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  • il y a 3 minutes
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 12 septembre, Philippe Berta, professeur émérite, senior advisor chez DGA Group et président de GenR, Frédéric Bizard, professeur d'économie à l'ESCP et président fondateur de l'Institut Santé, et Rémy Teston, directeur général de Buzz E-Santé, étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.

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Transcription
00:04BFM Business présente
00:07Check-up Santé avec Fabien Guèze
00:10Bonjour à tous, ravi de vous retrouver pour cette 16e saison de Check-up Santé sur BFM Business.
00:17Nous sommes en France, historiquement le pays des grandes découvertes, des grands scientifiques
00:22et pourtant nous perdons du terrain sur les essais cliniques, l'accès à l'innovation thérapeutique stagne
00:27et les patients bien sûr en subissent des conséquences.
00:30D'où l'idée de la nouvelle coalition GEN-R qui s'est fixée comme mission de consulter les principaux
00:36acteurs de l'écosystème santé
00:37pour en sortir des recommandations.
00:39Son président, le professeur Philippe Bertha, va nous en dire plus.
00:43C'est le troublion des économistes santé qui n'a pas peur de dire ses quatre vérités.
00:48Enseignant à l'OSCP et à Dauphine, président de l'Institut Santé, c'est Frédéric Bizarre
00:53et on est heureux de l'avoir sur notre plateau.
00:55Enfin, il tape l'incruste régulièrement dans l'émission.
00:58Rémi Teston, grand Manitou de la e-santé, patron de Buzz e-santé,
01:02qui va oser nous dévoiler qu'une entreprise d'intelligence artificielle va développer ses propres médicaments.
01:08Check-up santé, c'est parti.
01:12Check-up santé, au cœur de l'innovation santé.
01:16Philippe Bertha, bonjour.
01:17Bonjour à vous.
01:18Ravi de vous retrouver sur le plateau de Check-up santé.
01:21Vous êtes généticien, vous êtes ancien directeur de recherche à l'INSERM, professeur des universités, ancien député.
01:28C'est vrai aussi.
01:29On ne va pas dire quelle partie, on ne veut pas savoir.
01:31Et vous présidez Gênes R, Gênes R.
01:35Vous trouvez qu'on peut vraiment mieux faire pour accélérer l'accès des patients aux innovations thérapeutiques ?
01:41Il y a un problème ?
01:42Je crois que c'est malheureusement le moins qu'on puisse dire.
01:44C'est-à-dire que la France est sur le reculoir à peu près sur tous les items qui font
01:49cette chaîne de valeur.
01:50La recherche, un rapport récent le démontre, le nombre d'essais cliniques développés en France, on s'est effondré.
01:57L'accès à ces innovations et donc derrière, bien sûr, l'industrie, la création de richesses et de valeurs pour
02:04notre pays.
02:04D'où la naissance de Gênes R.
02:06D'où la naissance de Gênes R.
02:07Comment est née cette coalition ?
02:10C'est une coalition.
02:11C'est une coalition que j'appellerais même une coalition sociétale.
02:13C'est-à-dire que le principe en est le suivant, c'est qu'en tant que parlementaire, j'avais
02:20observé que chacun travaillait un petit peu dans sa ligne de nage.
02:23Les industriels d'un côté, les chercheurs, les cliniciens, les patients évidemment.
02:27Un monde siloté.
02:28Un monde totalement siloté et que la force vient toujours du nombre à un moment ou à un autre, surtout
02:33quand on s'adresse aux politiques.
02:35Donc l'idée était de se dire on va tous travailler ensemble.
02:37Les patients, bien sûr, et ce sont les patients qui sont majoritaires dans la coalition Gênes R, à travers un
02:43certain nombre d'associations.
02:45Les industriels, les acteurs de la biotech, de la medtech, mais aussi bien sûr les acteurs de la pharmaceutique.
02:50Les collègues chercheurs, des académiciens, des cliniciens et des acteurs plus globalement du développement économique dans ce secteur.
02:57Donc tout ça, ça fait 13 membres fondateurs.
02:5913 membres fondateurs.
03:01Les cités.
03:01Je ne vais pas les citer parce qu'ils seraient trop nombreux, mais 8 associations de patients, 5 industriels.
03:06Et puis derrière, un conseil scientifique de très haute tenue, c'est le mot qu'on peut se dire, d
03:11'une trentaine de membres.
03:12Moi je peux les citer ?
03:14Oui, vous pouvez.
03:15Pourquoi pas ?
03:15Donc c'est Annette, c'est Ayer Sala, c'est Serhom, c'est Fondation Arcade, c'est Imagine Fort Margot,
03:22qui vient d'ailleurs assez souvent dans le check-up santé.
03:24Iris, Laurette Fuguin et patients en réseau.
03:27C'est cela, tout à fait.
03:28D'autres n'ont été qu'auditionnés.
03:31C'est-à-dire que ce conseil scientifique, donc derrière, on a aussi une présidence, un parrainage que je voudrais
03:37mentionner.
03:37Je vous recoupe une deuxième.
03:38Oui, parce que c'est...
03:39Ah non, je voudrais...
03:39Non, vous avez cité sur le parrain.
03:41Oui, vous avez...
03:41Non, bien sûr.
03:42Et vous avez cité, vous avez parlé des industriels quand même, de la pharma.
03:47C'est donc Biogen, Kiesi, Daichi Sankyo, Pfizer et Servier.
03:50Oui, japonais, européens, français et américains.
03:53C'était un peu l'idée.
03:54Et surtout, on a limité le nombre, puisque d'autres sont venus...
03:59Il y a un comité scientifique de haut niveau...
04:00Très, très haut niveau.
04:02J'ai eu la bonne surprise de voir que tous ont dit, ok, un parrainage, pourquoi pas un prix Nobel
04:07?
04:07Et pourquoi pas un prix Nobel de l'Académie française, donc le professeur Jules Hoffmann.
04:11Et puis derrière, le travail qui a été réalisé depuis janvier, qui s'est terminé début juillet,
04:16sans cette audition ou sans cette consultation...
04:19Audition, c'est ma vie d'avant, mais c'est consultation.
04:23Et de ces consultations...
04:24Alors justement, c'est la mission, c'est ça, de cette coalition ?
04:27Alors, la mission, ensuite, c'est donc effectivement interviewer, interroger des acteurs de toute cette filière.
04:34Essayer de faire en sorte que ces acteurs aussi, parce que quand on parle d'industriel d'un côté,
04:39des représentants de patients de l'autre, il faut que le monde dilue un peu son message
04:43pour se retrouver à la fin sur un message commun.
04:45C'est ce qui a été obtenu, qui sera dévoilé le 16 septembre à l'Académie de médecine.
04:51Quelques jours ?
04:52Dans quelques jours, dans une semaine pratiquement, oui, effectivement.
04:54Même pas.
04:55Jour pour jour, même pas.
04:56Et l'idée, c'était effectivement, derrière cette coalition,
05:01travailler et détecter tous nos points de faiblesse, enfin tous, pas tous, en tout cas les majeurs,
05:07et derrière ces points de faiblesse, proposer, proposer une autre façon de faire,
05:11une autre façon de travailler dans ce pays, parce que les résultats sont très, très, très inquiétants.
05:17Je vais prendre un seul exemple, les essais cliniques.
05:20Il y a quoi ? Il y a 10 ans ?
05:21Même pas, nous étions premiers pays européens pour les essais cliniques.
05:24C'est important, les essais cliniques.
05:25C'est-à-dire, ça nous permet, vous et moi, lorsque vous avez une pathologie sévère,
05:29d'accéder à une innovation, de tester une innovation, qui souvent est la dernière chance.
05:33Moins vous avez des essais cliniques, cette dernière chance, elle n'existe plus.
05:36Alors qu'il y a des pays comme la Chine, qui prennent de plus en plus de place.
05:38Oui, mais moi, je vais rester même européen.
05:39L'Espagne, aujourd'hui, est devenue numéro 1.
05:43À l'Allemagne, numéro 2.
05:44Numéro 3, UK.
05:45Numéro 4, Italie.
05:47Et la France n'est plus que cinquième.
05:48Et c'est très important, parce que d'abord, ça fait rentrer aussi beaucoup d'argent dans nos hôpitaux,
05:52qui, me semble-t-il, en ont besoin.
05:53Ça donne aussi de la motivation à nos collègues hospitaliers.
05:57BUPH, MCUPH, évidemment.
05:59Et puis, il ne faut pas trahir de secret.
06:01Après, quand un grand laboratoire décide de faire un essai clinique dans un pays donné,
06:06c'est généralement dans ce pays que derrière, il va négocier le prix du médicament une fois que l'essai
06:10clinique sera validé.
06:11Et c'est donc dans ce pays que les patients auront accès aux médicaments.
06:15Donc, les indicateurs ne sont pas bons, et donc, il faut changer de braquet.
06:19Ça paraît une évidence, et c'est ce que nous allons proposer, bien sûr, à la suite de ce travail.
06:25Alors, c'est vrai que cette coalition est orientée oncologie et maladies rares ?
06:29Oui, c'était une volonté de ma part, pour être sincère, parce que c'est le monde que je connais
06:33le mieux.
06:33J'avais créé, ici à Paris, à l'Assemblée, le groupe d'études maladies rares.
06:37Je connais bien le monde de l'écologie.
06:38Et j'ai toujours considéré que c'était les deux secteurs où les...
06:42Je les ai toujours appelés un petit peu les avogardistes.
06:44C'est-à-dire qu'ils sont confrontés aux problèmes qu'auront toutes les autres disciplines,
06:48tous les autres aires thérapeutiques.
06:50Un, le diagnostic, un diagnostic percutant, utilisant la génomique, et rapide,
06:56et pas 4-5 ans d'errance diagnostique, comme on a encore, par exemple, dans les maladies rares.
07:00Et puis, si je vais à l'autre extrémité, des traitements qui sont de plus en plus personnalisés.
07:05Vous avez dû évoquer ces perspectives, pour exemple, en oncologie,
07:09de vaccination thérapeutique contre le cancer.
07:11C'est un vaccin, un patient.
07:13Donc, le modèle économique, complètement à revisiter.
07:17Donc, c'est ça qui m'a fait choisir ces deux thèmes,
07:20plus le fait que c'est certainement là où nous avons encore nos principaux points de résistance,
07:24liés à notre histoire.
07:26L'oncologie, c'est le plan cancer des années Chirac, tu dirais-je.
07:29On a encore la résurgence avec le bio-cluster de Paris-Saclay.
07:33Et puis, derrière, les maladies rares, on a une structuration territoriale
07:37à travers 4 plans successifs, qui fait encore sens.
07:39Donc, ces endroits où on a encore un petit peu de leadership,
07:43on les a utilisés, mais il est clair que les propositions
07:47auront capacité à rejaillir sur tous les thèmes.
07:49Évidemment.
07:49Évidemment.
07:51Et concrètement, comment avez-vous mené ces consultations ?
07:53Quelles questions avez-vous posé ?
07:55Depuis combien de temps ?
07:56Alors, on s'est donné une heure par auditionné, pas plus.
08:00C'était très timé.
08:02Je dois avouer que nous avons bien sûr fait appel,
08:05qui ne fait pas appel d'ailleurs à l'intelligence artificielle,
08:07pour analyser un peu tous les propos, les mettre en place.
08:09C'est les questions que j'ai posées.
08:10Mais bien voilà, ça s'est fait.
08:12Et les auditionnés, entre guillemets, les consultés,
08:15recevaient en amont un format écrit.
08:18Et là aussi, moi je vais, le 16 septembre,
08:22tous les remercier à l'Académie de médecine,
08:23parce qu'ils ont tous joué le jeu.
08:24Ils nous ont tous renvoyé et contributions écrites.
08:27Les Alain Fischer, les Philippe Poletti, tout ça.
08:30Ils ont joué le jeu.
08:31Et bien sûr, ensuite, nous avons enregistré leurs propos,
08:35avec leur accord, et nous en avons fait l'analyse, le résumé.
08:38On va déboucher sur un rapport d'une grosse soixantaine de pages,
08:43et sur des recommandations, bien sûr, beaucoup plus limitées,
08:46puisqu'après, il va falloir aller les vendre, ces préconisations.
08:50Et donc, c'est évidemment le 16 septembre à l'Académie de médecine, c'est bien ça ?
08:53Oui, absolument.
08:54Alors évidemment, sans divulguer tous les détails...
08:57Non, je ne pourrais pas.
08:58Oui, on peut donner des tendances, on peut...
09:01Non, non, il y a vraiment de l'organisationnel lourd sur des questions...
09:06Bon, moi je suis plutôt, vous l'avez mentionné, un acteur de l'amont de la recherche.
09:11J'ai été président du groupe Recherche pour la Covid pendant les années Covid à l'Assemblée.
09:16J'ai bien vu un défaut déjà majeur d'organisation,
09:20c'est-à-dire que nous avons six organismes nationaux de recherche,
09:24des dizaines d'instituts, des centaines d'équipes hospitalières ou universitaires
09:27qui font la recherche en santé.
09:28C'est la dilution des...
09:29C'est la dilution, c'est la problématique de l'absence de pilotage.
09:33Voilà un exemple.
09:34Mais après, bien sûr, on ne peut pas rester dans un pays où, dans le droit commun,
09:38il faille 520 jours pour faire un essai clinique
09:42et arriver au marché à partir d'une validation faite par l'Europe.
09:45Là, ou dans le pays voisin, en Allemagne, c'est qu'une cinquantaine de jours.
09:48Donc, comment voulez-vous être attractif ?
09:50Donc, voilà, ce sont des exemples, mais il y en aura bien d'autres, évidemment.
09:54Et c'est le bon moment, justement, en pré-présidentiel ?
09:58C'est choisi ou pas ?
09:59Alors, bien sûr que c'est choisi.
10:00Bien sûr que c'est choisi parce que...
10:03J'ai un collègue bien connu qui avait recherché, entre guillemets,
10:07justement, le mot recherche dans l'ensemble des programmes présidentiels de 2022,
10:11de premier tour.
10:11Le mot recherche, il ne l'a trouvé qu'une seule fois.
10:14Mais c'était recherche d'emploi.
10:15Donc, ça veut dire que ces champs dont nous parlons là,
10:18et la santé n'y échappe pas,
10:19sont des champs qui sont quasi inexistants dans le débat présidentiel.
10:23Et il faut absolument faire comprendre
10:26que c'est une priorité pour chacun d'entre nous,
10:29que c'est aussi une priorité en termes de souveraineté,
10:31et pas uniquement, bien sûr, pour notre santé,
10:33mais aussi en termes de souveraineté.
10:34On voit très bien, outre-Atlantique,
10:37ce que le président des États-Unis a tout de suite mis en action,
10:41c'est-à-dire acquérir le maximum de la santé.
10:44Donc, c'est ça qu'on va faire.
10:46On va donc, bien sûr, aller voir, entre guillemets,
10:49les écuries présidentielles et leur expliquer.
10:52Et puis, nous avons mis en place un baromètre très sérieux
10:55qui va nous permettre de suivre l'intégration de nos préconisations
10:59au sein de leur programme,
11:02avec l'évolution de cette intégration
11:05au fil de la campagne électorale.
11:08Et là, vous êtes un optimiste,
11:09où vous dites qu'on est en pleine utopie,
11:11on a fait pas mal d'essais...
11:13Alors, moi, je reste optimiste par la structure même de la coalition.
11:18Vous avez parlé, on va reprendre cet exemple,
11:19maladies rares, oncologie, c'est 8 millions de patients en France.
11:23Vous rajoutez les aidants, ça veut dire que finalement,
11:25toutes les familles françaises sont concernées.
11:26Quand on est politique, qu'on a le souci de l'élection,
11:31je ne comprendrai pas, et je verrai difficilement
11:34comment on met ça sous le tapis.
11:36Parce que c'est pas tellement une question de moyens,
11:37c'est ça, c'est pas une telle...
11:39Il y a une question de moyens, on le voit bien sur la recherche,
11:41j'ai été rapporteur de l'organisation aussi,
11:43d'organisation, de restructuration de...
11:45Mais évidemment, et puis c'est aussi,
11:46et vous l'avez mentionné,
11:48cette capacité à utiliser ces thématiques-là,
11:51que ce soit la recherche, que ce soit l'enseignement supérieur,
11:53ou que ce soit la santé, pour faire du saupoudrage.
11:55On n'a plus les moyens de ce saupoudrage,
11:57parce qu'il y a des exigences,
11:58ne serait-ce que technologiques, de plateformes,
12:01qu'il faut organiser, bien sûr, le territoire,
12:04mais il faut aussi concentrer par domaine
12:07dans les différentes grandes villes de ce pays.
12:10Eh bien, on attend avec impatience les résultats
12:13dans quelques jours, le 16 septembre,
12:14à l'Académie de médecine.
12:16Tout à fait.
12:16Merci beaucoup, Philippe Bertha,
12:17merci beaucoup, vous revenez quand vous voulez.
12:19On va à présent accueillir Frédéric Bizarre,
12:21spécialiste en économie et protection sociale.
12:29Frédéric Bizarre, bonjour.
12:30Bonjour, Frédéric Bizarre.
12:31Je suis toujours ravi de vous retrouver
12:34sur le plateau de Check-up Santé.
12:36Vous êtes économiste, spécialiste, santé et protection sociale,
12:39vous enseignez à ESCP Business School, à Dauphine,
12:42et vous êtes président de l'Institut Santé.
12:45C'est vrai que je disais dans mon introduction,
12:47vous êtes troublions un petit peu
12:48du domaine de l'économie de santé,
12:51parce que vous dites un petit peu ce que vous pensez
12:52et ce n'est pas toujours le cas.
12:54Je pense surtout depuis de nombreuses années
12:56qu'il faut repenser le système,
12:57ce qui n'a pas été partagé pendant de nombreuses années.
13:00Je suis heureux de voir qu'aujourd'hui,
13:01il faut rentrer dans le lard maintenant.
13:05On est à ce niveau-là, non ?
13:06Oui, parce que le modèle n'est plus du tout adapté
13:09avec son environnement, mais on va y venir.
13:10Alors justement, est-ce que vous pensez franchement
13:12que notre vieux système de santé
13:14risque d'imploser ces prochaines années ?
13:16Alors, d'abord, le système de santé,
13:18il a été extraordinairement bien pensé
13:20pour gérer le monde du XXe siècle,
13:22d'une population relativement jeune,
13:25de pathologies plutôt aiguë,
13:26où on avait relativement peu de solutions
13:28et où il n'y avait pas tant d'innovation technologique que ça,
13:31et où il y avait une croissance économique
13:32très importante qui permettait
13:34d'avoir un budget qui augmente
13:37de 4, 5, 6, 7 %, sans problème.
13:39Bon, évidemment, ce monde-là est révolu.
13:42Donc, le système qui a été pensé
13:44pour s'occuper juste des personnes malades,
13:46sans s'occuper du maintien en bonne santé,
13:48qui n'a pas été pensé pour gérer
13:50des parcours de patients chroniques
13:51et qui n'a pas été pensé pour intégrer,
13:53ça a été très bien dit par Philippe Bertha,
13:56pour intégrer massivement,
13:57puisque c'est la priorité,
13:58si on veut un système performant,
14:01les innovations technologiques et thérapeutiques,
14:03forcément, il est...
14:04Il n'a pas su s'adapter.
14:05Non, mais parce qu'on ne l'a pas adapté.
14:07C'est bien l'enjeu.
14:09Vous savez, c'est très intéressant,
14:10la santé dans les présidentielles,
14:11parce que c'est le juge de paix.
14:14Parce que c'est ce qu'il y a de plus dur à réformer.
14:16Il faut évidemment réformer plein de choses.
14:18L'État, mais dans le modèle social,
14:20vous ne passerez pas le prochain quinquennat
14:22si celui qui est élu ou celle qui est élue
14:24ne s'engage pas à réformer.
14:25Le système des retraites et le système de santé,
14:28c'est 80% des dépenses de la sécurité sociale.
14:31Le premier, parce que vous avez une population vieillissante
14:34et qui a été pensée, là aussi, dans un monde
14:36où vous aviez 4 actifs pour un inactif,
14:39là, vous en avez 1,6 aujourd'hui.
14:41Et on le retrouve dans le débat,
14:44il est présent dans le débat des candidats ?
14:46Les retraites, oui, parce que c'est plus simple.
14:47Les retraites, oui.
14:47Vous avez trois paramètres.
14:49Dans la santé, non,
14:51parce que vous ne parlez que des sujets
14:54que vous maîtrisez bien.
14:55Vous imaginez quelqu'un,
14:58parmi ceux de la trentaine qui est là,
15:00aller lui dire,
15:00moi, je vais transformer le système de santé.
15:02Et la deuxième question du journaliste,
15:03lui dire, mais monsieur, comment vous faites ?
15:05Et être un petit peu vite,
15:06parce qu'il y a un manque de médecine.
15:07Donc, personne n'a envie d'y aller,
15:08parce qu'on a vécu dans un imaginaire
15:10d'un système de santé qui a été très bon.
15:13Ça, ce n'est pas un imaginaire,
15:14mais qui ne l'est plus.
15:15Et on a essayé de poursuivre
15:17le récit de l'imaginaire en disant,
15:19mais nous avons le meilleur système de santé du monde.
15:20Je vous rappelle que jusqu'au Covid,
15:22y compris les ministres de la Santé,
15:24arrivaient et nous disaient,
15:25nous avons le meilleur système de santé du monde.
15:27Oui.
15:28Et on n'a pas l'impression
15:29qu'on essaie plutôt que de redresser la France,
15:33on essaie d'éviter le pire ?
15:35À défaut de le restructurer,
15:36tout le monde,
15:37il n'y a que des gens,
15:38moi je pars du principe
15:39que les gens sont de bonne volonté,
15:40y compris les ministres de la Santé.
15:41Donc, ils font ce qu'ils peuvent.
15:42Qu'est-ce qu'ils font ?
15:42Ils essaient de faire tenir le système budgétairement.
15:44Regardez les lois de financement
15:46de sécurité sociale pour 2027.
15:48C'est quoi les enjeux,
15:50enfin les débats ?
15:51Est-ce qu'on double le plancher de la franchise ?
15:54Est-ce que de combien est-ce qu'on diminue
15:56le taux de remboursement du dentaire ?
15:57Donc, on ne va pas doubler,
15:58mais on va l'augmenter de 40%.
16:00Hop, ça fait 400 millions.
16:01Bon, comment je peux dérembourser
16:04un petit peu sans trop
16:05que ça se voit les soins dentaires ?
16:07Donc, on était à 70% il y a 3 ans.
16:09On est aujourd'hui à 50%.
16:10On fait passer de 60 à 100%.
16:11C'est 400 millions supplémentaires.
16:13Évidemment, la dépense ne disparaît pas.
16:15C'est un autre qui va la payer.
16:17Cet autre, c'est principalement
16:18les complémentaires santé et les ménages.
16:20Donc, on n'a pas du tout
16:20le même mode de financement
16:21puisque vous êtes dans un modèle
16:23régressif de financement,
16:24c'est-à-dire que les classes populaires
16:26et les classes moyennes
16:27ont un taux d'effort
16:28beaucoup plus important
16:29quand c'est leur assureur privé
16:31qui paye
16:31que quand c'est l'assureur public.
16:34Donc, vous allez créer,
16:35encore une fois,
16:35plus d'inégalités
16:36dans l'accès aux soins
16:37et donc des...
16:40Non pas des refus,
16:41mais d'incapacité
16:42à pouvoir aller se soigner.
16:43Donc, vous êtes dans
16:44un cercle vicieux.
16:47Donc, troisième...
16:47Est-ce que c'est une chance
16:48d'avoir un système hybride en France ?
16:50Non, c'est...
16:50Oui, oui.
16:51A votre question,
16:52elle est très...
16:54Pourquoi c'est une chance ?
16:55C'est que nous,
16:56on a décidé d'avoir
16:57un système solidaire et universel.
16:59C'est-à-dire que vous soyez riche
17:00ou pauvre,
17:01vous avez accès
17:02à la même offre.
17:03Même offre de professionnels de santé,
17:05même offre de produits de santé.
17:07Donc, vous avez une égalité des chances.
17:09Sauf qu'on a parlé
17:10d'égalité des chances
17:10une fois que vous êtes malade.
17:11Évidemment,
17:12comme on ne s'est pas occupé
17:13de l'amont
17:14pour le maintien en bonne santé,
17:15là, vous avez un gradient social très fort.
17:16Et quand vous...
17:17Les 10% les plus pauvres
17:19vivent 13 ans de moins en France
17:21que les 10% les plus riches.
17:22Donc, ça, on le paye cher.
17:24Et on est dans le queue de peloton
17:25de l'Union européenne
17:26sur les paramètres
17:27d'inégalité sociale de santé.
17:29Donc, il est urgent
17:30de repenser le système,
17:32pas simplement pour réduire
17:33les inégalités sociales,
17:34mais ça se suffirait
17:36à soi-même pour le faire.
17:37C'est-à-dire d'avoir
17:37un modèle global
17:40qui soit à la fois
17:41fort sur le maintien
17:42en bonne santé,
17:43c'est-à-dire qu'il faut faire
17:43de la santé publique,
17:44tout ça, l'Institut de Santé
17:46a proposé le modèle.
17:47C'est prêt, c'est prêt à l'emploi.
17:49Et puis, un modèle, évidemment,
17:50qui reste fort sur le soin.
17:52Votre point sur l'hybride,
17:53il est très important,
17:54c'est que pour que tout le monde
17:55ait accès
17:56et une liberté de choix,
17:58notre système,
17:58il est républicain.
18:00Liberté,
18:00égalité des chances
18:01et fraternité.
18:03Il faut que le médecin
18:06ou l'infirmier
18:07ou le kinésithérapeute,
18:09quel que soit son mode d'exercice,
18:10soit accessible à tout le monde.
18:11Il peut être en libéral,
18:12il peut être salarié du privé,
18:14il peut être fonctionnaire.
18:15Il faut que chacun d'entre nous
18:17puisse y avoir accès.
18:18Donc, vous voyez
18:19qu'il faut dépasser les statuts
18:20et on a du mal à ça
18:21parce qu'on oppose l'un à l'autre
18:23pour des raisons historiques.
18:24Il y a eu d'abord
18:25l'exercice libéral
18:26et ensuite
18:27les hôpitaux publics
18:28avec le salariat
18:29qui est arrivé après.
18:31Et on sait bien
18:31qu'il y a des guéguerres
18:33qu'il faut surpasser.
18:34Alors, on sait évidemment
18:36la santé coûte de plus en plus cher.
18:37Pourquoi ?
18:37Parce que les maladies chroniques,
18:39parce que l'espérance de vie,
18:40parce que les médicaments
18:41coûtent plus cher.
18:42On ne peut pas faire autrement.
18:43Sauf qu'on pourrait justement,
18:45en amont,
18:45vous en avez parlé,
18:47on pourrait justement
18:48améliorer le côté préventif.
18:50Alors, il y a un.
18:51Le modèle économique,
18:52il ne...
18:53Mais ce n'est pas le seul,
18:53j'entendais beaucoup les...
18:54Alors qu'on est les derniers
18:55de l'OCDE sur la...
18:56J'entendais pendant ces vacances
18:59sur les feux qu'il y a eu,
19:01les pompiers nous parlaient
19:02un peu de leurs problèmes.
19:03Ils se disent,
19:04on est complètement dépassés
19:05dans un monde
19:06où on va avoir
19:06un risque d'incendie
19:07qui a été multiplié par 10.
19:09Pensez qu'il suffit
19:10qu'on attende
19:10que les incendies
19:11se déclenchent pour le faire.
19:12Si on n'a pas une politique
19:13de prévention,
19:14eh bien, c'est exactement pareil
19:15en matière de santé.
19:16Et ça coûte vraiment cher.
19:17Pensez...
19:17On était moins malade.
19:19Pensez...
19:19Non, mais c'est simple.
19:20Aujourd'hui, vous avez
19:21plus de 14 millions de Français
19:22qui ont eu une ou plusieurs
19:23affections de longue durée,
19:2420% de la population.
19:25C'était 5% il y a 30 ans.
19:27Il y avait une hausse
19:28de 200 000 dans les années 2000.
19:30Ensuite, de 200 000 personnes
19:31qui avaient eu
19:32une ou plusieurs
19:32affections de longue durée
19:33en plus dans ce stock-là.
19:35Dans les années 2010,
19:36c'était 300 000.
19:38Depuis 2020, c'est 400 000.
19:40D'accord ?
19:40Donc, on va avoir
19:4125% de la population
19:43qui va consommer en moyenne
19:44à peu près 10 000 euros
19:45de dépenses publiques.
19:47Donc, le système
19:47est en train d'imploser.
19:48On ne pourra pas
19:49financer tout ça.
19:50Donc, je pense qu'il n'y a pas
19:51besoin d'être un expert
19:52en santé pour se dire
19:52comment je rends
19:54le système soutenable.
19:55Est-ce que c'est possible ?
19:56C'est-à-dire,
19:56est-ce que j'investis en amont ?
19:58On appelle ça investir
19:58dans le capital humain
19:59en santé.
20:00C'est exactement
20:01ce qu'on a fait en 2018
20:03pour la formation professionnelle
20:04où on s'est dit
20:05qu'il faut qu'on arrête
20:06de se concentrer uniquement
20:07sur l'assurance chômage.
20:08Il faut qu'on aille
20:09sur la formation professionnelle.
20:10Ce n'est pas plus compliqué
20:11que ça.
20:12Et ça a marché.
20:13Donc, ça marche
20:13dans plein d'autres pays.
20:15Je rappelle qu'on n'est pas
20:15les seuls
20:15à avoir une population
20:17vieillissante.
20:17Mais nous, nous n'avons
20:18ni culture de santé publique.
20:20Mais ça, ça s'acquiert.
20:21Et surtout,
20:22pas un système
20:23qui est pensé
20:24sur un plan institutionnel
20:25santé publique.
20:25Le ministère de Ségur,
20:27de la Santé,
20:28c'est un ministère
20:29purement de soins.
20:30On a une agence
20:31Santé publique France
20:32qui est une micro-agence
20:33avec des gens formidables
20:34mais qui a un manque
20:36de moyens
20:36parce qu'on met tout
20:37sur le curatif.
20:39Donc, vous voyez,
20:40les réformes qu'il faut faire,
20:41c'est évidemment inverser ça.
20:43Évidemment qu'il nous faut
20:43toujours du soin
20:44et être performant.
20:45Mais si on n'est pas performant
20:46sur l'amont,
20:47sur la santé publique,
20:48le maintien en bonne santé,
20:49le système applauze.
20:50Il y a autre chose aussi.
20:52Mais il faut quoi ?
20:52Il faut du courage,
20:53de l'intelligence,
20:53de la lucidité,
20:55des moyens ?
20:56Il faut, vous savez,
20:57c'est Jaurès qui dit
20:58une phrase
20:58que je trouve importante.
21:00C'est quoi le courage ?
21:01Vous dites du courage.
21:01C'est quoi le courage ?
21:02Jaurès dit,
21:03le courage,
21:04c'est de rechercher
21:04la vérité et de la dire.
21:07Quand vous entendrez
21:09quelqu'un sur un plateau
21:10vous dire
21:10bon, la santé c'est bien
21:11mais on est quand même bon.
21:13Ok, on se plaint beaucoup
21:14mais quand même on est bon.
21:16C'est quand même
21:16ce que pensent 90% des choses.
21:18Ils ont bien conscience
21:19qu'il y a un malaise
21:20mais globalement
21:21ils se disent ça va
21:21il y a plus grave.
21:23Bon, et bien non.
21:24Aujourd'hui parce que
21:24la santé c'est un enjeu social,
21:27c'est un enjeu économique majeur,
21:28c'est un facteur
21:29de productivité
21:30si vous voulez la santé.
21:31Enfin, tous les autres pays
21:32le savent.
21:32Quand vous me dites
21:33ça coûte cher.
21:33Non, je vous assure,
21:34une population
21:35qui est en bonne santé globale
21:37ou dont on optimise
21:38l'état de santé,
21:40c'est entre 0,2 et 0,5.
21:42Si on intervient en amont.
21:43Si on intervient en amont.
21:45Mais en aval,
21:46il y a aussi une chose
21:46qui est très importante,
21:47on est très en retard
21:48dans les technologies innovantes.
21:50Regardez le numérique en santé.
21:52En France, vous savez que
21:54le carnet de santé des enfants
21:55il est sorti version papier
21:57en janvier 2026 de la CNAM.
21:59Donc vous voyez qu'il est urgent
22:00d'utiliser le numérique à lire.
22:02Frédéric, on pourrait parler des heures,
22:04il faut absolument que vous reveniez.
22:05Avec plaisir.
22:06On va vous consacrer toute une émission,
22:07on pourrait parler des heures avec vous.
22:09Merci Frédéric.
22:11On va finir avec Rémi Teston,
22:14patron de Buzz e-Santé.
22:20Rémi Teston, bonjour.
22:21Bonjour Fabien.
22:22Bienvenue à nouveau
22:23pour la 251 fois
22:24dans Check-Up Santé.
22:25Un plaisir.
22:26On va démarrer rapidement.
22:28La Haute Autorité de Santé,
22:30elle démarre une nouvelle ère,
22:31non, dans l'évaluation ?
22:32Exactement.
22:33Ils ont créé une nouvelle direction
22:35qui s'appelle la MIMED.
22:36MIMED.
22:37Pour tout ce qui est méthodologie,
22:38tout ce qui est accompagnement
22:40finalement dans l'évaluation
22:41aujourd'hui des technologies de santé,
22:43donc pas que du numérique évidemment,
22:45tout ce qui est aussi autour
22:45des essais cliniques,
22:47de tout ce qui arrive aussi de l'Europe,
22:48l'Europe de la donnée,
22:50avec cette volonté aussi
22:51d'intégrer de plus en plus
22:52dans l'évaluation
22:52les données de vie réelles
22:54et donc être au plus près
22:56finalement des usages réels,
22:57des solutions proposées.
22:58Et ça, c'est une véritable avancée ?
22:59C'est une avancée.
23:00En tout cas,
23:00l'HS fait beaucoup de travaux
23:01aujourd'hui pour être autour
23:03de tout ce qui se passe
23:04autour du numérique santé.
23:05On a vu avec les travaux
23:05faits autour de l'IA, etc.
23:06Donc il y a beaucoup de choses
23:07qui sont mises en place
23:08au sein de cette...
23:09Bon, on salue Lionel Collet.
23:11Avec plaisir.
23:12Alors Anthropik
23:13veut développer
23:14ses propres médicaments.
23:15Exactement.
23:16Donc juste avant l'été,
23:17ils ont annoncé la sortie déjà
23:18d'une solution
23:18qu'ils appellent Cloud Science
23:19où là, c'est pour accompagner
23:21la recherche.
23:22C'est toute une suite finalement
23:23d'outils d'IA génératives.
23:24Ils ont annoncé
23:25vouloir aller plus loin
23:26et pouvoir proposer eux-mêmes
23:27leurs candidats médicaments.
23:28De façon tout à fait autonome.
23:30Voilà, exactement.
23:30Sans passer par l'industrie,
23:31sans passer par...
23:32En utilisant uniquement
23:32les outils technologiques
23:34qu'ils ont développés.
23:35Alors là où c'est encore
23:36un peu flou, c'est sûr.
23:37Est-ce qu'ils veulent aller après
23:38même jusqu'à la production ou pas ?
23:39Ou est-ce qu'ils veulent
23:40accompagner au final
23:42la R&D pharmaceutique ?
23:43Autre sujet,
23:44c'est l'apnée du sommeil
23:46qui est sous-diagnostiquée
23:47en France
23:47et qui est un, je le sais,
23:48un véritable facteur
23:49de risque cardiovasculaire.
23:51Exactement.
23:52Et donc, parmi les acteurs
23:53qui s'intéressent au sujet,
23:54il y a Samsung
23:55qui, on l'avait annoncé
23:57il y a quelque temps,
23:57ont lancé une bague connectée
23:59qui s'appelle la Galaxy Ring
24:00et qui intègre
24:01une fonctionnalité
24:02de détection
24:03des risques d'apnée du sommeil
24:04et qui a été validée
24:05par la FDA.
24:06Donc, c'est quelque chose
24:06qui va se développer
24:07de plus en plus.
24:08Alors, c'est bien de la détection,
24:09pas du diagnostic, évidemment.
24:11Mais en tout cas,
24:12avec l'oxygénation du sang,
24:14avec les mouvements
24:15au cours de la nuit,
24:16on arrive à détecter finalement
24:17les risques
24:18de potentiel d'apnée
24:19et d'autres acteurs
24:19se lancent sur le marché.
24:21Vous avez Weezing,
24:21vous avez aussi Apple, etc.
24:24Très rapidement,
24:25donc la téléconsultation,
24:26c'est l'âge de la maturité ?
24:27Exactement.
24:28Il y a un décret
24:28qui est passé au cours de l'été
24:30qui encadre davantage finalement
24:32les sociétés de téléconsultation.
24:34Donc, on va vers plus de qualité,
24:36plus d'intégration
24:37dans le parcours de santé
24:37et donc un meilleur bénéfice
24:39de ces outils-là
24:40au service des patients.
24:42Et pour finir,
24:42la start-up du mois ?
24:43Donc, la start-up,
24:44c'est Popins
24:45qui travaille autour
24:46de la dyslexie
24:47pour les enfants
24:48de 7 à 11 ans
24:49et qui a obtenu
24:49un remboursement
24:50pour sa thérapie numérique.
24:52Et donc, ça,
24:52c'est une vraie avancée aujourd'hui.
24:54C'est la deuxième thérapie numérique
24:55validée au cours
24:56des derniers mois.
24:57Donc, il y a un vrai décollage
24:58de ce marché.
24:59En tout cas,
24:59c'est un sujet aussi
25:00qui n'est pas forcément
25:01beaucoup abordé,
25:02tout ce qui est autour des dys.
25:03Et donc, ça permet du coup
25:04d'avoir une solution
25:05à disposition
25:06des parents et des enfants.
25:07Merci beaucoup.
25:08Merci Rémi.
25:09On se revoit évidemment
25:10très bientôt.
25:10À bientôt.
25:11Voilà, c'est la fin
25:12de cette émission.
25:13On se retrouve
25:13la semaine prochaine.
25:15Check-up Santé
25:16sur BFM Business.
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