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  • il y a 8 minutes
Ce mercredi 30 septembre, Daniel Gerino, président de Carlton Sélection, et Alexandre Drabowicz, directeur des investissements chez CA Indosuez Gestion, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre.
00:07Daniel Gerino pour Carlton Sélection, bonsoir Daniel, bienvenue.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:11Et Alexandre Drabovitch, directeur des investissements de Crédit Agricole 1 de Suez Gestion, bonsoir Alexandre.
00:16Bonsoir Guillaume.
00:17Bienvenue, on est ravis de vous retrouver l'un et l'autre.
00:18On va parler d'IA dans un instant de tech.
00:21D'abord, les taux français, allons-y.
00:23Le 10 ans français est presque sur le plus historique.
00:25Depuis la création de la zone euro, on est à 4,84.
00:26L'écart de taux avec l'Allemagne, 126 points cet après-midi.
00:30126 points de nouveaux plus hauts depuis 2012.
00:32Il n'y a pas eu de nouvelle annonce, mais on a le sentiment que c'est la dérive naturelle
00:35des taux français désormais, Daniel ?
00:37Oui, parce qu'il y a deux phénomènes qui se conjuguent.
00:39À la fois la recherche de capitaux, puisqu'on sait que l'argent cherchait du rendement, maintenant c'est le
00:45rendement qui cherche de l'argent.
00:47Et puis le deuxième phénomène, c'est que nous avons un budget qui est très difficile à faire passer.
00:54Il y a 54 milliards qui doivent être économisés ou trouvés.
01:00Simplement la remontée des taux d'intérêt va pomper sur les 54 milliards, 10 milliards.
01:04Vous voyez que la mer se retire et au fur et à mesure, on s'aperçoit que les budgets deviennent
01:08de plus en plus compliqués.
01:09Alors ce n'est pas tant le niveau, c'est la trajectoire qui est importante.
01:13Et le pire, ce serait qu'il n'y ait pas de budget.
01:15Là, on serait dans une situation compliquée.
01:17Donc évidemment, tout ça, vous le retrouvez dans les taux.
01:19Vous le retrouvez dans les taux d'intérêt parce que, bien évidemment, la France n'attire plus.
01:23Elle n'attire plus parce qu'elle montre depuis des années qu'elle est en incapacité de pouvoir contrôler ses
01:29dérives budgétaires.
01:30C'est un des pays qui a les dérives budgétaires les plus fortes, qui a un déficit commercial assez important,
01:35qui a un déficit de la balance primaire structurelle,
01:39et qui a malgré tout, enfin qui avait malgré tout une balance des paiements courants
01:44qui était de l'ordre de 0,1% du PIB, donc qui était à peu près à l'équilibre.
01:48Donc on voit qu'il y a une défiance sur les taux d'intérêt.
01:51Alors on la retrouve un peu partout parce que les États-Unis ont un phénomène à peu près équivalent.
01:56L'Allemagne aussi, malgré tout, puisqu'elle est sur des niveaux de 3,65.
02:00C'est un phénomène général.
02:02L'argent est demandé partout parce qu'il y a des acteurs, comme l'IA, dont on parlera tout à
02:07l'heure,
02:08qui ont besoin de capitaux.
02:09Vous avez aussi les différents États, les entreprises qui ont besoin de capitaux.
02:13Donc tout ça, ce n'est pas un très très bon signal, notamment pour les entreprises qui sont un peu
02:17fragilisées,
02:18parce qu'il y a beaucoup d'entreprises qui ont été bibonnées au taux zéro,
02:21et qui aujourd'hui se retrouvent dans des situations beaucoup plus compliquées.
02:25Et vous avez des entreprises qui, au contraire, ont des cash flows importants et assez courts, à durations courtes.
02:31Donc ces entreprises-là sont les entreprises recherchées par les investisseurs.
02:35Et cette défiance sur les taux d'intérêt, évidemment, ça a un impact un peu partout.
02:39Et sur le fion, sur l'immobilier, on peut en parler aussi, mais aux États-Unis, on a le même
02:45phénomène,
02:45puisque maintenant les taux hypothécaires dépassent 7.
02:48Donc on a une propagation de mauvaises nouvelles, particulièrement sur la France, dans ce domaine.
02:56Ça ne veut pas dire que tout le pays doit être mis à la trappe, loin s'en faut, parce
02:59qu'on a de très très belles choses.
03:00– On va en parler, on va en parler. – On en parlera.
03:02– Mais voilà, il y a un point d'abcès, c'est-à-dire que les taux mondiaux occidentaux,
03:06d'ailleurs essentiellement, sont en train de se tendre.
03:08Le 10 ans américain, cet après-midi, est à 5.28, on est presque à 5.3 sur le 10
03:12ans américain,
03:12mais surtout le 10 ans français, donc l'écart de taux avec l'Allemagne.
03:17S'il n'y avait pas la présidentielle 2027 devant nous, est-ce que les taux français,
03:21l'écart de taux serait beaucoup plus faible, s'il n'y avait pas cette présidentielle, Alexandre ?
03:24– Oui, je pense. De toute façon, depuis deux semaines, depuis un petit peu la sortie de route de Mélenchon,
03:31on voit en fait beaucoup, beaucoup de recommandations d'investisseurs internationaux
03:35de sortir de la France, de réduire la France, voire même plutôt de spéculer à la baisse contre la France.
03:41Donc c'est un peu inhabituel, parce qu'on est quand même à neuf mois des élections,
03:44donc quand on me dit qu'est-ce que ça va être le jour, ça sera les élections.
03:47Donc il y a une reconstitution de primes très très importante,
03:50parce qu'on fait partie des mauvais élèves et que la trajectoire ne se rectifie pas.
03:55Pour aller un peu plus loin dans le raisonnement, en fait, globalement,
03:57c'est la défiance à prêter au sens large aux États.
04:02Mais d'un autre côté, les entreprises, elles arrivent encore à emprunter.
04:06Donc elles empruntent malgré tout plus cher, puisque c'est toute la courbe des taux qui remonte.
04:11Et c'est un problème, ça sera un problème pour les entreprises françaises, évidemment.
04:15Les marchés des capitaux ne sont pas fermés pour les entreprises,
04:18elles peuvent continuer à emprunter, elles vont emprunter plus cher.
04:20On a plutôt même des resserrements de spread.
04:23Certaines entreprises sont même capables d'emprunter au même niveau que les États.
04:27Certaines ont même pu, à un moment donné, emprunter à quelques points de base en dessous des États.
04:31C'est un phénomène, à mon avis, qui va s'accentuer,
04:33puisque aujourd'hui, on fait appel à beaucoup d'épargne, à beaucoup de financement.
04:37Les investisseurs vous disent, moi, je suis prêt à mobiliser mon capital,
04:41je suis prêt à prêter, mais pas aux mauvais élèves.
04:44Et puis surtout, je vais être certain d'être remboursé par la suite.
04:47Et je préfère donc prêter aux entreprises qu'aux États.
04:49Et c'est un phénomène, ce n'est pas qu'un phénomène français, c'est vraiment un phénomène global.
04:54C'est presque une tempête parfaite que vous êtes en train de décrire l'un et l'autre,
04:57parce qu'on a une radicalisation politique et une incertitude avec la présidentielle à venir.
05:03On a une croissance française déclinante, des déficits importants, des besoins d'emprunts croissants.
05:08Hier, l'agence France Trésor a annoncé qu'elle allait augmenter de 28 milliards d'euros,
05:11sans doute l'an prochain, 16 emprunts sur le marché, 28 milliards d'euros de plus,
05:14donc on monterait à 340 milliards d'euros d'endettement supplémentaire, d'emprunts supplémentaires.
05:19C'est une forme de tempête parfaite.
05:22Qui a la clé pour arrêter le mécanisme ?
05:24Alors vous allez me dire, c'est les politiques, etc.
05:26Mais on sent bien, il n'y a pas de consensus dans la société française aujourd'hui.
05:30Est-ce qu'il y a une clé ?
05:32Est-ce qu'on peut espérer, effectivement, peut-être la fin de ce qu'on fait au Moyen-Orient
05:35pour que les taux français se détendent largement ?
05:37Est-ce que c'est ça la clé ? Est-ce que ça peut être ça ?
05:38Est-ce qu'il faut attendre un deus ex machina, en quelque sorte ?
05:41Est-ce que la clé est externe ? Est-ce qu'elle est entre nos mains ?
05:43Est-ce que d'autres l'ont ?
05:44Enfin, comment vous regardez une possible sortie de cette spirale,
05:48cette dérive des taux français, Alexandre ?
05:51Il va falloir forcément adresser à un moment donné la trajectoire fiscale.
05:54Ça va d'abord commencer par redresser les comptes.
05:57Et effectivement, là, on a quand même un exercice très compliqué avec le budget,
06:01mais on n'est pas le seul pays.
06:03Maintenant, si on se projette un petit peu,
06:04et je parlais tout à l'heure, le camp des mauvais élèves,
06:07on n'est pas forcément non plus les plus mauvais élèves.
06:10Il y a certains qui sont encore pires que nous.
06:13C'est aussi peut-être potentiellement une opportunité.
06:14Sur quel continent pire que nous ?
06:16Vous regardez les Anglais, vous regardez le Japon, vous regardez les Américains.
06:19Honnêtement, la dérive budgétaire est même encore plus importante.
06:22Ils ont beaucoup plus de croissance que nous.
06:24Ils ont beaucoup plus de croissance, ils ont beaucoup plus d'inflation aussi.
06:28Il y a aussi une défiance sur l'administration américaine.
06:31Elle est toujours présente.
06:32Il y a beaucoup d'investisseurs qui voient le côté, en fait,
06:35attaque à la démocratie, attaque à la banque centrale.
06:39On a malgré tout des atouts en Europe.
06:42Mais là, il va falloir vraiment qu'on soit, je dirais, un petit peu ingénieux
06:46également dans notre gestion des finances.
06:49C'est que je pense qu'on n'a pas un problème de stock,
06:52mais on a un problème de flux.
06:54On n'aura pas de problème pour se refinancer sur les marchés.
06:56Par contre, il va falloir trouver peut-être une nouvelle typologie d'investisseurs.
07:00On a quand même une bonne partie de la dette française
07:02qui est détenue par des investisseurs étrangers,
07:05notamment japonais, mais qui ont eu tendance plutôt à baisser la voilure.
07:08Vous parliez de l'agence France Trésor tout à l'heure.
07:11C'est une agence aujourd'hui qui fait beaucoup d'efforts
07:14en termes de communication et qui va beaucoup solliciter de nouveaux investisseurs.
07:18Prendre un exemple, aujourd'hui, vous avez le Danemark ou la Norvège
07:21qui ont annoncé d'énormes plans de désinvestir de la dette américaine.
07:25Donc ça, on comprend cette défiance à la dette américaine, au dollar.
07:28Il va falloir réinvestir cet argent.
07:31Donc on a malgré tout un marché des obligations et la dette française
07:35qui est très profond, qui est très crédible, qui est très liquide.
07:39Et ça, c'est extrêmement important.
07:40Donc il y a capacité, je pense, à trouver de nouveaux investisseurs.
07:44On est aujourd'hui sur une nouvelle prime qui s'est formée,
07:46qui va forcément attirer, je pense, de nouveaux investisseurs.
07:49Donc nous allons quand même pas trop loin dans la différence.
07:52Oui, mais ce discours, on l'entend depuis très longtemps.
07:53C'est-à-dire que, de toute façon, les taux français,
07:55à chaque fois qu'ils montent, ça attire de nouveaux investisseurs.
07:57Parce que c'est la France et que, en plus, si les taux sont plus en plus rentables,
08:00ça va attirer du monde.
08:01Peut-être, mais ça n'empêche pas les taux français d'être quasiment sur des plus hauts
08:03depuis la création de la zone euro et de continuer de monter, Daniel.
08:06Pourquoi il n'y a pas plus de demandes pour freiner la hausse des taux ?
08:08Tout simplement parce que, évidemment, on cherche à se positionner
08:13sur des signatures de plus en plus stables et de plus en plus sûres.
08:16Il y a plus de concurrence qu'avant.
08:17Il y a une concurrence qui est colossale.
08:20Et pour reprendre le point que vous évoquiez tout à l'heure
08:23à propos du retournement possible,
08:26moi, je crois que c'est tout à fait possible.
08:28On n'est pas complètement pied et poing lié.
08:31On peut retourner.
08:32Par contre, il va falloir faire des efforts.
08:33Vous voyez, le Portugal, qui était dans une situation très, très, très délicate,
08:37aujourd'hui est en excédent budgétaire.
08:39L'Espagne, qui avait un ratio d'aide sur PIB supérieur à 100%,
08:43cette année va franchir à la baisse le niveau des 100%.
08:47Mais pour ça, il faut faire des réformes courageuses.
08:50La réforme des retraites, mais plein d'autres réformes.
08:52Je vais vous prendre un exemple.
08:54Ce matin, le gouvernement américain vient de sortir sur un site,
09:00une IA pour les Américains,
09:03pour poser des questions sur la fiscalité.
09:06Et vous avez une réponse instantanée.
09:08C'est juste une petite fenêtre.
09:09Vous posez votre question.
09:11L'IA vous répond.
09:12Vous savez que les Américains ne font pas leur déclaration d'impôt tout seul.
09:15C'est à peu près 200 pages.
09:17Ils utilisent des spécialistes, des comptables, des experts comptables pour le faire.
09:21Maintenant, ils ont une IA.
09:22Ils se sont modernisés.
09:24Quand vous pensez que le ministère de la Justice
09:26utilise encore aujourd'hui les fax.
09:29Oui, mais vous êtes dur.
09:29Bercy, c'est super.
09:30C'est très bien.
09:31C'est vraiment modernisé pour le coup.
09:32On peut prendre l'exemple du ministère de l'Économie.
09:34Lui, il est super.
09:34Bercy est un modèle.
09:35Bercy, oui, voilà.
09:36C'est un modèle qui est observé dans le monde entier.
09:38C'est ça.
09:39Après, les autres ministères, c'est moins le cas.
09:40Je suis d'accord.
09:40La chance, c'est eux qui font les impôts.
09:42C'est les plus efficaces.
09:44Mais il n'empêche que la modernisation,
09:46elle doit passer dans tous les niveaux des ministères,
09:49dans tous les rouages de l'économie,
09:50pour augmenter la productivité et faire la chasse au gaspille.
09:54Moi, je suis convaincu que la France a des quantités de zones,
09:58de niches dans lesquelles on peut tailler pour récupérer de l'argent
10:03et éviter la complexification de tout ce système.
10:07Regardez les niches fiscales.
10:09Vous n'en avez plus à savoir quoi en faire.
10:11Il y en a dans tous les sens, avec une fiscalité qui est très peu lisible.
10:15On a les marges de manœuvre pour le faire.
10:17Simplement, il faut un petit peu plus libéraliser l'économie.
10:20Il faut alléger les charges sur le travail,
10:24remettre en route de véritables formations.
10:27Ça, c'est un chantier phénoménal.
10:29Mais il faut aussi inciter les jeunes et les travailleurs
10:35qui ont de la valeur ajoutée à vouloir rester en France.
10:38Vous avez un jeune sur trois sortant de grandes écoles
10:41qui part à l'étranger.
10:43Ça, c'est une perte.
10:44On finance leur formation
10:46et ils vont développer leur savoir dans d'autres pays.
10:49Oui, c'est quand même dommage.
10:51Mais on peut modifier cette trajectoire.
10:54C'est un problème de trajectoire.
10:56C'est ces codes qui indiquent quand même
10:57que là où c'est un peu décourageant,
10:58tout ça, c'est que la moitié, par exemple,
10:59de la hausse des prélèvements des derniers trimestres,
11:02la moitié a été absorbée par la hausse
11:04de la charge d'intérêt de la dette.
11:05Oui.
11:06On augmente les impôts, etc.,
11:08mais ça ne sert pas à grand-chose en réalité.
11:10Sauf à rembourser la dette.
11:11C'est la spirale infernale.
11:13Il faut inverser la vapeur, justement.
11:16Et si vous commencez à redonner confiance
11:18et que vous avez des budgets,
11:20mais ça, il faudrait aussi que l'Assemblée nationale,
11:22il y ait un peu plus de consensus national
11:24pour sortir le pays de l'ornière,
11:26parce que la France, vous le citiez tout à l'heure,
11:29on a 54% de notre dette
11:31qui est détenue par des étrangers.
11:32Donc, on ne peut plus faire ce que l'on veut.
11:34Alors qu'au Japon,
11:35qui ont un ratio d'aide sur PIB
11:36qui se rapproche des 300%,
11:38est entièrement, quasi entièrement détenu
11:40par les Japonais.
11:4417h18, c'est Chris.
11:45Vous connaissez Chris ?
11:46Vous êtes passé devant lui tout à l'heure.
11:48Vous l'avez peut-être pas...
11:48Il est un peu transparent.
11:49C'est notre réalisateur...
11:50Je plaisante, Chris.
11:51On se chambre régulièrement.
11:52Notre réalisateur en régie
11:53qui vous écoute, messieurs, en douce
11:55et qui a manifestement une question à vous poser.
11:57Salut, Chris.
11:58Salut, Guillaume.
11:59C'est Chris Lacloche.
12:00Oui.
12:01Bonsoir, messieurs et clubbers.
12:02La France est dans la peine.
12:04Donnez-moi une raison d'être optimiste
12:06pour la bourse à 5-10 ans.
12:08Ah, une raison d'être optimiste
12:10pour la France à horizon 5-10 ans.
12:11C'est une bonne question, tiens.
12:13Est-ce qu'il y en a des arguments
12:14en faveur de la France
12:15à horizon 5-10 ans, Alexandre ?
12:17Allez, on va être optimiste
12:19plutôt sur le marché obligataire.
12:215-10 ans, imaginons que c'est la Chine
12:23qui remplace le Japon
12:24pour financer la dette française.
12:27Ça serait un moyen, finalement,
12:28de trouver un nouveau partenaire
12:29pour financer,
12:30puisqu'a priori,
12:31ils ont des poches relativement profondes.
12:33Ou bien, je prends cet exemple
12:35qui a été fait à la fois en Belgique
12:36et en Italie, il y a quelques années.
12:39Ça a été évoqué pour le Japon.
12:41On crée des OAT pour les particuliers,
12:43des OATP.
12:44Vous donnez un avantage fiscal
12:46très important
12:46et vous faites appel
12:48à l'épargne publique
12:48pour vous refinancer.
12:50OK.
12:50Et là, ça marchera ?
12:51Ça sera un moyen, peut-être,
12:55de stopper cette dérive,
12:56en fait, sur l'esprit
12:57et sur le renchérissement
12:59des obligations.
13:00Daniel, même question.
13:01Une raison d'y croire pour la France.
13:03Je ne sais pas s'il est plus jeune
13:03que moi ou pas,
13:05mais en 1984,
13:07moi, j'ai subi
13:08la dématérialisation.
13:10Oui.
13:10C'est-à-dire qu'effectivement,
13:12ce que vous dites
13:13est très juste,
13:15mais ça a un coût colossal,
13:17les OATP,
13:18les particuliers,
13:19en matière de bacs et middle office.
13:22Moi, je pense qu'une des raisons
13:23pour lesquelles
13:24on peut être optimiste,
13:25c'est notre recherche-développement.
13:28Notre créativité,
13:29elle est toujours exceptionnelle.
13:31on a des pôles d'excellence
13:34dans plusieurs endroits
13:35en France
13:36et c'est sur ce secteur
13:37qu'il faudra se positionner,
13:39ce qui a été le cas de la Suisse,
13:40qui a fait de la mécanique
13:42de précision.
13:43Ils s'en sortent très, très bien,
13:44mais ils ont abandonné
13:44la mécanique lourde.
13:46Eh bien, nous,
13:46c'est la recherche-développement.
13:48Et je pense que,
13:49dans ce domaine,
13:50que ce soit l'IA,
13:51parce qu'on a quand même
13:52un acteur,
13:53mais également,
13:54dans la partie santé,
13:56les biotechnologies,
13:57on est quand même
13:57très, très fort.
13:58Dans la défense,
13:59on est très fort.
14:00On a énormément
14:00de domaines d'excellence.
14:03Et il y a 5-10 ans,
14:05je pense que la France
14:06va se relever.
14:07Dans l'histoire,
14:08on sait très bien
14:08que la France a toujours chuté
14:10et au dernier moment,
14:10elle s'est relevée.
14:11Donc, il faut toujours se dire
14:13que le monde...
14:13Elle peut tomber très, très, très
14:14dans ce relevé.
14:15Dans l'histoire française,
14:16elle se relève.
14:17On a des bas particulièrement bas
14:18en France.
14:18Elle se relève
14:19et du haut très haut.
14:21Et ce qu'il faut savoir,
14:22le monde veut toujours
14:23s'en sortir.
14:24Et quand on est dans la bourse,
14:26par nature,
14:26il faut quand même être optimiste
14:27parce qu'il y a énormément
14:28de sociétés
14:29qui gagnent de l'argent.
14:30Donc, moi,
14:31je pense que la recherche
14:31et le développement
14:32sera un secteur
14:33qui va tirer la France
14:34vers le haut.
14:34Par contre,
14:35il faut mettre
14:35le paquet dessus.
14:36C'est-à-dire qu'il faut
14:38réellement favoriser
14:39les écoles,
14:40favoriser les centres
14:41d'excellence
14:41et pousser les jeunes
14:42vers davantage de travail.
14:44Et ça, ça passe aussi
14:45par tout le spectre
14:47de l'éducation nationale.
14:49Demain, donc,
14:50face à cette tempête
14:51obligataire,
14:52il prendra la mer,
14:53le gouvernement,
14:54il annoncera son projet
14:55de budget de 2027.
14:55Vous montez dans le bateau
14:56ou pas face à cette
14:57tempête obligataire ?
14:58Vous allez suivre demain
14:59le budget 2027 ?
15:00On sera très mobilisés,
15:01BFM,
15:02on regardera seconde après seconde
15:04comment les taux vont évoluer.
15:05Bien sûr.
15:06Ce qui est plus inquiétant,
15:08c'est de voir
15:08si les partis extrébistes
15:10vont faire le blocage
15:11puisqu'ils représentent
15:12quand même maintenant
15:12une part importante
15:14des votes.
15:15Et là, on verra
15:16si on a affaire
15:17à des gens
15:17qui sont responsables,
15:19qui ont une vision
15:19de l'État
15:21ou simplement
15:21une vision clientéliste.
15:23Oui, c'est là
15:24que c'est une tempête
15:25parfaite.
15:25Tout ça intervient
15:26à quelques mois
15:26de la présidentielle
15:27donc en plein antagonisme politique.
15:29Le CAC 40 passe
15:30sous les 8 000 quand même
15:31avec cette pression
15:31sur le 10 ans français.
15:33On rappelle que
15:33tous les taux souverains
15:34en Europe se détendent
15:34aujourd'hui
15:35mais pas le taux français
15:36qui lui est seul
15:37à se retendre,
15:374,84 en ce moment.
15:39Le CAC passe sous les 8 000 points
15:41sur un plus bas
15:41de 4 mois.
15:43Le mois de septembre
15:44affiche un solde négatif
15:46de 4,5%,
15:46moins 4,5%
15:47depuis le début
15:48du mois de septembre
15:48pour le CAC 40.
15:51Qu'est-ce que vous vous dites ?
15:52Il faut tout sauf la France
15:53dans les portefeuilles
15:54aujourd'hui ou pas ?
15:56Alexandre ?
15:57Jusqu'à la présidentielle,
15:58voilà, on évite la France.
15:59De notre côté,
16:00on est négatif sur l'Europe
16:02depuis le début du conflit
16:03qui est d'abord
16:04pour une raison géopolitique.
16:05En Iran ou l'Ukraine ?
16:07L'Ukraine et l'Iran.
16:08Pour l'Iran.
16:08L'Iran, oui.
16:10Il y avait des bons espoirs
16:11l'année dernière en 2025,
16:12notamment avec le plan
16:12de relance allemand,
16:14avec des valorisations
16:15finalement très intéressantes,
16:16du profit des entreprises,
16:17même au deuxième tribeste,
16:19on fait quand même
16:1920% de croissance en Europe,
16:20ce qui n'est pas si mal.
16:23Mais pour être très provocateur
16:25pour l'Europe,
16:26on n'a pas de défense,
16:27on n'a pas en France,
16:28on n'a pas beaucoup
16:28d'intelligence artificielle,
16:30on n'a pas d'énergie.
16:31Donc il nous manque quand même
16:32pas mal de moteurs aujourd'hui
16:34qui sont quand même
16:34les moteurs des marchés internationaux,
16:36que ce soit les Etats-Unis
16:37ou que ce soit les émergents.
16:39Donc certes,
16:39on est une zone
16:41où on ne se paye pas
16:42très très cher les profits.
16:45Les perspectives,
16:45honnêtement, politiques
16:46sont très mauvaises.
16:48Et puis surtout,
16:48on va rentrer dans l'hiver,
16:50à un moment où on va payer
16:51le prix du gaz naturel
16:52plein pot,
16:53ils sont quand même
16:53à 3 ou 4 fois les prix
16:54avant le Moyen-Orient.
16:56Ce n'est pas bon
16:56pour le consommateur,
16:57ce n'est pas bon pour l'industrie.
16:58Déjà, à la base,
16:59on paye déjà 3 fois plus cher
17:00le gaz naturel en Europe
17:01que nos confrères américains.
17:02On va payer encore plus cher.
17:04Je ne vois pas comment
17:04en fait les marges
17:05vont pouvoir s'améliorer.
17:07Elles vont certainement
17:07se détériorer
17:08dans cet environnement.
17:10Et puis honnêtement,
17:10moi, pour avoir la chance
17:11de beaucoup voyager,
17:12rencontrer des investisseurs
17:14internationaux
17:14en France,
17:16l'Europe,
17:16il la regarde de loin.
17:18C'est un marché,
17:19il est temps en temps,
17:19ils y vont,
17:19ils investissent,
17:20mais il n'y reste pas
17:20très très longtemps.
17:22Et aujourd'hui,
17:22personne n'aura le courage
17:24à ce stade
17:26pour rentrer
17:26sur le marché européen.
17:27Donc, même si ce n'est pas cher,
17:29le cas qui est quand même
17:29à moins d'eau
17:30depuis le début de l'année,
17:32difficile tout de suite,
17:33tout de suite
17:33de voir un déclencheur
17:34pour pouvoir revisiter la France.
17:36Une étude est sortie
17:37de Bancafabla
17:39sur justement
17:40les intentions
17:41des investisseurs
17:43internationaux.
17:44Et la France a été
17:46jugée comme étant
17:47le pays
17:47le plus mis à l'écart.
17:50La France,
17:51pas l'Europe.
17:52Bon.
17:53Ça changera un jour.
17:54Ce sont de véritables raisons
17:57électorales
17:57et politiques
17:58et de budget.
17:59Les trois
18:01se combinent
18:02et donnent un mélange
18:03un peu détonnant.
18:04Et tout cela,
18:05vous voulez ajouter un mot
18:06Alexandre, non ?
18:08Tout cela se traduit
18:09par une baisse.
18:10Ce soir,
18:10on est à 11 minutes
18:11de la clôture.
18:12On accélère
18:12dans la dernière ligne droite
18:14de cette séance.
18:15C'est le CAC 40.
18:15Donc, s'il n'y a plus
18:16forte baisse en Europe,
18:17moins 1% aujourd'hui,
18:18avec les titres financiers
18:19qui sont sous pression
18:20face à la hausse
18:21des taux obligataires.
18:22AXA et Lanterne Rouge
18:23aujourd'hui,
18:23moins 2,6%.
18:24Le secteur bancaire aussi,
18:25BMP Paribas perd 2,4%.
18:27On a également
18:27les acteurs les plus exposés
18:29à des hausses de taxes.
18:29Vous voyez toujours
18:30le budget qui sera présenté demain.
18:31EFage, par exemple,
18:32perd 2%.
18:33Vinci perd encore 2%
18:34avec une hausse à venir
18:35sans doute des taxes
18:36sur les autoroutes.
18:37ADP toujours en baisse aussi
18:38peut-être avec des taxes
18:39à venir sur les aéroports,
18:41des taxes supplémentaires.
18:42A la hausse,
18:42en revanche,
18:43Sanofi gagne 1,4%.
18:44Alors, quand Sanofi,
18:45s'il n'a plus forte hausse du CAC,
18:46ce qui est le cas là,
18:47c'est que le marché
18:48ne va pas très bien.
18:49C'est assez rare,
18:49ça manque que le marché
18:50joue vraiment en défense.
18:51Aujourd'hui,
18:52c'est vraiment ce qu'on observe.
18:52Sanofi plus forte hausse
18:53du CAC 40 devant Air Liquide,
18:55une défensive en hausse
18:57d'un peu plus d'un pour cent.
18:59On en parle avec
18:59Alexandre Rabovitch
19:01et Daniel Gerino.
19:02Bon, il y a quand même
19:03des raisons,
19:03parce qu'on est dans BFM Bourse,
19:05de rester optimiste
19:05quand même pour les marchés,
19:06même si le CAC 40 sous-performe.
19:07On a Wall Street
19:08qui progresse ce soir.
19:09Le Nasdaq gagne 0,9%.
19:11Le S&P gagne 0,5%.
19:13On a eu de bonnes surprises
19:14sur l'inflation.
19:15Le PCE est sous les attentes
19:16aux Etats-Unis.
19:17On a toujours l'IA
19:18qui drive la tendance.
19:20Sur le potentiel américain,
19:21comment vous voyez les choses ?
19:23Assez important encore ?
19:24Ou au contraire,
19:25on a fait le chemin à la hausse ?
19:26Ça y est,
19:26il est derrière nous.
19:27L'essentiel est derrière nous,
19:27Daniel.
19:28Alors, je pense qu'on a fait
19:29une grande partie du chemin.
19:30Quand vous avez des taux
19:31de 5%,
19:32vous avez quand même
19:33une concurrence obligataire
19:34qui est mise en face.
19:35Vous avez des rebalancements
19:36qui se font sur
19:37les gros investisseurs institutionnels
19:38qui vont sortir
19:3925 à 30 milliards d'actions
19:41de leur portefeuille.
19:43Tout ça va peser
19:44d'ici quelques temps
19:45sur le marché.
19:45Je pense que les multiples
19:47sont quand même
19:47à des niveaux
19:48un petit peu élevés.
19:49Il faut quand même
19:50voir les choses.
19:51Et on a acheté
19:52un petit peu du rêve
19:53avec l'IA
19:53puisqu'on a acheté
19:54des entreprises
19:55qui ont des capex énormes
19:57qui maintenant
19:58sont très endettées
19:59avec des résultats
20:00qu'ils ont plutôt à la baisse
20:01parce que la concurrence chinoise
20:02fait que.
20:03Donc, ça,
20:04ce sont des lignes rouges
20:06ou des points d'attention
20:07sur lesquels
20:08il faut être vraiment
20:09extrêmement attentif.
20:12Ce soir,
20:13Macron publie,
20:14on rappelle,
20:14un Micron,
20:15un des plus grands
20:15fabricants mondiaux
20:16de puces mémoire
20:17sera intéressant,
20:17sera un bon baromètre.
20:18Oui, mais vous voyez,
20:19par exemple,
20:20je prends le cas
20:20de Nvidia.
20:21Nvidia fait autant
20:24de résultats
20:25que 2000 entreprises
20:28mondiales.
20:28Donc, on est
20:29dans un phénomène
20:30de concentration
20:31qui est excessif.
20:32Le vrai danger,
20:32il est dans la concentration.
20:34Et ce n'est plus tellement
20:35une question
20:35de zone géographique,
20:37c'est une question
20:37de secteur,
20:38c'est une question
20:39de concentration,
20:40c'est une question
20:40d'endettement
20:41et c'est une question
20:43de free cash flow.
20:44Quand on combine
20:45ces quatre paramètres,
20:47nous arrivons à détecter
20:49des sociétés
20:49sur lesquelles
20:50il y a des possibilités
20:52de rebond.
20:52Alors, lesquels, Daniel ?
20:53C'est le moment
20:54d'optimisme ?
20:55Alors, nous,
20:57nous avons deux thèmes
20:58sur lesquels
20:58nous commençons
20:59à investir.
21:00C'est tout ce qui est
21:01lié au quantique
21:03et tout ce qui est lié
21:04aussi à l'espace.
21:05Pourquoi ?
21:06Parce que c'est des phénomènes
21:07qui sont complètement
21:08disruptés.
21:09Le quantique,
21:09aujourd'hui,
21:10vous avez la possibilité
21:11de faire un travail
21:12sur ordinateur quantique
21:13dans le cloud.
21:14Donc, vous n'avez plus
21:14de barrière à l'entrée
21:15à l'achat
21:16d'ordinateurs quantiques
21:17hors de prix.
21:19Avant, il faut toujours
21:20des gros ordinateurs
21:21gigantesques.
21:22On peut faire
21:23des opérations quantiques
21:24du calcul quantique.
21:25Avec du cloud.
21:25Vous louez des serveurs
21:27dans le cloud.
21:28Ça casse les prix.
21:29Ça casse les prix.
21:30Et vous avez des sociétés
21:31comme IonQ,
21:32Rigetti, etc.,
21:33qui sont des sociétés
21:34sur lesquelles
21:34c'est un peu
21:35le Tesla
21:37à 4, 5 dollars
21:39sur lesquels
21:40il y a énormément
21:41de perspectives
21:41et l'espace,
21:42c'est pareil.
21:43Le coût d'un lanceur
21:44a été baissé
21:44de 98%.
21:46Il y a 2 700 milliards
21:48qui vont être investis
21:49par le gouvernement américain.
21:51par les investisseurs
21:53institutionnels,
21:54dont le gouvernement
21:55américain également.
21:56Et on voit aujourd'hui
21:57qu'il y a des flux
21:58de capitaux
21:58très importants
22:00qui arrivent.
22:01Le public continue
22:02à investir
22:02puisqu'au départ,
22:03ces secteurs,
22:04c'était essentiellement
22:05le public
22:05qui pouvait se payer
22:06des investissements
22:07pareils.
22:08Et parallèlement à ça,
22:09maintenant,
22:10vous avez une montée
22:10en puissance
22:11du secteur privé
22:12qui continue
22:13à alimenter
22:15ce flux
22:16de capitaux
22:16pour des investissements
22:18sur des sociétés
22:19qui ont vraiment
22:19des perspectives
22:20de croissance
22:21extrêmement élevées.
22:23L'IA,
22:24il faut rester sur l'IA,
22:25mais on ne peut pas
22:28continuer à poursuivre
22:29l'accélération
22:30sur les pondérations.
22:31Vous partagez cette idée
22:32justement sur l'IA,
22:33on ne peut pas poursuivre
22:34comme ça à ce rythme,
22:35Alexandre,
22:35ou au contraire,
22:36on voit que les États-Unis
22:37ne veulent pas vraiment
22:38freiner le développement
22:39de l'IA.
22:40Il y a eu cette réunion
22:41hier à la Maison Blanche
22:42entre Donald Trump
22:42et les différents dirigeants
22:43de la tech américaine.
22:44Ils sont convenus
22:45d'un code de bonne conduite,
22:46une forme de charte morale,
22:47mais sans régulation externe,
22:51sans gendarme externe.
22:53Donc voilà,
22:53tout ça se fera
22:54un petit peu manifestement
22:54aux doigts mouillés.
22:56Vous vous dites quoi
22:57sur le potentiel
22:58de l'IA en bourse ?
22:58Il va falloir la réguler
22:59pour qu'elle continue
23:00de bien progresser
23:01et de convaincre,
23:01ou au contraire,
23:01ne surtout pas la réguler
23:02comme le pense Donald Trump ?
23:04Moi, je reste optimiste
23:05sur l'IA.
23:07C'est vrai qu'il y a
23:07une concentration
23:08très élevée
23:09sur le marché américain,
23:11mais je le dis souvent,
23:12ne confondons pas
23:13en concentration
23:14et dominance.
23:15Il y a une dominance
23:16dans cette thématique.
23:18C'est une tendance
23:19où on ne peut pas lutter
23:20aujourd'hui.
23:22Maintenant,
23:22on sait que les Américains,
23:23là où ils sont très forts,
23:24c'est justement
23:26par des marchés
23:26des capitaux très très forts
23:28et par la déréglementation,
23:29parce que c'est ce qui fait
23:30que le business
23:30va beaucoup plus vite.
23:32Voilà,
23:33pour ceux qui ont des thèses
23:34un peu complotistes,
23:35c'est plutôt de dire aujourd'hui
23:36que les Américains
23:37cherchent à ralentir
23:38le développement de l'IA
23:39par réglementation,
23:40parce qu'ils se sentent
23:42un petit peu dépassés
23:42par les Chinois,
23:43et ça leur permet
23:44de temporiser.
23:46Et c'est pour ça
23:46que nous, globalement,
23:48ce qu'on a bien joué
23:48en fait dans l'IA
23:49et dans la technologie,
23:50ce n'est pas que
23:51les valeurs américaines,
23:52et se tourner surtout
23:53vers l'Asie,
23:54vers le monde émergent,
23:55où il y a des opportunes
23:56d'investissement
23:56qui sont très très importantes.
23:58C'est vrai que
23:58les États-Unis,
23:59cette année,
24:00ont des profits
24:02de 25%.
24:03Donc on est à 15%
24:04de progression
24:05sur les bourses,
24:05ce qui veut dire
24:06que la valorisation
24:07s'est contractée
24:07de 10%.
24:09Donc je dirais
24:10que oui,
24:11les États-Unis
24:12sont encore
24:12sur des multiples élevés,
24:14mais survenus
24:15sur des multiples
24:16beaucoup plus raisonnables,
24:17à 19 fois les profits.
24:19Vous êtes dans le monde émergent,
24:20vous allez en Asie aujourd'hui,
24:21vous avez grosso modo
24:2350% de croissance
24:24des profits attendus,
24:25et ça serait encore
24:26à 35 ou 40%
24:27des cotes.
24:28Donc c'est un peu
24:28des deux
24:29qu'il faut jouer.
24:30Alors c'est vrai
24:30que c'est une concentration importante,
24:31les États-Unis,
24:31c'est 65%
24:32de la capitalisation
24:35boursière mondiale,
24:36les émergents,
24:36c'est que 10%.
24:37Donc je pense
24:38qu'il y a moyen
24:38justement un peu
24:39de rééquilibrer
24:39dans les portefeuilles
24:41et aller chercher
24:41des sources de croissance
24:43et de potentiel
24:44ailleurs qu'aux États-Unis.
24:45Oui,
24:46et en termes de...
24:46Alors très bien,
24:47donc les émergents
24:47vous intéressent
24:48de plus en plus,
24:49c'est l'idée.
24:50Est-ce que
24:51certains secteurs
24:52aussi au-delà de la tech
24:53vous convainquent particulièrement,
24:54à l'instant Daniel nous parlait,
24:55alors c'est de la tech,
24:56mais c'est pas lié
24:56du quantique et de l'espace,
24:58on mise sur le monde
25:00de demain
25:00ou d'après-demain ?
25:02De demain.
25:02De demain,
25:03pas d'après-demain,
25:03de demain,
25:04vous tenez bon là-dessus Daniel.
25:05Vous,
25:06vos thématiques chérie,
25:07favorites pour la suite,
25:08c'est quoi Alexandre ?
25:09Aujourd'hui,
25:10nos thématiques préférées,
25:12c'est ce qu'on appelle
25:12tout ce qui est autour
25:13de l'autonomie stratégique.
25:15Alors,
25:16c'est un beau terme marketing
25:17qui est ensemble,
25:18qui peut inclure la pharmacie
25:19ou les bancaires.
25:21Nous,
25:21notre définition,
25:21elle est plutôt
25:22l'autonomie stratégique
25:23autour de l'intelligence artificielle.
25:25C'est le cas par exemple
25:26en Chine,
25:27pour eux,
25:27leur priorité,
25:28c'est l'autonomie
25:30de l'indépendance
25:31sur l'intelligence artificielle.
25:33C'est évidemment
25:33la défense,
25:35un secteur qui s'est fait
25:36un peu chahuter
25:37ces derniers mois,
25:37mais malgré tout
25:38qui reste fortement intéressant.
25:39C'est l'infrastructure,
25:40l'infrastructure notamment
25:42autour des investissements
25:42qui ont eu lieu
25:44pour tout ce qui est énergétique
25:45et notamment au Moyen-Orient.
25:46Et enfin,
25:47l'énergie au sens général,
25:48c'est le renouvelable.
25:49C'est également
25:50les énergies fossiles aujourd'hui
25:51parce que beaucoup
25:52d'investissements
25:53vont continuer à s'opérer
25:55avec des niveaux
25:55de profitabilité
25:56qui s'améliorent.
25:57Oui,
25:58et l'énergie,
25:58c'est aussi l'électricité,
25:59les délais de raccordement
26:00au réseau aux Etats-Unis
26:01sont passés d'environ deux ans
26:03par le passé
26:03à plus de sept ans aujourd'hui.
26:06Tout ça fait partie
26:06de l'infrastructure.
26:07C'est pour ça que nous,
26:08on n'est pas en dehors de l'IA,
26:09mais c'est comme la rue
26:10et vers l'or,
26:11on préfère acheter les pelles.
26:13Oui,
26:13les équipementiers,
26:14les énergéticiens,
26:15etc.
26:15nécessaires justement
26:16à la production
26:17d'intelligence artificielle.
26:19Et pendant ce temps,
26:19la croissance américaine,
26:20elle est révisée nettement
26:21à la hausse
26:22pour le deuxième trimestre.
26:23Il y a plein d'indicateurs
26:24très positifs aujourd'hui
26:25pour l'économie américaine.
26:27La croissance révisée
26:28à la hausse,
26:28mais l'inflation,
26:29au contraire,
26:30sous les attentes,
26:30le PCE du mois d'août,
26:32très encourageant.
26:33Résultat,
26:33le Nasdaq gagne 1%,
26:34le S&P gagne 0,6.
26:35Voilà.
26:36Et l'inflation anticipée
26:37est de 2,28.
26:39Ah !
26:39C'est bien !
26:40On se rapproche
26:40des objectifs de la fête ?
26:41L'inflation anticipée
26:42à 5 ans,
26:43c'est de 2,28.
26:44Ça, c'est plutôt
26:45une bonne nouvelle.
26:45Ça veut dire que le marché
26:47ne s'est pas trop emballé
26:48sur l'inflation.
26:49On entend tous les jours,
26:50les taux loin,
26:50ils montent
26:51parce que le pétrole,
26:51ils montent.
26:52Alors, oui,
26:52c'est de la corrélation observée,
26:54mais ce n'est pas
26:54sur l'inflation.
26:55D'ailleurs,
26:56je trouve que le chiffre
26:56aujourd'hui de l'inflation
26:57aux Etats-Unis
26:58est à la fois rassurant,
27:00il va temporiser un petit peu
27:01la remontée de taux de la Fed.
27:02Oui.
27:03Le marché est à un moment donné
27:04à se dire
27:04on va remonter les taux
27:053 ou 4 fois,
27:06donc on va aller à 5 ou 5,5.
27:08On va annuler toutes les baisses
27:09qu'on a versées,
27:10on est allé beaucoup plus haut,
27:11non table sur une hausse supplémentaire,
27:13pas au mois d'octobre,
27:14peut-être au mois de décembre.
27:15Et pas plus.
27:16Mais il va falloir que la Fed s'arrête.
27:17Il va falloir que la Fed,
27:19finalement,
27:19elle soit en capacité
27:20de voir des chers d'inflation
27:22qui commencent un petit peu
27:23à se détendre.
27:24Mais pourquoi ça se détendrait
27:25sans le pétrole ?
27:27Pourquoi l'inflation se détendrait
27:28sans le pétrole ?
27:28Pour quelles raisons ?
27:29Parce qu'il n'y a pas de boucle
27:30prix-salaire.
27:31Et qu'à un moment donné,
27:32Guillaume,
27:33quand vous allez vous retrouver
27:34dans un an,
27:34vous allez vous comparer
27:35à des prix qui ont bien monté,
27:38l'effet basse,
27:39ça va jouer dans l'autre sens.
27:40Par contre, attention,
27:41le chiffre qui est sorti de 0,2,
27:43qui était un très bon chiffre,
27:45est en partie dû
27:46à un changement de mode de calcul.
27:48Oui, sur le PCE, c'est ça.
27:50Ça, c'est la sauce foire
27:51qui commence, effectivement.
27:52Et les chiffres des mois précédents,
27:54du coup, sont révisés à la baisse.
27:55Sur l'inflation,
27:55il y a un petit...
27:56Oui, les chiffres...
27:57Il y a un lit.
27:57Une méthode de calcul
27:58a varié, effectivement.
27:59Oui, on sait.
28:00Ce qui rend pas les chiffres
28:01a varié, pour le coup,
28:02mais quand même,
28:03il faut en avoir conscience
28:04malgré tout.
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