne le déplore.
15:19Non, mais je le déplore vraiment.
15:20Et Marine Le Pen n'est pas partie
15:21pour faire une campagne
15:22très libérale.
15:22Et je ne crois pas
15:22Marine Le Pen en face partie.
15:25Je pense qu'il y a,
15:25au sein du Rassemblement National,
15:29des gens plus libéraux qu'elle,
15:31évidemment,
15:31autour de Bardellard.
15:33Par exemple,
15:33quelqu'un comme eux,
15:34si vous voulez,
15:35en France,
15:35il y a un problème,
15:36il y a une espèce
15:37de malédiction du libéralisme
15:39qui, à mon avis,
15:40est très problématique
15:40parce que même les libéraux
15:42sont collectivistes,
15:43étatistes.
15:44Oui, colbertistes,
15:45en fait.
15:45Ils font de la dépense d'État,
15:46bien sûr.
15:47Le problème,
15:47c'est que notre merveilleux
15:50colbertiste a abouti
15:51à la désindustrialisation
15:52de la France,
15:52aujourd'hui,
15:53ma chère Françoise.
15:54Oui, d'accord.
15:54Moi, je suis colbertiste à mort,
15:56vous savez.
15:57Oui, d'accord,
15:57mais sur le papier,
15:58moi aussi,
15:59je suis colbertiste.
15:59Tant mieux,
16:00mais pour la fin,
16:01ceux qui nous écoutent
16:02ne le sont pas tellement.
16:03Non, mais je suis
16:05pour l'état-stratège.
16:06La différence,
16:07excusez-moi,
16:08là, je vous parle
16:08de l'imaginaire des électeurs.
16:10Je pense qu'il y a véritablement
16:12une différence
16:13entre les électeurs
16:14que peut aller chercher Mélenchon.
16:16Même dans votre excellente chronique,
16:18vous disiez ça,
16:19les abstentionnistes des deux côtés,
16:21c'est,
16:23comment dire,
16:25c'est vraiment le rapport
16:26à l'état,
16:28l'assistanat.
16:29Jamais un électeur
16:30de Jean-Luc Mélenchon
16:31ne vous parlera d'assistanat.
16:32Je vous dis,
16:33allez dans n'importe quelle réunion
16:35du RN.
16:35C'est intéressant, ça.
16:36C'est vrai qu'on a une ligne
16:37de fracture, aujourd'hui.
16:38Vous voyez,
16:39parler du modèle social,
16:40vous allez avoir des gens
16:41qui prennent compte.
16:41Je pense que Marine...
16:43Avant de nous répondre,
16:43Françoise,
16:44juste, Félix,
16:45peut-être quelques réactions
16:46pour voir un petit peu
16:47comment nos auditeurs
16:50reçoivent et écoutent
16:50ce débat.
16:51Avec cette question,
16:52Marine Le Pen,
16:52est-elle la candidate du social ?
16:54Eh bien,
16:54c'est non à 57%
16:56pour le moment
16:57sur la chaîne YouTube
16:57de Sud Radio.
16:58Ce commentaire,
16:59par exemple,
16:59qui nous dit
16:59« Depuis quand la droite
17:00s'occupe des salariés,
17:02Le Pen, c'est Macron
17:02plus son délire
17:03sur l'immigration ? »
17:05Ils ont été complètement
17:07maraboutés par De Gaulle.
17:08Non, non,
17:08on n'est pas maraboutés.
17:10La réalité,
17:10si vous voulez,
17:11c'est qu'il y a Marine
17:12et il y a Le Pen.
17:13Ça prouve le pluralisme
17:14des auditeurs de Sud Radio.
17:15Bien sûr, je salue,
17:16c'est la seule station
17:17où on peut être de gauche
17:18et encore débattre
17:19dans ce pays.
17:19Je le dis vraiment
17:21très sérieusement.
17:22C'est vrai,
17:22en France Inter,
17:23c'est plus compliqué
17:27pour en faire des débats,
17:28je sais.
17:29Alors, non, non,
17:29plus sérieusement,
17:30Marine Le Pen,
17:31il y a Marine
17:31et il y a Le Pen.
17:32C'est-à-dire,
17:32il y a Marine
17:33qui dit « Ah là là,
17:34les pauvres,
17:35le panier essentiel,
17:36etc. »
17:36Et puis il y a Le Pen
17:37qui, dans le budget,
17:38vote tout le temps
17:39avec la droite
17:40sur l'aide aux entreprises,
17:42contre la tasse du Gbagbo.
17:43Non, mais soyons sérieux.
17:45Excusez-moi,
17:45moi, je suis...
17:46Je voulais vous relancer
17:46sur trois points.
17:47Je suis la politique
17:47au millimètre.
17:49Retraite,
17:49il a encore expliqué,
17:50Julien Audoul.
17:51Retraite,
17:53échelonnée 60-62 ans
17:55en fonction des carrières.
17:55Donc, combien de fois
17:56elle a changé d'avis là-dessus ?
17:57Sur la loi SRU ?
17:58Absolument.
17:59Quelle Marine Le Pen ?
18:00Mais non, parce qu'aujourd'hui,
18:00je parle de la proposition
18:01qu'elle fait aujourd'hui.
18:01Elle est sociale.
18:02Elle est plus sociale
18:03que Gabriel Attal
18:05ou Édouard Philippe,
18:06en tous les cas.
18:07D'accord.
18:07Elle est sur quoi ?
18:07Sur 62 ans ?
18:0863 ans ?
18:09Elle est sur 60 et 62 ans.
18:10Bien sûr, d'accord.
18:11Premier point.
18:11Deuxième point...
18:12C'est quelqu'un qui a soutenu
18:13François Hollande
18:13dont l'ennemi était la finance.
18:15Oui, et qui maintenant
18:16il est à la retraite
18:17à 63 ans.
18:18Pas d'incise.
18:19Et ensuite,
18:21la baisse de la TVA
18:23sur les prix de l'énergie.
18:24Même si ça coûterait 12 milliards,
18:26je ne sais pas si c'est viable
18:27si jamais le RN était au pouvoir.
18:29Mais en tous les cas...
18:30Tout le monde fait cette proposition-là.
18:31C'est une proposition sociale.
18:32Comment ça tout le monde ?
18:34Mélenchon fait cette pré-présentation-là.
18:36Le PS fait cette pré-présentation-là.
18:37Pourquoi ?
18:38Quel est votre sujet-là ?
18:39Mon sujet, c'est de...
18:40On parle de cette question-là
18:42de savoir si Le Pen
18:43est devenue la candidate du social.
18:44On prend des exemples.
18:46qui sont assez...
18:47Oui, mais quand il s'agit
18:49dans le réel du fonctionnement
18:50de la machine de l'État,
18:51Marine Le Pen,
18:51elle vote avec la droite
18:53et elle a soutenu
18:54toute la droite
18:56sur l'ensemble
18:56des mesures sociales.
18:59L'idée que la gauche
19:00serait plus sociale
19:01que la droite dans notre pays
19:02me semble devoir être vérifiée
19:04à l'aune de quelques chiffres
19:05que je ne possède pas
19:08dont je ne dispose pas ici.
19:10Le libéralisme de François Hollande,
19:11ça voulait dire.
19:11La réalité, si vous voulez,
19:12c'est qu'il y a un camp
19:14qui est un peu plus
19:16étatisto-collectivisto
19:18modèle social que l'autre,
19:20mais qu'en gros,
19:20personne ne veut rien,
19:22renoncer à rien.
19:23Moi, je vous dis
19:23que ce modèle social,
19:24non seulement prend l'eau
19:26de toutes parts,
19:27mais qu'en plus,
19:28il fait de nous,
19:29anthropologiquement,
19:30des gens qui passent leur temps
19:31à chouiner prétendument
19:33contre l'État,
19:34ce qui veut dire
19:34contre leurs voisins.
19:35quand vous dites
19:36que l'État vous doit
19:37quelque chose,
19:38ça veut dire,
19:38Françoise,
19:39paye-moi ce que tu me dois.
19:40Non, mais Zaza...
19:41Je pense que le vrai sujet,
19:42c'est comment on finance
19:43toutes les propositions
19:46du Rassemblement national.
19:48Non, non, non, écoutez,
19:49moi, j'ai bien regardé
19:51la trajectoire budgétaire
19:54de Marine Le Pen,
19:55je vous la rappelle ce matin,
19:56c'est 120 milliards
19:58d'économies
20:00sur 5 ans.
20:01C'est mieux que Eric Ciotti,
20:03c'était 120 milliards par an.
20:05Donc, voilà.
20:06Ah, non, moi,
20:07je trouve que 120 milliards par an,
20:08c'est mieux que 120 milliards
20:10sur 5 ans.
20:11Voilà, la ciottiste,
20:12maintenant, ce matin,
20:13écoutez, moi,
20:14je reçois tout mon amie
20:15Elisabeth Lévy.
20:18Le mieux, c'est celui
20:19qui fait le moins d'économies.
20:20D'accord.
20:21Non, c'est pas ce que je veux dire.
20:21Non, elle veut dire
20:22que c'est le coréalisme.
20:22Mais sur les 120 milliards,
20:23en tout cas,
20:24sur les 120 milliards,
20:24la trajectoire budgétaire
20:25de Marine Le Pen,
20:27il y a la coupe
20:27dans les agences.
20:28C'est rempli,
20:30si vous voulez,
20:30de choses dont elle sait très bien
20:32qu'elle ne les mettra pas à neuf
20:33parce que je veux bien
20:34que vous coupiez des agences
20:35mais est-ce que vous allez
20:35couper l'ADEME ?
20:36Il y a beaucoup d'agences
20:37qui sont très utiles.
20:39C'est, on arrête
20:40les aides aux immigrés,
20:41alors là, c'est le gros bloc
20:42et puis, on réduit
20:44notre subvention à l'Europe.
20:45Alors là, très bien,
20:46excusez-moi,
20:47mais ça ne tient pas,
20:48c'est une feuille de papier
20:49qui ne tient pas.
20:50Tout ça,
20:51c'est des villages potanquines.
20:53J'ai envie de vous retourner
20:53ce que vous m'avez dit tout à l'heure.
20:54Vous ne le savez pas,
20:55vous n'en savez rien.
20:56Non, mais en tout cas,
20:59budgétairement parlant,
20:59sur les sommes,
21:00on voit bien que Marine Le Pen...
21:02Moi, je pense qu'ils essaieront,
21:04ils le feront.
21:05Là, on est dans de la fiction.
21:06Oui, faites arrêter les frites.
21:07Quant à savoir
21:08s'il y aura effectivement...
21:10Vous allez voir...
21:11Vous allez quand même rendre un point.
21:12Je vais quand même rendre un point.
21:12François, je vais rendre avec d'autres candidats.
21:13Non, non, mais moi, je vais dire...
21:14Vous allez rendre un point.
21:15Françoise, par exemple,
21:16pour donner un exemple.
21:18Cette histoire de logement.
21:20Bon, d'abord, vous avez un stock,
21:22c'est-à-dire que vous avez ces 4%,
21:25je ne sais plus où vous m'avez dit,
21:272 millions de familles étrangères
21:29ou 3 millions
21:30qui sont déjà dans du logement social.
21:33Donc, déjà,
21:35mais surtout,
21:36je crois que ça a déjà été jugé
21:38dans une commune
21:39et qu'à la fin des fins,
21:41le Conseil qu'on cite, bien sûr,
21:43l'a ramené sa fraise
21:44en expliquant qu'il fallait sortir
21:46du traité de Rome.
21:47C'était contraire au traité de Rome.
21:48Bien sûr.
21:49Comme ils ne veulent pas...
21:50Je ne dis pas que c'est, en soi,
21:51ce n'est pas l'étape de la loi,
21:53le traité de Rome.
21:53Non, non, j'entends.
21:53Mais comme le RN ne veut plus sortir,
21:57ne propose plus le Frexit,
21:59et donc, c'est déjà compliqué
22:01à mettre en oeuvre,
22:02voire impossible,
22:03sur le plan juridique.
22:04Il faut être honnête.
22:05Il faudrait remettre...
22:06Certaines leçons,
22:06comme les expulsions,
22:07ça s'est déjà fait localement,
22:09notamment sur...
22:09Ah oui, les expulsions,
22:10c'est autre chose.
22:11C'est autre chose sur les dernières...
22:12Mais même ça, par exemple,
22:14c'est dans le programme
22:15du Parti Socialiste.
22:16Pouvoir expulser.
22:17Et ça, vous n'avez pas,
22:18mais pouvoir expulser...
22:19Je n'ai pas entendu
22:20de grands discours encore...
22:21Mais excusez-moi,
22:23Gérard Durin,
22:24grand spécialiste,
22:25c'est bien avant,
22:25c'est bien avant,
22:26Gérard Durin,
22:26grand spécialiste de la sécurité.
22:29Par exemple,
22:29l'expulsion du délinquant
22:30d'un logement social,
22:32c'est la réalité.
22:33C'est déjà...
22:33Donc, on peut aussi...
22:35C'est un peu de la copse, ça.
22:37Il y a des idées
22:38qui sont transverses.
22:39C'est très bien.
22:39Mais moi, je pense,
22:40mon cher Jacques,
22:41contrairement à vous,
22:42je ne pense pas
22:43que tout est dans tout.
22:44Vous voyez ce que je veux dire ?
22:45Et je pense que là-dessus,
22:47Elisabeth a raison.
22:48Sur la constitutionnalité,
22:50sur les traités européens,
22:51et je reviens
22:51à la trajectoire budgétaire
22:52des 120 milliards,
22:54vous réduisez
22:54votre subvention à l'Europe.
22:56Dites Marine Le Pen,
22:57vous sortez de l'Europe
22:58ou vous n'en sortez pas ?
22:59C'est exactement
23:00comme Jean-Luc Mélenchon,
23:01de l'autre côté,
23:02le jumeau,
23:03qui nous dit
23:04je brûle la dette.
23:05Ok, tu brûles la dette,
23:06c'est la BCE,
23:07donc tu dois trouver
23:07une négociation
23:08avec les partenaires.
23:09Si tu ne la trouves pas,
23:10tu sors de l'Europe
23:11ou tu n'en sors pas ?
23:11En tous les cas,
23:12pour paraphraser
23:13Laurent Fabius,
23:14je pense qu'avec cette histoire
23:16de priorité nationale
23:19dans le logement social,
23:20peut-être,
23:21je ne sais pas,
23:22honnêtement,
23:22je n'ai pas assez
23:23d'éléments du dossier,
23:24mais peut-être
23:25que c'est une mauvaise réponse,
23:26mais c'est quand même
23:27deux bonnes questions.
23:28Un,
23:29la question de,
23:31effectivement,
23:32cette idée
23:32que les gens ont
23:33de la préférence immigrée,
23:34et deux,
23:34cet énorme dossier
23:36du logement
23:36et du logement social.
23:38Je suis d'accord
23:38avec vous.
23:38Merci mesdames
23:39pour ce débat franc
23:40et courtois
23:41dans un instant.
23:420826 toujours.
23:43Venez par un homme
23:43exceptionnel.
23:44Et bon anniversaire !
23:45Bon anniversaire Jacques Cardone !
23:470826 300 300,
23:48on poursuit la discussion
23:49et on parle également
23:53du gendarme Beltrame
23:55à l'occasion du procès
23:56en appel de Trèbes
23:57et de Carcassonne,
23:58puisque cela fait également
23:59partie des questions,
24:01Félix Mathieu,
24:02que l'on posait ce matin
24:05sur l'acte héroïque
24:09du gendarme Beltrame.
24:12On se demandait
24:13si la France
24:13lui a suffisamment
24:14rendu hommage.
24:15Vous nous répondez
24:16non à 87%
24:17avec par exemple
24:18ce commentaire
24:19signé Esteban
24:20qui nous dit
24:20il devrait y avoir
24:21beaucoup plus de lieux
24:22à son nom.
24:23C'est un héros
24:24de la nation
24:25ou encore auto
24:26sur la chaîne YouTube
24:26de Sud Radio
24:27qui nous dit
24:27nous devrions le faire
24:28entrer au Panthéon
24:30le colonel Beltrame.
24:31Voilà une idée.
24:320826 300 300
24:33c'est vous qui faites
24:34l'actualité
24:35vous nous appelez
24:35à tout de suite.
24:37Le Grand Matin Sud Radio
24:38la vérité en face
24:40Jacques Cardoz
24:41Et vous le savez
24:43c'est vous qui faites
24:44l'actualité
24:44dans un instant
24:45tout à l'heure
24:46on évoquera
24:47le procès de Trèbes
24:49et de l'acte héroïque
24:50d'Arnaud Beltrame
24:51les valeurs
24:52qui ont permis cet acte
24:53sont-elles encore
24:54suffisamment inculquées ?
24:55Vous nous appelez
24:56au 0826 300 300
24:58mais tout d'abord
24:59vous êtes nombreux
25:00à nous appeler
25:01au sujet
25:02de la proposition
25:03et du discours
25:04de Marine Le Pen hier
25:05elle faisait sa rentrée
25:06à Hénin-Beaumont
25:06et elle a évidemment
25:08placé une bonne partie
25:09de son discours
25:10sous l'égide
25:11de la préférence nationale
25:12y compris
25:13pour l'attribution
25:14des logements sociaux
25:15vous êtes nombreux
25:16d'ailleurs
25:16à nous appeler
25:17à ce sujet-là
25:18on est avec Romina
25:19bonjour Romina
25:21Romina
25:22je vous accueille
25:23vous êtes de Vic en Bigorre
25:25soyez la bienvenue
25:25et vous souhaitiez
25:26intervenir sur ce sujet
25:29oui je voulais intervenir
25:30parce que cette préférence nationale
25:31moi elle me dérange beaucoup
25:33je dois dire que
25:34moi-même
25:35je suis issue
25:35de l'immigration
25:36parce que j'ai des grands-parents
25:37qui sont arrivés
25:39d'Italie
25:40après la seconde guerre
25:40juste après
25:41pour la reconstruction
25:42de la France
25:43ensuite j'ai des grands-parents
25:44qui sont belges
25:45et toute cette histoire-là
25:46elle fait la France
25:47c'est cette culture
25:48c'est
25:49vous voyez
25:50cet accueil
25:50la terre
25:51est à tout le monde
25:52et la France
25:53a accueilli ces gens
25:54dans les logements sociaux
25:56et ils ont bénéficié
25:57dès les années 70
25:58de ces logements-là
25:58et le but
26:00c'est qu'ils en sortent
26:01et effectivement
26:03ils en sont sortis
26:03après ils se sont achetés
26:04des pasillons
26:05et moi je crois
26:06qu'il ne faut pas oublier ça
26:07c'est que ce sont
26:08des logements de transition
26:10voilà
26:11et ça ne veut pas dire
26:12non plus
26:12que ça doit rester
26:13uniquement aux français
26:14Romina
26:15justement je crois
26:16que le problème
26:17c'est que
26:17ce ne sont pas toujours
26:19des logements
26:20de transition
26:21alors
26:21et c'est peut-être ça aussi
26:23le sujet
26:25c'est que parfois
26:26des personnes
26:27conservent ces logements-là
26:28trop longtemps
26:29peut-être
26:31peut-être
26:31mais en tout cas
26:32le but
26:33c'est justement
26:33qu'ils en sortent
26:34je ne pense pas
26:34que ces gens
26:35soient ravis
26:36d'y rester
26:38Romina
26:38vous disiez
26:39c'est aussi votre histoire
26:41mais vous aujourd'hui
26:41vous avez
26:42un passeport français
26:44vous avez été naturalisé
26:45bien entendu
26:46vous êtes peut-être
26:47même née en France
26:47je suis née en France
26:49oui oui
26:50tout à fait
26:51mes grands-parents
26:52ont travaillé en France
26:53ma grand-mère
26:54est devenue française
26:55oui oui
26:56tout à fait
26:56et c'est vrai
26:57que c'est des logements
26:58ils en ont bénéficié
26:59mais je vous assure
27:00qu'après avec le travail
27:01etc
27:01leur but à eux
27:02c'était d'avoir quelque chose
27:04un bout de terre à eux
27:05puis à retransmettre aussi
27:06à leurs enfants
27:08et donc vous dites
27:09que la proposition
27:10du RN
27:11qui ne s'adresse pas
27:13aux personnes
27:14enfin je veux dire
27:16elle différencie
27:17les deux catégories
27:18de population
27:19par le passeport
27:20et pas par d'autres critères
27:21c'est pour ça que je
27:22j'en venais à préciser cela
27:25cette proposition-là
27:26pour vous
27:26elle vous paraît
27:28contraire finalement
27:29aux valeurs de la République
27:30ou bien à ce que vous défendez
27:31c'est ça ?
27:32à mes valeurs à moi
27:32aux valeurs de la République
27:33de la France
27:34à ce que j'ai connu
27:35à ce que mes
27:36mes prédécesseurs ont connu aussi
27:38je trouve que
27:39c'est antinomique
27:39je vais vous citer une phrase
27:41de Coco Chanel
27:41que je trouve très jolie
27:42elle disait
27:43si vous êtes née sans elle
27:44ne faites rien
27:45pour les empêcher de pousser
27:46voilà
27:47et je crois que c'est ça
27:49qu'il faut amener
27:51c'est-à-dire que les gens
27:52puissent s'épanouir
27:53voilà
27:54c'est en effet une très jolie phrase
27:55Romina
27:55vous restez avec nous
27:57on va accueillir Liliane
27:58qui nous appelle de Clamart
28:01bonjour Liliane
28:03bonjour
28:03soyez la bienvenue sur Sud Radio
28:05vous souhaitiez intervenir
28:06sur ce thème également
28:07vous avez j'imagine
28:07entendu les arguments
28:08de Romina
28:10bien sûr
28:11bien sûr
28:11et je trouve que
28:13c'est un non-sujet
28:14et c'est encore
28:15une fumisterie
28:16qui nous est jetée
28:17comme ça
28:17en début de campagne
28:20normalement
28:21les règles d'accession
28:22au HLM
28:24ce sont
28:24la nationalité française
28:26ou un titre de séjour
28:27en règle
28:29donc
28:30qu'est-ce qu'on fait
28:31c'est-à-dire
28:31que les gens
28:32qui travaillent
28:33qui ont un titre de séjour
28:34qui font leur vie
28:36qui payent des impôts
28:37on les exclut
28:38oui
28:39c'est
28:40c'est un
28:40c'est un non-problème
28:42par contre
28:42moi je peux vous dire
28:43que je connais personnellement
28:45un français
28:46et un étranger
28:47qui ont un HLM
28:49et qui le soulouent
28:50ça c'est évidemment
28:52pas normal
28:53sauf si c'est déclaré
28:54je crois que si c'est déclaré
28:55vous avez le droit
28:56c'est même pas déclaré
28:58et il n'y a pas de contrôle
28:59depuis plus de 3 ans
29:01ils sont tranquilles
29:02alors au lieu de dire
29:03on va faire une préférence
29:05par exemple
29:06aux métiers
29:07qui sont
29:08problématiques
29:09pour l'accession
29:10au HLM
29:11les professeurs
29:12ceux qui travaillent
29:14avec les enfants
29:15les infirmiers
29:16oui
29:17là je comprendrais
29:18qu'on donne une préférence
29:19qu'on fasse
29:20quelque chose
29:21pour ces gens là
29:22mais ne jeter
29:23comme ça
29:24un début de campagne
29:26c'est nous prendre
29:27pour des billes
29:29et
29:30se cacher
29:31de vrais problèmes
29:32de la France actuellement
29:33vous n'y croyez pas
29:35Romina
29:35qu'est-ce que ça vous inspire
29:37la réflexion
29:38de Liliane
29:40c'est qu'en fait
29:40il faut du travail
29:41avant de se loger
29:43et donc le grand problème
29:44de la France
29:45il est celui-là
29:45c'est qu'on manque
29:47de travail
29:49la main d'oeuvre
29:49de toute façon
29:50il ne faut pas rêver
29:51on la trouve aussi
29:52chez les étrangers
29:54beaucoup
29:54puisque
29:55comme le disait
29:55Françoise de Gois
29:56tout à l'heure
29:57c'est vrai que
29:58les petites mains
29:59tout ça
29:59il faut quand même
30:00le reconnaître
30:01ce sont beaucoup
30:02des gens issus
30:02de l'immigration
30:03qui font encore
30:03ces métiers-là
30:05donc déjà
30:05valoriser
30:06et puis
30:07amener
30:07les invités
30:08à trouver du travail
30:11pouvoir les
30:12oui
30:13les amener
30:13à trouver du boulot
30:14et puis ensuite
30:15effectivement
30:15se loger
30:16et une fois
30:17qu'ils gagneront
30:18leur pain
30:18vous verrez
30:19qu'ils n'y resteront
30:20pas dans les logements
30:20HLM
30:22oui je pense que
30:23je pense que ça
30:23c'est le vrai sujet
30:24c'est le turnover
30:25qui peut y avoir
30:26ou pas
30:27dans les logements
30:28sociaux
30:29comme vous le disiez
30:30tout à l'heure
30:30Romina
30:31c'est ça
30:34être aidé
30:34c'est évidemment
30:37formidable
30:37parce que
30:38voilà
30:38c'est une forme
30:39de solidarité
30:39qui vous permet
30:40effectivement
30:41de passer un cap
30:42dans votre vie
30:44mais je crois
30:45qu'il y a un sujet
30:46sur un certain nombre
30:47de gens
30:47qui conservent
30:48les logements sociaux
30:49alors qu'ils ont
30:51les moyens
30:52d'habiter dans le privé
30:52moi personnellement
30:53je vous le dis
30:54c'est ça qui me choque
30:55je ne parle pas
30:56de proférence nationale
30:58je parle uniquement
30:59de cet aspect-là
31:01là je suis d'accord aussi
31:02bien entendu
31:03mais ça ne doit être
31:03qu'un coup de pouce
31:04exactement
31:05Liliane
31:06à Clamart
31:07vous disiez vous-même
31:08vous êtes témoin
31:10finalement
31:11de personnes
31:11qui conservent des logements
31:12alors qu'ils ne devraient
31:13pas le faire
31:14exactement
31:15donc au lieu de dire
31:16on va renforcer
31:17les contrôles
31:18on va donner les moyens
31:19de contrôler
31:20et de trouver
31:22les économies à faire
31:25et puis
31:26mettre en avant
31:27par exemple
31:30les métiers
31:31qui sont vraiment
31:32parce que dans Paris
31:34croyez-moi
31:35qu'un infirmier
31:37ou un professeur
31:38il aura énormément
31:39de mal à se loger
31:40oui
31:41et oui
31:42absolument
31:42ça aussi c'est une idée
31:44les logements
31:44pour les personnes
31:47qui ont des emplois stables
31:49mais qui n'arrivent pas
31:51à se loger
31:52parce qu'ils ont
31:53des petits revenus
31:55et c'est peut-être aussi
31:57vers cela
31:58qu'il faudrait
31:59orienter
32:00la politique
32:01d'attribution
32:02des logements sociaux
32:04exactement
32:05en tous les cas
32:06merci beaucoup
32:07Romina et Liliane
32:08d'avoir participé
32:09à ce débat
32:10effectivement
32:11et c'est un sujet
32:12en tous les cas
32:13qui est passionnant
32:14et c'est vrai
32:15que le poste
32:16du logement
32:17est un poste budgétaire
32:18considérable
32:20aujourd'hui
32:20aux alentours
32:20de 50%
32:21pour un ménage
32:22dans un instant
32:23on va parler
32:25du gendarme Beltrame
32:26cet homme
32:28qui a payé
32:28de sa vie
32:29cet acte héroïque
32:30lorsqu'il a voulu
32:31sauver
32:32la vie
32:32de Julie
32:34cette caissière
32:36lorsque
32:37en 2024
32:40ce terroriste
32:42s'en est pris
32:43à plusieurs personnes
32:44et que
32:45le gendarme
32:47Beltrame
32:47s'est interposé
32:49et a voulu
32:51prendre la place
32:51de cette caissière
32:53il l'a payé
32:54de sa vie
32:55et Julie
32:56aujourd'hui
32:56elle pose
32:57cette question
32:57à travers ce procès
32:59les valeurs
32:59qui ont permis
33:00cet acte
33:01sont-elles encore
33:01suffisamment inculquées
33:02voilà
33:03un débat
33:04qui vous interpelle
33:05et vous nous appelez
33:06au 0826 300 300
33:07on en parle dans un instant
33:08dans la vérité en face
33:09à tout de suite
33:119h10h
33:12la vérité en face
33:13Sud Radio
33:14le grand matin
33:16Sud Radio
33:16la vérité en face
33:18Jacques Cardoz
33:20et l'on est avec vous
33:21vous nous appelez
33:22au 0826 300 300
33:24on accueille Kevin
33:25bonjour Kevin
33:27j'imagine que
33:29dans votre
33:30dans votre fort intérieur
33:32il y a cet acte héroïque
33:34d'Arnaud Beltrame
33:36qui reste évidemment
33:37un exemple
33:39un exemple à qui
33:40on n'a peut-être
33:40pas suffisamment
33:41rendu hommage
33:42dont on n'a peut-être
33:43pas suffisamment
33:44parlé finalement
33:45à travers cet acte
33:46héroïque
33:46dont tout le monde
33:47se souvient
33:48je pense que
33:49moi c'est même
33:50en fait
33:51on ne donne pas
33:52on ne rend pas
33:53suffisamment
33:53hommage
33:54à toutes nos forces
33:55de l'ordre
33:55parce que
33:56lui c'est sûr
33:57il est allé
33:57au sacrifice ultime
33:59donc il faut encore
33:59plus attirer ça
34:00mais
34:01à toutes nos forces
34:02de l'ordre
34:02quand on regarde
34:03les chiffres
34:04du Bataclan
34:04ils ne sont pas
34:05officiels
34:05il y a quand même
34:0730% des policiers
34:08des forces de police
34:10gendarmerie
34:11et pompiers
34:12qui sont en syndrome
34:13post-traumatique
34:14aujourd'hui
34:15on arrive à faire
34:17maintenant on n'a plus
34:18qu'une seule journée
34:19pour nos militaires
34:19pour le 11 novembre
34:22il serait peut-être temps
34:23aussi de mettre
34:23une journée
34:24pour nous compter
34:25nos gendarmes
34:25et nos policiers
34:27qui luttent
34:28certains qui sont
34:29blessés dans leur chair
34:30il y a plus de 500
34:32policiers
34:32et gendarmes
34:33qui sont blessés
34:35fortes
34:35grièvement
34:35tous les ans
34:37aujourd'hui
34:38je pense qu'il est temps
34:39de remettre
34:39l'église au centre
34:40du village
34:40c'est à dire
34:41il y a des vraies
34:42manifestations
34:42pour ces gens là
34:43pour les gens
34:43qui dépensent
34:46de leur énergie
34:46qui mettent
34:47entre guillemets
34:48leur vie de famille
34:50pour la population
34:51pour tenter
34:52de faire en sorte
34:53que les gens
34:54puissent aller
34:55tranquillement
34:56au cinéma
34:57au restaurant
34:57et tout
34:58et arrêter
34:59de faire des manifestations
35:00pour tous les jeunes
35:01à qui il arrive malheur
35:02parce que
35:03monsieur a décidé
35:04de prendre une voiture
35:05alors qu'il n'a pas le permis
35:06de rouler à 110
35:07et sur le texte
35:08à un moment donné
35:08on peut remettre
35:09les choses à plat
35:10et quand est-ce
35:11que nos politiques
35:12feront des hommages réels
35:13avec une journée
35:14d'hommage nationale
35:16à toutes ces forces de l'ordre
35:17qui sont dans notre pays
35:19il n'y en a pas
35:20qu'est-ce que vous faites
35:20dans la vie
35:21Kevin ?
35:22moi j'étais militaire
35:23vous l'êtes toujours
35:25ou vous l'étiez ?
35:27d'accord
35:27est-ce que vous avez le sentiment
35:29qu'il n'y a pas suffisamment
35:31de respect
35:32et de
35:34comment dirais-je
35:36de mise en avant
35:37de mise en avant
35:37absolument de l'uniforme
35:38de mise en avant
35:39aujourd'hui
35:39on veut
35:40que notre jeunesse
35:42s'applique
35:42et bien remettons
35:44cette chose là
35:46en avant
35:48faisant en sorte
35:48qu'une jeune
35:49s'implique
35:49s'engage
35:52et vous verrez que
35:53moi j'ai vu des jeunes
35:55qui arrivent
35:55ils ne savent quasiment
35:57pas lire
35:57pas écrire
35:57on leur apprend
35:58à lire
35:58à écrire
35:59ils sortent
36:00de 6 mois de classe
36:00et bien
36:01ils ont redécouvert
36:02la multiplication
36:02la division
36:03l'édition
36:03et ils arrivent
36:04à lire un texte
36:05à la fin
36:06vous voyez
36:06tout ça
36:07ça aidera
36:08ils savent à la fin
36:10passer un coup de balai
36:11ils savent se lever
36:12à une heure convenable
36:13et tout ça
36:14ça permettra
36:15en fait
36:16il faut remettre
36:17les bonnes valeurs
36:19au centre
36:20de notre vie
36:22c'est au travers
36:22de quelle structure
36:23que les jeunes
36:24dont vous parlez
36:25peuvent réapprendre
36:26ces
36:29aujourd'hui
36:29il y a quand même
36:30pas mal de choses
36:30qui sont faites
36:30par exemple
36:31vous rentrez
36:31dans la police nationale
36:32maintenant
36:32vous pouvez choisir
36:34directement votre ville
36:35dans laquelle
36:36vous voulez vous engager
36:36avant vous vous engagez
36:37sur le territoire national
36:38et vous étiez muté
36:39à droite ou à gauche
36:40aujourd'hui
36:41un jeune
36:41c'est vrai que c'est bien fait
36:42un jeune il s'engage
36:43qui choisit sa ville
36:45vous avez vu
36:47le nombre de volontaires
36:49qui se sont inscrits
36:49après les incendies
36:51auprès des pompiers
36:54pour faire partie
36:54des corps
36:57de pompiers volontaires
36:58ça montre quand même
37:00qu'il y a dans ce pays
37:02je le crois profondément
37:04pourquoi attendre une crise
37:06pour que les jeunes s'engagent
37:07parce qu'en fait
37:07on n'en parle pas
37:08parce qu'on met tout
37:10sous le tapis
37:11tout ce qui est censé
37:12faire nation
37:13on le met sous le tapis
37:14aujourd'hui
37:15alors que si
37:16aujourd'hui
37:16si tous les ans
37:17on ferait une journée
37:19de commémoration
37:20de tous les morts
37:21de la gendarmerie
37:22et de la police
37:23et qu'on faisait
37:24une journée
37:25pour ces baissés-là
37:26en même temps
37:27déjà les gens
37:28se rendraient compte
37:28que oui
37:28en fait il y a des morts
37:29il y a des baissés
37:31dans les forces de l'ordre
37:32aujourd'hui
37:32tout ça c'est occulté
37:33vous restez avec nous
37:34Kevin
37:35on accueille Arnaud
37:35qui nous appelle
37:36de Vannes
37:36et qui lui aussi
37:37voulait intervenir
37:39au sujet de Arnaud Beltrame
37:41qui est un héros
37:42qui n'est pas suffisamment
37:44sacré
37:44dont on ne parle pas suffisamment
37:46qui devrait être presque
37:48sacralisé
37:48pour vous Arnaud
37:50oui bonjour Jacques
37:52bonjour
37:52moi il y a surtout
37:53il y a surtout une valeur
37:55fondamentale
37:56dans ce sacrifice
37:58c'est une valeur chrétienne
38:00il a donné sa vie
38:02pour une autre personne
38:04je pense que c'est là
38:05le message essentiel
38:06du colonel Beltrame
38:08et dans un monde
38:10qui perd
38:11ses repères
38:13qui oublie
38:14ses repères chrétiens
38:15il ne faut pas oublier
38:16que notre civilisation
38:17est fondamentalement chrétienne
38:20et donc ça
38:21c'est un message extraordinaire
38:22pour la jeunesse
38:23et pour toutes nos forces de l'ordre
38:25gendarmerie
38:27armée etc
38:29la valeur chrétienne
38:30de donner sa vie
38:31pour quelqu'un d'autre
38:32c'est énorme
38:33c'est là ce message
38:35voilà c'est ça que je veux dire
38:36oui
38:36et c'est vrai que
38:38ce que Kevin nous disait
38:39à l'instant
38:40c'est que
38:40on a l'impression
38:42que c'est un peu
38:42en dessous des radars
38:43j'ai l'impression
38:44qu'on n'en parle pas beaucoup
38:46même
38:47même dans les médias
38:48je veux dire
38:49je parle peut-être
38:50de documentaires aussi
38:52de soirées
38:54c'est un peu dommage
38:55que finalement
38:56ces grands hommes
38:58qui sont des hommes
39:00de notre vie d'aujourd'hui
39:01qui sont nos contemporains
39:03il y a eu des actions
39:04qui ont été faites
39:05j'ai l'impression
39:06qu'il n'y a peut-être pas forcément
39:07suffisamment de valorisation
39:10oui tout à fait
39:11parce qu'on vit dans une société
39:12qu'on appelle
39:13post-chrétienne
39:14et là
39:15ça dérange pas mal
39:16d'évolutionnistes
39:20surtout les partis politiques
39:21confondus
39:22où les valeurs chrétiennes
39:23sont un peu mis
39:24sous le boisseau
39:25parce qu'on veut
39:27un athéisme militant
39:28on démontre
39:29des statues
39:30des statues
39:31de la Sainte Vierge
39:33je veux dire
39:33il y a une action
39:34anti-chrétienne
39:35qui est maintenant
39:36depuis la révolution française
39:39de plus en plus prégnante
39:40et c'est dommage
39:41c'est d'autant plus dommage
39:43que
39:44alors vous parlez
39:45de valeurs chrétiennes
39:46mais il y a aussi
39:46tout simplement
39:48j'ai envie de dire
39:49l'idée de la défense
39:50de la république
39:51vous voyez
39:52j'ai envie de dire
39:53qu'on n'a pas forcément
39:54non plus
39:55besoin
39:56ou
39:57nécessairement
39:58envie de passer
39:58par la foi
40:00mais qu'il y a aussi
40:01peut-être
40:01tout simplement
40:02la défense du drapeau
40:03la défense
40:04d'une certaine idée
40:06de la France
40:06et ça c'est peut-être
40:07indépendant de la religion
40:09oui
40:10oui
40:11si on veut
40:11enfin la république
40:13est quand même née
40:14dans le
40:15dans le sang
40:16des délais
40:17en 1789
40:18on sait que les prêtres
40:19et les religieux
40:20ont pris cher
40:21donc
40:22ça perdure
40:23dans le mental
40:24de la république française
40:25malgré
40:26200 ans
40:27on se rend compte
40:28que
40:30les valeurs chrétiennes
40:32sont mises
40:33sous le boisseau
40:33elles ne sont pas éteintes
40:34mais elles sont mises
40:35sous le boisseau
40:35Kevin
40:37lorsque vous entendez
40:39ce que nous dit Arnaud
40:40j'imagine que vous approuvez
40:41en fait
40:42les valeurs chrétiennes
40:43il y en a beaucoup
40:44surtout
40:45dans l'armée
40:47etc
40:47il y a beaucoup de chrétiens
40:48ça c'est sûr
40:49mais il n'y a pas que ça
40:50en fait
40:51l'avantage
40:51c'est que c'est vraiment
40:52je pense que
40:53contrairement à
40:54toutes les idées reçues
40:56l'armée
40:57c'est vraiment
40:59l'endroit
41:00où toutes les religions
41:01se côtoient
41:03et tout se passe
41:04toujours
41:06bien
41:06et ça
41:07je pense que
41:08les gens n'en ont pas conscience
41:09et après regardez
41:10quand vous parlez d'Arnaud Beltrame
41:12moi je vous inviterai
41:12à regarder sur internet
41:13et à rechercher
41:14le
41:15d'Europe
41:16de moto
41:17handisport
41:19je pense que
41:20personne n'en a parlé
41:20c'est un blessé de guerre
41:22donc je vous inviterai à regarder
41:23je ne vais pas vous dire son nom
41:24etc
41:24mais je vous invite à regarder
41:25vous verrez
41:26vous verrez que malheureusement
41:28cette personne
41:29on n'en parle pas
41:29et pourtant
41:30c'est une grosse preuve
41:31de résilience
41:31et une grosse preuve
41:32de gros valeurs
41:35merci beaucoup
41:35Arnaud et Kevin
41:36d'avoir débattu
41:38effectivement
41:39et rendu hommage
41:40à Arnaud Beltrame
41:40ce matin
41:41on accueille
41:42Stéphanie Demuru
41:43bonjour Stéphanie
41:44vous allez bien
41:44bon anniversaire
41:45j'ai entendu
41:45vous êtes presque né
41:48le même jour
41:48que Jordan Bardella
41:49presque
41:50j'ai vu ça hier
41:51je ne savais pas en plus
41:52mais vous avez eu
41:53un meilleur anniversaire
41:54je suis plus jeune que lui
41:55on lui a coupé la chic lui
41:56je suis plus jeune que lui
41:59bon vous allez bien
42:00vous avez passé un bon week-end
42:01très bien parfait
42:01qu'est-ce que vous nous avez préparé
42:03et concocté pour aujourd'hui
42:04écoutez on va parler
42:04des voitures électriques
42:06puisque à l'heure
42:07où ça fait mal à la pompe
42:09et bien oui ça marche
42:10record cet été
42:11alors c'est vrai
42:12que beaucoup
42:13de nos auditeurs
42:14se disent peut-être
42:15que c'est encore cher
42:16alors ça devient
42:16de moins en moins cher
42:18on va leur poser
42:19de la question
42:19est-ce que vous êtes tenté
42:20justement vous
42:21par l'électrique
42:22ou vous trouvez ça
42:23encore trop cher
42:24il n'y a pas assez de bornes
42:25peut-être là où vous habitez
42:26venez nous le dire
42:27à vous de le dire
42:280826 300 300
42:29et puis on parlera aussi
42:31du retour au social
42:32de Marine Le Pen
42:33avec
42:34vous avez entendu
42:34le je marche seul
42:35de Jean-Jacques Goldman
42:36au moment où Bardella est rentré
42:39s'asseoir gentiment
42:40c'est rigolo
42:40c'est vrai qu'il a l'air
42:42d'être un peu seul
42:43mais bon il paraît
42:44qu'il s'entende bien
42:44c'est ce que dit
42:45Julien Oudou ce matin
42:46mais enfin il y a des images
42:47qui ne trompent pas
42:48ça vaut mieux que tous les discours
42:50c'est vrai
42:52on parlera de tout ça
42:53on parlera aussi des retraités
42:55est-ce que c'est normal
42:56de mettre les générations
42:58les unes contre les autres
42:59parce que c'est vrai
43:00que de quoi on parle
43:02c'est 40 euros
43:03sur une retraite
43:03de 2000 à 3000 euros
43:04mais c'est vrai que le symbole
43:06fait mal
43:07alors le ministre des comptes publics
43:09la semaine dernière
43:10il disait
43:10tout le monde va participer
43:11donc on verra comment le budget
43:13sera présenté
43:13mais j'imagine que
43:14on prépare l'opinion
43:16ça serait bien qu'eux participent
43:17aussi vraiment
43:18et puis qu'on ait une coupe
43:19dans les dépenses publiques
43:21une bonne fois pour toutes
43:22un peu de courage messieurs
43:24débat passionnant à venir
43:25dans un instant
43:26avec Stéphanie Demureux
43:2810h midi
43:28très bonne journée à vous
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