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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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00:00Les retraités vont-ils être mis à contribution ? La piste se précise. Le Premier ministre veut boucler le budget,
00:06il accélère et veut lancer une concertation des groupes politiques sur cette question précise des retraités à la clé 6
00:12milliards d'euros d'économie.
00:13Écoutez la réaction d'Olivier Fort, c'était ce midi sur BFM TV. Il parle de raquettes. On écoute.
00:20Au-dessus de 4 000 euros, je pense qu'il y a des marges à trouver. Mais pour le reste,
00:25je considère qu'on est en train d'expliquer aux gens qu'ils vont devoir se faire raqueter, faire contribuer
00:33un retraité qui gagne 1 500 ou 2 000 euros.
00:36Et donc quand on considère que désormais on ne pourrait pas continuer à financer nos retraites, parce que le lien
00:42sur les retraités va revenir inévitablement, mais moi je considère qu'il y a là une forme, même y compris
00:47d'indécence.
00:49Vous partagez ce point de vue ? C'est indécent de demander de l'aide aux retraités ?
00:53Moi je trouve qu'on demande beaucoup aux retraités, qu'on parle beaucoup de la retraite en permanence pour trouver
00:58des économies.
00:59Alors forcément il y aura besoin de justice et que celles et ceux qui ont le plus vont donner un
01:03peu plus. C'est normal, c'est cohérent.
01:05Je pense que tout le monde peut se mettre d'accord avec ça. Par contre, on peut trouver de l
01:08'argent ailleurs, notamment dans les super profits qui ont été faits.
01:11On parlait du carburant. Total a fait des super profits, c'est-à-dire qu'ils ont fait des profits
01:14en plus en profitant d'une situation internationale compliquée.
01:17On peut aller chercher l'argent avec la taxe Zuckmann ou en taxant les très très grands patrimoines.
01:23Bref, les retraités, vous savez pourquoi c'est fébrile ? Parce que c'est ceux qui votent.
01:26Et donc les politiques ont toujours du mal à parler des retraités.
01:29Donc là, il y a une sorte des ballons d'essai.
01:31Donc c'est plutôt courageux de la part du camp Macron ?
01:34Soit c'est courageux, soit c'est un ballon d'essai. On est malheureusement souvent habitués aux ballons d'essai
01:37pour tester des mesures.
01:38Mais s'ils ont du courage envers les retraités qui ont cotisé toute leur vie, qu'ils aient le même
01:42courage envers des plus riches qui ont souvent très peu cotisé.
01:45Parce que malheureusement, ils ont souvent contourné l'impôt.
01:48Il faut du courage pour tout le monde, même contre ceux pour lesquels c'est pas facile de l'avoir.
01:51Thierry Arnaud, il est bel et bien question.
01:54C'est l'une des pistes, j'allais dire, les plus sérieuses en l'État de faire des milliards d
01:58'euros d'économie, 6 milliards d'euros d'économie en s'en prenant directement aux retraités.
02:02Oui, en tout cas, ce sont les deux pistes qui, chacune, effectivement, sont susceptibles de rapporter à peu près ce
02:07montant qu'évoque le Premier ministre dans le courrier qu'il adresse à plusieurs de ses ministres auxquels il demande
02:11d'aller à la rencontre des présidents de groupe à l'Assemblée nationale pour mettre deux sujets sur la table.
02:17Soit la désindexation des retraites, c'est-à-dire on ne les augmente pas à proportion de l'inflation pour
02:22préserver le pouvoir d'achat des retraités, soit de revenir sur l'abattement fiscal de 10%.
02:28Et encore une fois, je vous dis, dans chacun des deux cas, effectivement, ce sont ces 5 à 6 milliards
02:32d'euros qui seraient rapportés.
02:35Alors, il sait bien que la partie est difficile, mais je pense qu'il se livre aussi à un exercice
02:40politique en faisant cette demande, c'est-à-dire qu'il oblige toutes les formations politiques à se découvrir au
02:45fond et à poser leur carte sur la table
02:47et à dire ce que sont leurs positions précises sur le financement des systèmes des retraites.
02:54Et si on refuse les deux hypothèses qui sont avocées par Sébastien Lecornu, qu'est-ce qu'on propose à
02:59la place ?
02:59Ce qu'on propose, c'est en l'occurrence la censure pour Olivier Faure, on l'entendra.
03:03Il dit que ce sera soit l'abattement fiscal de 10%, soit l'indexation des retraites.
03:10Il a raison ? Il faut faire un choix ? Il n'y a plus de gras, comme il dit.
03:13Je pense que s'il fait ça, la question, c'est même pas il a raison ou pas, c'est
03:17que son budget ne passera pas.
03:18Et donc, son gouvernement tombera.
03:20Je pense qu'il y a une majorité à l'Assemblée nationale de parlementaires qui sont sérieux et qui ne
03:25veulent pas que repose sur les retraités le fardeau, la conséquence des mauvaises politiques publiques depuis des années.
03:30Ah oui, c'est une ligne rouge.
03:31La désindexation des retraites sur l'inflation, ça l'était l'année dernière, ça l'était en 2024.
03:36C'est clairement une ligne rouge.
03:38Je pose la question, puisque, encore une fois, je le rappelle pour les téléspectateurs qui nous rejoignent,
03:41elle a quand même dit qu'elle tendait la main à Sébastien Lecornu, qu'elle préfère un budget imparfait à
03:46une loi spéciale.
03:48Vous vous dites, sur la question des retraites, sur leur demande de faire un effort, c'est une ligne rouge
03:51et c'est la censure ?
03:52Non, ce que dit Marine Le Pen, c'est que budget imparfait est d'accord, ce ne sera pas exactement
03:55le budget que nous réclame de A à Z.
03:57En revanche, il y a des conditions.
03:59On ne va pas signer un blanc-seing au gouvernement et accepter n'importe quelle mesure.
04:03Typiquement, si les retraités sont pénalisés de cette façon-là, oui, clairement, ça, c'est une ligne rouge.
04:09Roland Quairol, sur cette philosophie de l'aide transgénérationnelle.
04:13Écoutez, en tout cas, je pense que le Premier ministre a raison de faire une consultation des différents partis politiques
04:20et qu'on sache vraiment ce que chacun a à dire.
04:24Il faut là que chacun se prononce et que ce ne soit pas dans le flou artistique qu'on finisse
04:30par prendre des mesures
04:32qui seront finalement douloureuses pour quelques-uns.
04:35Donc, une fois que cela dit, il faut vraiment qu'il y ait une concertation politique sur cette question.
04:42Les retraités, on est à quelques mois d'une élection et prendre une mesure sur les retraités en période préélectorale,
04:49c'est particulièrement courageux, pourra-t-on dire, ou en tout cas difficile.
04:55Non seulement ils sont inscrits, mais ils votent.
04:57La participation électorale est la plus forte chez les 65 ans et plus.
05:01C'est eux qui font les résultats des urnes.
05:04Donc, c'est extrêmement, c'est à prendre avec une grande mesure, cette affaire.
05:10Il faut qu'il y ait des mesures, donc, sur les retraites.
05:12Il y en aura.
05:14Est-ce qu'il faut, est-ce que c'est normal pour l'ensemble des Français,
05:18et je dirais même pour l'ensemble des retraités, de parler d'un abattement pour frais professionnels ?
05:23Non, évidemment, c'est désuet.
05:25Je crois que poser la question d'une certaine façon...
05:28Il y a des choses sur lesquelles un minimum de pédagogie ne paraît pas totalement impossible.
05:36Donc, je pense qu'il y a des efforts à faire,
05:38mais c'est des efforts qui doivent être accompagnés d'une pédagogie extrêmement serrée,
05:42encore une fois, vu la période préélectorale.
05:44À quel titre les retraités bénéficient-ils de cet abattement fiscal de 10% ?
05:51Amandine, Thierry, qui veut y aller ?
05:54Sur les frais professionnels.
05:55Jusqu'à la fin de cette année 2026, vous êtes en situation de pouvoir cumuler un emploi et une retraite.
06:02Donc, vous pouvez continuer à avoir une activité professionnelle et à toucher votre retraite.
06:07Les règles changent à partir de cette année,
06:09où on peut toujours continuer à exercer une activité professionnelle,
06:13mais à concurrence du montant de votre retraite.
06:15C'est-à-dire qu'à partir d'un certain montant qui arrive très rapidement,
06:18ce que vous touchez comme étant, venant rétribuer votre activité professionnelle,
06:22va être déduit du montant de votre retraite.
06:25Donc, on peut effectivement être retraité, toucher une retraite,
06:29et avoir une activité professionnelle, d'où effectivement cet abattement sur les frais professionnels.
06:34Par ailleurs, il y a une mesure dont on pourrait discuter,
06:36c'est pour éviter de faire le bâton sur les retraités,
06:39parce que ça peut être considéré comme une sorte de punition.
06:41Il y a une masse d'argent phénoménale au niveau du patrimoine chez les personnes les plus âgées.
06:45On hérite dans notre pays à l'âge de 60 ans.
06:47On pourrait tout à fait créer une fondation publique, complètement exonérée d'impôts,
06:51qui irait financer par exemple la baisse de la dette, l'écologie, une politique publique.
06:57Et on dit, on a nos retraités qui ont de l'argent, qui le donnent aussi à leurs petits-enfants
07:01et leurs enfants.
07:01Vous pouvez participer à l'effort national de vous-même, de façon volontaire, sans que nous vous taxions.
07:06Et je suis assez persuadé que ceux qui ont beaucoup d'argent, qui sont parfois à la fin de leur
07:10vie,
07:10qui veulent donner l'argent à cet argent-là.
07:11C'est l'autre pendant, le gouvernement justement là-dessus veut faciliter les donations familiales.
07:17Oui, mais c'est très inégalitaire.
07:18Ça veut dire que le retraité qui a énormément de patrimoine va le donner à son petit-fils,
07:21mais il n'a pas travaillé le petit-fils pour avoir cet argent-là.
07:23Donc il faut pouvoir transmettre.
07:24Mais pour pouvoir participer à l'effort, il faut aussi que le patrimoine soit mis à contribution.
07:28Et moi je préfère que ce soit volontaire de la part de celles et ceux qui le détiennent,
07:31que ce soit une taxe.
07:32À la fin, ça sera une taxe si ça ne se fait pas.
07:34Mais je pense que, comme aux États-Unis, il peut y avoir des fondations.
07:36Les retraités peuvent donner à des fondations, à des associations qui oeuvrent pour de bonnes choses, pour de bonnes causes.
07:41Intéressant ce que dit quand même Olivier Faure.
07:42Il n'est pas tout à fait fermé à cette question de faire contribuer les retraités.
07:45Lui, il met un palier.
07:46Il dit, bon, cela dit, quand on gagne plus de 4 000, peut-être qu'on peut quand même contribuer
07:51un peu à l'effort.
07:52Il parle de quoi ? 4 000 brutes, 4 000 nettes ?
07:53Je ne sais pas ce qu'il dit Olivier Faure, mais ce que je sais, c'est que 4 000
07:56euros dans le Cantal, vous êtes très riches.
07:574 000 euros à Paris, si vous payez un loyer à 2 000 euros le loyer, vous n'êtes pas
08:00riches.
08:01Donc là aussi, c'est comme l'âge de la retraite, ce n'est pas le même âge pour tous.
08:04Ce n'est pas tu es riche parce que tu as 4 000 ici.
08:06Non, il faut voir cas par cas.
08:08C'est pour ça qu'il faut peut-être parler du patrimoine, où là, la majorité des Français ne détiennent
08:11pas un grand patrimoine.
08:12Il y a une minorité de Français qui détiennent un très grand patrimoine, qui risquent de s'évaporer quand ils
08:16vont disparaître.
08:17Donc, au lieu d'être taxés à la mort, qu'ils utilisent ce patrimoine-là pour contribuer à l'effort
08:22qu'ils le souhaitent.
08:23Ils peuvent choisir aussi s'il y a une fondation pour le climat, une fondation pour les animaux, une fondation
08:26pour la dette.
08:26C'est tout à fait possible. Et je pense que tous les partis politiques pourraient être d'accord pour créer
08:30cette fondation-là.
08:3130 milliards d'euros d'économies à trouver l'an prochain.
08:35Roland Lescure fait cette estimation aujourd'hui dans le Parisien.
08:396 milliards donc, possiblement avec les retraités. Il reste 24 milliards à trouver à Amandine.
08:45Ça va être aussi compliqué que l'année précédente. Et à chaque fois qu'il va mettre sur la table
08:50une mesure qui déplaira aux Français,
08:53le déremboursement par exemple du plafond de certains médicaments, la contribution, la vula des retraités,
09:00ça va provoquer lire des oppositions. Alors là où ça peut être différent pour Sébastien Lecornu,
09:05c'est par ailleurs qu'il peut utiliser pour la première fois, ça n'a jamais été fait s'il
09:09le fait,
09:09les ordonnances pour faire passer son budget, quitte à se dire, bon, ce sont mes derniers mois de toute façon
09:17à Matignon,
09:18je veux être sérieux, je veux montrer qu'à un moment donné nous avons serré les cordons de la bourse,
09:23donc allons-y, je fais les ordonnances, derrière je saute, mais au moins avec honneur.
09:28Ça peut être pour lui une façon de faire. Pour finir simplement sur les retraités,
09:33ils n'ont pas été mis à contribution du tout en fait ces derniers temps.
09:37Ce sont bien les seuls qui ont échappé, alors que si on donne un chiffre, un seul,
09:41ils ont quand même aujourd'hui un niveau de vie qui est supérieur au salaire médian des Français.
09:50Donc, ce n'est pas complètement absurde de se dire qu'ils peuvent aussi contribuer à l'effort national.
09:55Avant de s'en prendre en retraité, et je peux comprendre le débat, moi je l'entends,
09:58je pense qu'il faudra l'avoir, mais pourquoi ne pas parler ?
10:00On parlait de la taxe Jucmane, on parlait des milliardaires, alors vous allez dire que j'ai la même rengaine,
10:04mais enfin quand même, vous disiez que les Français vont être en désaccord si on dérembourse les médicaments.
10:07Et évidemment, ils auront raison. Pourquoi ne pas tout simplement aller chercher l'argent,
10:10là où il y en a beaucoup, sur les super profits ?
10:13Je veux dire, les masses financières, on ne parle pas de millions,
10:15on parle de milliards et de milliards d'euros chez les très grands patrimoines,
10:18chez les très très grandes entreprises qui ne respectent pas l'impôt.
10:20Il y avait une commission d'enquête sur le CICE, où il y avait un chef d'entreprise qui a
10:24dit
10:24« Oui, j'ai acheté 10 machines avec les milliards que le CICE m'a donné,
10:26mais je les ai achetées, je les ai mises à l'étranger. »
10:29Il n'a créé aucun emploi dans le pays.
10:31Tout ça, il lui-même a dit à Fabien Guay, qui était le communiste qui présidait la commission,
10:34« Je pourrais réfléchir à rembourser cet argent-là qu'on m'a donné. »
10:37Il y a une réticence de la part du gouvernement à taxer les riches ?
10:40C'est une demande, on a entendu Jean-Luc Mélenchon à nouveau hier.
10:43Il y a une obsession des riches.
10:45Le gouvernement ne veut pas le faire.
10:48Je ne crois pas.
10:48Je ne crois pas qu'il y ait plus une obsession des riches de ce côté-là,
10:52qu'il y ait l'obsession inverse chez les socialistes.
10:56Mais il y a des habitudes idéologiques dans le discours politique qui ont la vie dure.
11:02Donc chaque fois qu'on a le sentiment qu'on va toucher un peu trop fort d'un côté,
11:06on sait bien qui va protester.
11:08Et de ce point de vue, notre vie politique est sans surprise.
11:12Olivier Faure a été très clair.
11:14En l'état, je sens sur le budget, on l'écoute.
11:17Je veux voir la copie.
11:18Je dis simplement que pour l'instant, les signaux ne sont pas les bons.
11:23Et que si ces signaux se prolongent et même se durcissent,
11:27alors effectivement, je n'aurai aucune hésitation à faire le choix de la censure.
11:32Pour les pistes que je vois, pour l'instant, ce n'est pas dans le bon sens.
11:35C'est une évidence.
11:35En l'état, je vous dis que pour l'instant, je n'ai pas la copie complète.
11:38Je veux l'avoir.
11:39Je veux savoir ce qui sera fait sur la contribution des grandes fortunes.
11:43Et si la copie est conforme aux pistes ?
11:45Si la copie est conforme aux pistes, à la fin, effectivement, je censurerai.
11:49Comment le gouvernement va-t-il s'en sortir ?
11:51On se souvient de cet accord passé avec le PS à l'époque,
11:54via la suspension de la réforme des retraites.
11:56Est-ce qu'on peut imaginer un accord cette fois avec le Rassemblement national
12:00qui a l'air de dire qu'on tend la main, on préfère un budget imparfait ?
12:04Nous, en tout cas, on aura une philosophie.
12:06C'est de dire qu'on veut des économies.
12:07Des économies, des économies.
12:09Il n'y a que ça.
12:09Il n'y a que ça qui nous a pas.
12:10C'est ce que dit aussi le gouvernement.
12:11En fait, à chaque fois qu'il est question d'aller récupérer des milliards,
12:15on se pose la question d'où créer un impôt supplémentaire,
12:18ou créer une taxe supplémentaire.
12:19On vit dans un pays où il y a 46% de prélèvements obligatoires par rapport au PIB.
12:23Ce n'est pas le record d'Europe, c'est le record au monde.
12:25Donc, il peut être question, à un moment, de juste baisser la dépense,
12:29de dégraisser le mammouth qui est devenu l'État français.
12:32Quelle dépense ?
12:33Mais l'État français, aujourd'hui, prélève pour tout.
12:35On parlait tout à l'heure de la question du carburant.
12:37L'État prélève sur tout.
12:38On a créé des milliers, des milliers d'agences de l'État
12:41qui ne font absolument rien, dont le travail, aujourd'hui, n'est pas évolué.
12:45Moi, je pense, le Comité national du bruit, par exemple.
12:48Rien qu'en le disant, je pense que les téléspectateurs se diront que ce n'est pas justifié.
12:52On a, aujourd'hui, multiplié les traces.
12:53Moi, je suis d'accord avec vous.
12:54Tout le monde est d'accord avec le fait qu'il faut supprimer les doublons.
12:56Mais vous savez très bien que ce n'est pas ça qui va créer les économies.
12:58Donc, moi, la question que je vous pose, c'est quelle politique publique vous allez détruire
13:00et qui va avoir un impact sur les Français, parce que ça en aura un,
13:03qui permettra certes de faire des économies, mais qui va détériorer la vie de certaines personnes.
13:06Nous, notre ADN, à l'UDE, au Rassemblement national,
13:09et je pense que les LR partagent ça, c'est la question du travail.
13:11Que le travail, c'est ce qui crée l'émancipation de chaque individu.
13:17Et donc, on veut mieux récompenser le travail.
13:18On veut faire en sorte de baisser les revenus de l'assistance,
13:20qui sont aujourd'hui trop élevés, et augmenter les revenus du travail.
13:23Recréer un écart.
13:24Vous savez, le taux de non-recours aux aides sociales,
13:26parce que les Français ont honte de demander les aides sociales,
13:28parce que sur chaque plateau, on n'explique que ceux qui ont...
13:30Moi, je connais des gens qui ont encore été au chômage.
13:32C'est une honte, en France, d'avoir le RSA ou d'avoir le chômage.
13:35C'est 600 euros, le RSA. On ne vit pas avec 600 euros en France.
13:37Donc, arrêtez de faire croire aux gens qu'on gagne plus avec des aides sociales qu'avec le travail.
13:40C'est fou. Je sais que je suis seul à le dire,
13:42et que personne, même chez moi dans le Cantal, ne pense cela,
13:44parce que vous avez réussi un truc de fou.
13:45C'est que vous faites croire aux plus pauvres et à ceux qui travaillent
13:47qu'ils sont plus proches du milliardaire que celui qui est au RSA.
13:50Je ne suis pas idiot.
13:50Celui qui travaille a plus de chances d'être au RSA que d'être milliardaire.
13:53Arrêtez de vous en prendre à ceux qui ont des aides sociales.
13:55Ils ont cotisé pour, les gens ont cotisé pour avoir des aides sociales.
13:57C'est leur droit.
13:58Si vous êtes courageux, prenez-vous-en à ceux qui ne sont plus pauvres.
14:02Faites confiance au bon sens populaire.
14:03Les gens, ils ne sont pas idiots.
14:04Les gens, ce n'est pas des imbéciles.
14:05Les gens, ils regardent juste leurs fiches de paix
14:06et ils voient l'écart entre leur net et leur brut.
14:09Les gens, ils se disent juste, où passe l'argent ?
14:11Vous avez parlé tout à l'heure de la question des services publics.
14:13C'est vrai que les services publics, ils disparaissent.
14:15Moi, je viens du Tarn, un département où tous les services publics ont disparu.
14:18On nous dit qu'on a un désert médical.
14:20Mais évidemment, qu'on a un désert médical,
14:21on ne peut pas se faire soigner à moins de 45 minutes de chez soi.
14:23Donc, face à ça, les gens, ce qu'ils disent simplement,
14:25c'est prenons que l'État, que le public s'inspire un peu des bonnes logiques du privé.
14:32C'est ce qu'on fait depuis 40 ans.
14:33Mais non, c'est pas ce qu'on a fait.
14:34C'est ce qu'on a fait depuis 40 ans.
14:36Le néolibéralisme, c'est ce qu'on a fait depuis 40 ans.
14:37L'État n'a pas à être comme l'entreprise privée.
14:39L'État a toujours pu se dépenser, a toujours pu se taxer, a toujours pu se imposer.
14:41Et ce n'est pas un problème d'être en déficit dès lors que ça correspond à l'intérêt général.
14:44Le déficit, il peut être bon.
14:46Si on investit pour le climat, si on investit pour les grandes politiques.
14:48Dites à Charles de Gaulle que le déficit était un problème.
14:50On a reconstruit la France sur des ruines, avec beaucoup d'argent.
14:52Mais on a vu le déficit public sur Charles de Gaulle.
14:54Le climat, en tout cas, est explosif.
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