- il y a 7 semaines
Ce mardi 8 septembre, Christian Bito, professeur de finance à l'ESSEC, et Wilfrid Galand, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04On me dit en régie que j'ai le niveau sixième en maths.
00:05Bon d'accord, vous n'êtes pas...
00:07Il nous reste 56 minutes et 20 secondes précises.
00:11J'ai dit tiens, 17h03 et 40 secondes.
00:13Bienvenue à tous, c'est le club qui s'ouvre donc jusqu'à la clôture des marchés
00:16avec Christian Biteau.
00:17On va parler du classement prix PISA justement, ça tombe bien le niveau sixième.
00:21J'y suis Christian, rebonsoir.
00:22Bonsoir.
00:22Professeur de finances à l'ESSEC, Suisse, la gestion privée.
00:25Et Wilfried Galland, il nous rejoint.
00:27Wilfried, directeur général adjoint de Montpensier Arbevel.
00:28Bonsoir Wilfried.
00:30Bonsoir Guillaume.
00:30Ravie de vous retrouver.
00:31D'abord peut-être le chiffre de l'après-midi, Antoine le disait,
00:33ce sont les cours du pétrole.
00:34On est toujours très proche des 100 dollars sur le baril de Bren, 98 dollars.
00:38On a touché les 99 dollars tout à l'heure même.
00:40Les rebelles outils qui donc s'en sont pris à des installations pétrolières saoudiennes.
00:44L'Arabie saoudite promet de riposter.
00:46Et ça met toujours la pression, les craintes d'inflation toujours au cœur des marchés
00:51et de l'esprit des investisseurs.
00:52Comment vous regardez cette trajectoire du pétrole ?
00:55Je pense que plus que des craintes d'inflation,
00:58c'est effectivement la crainte d'une hausse de coûts,
01:01en particulier de coûts industriels sur l'économie mondiale,
01:05qui est présente parce qu'au-delà de cet incident grave,
01:12ce qu'on voit c'est qu'on a un problème sur les dérivés du pétrole.
01:17C'est-à-dire qu'on a un problème sur le pétrole lourd,
01:20le fuel lourd pour les bateaux qui est en train d'exploser.
01:23On a un problème sur le diesel un peu partout dans le monde.
01:27Parce que ces produits utilisent moins des itinéraires de contournement
01:36que le pétrole brut et qui ensuite est distillé pour les produits à plus forte valeur ajoutée.
01:41Et donc ce qui inquiète un peu les investisseurs,
01:44et c'est pour ça qu'on voit aussi que le monde industriel souffre aujourd'hui à Wall Street,
01:49c'est effectivement qu'on a une hausse du coût des intrants anticipée via cette hausse du pétrole,
01:57d'autant plus que l'OPEP a annoncé il y a un ou deux jours, je crois,
02:01qu'il ne pouvait pas augmenter encore ses quotas.
02:04Jusqu'à présent, l'OPEP a toujours annoncé qu'elle allait compenser par une hausse des quotas.
02:08Et là, les quotas sont restés flats parce qu'ils sont incapables, en fait, de...
02:12Produire plus ?
02:13Ils ne sont pas incapables de produire plus, ils sont incapables de transporter davantage.
02:16Donc à un moment donné, leurs capacités de stockage vont être saturées s'ils produisent trop.
02:21Et donc tout ceci, ça fait un climat un peu anxiogène.
02:25Alors, on en a vu d'autres depuis quelques mois sur le marché du pétrole,
02:29donc c'est pour ça que les marchés ne s'affolent pas non plus.
02:30Mais c'est vrai que ça rend le climat des affaires aujourd'hui un peu plus morose
02:36que ce qu'il aurait dû être compte tenu des chiffres économiques qui sont beaucoup plus gros par ailleurs.
02:39Depuis le printemps, on a beaucoup tenu sur les réserves chinoises, sur la production américaine.
02:44À un moment, on arrivera un peu plus au bout, un peu plus proche du bout des réserves quand même.
02:48Ce qui pourrait justement entraîner peut-être plus de ressorts à la hausse des cours du pétrole
02:51que ce qu'on a vu jusqu'ici, d'après vous, Christian ?
02:52Peut-être, peut-être.
02:53L'or noir, l'amour de l'or noir.
02:55On va en reparler à nouveau.
02:57Moi, ce qui m'avait surpris, alors bon, le cours du baril de Brent remonte à la fois pour les
03:01problèmes de livraison
03:02et puis à cause du conflit qui est encore en cours, qui n'est pas résolu.
03:06Ça, on l'a bien vu.
03:07Mais la conséquence pour les marchés financiers est assez étrange.
03:09Au retour des congés du mois d'août, j'observais l'évolution des taux longs à 10 ans.
03:14Le baril de Brent était encore aux environs de 80-85 dollars.
03:17Et on commençait à avoir une remontée des taux longs, alors qu'il n'y avait pas encore cette variation
03:22des cours du Brent.
03:24Précédemment, au printemps, on avait en parallèle la hausse des cours du baril de Brent
03:29et la hausse des taux à 10 ans partout dans le monde.
03:32Là, il se creuse un écart, un peu comme si ça avait beaucoup moins d'influence.
03:36D'ailleurs, aujourd'hui, on a à nouveau une tension forte sur l'or noir.
03:39Les taux longs ne bougent pas trop.
03:42En fait, on s'attendait à beaucoup plus à l'ouverture des marchés américains
03:45puisqu'ils étaient fermés pendant 24 heures et toujours à 4,78, 4,79.
03:50Il n'y a pas de débordement.
03:51Voilà donc dire qu'on fait avec.
03:54Il ne faut pas oublier que l'Ukraine et la Russie, on fait avec depuis 2022,
03:58avec ce problème de cours supérieur des matières premières.
04:01On va être obligé de faire avec aussi avec un prix des matières agricoles qui monte.
04:05Un prix du cuivre, ça en a parlé pour d'autres facteurs et d'autres raisons sur la production en
04:09Amérique du Sud.
04:10Mais les problèmes climatiques font qu'on va avoir aussi un gros problème sur les prix des food,
04:14sur les prix des matières agricoles.
04:17Ça va être un petit peu complexe.
04:19Avec en plus des engrais qui risquent de manquer puisque beaucoup d'engrais ne passent pas non plus les trois
04:22dormous.
04:22Donc tout ça fait qu'il y a encore une thématique.
04:25Écoutez, au global, il y a une mesure qu'on ne cite pas souvent, ce qu'on appelle le PPI,
04:29les prix à la production, les prix des produits semi-finis, les prix des produits entre les industriels.
04:33À peu près partout dans le monde, la hausse des prix industriels, les PPI, prix à la production industrielle,
04:39c'est à peu près plus 5%.
04:41Beaucoup plus que l'inflation qu'on voit en bout de chaîne chez le consommateur,
04:44qu'on mesure par les CPI, les prix à la consommation.
04:47Mais les prix entre industriels, à cause des problèmes de livraison, de transfert, de voyage, d'approvisionnement,
04:52sont déjà à plus 5%.
04:54C'est à surveiller très très près.
04:55En 2022, c'est ça qui avait dérapé le premier.
04:58Avant qu'on ait 10% d'inflation chez le consommateur,
05:01on a eu 8 à 10% d'inflation chez les producteurs.
05:04Oui, alors c'est un vrai problème pour le fonctionnement de l'économie ?
05:07C'est plus un problème pour les banquiers centraux ?
05:09Pour qui c'est surtout un problème, cette hausse des matières premières,
05:13pas que du pétrole ?
05:14Pour l'économie ou plutôt pour les banquiers centraux ?
05:16C'est un problème pour certains secteurs,
05:19qui sont des secteurs qui aujourd'hui ne représentent pas loin de là la majorité de l'activité mondiale.
05:26Ce sont des secteurs qui sont très pointus.
05:27Effectivement, le transport maritime, le transport routier,
05:32certains secteurs de la construction, mais pas tous.
05:35On n'a pas encore aujourd'hui un impact qui a un impact général.
05:40Les services ne voient pas leur prix accélérer à la hausse ?
05:43Aujourd'hui, non.
05:45Ce qu'il faut bien voir, c'est que l'augmentation globale des coûts
05:49qu'on surveille évidemment sur l'économie mondiale,
05:54elle est à la fois liée à des intrants,
05:57mais elle est liée aussi au fait que, tout simplement,
06:01il y a des économies qui se portent très bien.
06:03Et quand vous regardez les derniers chiffres américains,
06:06les derniers chiffres américains, depuis une semaine,
06:08sont franchement très très bons.
06:10Les chiffres allemands sont plutôt pas mal non plus.
06:13Et donc, en fait, on a cette hausse des coûts,
06:16y compris d'ailleurs des coûts de financement et des taux d'intérêt,
06:19qui s'expliquent aussi en partie par le fait qu'on a un certain nombre d'économies
06:23qui se portent bien.
06:25Le problème, c'est que tous les taux sont entraînés dans ce mouvement-là,
06:29y compris les taux de pays qui se portent beaucoup moins bien.
06:32Suivez mon regard, ils se tournent vers nous.
06:35Et donc, nous, Français, on doit supporter cette hausse de coûts des intrants,
06:39cette hausse de coûts de financement également,
06:41alors qu'on a une économie qui est très très loin d'avoir la vigueur
06:44de l'économie allemande, de l'économie espagnole, de l'économie portugaise,
06:47et évidemment de l'économie américaine.
06:49Et ça, effectivement, c'est un problème,
06:50parce qu'on a une fragmentation des comportements
06:53qui fait que les banquiers centraux eux-mêmes ont des sujets,
06:55justement, de comment est-ce que je réponds,
06:57alors qu'en fait, j'ai une situation qui est extrêmement diverse
07:01et que je peux n'avoir qu'une seule réponse.
07:04D'où, effectivement, pas mal de dilemmes de la part des banquiers centraux.
07:06Et on entre donc dans cette phase où les différentes banques centrales
07:09devraient relever leur taux.
07:10La BCE dès jeudi, c'est peut-être celle sur laquelle,
07:12avec la bande du Japon, il y a le moins de suspense.
07:13Oui, c'est quasiment 100% sur le marché, c'est 100%.
07:16Donc la hausse de taux sera justifiée ?
07:17Elle sera utile ?
07:18Elle fera pas mal.
07:19Elle est totalement inutile dans l'économie mondiale,
07:22dans l'économie européenne, elle est totalement stupide
07:25compte tenu de la fragmentation de l'économie européenne.
07:29Mais elle est inévitable parce que la composition
07:32du comité de politique monétaire de la Banque Centrale Européenne
07:37fait que nous n'avons que des gens qui sont attachés
07:40aux petits signaux d'inflation et donc qui vont remonter les taux
07:43parce que ça leur fait plaisir et parce qu'ils disent
07:45comme ça ma crédibilité à moi sera garantie.
07:49Franchement, ça sert pas à grand-chose.
07:50C'est important d'ancrer la crédibilité.
07:52On n'y coûte pas, c'est dans les cours.
07:54Pour ça que les marchés font pas grand-chose.
07:56Normalement, ils auraient pu baisser aujourd'hui.
07:57C'est dans les cours, on a droit au 0,25.
07:59C'est prévu.
08:01Ça serait une surprise si on avait plus que 0,25
08:03ou si on avait 0.
08:04Alors là, tout le monde s'interrogerait.
08:05On regardera ce qu'elle dit pour la suite.
08:07Oui, si, mais elle va certainement adopter un discours à la Fed,
08:11c'est-à-dire beaucoup moins de forward guidance,
08:13puisque c'est le truc à la mode.
08:15Non, ce qui est important, c'est surtout la Federal Reserve le 15 septembre.
08:18Ça, ça sera clé puisque pour le moment, elle n'a pas bougé.
08:21Comment va-t-elle bouger ?
08:22Avec quel discours ?
08:23Là, il y a encore une petite inconnue.
08:24Ce qui explique que les marchés sont...
08:26Tout à l'heure, avant la pause, on était à 0 moins,
08:28maintenant on est à 0 plus.
08:30Bon, rien, là, on attend un tout petit peu.
08:32Effectivement, on aura des chiffres d'inflation aux Etats-Unis,
08:35justement, vous parliez des prix à la production jeudi
08:36et des prix à la consommation vendredi.
08:38C'est peut-être là que se jouera la décision de la Fed de la semaine prochaine.
08:42Potentiellement, oui.
08:42Et les prix à la production, voilà, c'est un nouvel indicateur
08:45à regarder de près, c'est celui qui avait déraillé en premier en 2022.
08:48D'accord, et ça c'est jeudi, jeudi 14h30,
08:51les prix à la production aux Etats-Unis.
08:52Oui, Frid, hausse de taux de la Fed, vous pariez dessus ou pas ?
08:54Pas du tout.
08:55Le marché parie dessus, on est à 60%.
08:57Oui, je pense que Kevin Walsh se fiche totalement,
09:00contrairement à Christine Lagarde des paris des marchés.
09:04Au contraire, il sera même très heureux de leur montrer
09:07qu'en fait, ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui.
09:11La Fed est assez illisible néanmoins,
09:12parce que le comité de politique monétaire,
09:14alors là, il est extraordinairement divisé.
09:15On voit qu'on a des opinions divergentes dans tous les sens,
09:19ce qui est assez rare historiquement pour la Fed,
09:21donc c'est assez dur de lire.
09:23Je pense que Kevin Walsh va s'opposer encore cette fois-ci
09:26à avoir une hausse de taux pour gagner du temps
09:29et ses fameux groupes de travail,
09:31les fameuses task forces,
09:33qui sont censés effectivement regarder les choses en détail.
09:36N'oublions pas que la mesure d'inflation que lui préconise,
09:39c'est la mean trim deflation de la Fed de Dallas,
09:42qui est depuis six mois toujours ancrée à 2,3% en rythme annuel.
09:47On n'est pas du tout sur les mêmes chiffres,
09:49donc s'il reste sur cette mesure-là d'inflation,
09:52et non pas sur les autres mesures d'inflation qui sont au-delà de 3%,
09:55alors c'est relativement justifié de maintenir les taux neutres.
09:59Je pense qu'il va se battre pour ça,
10:00mais c'est vrai que c'est compliqué pour la Fed de prendre une décision
10:04parce qu'on a vraiment des avis, mais exceptionnellement divergents.
10:07Quand il dit « a good family fight »,
10:09ça veut dire que ça se tape dessus quand même fort.
10:11Et puis le 2,3%, c'est justement le point mort d'inflation
10:14qu'on mesure sur les obligations indexées sur l'inflation aux États-Unis,
10:18donc ça retombe dessus.
10:19Il y a eu surtout en fait l'hésitation du marché.
10:22Je crois que le marché s'est emballé sur des chiffres
10:24où on s'est encore une fois de plus fait berner
10:26sur les chiffres de l'emploi américain.
10:28Comment est-ce qu'on peut avoir des statistiques pareilles ?
10:30Jeudi dernier, l'enquête ADP, société très sérieuse,
10:33qui travaille avec Stanford, dit « l'emploi américain a ralenti,
10:36en août il n'y a que 38 000 créations. »
10:38Ah, mauvais chiffre.
10:39Donc là, on pouvait se dire « la Fed va hésiter à relever ses taux
10:42parce qu'elle doit aussi regarder le marché du travail américain ».
10:45Le lendemain, le US Bureau du Travail of Labor Statistics
10:49sort l'inverse avec un chiffre énorme de 162 000 créations.
10:52Alors on se dit « Feu vert, la Fed peut relever ses taux,
10:55le marché du travail est trop bon ».
10:56Alors j'ai refait un petit calcul, tout de même,
10:58en fait, le marché du travail est faible.
10:59Que l'on prenne l'un ou l'autre des statistiques,
11:02si on prend la moyenne des créations d'emploi sur trois mois,
11:05parce qu'il y a des erreurs statistiques d'un mois sur l'autre,
11:09on trouve à peu près 60-70 000 créations par mois.
11:11La moyenne depuis 25 ans de ce marché, c'est 122 000 créations par mois,
11:17que ce soit l'enquête RDP ou l'enquête de l'US Bureau du Travail,
11:21les bords statistiques.
11:22Donc, 60 000 par rapport à 122 000,
11:25on a encore un marché du travail, ce n'est pas du tout une catastrophe,
11:28mais qui est suffisamment faible pour que la Fed y aille très modérément.
11:32Donc je pense que le marché anticipe peut-être un peu trop,
11:35certainement une hausse des taux violente de la Fed.
11:38On revoit sur ce point.
11:39Et puis, comme tu l'as dit, en fait, le marché a fait le boulot pour la Fed.
11:43Il a fait monter les taux longs.
11:44Ce qui importe pour la dynamique économique,
11:47ce n'est pas tellement les taux courts, ce sont les taux longs.
11:49Or, les taux longs, ils ont déjà monté.
11:50Pourquoi recréer une polémique supplémentaire,
11:52alors que le marché a déjà fait le travail pour vous ?
11:54Donc le marché devrait...
11:55Alors pour vous, de cette phase banque centrale qui va démarrer,
11:57avec la BCE, une hausse de taux attendue,
11:59la Fed, on ne sait pas,
12:00et puis la Banque du Japon qui devrait aussi relever ses taux,
12:01les marchés en sortiront par le haut ?
12:03Ils seront plus hauts dans 10 jours que maintenant ou pas ?
12:05C'est dans les cours.
12:10Ce qu'on voit quand même, c'est qu'on a depuis une grosse dizaine de jours
12:15des surprises économiques positives aux Etats-Unis,
12:18de plus en plus positives.
12:20Donc ça, les marchés, normalement, ils aiment bien.
12:22On a encore un sujet, comme d'habitude,
12:24sur la dynamique liée à l'intelligence artificielle
12:26qui fait faire des rotations dans tous les sens au marché,
12:29ce qui fait qu'effectivement, les indices sont relativement tranquilles,
12:32mais à l'intérieur, ça bouge dans tous les sens.
12:34Donc c'est ça, en fait, qui fait des animations de marché.
12:38Mais moi, je ne suis pas du tout négatif sur les 10 prochains jours.
12:41Tous les chiffres qui sortent sont à chaque fois,
12:43vraiment, on en a plein, on ne va pas...
12:45On ne parle pas de la France, ça ne va pas bien.
12:47À chaque fois, hop, c'est un petit peu plus, un petit peu plus.
12:49Tous nos indicateurs avancés montrent que l'économie,
12:52je ne parle pas de l'économie française,
12:54mais que l'économie mondiale se porte bien,
12:56et de mieux en mieux, c'est la grosse surprise.
12:58C'est dans ce contexte que la campagne des mid-termes
13:00va entrer dans le dur demain.
13:01Il se trouve que les Républicains réunissent une convention,
13:03convention républicaine, qui va durer deux jours,
13:07à Dallas, au Texas, une convention républicaine
13:09avant les mid-termes.
13:10C'est la première fois que les Républicains
13:12organisent une convention avant des élections de mid-termes.
13:13C'est la première fois que n'importe quel parti
13:15organise une convention avant les élections de mid-termes.
13:18C'est un coup politique remarquable.
13:20Il faut le dire, c'est un coup politique absolument superbe.
13:22On va avoir, aux États-Unis,
13:24une couverture médiatique
13:26qui sera considérable de cet événement.
13:28Quand vous regardez les grilles,
13:29moi je suis très branché sur les grilles des networks américains,
13:34vous avez énormément de networks
13:36qui ont envoyé des envoyés spéciaux.
13:37Certains vont faire quasiment un direct
13:39toute la journée sur cette convention,
13:42qui en plus, évidemment, est à la gloire de Donald Trump,
13:44qui va essayer de repersonnaliser cette élection.
13:47Politiquement, c'est un coup magnifique.
13:49Est-ce que ça suffira pour faire basculer
13:50des élections qui, ne l'oublions pas,
13:52sont quand même très locales ?
13:54Elles sont très locales,
13:56avec des problématiques qui sont très très différentes,
13:58dans des circonscriptions qui sont très différentes,
14:00et avec surtout des candidats
14:02qui, pour certains, ont des profils
14:04qui les rendent très difficilement éligibles,
14:07même s'ils ont la bonne couleur,
14:09bleu ou rouge,
14:09compte tenu de la circonscription.
14:11Parce que les primaires ont donné des choses
14:13un petit peu bizarres,
14:14d'un côté comme de l'autre,
14:15du côté républicain comme du côté démocrate.
14:18Mais en tout cas, oui, politiquement,
14:19ce sera un événement important.
14:21Et comme on voit que Donald Trump
14:23est quand même totalement branché,
14:24surtout la nuit d'ailleurs,
14:26sur X,
14:27et qui multiplie les postes avec IA
14:38totalement extravagants,
14:39on s'attend à tout dans cette convention.
14:41On va pouvoir avoir un spectacle total.
14:44Mais ça montre qu'ils ont très peur de perdre,
14:46ils ne sont pas favoris des républicains.
14:47Oui, clairement.
14:48Aujourd'hui, quand vous regardez
14:48les marchés de Paris,
14:51on est quasiment...
14:53Enfin, en tout cas,
14:54on doit être à 80% de chances
14:56des démocrates de gagner la Chambre.
14:58Et un peu plus de 50%,
14:59très peu,
15:00mais un peu plus de 50% de gagner le Sénat.
15:02Mais le Sénat,
15:03ça va quand même vraiment se jouer
15:04sur les conséquences.
15:05Parce qu'on se trouve que ça va être très chaud.
15:06Gagner les deux,
15:07ce serait une première depuis 2006.
15:082006, à l'époque,
15:09c'était George Bush pendant la guerre,
15:10non pas en Iran,
15:11mais en Irak.
15:11Même contexte.
15:13Rappelons que les paris sont interdits
15:14par notre autorité de tutelle,
15:16par l'AMF.
15:16Les paris en bourse
15:17sur les résultats électro
15:19sont strictement interdits.
15:21Et puis,
15:21c'est un peu comme les sondages,
15:23on verra le résultat.
15:24Aujourd'hui, tout de même,
15:26Donald Trump doit gérer un problème.
15:28Ça y est,
15:28le prix du galon,
15:29le prix moyen du galon d'essence
15:31aux États-Unis
15:32vient de repasser
15:32le seuil fatidique du 4 dollars.
15:35Donc, il a ce problème à gérer.
15:37Ce n'est pas forcément négatif.
15:38Ça veut dire qu'à tout prix,
15:40coûte que coûte,
15:40il cherche une solution
15:41pour le Moyen-Orient.
15:42On en reparlera, bien sûr,
15:43et notamment dans la Data Room
15:44tout à l'heure.
15:45On parlera aussi de l'enquête PISA
15:46qui a été publiée.
15:48Quels impacts économiques
15:49pourrait avoir la baisse
15:50du niveau des élèves ?
15:51On va s'interroger là-dessus.
15:52Puis, on parlera de la Chine.
15:53Est-ce qu'elle inonde le monde
15:54ou est-ce qu'elle l'irrigue ?
15:54Est-ce qu'elle l'inonde
15:55avec ses exportations
15:56en forte hausse en août
15:57ou est-ce qu'elle l'irrigue
15:58et le nourrit ?
15:58Nourrit la transition
15:59un peu partout,
16:00la transformation économique.
16:01D'abord,
16:01on est à 16 minutes
16:02de la clôture.
16:05Dans la dernière ligne droite
16:06de cette séance-là,
16:06on accélère.
16:07Et notre CAC,
16:08alors vous le disiez,
16:08Christian,
16:09vous ne ratez rien des marchés.
16:10Le CAC vient à l'instant de passer,
16:11de basculer légèrement
16:13dans le vert.
16:13On est à plus 0,16%.
16:148 319 points.
16:16Il suffit que vous parliez,
16:17messieurs,
16:17et tout s'arrange.
16:19Il aura l'arbitro.
16:20Il faut que vous...
16:20Et voilà,
16:21pourquoi pas.
16:23Danone gagne 2,8%.
16:24Carrefour gagne 2,5%.
16:25Ce sont les deux plus fortes hausses
16:26aujourd'hui du CAC 40.
16:28On a Rubi aussi
16:28qui relève ses objectifs.
16:30On est proche du pétrole
16:31et de l'univers parapétrolier
16:32avec Rubi.
16:32le titre gagne 1,8%.
16:3434,48 euros.
16:35GTT sur un plus haut historique
16:37aujourd'hui aussi.
16:37On en reparlera tout à l'heure.
16:38Et puis en baisse,
16:39les gagnants d'hier.
16:40Aujourd'hui,
16:40ils subissent des prises de bénéfices.
16:42La tech, bien sûr.
16:43STMicroelectronics
16:43qui hier signait
16:44la plus forte hausse du CAC.
16:45C'est l'inverse cet après-midi.
16:46Moins 3,6% pour STN.
16:48Et puis Novartis.
16:49Alors hier,
16:50Novartis avait reculé
16:51sur une déception,
16:52un essai clinique
16:53dans un traitement
16:54des maladies cardiovasculaires.
16:55Donc un essai clinique décevant.
16:56Le titre a reculé.
16:57Aujourd'hui,
16:58il perd encore 10%.
16:59Ce titre Novartis,
17:00une des pires séances
17:01de son histoire
17:01parce qu'il y a une autre déception,
17:03un autre essai clinique
17:04qui déçoit cette fois
17:05contre l'atrophie,
17:06les atrophies musculaires.
17:07Novartis vit une semaine
17:08très compliquée.
17:09C'est peut-être un point d'entrée.
17:11C'est ce que nous disaient
17:11tout à l'heure
17:11les experts de Kepler-Chevreuse.
17:13C'était à 16h.
17:13Et cette séquence,
17:14elle est disponible.
17:15Vous pouvez la consulter
17:15en replay sur l'application
17:17BFM Business.
17:1917h20.
17:19Tiens,
17:25Bonjour Guillaume et bonjour à tous.
17:27Le portefeuille trading,
17:27chacun peut s'y abonner
17:28en flashant,
17:29en scannant le QR code
17:30qui apparaît à l'écran.
17:31Pour ceux qui nous suivent
17:32à la radio,
17:32ce QR code,
17:33vous pouvez le scanner aussi
17:34en retrouvant nos replays.
17:35Alexandre,
17:36comment sentez-vous
17:37la vie du portefeuille
17:37et les forces en présence
17:38sur le CAC 40 ?
17:39Alors oui,
17:40si on repart effectivement
17:41sur le CAC,
17:42rien n'a changé
17:43depuis la fin de semaine dernière.
17:45On est à l'équilibre
17:46assez précaire d'ailleurs
17:48sur les 8 280.
17:51Le niveau technique,
17:52il est important.
17:53Il correspond en plus,
17:54je regardais tout à l'heure,
17:55YN Mobile Long
17:56à 200 jours.
17:57Si ça casse,
17:58on a les 8 280,
18:00puis les 8 120
18:01et enfin les 8 000 points symboliques.
18:05On se garde quand même
18:07avec 40% de réalisation,
18:08un scénario de rebond
18:10sur les 8 500.
18:13Donc on est relativement prudent
18:16dans l'exposition à action.
18:17Alors voilà,
18:18à quel point ce portefeuille
18:19est-il aujourd'hui
18:20à ce stade exposé
18:21au marché à action ?
18:22Oui,
18:23c'est très important
18:24cette notion d'exposition.
18:25d'autant qu'on l'a fait varier
18:27très régulièrement
18:27dans le portefeuille trading.
18:29Là,
18:30on est à 20%.
18:31On est aussi
18:32entre 20 et 40%.
18:33Je regardais sur le début du mois,
18:35on a une moyenne
18:36de 28% d'exposition à action.
18:38Donc je rappelle,
18:39c'est tout simple,
18:40c'est la part des actions
18:41dans le portefeuille.
18:42Après,
18:43il peut y avoir autre chose
18:44dans un portefeuille.
18:45En ce qui nous concerne,
18:46c'est uniquement
18:46des liquidités disponibles.
18:48Donc quand j'ai 20%
18:49d'exposition à action,
18:50j'ai 80%
18:51de liquidités disponibles.
18:54Donc 28%
18:56depuis le début du mois,
18:57ça reflète vraiment
18:58une certaine frilosité
18:59en tant que gérant
19:00du portefeuille.
19:01Mais ça ne veut rien dire.
19:02Je peux très bien basculer
19:03en fin de mois,
19:04je ne sais pas moi,
19:04à 85%
19:05en fonction des conditions
19:07de marché.
19:07Et cette agilité-là,
19:09on peut l'avoir
19:10sur le portefeuille trading,
19:12pardon,
19:12ce qui n'est bien sûr
19:13pas possible
19:14en gestion d'actifs traditionnels,
19:16fonds,
19:16gestion sous mandat,
19:17tout simplement
19:18en raison des contraintes
19:19d'exposition.
19:21Merci beaucoup,
19:21Alexandre Tichier,
19:22ce portefeuille trading
19:23qu'on trouve régulièrement
19:24dans BFM Bourse.
19:25Christian Biteau
19:26est toujours avec nous,
19:26Wilfried Galland aussi.
19:27La Chine,
19:28les exportations
19:29vers le reste du monde
19:30au mois d'août
19:30ont progressé de 25%,
19:31alors vers les Etats-Unis
19:32de 34%,
19:33donc là,
19:34Donald Trump
19:34doit être furax.
19:36La Chine inonde
19:37le monde de ses produits,
19:38elle le noie
19:39ou elle l'irigue ?
19:41Christian ?
19:42Elle le noie,
19:43mais ça ne change pas beaucoup,
19:45ça fait 20 ans
19:45que ça dure.
19:46Avant,
19:46ça avait comme bénéfice
19:47principal tout de même
19:48de nous faire importer
19:49de la désinflation.
19:51Toute la mondialisation
19:52et la disparition
19:53de l'inflation
19:54des années 80,
19:55c'est parce qu'on a ouvert
19:56les frontières
19:57aux pays émergents,
19:58notamment à la Chine,
19:59mais aussi l'Inde
20:00et l'ensemble
20:00des pays asiatiques,
20:02et on a pu acheter
20:02des produits à moins cher,
20:04ça a été la grande période
20:05de désinflation.
20:06Aujourd'hui,
20:06ce n'est plus tout à fait le cas,
20:08néanmoins,
20:08quand on regarde
20:09le détail
20:09de ce que les Américains
20:11ont acheté
20:12le mois dernier
20:12pour expliquer
20:13le mauvais chiffre.
20:14À l'opposé
20:15de la balance
20:16commerciale américaine,
20:18ils ont augmenté
20:18leurs importations
20:19en se bourrant
20:20de produits électroniques,
20:21semi-conducteurs
20:22et ordinateurs
20:23à cause du cloud,
20:24construire plein de centres,
20:26à cause de l'IA,
20:27et donc en fait,
20:28c'est le moyen
20:29d'aller plus vite
20:30dans ce qui sera peut-être
20:31les gains de productivité
20:32à venir
20:33et l'utilisation intensive
20:34de l'IA.
20:35Ça va prendre du temps,
20:36mais ça serait
20:37une autre porte de sortie
20:38pour la désinflation
20:39qui nous viendrait
20:40de ces pays.
20:41L'IA aggrave
20:42le déficit commercial
20:43américain
20:44et nourrit
20:44la balance commerciale
20:45chinoise.
20:46Plus 34%
20:47des exports chinois
20:47vers les Etats-Unis,
20:48Wilfried.
20:49Oui,
20:50c'est un peu le paradoxe
20:50d'avoir le pays
20:52qui reste quand même
20:53un pays leader
20:53en termes d'intelligence
20:54artificielle des Etats-Unis
20:55qui a effectivement
20:58finalement
21:00qui alimente
21:02les flux commerciaux,
21:03les flux commerciaux chinois.
21:05Ce qui est intéressant,
21:06c'est qu'on a deux approches
21:07qui sont quand même
21:07très très différentes
21:08dans la partie
21:10intelligence artificielle
21:12entre la Chine
21:13d'un côté
21:13et les Etats-Unis
21:14de l'autre.
21:15La Chine,
21:16c'est véritablement
21:17le rapport
21:20performance-coût
21:21qui est au centre
21:22de leur approche
21:23et ils n'hésitent pas
21:24à casser les prix
21:26avec une approche
21:27qui est très
21:29finalement
21:29très traditionnelle
21:30de la part de la Chine
21:31puisque je vous rappelle
21:32qu'une des phrases
21:34préférées des analystes
21:35c'est en général
21:36quand la Chine
21:36entre dans un marché
21:37les profits en sortent.
21:39Donc on verra
21:40si c'est le cas
21:41de l'intelligence artificielle
21:42en tout cas
21:42du côté des Américains
21:44même si les prix
21:45sont en train de baisser
21:45sur un certain nombre
21:46de modèles
21:47on n'est pas du tout
21:48dans cette logique-là.
21:49On est vraiment
21:49dans une logique
21:50de facturation
21:50de plus en plus importante
21:52pour des modèles
21:53de plus en plus forts.
21:55Ce qui est intéressant
21:56c'est qu'en fait
21:56on est vraiment
21:57dans un écosystème
21:59finalement
21:59entre la Chine
22:00et les Etats-Unis
22:01qui est en fait
22:02très imbriqué
22:03c'est un symbole
22:05de l'économie mondiale
22:05parce que
22:06les Chinois ont besoin
22:07des puces américaines
22:08d'une certaine manière
22:09ils ont besoin
22:10des puces Nvidia
22:10et les Américains
22:12ont besoin
22:12d'un certain nombre
22:13de composants électroniques
22:14chinois
22:14pour faire tourner
22:16leurs machines
22:16et leurs serveurs.
22:17Donc tout ceci
22:18en fait fait que
22:19l'un ne peut pas
22:20se passer de l'autre
22:21et qu'au-delà
22:23des redomontades
22:24qu'on peut avoir
22:25parfois
22:26la leçon
22:27c'est quand même
22:27que finalement
22:28les flux du commerce
22:30résistent
22:30parce que
22:31comme disait
22:31ce bon vieux Lénine
22:32les faits sont têtus.
22:33Oui les faits sont têtus
22:34effectivement
22:35et le réel
22:35c'est quand même
22:36sur BFM Bourse
22:37c'est quand même
22:37un plaisir de finir.
22:38Oui oui
22:39il fallait oser
22:39Wilfried effectivement
22:40et le réel
22:41c'est quand on se cogne
22:42celle-là je ne sais plus
22:42de qui elle est
22:43mais effectivement
22:44l'IA justement
22:45est-ce qu'on va se cogner
22:46là-dessus ?
22:46Non mais
22:47hier le responsable scientifique
22:49d'OpenAI
22:49a estimé que l'IA
22:50évolue si vite
22:51qu'il devient de plus en plus
22:52difficile pour les humains
22:53de la comprendre
22:54et de la contrôler
22:54et ce qu'on a dans un moment
22:55shining là sur l'IA
22:57on a le patron d'NVIDIA
22:58qui nous a expliqué
22:59c'était ce week-end
22:59que l'IA générale
23:01ça y est
23:02était advenue
23:03était arrivée
23:03elle est parmi nous
23:04l'IA générale
23:05alors pas forcément
23:06celle qui va prendre
23:07le pouvoir sur l'homme
23:07mais en tout cas
23:08celle capable de prendre
23:09des décisions profondes
23:10et structurelles
23:10de façon autonome
23:11avec la même maturité
23:12que l'humain
23:13bon alors tout ça
23:14ça fait la pub
23:14de ces acteurs
23:15Nvidia
23:15OpenAI
23:16tout ça on est les meilleurs
23:17mais au point qu'on risque
23:18de perdre le contrôle
23:19alors ils appellent tous
23:19à une meilleure régulation
23:20peut-être histoire
23:21le jour où tout aura échappé
23:23à tout contrôle
23:23de dire mais on avait prévenu
23:24donc d'être un peu moins poursuivi
23:26parce qu'ils n'auraient pas prévenu
23:27ils auront prévenu
23:27comment vous regardez ça
23:28vous Christian ?
23:29ils appellent surtout aussi
23:30à la cybersécurité
23:31on voit bien que
23:33le développement
23:34de tous ces centres
23:35de ces clouds
23:35où on emmagasine
23:37de l'information
23:38ouvre la porte
23:39à des piratages
23:39absolument monstrueux
23:41c'est peut-être ça
23:41qui mettra un frein
23:42tout de même
23:43au développement excessif
23:45de ces outils
23:46je ne parle même pas
23:47de la facturation
23:48obligatoire pour les entreprises
23:49depuis le 1er septembre
23:50en France
23:51on n'est pas le premier pays
23:52mais pas loin
23:53parmi les premiers pays
23:54mais pour les entreprises
23:55et beaucoup de chefs
23:56d'entreprise
23:57que vous recevez
23:57ici chez BFM Business
23:59en pleine
23:59c'est absolument atroce
24:00c'est vraiment pas le moment
24:02de rajouter cette contrainte
24:03pour le fonctionnement
24:04des entreprises
24:04de taille moyenne
24:05les grandes aussi
24:06les toutes petites
24:07ne sont pas encore concernées
24:08mais ça arrive d'ici
24:09quelques mois
24:09c'est véritablement
24:10catastrophique
24:11donc oui
24:12il y a beaucoup de choses
24:13qui vont se passer
24:14autour de l'IA
24:14ça va prendre
24:15on le verra tout à l'heure
24:16je vous donnerai
24:17quelques chiffres
24:18un peu plus de temps
24:19que prévu
24:19aujourd'hui
24:20c'est tout de même
24:21très journalistique
24:22on essaie les logiciels
24:24mais ça avance
24:25très lentement
24:26il y a quelqu'un
24:27j'ai oublié son nom
24:29cet été
24:29qui a témoigné
24:30qui a demandé
24:31à son intelligence artificielle
24:33de lui réserver
24:34un cours de pilates
24:34donc en salle de sport
24:35un truc très banal
24:36voilà
24:37réserver un cours de pilates
24:38il a demandé à son IA
24:39de le faire
24:39une IA agentique
24:41donc l'IA
24:41elle a pris le contrôle
24:43du logiciel
24:43de la salle de sport
24:44elle a changé
24:44tout le programme
24:46de réservation
24:47pour donner
24:48donc à cet humain
24:49qui lui a demandé
24:49une place en cours de pilates
24:51lui donner une place
24:52préférentielle
24:52voilà
24:52et donc il n'y avait pas de place
24:54et en fait finalement
24:54l'IA a tout réorganisé
24:55pour qu'il y ait une place
24:55pour lui
24:56en sortant des réservations
24:58d'autres personnes
24:59voilà
24:59tant que c'est les cours de pilates
25:00ça fait un peu de sourire
25:01le jour où ce sera
25:02des grèves de cœur
25:04je pense qu'il y aura
25:06un peu moins de sourire
25:07sur les plateaux
25:08alors est-ce qu'on doit se réjouir
25:10de l'arrivée de l'IA
25:10au moment où le niveau
25:11des élèves
25:12est en train de diminuer
25:13l'enquête PISA
25:14elle a été publiée
25:15elle révèle une chute généralisée
25:17du niveau des collégiens
25:18en France
25:18mais pas seulement en France
25:20en France sur 10 ans
25:21sur 10 ans
25:22l'adolescent français
25:23cumule un retard
25:24de près de 2 ans
25:25d'apprentissage
25:25en mathématiques
25:26c'est-à-dire qu'un élève
25:27de 3ème d'aujourd'hui
25:28a un niveau en maths
25:29d'un élève de 5ème
25:31d'il y a 10 ans
25:32et pour ce qui concerne
25:33la compréhension de l'écrit
25:34un élève de 3ème d'aujourd'hui
25:36a un niveau de
25:37fin de 6ème
25:38d'il y a 10 ans
25:39et il y a 10 ans
25:40on avait déjà bien baissé
25:40dans les classements PISA
25:42comment vous regardez ça ?
25:43Vous êtes prof à l'ESSEC d'ailleurs
25:44Oui alors
25:44par rapport à l'année dernière
25:45on a le même classement
25:46dans le PISA
25:47on est toujours 27ème
25:48mais 27ème
25:48c'est-à-dire 27ème nation
25:50rien à voir avec
25:51normalement la place
25:52économique en tout cas
25:53que représente la France
25:54sur le plan mondial
25:56c'est pas forcément
25:57à cause de l'IA
25:57c'est plutôt
25:58c'est à cause
25:59on va dire
25:59de l'internet
26:00des jeux
26:01des contenus médias
26:03le fait que les enfants
26:04consacrent trop de temps
26:06sur ce type
26:08d'outils
26:08et sur ce type
26:09de réseaux sociaux
26:09Mais vous êtes prof à l'ESSEC
26:10et là l'enquête PISA
26:11nous montre que
26:12même parmi les élèves
26:13les plus favorisés
26:13désormais il y en a
26:14une baisse de niveau
26:15vous la voyez
26:16vous la constatez
26:16vous n'imaginez pas
26:17la guerre que je fais
26:18ce qu'on peut le faire
26:18dans l'enseignement supérieur
26:19avec des étudiants
26:20qui sont majeurs
26:21pour qu'ils rentrent
26:22leur téléphone portable
26:23pour qu'ils ferment
26:24leurs ordinateurs
26:25et qu'ils écoutent les cours
26:26quand on leur fait
26:26un truc d'actuariat
26:27sur le calcul
26:28des taux d'intérêt
26:29et du break-even
26:30d'inflation
26:30qui est un peu plus compliqué
26:31que ce que j'avais dit
26:32tout à l'heure
26:32c'est très très compliqué
26:34parce que sinon
26:35ils ont l'écran
26:36et puis à côté
26:36ils ont leur petit truc
26:37où ils peuvent continuer
26:38à chatter
26:38pour obtenir l'attention
26:40même en études supérieures
26:42cela devient compliqué
26:43et c'est pas grave
26:44on rattrapera
26:44le cours est filmé
26:45ou on peut se connecter
26:46de loin
26:47et tout ça aura
26:48un impact économique
26:49ou par la baisse de niveau
26:50et j'insiste
26:51il y a la France
26:51on a illustré
26:52à travers la France
26:53ce classement PISA
26:54mais désormais
26:55l'ensemble des pays
26:56voient leur niveau baisser
26:57même à Singapour
26:58insiste le classement
26:59pourtant ils étaient
27:01très très bien placés
27:02oui Frid
27:03alors déjà
27:04petit sujet d'espoir
27:05parmi les pays
27:06qui se redressent
27:07il y a l'Angleterre
27:09je dis bien
27:09pas le Royaume-Uni
27:10l'Angleterre
27:11qui sont assez proches de nous
27:13donc c'est possible
27:14c'est possible
27:15d'inverser la courbe
27:16certains parlaient
27:17d'inverser la courbe
27:17du chômage
27:18il y a quelques années
27:18là l'inverser la courbe
27:20du classement PISA
27:21qui me paraît
27:21effectivement une priorité
27:22c'est possible
27:24mais effectivement
27:24l'impact
27:25on parlait à l'instant
27:27de l'intelligence artificielle
27:30l'impact de la connaissance
27:31en mathématiques
27:32l'impact des raisonnements
27:34va être extraordinairement important
27:36aujourd'hui
27:37on se repose en France
27:38sur une qualité
27:40de formation
27:41et de niveau mathématique
27:42qui était la nôtre
27:43il y a une vingtaine d'années
27:44tous ceux qui sont
27:46aujourd'hui
27:46des médailles Fields
27:47ou qui sont considérées
27:49comme étant
27:50véritablement la pointe
27:51de la recherche
27:52c'est pas des gens
27:53qui sortent aujourd'hui
27:54du système éducatif
27:55c'est des chercheurs
27:57d'il y a quelques années
27:58déjà
27:58donc il faut qu'on arrive
27:59à renouveler ces générations
28:00et qu'on arrive en plus
28:02à les renouveler
28:02non pas les 0,1%
28:04ceux-là
28:05ils sont toujours excellents
28:06mais ceux-là
28:06ils iront effectivement
28:07chez Nvidia
28:08ou chez Alphabet
28:10gagner 10 millions
28:11ou 50 millions d'euros
28:12par an
28:12ça j'ai aucun doute
28:14là-dessus
28:14il nous faut effectivement
28:15ceux qui sont juste en dessous
28:17et qui vont nous aider
28:18dans ce monde
28:19de plus en plus connecté
28:20et de plus en plus scientifique
28:22à gagner la course
28:23ou en tout cas
28:23à rester dans la course
28:24donc il faut se redresser vite
28:26les Anglais ont réussi à le faire
28:27et j'insiste là-dessus
28:28ils ont réussi à le faire
28:29ils sont juste à côté de nous
28:30donc on peut le faire
28:32il faut vraiment
28:32s'y attaquer
28:33je n'ai pas de compétences
28:35en termes de pédagogie
28:36là-dessus
28:36mais il faut véritablement
28:37s'y attaquer
28:38parce que c'est critique
28:39pour la place de notre pays
28:40et effectivement
28:41pour l'économie mondiale
28:42oui et est-ce que
28:43les marchés qui valorisent
28:44la création de valeur
28:46est-ce qu'on aura moins
28:47de création de valeur
28:48avec peut-être
28:48un niveau global
28:49amené à de plus en plus baisser
28:50enfin est-ce que c'est un sujet aussi
28:51et ce sera à terme
28:52un sujet pour les marchés financiers
28:53ça va devenir un sujet
28:54en tout cas un sujet financier
28:55comme la démographie
28:56c'est pas un sujet au quotidien
28:57mais l'antoile de fond de tout
28:58le niveau des gens
28:59tout simplement
29:00c'est du long terme
29:01donc les marchés déjà
29:02quand ils raisonnent à 6 mois
29:03c'est déjà long
29:03donc voilà
29:04oui